Serge Dubs, lauréat du premier prix ASI Gérard Basset

Partagé entre un sentiment de bien-être et d’émotion, l’Alsacien Meilleur sommelier du monde 1989 a appris le verdict du jury ce dimanche 7 mars. Premières réactions en attendant la remise du trophée prévue en juillet prochain…

Au pied de l’église d’Illhaeusern où les cigognes ont retrouvé leur nid depuis une quinzaine de jours, Serge Dubs a appris ce dimanche 7 mars qu’il est le premier lauréat du prix ASI Gérard Basset. Une distinction qui récompense le sommelier tout autant que l’homme pour l’ensemble de sa carrière.
« Cette annonce a provoqué en moi un sentiment que je n’ai jamais eu. Un concours, tu te libères quand tu gagnes. Là, cela arrive sur toi et te donne le sentiment d’être aimé et reconnu alors que tu ne demandes rien », commente celui qui en l’espace de six ans, de 1983 à 1989, est devenu Meilleur sommelier de France puis d’Europe et enfin du Monde. Et avec la sincérité que lui connaissent ses amis, il avoue même être un peu gêné de passer ainsi devant des gens qui, à l’image de Paul Brunet ou Louis Havaux, présents tout deux parmi les cinq finalistes de ce trophée, « ont contribué sans doute à m’aider à devenir le sommelier que je suis aujourd’hui ».

Sensible, l’ambassadeur le plus célèbre du vignoble alsacien, avoue avoir ressenti une connexion particulière avec le regretté Gérard Basset qui aurait fêté en ce 7 mars son 64e anniversaire. « Un peu comme s’il avait pensé à moi en ce jour si particulier puisque c’est aussi celui de la naissance de notre fils Nicolas. »

« Gérard nous manque ! »

Et de partager un souvenir qui unit les deux sommeliers passionnés aussi de football. « Gérard avait demandé à effectuer un stage à l’Auberge de l’Ill, nous l’avons donc accueilli pendant quelques jours. Et de tous ceux que j’ai pu voir, il a été celui qui m’a posé les bonnes questions. Il voulait avant tout savoir pourquoi j’avais choisi tel ou tel vin pour les clients. Il avait compris que dans notre métier la psychologie est essentielle dans le contact qui s’établit avec celui qui vient pour vivre un moment d’exception à notre table et qui, après avoir payé, repart heureux en nous remerciant… »

Serge Dubs, qui devrait recevoir son prix début juillet en Allemagne à l’occasion de la prochaine assemblée générale de l’Association de la Sommellerie Internationale, évoque un dernier trait de caractère du plus britannique des sommeliers français. « Gérard a beaucoup souffert en concours mais il avait toujours cette volonté de s’améliorer. Une opiniâtreté qui a fini par payer. Mais lorsqu’il terminait second il gardait toujours son côté amical et affectueux envers les autres. Gérard nous manque aujourd’hui ! »

Serge Dubs est le président du jury du Tour des Cartes 2021, trophées organisés par Terre de Vins.

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Les fragrance du Cognac mises en bougies

Se positionnant comme des « bougies parfum?es artisanales haut de gamme », la gamme « La Spiritueuse?

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[En coulisses avec Pierre Arditi] “La jeunesse, c’est un état d’esprit”

Le dernier Terre de vins (numéro 70) est arrivé en kiosques, conclu comme chaque numéro par le billet de notre fidèle ami, Pierre Arditi. Pour cette chronique confinée, le comédien amateur de vin et de gastronomie pousse un coup de gueule pour la défense des « vieux », à l’expérience précieuse, surtout dans le vin !

