Château Cantenac Brown, Margaux 2017

C’est le plus écossais des Bordelais avec son architecture Tudor. Grand Cru classé 1855, ce château margalais est connu dans le monde entier.

Sous l’impulsion de son nouveau propriétaire, Tristan Le Lous, et son éternel directeur, José Sanfins, ce domaine connaît une révolution avec l’édification d’un chai entièrement en terre crue. Côté vins, notre coup de cœur est pour le millésime 2017. Après cinq ans, le vin commence à se polir où l’élégance margalaise donne beaucoup d’accessibilité à ce vin dans sa jeunesse. Issu d’un assemblage composé à 67% de cabernet sauvignon et de 33% de merlot, il délivre dès le nez des notes de cassis frais, de mûre et de vanille. La profondeur de ce vin se confirme en bouche, c’est délicat et dense à la fois. Les tannins sont riches et fins, ils tapissent le palais, guidant une complexité aromatique autour des fruits noirs, du cèdre et de la fleur de sureau. C’est un vin qui conserve encore un grand potentiel de garde et déjà très agréable pour les amateurs de densité. Sa finale saline est persistante et elle en devient sapide. Elle pousse à resservir et à penser un accord : peut-être un ris de veau avec quelques tagliatelles neigées de copeaux de truffes. Ou un fromage de Brie à la moutarde. Ou les deux.

Château Cantenac Brown (33) – Margaux/55€
Se renseigner auprès du château : 05 57 88 81 81 ou www.cantenacbrown.com

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Telmont inaugure des parcellaires millésimés

La collection « Lieux-Dits » vient compléter la gamme des champagnes de la maison installée à Damery (51). Bertrand Lhôpital, présente une première cuvée millésimée 100% meunier, cépage typique de la vallée de la Marne, issue d’une parcelle du terroir historique du domaine. 

Intarissable, Bertrand Lhôpital se réjouit de présenter une nouveauté de la maison qui conjugue parfaitement ses deux fonctions de chef de caves et de directeur du vignoble. Le champagne Telmont lance une nouvelle collection « d’exception » dédiée aux lieux-dits. Cette gamme de parcellaires millésimés démarre avec un pur meunier de l’année 2012 issu de la parcelle « Les bas-ruisselets Sous Adrien », de son nom complet, située un peu au-dessus du cimetière de Damery. « Le champagne est un vin d’assemblage bien sûr, mais nous avions la volonté de mieux comprendre nos vins à partir de l’unité élémentaire, c’est-à-dire la parcelle. » Bertrand Lhôpital élabore des parcellaires depuis 2012, « d’abord pour (se) faire plaisir ». « J’ai vinifié séparément certaines parcelles, expérimenté jusqu’à la mise en bouteille. » Il arrivait d’ailleurs au chef de caves d’utiliser deux parcellaires de chardonnay « dans un but pédagogique, lors de master class ». Une commercialisation n’était pas encore d’actualité. Mais, chaque année, le jeu de la découverte de ces vins singuliers nourrit le chef de caves. 

Hommage au meunier
Au début de l’été dernier, une étude de terroir, commanditée par Telmont et menée par deux pédologues (spécialistes des sols, NDLR) et deux géologues, pousse plus loin la démarche de compréhension des lieux-dits. « J’avais déterminé quatre grandes structures, raconte le représentant de la quatrième génération. D’un côté, le milieu et le haut de coteau de Damery, vers Cumières, aux terres plus calcaires amenant plus de tension et de minéralité aux vins. De l’autre, le milieu haut et le milieu bas de Venteuil, apportant plus de charpente. » L’étude de terroir affine ce zonage et caractérise quinze unités de terroir significatives. L’unité « Sous Adrien 2012 », en édition limitée de 920 flacons, fait partie de celles-ci. D’autres sont à venir en 2024.

