Nouvelle Proviseure à La Tour Blanche

Mélanie Chenard succède à Pierre Chéret, à la tête de l’Ecole de Viticulture de La Tour Blanche. Cette nouvelle Proviseure sera responsable du site et de la partie formation. Elle devra faire le lien avec Miguel Aguirre qui reste Directeur d’exploitation du Chateau La Tour Blanche, 1er Grand Cru Classé de Sauternes 1855. 

Quel est votre parcours Mélanie Chenard ?
Mes racines viticoles plongent dans les terroirs vallonnés de l’Entre-Deux-Mers. Mes parents y sont toujours viticulteurs. J’ai ensuite intégré l’Ecole d’Ingénieurs de Bordeaux Science-Agro (ex ENITA). Puis pendant 3 ans, je pars gérer l’exploitation du Lycée Viticole de Cahors-Le Montat. J’y ai appris aussi bien à vinifier mes premiers raisins que la trufficulture, l’élevage de cervidés, les grandes cultures et l’apiculture. En 2008, j’ai eu l’opportunité de prendre la direction de l’exploitation du Lycée Viticole de Libourne-Montagne, sur un vignoble de 40 hectares. J’y suis restée 15 ans. Je me suis investie aux côtés d’une équipe de 10 salariés pour obtenir le meilleur de nos terroirs, adapter notre vignoble aux changements climatiques, diversifier notre activité commerciale, mais aussi partager toutes ces expériences auprès de l’équipe enseignante au profit de nos élèves.

Passer de la direction d’une exploitation à la direction des formations est presque nouveau donc ? 
Oui, En tant que responsable du site, j’ai bien sûr une mission transversale car je dois assurer le lien entre les entités du site. Mais je dois aussi aller à la rencontre des acteurs du territoire, pôle emploi ou des entreprises, pour mettre en lien leurs besoins de main d’œuvre qualifiée avec la carte des formations du lycée. J’essaie donc d’adapter celle-ci en m’appuyant sur le CFA (Centre de Formation d’Apprentis) et le CFPPA (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole). La carte des formations des établissements d’enseignement agricole girondins est pilotée par Agro Campus Bordeaux Gironde. Nous pouvons faire des propositions en fonction des remontées du terrain. Ce fut le cas pour le projet « formation QV Sauternes » qui est fait notamment pour répondre à ces besoins. Il est fait en lien avec un groupement d’employeurs du Sauternais. Il s’agit d’accompagner des personnes en demande d’emploi et de les qualifier sur les métiers de la vigne ou de la conduite d’engins. Les formations continues pour adultes nous concernent de plus en plus : il y a des opportunités d’autant plus que les besoins de reconversions professionnelles augmentent. 

Combien d’élèves et d’apprentis à La Tour Blanche ?
Nous avons  80 élèves en formation initiale sous statut scolaire, avec une 3ème  prépa pro, et deux bac professionnels agricoles. Ensuite, nous avons une soixantaine de BTS Viti-Oeno par apprentissage. Sans oublier la Formation continue avec des formation de tractoristes et de travaux paysagers. 

Comment faites vous connaître les formations du lycée de La Tour Blanche ?
Nous proposons des mini stages aux élèves des collèges et 2de de lycées. Nous restons attachés à ce que ce soit nos propres élèves qui fassent eux-mêmes la visite. C’est le meilleur moyen de faire germer l’idée du pourquoi pas cette filière

Cet article Nouvelle Proviseure à La Tour Blanche est apparu en premier sur Terre de Vins.

Quand Emmanuel Renaut élève la Grande Dame vers les cimes

C’est un déjeuner qui restera dans l’histoire. Le 26 septembre dernier, dans le cadre de son programme « Garden Gastronomy », la Maison Veuve Clicquot a réuni pas moins de huit chefs du monde entier qui ont chacun proposé un plat signature pour sublimer la Grande Dame 2015. Le lieu en lui-même était chargé de sens : la Grande Menuiserie Saint Dominique se situe à l’emplacement des anciens jardins maraîchers qui occupaient le faubourg jusqu’au XVIIIe siècle. Le chef du Flocons de sel, Emmanuel Renaut, a accepté de nous livrer ses impressions sur cet extraordinaire challenge.

