Côtes de Bourg : Un Château sous pavillon turc

La superbe enclave des Côtes de Bourg, tant pour son paysage que par la qualité de ses terroirs, a tapé dans l’œil d’investisseurs turcs. L’opération est réalisée sur le Château Haut-Bajac qui sera rebaptisé Château Dès Vu.

L’acte définitif devrait être signé ce 23 novembre. Un des deux co-acquéreurs, Bilge Yamen, est une figure du vin en Turquie pour être à la tête du grand domaine Yedi Bilgeler. « Nous nous sommes rencontrés, il a flashé sur les Côtes de Bourg, il faut dire que l’environnement est privilégié, un très beau terroir, un domaine très bien tenu, une vue sur la formation de l’estuaire, cet investissement international est le bienvenu », explique Didier Gontier, le directeur du syndicat des Côtes de Bourg. Le coup de cœur est pour le Château Haut-Bajac, caressé depuis 1996 par Jacques et Elisabeth Pautrizel, une propriété idéalement située sur la première veine argilo-calcaire derrière le village de Bourg-sur-Gironde. La douzaine d’hectares produit du blanc et du rouge avec la particularité d’avoir aussi du malbec en sus des cabernets et du merlot. « Je travaille depuis 20 ans dans le vin, j’adore les cépages bordelais, j’aime le style des vins de Bordeaux et le château Haut-Bajac porte tout le potentiel que j’aime », souligne Bilge Yamen, associé dans cette acquisition à Okan Karasan, un expert-comptable et directeur financier spécialisé dans le secteur viticole. Le Château est rebaptisé Dès Vu, une allusion à ce potentiel que porte ce domaine pour l’inscrire dans le futur. Aucun chiffre n’a été communiqué sur cette transaction, le prix de l’hectare dans les Côtes de Bourg peut osciller entre 17 000 et 24 000 euros l’hectare en fonction de la qualité du terroir, de la bâtisse, des installations techniques et de la force de la marque sur les marchés.

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60 ans de mise en bouteilles pour la famille Laplace

La maison Laplace fêtera les 60 ans de la première mise en bouteilles du château d’Aydie lors des Portes ouvertes des appellations Madiran et Pacherenc-du-Vic-Bilh  les 18 et 19 novembre prochains. L’occasion de redécouvrir la cuvée château et de découvrir les nouvelles cuvées de la dernière génération.

Quand la nouvelle génération de la famille Laplace, Grégory, sa sœur Camille et leur cousin Bastien, tous les trois autour de la trentaine, reprend en mains l’entreprise vinicole, elle est en grande difficulté. Les jeunes gens récupèrent cinq ans de stocks et 2,5 M€ de dettes, « notamment à cause de l’activité négoce Aramis créée par la génération précédente et qui vendait à perte, en particulier les côtes-de-Gascogne, avoue Bastien. Ces vins-là ne nous ressemblaient pas. Nous sommes une famille historique de Madiran et de Pacherenc-de-Vic-Bilh, spécialiste du tannat et du manseng ; on ne nous attendait pas sur cette IGP. Nous avons donc voulu depuis trois ans redonner goût au tannat en se démarquant avec des vins différents en parallèle de la traditionnelle cuvée Château ».

La nouvelle génération a tourné la page sans couper pour autant les ponts avec François, le père de Camille et Grégory qui les accompagne encore de quelques conseils. Grégory suit les vins, de la vigne à la bouteille depuis sept ans, Camille a repris la gestion et la comptabilité, Bastien, ancien aide-soignant, a pris en charge le commerce « mais nous sommes polyvalents, chacun de nous étant capables de parler des vins et du domaine ».

La famille est installée depuis 1927 sur ce vignoble qui s’étend aujourd’hui sur 70 hectares, à cheval sur les trois départements du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées. Il est majoritairement planté de tannat aux côtés du cabernet franc, du petit et du gros manseng. La production est aux deux-tiers en rouge, un quart en blanc et le reste en rosé. « Mon père s’était concentré sur ces cépages pour les décliner en différentes cuvées et il y a encore du potentiel, estime Grégory. Nous avons donc réfléchi à dix ans aux adaptations possibles au changement climatique, surtout après trois années d’aléas difficiles, le gel en 2021, la grêle en 2022 et le mildiou en 2023. La vigne doit d’abord être rentable, même une mauvaise année. Il faut par exemple revoir la taille, le palissage, les porte-greffes, quitte à arracher avant que la vigne ait 25  ans ». La famille a supprimé tous les désherbants et les engrais chimiques dans les vignes certifiées HVE depuis 6 ans. « Nous soignons aussi notre environnement en replantant des haies, se félicite Camille. Et nous avons déjà été récompensés par le retour de chauves-souris, d’abeilles, de coccinelles, de vers de terre… »