Vinifié et élevé en foudres de chêne de 50 hl, sans fermentation malolactique, le parcellaire millésimé a bénéficié d’un tirage bouché liège en 2013, d’un vieillissement de neuf ans et d’un dosage extra-brut (5g/l). Ces quelque 80 ares plantés en meunier, « orientés plein sud, dans un sol brun riche et fertile, ont des choses à raconter sur notre enracinement à Damery », au cœur du vignoble historique du domaine. À la dégustation, le champagne chante sans conteste le croquant du meunier, sa fraîcheur et son charme acidulé. Le nez se laisse envoûter par les arômes d’abricot avant que le palais ne soit enveloppé de notes briochées, de rhum, de pain d’épices et de poivre, avec une touche de citron confit. La finale, saline, laisse de jolis amers en bouche. Gourmand, Bertrand Lhôpital suggère d’accorder Sous Adrien 2012 « avec une pavlova aux agrumes, un jambon ibérique ou un Comté affiné 18 mois ». 

206 euros

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Le temps de la fumée blanche 

Les 3 et 4 novembre prochains s’ouvre le ban de la distillation dans la région cognaçaise. Ambiance… pour cette première édition à l’initiative du Grand Cognac.

Car c’est d’abord une ambiance. La froide campagne automnale est parsemée de colonnes de fumée s’élevant dans le blanc du ciel. Une fumée blanche quelque part, spiritueuse, signifiant le début de la campagne de distillation du futur cognac qui se terminera légalement à la fin du mois de mars. Ces colonnes de fumée sortent des fermes renfermant le fameux alambic charentais. Auprès de la chaudière, de chauds parfums envahissent les lieux, du chocolat blanc aux déclinaisons de prunes, de la poire à la verveine, tout dépend du terroir, de l’alambic et du savoir-faire. Nous l’aurons compris, la distillation éveille les sens et rappelle combien le territoire du cognaçais mérite d’être visité à cette époque de l’année. La distillation est une fête, précisément pour le Ban organisé par le Grand Cognac. Concerts, spectacles, escape game, masterclass, pauses gourmandes, expositions, circuits de visite et cetera, autant d’animations pour combler le touriste béotien comme averti à l’eau-de-vie charentaise. Pour tout savoir sur le cognac, un riche programme de conférences a été mis sur pied, notamment le vendredi 3 novembre à 15 heures à la maison jarnacaise Hine sur les liens entre le cognac et la culture par la journaliste et auteure Clara Lefort. Et parmi les nombreuses activités, il ne faut pas manquer l’Escape Game Spirits (3 novembre à 10h, 14h, 16h15 et le 4 novembre à 10h, 14h) au Domaine Guillon-Painturaud à Segonzac. 

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Nos 5 idées de calendriers de l’Avent autour du vin

Dans un mois déjà, il sera l’heure d’ouvrir la première case de votre calendrier de l’Avent, synonyme de l’arrivée à grands pas de Noël et sa magie environnante. Vous ne savez pas quoi (vous) offrir ? Pas de panique, nous avons sélectionné, pour vous, 5 calendriers autour du vin, des spiritueux et de la gastronomie. Petit ou grand budget, tout le monde y trouvera son compte. 

La Box de l’Avent par 20h33

Le négoce libournais vous propose une « Box de l’Avent » extraordinaire, fruit d’un partenariat noué avec 24 propriétés issues des différents vignobles français, mais aussi étrangers (Espagne et Argentine). La box se décompose en quatre coffrets comprenant six bouteilles chacun, vous offrant ainsi une multitude d’appellations, de millésimes et de couleurs de vins, entre grands crus classés et propriétés plus confidentielles. Ce calendrier magique ne se contente pas de vous offrir de superbes flacons puisqu’il comprend également une visite par propriété pour deux personnes. Un livret détaillé récapitulatif des 24 vins, avec suggestions d’alliances mets & vins et propositions musicales, ainsi que des goodies de la sommellerie Pulltex ont également été glissés à l’intérieur de ce cadeau rare, puisque seuls 24 exemplaires sont mis en vente jusqu’au 15 novembre prochain sur 20h33.com.
Prix indicatif : 995 €

