Archives de catégorie : Infos Oenologie

[Cognac] Patrick Drouet avec « Une vraie bande de copains »

En vue du salon Wine Paris & Vinexpo Paris qui se déroulera du 13 au 15 février prochain, les cognacs Drouet viendront en force avec le Cartel des spiritueux familiaux (Hall 2.2, stand A017). L’occasion pour Patrick Drouet de nous faire saliver avec des nouveautés, de nous raconter l’aventure du Cartel et enfin de faire un point sur la conjoncture.

Finish cask, brut de fûts… Vous innovez, vous vous éclatez, vous faites dans le sur-mesure, d’où est venue cette envie et quelles sont les nouveautés ?

À Cognac, on préfère désormais l’expression « double maturation » à « finish cask ». Le BNIC n’aime pas les élèves dissipés, c’est comme à l’école pendant l’enfance… Faire des cuvées originales, n’est-ce pas le vrai boulot d’un vigneron ? Je me sens vivre et heureux quand je fais ce métier de vigneron. On ne peut pas passer sa vie à faire du VS !! Faire des finishs, c’est élever, amener à maturité des eaux-de-vie aux parfums différents, c’est rencontrer des Français ou des étrangers avec qui on échange des fûts, c’est explorer, découvrir, partager. J’utilise volontiers « drink spirit » au lieu de « cognac », c’est ce qui fonctionne le mieux chez moi. Des finishs rhum, calvados Dupont, whisky Couvreur sont en cours de vieillissement dans mes chais. Un importateur chinois qui vend du Drouet et du Couvreur attend avec impatience le Drouet Finish Couvreur.

À l’approche du salon Wine Paris, parlez-nous du Cartel des spiritueux familiaux, un regroupement avec Darroze, Metté, Couvreur et d’autres, quel est le pourquoi du comment ?

Nous sommes sept avec la maison bourguignonne Jacoulot, les calvados Dupont et les rhums Longueteau que vous n’avez pas cités. C’est une fabuleuse aventure avant tout. L’idée de départ est de partager des stands sur des salons trop couteux individuellement. Mais, au fil du temps, l’association va beaucoup plus loin. Chacun y va avec sa personnalité, son expérience. De nos sept régions différentes, nous rencontrons tous les mêmes problématiques et chacun apporte une solution (commerciale, technique, législative, etc.). C’est aujourd’hui une vraie bande copains. Nous partageons maintenant certains clients et une commerciale à trois. Et le stand à Wine Paris.

Comment se porte le marché du cognac, entre les petits faiseurs et les puissantes maisons de négoce ?

Certains clients aiment le nouveau, d’autres restent sur du traditionnel. Nous ressentons actuellement une tendance pour les bruts de fûts, des alcools de plus en plus forts, plus typés. Les grandes maisons ont su faire du cognac ce qu’il est aujourd’hui. Mon travail est de leur fournir de belles eaux-de-vie et parallèlement de me faire plaisir sur des choses qu’elles n’ont pas forcément. Raconter une histoire sur chaque flacon, faire revivre mes ancêtres, faire rêver nos visiteurs. Nous sommes des artisans, nous avons toujours nos alambics de 10 hectolitres ce qui est rare à Cognac. Aussi, nous maîtrisons toute la chaîne, des ceps de vigne à la bouteille. Pour l’instant, nous sentons commercialement que le marché se tend un peu en Europe avec le pouvoir d’achat qui baisse. Nous ne sommes pas encore très impactés. Il faut rester très vigilant. Plusieurs missions à l’export sont en cours pour 2023 et nous espérons encore progresser.

Ecrit en collaboration avec Oscar Sérafin.

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La cave du Roy René a 100 ans

La coopérative de Lambesc dans les Bouches-du-Rhône, rebaptisée au début du siècle Vignerons du Roy René, a fêté ses 100 ans en annonçant un nouveau nom et une extension de chais.

Jean-Claude Pellerin, vice-président de la plus grande coopérative de Provence, connaît son histoire sur le bout de la bouteille, de la naissance de la cave créée en 1922 par Jules Reynaud, le maire de Lambesc, jusqu’à son centenaire fêté en 2022. « Au début, il y avait déjà un bon petit paquet de producteurs [une dizaine] dont le nombre a vite grossi mais qui produisaient plutôt pour une consommation familiale. On trouvait des barriques dans toutes les granges. Les besoins en ravitaillements de l’armée ont permis d’écouler beaucoup de vins pendant la deuxième guerre mondiale ; après, on a construit une guitoune pour vendre du vrac le long de l’ancienne nationale 7. Avec la déviation, on s’est doté d’un vrai caveau de vente. »

La coopérative dont les nouveaux chais servent de vitrine géante le long de la route devenue départementale D7N, produisait à la fin du XXe siècle 25 à 28 000 hectolitres. Elle est l’une des premières à avoir fusionner dans la région, en 1998 avec celle de Saint-Cannat et ses 12 à 15 000 hectolitres « car on manquait à l’époque de vins de pays, notamment pour fournir aux camions qui remontaient du port de Marseille des cubis remplis à la tireuse, à l’époque à 80 % en rouge ». Un deuxième caveau près de la route sera construit en 2004.

