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We Wine ! Le négoce décomplexé qui investit Marseille

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Après avoir créé une gamme colorée, et musicale avec des vins bio, Lionel Boillot installe un chai sur le Vieux Port. Attention, Mars attaque !

Entrepreneur entreprenant, un pléonasme qui décrit bien Lionel Boillot. Étudiant en école de commerce, il réalise un premier stage au Vietnam, en 1995. Le goût épicé de l’Asie et de l’aventure plait au jeune diplômé, prêt à repartir. Faute de financement mais plein d’audace, le jeune homme va trouver le négociant châteauneuvois Henry Bouachon qui lui propose la vente d’un container de vin et l’ouverture du marché chinois, tous frais payés. Le jeune homme remporte le premier challenge, s’installe et créait sa première affaire industrielle.

C’est en 2005, qu’il reprend l’importation de vin. Il développe son propre réseau commercial et comprend très vite le système économique qui ouvre ou ferme les vannes du capitalisme à la chinoise. L’arrivée du président Xi Jinping va remettre en question les règles du business. Mais la passion du vin est là, surtout pour les vins bio et biodynamiques de petits producteurs comme Robert Charavin à Rasteau.

Après 22 ans à Shanghai, il est de retour dans sa patrie et s’associe à Michel Assadourian, fondateur de Wiko et collègue de promotion. Ensemble, ils rêvent de créer leur propre domaine. Si le projet n’aboutit pas, la marque : « We Wine ! Est née à Marseille pour commercialiser sur l’Asie des vins bio de vignerons que je connaissais, puis pour lancer le projet de vin musical», explique Lionel Boillot. Son concept est simple : « casser les codes. Que ce soit la bouteille, le goût, ou bien même le processus de vinification, chaque produit We Wine ! se veut différent par un aspect unique ».

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Photo: Marie-Pierre Delpeuch

De la couleur et du jazz

C’est ainsi, que les œuvres de l’artiste Gwendoline Pieters se déclinent en étiquettes pour sublimer les paysages provençaux. Dans les flacons se logent des Coteaux d’Aix, un Lirac, des IGP Cévennes destinés à l’export.

Dans le registre des idées lumineuses de Lionel Boillot, arrive le vin musical. « C’est le fruit d’un pari fou proposé à Françoise des Vignobles Mayard (Châteauneuf-du-Pape) de montrer que vinifier un vin en musique permettait de développer des qualités insoupçonnées et modifierait sa structure. Lors des fermentations, les raisins puis le jus écoutent de la musique. Des baffles étanches et aseptisées ont été immergées dans la cuve », précise le négociant.

Objectif Mars

Grâce à son réseau, Lionel Boillot a le choix du sourcing. Vins de vignerons Artisans, vins des Amis, avec un a majuscule, surtout des vins qu’il aime boire et qui respecte leur terroir. Des vins certifiés qui viennent du Gard, de la Drôme et du Vaucluse. La gamme « Vins de Mars » est là pour promouvoir l’identité de la cité Phocéenne à un prix abordable. Les cuvées « On grain déguin » et « La baie des singes », commercialisées sous la marque Mars Wine Station, font référence au lieu situé aux Goudes face à l’île Maïre. Si, jusqu’à présent, elles ont été vinifiées sur leur territoire, elles verront bientôt le jour sur le Vieux Port. Le négociant a finalisé l’installation de son chai, engagé une œnologue. Et ce n’est qu’un début ….

Terre de Vins a aimé

« On grain déguin » VDF AB blanc 2020 (10€) : l’assemblage de grenache, viognier et roussanne offre une jolie palette aromatique sur les fruits blancs, l’abricot, la pêche, un soupçon de poire. La fraîcheur de la bouche et sa fluidité privilégient l’amande amère et le zeste de citron en finale. Un vrai grain de plaisir.