©F. Hermine

Trois jeunes gens dans le vent
La nouvelle génération a lancé de nouvelles cuvées avec l’œnologue d’Aydie, Baptiste Clavé. « Quand quelqu’un a une idée, on la partage, on la teste, on la goûte avec comme principal mot d’ordre : le fruit d’abord » explique Grégory. Le château d’Aydie, tout en gardant son style traditionnel, a arrondi ses tanins avec moins de surmaturité des raisins, moins de sucre et d’alcool. Une identification autre que le terroir a été trouvée pour une gamme en Vin de France, un véritable bestiaire lancé avec Les 2 Vaches Rouges, l’animal emblème du Béarn, déclinée ensuite avec toute la basse-cour : Le Vilain Petit Canard en blanc, Les Trois Petits Cochons Roses en rosé, La Poule aux Œufs d’or en petit et gros manseng, entre blanc sec et moelleux. « On voulait des vins qui nous ressemblent, ironise Grégory. « L’objectif était aussi de faire connaître le tannat mais récolté plus tôt et vinifié en cuves pour gagner en fraîcheur, complète Bastien. Nous sommes finalement la seule famille à faire du 100% tannat avec nos cuvées en rouge et rosé». Un madiran sans sulfites ajoutés est né récemment des réflexions familiales « comme celui que faisait déjà le grand-père Pierre, le premier vigneron à mettre en bouteille dan l’appellation en 1963, raconte  Bastien. A l’époque le tannat était acheté par les négociants bordelais pour muscler leurs vins mais pas en 1963. Heureusement le chef André Daguin qui voulait mettre en avant la production locale et qui venait de créer le magret de canard est venu chercher 600 bouteilles chez Laplace et les a fait connaître dans les restaurants. Ce sans-sulfite permet aussi de détacher la notoriété du madiran de l’association avec le gibier et nous fait gagner une nouvelle clientèle, plus jeune ».

L’entreprise d’Aydie est passée de 80 % du chiffre d’affaires en négoce à 20%. Elle élabore désormais neuf cuvées soit environ 650-700 000 bouteilles par an dont 30 % commercialisées à l’export. Et le trio béarnais a encore des idées dans sa besace.

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La nouvelle philosophie des champagnes Boizel

Davantage de vins de réserve élevés sous bois, diminution des dosages et évolution de la proportion des cépages dans les assemblages : le champagne Boizel dévoile en 2023 le résultat d’une réflexion sur ses cuvées entamée en 2017. Une révision des habillages accompagne ce renouveau.

En 2017, la maison de champagne née en 1834 menait des travaux d’envergure au siège avenue de Champagne à Épernay. L’ambition était de créer le circuit de visite oenotouristique que désormais près de 10 000 amateurs apprécient chaque année. Mais aussi d’installer, en face de la cuverie en inox, une trentaine de fûts ainsi que quatre foudres neufs, destinés à travailler les vins de réserve. 

C’est d’ailleurs le bois que l’on remarque en premier lorsqu’on s’approche du cellier. « Mais 95% de nos vinifications sont effectuées dans des cuves inox », remarque, amusé, Florent Roques-Boizel, devenu PDG en 2019. Pour la maison de champagne, l’influence du bois se limite à « la recherche de la longueur en bouche, de la texture », assure le dirigeant. Toutefois, l’arrivée des foudres en 2017 a permis à la sixième génération, également représentée par Lionel Roques-Boizel, directeur général délégué, d’entamer un lifting de la gamme, réduite à sept cuvées. 

Création d’une réserve perpétuelle
L’un des éléments de cette évolution du style des champagnes Boizel, c’est le travail sur les vins de réserve, élevés en petite quantité (4%) dans les foudres. « Globalement, nous avons augmenté leur proportion de 30 à 40%, comme dans notre brut réserve », commente Florent Roques-Boizel. Parallèlement, en 2018, la maison a créé une réserve perpétuelle. « Jusqu’ici, la philosophie de la famille était de conserver des vins de réserve trois à quatre ans par année d’origine, par cépage et par zone géographique. » Constituer cette réserve perpétuelle, augmentée tous les ans du millésime de l’année, insuffle de la jeunesse aux vins plus âgés, et inversement. Elle permet de mêler « maturité et fraîcheur », comme pour les deux mono-cépages, par exemple, contenant désormais 20% de vins de réserve. 