À développement constant

La cave du Roy René a ainsi été nommée en hommage au souverain comte de Provence et de Forcalquier sous lequel au XVe siècle la commune avait connu la prospérité. « L’encépagement a beaucoup changé ces dernières décennies, reconnaît volontiers Jean-Claude Pellerin. Nous avons toujours eu du grenache mais au XXe, il y avait surtout beaucoup d’aramon à 8° sans arômes, arraché dans les années 80, et du cinsault appelé ici plan d’Arles, qui est passé de raisin de table à raisins de cuve ». Sont arrivés ensuite le cabernet sauvignon de Bordeaux, la syrah du Rhône, un peu de merlot qui tend à disparaître et de plus en plus de rolle et de sauvignon, vinifiés pour les blancs ou les rosés, et un peu de caladoc. Peu à peu, les agriculteurs lambescains sont devenus vignerons et les exploitations se sont professionnalisées. La polyculture avec cerisiers, abricotiers, céréales et maraîchage a disparu ; seuls demeurent les oliviers et les amandiers, de plus en plus replantés tandis que la production viticole n’a cessé de croître. Aujourd’hui à 87 % en rosé, 7 % en blanc, 6 % en rouge, elle avoisine les 60 000 hectolitres dont deux tiers en Coteaux-d’Aix, le reste en IGP Méditerranée.

La commercialisation s’est longtemps développée via le négoce avec de belles maisons comme Esclans, Aix, Mirabeau, Berne, Les Valentines , Breban, Perrin… mais un tiers relève désormais des ventes en direct, principalement en circuits cavistes et CHR. « On garde en général pour nous les 10 meilleures cuves et le reste repart dans les assemblages », précise Didier Pauriol, nouveau président fraîchement élu mais déjà à ce poste entre 2004 et 2018. L’export démarré en 2018-19 par Christophe Lesage, le directeur depuis plus de 20 ans, pourrait avoisiner les 15 % en 2023, principalement aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Brésil, en Belgique.

Bio et HVE

Les Vignerons du Roy René ont profité de leur anniversaire pour changer de nom et d’étiquettes. Rebaptisée Vignoble du Roy René, la coopérative compte aujourd’hui une centaine d’adhérents sur Lambesc, Saint-Cannat, Rognes, Le Puy-Sainte-Réparade et Vernègues (115-120 au début du siècle) pour 900 hectares (650 il y a 15 ans) ; plus d’une centaine ont été gagnés en quatre ans et 68 supplémentaires, principalement en AOP Coteaux d’Aix, entreront en production en 2024. Un quart des surfaces est désormais certifié bio, près de 90 % des coopérateurs sont labellisés HVE sous la pression de la Grande Distribution, et 80 % ont abandonné les désherbants chimiques. Le vignoble est d’ailleurs suivi depuis plus de 20 ans par une technicienne (Marion Repos) qui accompagne le travail de traçabilité de chaque coopérateur ; les bennes arrivant à la cave sont photographiées et couplées avec un logiciel pour un paiement différencié selon la qualité.

Au milieu des cuves géantes roses, violettes, bleues et vertes, président, vice-président et directeur rappellent que la cave n’a jamais cessé d’investir (300 000 € par an). Depuis sa création, elle a été agrandie quatre fois, la dernière en 2018 en se dotant de ces grandes cuves aux couleurs vives autrefois à l’extérieur et en amenant la capacité totale à 90 000 hectolitres ; une cinquième extension de plus de 1000 m2 de chais avec une enveloppe de 5 millions d’€ est prévue, notamment pour pouvoir stocker environ un tiers de la récolte (20 000 hectolitres) en cas d’intempéries, avant ou pendant la vendange.


Cuvée Héritage ©F.Hermine

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Les châteaux Sainte Roseline et Demoiselles certifiés bio

Au cœur du Var, le Château Sainte Roseline, l’un des 18 crus classés de Provence avec 110 hectares de vignoble, et le Château des Demoiselles et ses 72 hectares de vignes viennent d’être certifiés en Agriculture Biologique par l’organisme Ecocert pour les pratiques culturales comme pour les méthodes de vinification.

« Le passage en bio vient pérenniser l’entreprise familiale après un engagement depuis de nombreuses années dans une viticulture durable et raisonnée, commente la propriétaire Aurélie Bertin. Il s’ancre dans la continuité de nos engagements RSE et s’ajoute au label Vignerons Engagés obtenu en 2021, le 1er label RSE de la filière vin » mais également au label HVE et à la certification ISO 26 000 (par l’Afnor).