« La baie des singes » VDF AB rouge 2019 (10€) : la trilogie de grenache, merlot, syrah offre de jolis arômes de mure, myrtille, crème de cassis qui se confirment en bouche. La texture est souple, le vin est équilibré, long, assez fin, sur une finale torréfiée.

www.we-wine.fr

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Amboise couronne sa viticulture d?une ?uvre d?art

Fiers et heureux. Les vignerons de Touraine-Amboise ont eu le bonheur d’inaugurer ce samedi 16 octobre, a

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Prestigieux Champagne Tasting

Clap de fin pour les 1 500 amateurs de fines bulles venus rencontrer les représentants de 70 maisons de Champagne et champagnes de vignerons à l’occasion de cette 4e édition de Champagne Tasting ce samedi 23 octobre.

Dans un écrin fabuleux que celui de l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris, l’événement 100% Champagne a accueilli 1 500 amateurs, enthousiastes d’avoir pu participer à des dégustations autour de la célèbre technicité champenoise et des instants festifs. Un plaisir partagé par les exposants des 70 maisons de Champagne et champagnes de vignerons représentés qui se sont réjouis de retrouver un public plein d’entrain et avide de faire déguster leurs cuvées.

Masterclass et ateliers

Cette année, Terre de vins avait à cœur d’orchestrer un festival de haut rang avec un programme soigné et de véritables moments d’échanges. La master class de prestige a offert aux visiteurs l’opportunité de découvrir et déguster des cuvées d’exception, issues de maisons champenoises de renom : Champagne Philipponnat, Champagne Billecart-Salmon et Champagne Laurent-Perrier avec des accords signés Caviar de France. Les deux ateliers menés par le Syndicat Général des Vignerons de la Champagne, dédiés aux accords mets et vins, ont permis de sortir des chemins battus et d’envisager des associations singulières : Champagne de réserve, parmesan aux différents affinages, et jambon de parme, mais aussi Champagnes et chocolats de la maison champenoise Emmanuel Briet .

Conçu comme un événement accessible et ouvert à tous, Terre de vins a également intégré dans la programmation de cette journée des temps forts pour les professionnels venus nombreux. La journée s’est ouverte avec le brunch des sommeliers, invités d’honneur de cet événement organisé avec l’Association des Sommeliers de Paris. Le cabinet MG Consultants, partenaire RH des entreprises du monde agricole et viticole, était également présent durant toute la journée pour rencontrer les vignerons et maisons de Champagne.

Nouveauté 2021

Les visiteurs, amoureux de champagnes, ont eu la possibilité de pré-commander leurs cuvées coup de cœur dégustées lors du festival grâce à Chateaunet, acteur majeur de la distribution de grands vins en France. Une vente privée autour de ces mêmes cuvées est à retrouver pour le grand public du 15 au 22 novembre sur ventes-privees.terredevins.com organisée en partenariat avec Chateaunet.

Une cinquième édition 2022

Rendez-vous est pris le 14 mai 2022, au sein de l’éclatant Hôtel Salomon de Rothschild, pour une cinquième édition de Champagne Tasting, plus pétillante que jamais. D’ici là, Terre de vins continue son tour de France et donne rendez-vous aux amateurs de grands vins pour l’édition anniversaire de Bordeaux Tasting qui fête ses dix ans les 11 et 12 décembre 2021

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[Champagne Tasting] Accord caviar ou parmesan ? Choisis ton camp

Les accords mets & champagnes sont au cœur des ateliers et de la masterclass organisés durant cette journée de Champagne Tasting à Paris. Qu’il s’agisse du parmesan, du jambon de Parme, du caviar ou du chocolat, les pistes d’association avec le champagne sont infinies. À table, tout le monde.

La quatrième édition de Champagne Tasting, qui se tient ce samedi 23 octobre jusqu’à 19h à l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris, est ponctuée d’animations qui font la part belle aux accords mets & champagne. Nous vous avons déjà parlé ici des accords autour du chocolat, qui font l’objet d’un atelier animé par le sommelier Geoffrey Orban. Un autre atelier, également animé par Geoffrey Orban, explorait ce matin les associations entre champagnes de vignerons, jambon de Parme et parmesan (le champagne et le fromage, on vous en parlait déjà ici). Enfin, la masterclass du jour avait pour thème « Grandes maisons et cuvées d’exception » avec, au passage, le mariage desdites cuvées avec du caviar.