L’évolution la plus importante de la gamme concerne sûrement le blanc de blancs et le blanc de noirs. Le nouveau nom de chacune de ces cuvées, vieillies trois ans sur lies, vinifiées en cuves inox, assume complètement l’origine des approvisionnements. Le blanc de blancs devient « La Côte » et le blanc de noirs, « La Montagne ». « Depuis plus d’un siècle, nous nous approvisionnons toujours dans les grands et les premiers crus pour le blanc de blancs, raconte Florent Roques-Boizel. Chouilly, Mesnil-sur-Oger, Vertus et Avize. » La Côte est revendiquée en premier cru, « une première pour nous ». Pour le blanc de noirs, introduit il y a une quinzaine d’années, « nous nous sommes recentrés sur la montagne de Reims ». Exit Montgueux et les Riceys, « La Montagne » se compose, pour cette édition, des terroirs de Cumières, Mailly et Chigny-les-Roses, que la maison considère être les meilleurs pour sa cuvée. 

Une collaboration avec Toqué frères
Plus pointue et plus précise, la gamme nouvelle génération de Boizel assume également la réduction des dosages, d’un gramme en moyenne. Pour Joyau de France, devenu tout simplement « Joyau », vieilli plus de dix ans, la maison a dosé à trois grammes le millésime 2008 actuellement commercialisé. Le millésime 2012 est à venir au printemps prochain.

Ces dosages plus faibles s’accompagnent d’une révision de la proportion des cépages. Le brut réserve, par exemple, a réduit la part du pinot noir de 55% à 40% au profit du meunier, présent à 25%, « pour apporter plus de fruit », plus de mordant et de gourmandise. 

Un nouvel habillage, plus sobre, illustre le résultat de ces réflexions œnologiques. La maison Boizel a abandonné le blason pour un style d’étiquette plus haut, plus épuré et élégant, dévoilant deux grandes arches, rappelant à la fois la façade, le B du nom de la famille ou encore les caves creusées dans les années 1850. 

À noter que pour les fêtes de fin d’année, la maison Boizel s’associe aux artistes trublions Toqué frères. Ce jeu de miroirs entre les deux familles donne naissance à deux inédits : un coffret limité (58€ TTC) particulièrement pop, coloré et délicieusement impertinent pour le brut réserve et une fresque inattendue, peinte sur un mur du site du 46, avenue de Champagne. 

Terre de vins aime Ultime zéro
« Nous voulions un assemblage à part, raconte Florent Roques-Boizel. Créer un brut réserve sans dosage n’avait pas de sens pour nous. Donc nous avons créé une cuvée au vieillissement prolongé, sans dosage, pour trouver un équilibre. » Ultime zéro est né en 2008, 130 ans après la création du brut par Auguste Boizel. C’est désormais la cuvée la plus vendue de la maison (500 000 cols par an). Puissant, aromatique, droit, ce champagne trouve son équilibre dans l’expression de la vendange 2017, humide et complexe, et la rondeur et la gourmandise des vins de réserve, augmentés à 30%, amenant des notes de pains d’épices et de marmelades de fruits. Le zéro dosage apporte la tension et une finale salivante, particulièrement agréable. Une cuvée (45€) parfaite avec des huîtres, des fruits de mer ou des poissons crus.

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Le château Les Carmes Haut-Brion nous met au parfum

Jamais en retard d’une innovation ni d’une audace, le château Les Carmes Haut-Brion (Pessac-Léognan) dévoile, avec son « Hommage au Siècle, 1917-2017 », un voyage dans le temps et dans un univers organoleptique inédit. Avec le cabernet franc en vedette et un « nez » d’exception aux manettes.

Guillaume Pouthier ne dort pas. Le directeur général du château Les Carmes Haut-Brion (propriété de 7,60 hectares en appellation Pessac-Léognan, acquise en 2010 par la famille Pichet) ne se contente pas seulement de signer l’un des vins les plus « sexy » du moment sur la place de Bordeaux, mais il regorge aussi d’idées pour faire vivre son vignoble, en révéler l’identité d’une façon toujours plus affinée, et aussi… en faire parler. Savoir communiquer en apportant toujours de la nouveauté, en ayant de nouvelles histoires à raconter, c’est tout un art, et le Toulousain adopté par les Girondins sait faire : après avoir encapsulé le millésime 2016 dans des marie-jeannes, flacons de 2,25 litres réalisés sur mesure, après avoir lancé une collection « Éléments » où le traditionnel coffret bois est remplacé par une réalisation inspirée du chai dessiné par Philippe Starck, Guillaume vient de révéler une nouvelle édition très limitée appelée « Hommage au Siècle, 1917-2017 ».