Aurélie Bertin estime ces labels de développement durable structurants pour l’entreprise qui est dans un process d’amélioration continue autant pour ses salariés que pour les consommateurs de ses vins. « Le bio, c’est l’avenir et la certification est un passage obligé pour la reconnaissance du grand public, même si il est actuellement en perte de vitesse à cause de la baisse du pouvoir d’achat. Mais je suis persuadée que c’est conjoncturel. Bien sûr, les vins bios sont plus chers puisqu’ils impliquent des coûts de production plus importants. » Avec près de 190 hectares, l’entreprise a du investir dans le matériel et l’humain pour être plus vigilante en vignes et plus réactive en cas d’attaque cryptogamique. « Le bio qui deviendra bientôt incontournable permet surtout d’éviter l’utilisation de produits nocifs et à la vigne de mieux résister et de s’adapter, notamment au réchauffement climatique. »

Les deux châteaux sont également labellisés HVE depuis 2019, « un indicateur intéressant surtout pour la biodiversité et qui peut être une première étape pour les domaines qui partent du tout conventionnel, qui montrent une volonté de faire différemment, mais nous sommes déjà beaucoup plus loin ».

Une démarche RSE plus globale

Aurélie Bertin s’est surtout investi dans la démarche des Vignerons Engagés, plus globale en matière de RSE* (Responsabilité Sociétale des Entreprises) afin de devenir une entreprise vertueuse, d’abord pour ses salariés. Un projet proactif à partir d’un état des lieux avec des objectifs, des indicateurs de performance, des pistes d’amélioration et de réflexion via des groupes de travail en interne tant au niveau environnemental que sociétal et économique. Des actions ont été mises en place pour augmenter le programme d’économie d’eau, privilégier les papiers recyclés pour les étiquettes, faire appel à des imprimeurs « durables », replanter des haies aux Demoiselles, initier l’agroforesterie pour doper la matière organique dans les sols, affiner sa traçabilité à la parcelle…

« Par des journées ‘Vis ma vie’, nous avons permis à nos salariés de découvrir le métier des autres et de développer la cohésion interne. Nous présentons plusieurs fois par an le projet salarial à tous, nous avons développé les possibilités de formation, augmenter le bien être au quotidien. » Parmi les dernières propositions validées, la rénovation et la redécoration du réfectoire d’après les suggestions des salariés, la transformation de la journée incentive en journée conviviale au bord de la mer. Autant d’actions pour mieux impliquer également les salariés. « Une enquête anonyme sur la perception en interne de l’entreprise est réalisée tous les deux ans et nous avons pu constater son évolution positive, se félicite Aurélie Bertin. Toutes les études sur le sujet montrent que des salariés heureux sont plus performants et qu’ils libèrent davantage d’énergies et de créativité. Être une entreprise vertueuse est aussi primordiale pour la marque employeur car c’est un argument de recrutement non négligeable dans une période difficile pour embaucher. »

* En 2022, le Château Sainte Roseline a reçu le prix « coup de cœur » lors de sa nomination aux trophées RSE Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il est également lauréat du fonds Verallia x Vignerons Engagés qui récompense les projets en faveur d’une filière vin durable.

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Bordeaux : un engagement fort sur le développement durable

Cette semaine, se tenait au palais des congrès de Bordeaux, le 13e forum « développement durable des vins de Bordeaux », organisé par le CIVB (Comité Interprofessionnel des Vins de Bordeaux).

Si le diagnostic a été sans concession et a pu laisser flotter un certain pessimisme, des perspectives encourageantes ont redonné un peu d’optimisme aux auditeurs. Dans son discours, le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, a cité Boris Cyrulnik, ce natif bordelais et psychologue réputé : « La résilience est l’art de naviguer dans les torrents tumultueux ». Une manière de rappeler que si les effets du changement climatique peuvent être dévastateurs, les hommes sont capables de trouver des solutions et de réparer les dommages. Il faut « changer nos pratiques et nos modèles car les consommateurs nous demandent des comptes » a ajouté le Maire.

Sylvain Pellerin, directeur de recherche à l’INRAE, a ensuite fait un constat de ce qu’est le changement climatique dont la cause principale sont les émissions de gaz à effet de serre (GES) . « La marge de manœuvre pour rester dans les accords de Paris est étroite mais pas encore hors de portée » a-t-il dit. Le secteur agricole représente 15 % des émissions de GES produites avec beaucoup de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O). Il a rappelé les 3 leviers d’atténuation.