Quelques strophes furieuses et un verre de Luneau-Papin…

En ces temps difficiles, impossible de ne pas réagir vigoureusement à cette tendance qui consiste à penser que « les vieux » (oui, avant c’était « les personnes âgées », maintenant on en est aux grossièretés !) devraient quasiment cesser d’exister pour ne pas contrevenir à la vie des « jeunes », à leurs libertés, bref à effacer les plus âgés pour qu’ils laissent le champ libre à ceux qui le sont moins ! ÂGÉS !
Si je suis absolument convaincu qu’il faut vacciner en priorité les plus jeunes pour les protéger (en particulier les étudiants, avenir de notre pays), peut-on rappeler que « les vieux » en question sont les premiers à être confinés ! On imagine mal, par exemple, nos seniors aller danser le rock à 90 balais dans des fiestas clandestines. Et puis c’est quoi, à la fin, être vieux ? Je connais des vieillards de 20 ans et des gamins de 80 ! (Il faut regarder Edgar Morin qui en a 100 et qui aujourd’hui est amoureux comme un adolescent !)
La jeunesse c’est, avant tout, un état d’esprit. J’en veux pour exemple un certain nombre de vignerons, et non des moindres, qui après avoir fait du vin toute leur vie avec passion, passent la main aux enfants, mais demeurent à portée, si besoin, leur expérience étant précieuse et éternelle. Personne ne peut se donner le droit de mettre sur la touche qui que ce soit, toutes les vies se valent, même si elle se goûtent différemment selon les âges. Pourquoi ne pas rouvrir les camps pendant qu’on y est !!! Pardon, mais il fallait que ça sorte…
Pour retrouver mes esprits, j’ai ouvert une bouteilles de Muscadet et Sèvre et Maine du domaine Pierre Luneau-Papin : Gulla Anna. Une franche merveille, tout ce qu’on aime, une grande matière, belle puissance et grande fraîcheur, un superbe blanc qui illuminera le repas, et qui plus est, bâti pour la garde. Ne jamais oublier que le muscadet n’est pas un vin de comptoir, mais un grand vin, qui peut atteindre des sommets, à des prix très abordables.
Pierre Luneau-Papin a transmis le domaine à son fils Pierre-Marie (comme moi) et sa belle-fille Marie. Ils sont jeunes et talentueux. Le père a créé ce qu’ils vont poursuivre, armés par lui ils feront ce qu’ils sont… Où est la vieillesse là-dedans…

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Château d’Arsac donne le ton

Philippe Raoux, propriétaire du cru bourgeois exceptionnel château d’Arsac en appellation Margaux, vient de créer une nouvelle visite « Si Arsac m’était conté » : celle-ci mêle habilement musique, chanson et projection d’images sur un parcours en 11 étapes. Cette création œno-musicale singulière est un changement de cap dans sa politique d’acquisition d’œuvres d’art.

Le titre s’inspire du film de Sacha Guitry « Si Versailles m’était conté » (1954), suggérant ainsi la magie du lieu. Et c’est vrai qu’il y a matière à le raconter, ce lieu. Mais qu’est-ce qui a bien pu inciter Philippe Raoux à faire cette création ? « On a un contexte défavorable, et on vend les bouteilles à un prix trop bas actuellement. Je suis un entrepreneur, et une entreprise qui ne gagne pas d’argent va mal ». Philippe, toujours en quête d’innovations et de solutions, voit dans l’œnotourisme un moyen d’intéresser un public de visiteurs. « Il fallait que je trouve un dispositif qui rende la visite au château d’Arsac unique ». En écoutant, en mars 2020 pendant le confinement, les comédies musicales de Jacques Demy, « ça a été l’étincelle ».

Ce sera donc, au sein du cuvier et du chai à barriques, un parcours agrémenté de chansons en chanté-parlé, racontant l’histoire du château d’Arsac ainsi que sa renaissance grâce au travail accompli par Philippe Raoux et ses équipes. On écoutera ces chansons en ayant « une distraction visuelle » grâce à des photos et des vidéos du château (créées par Pierre Fossey).