Le calendrier de l’Avent des whiskies français par La Maison du Whisky

Les spiritueux auront très prochainement la part-belle dans le magazine Terre de vins avec un numéro hors-série qui leur est intégralement consacré. Ils sont également à l’honneur aujourd’hui avec un magnifique calendrier qui vous fera voyager à travers l’Hexagone. Après avoir ouvert les abattants joliment décorés de ce coffret, se dévoile le tant attendu calendrier arborant une carte de France indiquant l’emplacement des 24 distilleries présentes dans cet objet. Car oui, chaque jour un whisky d’une distillerie française apparaîtra derrière sa case, dévoilant une fiole de 2 cl vous invitant à découvrir le savoir-faire du whisky « Made in France » qui s’est considérablement développé en 40 ans. Pour vous accompagner dans cette découverte, un QR code à flasher vous dirigera vers une série de masterclass en ligne animée par Matthieu Acar. Pour les plus voyageurs, la Maison propose une version « Monde » de son calendrier avec des whiskies issus des quatre coins du globe. 
Prix indicatif : 99 €


Le calendrier de l’Avent Prestige Mets, Vins et Spiritueux par Wineted 

La toute jeune maison de négoce bordelaise dévoile pour la deuxième année consécutive son calendrier de « luxe », une jolie caisse bois entièrement réutilisable dont chaque tiroir révèle, soit une cuvée de prestige en format demi-bouteille (37.5 cl), soit un « trésor » du patrimoine culinaire français. 7 champagnes (Krug, Delamotte…), 5 vins blancs (Louis Latour, Yquem…), 5 rouges (Cheval Blanc, Cos d’Estournel…) mais également 2 cognacs (Hennessy et Bache Gabrielsen) et 2 liqueurs (Cointreau et La Chartreuse Verte) composent le casting XXL de ce calendrier. Le chocolat Alain Ducasse, la truffe de la Maison Henras et l’huile d’olive La Clusière sont les assortiments culinaires également dissimulés dans 3 des tiroirs de ce coffret limité à 100 exemplaires. 
Prix indicatif : 1500 €

Le coffret dégustation 24 mignonettes par La Boite du Fromager

Il est parfois délicat d’investir dans un calendrier avec 24 bouteilles sans avoir la certitude que les vins à l’intérieur seront tous à notre goût. C’est ce qu’a parfaitement compris La Boite du Fromager qui a imaginé un calendrier en forme de coffret dégustation, regroupant 24 mignonettes de 2 cl avec différents cépages et différentes régions, permettant de vous faire un avis sur les vins dégustés dans l’optique d’établir votre sélection de bouteilles pour la fin d’année.
Prix indicatif : 79.90 €

Pour ceux qui voudraient découvrir des cuvées au format bouteilles, La Boite du Fromager a également pensé  Le Calendrier de l’Avent du Vin renfermant 12 bouteilles, en rouge et en blanc, pour découvrir une large variété d’appellations, de quoi commencer la constitution d’une cave de belle manière. Et si pour vous, 12 bouteilles en 24 jours ce n’est pas suffisant, l’édition 2022 du calendrier, avec une sélection intégralement différente, est toujours disponible pour compléter la nouvelle venue.
Prix indicatif : 139.99 € (édition 2023) 129.22 € (édition 2022)

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Château Monbazillac 2022 remporte la 28e édition du concours de Monbazillac

32 cuvées du millésime 2022 ont participé au concours et ont été dégustées par 45 sommeliers formateurs. Venus de toute la France et accueillis sur deux jours par l’Interprofession à l’occasion du congrès de leur association dans le vignoble bergeracois, le concours de Monbazillac a constitué un temps fort de leur programme de découverte du vignoble.

La cuvée lauréate est celle du Château Monbazillac appellation Monbazillac 2022. Elle est issue des vignes qui entourent le Château de Monbazillac et appartiennent à la cave depuis l’acquisition du château, porte étendard de l’appellation, par cette dernière en 1960.