1917, naissance de « Bijou »
Poussant encore le curseur de ses questionnements autour de la singularité du vignoble des Carmes Haut-Brion, de son histoire, de sa localisation géographique (littéralement dans Bordeaux), de son encépagement, Guillaume Pouthier a de nouveau embouteillé en marie-jeanne une expression particulière du millésime 2017 : un 100% cabernet franc vinifié entre 60% et 70% en grappes entières dans des cuves béton ovoïdes, puis élevé 4 ans en barriques et en amphores, mis en bouteille en 2021. Pourquoi le 2017 en particulier et pourquoi cet « hommage au siècle » ? 1917 était l’année de naissance de Marie-Jeanne Chantecaille alias « Bijou », qui fut la propriétaire des Carmes Haut-Brion jusqu’à leur rachat en 2010 par la famille Pichet et continua d’habiter dans la maison qui se trouve sur la propriété, jusqu’à sa disparition en 2020. « Cet ‘hommage au siècle’, c’est un hommage rendu à une grande dame qui a marqué l’histoire des Carmes, qui a fortement contribué à en façonner l’identité ; c’est un hommage à tous les vignerons qui ont fait vivre ce terroir pendant des générations », souligne Guillaume Pouthier. « C’est aussi une façon de mettre en avant la particularité de notre vignoble en sublimant le cabernet franc, qui occupe 44% de notre encépagement. Le cabernet franc c’est une forme, c’est aussi un parfum, c’est de l’iris, de la pivoine, de la violette, du musc… autant de marqueurs que nous voulions sublimer, souligner dans cette édition spécial, en menant un véritable projet gustatif et esthétique. De là, nous nous sommes interrogés : une fois ce vin embouteillé (et pour longtemps on l’espère), comment rendre notre démarche intemporelle, et reproductible ? La réponse était de signer un parfum, un parfum qui capture l’essence de cette cuvée – l’essence des Carmes ».

Aux âmes bien « nez »
C’est une rencontre avec le créateur de parfums Barnabé Fillion (Aesop, Arpa Studios) qui va amorcer un long travail de « nez » pour résumer la texture et l’aromatique des Carmes, dans une dimension « à la fois poudrée, botanique, végétale, racinaire, aérienne, sur la finesse et l’équilibre », précise Guillaume Pouthier. Partant de huit bases de parfums ils sont arrivés à deux, et finalement à cette « Eau des Carmes », une eau de parfum u caractère à la fois frais et profond, évanescent et entêtant, capiteux, maritime, floral et terrien. Bergamote, poivre, gingembre, cassis, vétiver, patchouli s’invitent parmi les notes citées plus haut. La tout dans un packaging très soigné, avec flacon à l’ancienne et pipette intégrée.

Cette Eau des Carmes est livrée en priorité avec les 500 marie-jeannes « Hommage au Siècle », désormais disponibles (elles ont été présentées cette semaine au négoce bordelais) et dont le prix est indiqué « sur demande à la propriété » – un retour sur la première édition de la marie-jeanne peut vous donner un ordre d’idée. Le parfum est aussi en vente à l’unité à la boutique du château, au prix de 125 € TTC.

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Philippe Pellaton réélu à la présidence d’Inter Rhône : « On garde le cap »

Le 3 novembre, Philippe Pellaton a été réélu à la présidence d’Inter Rhône pour un second mandat de trois ans. 

L’année passée, vous disiez, je cite « il faut renouer avec la croissance pour atteindre 2,9 millions d’hectolitres commercialisés d’ici 2035». Inflation, baisse de la consommation, stocks en hausse, votre feuille de route est bousculée. Comment allez-vous tenir le cap ?
On est motivé et on garde le cap. La stratégie interprofessionnelle est une stratégie au long court. On n’apporte pas de réponses à court terme. Le développements des parts de marché à l’international va prendre du temps, avec la date cible de 2035. A contrario, nous savons que si on arrête on n’y arrivera pas. Cela a été réaffirmé à l’occasion des élections, en présentant le projet sur les prochaines années, nous avons débloqué les budgets nécessaires pour réaliser ce plan. La stratégie export est là, elle et obligatoire. Elle fait face à la déconsommation en France, le pouvoir d’achat. Il y a aussi la diversification particulièrement sur les blancs. On peut presque dire que l’on a des résultats quand on voit les tendances de commercialisation, elles sont bonnes, il faut continuer. Pareil pour les rouges frais, plutôt légers jusqu’à nos crus, tous les gradients sont bons. Il faut arriver à communiquer sur ce que peut être cette diversité dans les vins rouges. J’évoquerais aussi la justesse volumétrique, il faut être en phase avec le marché et ne pas inverser les rapports pour être en adéquation entre les profils de vin et leur marché potentiel.  

