5 pépites bourguignonnes à moins de 20€

Ce n’est un secret pour personne : les prix montent en Bourgogne, entre demande élevée et offre en baisse, notamment à cause de petites quantités de 2021. Mais dans ce contexte, il reste possible de se régaler pour des tarifs amicaux. La preuve en 5 cuvées, dégustées lors du salon pro Grand Bourgogne Hôtel, lundi 22 mai à Paris.

Domaine Berthenet Montagny Tête de cuvée 2021 – (13,5€)
Encore une fois, la signature de ce domaine ne déçoit pas. Issu de six parcelles réparties sur Montagny, ce chardonnay impose déjà sa présence au nez, où l’on distingue la poire juteuse. L’attaque bouche est séveuse, distillant ses nuances d’agrumes, de fruits du verger, de cire d’abeille, avant qu’une belle tension ne prenne le relai, concluant sur une note fraîche. Pour une multitude d’accords, de l’apéritif aux viandes blanches en passant par les poissons à chair blanche.

Domaine Cauvard – Beaune rouge « Clos de la Maladiere » Monopole (19€)
La seule parcelle située au cœur de la ville de Beaune donne ce pinot noir très spontanée, qui exprime avec générosité la pâte de fruits rouges (cassis/cerise) et des notes florales. Une belle tension allonge cet ensemble à la fois gourmand et élégant, et au prix rare dans une telle appellation.

Domaine Bouhélier – Crémant de Bourgogne « En Chemin Km 21.6 » (12€)
La « solera », ou « réserve perpetuelle », consiste à assembler les millésimes successifs à une seule et même cuvée élevée en fûts, tout en la ponctionnant chaque année pour une mise en bouteilles. Ce crémant est probablement le seul de Bourgogne élevé de la sorte. Ainsi, cette cuvée contient 50% de millésime 2021 et 50% des six précédents. En résulte une présence ample et complexe, apportant des nuances de miel, de fleurs, et d’épices douces, le tout sous-tendu par une fine effervescence et une finale saline. Un produit d’exception.

Domaine PL et JF Bersan – Saint-Bris Cuvée Marianne 2018 (19€)
Fier représentant de cette unique appellation de Bourgogne dédiée au sauvignon, le domaine PL et JF Bersan signe ici un vin sec mais ample et complexe, loin de l’idée qu’on se fait parfois du cépage. Le long élevage sur lie prisé par la famille apportant de la consistance et tempère l’acidité. Aromatique élégante de fruits à coque toastés, tilleul, une pointe de truffe blanche, puis la fleur de sel qui donne de l’énergie en finale. À savourer avec un fromage à pâte persillée.

Domaine Nicolas – Hautes Côtes de Beaune « En Château » 2021 (17,5€)
Un pinot noir parcellaire des Hautes-Côte très racé : au nez et à l’attaque, des senteurs qui rappellent le fumé ou le silex nous plonge dans le registre de l’élégance, puis le profil se poursuit sur les fruits mûrs et d’intenses notes de poivre gris. Du terroir en bouteille.

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Signature d’un partenariat historique entre les Vignerons Indépendants & Tables et Auberges de France

« Les Vignerons Indépendants et Tables et Auberges de France ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique visant à défendre le patrimoine et les emplois de la ruralité française.

Jean-Marie FABRE, président des Vignerons Indépendants de France, souligne que, «comme les restaurateurs ou hôteliers, nous sommes porteurs d’emplois dans les zones rurales. Nous sommes les garants du maintien de la vitalité de la ruralité qui repose sur les traditions et cultures locales qui font la renommée de nos territoires en France et porte le rayonnement de la France à l’étranger ».