Dites « cheese »

Parmesan ou prosciutto, caviar jeune ou affiné, les gourmets et gourmands seront bien avisés de choisir leur camp. Dans le premier cas, Geoffrey Orban insiste sur l’importance de la proportion de vins de réserve dans l’assemblage des champagnes sélectionnés (aucun n’était millésimé), le vin de réserve issu de millésimes antérieurs, permettant d’apporter un supplément de complexité au millésime qui constitue l’ossature principale du champagne. Les illustrations sont éloquentes. En choisissant, pour accompagner un « jeune » parmigiano reggiano de 14 mois et un prosciutto de 18 mois, la cuvée Carte d’Or de Champagne Thiercelin (base 2017 assemblé avec un vin de réserve de 2016, 60% meunier 30% chardonnay 10% pinot noir), c’est l’accord sur la fraîcheur qui est privilégié, pour tailler dans le crémeux et le lacté du fromage mais aussi dans le caractère encore tendre du jambon.

Avec un parmesan 24 mois et un prosciutto 30 mois, ça se corse, dans le bon sens du terme : le Blanc de Noirs Brut de la coopérative Champagne de Barfontarc (80% de base 2017, 20% d’assemblage de quatre millésimes entre 2013 et 2016), c’est l’association entre la verticalité, la rigueur vineuse du champagne et la salinité aux accents de châtaigne déployée par le fromage qui fait des merveilles. Sur le parmesan affiné 36 mois, le chardonnay bien élevé de la Cuvée des Anges de Champagne Bression Sébastien (80% base 2010, 20% vin de réserve 2009) apporte un soutien aromatique et une montée en puissance élégante et salivante. Mais c’est l’accord final, entre un parmesan 48 mois et la cuvée « Secret de Cave » de Champagne Veuve Olivier & Fils (60% base 2012, 40% vin de réserve 2011, assemblage 40% meunier 35% pinot noir 25% chardonnay) qui nous emballe totalement : un accord parfait entre deux textures, deux explosions de saveurs nobles, dans un tango enveloppant, long et tapissant, envoyant des messages infinis en aller-retour. C’est superbe, dans les deux cas, et encore plus combiné. Quel accord !

La vie, c’est pas du caviar (ou peut-être que si)

« Grandes maisons et grandes cuvées », le ton est vite donné. C’était la thématique de la masterclass de ce Champagne Tasting, animée par Yves Tesson, journaliste à la rédaction de Terre de Vins et expert du champagne, en compagnie des représentants de trois augustes maisons champenoises : Lucie Pereyre de Nonancourt pour Champagne Laurent Perrier, Charles Philipponnat pour Champagne Philipponnat (laquelle fêtera ses 500 ans en 2022), et Florent Nys pour Champagne Billecart-Salmon. Après un « échauffement » autour des cuvées BSA emblématiques de chaque maison (Philipponnat Royale Réserve Brut, « La Cuvée » de Laurent Perrier et le Brut Réserve de Billecart-Salmon), on passe aux choses très sérieuses avec les grandes cuvées, chacune étant associé à un différent type de caviar, présenté par Heather Ducretot de la maison Caviar de France (élevage d’esturgeons basé sur le Bassin d’Arcachon).

Le Clos des Goisses extra brut 2012 de Philipponnat présente cette combinaison de puissance, de générosité solaire et d’élégance aristocratique qui ne peut laisser indifférent. « Certainement le terroir le plus chaud de la Champagne » comme le présente Charles Philipponnat, qui plus est sur un millésime très mûr, ce Clos orienté sud à Aÿ donne au pinot noir une personnalité juteuse et séveuse, à la fois minérale et charnue. Il y a des watts dans ce vin, propulsé, ciselé, qui se révèle progressivement dans le verre. Accompagné d’une cuillère de caviar « Ebène » affiné 8 mois, c’est une explosion de saveur et de texture.