Vous voulez valoriser les labels environnementaux mais le marché du bio est en baisse. L’équation est difficile ?
Tout dépend de la façon dont on aborde ces problématiques. Je serais un peu provocateur auprès de ma famille de producteurs. On considère qu’un label environnemental a une survaleur, une surcote par rapport à quoi ? Je la comprends car pour produire un vin en agriculture biologique cela coûte plus cher qu’en conventionnel. On n’a pas les mêmes outils et règles du jeu avec cette différence de 20 à 25 % . Il faut que les vignerons s’affranchissent de cette problématique de positionnement de l’un par rapport à l’autre. Il faut le faire par rapport aux marchés que l’on vise. Certains sont demandeurs de ces produits certifiés, bio ou HVE et d’autres moins, dont certains sont franco-français. Le marché international ne connaît pas le label HVE. Comme sur les couleurs, idéalement le choix de la certification dépend de la cible que l’on a. Sur la stratégie bio, effectivement il y a un coup d’arrêt lié au positionnement tarifaire. Je dis aussi que mes bouteilles conventionnelles aujourd’hui, seront bio demain. Par exemple, aucun négociant de la vallée du Rhône n’a dit je passe toutes mes références en bio. S’ils font cela, la problématique est réglée. Mais ils ont leur gamme assise sur le conventionnel et génère à côté une référence bio. C’est pour cela que la pompe ne s’amorce pas trop non plus. Il n’y a pas de basculement important. Il se fera par les attentes sociétales et la nécessité d’être en conformité avec l’environnement. Il faut aussi passer les cycles courtermistes.

Comment l’interprofession peut-elle accompagner l’impact environnemental sur la filière ?
L’interprofession va rester dans ses métiers, qui sont un, l’outil institut rhodanien qui peut générer des expérimentations qui permettent au vignoble d’être plus résiliant. Des démonstrateurs régionaux vont être mis en place. Des parcelles expérimentales sur lesquelles ont va tester plusieurs méthodes pour lutter contre le changement climatique et le respect des bonnes pratiques environnementales. L’institut les pilotera. Il y a aussi les recherches sur les cépages résistants à la sécheresse, par exemple le caladoc qui a été intégré dans le cahier des charges. 

L’interprofession peut accompagner par la communication. Une fois que tout cela sera réalisé, elle le fera savoir par tous ses plans d’action. L’impulsion appartient aux ODG et aux vignerons via leurs cahier des charges.

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Mildiou: l’Assemblée vote 20 millions d’€ d’aides aux viticulteurs

L’Assemblée nationale a voté mercredi pour un fonds d’urgence de 20 millions d’euros en soutien aux viticulteurs touchés par le mildiou, après d’importants dégâts dans le Sud-Ouest durant l’année.

La mesure est intégrée au projet de loi de finances de fin de gestion 2023, qui doit être adopté en première lecture en soirée puis transmis au Sénat. Il y a eu un « épisode très fort de mildiou dans beaucoup de récolte et de bassins viticoles du Sud-Ouest. Il est important de venir en soutien à ces agriculteurs » et « d’enclencher le plus rapidement possible le soutien nécessaire », a souligné le rapporteur du budget Jean-René Cazeneuve (Renaissance), élu du Gers.

Ce fonds permettra de verser une aide plafonnée à 20.000 euros, sur trois années glissantes.

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Frédéric Schaetzel remporte le 20e Master of Port

Ce lundi 6 novembre, le sommelier de l’Auberge de l’Ill** (Alsace) à remporté la finale du concours du meilleur sommelier en vins de Porto, face à Seika Hosokawa, sommelière-consultante indépendante et Pierre-Alexis Mengual du Château L’Hospitalet à Narbonne.

Organisé par le Syndicat des Grandes Marques de Porto (SGMP), l’Institut des Vins du Douro et de Porto (IVDP) et l’Union de la Sommellerie Française (UDSF), le Master of Port est un concours qui célèbre une appellation d’origine contrôlée, le vin de Porto depuis 1988.

Troisième titre pour l’Alsace
À l’issue d’une première sélection en juin dernier à Paris, Frédéric Schaetzel avait été retenu avec 7 autres candidats. Ce lundi, il restait en lice avec Seika Hosokawa et Pierre-Alexis Mengual, vainqueur du Ruinart Sommelier Challenge 2022 après les semi-finales de la veille. La finale s’est déroulée face à un jury composé de plusieurs Masters of Port et un comité technique dirigé par Bertrand Bijasson Master of Port 2012. Les épreuves ont consisté à une prise de commande avec carte de vins, une question sur le Marquis de Pombal, le père de l’appellation Porto, un commentaire de dégustation et enfin une spectaculaire ouverture d’une bouteille à la pince.

Candidat pour la première fois au Master of Port, Frédéric Schaetzel officie depuis 2016 à L’Auberge de l’Ill** (Illhaeusern), auprès de Serge Dubs, Meilleur sommelier du monde 1989. Le titre repart ainsi pour la troisième fois en Alsace après Romain Iltis, gagnant en 2008, mais aussi le tout premier lauréat du concours, Serge Dubs, vainqueur en 1988.

