Trophées de l’œnotourisme : Un nouveau souffle pour la filière

Pouvait-on imaginer un cadre plus idéal pour la remise des Trophées de l’œnotourisme que la toute nouvelle Cité des vins de Bourgogne à Beaune ? Alors que le jury a reçu 300 dossiers, ce sont 100 lauréats qui ont été nommés et 14 lauréats qui ont été primés. Nous les avons découverts ce mardi.

Comme l’expliquait Ludovic Walbaum hier soir, l’œnotourisme est finalement une activité qui s’est développée très récemment, il y a vingt ans à peine. On doit au COVID de l’avoir dynamisée d’une manière remarquable et inattendue, puisqu’au sortir de ce grand enfermement, Continuer la lecture de « Trophées de l’œnotourisme : Un nouveau souffle pour la filière »

L’éphémère extra-brut, symbole de la mue de la Maison Abelé 1757

Depuis le rachat du champagne Henri Abelé par Terroirs et Vignerons de Champagne (Nicolas Feuillatte, Henriot) en 2019, la Maison s’est réinventée sans jamais renier son identité et sa singularité. Vous pourrez découvrir la Maison à Champagne Tasting le 25 mai au Palais Brongniart à Paris.

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[Coup de cœur] Riesling grand cru Osterberg 2019 – Cave de Ribeauvillé

Faut-il encore présenter la cave de Ribeauvillé ? Parmi les très belles coopératives françaises, cette structure alsacienne tient une bonne place et propose, année après année, des vins bien définis et révélateurs de terroirs identitaires.

Cet Osterberg est l’un des 8 grands crus que vinifie la cave, aux côtés d’autres à la notoriété peut-être encore plus forte comme le Schlossberg, le Schoenenbourg ou le Rosacker. Continuer la lecture de « [Coup de cœur] Riesling grand cru Osterberg 2019 – Cave de Ribeauvillé »

Charles de Cazanove lance sa cuvée Art Nouveau

La maison rémoise lançait il y a quelques jours, en grande pompe à Paris sa toute nouvelle cuvée Art Nouveau dans un décor en parfaite adéquation, celui du célèbre restaurant Maxim’s tout juste restauré. 

La façade boisée sur la rue royale, entre la place de la Concorde et celle de la Madeleine, joue la sobriété pour mieux ménager l’effet dès l’entrée. C’est dans le cadre absolument époustouflant du restaurant Maxim’s que la Maison Charles de Cazanove avait décidé de présenter le dernier né de sa gamme, la cuvée Art Nouveau. Continuer la lecture de « Charles de Cazanove lance sa cuvée Art Nouveau »

La Cave de Bonnieux innove pour préserver la planète

Ce sera officiel le 19 avril prochain, la gamme Les Safres passe à la consigne. Une petite révolution pour un bilan carbone allégé. 

La doyenne des caves coopératives du Vaucluse, créée en 1920, ne manque pas de dynamisme. À la tête de la soixantaine de coopératrices et coopérateurs, qui produisent les AOC Luberon et Ventoux sur 650 hectares, Laurent Bouet s’investit et investit. Soucieux des problématiques environnementales, le directeur a commencé par faire isoler 3000 m² de toiture et compléter le dispositif de panneaux photovoltaïques, en 2011. Résultat, la production en électricité est supérieure à 570 000 kwh, plus de deux fois la consommation annuelle de la cave.