La cuvée Elisabeth Salmon rosé 2008 de Billecart-Salmon joue sur un autre registre, entre droiture, vinosité et tension. Un équilibre très traçant dans ce rosé d’une grande finesse, sur le fruit rouge à noyau, à la charpente verticale, traçante, porté par des épices, de la cannelle, et une belle salinité, une finale presque crayeuse, très désaltérante et salivante. C’est cette finale qui combine l’accord, très réussi, avec le caviar « du Bassin », affiné trois mois, aux accents très marins.

Enfin, la cuvée Grand Siècle n°24 de Laurent Perrier (baptisée ainsi car il s’agit « seulement » du 24ème assemblage de cette prestigieuse cuvée depuis 1959) réunissant onze grands crus avec dix ans de vieillissement, impose son pedigree net, droit, précis, tendu. 55% chardonnay 45% pinot noir, c’est un équilibriste à la matière sculptée avec méticulosité, conclu par une finale fraîche et aérienne. Une délicatesse vigoureuse, qui se marie avec un caviar « Diva », naturel, sans conservateur, très fin et subtil.

(Photos Albert de Monts)

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[Champagne Tasting] Amazone, la quintessence de la Montagne selon Palmer

AMAZONE EN CAVE - Crédits EMMANUEL GOULET

AMAZONE EN CAVE - Crédits EMMANUEL GOULET

L’événement Champagne Tasting organisé par Terre de vins aujourd’hui à l’hôtel Salomon de Rothschild a cherché à rassembler les trois grandes familles champenoises : celle des vignerons récoltants-manipulants, celle des maisons et celle des coopératives. Parmi ces dernières, le champagne Palmer vous propose de découvrir son tout dernier opus de sa cuvée Amazone qui réunit la quintessence des plus beaux chardonnays et des plus beaux pinots noirs de la Montagne de Reims.

Cinq ans après sa dernière sortie, Amazone, la cuvée de prestige du champagne Palmer qui rend hommage aux crus de la Montagne de Reims, présente un nouvel opus. La coopérative a bâti une part de sa réputation sur sa maîtrise des soleras. La première, initiée en 1986, était dédiée aux vins rouges pour ses rosés. Une originalité, puisqu’aujourd’hui encore, si les soleras sont très répandues pour le blanc, celles dédiées aux rouges demeurent rarissimes en Champagne. Constatant l’intérêt de cette technique, une seconde solera consacrée au chardonnay avait été lancée il y a trente ans en partant du terroir de Trépail. Elle sert à la liqueur de dosage, formant ainsi un trait d’union entre toutes les cuvées de la Maison, et parfois d’épice sur les années un peu compliquées dans les cuvées non millésimées. Dans cette nouvelle version de la cuvée Amazone, pour la première fois, Palmer a décidé de l’intégrer dans son assemblage. Et ce n’est qu’un début, la coopérative a en effet lancé depuis douze ans une troisième solera en blanc de noirs qui devrait intégrer les prochaines éditions.

Le reste de la cuvée tirée en 2013 est constitué des millésimes 2012, 2010 et 2009. L’ensemble forme un équilibre entre les notes poivrées des pinots noirs de Mailly et Verzenay, et celles plus salines et marquées par les agrumes des chardonnays de Villers-Marmery et Trépail. Pour ce bel assemblage, le chef de caves est allé chercher ses cuves les plus expressives et les plus puissantes. « En 1976, nous avons baptisé cette cuvée Amazone pour faire écho à ce contraste entre élégance et force qui la caractérisent » explique François Demouy, directeur de la communication.

Les 18 % de solera apportent au champagne de très belles épices douces qui se manifestent à travers des notes de cannelle et de vanille. Cette dernière saveur s’explique peut-être aussi par l’élevage systématique des vins pendant huit mois dans des vieux fûts avant de rejoindre la réserve perpétuelle. Le long vieillissement sur lie (7 ans) offre en prime de beaux arômes d’évolution avec des notes confites et fumées. Cette complexité est balancée par la fraîcheur liée à la forte proportion de raisins issus de la face Nord.