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Des ateliers pour tous à Bordeaux Tasting

Le festival des grands vins fait son retour dans exactement un mois, les 9 et 10 décembre, pour un nouveau week-end mémorable à l’occasion duquel de nombreux ateliers gratuits vous seront proposés. 

Cette année encore, Bordeaux Tasting s’annonce magnifique avec plus de 200 propriétés au rendez-vous et des master classes d’anthologie. Mais il n’y aura pas que ça, loin de là même, avec une multitude d’ateliers variés entre pédagogie, prévention et dégustation. Petit tour d’horizon à M-1.

Chateaunet Challenge, le rendez-vous des habitués
Pour les visiteurs réguliers de Bordeaux Tasting, Lyon Tasting ou Champagne Tasting, le Chateaunet Challenge est loin d’être un inconnu. Le concours de dégustation à l’aveugle sera à nouveau de la partie, samedi 9 décembre à 13h30, pour mettre à l’épreuve le dégustateur qui sommeille en vous à travers cinq cuvées qu’il faudra reconnaître. Pour chaque flacon, des questions à choix multiples vous aiguilleront afin de réaliser le meilleur score possible et tenter de repartir avec un des lots offerts par Chateaunet, site de vente en ligne qui parraine le challenge. 

Un tonneau qui va faire parler
Référence dans le domaine de la tonnellerie, Radoux animera un stand que vous ne risquez pas de manquer puisqu’en plein milieu de celui-ci trônera Athenis, un foudre connecté mesurant 2 mètres de large, 2 mètres de long et plus de 2 mètres de haut. Dernière innovation de la maison, le « grand tonneau » est une petite révolution grâce notamment à un système d’inertage statique permettant de réguler le taux de CO2. « Athenis permet aux vignerons de conjuguer un élevage sous bois « traditionnel » avec ses avantages tout en permettant l’élevage sans soufre alors que jusqu’à présent, l’un n’était pas forcément compatible avec l’autre parce qu’il y avait des risques de déviation microbiologique » explique Aurélie Guérineau, chargée de communication et marketing chez Radoux. À l’heure où la tendance est aux vins nature, bio et sans soufre, l’innovation vient répondre à une demande des consommateurs, mais aussi des vignerons, puisque c’est un domaine client de Radoux qui a poussé la tonnellerie à imaginer le premier prototype de ce qui porte désormais le nom Athenis. En plus d’une présentation de l’objet et d’explications techniques, une dégustation de vins issus de propriétés clientes de la tonnellerie permettra de montrer les résultats de cet élevage « connecté ».

Athenis le foudre connecté. ©Radoux

De la prévention avec l’APIPAF
On ne cessera jamais assez de le répéter, l’alcool est à consommer avec modération. Pour transmettre ce message au mieux durant le week-end, l’APIPAF (Association Pour l’Information et la Prévention de l’Alcoolisation Festive) sera présente pour la deuxième année consécutive, motivée par l’engouement suscité l’année passée, comme le raconte son président Benoît Lambert : « le public de Bordeaux Tasting a montré un réel intérêt pour notre action l’an passé et cela nous a poussés à revenir, d’autant plus que c’est pour nous la quatrième manifestation en termes de public dans l’année ». L’association proposera une évaluation du taux d’alcoolémie mais aussi bon nombre de conseils de santé en lien avec la consommation de l’alcool sans jamais la diaboliser car Benoît Lambert prévient « nous ne sommes pas du tout « anti-vin », la plupart de nos bénévoles sont même des consommateurs de vin, mais il y a une modération et une responsabilité à avoir à chaque instant. Notre rôle est d’aller à la rencontre d’un maximum de personnes et de leur permettre de discuter, et surtout de s’informer. »

L’EDV et le SGV fidèles au poste
L’École du Vin de Bordeaux et le Syndicat Général des Vignerons de Champagne sont eux aussi des habitués de Bordeaux Tasting avec des ateliers toujours aussi appréciés. Cette année encore, un programme de qualité a été concocté pour enrichir votre expérience de visite avec des quiz, des dégustations, des ateliers pédagogiques, mais aussi des ateliers de mise en pratique.

Les ateliers de L’École du Vin de Bordeaux :

Bordeaux Quiz – Un atelier interactif pour plonger au cœur des vins de Bordeaux et de leurs singularités !

Les rouges insoupçonnés – Pour découvrir Bordeaux autrement : ses rouges atypiques, frais, légers, se dévoilent en plusieurs nuances.

Vins et fromages – Pour revisiter la palette des accords possibles entre ces deux produits iconiques de la gastronomie française. 

Choco’Bordeaux – Croquez, dégustez, fondez : voyagez à travers les nombreux points communs de ces deux délices.