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Nuiton-Beaunoy : Une cave coopérative engagée et innovante

Unique cave coopérative de Côte d’Or, le Nuiton-Beaunoy (appelée aussi Cave des Hautes-Côtes), né en 1957, est le fruit de la fusion de plusieurs caves historiques. Aujourd’hui, ce sont 350 hectares cultivés par 80 vignerons adhérents qui font vivre, aux côtés de 25 employés, ce caveau idéalement situé à la sortie de Beaune (Route de Pommard) face à un paysage viticole exceptionnel (vue sur le célèbre Clos des Mouches !). Labellisée Vignerons engagés depuis 2020, la coopérative a deux maîtres-mots : l’engagement intégral pour l’environnement et l’accessibilité. Continuer la lecture de « Nuiton-Beaunoy : Une cave coopérative engagée et innovante »

C’est le printemps pour les Grandes Maisons d’Alsace

Avec le printemps revient la présentation du nouveau millésime par les Grandes Maisons d’Alsace. L’occasion pour le groupement des producteurs-négociants alsaciens de faire déguster les cuvées tout juste embouteillées qui seront à l’aise sur les tables estivales. Mais aussi de montrer des vins épanouis par le vieillissement et de mettre en avant le gewurztraminer, 3è cépage d’Alsace. 

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Ayala lance les ateliers du vignoble

Dans une grande maison, la relation négociant/vigneron ne se réduit jamais à une simple transaction autour de l’achat du raisin sur le quai du pressoir, c’est un véritable partenariat, avec des échanges tout au long de l’année. L’objectif ? Profiter de l’expertise de chacun, et parvenir à une homogénéité stylistique. C’est tout l’objet des « ateliers du vignoble » lancés par Ayala, qui connaît depuis dix ans une dynamique impressionnante.

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[Cavistes Dating] Enthousiasme général pour la 8e édition

En ce lundi 15 avril, 40 cavistes français ont à nouveau répondu à l’invitation de Terre de Vins pour venir rencontrer à Paris un beau panel de propriétés françaises selon un principe de speed-dating. Retour sur une journée riche en rencontres et découvertes.

C’est dans le très beau cadre du restaurant danois Flora Danica, sur les Champs Elysées, que le top départ de l’événement professionnel cavistes-propriétés organisé par Terre de Vins a été donné ce dimanche soir avec un dîner convivial. L’occasion pour les cavistes de profiter d’un moment d’échanges entre confrères, agrémenté tout au long de la soirée de la découverte en free-tastting de vins français médaillés d’or – coups de cœur de la rédaction lors du Concours des vins Terre de vins 2023. La soirée s’est clôturée en beauté avec un after autour de la découverte de jolis flacons proposés par la Maison Campari, entre whiskys (Bushmills 10 ans Vino Dulce Reserve, The Glen Grant 12 ans, Highland Park 15 ans), rhum (Trois rivières, triple millésime 2004-2006-2016) et porto (W. & J. Graham’s Six Grapes Reserve Port), avant la journée de rendez-vous en face à face.


Un lundi plein d’enthousiasme 
Pleine concentration dans les étages des salons Hoche dès 9h ce matin, pour un lundi sous le signe des rencontres et de la dégustation. Parmi les participants, certains habitués étaient à nouveau fidèlement au rendez-vous. C’était par exemple le cas de Marc Pottier (Cave Henri IV, Argentan), qui saluait dès ce lundi midi « une sélection qualitative et diversifiée et déjà beaucoup de beaux contacts », ou d’Emmanuel Maire (Au Millésime, Strasbourg), « toujours heureux de participer à ce rendez-vous annuel qui apporte vraiment quelque chose ». Le caviste se réjouissait de quelques jolies trouvailles, à l’image notamment des vins issus de cépages résistants du charentais Sequentis « que je vais commander dès mon retour à Strasbourg », assurait-il. Même coup de cœur pour son confrère le Breton Jérôme Coussa-Cariou (Vino), qui n’a d’ailleurs pas hésité à passer commande immédiate de ce domaine par palette, mais aussi d’autres comme le château Gautoul à Cahors, le château de la Perrière à Brouilly, le domaine Grand Puys en Ventoux ou encore le Domaine Ricardelle de Lautrec en Pays d’Oc. 