Fabrice Sommier, Président de l’UDSF, (au centre) remet le trophée à
Guillaume Barou, Président de la Cave de Monbazillac. A gauche, Eric
Chadourne, Président de l’Interprofession des Vins de Bergerac Duras

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[Publi-Info] Laurent-Perrier Grand Siècle Itération N°26 : Recréer l’année parfaite

Si le millésime est généralement considéré comme synonyme d’excellence en Champagne, a contrario, la conviction de Laurent-Perrier est que l’assemblage permet de créer ce que la nature ne donnera jamais : l’année parfaite.

Quand Bernard de Nonancourt reprend les rênes de la Maison familiale en 1948, il a pour ambition d’amener Laurent-Perrier au plus haut niveau à travers une « Grande Cuvée » unique. C’est par l’observation de la Nature qu’il réalise qu’aucun Millésime, même exceptionnel, ne sera jamais suffisant pour atteindre la perfection qu’il a en tête. En effet, en Champagne, les années millésimées révèlent de grandes différences tant en caractéristiques qu’en style. En s’appuyant sur « l’Art de l’assemblage », Bernard de Nonancourt comprend qu’il peut rassembler ces attributs pour leur complémentarité afin de créer la perfection dont il rêve. Une perfection que la Nature, seule et à travers le Millésime, ne pouvait lui apporter. Grand Siècle est né sur cette idée unique en 1959 : recréer l’année parfaite.

L’expression de l’année parfaite est celle d’un grand vin de Champagne ayant développé une profonde intensité et complexité aromatique, tout en réussissant à préserver sa fraîcheur et son acidité à travers le temps, lui assurant une grande capacité de garde.

Depuis 1959, il n’a été possible de recréer Grand Siècle que 26 fois en bouteille et 23 fois en Magnum.

Après plus de 10 ans de vieillissement sur lies, Grand Siècle Itération N°26 est dévoilé en septembre 2023. Cette 26ème Itération, disponible uniquement en format bouteille, repose sur l’assemblage de 3 années exceptionnelles choisies pour leur complémentarité parmi les rares millésimes de Laurent-Perrier : 2012 (65%), 2008 (25%), 2007 (10%). Afin d’offrir fraîcheur et complexité, Laurent-Perrier fait le choix d’une majorité de Chardonnay (58%) complétée de Pinot Noir (42%) provenant de 8 Grands Crus parmi les 319 Crus de la Champagne.

La robe or blanc révèle des bulles délicates et persistantes. Le nez est complexe et mêle des arômes de chèvrefeuille, de citron, de clémentine et de beurre frais auxquels se succèdent des notes de noisette et de miel. Grand Siècle Itération N°26 offre fraîcheur et finesse, des arômes de citron confit et de noisette fraîche. La bouche est soyeuse et minérale avec des notes de chèvrefeuille et de clémentine. 

Site internet : www.laurent-perrier.com 
Instagram : @champagnelaurentperrier
Contact : direction.communication@laurent-perrier.fr

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Dans les coulisses du jury de l’incubateur de start-up de Bernard Magrez

Terre de vins était, en observateur, ce jeudi 26 octobre, avec le jury de sélection des candidats pour le programme Primeurs de l’incubateur de Start-up créé par Bernard Magrez. 

« Bernard Magrez a décidé de créer un incubateur référent dans le monde du vin et de fédérer les initiatives ainsi que les aides à des jeunes entrepreneurs, dans la sphère régionale. Les projets doivent être dans le champ de la viticulture, de la bière, des spiritueux, et de l’œnotourisme. On est dans la philanthropie entrepreneuriale. M Bernard Magrez ne gagne pas d’argent sur ce dispositif et il se souvient de ses débuts où les spiritueux ne voulaient pas rentrer dans les supermarchés : lui l’a fait » décrit Fabrice Guez, directeur de l’incubateur :
Une fois sélectionnées, ces start-up découvrent un lieu de travail et d’échange avec un double accompagnement Bernard Magrez-UNITEC, financé par l’incubateur et assuré par des professionnels. Ce lieu, c’est le château Le Sartre, à Léognan, acquis en 2017 par Bernard Magrez. « Ces start-up bénéficient d’une visibilité accrue et, au cours des deux années que dure le programme, nous leur faisons rencontrer des banques, et, chaque semaine, des intervenants sur divers domaines » ajoute Fabrice Guez. 
L’incubateur a donc vocation à permettre de 

construire un business model viable et rentable, 

structurer la start-up afin de la préparer à son développement

lancer une phase de croissance. 