Le packaging a lui aussi été renouvelé. « Il est passé du noir au blanc, on a voulu un habillage qui exprime davantage le vin dans son nouvel assemblage. Auparavant nous voulions mettre en avant la force, aujourd’hui davantage la fraîcheur et le côté chardonnay. » L’étui est 100% recyclable et compostable grâce à son papier issu de fibres vierges, son encre végétale et son vernis à l’eau qui remplace le pelliculage. Quant aux feuilles de vignes simplement travaillées en relief, elles offrent un motif à la fois chic et sobre.

Prix 110 €

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Photo: Atelier Nicolas Demoulin

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[Champagne Tasting] Corinne Moutard, en avant la musique

Avec son blanc de blancs « Opéra » et son millésimé « Symphonie », Corinne Moutard ne serait-elle pas prise en flagrant délit de mélomanie ? Présente pour la première fois à Champagne Tasting, la vigneronne de Polisy en Côte des Bars annonce plusieurs nouveautés pour le printemps 2022.

Au printemps 2022, « Champagne Corinne Moutard » changera d’identité et deviendra « Champagne Moutard-Dangin ». Ce n’est pas une mince affaire. Accolant son nom d’épouse – et le nom de ses enfants – à son patronyme initial, Corinne Moutard, qui a rejoint l’exploitation en 1985 et commencé à faire ses propres cuvées en 1998, s’apprête à écrire une nouvelle page de l’aventure familiale démarrée par son arrière-grand-père. Cette nouvelle page s’accompagnera, en toute logique, d’un changement d’habillage pour les bouteilles de la maison.
À la tête de 6 hectares sur la Côte des Bar, à Polisy, Corinne a le privilège de composer ses vins à partir d’une palette de quatre cépages : le pinot noir (50%), le chardonnay (20%), le meunier (10%) et et le pinot blanc qui occupe une place non négligeable à hauteur de 20% – Corinne en ayant replanté massivement il y a vingt ans. Ce pinot blanc constituera l’autre actualité majeure du printemps prochain, puisqu’il composera à 100% une nouvelle cuvée parcellaire baptisée « La Croix au Curé ».

Rendez-vous le 18 décembre

En attendant, la gamme de Corinne Moutard se compose de six champagnes, allant de la cuvée « Tradition » qui constitue l’entrée de gamme de la maison, à la cuvée « Symphonie » millésimée, créée en 2002, la famille Moutard nourrissant une culture des vieux millésimes. Justement, c’est le 2009 (30 €) qui est présenté dans le cadre de Champagne Tasting, un assemblage de 80% pinot noir et 20% chardonnay. Un champagne d’une jolie complexité et qui appelle la gastronomie, avec ses notes de fruit à coque, de noisette, de pomme légèrement cuite, son amplitude de chair tendue par une jolie amertume zestée et ponctuée par de fines notes autolytiques. On l’imagine sans mal sur une belle omelette aux girolles.

Également présentés ce jour à l’Hôtel Salomon de Rothschild : la cuvée « Opéra » (21 €), un brut blanc de blancs associant 80% de chardonnay et 20% de pinot blanc, combinant la poire et le jasmin, des touches miellées, de la pierre à fusil, sur une texture veloutée – à accompagner avec un foie gras ou une tarte tatin ; et la cuvée « Délicate » qui porte bien son nom, assemblage à parité de pinot noir et chardonnay et de millésimes 2017 et 2018, florale et aérienne, idéale sur un apéritif dînatoire (20 €). Cette cuvée fera l’objet d’une visite œnotouristique immersive, ouverte au grand public, le 18 décembre prochain, invitant les visiteurs à lever le voile sur les secrets de fabrication d’un vin dans la pure tradition de l’assemblage champenois. Beau signal de dynamisme et d’inventivité pour une maison familiale qui, durant les confinements, a redoublé d’efforts pour rester au contact de sa clientèle particulière (livraisons, drive…) et entend bien continuer à cultiver ce lien, avec ou sans musique.

www.champagnecorinnemoutard.fr

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[Champagne Tasting] Sébastien Bression, tous sur orbite

À la tête de 4 hectares dans les Coteaux du Petit Morin, Sébastien Bression fait doucement grandir l’exploitation familiale, qu’il a engagée vers une conversion en bio. Il est présent aujourd’hui pour la première fois à Champagne Tasting.