Parmi les nouveaux venus, la satisfaction était aussi le maître-mot, à l’instar de celle du caviste d’argent au concours du meilleur caviste de France 2020 Julien Lepage, cogérant de la cave à manger Vigne et Fourchette, à La Baule. « C’est vraiment un super événement qui permet de faire de belles découvertes avec un spectre large sur différentes appellations françaises, constatait-il. La rencontre humaine en face-à-face fait tomber certains préjugés que l’on pourrait parfois avoir en amont, et le free-tasting permet de faire de belles trouvailles à approfondir ultérieurement ». Même ressenti positif pour le sommelier des parisiennes Caves de Taillevent Alexandre Foucher, qui, pour sa première venue, se disait « séduit par ce format de rencontres très bien pensé, avec des vignerons qui viennent à nous », et par de belles pépites côté Beaujolais, mais aussi en champagne avec la maison Esterlin ou en Saumur-Champigny avec le clos cristal. Autre nouveau visage de cette 8e édition jouant à domicile, le Rodolphe Morin-Diolé (Aristid’s cave, Montesson), venu « l’esprit ouvert », a lui aussi apprécié le format général de l’événement, entre « un timing idéal pour échanger et déguster en rendez-vous et faire des découvertes en free-tasing, la possibilité d’échanger avec les autres cavistes présents mais aussi avec les vignerons présents lors du repas de lundi midi. » 

A. Viller


Photos ©A.Viller pour Terre de vins

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Château Carsin, la polyculture pour donner du sens

Néa Berglund, petite fille du directeur de l’orchestre national de Finlande, porte à travers son accent joyeux un peu de cette Finlande lointaine et terre natale mais les inflexions et expressions la situent bien ici en terre viticole girondine, sur les hauteurs de Rions, pour être exact. Où la jeune femme tente désormais de réinventer un métier en pleine mutation.

Château Carsin, dans l’appellation Cadillac Côtes de Bordeaux, est un bout de paradis vigoureusement préservé par la famille Berglund, depuis 1990 ! Une fois installé dans cet environnement préservé il était hors de question de galvauder un si beau capital, impossible de ne pas appliquer dès 2003 les principes et les méthodes de l’agriculture bio. Le château est labélisé AB depuis 2022. On renoue ici avec une polyculture paysanne, l’agroforesterie. Le domaine compte un verger de 110 arbres, dont des vieilles espèces d’abricotiers, un potager avec lequel elle approvisionne quelques restaurateurs locaux. Des ruches complètent désormais le paysage viticole de 18 hectares. Le Carsin Cottage, un gîte totalement réhabilité pour accueillir jusqu’à huit personnes et des événements autour de la gastronomie scandinave – comme un Lindström par exemple – et des concerts complètent une offre tout à fait plurielle et désormais nécessaire pour bien vivre d’un métier qui demande tellement de cordes à son arc. La jeune femme passionnée souhaite avant tout raconter un métier, une agriculture sensible et écologique. Elle veut également casser les codes d’une filière parfois trop peu inclusive et inviter en toute simplicité les gens à venir tels qu’ils ou elles sont. Elle ne se voit plus dans les seuls habits de vigneronnes car dit-elle la quête de biodiversité ne s’arrête jamais ! Néa aime les défis et s’inscrit dans la lignée des vigneronnes qui trouvent un sens à leur métier en mutation en expérimentant allègrement. C’est ainsi que parmi sa large gamme de vins, vous trouverez d’une part une étonnante Cuvée Noire, assemblage de six cépages du bordelais, assez rare et réussie pour être signalée et enfin sa confidentielle cuvée Carmenère (un petit millier de cols seulement) élevée en amphore et belle expression d’un cépage presque oublié des AOC Girondine. Fortement ancrée dans un territoire qu’elle souhaite le plus ouvert possible, elle sera à l’initiative avec la vigneronne Pauline Lapierre de l’association Les Epicu’Rion, histoire nous dit-elle, de rapprocher les vins de la relative confidentielle AOP du consommateur et de raconter les histoires qui se trouvent derrière chacune de leurs bouteilles. 

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