Bien maitriser le cycle de l’azote pour limiter la production de N2O.Accroitre le stockage carbone grâce aux prairies, aux plantations de haies, et l’agro foresterie. Valoriser les effluents d’élevage qui peuvent produire de l’énergie en pilotant le procédé de récupération du CH4 et faire des économies d’énergie.

Des recommandations qui ont appelé une question de la part d’un auditeur sur les difficultés financières que cela pourrait impliquer dans une filière déjà touchée par de mauvaises ventes. L’installation d’une politique incitative serait une réponse appropriée selon Sylvain Pellerin. Le CIVB travaille, quant à lui, sur un label bas carbone qui permettrait de récompenser les efforts du viticulteur qui séquestre du carbone. Les entreprises qui ne pourraient pas séquestrer du carbone achèteraient aux viticulteurs le carbone séquestré.

Une « stratégie carbone » qui a ensuite été exposée par Jeanne-Marie Voigt du CIVB. Celle-ci a rappelé que la filière a fait 3 bilans carbone (2007, 2012 et 2019) et que le secteur est passé de 962 000 t eq CO2 à 587 000 (-39 % en 12 ans). L’objectif est de réduire de 54 % en 2030 cette empreinte. Elle a rappelé que, dans la filière viticole, le principal producteur d’émission de GES est la production de bouteilles (34 %), suivie du fret (19 %) et du fioul agricole (18 %). Une occasion de préciser que le poids de la bouteille bordelaise est devenue inférieure à la moyenne nationale. Une auditrice a questionné sur la question de la consignation des bouteilles. Le CIVB répondant que c’est un sujet sérieux et que celui-ci est à l’étude actuellement. Les 5 actions de la filière porteront sur le verre et le conditionnement, le fret (avec, entre autres, une recherche d’accord avec les acteurs du transport maritime), les pratiques viticoles (réduction des consommations du fioul et des intrants), l’efficacité énergétique des bâtiments, et la séquestration du carbone.

Christophe Gaviglio (IFV) a pris le relai pour faire un point sur les économies d’énergies au vignoble en mettant l’accent sur « l’apprentissage d’une éco conduite et sur des réglages plus adaptées des machines ».

Marc-André Sélosse a ensuite fait une remarquable intervention pour faire un constat sur l’état désastreux des sols : en cause, les labours inadaptés au maintien d’une vie indispensable à une agriculture durable et les intrants. Il a insisté sur la nécessité de favoriser la mycorhization et la vie microbienne et bactérienne. À l’occasion de son intervention, chacun a pu avoir le sentiment que l’agriculture conventionnelle faisait fausse route, en totale contradiction avec l’idée de « durable ». Mais des solutions vertueuses et respectueuses ont été présentées.

Allan Sichel, le nouveau président du CIVB a conclu par un discours particulièrement soigné et duquel ressortaient de grandes ambitions pour la filière, évidentes. « À Bordeaux, il n’y a plus de climatosceptiques » tant la fréquence et l’intensité des aléas frappent la filière. « On peut avoir un sentiment d’impuissance mais on observe un éveil des consciences qui permet d’espérer un futur clément pour nos générations à venir. Nous savons ce qu’il faut faire et avons tous les outils. Nous y arriverons à condition de s’y engager tous » a-t-il rassuré. Et de préciser : « La diminution des GES et la séquestration du carbone sont deux engagements majeurs de notre politique de durabilité ».

Si la gravité se faisait ressentir dans les discours et l’auditoire, la nécessité d’agir et les solutions préconisées laissaient aussi la place à l’espoir. La question du changement de modèle économique et son coût pesait toutefois sur les consciences. Mais Allan Sichel concluait « Le CIVB aidera les entreprises engagées ».

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Un nouveau triumvirat chez Bollinger !

Après le départ officiel de Gilles Descotes, chef de caves de Bollinger depuis 2013, la nomination de Denis Bunner en tant que directeur vins et de Gaël Vuile en tant que directeur vignoble et approvisionnements, devrait assurer la continuité. Les deux ont en effet été recrutés par Gilles Descotes et ont travaillé à ses côtés pendant une dizaine d’années. Celle de Benoît Pernod en tant que directeur des opérations peut davantage surprendre. Charles Armand de Belenet, le directeur général de la Maison, s’en explique.