Nathalie GRENET, présidente de la fédération des Tables et Auberges de France, elle-même restauratrice, confirme que «les deux fédérations incarnent le repas à la française reconnu au patrimoine immatériel de l’Unesco, de la vigne à l’assiette ! Au-delà de la convivialité que procurent nos métiers si complémentaires, le professionnalisme et la créativité qu’ils exigent, la finalité réside dans la satisfaction des consommateurs, amateurs de produits du terroir et circuit court.» » 

(source: communiqué)

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[REPLAY] « Vino Veritas » : Bordeaux, le choc des cultures

Réponses aux enjeux climatiques et environnementaux, évolution des conduites culturales, choix des certifications : alors que le millésime 2023 est déjà en marche, comment la vignoble bordelais adapte-t-il ses pratiques ? L’émission « Vino Veritas » se penche sur la question.

À l’heure où le millésime 2023 pointe déjà le bout de son nez et que la floraison approche à grands pas dans un contexte printanier plutôt humide (et déjà très différent de 2022), comment le vignoble bordelais adapte-t-il ses pratiques culturales ? Enjeux environnementaux, changement climatique, jungle des certifications et labels, évolution des attentes du consommateur : la filière bordelaise explore sans cesse de nouvelles solutions. Pour l’illustrer, Xavier Sota et Mathieu Doumenge reçoivent deux invités : Axelle Courdurié, viticultrice au château Croix de Labrie, Grand Cru Classé de Saint-Émilion (certifié bio) et Stéphane Héraud, président de la cave coopérative des Vignerons de Tutiac.

Voir toutes les émissions « Vino Veritas »

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[Sauternes] Un conservatoire de cépages blancs au Château Rieussec

Le château Rieussec en appellation Sauternes, dédie une de ses parcelles les plus qualitatives à la plantation de 44 clones de cépages blancs emblématiques du Sud Gironde, afin de sélectionner les plus qualitatifs et les plus adaptés au changement climatique.

Mathieu Crosnier, le nouveau Directeur technique depuis janvier et Ondine Sanfins, chargée de la Recherche et du Développement, conduisent cette expérimentation sur les 20 ares situés sur le sommet d’une croupe graveleuse typique du Sauternais, un terroir d’exception qu’il partage avec Yquem, leur voisin. Actuellement nue, celle-ci accueillera 44 clones de sélection massale jugée indispensable pour revivifier le patrimoine génétique du cépage car, même si elle présente des avantages, la sélection clonale appauvrit la diversité génétique . Pour chaque clone, il y aura 4 placettes (intervalle entre deux piquets) de 7 pieds chacune. L’ensemble fera un peu plus de 1200 pieds des 3 cépages retenus dans une proportion similaire à la réalité des plantations du sauternais, à savoir : 36 sélections massales de sémillon, 6 de sauvignon blanc, et 2 de muscadelle.

Des objectifs multiples
La sélection de ces clones s’est faite sur des critères gustatifs et de bonne résistance à la pourriture grise (acide). Les objectifs étant de retenir ensuite les clones qui répondront aux exigences d’une bonne qualité gustative en premier lieu, puis de vigueur (appréciée sur le diamètre des rameaux qui est un indicateur de qualité du raisin et de quantité), de résistance aux maladies, mais aussi, on l’aura deviné tant ces dernières années ont réservé des évènements climatiques traumatisants, des objectifs de meilleure résistance à la sècheresse et à la chaleur, et de débourrement plus tardif afin d’éviter les conséquences néfaste du gel sur les bourgeons ou les jeunes rameaux.

Ces clones ont été fournis, dans leur très grande majorité, par des châteaux membres de l’Association des cépages blancs du bordelais qui regroupe 17 châteaux des appellations Graves, Pessac Léognan et Sauternes, des appellations qui utilisent les mêmes cépages blancs, qu’il s’agisse de produire du blanc sec ou du liquoreux. Parmi les membres on peut citer Climens, Coutet, Clos Haut Peyraguey pour le Sauternais et Domaine de Chevalier, la Tour Martillac, et Olivier pour Pessac Léognan.