Vous avez lancé en 1997 le Flocons de sel, un restaurant de montagne, quel est l’esprit de sa cuisine?
On peut utiliser les produits de montagne sans que cela soit roboratif et rustique.  Lorsque j’utilise la polenta par exemple, elle fait 2 mm d’épaisseur, lorsque je fais une croûte au fromage, c’est pareil, c’est tout en délicatesse avec des champignons, des oignons… J’ai recours aux mêmes ingrédients que la cuisine montagnarde traditionnelle mais travaillés différemment. Notre objectif est de rester un restaurant à taille humaine, proche de la nature.

L’esprit de Garden Gastronomy est une cuisine qui rend hommage d’abord au végétal et aux produits du potager, à l’image de celui de Veuve Clicquot au Manoir de Verzy. Comment vous rattachez-vous à cette philosophie ?
Nous privilégions les circuits courts et nous possédons, nous aussi, notre propre potager qui nous permet d’être auto-suffisants tout l’été.  On y cultive toutes sortes de plantes, de l’aspérule, de la mélisse, de l’agastache, de la menthe, des tagettes, de la badiane, des armoises, de la sarriette, de la ciboulette…. On en laisse sécher certaines pour les utiliser l’hiver, on en distille, on fait des bouillons, des congélations, du sirop… Nous avons une multitude de légumes, des cardons, des choux dont on emploie à la fois à la fois la fleur et la croûte. Vous pouvez ajoutez à cela notre poulailler et nos ruches.


Vous profitez aussi de toutes les plantes sauvages qui vous entourent…
Nos ramasseurs parcourent la montagne. A l’automne, ils cueillent les gratte-culs (cynorhodon, fruit de l’églantier dont on fait notamment de la confiture), en hiver la berce dont on peut manger les racines, au printemps le bourgeon de sapin, en été la reine des prés et les myrtilles, nous en avons récolté 600 kilos cette année ! Quant aux champignons, à 1500 mètres d’altitude, nous bénéficions d’une qualité inégalable. Ils sont moins véreux et plus nombreux que dans la vallée, surtout lorsque l’on a des sécheresses comme en ce moment. À cette hauteur, on a en effet encore de la rosée la nuit. Enfin, la montagne, on l’oublie parfois, ce sont aussi les lacs et leurs poissons, ce n’est pas seulement le fromage et la tartiflette ! La montagne commence par la vallée et quelle belle diversité de poissons on y trouve : perches, féras, gardons, lotes du Lac, tanches, brochets, ombles, brèmes, mais aussi truites dans les ruisseaux. 

Quelle relation entretenez-vous avec le champagne ?
Je suis depuis toujours un amateur de champagne. Ma mère habite entre Reims et Laon à une demi-heure du vignoble. Pour moi, on ne doit pas en boire tous les jours, il doit rester associé à la fête, il incarne le contraire de la routine. Cette association entre l’effervescence et la complexité a en effet quelque chose d’exceptionnel, surtout dans une cuvée comme la Grande Dame 2015 qui a tout de même derrière elle huit ans de maturation. Quant à la Maison Veuve Clicquot, elle nous accompagne depuis toujours. Edouard de Nazelles, qui descend directement d’Edouard Werlé à qui la Veuve avait confié sa maison, nous avait très gentiment soutenu au moment du lancement en 1997. Il était venu avec sa fameuse Bentley jaune. Voilà pourquoi le champagne Veuve Clicquot tel que je le vis, ce n’est pas seulement une marque, c’est une famille.