Suite au départ de votre chef de caves Gilles Descotes, vous avez décidé de remanier le comité de direction de manière originale…

C’est une organisation à trois têtes. Au lieu de mettre un chef de caves qui chapeaute tout, nous avons préféré imaginer une répartition un peu différente, qui a la particularité de faire monter les vignes au Comité de direction, en intégrant Gaël Vuile en tant que directeur du vignoble et des approvisionnements. Il travaillera main dans la main avec Denis Bunner. Ce dernier définira auprès de Gaël les types de raisins dont il a besoin. D’adjoint au chef de caves, Denis Bunner devient directeur vins. Cette fonction de « directeur vins » plutôt que « chef de caves » lui permet d’être 100 % dédié au vin, là où souvent les chefs de caves en Champagne sont de véritables couteaux suisses. Quant à Benoît Pernod, nous l’avons recruté en août 2022. Nous avions besoin d’un professionnel des opérations, dans un contexte où nous réalisons de gros travaux pour le bicentenaire (construction d’un nouveau chai, aménagement d’un hôtel…). C’est un ingénieur qui a piloté plusieurs sites industriels, dans la verrerie, mais aussi dans une coopérative agricole. Il a donc une véritable expertise dans le domaine de la production et occupera le poste de directeur des opérations.

Vous suivez désormais une logique de grande maison, où, à partir d’un certain volume, on voit apparaître à côté du chef de caves, un directeur de production, sinon cela devient ingérable…

Oui, sauf que chez nous, cela s’inscrit davantage dans une optique de grands chantiers, nos volumes demeurant stables. Nous nous engageons sur une période de cinq à dix ans de travaux, nous avons donc besoin d’une expertise pour ne pas diluer le travail sur le vin ou les approvisionnements. C’est important, surtout en ce moment où ce genre de réalisation peut être compliquée par le coût des matériaux et les problématiques de disponibilité. Grâce à Benoît Pernod, nous pouvons ainsi sécuriser les projets ambitieux que nous avons pour le bicentenaire.

Puisque l’on parle de volume, pouvez-vous nous communiquer les résultats de l’année 2022 ?

La particularité de Bollinger, c’est qu’en 2020, l’année du confinement, nous n’avions connu aucune baisse de volume, ce qui pour 2022 ne nous donnait pas la même marge de stocks que nos concurrents. Par conséquent, même si 2022 a été une bonne année, notre logique très précautionneuse de gestion des stocks et notre volonté de conserver de longs vieillissements, nous a amené plutôt à réduire nos volumes commercialisés. Nous avons cependant compensé ce recul par une augmentation de notre chiffre d’affaires, grâce à une belle croissance de valeur. Celle-ci vient principalement du succès remporté par la Grande Année 2014 et du Pinot noir de Tauxières. Nous vendons ainsi de plus en plus de cuvées premiums à côté de la Special cuvée dont les ventes restent assez stables. Pour le reste, nous avons eu des augmentations de prix modérées, de 5 à 7 %, ce qui n’est pas loin de l’inflation. Nous n’avons pas l’effet montagne russe que l’on peut observer dans d’autres maisons.

Doit-on, comme l’année dernière, s’attendre à quelques nouveautés en 2023 dans la gamme Bollinger ?

En mars, il y aura un événement pour présenter les nouveaux vins que nous allons lancer. Il n’y aura pas de création cette année, mais de nouveaux millésimes, pour la cuvée PN, la cuvée RD et la Côte aux enfants champagne… Je vous promets en revanche de belles surprises dans le choix des millésimes et des villages mis en avant. Nous sommes maintenant sur ce rythme où nous présentons chaque année soit une nouvelle Grande année soit un nouveau RD, et toujours une nouvelle série de pinots noirs, avec les cuvées PN, Côte aux enfants, et Vieilles vignes. Ces deux dernières cuvées, qui sont sur des quantités très réduites, sont surtout là pour démontrer le degré d’expertise et d’excellence œnologique de Bollinger.

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Abel Lorton : La Saintonge retrouvée

C’est dans le XVIIIe siècle que la famille Guiberteau est allée puiser pour produire aujourd’hui en Charente-Maritime de la counoise, du chauche gris, du baroque, du balzac ou encore du crouchen. Non seulement, ces vins chatouillent la curiosité des amateurs et, cerise sur le gâteau, ils tiennent la route.

Montendre est une petite ville paisible nichée dans le sud de la Charente-Maritime comptant 3 222 âmes précisément. D’aucuns la connaissent pour son festival Free Music mais pas vraiment pour ses pratiques viticoles. Jouxtant le département de la Gironde, nous sommes encore dans l’appellation Cognac et pourtant les Guiberteau ont choisi une autre voie pour leurs vignes. L’idée remonte à 2014, un soir d’été. Les deux frères Xavier et Fabrice décident de faire simplement du vin et non de l’eau-de-vie. Mieux, le domaine de l’ancêtre Abel Lorton va être le lit de cépages ancestraux, des variétés oubliés de la Saintonge et de l’Aunis. « L’ugni blanc représente à l’heure actuelle près de 98 % des surfaces du vignoble charentais, une standardisation qui en ferait oublier la diversité de cépages dont jouissaient l’Aunis et la Saintonge à la vielle de la Seconde Guerre mondiale », expliquent les deux frères.