Une association pragmatique
Cette association a été créée en 2001 et est actuellement présidée par Luc Planty qui a travaillé de 2013 à 2022 au château Guiraud, 1er cru classé en 1855 de Sauternes.  Les clones trouvés chez les pépiniéristes étant peu satisfaisants, l’association s’est donné pour objectif de produire des plans de vignes avec leurs propres caractéristiques génétiques. Elle a commencé par créer deux conservatoires, un à Guiraud et un à Suduiraut, destinés au départ à lutter contre les maladies du bois. Il s’agissait de conserver et de sauvegarder toutes les caractéristiques génétiques, qu’elles soient intéressantes ou pas car « ce qui est vrai aujourd’hui ne sera peut-être pas vrai demain »  précise Luc Planty. L’objectif est de permettre au conservatoire de « multiplier cette génétique afin de la rendre disponible pour tous les membres de l’association qui manifestent des besoins ». On n’oubliera pas la partie étude qui est destinée à « qualifier cette génétique ». Si la vigueur était observée, la forme et l’aération des grappes, la sensibilité au botrytis (pourriture noble qui participe à la complexité du Sauternes) font partie des objectifs.

Ce troisième conservatoire à Rieussec était une nécessité car au bout d’une vingtaine d’années il faut déplacer les lieux d’expérimentation afin d’éviter les viroses notamment. Ce conservatoire de Rieussec, comme toutes les parcelles de l’association, est certifié vigne-mère par AgriMer, un organisme d’Etat. Cette certification autorise la production et la commercialisaton des plans de vignes.

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Palmarès des Grappes d’Or

Organisées par la Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône en partenariat avec le Département des Bouches-du-Rhône, en collaboration avec l’Association des Sommeliers Alpes-Marseille-Provence et sous le parrainage de l’ancien international de football Manuel Amoros, les Grappes d’Or récompensent les talents de la viticulture départementale, celles et ceux qui valorisent les terroirs et les savoir-faire des vignerons des Bouches-du-Rhône.

Les lauréats des Grappes d’Or 2023

Catégorie JEUNE VITICULTEUR

Thomas CHAULLIERChâteau des Trois Sautets à Meyrueil

Catégorie CHEFFE D’EXPLOITATION

Sylvaine ROUSTANDomaine Roustan à La Fare les Oliviers

Catégorie CAVISTE

Olivier BARRIÈREVino’Livier à Peyrolles en Provence

Catégorie RESTAURATEUR

Pierre CHATELAINRestaurant Grenache à Aix-en-Provence

COUP DE CŒUR DU JURY

Marie-Emma LAGET & Manon CAZALICLes Vignerons du Garlaban à Auriol

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[Publi-info] Château de Tholomies : hors du temps

Cap au nord-est de Carcassonne, où nous embarquons pour un voyage à travers le temps… Direction : l’époque gallo-romaine, lorsque les premières vignes ornaient déjà les coteaux des alentours. Un héritage toujours visible et bien vivant.

Rendez-vous est pris dans le village de La Livinière, sur les contreforts de la Montagne Noire, au nord du Canal du Midi. C’est dans ce pays appelé le « petit Causse » que le château de Tholomies partage sa centaine d’hectares, à cheval sur les prestigieuses aires d’appellation Minervois et La Livinière.

« Tout le meilleur » depuis l’antiquité

Il faut, en effet, remonter bien loin pour cerner la riche personnalité de ce terroir car ici, le vin fait partie intégrante de la culture locale. Les premières traces visibles du Château de Tholomies sont romaines. Un puits datant de l’antiquité, découvert où se trouve aujourd’hui le chai à barriques est là pour en attester. « Plus de deux millénaires avant nous, les Romains plantaient des vignes sur ces coteaux, et des céréales en plaine. Ce puits est un indicateur du niveau des sources. D’ailleurs certaines des conduites d’eau qu’ils avaient élaborées subsistent toujours et nous les utilisons », explique Clémence, responsable de l’exploitation. Le premier écrit évoquant le « domaine de Tolomiano » date de 977. Celui-ci y est décrit comme étant la propriété de la Vicomtesse de Narbonne, qui le céda peu après à l’Église. L’abbaye de Tholomies, qui vit le jour en 997, allait ensuite traverser un millénaire d’histoire relativement tourmenté. Nous n’en retiendrons que les époques heureuses, Tholomies signifiant « Tout le meilleur » en langue d’Oc. Un terme qui consacre les vins élaborés entre ces murs depuis des siècles et les terroirs uniques dont ils sont issus. « Celui-ci est découpé en petites parcelles, bordées par des cabanes en gneiss, une roche strillée contenant du quartz et du mica, appelées « capitelles ». Les anciens retiraient ces pierres de leurs parcelles, s’en servant pour réduire les pentes, retenir la terre, mais aussi structurer l’espace privé, en créant des murets et des abris », commente Clémence devant un panorama grandiose qui s’étend à l’infini sur le Minervois.