Dans la galaxie du champagne, il y a les grands astres qui monopolisent la lumière et la gravité, et les planètes indépendantes qui inventent leur propre orbite. À nous de savoir régler la mire de nos télescopes pour les observer. À Champagne Tasting, qui a ouvert ses portes ce matin dans le cadre de l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris, les astrophysiciens de la dégustation peuvent dénicher quelques-unes de ces « planètes rebelles » et découvrir des pépites de haute qualité, à prix doux pour ne rien gâcher. Présent pour la première fois à l’événement, Sébastien Bression fait partie de ces vignerons champenois qui méritent toute notre attention. Ayant repris les rênes du vignoble familial (divisé au préalable avec ses deux frères) au tournant des années 2000, il est à la tête de 4 hectares dans la région des Coteaux du Petit Morin, précisément à Etoges. Sur ces 4 hectares, la moitié seulement est mise en bouteille par ses soins, sous la marque « Champagne Bression Sébastien » qu’il a créée avec son épouse il y a vingt ans. Il déploie une gamme qui n’hésite pas à bousculer les habitudes, où l’on trouve notamment deux cuvées en Coteaux Champenois (rouge et blanc), une « Cuvée Éphémère » qui change tous les ans (la N°5, actuellement en vente, est un blanc de blancs monoparcellaire millésime 2015 en extra brut) et une curiosité saluée en 2020 par un Coup de Cœur du Concours des vins « Terre de Vins » : la Cuvée des Anges, un 100% chardonnay vinifié 100% en fût, ayant bénéficié de 10 ans de vieillissement. Un vrai champagne de gastronomie, complexe et tendre à la fois, déployant un nez opulent et profond, dont la chair pleine aux accents de noisette est traversée par une jolie tension. Ce champagne, produit seulement à 2000 bouteilles, est accessible au prix incroyablement doux de 28 euros, et l’amateur serait bien aviser de s’en emparer. La cuvée Tradition et la cuvée Prestige du domaine sont également proposées à la dégustation pendant Champagne Tasting.

Conversion bio et œnotourisme

Depuis cette année, Sébastien Bression a engagé son vignoble sur la voie d’une conversion bio, qui devrait être conclue par une certification d’ici trois ans. Une évolution logique pour celui qui a arrêté herbicides, pesticides et produits de synthèse depuis une dizaine d’années, a réintroduit le travail des sols, et pour qui sa récente labellisation HVE ne constitue pas un cadre assez contraignant sur le plan des pratiques culturales. Du reste, les Bression sont à la tête de 120 hectares de céréales (blé, orge, maïs…) déjà certifiés bio.

Au delà du volet environnemental, la famille Bression veut aussi être présente sur le front de l’œnotourisme : ils inagureront normalement au printemps 2022, au cœur de leur village, une boutique et deux gîtes pour les visiteurs, afin de développer les visites dans le vignoble. Ils entendent aussi proposer des dégustations thématiques en partenariat avec le Château d’Etoges (hôtel, restaurant gastronomique & spa). Comme quoi même lorsque l’on suit sa prorpre orbite, les planètes finissent par s’aligner.

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[Champagne Tasting] Canard-Duchêne : le champagne, pas de quoi en faire un fromage ?

Coffret millésime V2012 Canard-Duchêne x Fromages Androuët

Coffret millésime V2012 Canard-Duchêne x Fromages Androuët

La Champagne bouge, la Champagne se réinvente et ne cesse de nous surprendre. La Maison Canard-Duchêne, présente aujourd’hui à l’événement Champagne Tasting organisé par Terre de vins à l’hôtel Salomon de Rothschild, vous propose de découvrir son tout premier brut nature, un blanc de noirs millésimé 2012. Pour mieux appréhender toutes les facettes de ce vin d’exception, elle a créé un coffret fromages composé en partenariat avec la Maison Androuët.