Des projets innovants d’abord
Les projets présentés doivent servir le monde du vin. C’est souvent le cas. Mais parfois le lien est ténu, et force de constater, lors du jeu de questions/réponses, la bienveillance des membres du jury qui s’efforcent de voir comment on peut raccrocher le projet aux objectifs de l’incubateur pourvu qu’il touche à l’éco citoyenneté ou à la préservation de l’environnement et qu’il est « innovant ». Le candidat doit alors montrer sa « capacité à pivoter/à s’adapter ». Parmi les autres critères d’évaluation, on mentionnera « la disponibilité de l’équipe » qui devra se déplacer à l’incubateur, le « réalisme de l’offre », « l’analyse de la concurrence », la « pertinence du business plan », « peut-on leur apporter quelque chose ? » et « besoin/envie d’être accompagné ». Autant de critères qui amènent des débats au sein du jury.  

Des avis discutés
C’est avec beaucoup de professionnalisme et de respect pour les divers avis que les membres d’horizons multiples débattent dans une vraie démocratie. Le point central est que ne pas savoir n’est pas perçu comme un handicap chez le candidat : « Il a besoin d’aide, sinon il ne serait pas là ». La capacité à apprendre et la pertinence du projet (l’étude de marché surtout) sont jaugées. 

« Tout est à bâtir, il faut mâturer l’idée », « il a mal analysé le marché », « il est trop au stade de l’idée, nous pourrions l’inciter à faire une étude de marché ». « Y a-t-il vraiment un besoin sur le marché ? ». « Son positionnement n’est pas clair » mais « il a bien répondu aux questions ». « Il va coordonner toute la chaîne de valeurs », « il propose une entreprise qui répond à de vrais enjeux ». « Il se trompe sur le client final, ce n’est pas celui-là ». « Il n’a pas identifié la concurrence ». « Il ne s’est pas exprimé sur ses attentes sur l’incubateur » (aïe !). 

Autant de manques perçus qui sont en fait des marges de progrès que l’incubateur travaillera avec le candidat. Le portrait robot du candidat idéal est difficile à cerner, mais un membre tente de le définir : « c’est un candidat régional qui a un bon potentiel, mais qui a des choses à améliorer ». Quelqu’un complète : « une capacité d’écoute et de la disponibilité pour être là lors des rendez vous ». Un autre ajoute : « Il faut que le projet soit sur la base d’une idée qui va dans le bon sens, prouvée par une étude de marché, avec un premier prototype ou une application ou des clients testeurs qui montrent la viabilité du projet.  Et qu’il y ait quelque chose en plus».

Le Directeur de l’incubateur conclut « montrer que cela peut fonctionner ».   

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Halloween en quelques flacons

Quelques idées de flacons à glisser entre cucurbitacées et toiles d’araignée sur votre table d’Halloween pour ne pas vous contenter d’un bouillon de sang aux yeux de crapaud pour accompagner votre gratin de mygales et votre steak de chauve-souris.

Ce rite païen, en fait ancienne fête celte et gauloise remplacée par la fête chrétienne de la Toussaint, a été ressuscité à partir du XIXe aux États-Unis via le conte irlandais « Jack o’Lantern », ivrogne condamné à errer éternellement après avoir joué quelques mauvais tours au diable. De nos jours, pour défier les morts, les vivants préfèrent s’accompagner d’un bataillon de créatures effrayantes pour tenter d’éloigner les mauvais esprits. Pendant que vos enfants font le tour des maisons criant aux voisins « trick or treat », (une farce ou une friandise), vous pouvez dresser une jolie table d’Halloween à faire pâlir  d’envie toutes les sorcières et démons des environs avec bien sûr quelques belles bouteilles à faire damner plus d’un palais.