Aux petits soins

Les sols comptent parmi les plus réputés de la région, avec une alternance de calcaires compacts et de marnes, et sur les coteaux, des marnes gréseuses et des grès. Malgré un déficit hydrique important en période estivale, le vignoble profite de l’air frais de la Montagne Noire et de l’influence maritime à la maturation des grains. Aboutissement de plus de trente ans de recherches, il est aujourd’hui intégralement cultivé en Agriculture Biologique et les amendements organiques d’origine végétale ont été privilégiés depuis la reprise de l’exploitation par la Famille HELFRICH en 2011. La situation du vignoble en semi-altitude implique, quant à elle, une attention particulière à la charge des grappes par pied, ainsi qu’à leur localisation sur la souche : proches du sol pour être le plus près possible des ressources en eaux et minéraux. la taille en gobelet est une taille ancestrale qui permet de limiter l’entassement des grappes et de favoriser la circulation de l’air.

Des vieilles vignes naissent les grands vins

La cuvée emblématique du Château de Tholomies tient principalement à la préservation de deux parcelles de plus de 80 ans. Sur celle en syrah, des complantations de jeunes plants au milieu des anciens pendant trois années consécutives permettent de combattre la mortalité, avec des travaux en vert importants pour pérenniser les vieux pieds. Et une parcelle de grenache, où sont réalisées des plantations de porte-greffes et deux ans plus tard, des greffages en fente avec des bois issus des vieux plants de cette même parcelle. Le but : tenter de pérenniser le caractère exceptionnel de ce grenache, planté il y a presque 100 ans, en lui donnant une nouvelle jeunesse.

Des cuvées de caractère qui ont de qui tenir

Aridité, influence maritime et fraîcheur du soir combinées développent les parfums de ces « Minervois », dont certains tendent vers des arômes de cassis et d’olives noires. « Nous veillons à préserver cette fraîcheur et à ne pas masquer le fruité naturel de nos vins, par un boisé trop prononcé, d’où le recours aux demi-muids, ces larges fûts épais, adaptés à nos cépages méditerranéens – syrah, grenache, mourvèdre. Et nous travaillons avec les meilleurs tonneliers pour gagner en élégance », ajoute Clémence avec son accent mélodieux, à l’image du dynamisme du domaine. « Quand on cherche toujours à se réinventer, il faut parfois accepter de prendre des risques. Heureusement, l’émulation au sein de notre équipe d’une dizaine de personnes est la clé de la réussite de Tholomies », explique t-elle en souriant, convaincue qu’innovation et héritage ne sont pas antagonistes.

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Ségolène Hasselvandergo remporte le Ruinart sommelier challenge 2023 

C’est à nouveau une femme qui remporte l’édition 2023 du Ruinart Sommelier Challenge France : Ségolène Hasselvander (cheffe sommelière à La Table du Boisniard, en Vendée).

Elle succède à Pierre-Alexis Mengual (2022), Seika Hosokawa (2021), Ann Long (2019) et Julia Scavo (2018). Le podium 2023 est complété par par Alexandre Safar (sommelier à Cheval Blanc Paris), et Lise Périssat (L’Oustau de Baumanière, dans les Bouches du Rhône).