©JB.Nadeau

Ainsi sont venus s’épanouir sur les terres argilo-limoneuses calcaires ou argilo- sableuses de Montendre des OVNI tels le chauche gris, le baroque, le crouchen blanc, la counoise noire ou encore le balzac noir. « Les Bordelais savent très bien vinifier le cabernet sauvignon, la Bourgogne est la reine du chardonnay, pourquoi la Charente-Maritime ne reviendrait pas à ce qui a fait son identité profonde ? », s’interroge Fabrice Guiberteau, ce diplômé d’œnologie et vinificateur au célèbre château libanais Kefraya.

Xavier est quant à lui à 100 % au domaine Abel Lorton. « De par mon expérience passée, je suis devenu sensible aux écueils de la standardisation, j’ai souhaité redonner du sens à mon quotidien en étant un fervent défenseur de la biodiversité », souligne-t-il. Ainsi, des années de recherche ont coulé sous les ponts pour que les deux hectares se transforment en autant de cuvées. Les premières vendanges effectives ont été réalisées sur le millésime 2020.

Allégories Ataviques Rouge (30 €) est un assemblage de balzac noir et de counoise, ajouté d’une pointe de cabernet sauvignon et de cabernet franc, qui a connu un élevage en barrique de 9 mois. Il requiert du temps à l’ouverture ou une carafe. Passé la réduction, il s’ouvre sur des notes de cassis, de cuir et de tabac. Il pourrait nous rappeler de la négrette ou certains mourvèdres. L’attaque est très douce, les tannins sont délicats, les frères Guiberteau l’imaginent notamment sur un bœuf bourguignon…

Allégories Ataviques Blanc (30 €) retient une vieille vigne d’ugni-blanc, du baroque blanc et du crouchen blanc. L’élevage s’est opéré en amphores. Nous sommes sur la même délicatesse mais le vin se libère très vite sur des notes légères d’ananas, de pierre à feu, l’ensemble est rocailleux et minéral. L’accord mets et vin est cette fois une poularde de Bresse sauce morilles.

Ces deux curiosités sont disponibles chez le négociant Barrère & Capdevielle : www.b-et-c.com

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Des rosés de Provence qui se distinguent de plus en plus

Les vins de Provence ont revu entièrement leur communication avec un grand salon professionnel à Marseille pour février et une ambitieuse et esthétique campagne d’affichage pour le printemps-été.

En préambule de l’organisation du premier salon des appellations provençales les 27 au 28 février prochain à Marseille, l’interprofession des vins de Provence (CIVP) affiche une santé presque insolente tant en terme de production que de commercialisation : une récolte à 1,77 M hl revenue à un niveau comparable à celui d’avant les cinq dernières petites récoltes (et même à + 6 %), des sorties de chais à + 2 % en un an et une commercialisation à 1,128 M hl générant à nouveau 10 à 15 % de stocks. Le président Éric Pastorino ne pouvait que se féliciter de ces indicateurs. « Le retour aux stocks est même bienvenu pour pallier les aléas climatiques d’autant plus qu’ils sont de qualité et que l’on sait maintenant garder les rosés un an ou deux. Un inventaire est d’ailleurs en cours pour mieux identifier les « rosés de garde ».

Le dernier millésime au vu du contexte a donc été une bonne surprise. « Contrairement à nos craintes, nous avons bien résisté à la sécheresse, surtout en Coteaux-D’Aix et Coteaux-Varois et les nouvelles surfaces entrées en production avec l’extension de l’aire d’appellation Côtes-de-Provence ont contrebalancé les incidences climatiques. Mais nous avons dû amorcer un changement de pratique car avec les aléas climatiques, le Covid, la guerre en Ukraine, la pénurie des matières premières, la hausse du prix de l’énergie, nous allons devoir renoncer à notre confort pour nous adapter chaque année dans un milieu résilient et nous nous devons d’accompagner cette évolution ».

Avec une pointe de blancs

Avec plus de 92 % de production en rosés, la Provence garde le cap couleur « mais c’est quand même la première fois que les blancs dépassent les rouges en Côtes-de-Provence et Coteaux-d’Aix », tient à souligner Éric Pastorino en précisant qu’un état des lieux de l’encépagement en blancs sera effectué dans le but de faire progresser doucement la couleur, notamment pour répondre à l’intérêt des jeunes, mais également pour mieux mesurer le potentiel d’utilisation dans les rosés (limités à 20 %). « Mais tant que nous vendons bien nos rosés, rien ne presse ». La demande reste néanmoins rosée. Les consommateurs, notamment étrangers, viennent chercher dans les rosés de Provence « la notoriété de l’appellation, son potentiel de développement qui nous aide à fournir et animer les marchés et le positionnement premium (avec un prix deux fois supérieur en moyenne aux autres rosés) ce qui nous permet aussi de mieux résister à la hausse des coûts des matières premières », précise le directeur Brice Eymard.