Chez Terre de vins on accorde beaucoup d’importance aux accords champagnes/fromages au point que notre magazine lui consacre une rubrique spéciale à chaque numéro. Longtemps pourtant les gastronomes les ont négligés considérant sans doute le fromage comme la parenthèse rustique du repas, celle où, sans avoir besoin de cuisiner des accords compliqués, on goûte le produit brut du terroir, et où parfois aussi les hôtes en profitent pour se rassasier quand le plat précédent, très raffiné mais peu copieux, ne leur a pas permis de manger à leur faim. Cette réputation peu sophistiquée que le fromage traînait depuis l’Antiquité (le cyclope Polyphème se nourrit de lait caillé) a amené à écarter le champagne, produit de luxe, des accords potentiels. Quelle erreur ! Heureusement, la roue a tourné et le fromage a fini par conquérir les cœurs, au point que certains préfèrent même se passer de dessert pour conclure le repas en son aimable compagnie, parfois un peu odorante il est vrai… Le champagne de son côté milite pour un luxe décontracté et cherche des alliances avec des produits plus simples. La Maison Canard-Duchêne propose ainsi un coffret de cinq fromages affinés par la Maison Androuët à Paris pour sa cuvée V2012.

L’assemblage de ce blanc de noirs fait la part belle aux grands crus de la face sud de la Montagne. « On est vraiment sur un vin très délicat, avec des arômes de framboise presque spiritueuse. C’est tout à la fois dynamique et vineux, frais et ample. Le millésime 2012, année mûre, supporte très bien le zéro dosage. Mais cela reste une cuvée pour les vrais amateurs de champagne » confie Laurent Fédou, le chef de caves.

L’association avec ces fromages met en évidence de nouvelles facettes du vin. Le Persille de Tignes élaboré avec la technique du caillé broyé (comme le Cantal), et affiné pendant huit mois, souligne la salinité de la cuvée et sa très belle minéralité. Sa couleur blanchâtre et sa texture friable ne rappelle-t-elle pas la craie brute des coteaux champenois ? Le Mont Vully, fromage volcanique venu de Suisse, présente lui aussi un point commun avec le champagne : sa croûte à pâte pressée a été frottée au marc de pinot. Chez le Brie de Melun, on retiendra les notes de champignon, de bois et de cave qui prolongent l’aromatique de ce champagne encore fruité vers des arômes plus évolués qu’il connaîtra peut-être dans dix ans. Le Brillat Savarin est un fromage dont la Maison Androuët peut être fière d’avoir relancé la mode. Sa chaire beurrée vient révéler l’aspect crémeux du champagne, tandis que l’acidité du vin tranche à merveille son gras. Enfin, le Brebis du Lochois de Jeanne Galinet sur des notes légèrement herbacées forme un joli renvoi à la fraîcheur du champagne. Pour la réussite de cette expérience, le mieux est de se passer de pain. Nul ne l’ignore : en amour, le bonheur à deux ne dure que le temps de compter jusqu’à trois et on risquerait de dénaturer la pureté de ces accords.

Photo : Canard-Duchêne

Prix du coffret : 70 €

sur réservation téléphonique :

Maison Androuët 23 rue de la Terrasse – 75017 Paris 01 47 64 39 20

Maison Androuët 13 rue Daguerre 75014 Paris 01 40 47 53 03

www.canard-duchêne.fr

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[Champagne Tasting] B 13 : la cuvée écrite noir sur blanc par Bollinger

Bollinger-B13

Bollinger-B13

Détrompez-vous, « B 13 » n’est pas le nom de code de la dernière bombe dérobée par les terroristes de Spectre, mais celui d’une édition limitée de la Maison Bollinger, la deuxième du genre, pour une collection issue d’une lubie d’œnologues consacrée aux millésimes atypiques. Présentée aujourd’hui par Bollinger à l’événement Champagne Tasting organisé par Terre de vins à l’hôtel Salomon de Rothschild, nous sommes allés rencontrer Denis Bunner, l’adjoint du chef de caves, pour en savoir davantage sur ce pinot noir tout en contrastes, un peu à contre-courant du style habituel de la marque.