Les faiseurs de magie

Philippe Raoux aura su s’appuyer sur une équipe de professionnels qui ont tous compris les objectifs et la personnalité du propriétaire. Ils se sont mis au service d’une idée tout en ne sacrifiant pas à leur art et à ce qu’ils sont. Philippe se rapproche tout d’abord de François Gaulon, « un ami depuis 1996. Lui, c’est un performer, qui sait tout faire. Il a écrit la musique et les paroles avec son épouse Muriel Ducros. C’est lui qui nous a trouvé les deux chanteurs qui sont parisiens. Cela a été possible parce qu’il connaissait bien l’histoire d’Arsac et qu’il me connait bien ».
Les textes résument « ce que j’ai vécu ici et c’est vraiment un calque d’Arsac en chanson. Je ne vois pas comment on peut mieux l’exprimer. Il faut que le spectateur soit attentif aux paroles, tout est pesé et s’inspire d’une histoire vécue ». Pourtant dès les premiers tableaux, et notamment dans le jardinier d’Arsac, on doute de l’identité de ce jardinier et on devine au fil des mots qu’il s’agit de Philippe Raoux. Car la personne de Philippe s’efface pour laisser la place au travail accompli (relever le château), à la nature, aux œuvres d’arts, aux paris osés qui se sont succédé. Jamais nommé Philippe est pourtant bien là, discrètement évoqué avec la pudeur qui lui correspond. « Je ne souhaite pas trop apparaître ».

C’est donc une évocation poétique d’un chemin parsemé de pépites, d’instants magiques, et d’une communion avec son objet : le château viticole. L’aventure entrepreneuriale n’est jamais sèche, « on reste dans l’univers de l’émotion » insiste Philippe. « Quel bonheur ça été de tout refaire dans la propriété ». Aucun regret et d’ailleurs si c’était à refaire Philippe recommencerait.
La référence à Jacques Demy et à Michel Legrand est présente, mais l’œuvre trouve sa personnalité propre. L’équilibre entre le parlé et le chanté, mais aussi les passages de l’un à l’autre sont particulièrement réussis. Ce chanté-parlé est fluide, sans rupture. La diction des chanteurs-comédiens, Catherine Piffareti et Jean Louis Cassarino, est parfaite et on ne s’ennuie jamais à l’écoute des textes qui racontent l’histoire du château et de son renouveau impulsé par Philippe Raoux, toujours sur un ton léger, parfois énigmatique, mais jamais obscur, toujours dans la lumière et l’optimisme.

Faire différent

Pour ce parcours musical et visuel au sein des chais, Philippe Raoux « a consacré des moyens financiers supérieurs » à ce qu’il a l’habitude de faire. Peu de châteaux osent l’animation œnotouristique en utilisant la musique pour se raconter. « Ce qui m’a toujours animé c’est de faire différent ». Et Philippe cite cette maxime du sculpteur catalan Eduardo Chillida : « Ne fais pas ce que tu sais faire, parce que ce tu sais faire est déjà fait ».

Un virage significatif sur tous les plans, budgétaire et artistique. Mais cette visite « décalée » qui convoque plusieurs domaines artistiques reste accessible au plus grand nombre et ne manquera pas de toucher le visiteur : 20 € par adulte (10 € pour les enfants), dégustation comprise en fin de visite. Visite sur réservation uniquement, à partir du 1er avril 2021.

https://chateau-arsac.com/
05 56 58 83 90

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La France salue l’accord UE-USA, champagne pour les viticulteurs

L’accord annoncé vendredi entre les Etats-Unis et l’Union européenne dans le vieux contentieux Airbus-Boeing, qui suspend pour quatre mois les surtaxes douanières pénalisant notamment les viticulteurs français, est une « première étape dans le processus de désescalade » commerciale, a salué le ministre français au Commerce extérieur Franck Riester.

« Nous allons maintenant travailler, avec la Commission et nos partenaires européens, pour parvenir dans les quatre mois à venir à un accord sur de nouvelles règles encadrant le soutien public au secteur aéronautique, qui soit conforme à nos intérêts et sans naïveté », a ajouté le ministre dans un communiqué. « Enfin, nous sortons de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Europe, qui ne fait que des perdants », s’est félicité de son côté le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. « Je me réjouis pour nos viticulteurs français », a-t-il ajouté, alors que ces derniers ont fait les frais d’un conflit qui ne les concernait pas.