Accords de fête – Marier les saveurs, c’est tout l’objet de cet atelier gourmand qui vous révèle la diversité des accords entre mets et vins : cap sur votre repas de Noël !

Bordeaux Pétille – Un atelier festif pour découvrir toutes les facettes des confidentiels Crémants de Bordeaux à ajouter sur vos tables de Noël.

Bordeaux Tonic – Transformez-vous en virtuose des cocktails et apprenez à twister vos vins frais de Bordeaux pour impressionner à l’apéritif !

Les ateliers du Syndicat Général des Vignerons de Champagne :

« Vif, fruité ou intense ? A l’instar de nos vignerons, tous les champagnes ont leurs caractères. »

« Caractères et géo sensorialité, les champagnes de vignerons vous livrent leurs secrets »

« Nos rosés ont du caractère ! Vif, fruité ou intense, découvrez les champagnes rosés de nos vignerons »

La billetterie et toutes les informations sont disponibles en cliquant ici.

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Dominique Demarville dévoile sa première Réflexion chez Lallier

Dominique Demarville, chef de caves et directeur général de Champagne Lallier depuis trois ans nous a livré sa première Réflexion, 10e opus de la collection et le premier qu’il a assemblé, le brut non millésimé R.020 dans une nouvelle bouteille.

Si R.020 est principalement élaboré à partir de la vendange 2020 pour plus de 80 % complété de 2018 et 2019, il n’est pas millésimé et c’est d’ailleurs toute l’originalité de cette collection innovante créée par Francis Tribaut en 2014. Elle offre chaque année un nouveau regard sur le champagne entre le BSA et le millésime. « L’idée de Francis Tribaut était de donner plus de profondeur à un brut sans année avec une touche annuelle, à la fois reflet du style maison et d’une année, commente Dominique Demarville arrivé en 2021 comme chef de caves mais également comme directeur général. Avec cette cuvée, on s’autorise quelques variabilités gustatives et certaines années, nous n’en faisons pas comme en 2017, la seule année sans Réflexion ». L’année 2020 a en revanche été d’une qualité exceptionnelle avec un été sec et ensoleillé donnant des raisins frais et intenses de belle maturité. « Nous élaborons en Champagne un BSA tous les ans, et un millésime en moyenne tous les deux ans. Il faut donc avoir suffisamment de réserve en cave et toujours garder un peu d’assemblage précédent pour disposer d’une marge de sécurité en cas de mauvaise année. C’est un petit exercice supplémentaire que je ne connaissais pas avant chez Clicquot et qui apporte un peu d’excitation à mon métier ». La cuvée R.020, le 10ème opus, est pour la première fois en chardonnay majoritaire (51 %) associé au pinot noir ; Un assemblage dosé à 7g/l et qui bénéficie d’un vieillissement de 30 mois minimum. Elle profite également d’une nouvelle identité et d’un design à feuille de vigne embossée dans une nouvelle bouteille exclusive très élégante qui sera progressivement étendue aux autres références de la gamme (Rosé, Blanc de Blancs, Blanc de Noirs). 

Une maison boutique au style énergique
La maison détient 18 ha de vignoble en propre, surtout sur Aÿ, la Côte des blancs, la Montagne de Reims et une parcelle en Côte des Bar mais elle bénéficie aussi de 150 ha en complément. Actuellement avec des volumes qui se rapproche du million de bouteilles, elle restera une maison boutique haut de gamme. Dominique Demarville rappelle que le style de la maison est « un mix entre l’influence du terroir et celle de la méthode de vinification, la pureté de la craie et le climat frais, tout en allant chercher profondeur et intensité. C’est un travail sur la maturité des raisins, sur les vinifs en inox ou sous bois, en cuves ou en barriques pour donner du gras et de l’intensité et sur le temps de vieillissement d’au moins 2,5 ans. D’autres champagnes travaillent plus sur la légèreté la délicatesse, d’autres sur la profondeur comme Bollinger, Clicquot était plutôt sur la puissance tandis que Lallier se veut plus frais, dynamique et énergique ». Et le chef de caves, fort d’une expérience de 30 ans en Champagne notamment chez Clicquot, connaît particulièrement bien le vignoble.

Aucun changement de style n’est prévu avec le nouvel actionnaire majoritaire depuis 2020, le groupe Campari. « Il faut reconnaître qu’il y avait des fondations solides grâce au beau travail de définition de la gamme par Francis Tribaut ; on ne fait pas de révolution juste une évolution » affirme le chef de caves qui voulait garder un pied dans la vinification – « c’est ce qui me fait vibrer », tout en trouvant une nouvelle énergie à la tête d’une maison de Champagne. 