Dans la série des éditions limitée, il existe une collection audacieuse baptisée « By Bollinger » consacrée aux années atypiques, celles que la prudence appellerait à ne pas millésimer, mais que la curiosité des œnologues de la Maison a conduit à explorer. Le premier opus avait été 2003, une année très chaude avec un PH élevé qui laissait à penser que les vins ne pourraient pas tenir dans le temps. Quitte à pousser la différenciation jusqu’au bout, au lieu de compenser par le choix de terroirs froids, l’équipe œnologique de Bollinger avait au contraire cherché les expositions les plus chaudes en choisissant comme cru dominant Aÿ. « Quand tu prends des risques, c’est là où souvent les plus belles choses arrivent » confie Denis Bunner, l’adjoint du chef de caves de la Maison.

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Denis Bunner, l’adjoint du chef de caves de la Maison Bollinger

Le deuxième opus qui vient tout juste de sortir représente d’une certaine manière le symétrique inverse puisqu’il part d’un millésime réputé particulièrement froid. La floraison survenue le 2 Juillet n’avait sans doute jamais été aussi tardive et les vendanges n’avaient débuté que le 30 septembre. Comme en 2003, beaucoup de maisons ont fait l’impasse sur 2013 considérant le niveau d’acidité trop élevé et la maturité trop faible. Pour Bollinger qui aime les pinots noirs plutôt mûrs et chaleureux, on était loin du style habituel. Mais, en même temps, ce millésime de contrastes avec un printemps très froid auquel avait succédé un été très chaud, intriguait. Aussi, comme pour 2003, on a cherché à pousser le curseur jusqu’au bout en choisissant un terroir froid comme cru dominant, en l’occurrence Verzenay (51%), que l’on a complété par Aÿ, Louvois, Tauxières et Mareuil.

De façon amusante, cet aspect contrasté ressort dans la dégustation. Au nez, on est sur quelque chose d’assez chaleureux qui oscille entre le miel, un côté un peu fumé, légèrement poivré et des notes de noisettes. On s’attend en bouche à tomber sur quelque chose d’assez rond, on est surpris au contraire par la minéralité, la tension, la pureté juste relevée par quelques notes de citron confit. « Je pense qu’à l’aveugle, beaucoup de gens n’imagineraient pas forcément un pinot noir. On a une telle fraîcheur. Rien à voir avec le côté bien assis, ancré et puissant de 2003. Clairement, ce n’est pas un pinot noir à viande. Cette cuvée a d’ailleurs participé à la gestation du projet des cuvées PN lancé en 2015 qui cherche à explorer toutes les facettes de ce cépage emblématique de notre maison. »

Ce jeu de contrastes se retrouve jusque dans le packaging à travers ce choix résolu d’un habillage noir et blanc qui traduit bien l’idée de cette cuvée écrite noir sur blanc. On a en effet d’un côté le choix d’un 100 % pinot noir et de l’autre la blancheur de la craie des grands crus et premiers crus qui constituent de manière exclusive l’assemblage. La blancheur évoque aussi celle de la neige toujours présente au mois d’avril cette année-là. Il faut noter le jeu astucieux sur la lettre B de Bollinger dédoublée pour figurer le chiffre 13. Enfin, on goûtera d’autant plus volontiers ce millésime, qu’il n’est pas sans rappeler par son profil celui de 2021, une année marquée également par un printemps froid, une vendange tardive et des vins d’une belle acidité… Si on en juge par la qualité de ce 2013, 2021 n’est certainement pas une année perdue !

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Photo: Champagne Bollinger

Prix recommandé : 115 €

www.champagne-bollinger.com

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