La taxe de 25% imposée en octobre 2019 par les Etats-Unis, premier marché pour les vins français, a coûté 500 millions d’euros à la filière en 2020. Une taxe ensuite étendue au cognac et à l’armagnac par Donald Trump en janvier 2021, juste avant de quitter la Maison blanche.

Cette trêve « va apporter un soulagement (…) aux exportateurs qui, depuis 18 mois, subissent ces taxes injustes issues d’un conflit qui leur est étranger », a réagi la Fédération française des Exportateurs de Vins et Spiritueux de France (FEVS) dans un communiqué.

Elle a appelé toutefois à mettre à profit « ces quatre mois pour trouver une solution définitive à cet interminable conflit sur l’aéronautique et ainsi sécuriser nos entreprises sur le marché américain ». Même satisfaction du côté du Bureau national interprofessionnel du cognac, qui a dit attendre « beaucoup de ces quatre mois ». « On a le sentiment que nos craintes ont été prises en compte et on espère que tout sera mis en œuvre pour sortir de cette situation absurde », a réagi Raphaël Delpech, son directeur général, auprès de l’AFP.

« Cette suspension qu’on demandait depuis des mois était attendue(…) Il faut que dans les quatre mois, le dossier soit réglé sur le fond et que la filière viticole ne soit plus l’otage d’un conflit qui n’est pas le sien », a pour sa part commenté Jérôme Despey, secrétaire général du syndicat agricole majoritaire FNSEA. Il a rappelé la demande de la filière de voir l’Union européenne « réparer le préjudice que le secteur des vins et spiritueux a subi depuis un peu plus d’un an », par le biais d’un fonds de compensation.

« Pendant cette période, la France a perdu des parts de marché au profit des Italiens et d’autres pays extra-communautaires, parce que les 25% des droits de douanes supplémentaires nous sortaient du marché », a souligné M. Despey, également président du conseil spécialisé viticulture de France AgriMer, organisme semi-public chargé des marchés agricoles.

Airbus et son concurrent américain Boeing, et à travers eux l’Union européenne et les Etats-Unis, s’affrontent depuis octobre 2004 devant l’OMC sur les aides publiques versées aux deux groupes.

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Languedoc : Escape (Wine) Game au Château de Luc

Il faut prévoir cet été de se rendre au cœur du Languedoc pour un Escape Game dans le Château de Luc. C’est une idée originale de la famille Fabre, une famille tout autant originale ! Explications.

C’est à Luc-sur-Orbieu, au domaine de Luc, le navire amiral de la famille Fabre qui possède également le château Fabre-Gasparets, Grande Courtade, Coulon ou encore la Tour de Rieux dans le Minervois. En agriculture biologique depuis le début des années 90, la famille s’est agrandie avec l’arrivée d’une nouvelle génération dans les années 2010. Par ce sang neuf, les propriétés entrent dans une nouvelle ère avec notamment des ambitions œnotouristiques. « Nous avons de jolis murs, une belle histoire, l’idée a germé, c’est le seul escape game à ce jour avec des épreuves de dégustation de vin inclues dans le déroulé du jeu, le seul escape game sur l’âge d’or du Languedoc viticole avec des éléments de décors et des objets historiques d’époque, le seul escape game de la région avec un telle capacité, adapté pour des team-building à destination d’entreprises ou équipes de sport, avec un complément de visite original pour des anniversaires, clubs de dégustation, écoles… », s’enthousiasme Jeanne Fabre.