L’épreuve a consisté en une dégustation de 4 champagnes, à l’aveugle, afin de départager les candidats. L’épreuve portait sur un descriptif des vins, dont il fallait également identifier l’origine, le millésime et les cépages.

Cette année, le jury de la quatrième édition du Ruinart Sommelier Challenge en France était composé Florence Boubée Legrand (oenologue, Maison Ruinart), Pierre Vila Palleja (sommelier et restaurateur) et Jean Luc Jamrozik (président de l’association des sommeliers de Paris). 

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Noé Richard remporte le Gassier Challenge

Après une très belle compétition, c’est le talentueux Noé Richard qui est devenu lauréat de la 5ème édition du Gassier Challenge pour sa première participation à un concours. Rencontre.

Pour sa première interview, Noé Richard, 21 ans, est d’un grand professionnalisme, à l’image de ce qu’il a pu montrer lors de la compétition qui se tenait ces deux derniers jours. Posé, réfléchi et mature, le jeune homme a la tête bien ancrée sur les épaules et l’envie de donner le meilleur de lui-même chevillée au corps. Originaire du sud de la France, il a débuté ses études à Sisteron puis à Marseille. Puis il a décidé de partir au lycée hôtelier de Tain l’Hermitage où il a pris l’option sommellerie. Une véritable révélation pour celui qui ne s’imaginait pas sommelier il y a encore peu de temps de cela.

Pourquoi avoir choisi la sommellerie ?
Lorsque j’étais en apprentissage en BTS, j’ai eu l’occasion de travailler au sein du restaurant « Une table au sud » à Marseille. Un peu par hasard, j’ai pu occuper le poste de commis sommelier. Une véritable révélation. Je dois beaucoup au chef sommelier de cet établissement, Thierry Sauvanot, qui m’a appris toutes les bases de ce métier. J’ai ensuite rejoint l’école hôtelière de Tain l’Hermitage avec mention complémentaire en sommellerie. Là, mon professeur Christophe Santos m’a largement encouragé, m’a permis de me remettre en question tant au niveau personnel que professionnel. La sommellerie m’apporte beaucoup. Le vin est un produit très concret dont j’aime comprendre les terroirs d’origine, les histoires de celles et ceux qui le produisent afin de pouvoir raconter tous ces éléments aux clients.

Quel est votre sentiment après avoir remporté le Gassier Challenge ?
Je suis évidemment très heureux, d’autant que c’était le tout premier concours auquel je participais. J’ai énormément travaillé pour en arriver là. J’apprécie évidemment l’esprit des concours qui permettent de se pousser dans ses retranchements. C’est aussi un moyen pour moi de savoir où j’en suis dans mes connaissances par rapport à d’autres gens de mon âge et de ma formation. En tout cas, j’ai essayé ici de tout donner, je n’ai eu aucun regret et j’ai surtout pu être moi-même et montrer ma manière d’appréhender la sommellerie ».

Cela vous donne-t-il d’autres envies de concours ?
Je termine ma scolarité et de nombreux concours sont organisés dans ce cadre. En revanche, je réfléchis à peut-être participer au concours du meilleur jeune sommelier de France. Parmi les modèles qui m’inspirent, il y a Xavier Thuizat, le chef sommelier du Crillon à Paris. Déjà, parce qu’il est un ancien élève de mon école de Tain l’Hermitage. Mais je me reconnais aussi en lui car il a un côté humain et humble ».

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IGP Cévennes : la liberté n’empêche pas l’identité

Lors de la 3e édition du salon CévinBio à Sauve, dans le Gard, les producteurs et vignerons des IGP Cévennes ont fait étalage de la force de l’identité cévenole. Malgré un cahier des charges très souple, le terroir donne le la et permet de mettre tout le monde au diapason sur des profils de vins frais et élégants. Rencontres en cépages (in)connus.