Après trois ans de travail sur le rosé, le blanc de blancs, le blancs de noirs et le BSA qui vont être les piliers de la gamme, Dominique Demarville envisage de sortir un brut nature l’an prochain. « L’idée est aussi d’aller plus loin sur la gamme des millésimes et des parcellaires plus orientée terroirs. Nous abandonnerons peut-être certains parcellaires, nous maintiendrons le beau Loridon, un original pur chardonnay sur le terroir d’Ay, et d’autres sont à l’étude. » La cuvée Ouvrage, un bi-parcellaire tiré liège qui existe depuis près de 20 ans devrait évoluer : En général élaborée à partir des deux mêmes parcelles, un chardonnay d’Oger et un pinot noir Aÿ, elle devrait être à l’avenir assemblée à partir des deux meilleures parcelles de l’année et être millésimée « pour en faire le best du best mais tout ça est encore en réflexion et prendra du temps ». Autre axe de réflexion, une cuvée de prestige millésimée en approche parcellaire.

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IGP du Gard : Une nouvelle bulle pour contrer la crise

Pour lutter contre la déconsommation de vins et s’adapter aux évolutions profondes de la société, la Fédération des vins IGP du Gard a décidé de lancer « Les Bullicieuses », une marque collective autour de la bulle, et de promouvoir les cocktails qui ont la cote auprès des jeunes.

Nîmes, capitale des vins du Gard. Au premier étage de l’hôtel particulier Edouard Mouret, une effervescence bien particulière vient perturber la quiétude de cette magnifique bâtisse du XIXe siècle. En arrivant sur les lieux, Denis Verdier, le président de la Fédération gardoise des vins IGP lance les hostilités : « On a conscience que l’on fait face à une crise grave au sein de la filière et que la déconsommation est problématique pour les revenus des producteurs. C’est pourquoi nous travaillons collectivement depuis plusieurs mois afin de trouver des solutions. L’objectif, c’est une opération séduction auprès des moins de 35 ans qui se désintéressent du vin. » Le constat est clair et notamment sur le vin rouge dont la consommation a baissé de plus de 30% en France sur les dix dernières années. « La génération Z se tourne vers d’autres produits comme la bière, les boissons moins alcoolisées, les cocktails et les bulles », relaie Christophe Aguilar, président des vins IGP Coteaux du Gard. 

Les Bullicieuses, les bulles made in Gard
C’est en partant de ce constat qu’un groupe de travail de 50 caves et domaines a planché sur la création d’une nouvelle marque de bulles. « Les Bullicieuses sont nées avec l’esprit de liberté de nos IGP gardoises, sans barrière et avec un cahier des charges souple et adaptable », prolonge Christel Guiraud, président des vins IGP Cévennes. Pour le moment, l’ensemble est assez flou : pas de cépages définis (même si on part plutôt sur un produit d’assemblage) ou de terroirs précis et un dépôt à l’INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle) qui n’a pas encore été validé mais le collectif se veut serein. « On ne part pas d’une feuille blanche et on a été rassuré récemment sur la dimension juridique, rebondit Denis Verdier. Beaucoup de domaines font déjà de la bulle mais à titre plus informel. On voudrait que la démarche soit plus globale avec une grande ambition sur les volumes et sur la qualité. » Sans les citer, la cible, c’est le Prosecco et les bulles type crémants sur un marché de l’effervescent qui fonctionne à plein régime. « C’est une vraie belle perspective pour les jeunes viticulteurs car l’atout commercial est considérable », assure Christel Guiraud.

©Yoann Palej

Une grande soirée le 16 novembre au musée de la Romanité
Côté financement, si personne n’a voulu évoquer le rayon des cotisations, la Fédération espère une mobilisation généreuse des instances régionales (voire européennes via France AgriMer) pour lancer le projet sur de bons rails. Côté promotion, une convention a été signée avec la Chambre d’Agriculture du Gard et le Mas des Agriculteurs. Ce dernier organise d’ailleurs une journée spéciale le samedi 2 décembre pour faire découvrir ces fameuses bulles. Toutefois, les plus curieux pourront déguster bien avant quelques cuvées estampillées « Les Bullicieuses » lors de la soirée « ReGard sur le vin » qui aura lieu le jeudi 16 novembre prochain au Musée de la Romanité à Nîmes de 18h30 à 23h. Une soirée placée sous le signe de la nouveauté puisqu’outre un bar à bulles, un bar à cocktails sera également de la partie sous l’égide de Vin De France Cocktails et de l’influenceur mixologue Monsieur Camille. Pour découvrir les premiers opus « marketés », il faudra attendre officiellement le millésime 2024. Pour en savoir plus, vous pouvez contacter le 07 49 02 21 94 ou par mail à contact@odg30.fr

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