Pour le lieu, ce seront les caves construites par les arrière-grands-parents Irma Coulon et Auguste Fabre. Nous sommes aux contours des années 1900, le midi viticole a la cote mais « des hommes d’affaires malhonnêtes, attirés par la prospérité viticole, s’enrichissent en inondant le marché avec des vins de fraude ». A cette époque, poursuit Jeanne, » où certains vignerons n’hésitent pas à falsifier leur vin pour en vendre plus, Irma et Auguste Fabre s’efforcent de cultiver leurs vignes et d’élaborer leur vin de la manière la plus naturelle qui soit. Ils ont retranscrit leurs pratiques sur un manuscrit, qui, depuis leur disparition, n’a jamais été retrouvé ». A partir de là, le joueur doit inspecter la cave et décrypter des codes pour retrouver le manuscrit… Trois espaces sont destinés à ce jeu soit plus de 70m2 avec la possibilité d’avoir 10 joueurs par session. En attendant l’été à la recherche de la cuvée perdue, on pourra découvrir l’histoire de la saga familiale dans le numéro de printemps de Terre de Vins !

www.famillefabre.com

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Les podiums de Formule 1 ne sauront plus arros?s au champagne

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Un temps mort de quatre mois pour les taxes airbus

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Roublot, savagnin, nebbiolo… Ces cépages qui pourraient arriver en Bourgogne

Réchauffement climatique oblige, la Bourgogne songe à remettre en question la domination (presque) sans partage du chardonnay et du pinot noir. Fin février, l’interprofession a réuni deux chercheurs afin d’évoquer le sujet. Si personne ne souhaite se précipiter, toutes les options sont sur la table.

La Bourgogne sans pinot ni chardonnay, peut-on seulement y songer ? « Il n’est pas question de les faire disparaître du jour au lendemain », tempère d’emblée Jean-Michel Boursiquot. L’ampélographe (spécialiste des cépages) donnait une conférence avec Laurent Audeguin, de l’Institut français de la vigne, jeudi 25 février à l’occasion de Vinosphère, événement organisé par l’interprofession bourguignonne.

Face au dérèglement climatique, les cépages-rois de Bourgogne peuvent connaître des difficultés. Dans une région réputée pour la délicatesse de ses vins, surmaturité et chute des acidités sont aujourd’hui surveillées de près par les vignerons. Sans parler des accidents climatiques, comme la sécheresse de 2020. Certains craignent une impasse technique à moyen terme.

La piste de l’adaptation

Alors, faut-il tout changer ? Pas encore. « La première piste est d’exploiter au mieux la variabilité naturelle qu’offrent pinot et chardonnay », propose Laurent Audeguin. « Nous menons des travaux avec les organismes locaux pour conserver la diversité de ces cépages. Dans de vieilles parcelles, il y a peut-être des individus qui offrent des maturités plus tardives, une accumulation de sucre inférieure, plus d’acidité… »

Un espoir qui n’empêche pas les chercheurs de prendre très au sérieux la piste des nouveaux cépages. Jean-Michel Boursiquot propose d’abord de renouer avec les variétés « oubliées » de Bourgogne. « En blanc, on peut citer le roublot, qui est un descendant du pinot. En rouge, il y aurait le tressot, l’enfariné noir ou encore le franc noir de l’Yonne ». Du côté des régions voisines, « le savagnin du Jura est une très grande variété en terme de qualité et d’équilibre. En rouge, on pourrait imaginer que la syrah remonte dans le nord. »

Les cépages de Grèce et d’Italie à la rescousse

Et pourquoi pas des variétés étrangères ? « En Grèce, on peut signaler l’assyrtiko, de l’île de Santorin. Son équilibre est comparable à celui du chardonnay, et son acidité se maintient dans des zones très chaudes. En Italie, le nebbiolo pourrait être intéressant à tester, son profil pourrait être complémentaire à celui du pinot. »

Mais la vigne est affaire de temps long, et il ne faut pas imaginer une révolution. « Ça va commencer par des essais, sur quelques parcelles, pour essayer d’apporter des solutions de complémentarité, qui pourraient être utilisées dans les cas de millésimes difficiles. » D’ailleurs l’Inao, institut chargé de l’encadrement des appellations, n’autorise ces expérimentations en AOC que dans une limite de 5% des surfaces. Le Montrachet planté en Savagnin, ou un Musigny 100% Nebbiolo, ce n’est pas pour demain.

Les surfaces plantées en Bourgogne en 2021

(Crédit BIVB)

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France et Espagne main dans la main pour aider la vigne face au changement climatique

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Depuis 2020, l’Inst

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