Condrieu Les Chailliées de l’Enfer du domaine Vernay
Une cuvée rare de Condrieu qui porte le nom des terrasses où sont plantées les vignes entre les murets en pierre sèche sur les cteaux escarpés de la vallée du Rhône Nord. Une merveille d’équilibre élevée 12 à 18 mois en barriques, se développant sur les fruits jaunes, les agrumes, des touches florales sur une note de safran   (106 €)

La cuvée Vin de France Arcane XV Le Diable 2015 de Xavier Vignon
L’œnologue chateauneuvois l’a élaboré à partir de mourvèdres centenaires issus de 17 parcelles, en macérations longues… XV comme Xavier Vignon mais aussi comme l’arcane du tarot représentant le diable. Puissant sur les fruits noirs (cassis, mûres, myrtilles), les épices (clou de girofle, poivre noir) tout en tension et en précision sur une belle trame tannique (105 €)

Côtes de Provence blanc La Pointe du Diable du château Malherbe de la famille Ferrari. Un ugni blanc-sémillon bio et même en biodynamie Demeter depuis 2021, issu du littoral varois sur un terroir de sables et de quartz en face du fort de Brégançon. Il a été travaillé sur lies fines en cuves en collaboration avec le brillant œnologue bourguignon Philippe Pacalet. Une belle tension iodée, des fleurs blanches, des agrumes et une note miellée (25 €)

Le côtes-de-provence L’Hydropathe Elite Rosé du Domaine des Diables de Guillaume et Virginie Philip au pied de la montagne Sainte-Victoire face à un paysage à couper le souffle. Un syra-grenache en pressurage directélevé sur lies pour un vin fin, rond et minéral sur les petits fruits rouges et les agrumes.  (17,50 €)

Le Veilleur de nuit blanc de la cave de Turckheim pour le plaisir de la légende qui raconte qu’au cours d’une ronde, par une nuit sans lune, le veilleur de Turckheim rencontra une sorcière qui jeta un sort sur le village faisant couler l’eau des fontaines vers le haut. Pour cojurer le mauvais sort, la cave a élaboré un assemblage à la fois sec et tendre de pinot blanc, pinot gris et gewurztraminer. Elle pourrait aussi évoquer Jack o’lantern qui signifie veilleur de nuit. Vous pouvez toujours l’accompagner de quelques citrouilles éclairées et d’une choucroute de la sorcière, haxasurkrut, spécialité alsacienne de Rouffach pour le moins roborative mêlant chou fermenté, spaetzel (nouilles locales) et charcuteries (7,90 €)

Des cuvées accessibles du Sud-Ouest comme Démon noir de Vinovalie, un comté tolosan rouge et intense provenant des coteaux et terrasses du lot, un malbec-merlot rond sur des notes de fruits noirs et d’amandes grillées – le démon évoque un détail et l’histoire du Pont Valentré à Cahors (5,60 €) et caché derrière un vigneron en béret, le Rosé d’enfer de Plaimont, un saint-mont en tannat, pinenc et cabernet-sauvignon, vif et gourmand sur les arômes de cassis, groseille et framboise (8,50 €)

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Rémi Lamerat et Aymeric de Gironde au Bacchus Business Club de Bordeaux 

Ambiance sportive pour le rendez-vous de début du mois d’octobre du Bacchus Business Club de Bordeaux. Et pour cause, Nicolas Béraud, fondateur et PDG de Betclic, est également vice-président du Club de Bordeaux. Il a reçu les 80 membres bordelais du Bacchus Business Club sur le rooftop du siège du site leader des paris sportif en France pour un apéritif dînatoire avec vue panoramique sur la Cité du Vin. 