Nielluccio, cabernet sauvignon, merlot, petit verdot, carignan, mourvèdre, tempranillo, chardonnay, sauvignon, viognier, colombard, rolle, grenache blanc… On pourrait rédiger un article à la seule énumération des cépages autorisés en IGP Cévennes. Près de 80 en tout, de quoi s’y perdre ? « C’est plutôt une richesse de disposer d’autant de liberté, explique Emmanuelle Schoch du Mas Seren. Ensuite, chaque vigneron donne libre court à ses envies, à son style de vins. Une chose est commune : on ne veut pas passer en AOC ! » En parcourant les allées assez clairsemées (merci la météo !) du salon CévinBio, le week-end dernier, à Sauve (Gard), il est facile de trouver celles et ceux qui font l’originalité de l’appellation. « J’aime ce côté freestyle et l’énergie que dégagent les vignerons cévenols », lance Ronald Van Breemen, ce Néerlandais arrivé un peu par hasard dans le monde du vin. Aujourd’hui, il délivre une partition tout en fruit et en peps sur le domaine Le Mazelet avec notamment un très fringant Pinot Cinsault (12€) qui balance entre la délicatesse du fruit et la fraîcheur des tanins. « C’est moi qui ai décidé de planter du pinot noir ici, je n’en ai pas hérité, précise-t-il. J’étais persuadé que le terroir frais grâce à l’altitude (entre 150 et 300m) allait le laisser s’exprimer et c’est le cas ! » Ce dernier a d’ailleurs écouté son cœur en plantant l’un de ses cépages préférés, le nero d’avola, venu de Sicile.

Un terrain de jeu inépuisable
« L’audace est une force dans ce coin du Languedoc qui ne demande qu’à gagner en notoriété », assure Serge Scherrer du domaine Agarrus. Cet ancien facteur a l’ambition de replanter du terret blanc, du carignan Blanc et du maccabeu. « Et pourquoi pas du Sylvaner ? », glisse-t-il en miroir à ses origines alsaciennes. En attendant, il propose une cuvée avec du tempranillo, de la syrah et du grenache (Claux d’Ozon, 9€) qui séduit par son côté charnu et cette aromatique sur les fruits rouges si souple. Sur le stand d’à côté, Simon Le Berre, le Breton du Mas Dervenn, est droit dans ses bottes : cet adepte du cheval de trait et du poly-élevage sort un chardonnay tranchant (Ookpik, 9€) qu’il n’a pas choisi « mais je n’arracherai jamais de parcelles, clame-t-il, je me contente de l’existant ! ». Son rosé vineux (Rosé sur liecorne, 8€) est un vrai bijou pour ceux qui aiment la mâche, la vivacité et l’amertume noble. Géologiquement, les Cévennes sont riches d’un sol « pauvre » où la pierre est reine, entre schistes feuilletés, calcaire dur, grès rouges et marnes grises. « Les Cévennes, c’est un terrain de jeu inépuisable », poursuit son voisin Florent Boutin du Mas des Cabres. Lui a décidé de s’emparer des cépages résistants en vinifiant le floréal créé par l’INRAE. La cuvée Instinct Sauvage (9€) offre un nez passionnant sur les fruits exotiques avant de donner sa pleine mesure en bouche sur la rondeur et une finale noisetée divine.

©Y. Palej

Des cépages atlantiques au retour des variétés anciennes
Les Cévennes attirent les néo-vignerons comme Julie Lebreton et Christophe Vial du domaine LBV, près d’Uzès. « L’identité de terroir est plus forte qu’ailleurs », reconnaît la vigneronne en présentant une cuvée surprenante : Le Pello (le vagabond, celui qui n’est pas d’ici) assemblage de cabernet sauvignon et syrah. « Ici, c’est un Cabernet méditerranéen très fruité, tout en souplesse et en tension, on est loin du profil atlantique bordelais avec ses tanins vigoureux », ajoute-t-elle.