À l’affiche

L’objectif était donc de consolider la marque Vins de Provence. D’abord avec un événement professionnel, à dimension internationale, et fédérateur réunissant pour la première fois les trois appellations Côtes-de-Provence, Coteaux-Varois-en-Provence et Coteaux-d’Aix-en-Provence. « Nous voulons montrer une vision et une ambition en rassemblant 200 vignerons, maisons et coopératives pour attirer 600 prescripteurs dont environ 30 à 40 % internationaux » précise la directrice marketing Carole Guinchard. Marseille qui est une ville qui bouge tant au niveau national qu’international est un vrai choix stratégique dans un lieu neutre [encore hors appellations avant l’extension de l’aire d’appellation demandée à l’Inao] et de reconquête d’un bassin de consommation.

Les vins de Provence, en tant que leader des rosés, sont souvent copiés tant en termes de marketing que de communication. Il s’agissait donc pour l’interprofession de « se démarquer à nouveau avec une image premium et moderne pour cibler les millenails hédonistes, urbains, curieux bénéficiant d’un joli pouvoir d’achat ». Pour cela, elle lance une nouvelle campagne « Des rosés qui se distinguent », signée par la grande agence parisienne Jesus & Gabriel. Particulièrement esthétique, elle est déclinée en trois clichés de pastels roses mettant en scène trois bartenders marseillais sur fond de coucher de soleil sur la Méditerranée. Les vins de Provence se sont même offerts pour l’occasion l’objectif du grand photographe de mode Philippe Jarrigeon qui a collaboré avec des rappeurs comme Snoop Dogg, et Pharrell Williams, la chanteuse Katy Perry, les maisons Jean-Paul Gaultier, Chanel, Dior, Hermès, Kenzo… Des visuels que l’on retrouvera à partir du printemps essentiellement dans les zones touristiques de Paris. Provence et Côte d’Azur…et en affichages sauvages dans certains quartiers new-yorkais.

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Laurent Jayne, de Bandol à la vallée du Rhône

Après Cassis et Bandol, l’œnologue Laurent Jayne arrive à la direction technique des Vignobles Perrin du sud de la Vallée du Rhône et de Provence.

Laurent Jayne a quitté le domaine Souviou dans le Var pour rejoindre les vignobles de la famille Perrin dans le sud du Vaucluse. L’ancien vigneron de Cassis (une trentaine d’années au Domaine Saint-Louis) avait quitté il y a cinq ans le vignoble familial pour cause de succession compliquée [son père André, décédé l’été dernier, l’avait finalement confié en fermage pour 18 ans à la famille Genovesi du Bagnol]. Il avait alors pris le poste de directeur commercial des domaine de Souviou et Azur, rachetés par l’homme d’affaires Roger Jaar canado-haïtien. « J’étais retourné un peu à la production et dans les vignes pendant la crise du Covid mais la vinification me manquait trop » avoue le cassidéen qui, outre la commercialisation, était également en cuisine pour la table d’hôtes, des événementiels et des masterclasses. Cette deuxième passion l’avait d’ailleurs conduit à être candidat de l’émission Top Chef aux côtés de Philippe Etchebest en 2019. « Ce qui me plait, c’est surtout préparer des bons petits plats pour 5 à 6 personnes, pas forcément pour faire de l’œnotourisme à 30 ». D’autant plus que Souviou ces dernières années est sérieusement monté en puissance en développant les séminaires et le tourisme d’affaires autant que l’accueil grand public. Le domaine de Bandol vient d’ailleurs d’être confié au cabinet conseil de Laurence Berlemont du CAP (Cabinet d’Agronomie Provençale).

Retour en caves

En « symbiose » avec Pierre Perrin comme il le dit lui-même, Laurent Jayne a finalement rejoint il y a quelques jours le site de vinification des crus au Grand Prébois (84) comme directeur technique. Il chapeautera les appellations Vinsobres, Rasteau, Cairanne, Gigondas, Vacqueyras, Châteauneuf-du-Pape hors Beaucastel… et s’attachera également à developper les blancs, notamment à Miraval. « Ma mission est de faire évoluer la vinification au regard du réchauffement climatique et des problèmes d’approvisionnement en eau avec une approche plus écoresponsable. Je vais également travailler sur la gestion de la maturité, la macération à froid, le contrôle de la fermentation, l’acidité totale et l’élevage pour donner la priorité à la minéralité et faire des vins plus croquants, si possible pas à 15°. Nous allons également nous pencher sur l’encépagement en étudiant la replantation de cépages tardifs comme l’ugni blanc et le bourboulenc et diminuer la part des marsanne, roussanne et viognier et pour les rouges, augmenter la diversité des cépages aux côtés du grenache. Nous voulons obtenir des vins plus frais à boire aussi bien avec des plats gastronomiques qu’à l’apéritif  ». Une partie du nouveau chai cathédrale à barrique de la famille Perrin a d’ores et déjà été modifiée. Laurent Jayne gardera également un lien avec la cuisine puisqu’il sera chargé des relations avec les chefs et MOF pour expliquer les vins et les accords. Et comme on ne se refait pas, il continue à planter dans sa nouvelle maison de Carnoux près de Cassis un jardin botanique cultivé en restanques sans traitement avec une collection d’aciminiers (mangue du Canada), d’avocatiers, de goyaves, de basilics perpétuels… ce qui semble aussi avoir susciter l’intérêt de Pierre Perrin dans le cadre du développement du RSE.