Côté ballon ovale et crampons, c’est l’ancien rugbyman Rémi Lamerat qui présente sa toute première cuvée. Originaire de Sainte-Foy-la-Grande (33), son grand-père possédait déjà un domaine classé en Côtes-de-Duras. Celui, qui a toujours souhaité travailler dans le monde du vin, y trouve une reconversion/passion parfaite « la relation entre la plante et son terroir me fascine. J’ai envie de faire du beau fruit et donc du bon vin »  Il devient officiellement vigneron en 2022 avec l’acquisition de 10,5 hectares de vignes ainsi qu’une propriété qui deviendra familiale, à Yvrac, un village proche de Bordeaux. Le Domaine Grand Jour est né. « Ce que je fais déguster aux membres bordelais du Bacchus Business Club est un vin en AOP Bordeaux, issu de notre première vendange en 2022, un 100 % merlot. J’ai choisi de le faire sur le profil gourmand et plaisir. C’est tout de même notre tout premier bébé. On voulait une cuvée qui pouvait toucher les copains, copines, la famille… qu’il soit agréable à boire, facile. Ça fait 5 mois qu’il est en bouteille seulement, mais l’opportunité était trop belle de pouvoir commencer à montrer ce que nous avons dans le ventre. ». Mais Rémi a aussi l’âme d’un aventurier « Nous avions envie de travailler l’AOP Bordeaux dont je suis très fière, mais aussi le Vin de France pour sortir des sentiers battus. Nous avons par exemple travaillé un rosé avec le cépage marselan qui sort complètement du cahier des charges. Ensemble au domaine, nous faisons des tests sur des micros-cuvées. Et si ce sont des réussites commerciales et techniques, nous continuerons dans ce sens-là. Je fais partie de la génération qui va devoir se réinventer sans renier la tradition, ce qui est d’ailleurs le cas de mon ami Aymeric de Gironde dont j’admire les vins ».


Aymeric de Gironde, est président de directoire du Château Troplong Mondot, 1er Grand Cru Classé de Saint-Emilion, il le dit de lui-même « Je suis amoureux de Trolong-Mondot. Les jardins, le restaurant, sa terrasse et les chambres d’hôtes font de Troplong Mondot un endroit merveilleux situé en plus sur le point culminant de Saint-Émilion ». Il présente trois vins aux amateurs présents, les 2017, 2012, et 1998. «  Le 2012 est une des meilleures années à Troplong Mondot. C’est un vin très équilibré offrant une grande complexité de saveurs sur une bouche onctueuse et d’une belle ampleur. Un superbe Saint-Émilion complexe, riche et dense. » Une page se tourne pour le 2017 puisque ce sera le premier d’Aymeric de Gironde. « La seule chose que je sais bien faire c’est l’assemblage, et c’est fascinant de le faire à Trolong Mondot. Le terroir du Château se situe sur une colline avec des orientations et altitudes différentes, des cépages plantés différents et qui apportent donc la typicité au vin, et surtout un type de sol unique dans la région, parce qu’il n’est pas encore érodé. Le vin c’est l’expression de son lieu, son terroir. » La découverte se termine par le millésime 1998, la grande année à Troplong Mondot. Un vin extraordinaire, d’une finesse, d’une élégance folle, mais avec de la puissance. « C’est la signature de Troplong Mondot, un vin naturellement puissant mais sans que ce soit trop intense. Nous aimons le dissimuler derrière de la délicatesse et de l’aromatique ».

Les chefs d’entreprises, venus de tous les secteurs d’activité et membres du Bacchus Business Club de Bordeaux, présidé par Jack Bouin, ont pu allier ce soir-là, plaisir, création de liens et synergies entre le monde du sport et celui du vin. En effet, Nicolas Béraud proposait une visite privée des locaux de Betclic avec un arrêt autour des équipes de bookmaker en plein match de Ligue 2 Bordeaux – Caen. Un moment ultra privilégié que les membres du Bacchus Business Club ont pu vivre en direct avant de rejoindre le rooftop pour un apéritif accompagné de la cuvée Brut Réserve de la Maison Charles Heidsieck. Un vin frais et minéral, puissant et généreux sur des bulles fines et vives, des arômes briochés sur des notes de fruits secs et de fruits jaunes. Le gin Acrobate et le rhum El Passador de Oro de la Maison Les Bienheureux ont offert aux participants une jolie fin de soirée à la lueur de la lune se reflétant dans les volutes dorées des panneaux de verres de la Cité du vin de Bordeaux.