©Y. Palej

Au domaine Terres d’Hachène, on pousse même le bouchon en sortant un assemblage cabernet sauvignon-merlot-petit verdot avec la cuvée Zénite (11€). « L’ouverture d’esprit offre de vraies perspectives de créativité, je trouve que pouvoir révéler un terroir avec des cépages non autochtones, c’est plus qu’intéressant », prolonge Lionel Frizon, le vigneron du domaine depuis 2017. Comme Jérôme Pépin de Quartier Lander qui ne s’est pas interdit de sortir une cuvée mêlant cépages locaux, grenache-syrah, à un voisin venu de Corse, le nielluccio (Initial QV, 9€). Il a même opté pour le touriga nacional comme alternative à la syrah : « C’est un territoire à taille humaine et même si on n’est pas tous d’accord, on avance ensemble au cœur d’un terroir au potentiel extraordinaire. » Alexandre Thouroude a par exemple un regard bien différent sur l’identité cévenole et préfère mettre en avant un cépage local avec sa « cuvée militante » Aramon Gothic (18€). « C’est un cépage qui a été arraché en masse dans les années 70-80 car jugé peu qualitatif mais on se rend compte qu’on n’avait jamais cherché à en faire des grands vins. J’ai envie que l’on revienne à l’essentiel, c’est-à-dire au goût des cépages languedociens et qu’on leur offre un vrai terrain d’expression », confie le vigneron du Clos des Ors. Carignan blanc, terret blanc, piquepoul noir, counoise et rivairenc feront bientôt partie du paysage au milieu de la richesse agricole d’une région entre vergers, oliviers et châtaigniers. 

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Château Montus renoue avec les « Nuits Impériales »

La propriété d’Alain Brumont en appellation Madiran va accueillir, les 21, 22 et 23 juillet prochains, la deuxième édition des « Nuits Impériales », un événement conjuguant vin, gastronomie et création théâtrale en plein air. La billetterie est ouverte.

C’est une idée qui devait voir le jour en 2020 mais qui, pour cause de pandémie de Covid-19, avait dû attendre plus de deux ans dans les cartons. Née de la passion d’Alain Brumont, figure emblématique de Madiran, pour l’Histoire et pour le patrimoine, la première édition des « Nuits Impériales » s’est finalement tenue l’été dernier, réunissant quelque 1200 visiteurs au château Montus dans le cadre de deux soirées festives conjuguant dégustation de vin, gastronomie du Sud-Ouest et création théâtrale – en l’occurrence une pièce son & lumières jouée devant la façade du château et retraçant l’histoire des frères Noguès, généraux napoléoniens originaires de Castelnau-Rivière-Basse, le même village gascon où se trouve le vignoble de Montus.

Dionysos à l’honneur
Les 21, 22 et 23 juillet, Alain et Laurence Brumont remettent le couvert – et les petits plats dans les grands, avec une soirée supplémentaire – pour la deuxième édition des « Nuits Impériales ». Cette année, il y aura trois représentations d’un nouveau spectacle, « Dionysos & le Nectar des Dieux », écrit par Frédéric Garcès, mis en scène par le même Frédéric Garcès et Bruno Spiesser. Les deux comédiens figurent également à l’affiche de ce spectacle qui combinera théâtre, musique, danse, projections filmées, pour retracer la légende de Dionysos, divinité grecque de la vigne et du vin. Frédéric Garcès et Bruno Spiesser entendent, à travers ce texte original, tisser un récit initiatique relayant l’humain au divin à travers le destin d’un dieu doté d’une importante part d’humanité. Deux grands buffets (25 €) se tiendront au château Montus les 21 et 23 juillet, et un dîner « olympien » signé par le chef doublement étoilé Stéphane Carrade se tiendra le samedi 22 (75 €, places réservées à 280 convives). Près de 2000 visiteurs sont attendus cette année ! Une façon, pour l’infatigable Alain Brumont, de faire vivre son territoire et de montrer que la Gascogne est plus que jamais une terre de culture, de savoir-vivre et de bonheurs partagés.

Billetterie adultes : 25 € / étudiants : 18 € / moins de 10 ans : 15 €
Réservations ouvertes sur www.brumont.fr et www.festik.net

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