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Pomerol revient à la capitale pendant Wine Paris

La Grande Dégustation Pomerol revient en « off » de l’événement Wine Paris & Vinexpo Paris, à destination du grand public comme des professionnels, le lundi 13 février en soirée. L’appellation de la rive droite confirme sa relation privilégiée avec les dégustateurs parisiens.

Quelques semaines après la dernière édition qui avait rassemblé 600 visiteurs, les vins de Pomerol reviennent à Paris pour une Grande Dégustation qui se déroule en « off » du salon professionnel Wine Paris & Vinexpo Paris (lequel se tient du 13 au 15 février à la Porte de Versailles). S’adressant aussi bien aux amateurs qu’aux professionnels, cette Grande Dégustation réunira une trentaine de belles propriétés pomerolaises (liste des exposants à venir prochainement), l’occasion pour les dégustateurs de renouer une nouvelle fois avec cette appellation de prestige de la rive droite bordelaise.

Il s’agit de la sixième édition de la Grande Dégustation Pomerol à Paris, un rendez-vous désormais récurrent qui nous prouve que les vins de Bordeaux ont encore, quoiqu’on en dise, un lien fort avec les dégustateurs parisiens. N’attendez pas pour réserver vos places via la billetterie ci-dessous !

La Grande Dégustation se déroule le lundi 13 février de 18h à 21h à l’Intercontinental Paris – Le Grand.
2 rue Scribe, 75009 Paris
Tarif 15 €.
En savoir plus sur l’événement

Billetterie Weezevent.

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[Cognac] Camus s’offre un manga

Tamashi est le nom de l’exposition concoctée par la maison de cognac Camus et la Human Academy. Elle sera forcément inaugurée dans cité charentaise d’Angoulême, ce 25 janvier 2023, à l’occasion de la 50ème édition du festival de la Bande Dessinée d’Angoulême.


Pas facile de convaincre un jury existant quand c’est la première fois que l’on représente son entreprise à un concours professionnel. Pourtant, tout n’est qu’une histoire d’émotions et même les plus récalcitrants peuvent se laisser transporter.Entre doute et remise en question, nous suivons Sasha, jeune bartender, lors de sa participation à la finale du concours Shanghai Shake. En plongeant au plus profond de son âme et de ses souvenirs, saura-t-elle montrer la passion qui l’anime ?Quand la danse et la mixologie se mêlent, nait un art nouveau, une expérience unique au monde. Le héros de notre histoire, bartender de talent, allie à la perfection les ingrédients et la grâce de ses gestes. L’esprit du cognac CAMUS sublime son œuvre. Au- delà d’offrir un cocktail d’exception, il propose une expérience unique et personnalisée à son public.

Il y a quelques années paraissait chez Delcourt un polar en bande dessinée dont la toile de fond était le cognac. C’est désormais la maison Camus qui rattrape le 8ème art par le prisme du manga. Le projet résulte d’un concours de la meilleure planche. Ainsi, la maison Camus et l’école nippone de Manga, Human Academy, ont lancé un concours au printemps 2022 ouvert aux jeunes mangakas du campus d’Angoulême. Les participants ont connu une immersion au sein de la maison de cognac pour en ressortir avec des histoires d’une quinzaine de planches mettant en avant l’esprit Camus. L’exposition Tamashi met en lumière les réalisations des 9 lauréats. Elle est inaugurée ce 25 janvier sur le campus de la Human Academy (121 rue de Bordeaux, 16 000 Angoulême) et sera accessible au grand public pendant toute la durée du festival, du 26 au 29 janvier.

A l’issue de cet événement, un recueil de mangas sera réalisé par la maison Camus ainsi qu’une pièce unique manufacturée par les artisans des Ateliers Camus.

Les lauréats de ce Spirit of Manga sont Dragan Zielinski, Regina Fahrger, Yuuna Maiko, Emma Blaise, Loïc Cassou, Pauline Dantin Antunes Mendes, Raphael Fernandes, Raquel da Silva de Resende et Romain Testino.    

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