Photos ©Solène Guillaud

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Muscadet sur tous les fronts

Entre son « Nouvel ancrage », la dégustation professionnelle du 23 octobre, l’E-Paulée, et la soirée de rencontre entre amateurs, vignerons et restaurateurs qui aura lieu le 6 novembre, le Muscadet et l’ensemble des vins de Nantes sont sur tous les fronts pour faire découvrir ou redécouvrir la qualité de leurs terroirs et de leurs vins, encore trop méconnue.

Avec son doux climat océanique, le Muscadet vendange toujours de bonne heure. Résultat, dès octobre-novembre les vignerons trouvent le temps de quitter un peu leurs cuves de vinifications pour des opérations d’information et de promotion, mais aussi de solidarité et de convivialité. 

Le lundi 23 octobre, les vignerons de Nantes ont profité de la tenue dans leur capitale du salon Serbotel pour attirer les professionnels des métiers de bouche et de l’hôtellerie vers la 2è édition de leur « Nouvel Ancrage ». Cette dégustation se déroulait sur l’ile de Nantes et a en effet réuni plus que les 200 sommeliers, cavistes et restaurateurs plein de curiosité. On a pu y déguster les Muscadets et ses appellations sous-régionales et l’ensemble des dix crus, mais aussi les Gros-Plants et les rares Coteaux d’Ancenis, qui naissent à l’extrémité est de l’appellation, à la limite de l’Anjou. On célébrait les 25 ans de l’association de vignerons qui s’étaient réunis pour revendiquer le cru Gorges, finalement officialisé en 2011. 

©I. Bachelard

Des cuvées élevées jusqu’à 50 mois 
Parmi les crus, il y avait les 7 terroirs les plus anciennement reconnus Clisson, Gorges, Le Pallet, Monnières-Saint-Fiacre, Goulaine, Mouzillon-Tillières, Château-Thébaud ainsi que les trois derniers qui en sont à la dernière étape d’officialisation à l’INAO, Institut national de l’appellation et de la qualité, La Haye Fouassière, Vallet et Champtoceaux. Des cuvées de 2017 (domaine Barreau à Gorges, 2018 (domaine du Colombier à Vallet) ou même 2015 (Jérémy Huchet à Monnières Saint-Fiacre ou Christian Gauthier à Clisson) vieillies jusqu’à 60 mois en cuve souterraine sont des vins formidables de densité et de fraîcheur mêlés. 

On a pu apprécier aussi la qualité de l’appellation sous-régionale Muscadet Cotes-de-Grandlieu. Les vins du domaine du Haut Bourg des frères Choblet font penser qu’elle pourrait bien un de ces jours rejoindre la famille des crus communaux…

Une é-Paulée gourmande et solidaire 
Pour sa 6è édition, l’é-Paulée nantaise prend de l’ampleur. Née en 2017 pour soutenir les vignerons touchés par le gel, elle réunit chaque année plus de participants. Le jeudi 9 novembre 2023, ce sont 44 chefs et 44 vignerons de la région nantaise qui s’associent pour une soirée de gourmandise mettant en valeur les produits du terroir et les vins de Muscadet. Les organisateurs insistent que ce n’est pas une énième soirée d’accords mets & vins, mais une expérience unique de partage chaleureux et gourmand. En effet, chaque restaurateur invite un vigneron, les participants réservent directement dans un des restaurants, le menu est établi dans chaque établissement pour faire briller les plats et les cuvées du vigneron invité. Celui-ci présente et explique ses cuvées, son domaine, sa façon de travailler. Et surtout tous les convives arrivent en même temps afin de partager véritablement la même soirée, comme ils le feraient s’ils étaient invités chez des amis. 

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