[Millésime Bio] Le bio, plus que jamais un label de référence

Le salon professionnel Millésime Bio célèbre sa trentième édition du 30 janvier au 1er février au Parc des Expositions de Montpellier. 1500 exposants du monde entier et plus de 7000 visiteurs sont réunis : une affluence record qui confirme que le label bio n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction.

Coup d’envoi ce matin, et pour trois jours, du salon Millésime Bio à Montpellier. Une édition particulière puisqu’il s’agit du trentième anniversaire de cet événement destiné aux professionnels, qui s’est imposé en trois décennies comme le rendez-vous incontournable pour tous les acteurs de la filière labellisés en viticulture biologique. 1500 exposants et plus de 7000 visiteurs sont attendus au Parc des Expositions : que de chemin parcouru depuis la première édition en 1993, qui avait réuni une quinzaine de vignerons au Mas de Saporta, comme nous le rappelait récemment Jeanne Fabre, présidente de la commission Millésime Bio, et vigneronne à Luc-sur-Orbieu : « En 30 ans, le scepticisme a laissé place au pragmatisme et à l’évidence ». Et de fait, le bio n’a plu rien d’une niche pour une poignée d’amateurs scrupuleux : d’après une étude réalisée par Millésime Bio et CSA en amont du salon auprès d’un peu plus de 4000 personnes sur 4 pays, le label bio est le mieux identifié et adopté par les consommateurs de vin lorsqu’il s’agit de choisir une certification environnementale.

Pour 61% des consommateurs, il est normal que le bio soit plus cher

Ainsi d’après cette étude, « 96% des consommateurs français reconnaissent un label bio, contre 39% le label HVE par exemple. Et 93% des consommateurs français qui reconnaissent un label bio savent ce qu’il signifie alors que 73 % seulement de ceux qui reconnaissent le label HVE sont capables de dire de quoi il s’agit. En France, les labels bio sont ainsi les plus (re)connus mais aussi les mieux compris. » Lorsqu’il s’agit de faire un Top 10 des certifications environnementales, le label AB français arrive largement en tête (87%) suivi du label bio européen (62%), loin devant la mention « sans sulfites ajoutés » (47%), Vegan (30%), HVE (27%), Vignerons Engagés (24%), Terra Vitis (19%), Demeter (18%), RSE (16%) et Vin Méthode Nature (15%). Pour les consommateurs européens interrogés,  » la famille des labels bio est la mieux positionnée sur des critères majeurs tels que la non-utilisation de produits chimiques de synthèse, le respect de l’environnement, la préservation de la santé et la fiabilité des contrôles ainsi que sur la qualité organoleptique ». Ces consommateurs estiment à 61% qu’il est justifié qu’un vin bio soit plus cher qu’un vin dit conventionnel.

De façon générale, le label bio est en moyenne celui qui a le plus la confiance des consommateurs, entre la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique, avec quelquefois quelques deltas selon les destination, en faveur de la biodynamie ou du vin « nature ». Il en ressort que le vin bio a toujours le vent en poupe, auprès des acheteurs de vin mais aussi auprès des viticulteurs : les démarrages de conversion ont ainsi bondi de +23% en 2021 en France, confirmant la place de l’Hexagone comme pays leader et « plus grand vignoble bio au monde » (159 868 hectares, nettement devant l’Espagne et l’Italie).

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