Quel accord avez-vous imaginé pour la Grande Dame 2015 ?
Il s’agit d’un champagne doté d’une bulle très fine et de beaucoup de fraîcheur et d’élégance, ce qui lui permet de s’accorder facilement avec les légumes et les champignons. On trouve des champagnes très vifs, qui sont parfaits pour l’apéritif et se mettre en appétit, la délicatesse de cette cuvée en fait davantage un champagne de repas et son côté beurré facilite le mariage à des choses un peu végétales, en l’occurrence pour mon plat, des choux-raves accompagnés d’une espèce de fromage blanc très légèrement fumé, de ceps, de pickles de girolles, d’oxalis et d’aneth pour faire écho à la fraîcheur du vin. 


Une collaboration entre huit chefs représente un sacré défi, comment s’est déroulé ce repas où vous avez dû servir pas moins de 8 plats à 40 convives ?
L’ambiance était très bonne, je connaissais quelques chefs italiens qui sont un peu mes voisins ! Même si chacun devait préparer son plat, on s’est tous entraidés, et alors même qu’il n’y avait pas eu de répétition, l’enchaînement a été parfait. J’ai pu goûter ce qu’avaient préparé mes confrères. J’ai été bluffé par la recette d’Enrico Crippa : une betterave avec un bouillon de bœuf. Sans qu’il y ait de viande, il a réussi à donner un côté carné aux légumes et le mariage avec le champagne était parfait.

www.veuveclicquot.com

Cet article Quand Emmanuel Renaut élève la Grande Dame vers les cimes est apparu en premier sur Terre de Vins.

European Wine Day : première édition à Toulouse 

Une journée consacrée à l’avenir du secteur viticole et sur la place du vin dans les sociétés européennes, est organisée à Toulouse. Des professionnels de toute l’Europe sont attendus. 

Vendredi 27 octobre prochain, Toulouse va accueillir la première édition de l’European Wine Day. Cette journée où se côtoieront des professionnels mais aussi de simples passionnés du vin se donne pour ambition de discuter de l’avenir de la viticulture. L’événement a été motivé par Farm Europe, l’Interprofession des Vins du Sud Ouest (IVSO) et les Vignerons coopérateurs de France. « Nous avons profité que la capitale du vin soit en France cette année pour initier une journée pour parler du vin », explique Joël Boueilh, co-président de l’IVSO et président des Vignerons Coopérateurs de France. En effet, Toulouse a été désignée en 2023 « ville européenne du vin » par le réseau Recevin. « Nous avons pensé qu’il était important de mettre en avant la dimension culturelle, mais aussi économique du vin », ajoute le porte-parole des organisateurs de l’événement parmi lesquels se trouve également l’Assemblée des régions européennes viticoles (AREV). 

Ces organisations ont invité les structures, qui, en Europe, travaillent dans le secteur du vin, « pour évoquer ensemble comment nous préparons la viticulture et la consommation de vin pour les années à venir », décrit encore le vigneron de l’appellation Saint-Mont dans le Gers. Dans le contexte actuel, le secteur de la vigne a plusieurs défis à relever. La consommation évolue. Elle a « tendance à diminuer en France. En Europe c’est encore relativement stable, mais on observe un ralentissement un peu partout dans le monde », constate Joël Boueilh. Les vignerons doivent également faire face au changement climatique.

Trois tables rondes 
Pour partager des connaissances et faire front commun, trois tables rondes seront organisées. La première abordera le sujet de l’adaptation au changement climatique. La seconde traitera de la dimension culturelle : quelle place le vin occupe et peut conserver dans nos sociétés. La dernière table ronde concernera le marché mondial et européen. Les discussions porteront alors sur l’évolution des goûts et de la consommation et tenteront d’élaborer des pistes pour adapter la production aux nouvelles tendances.

A une semaine de l’événement, les inscriptions sont closes (elles étaient gratuites et ouvertes à tous). L’amphithéâtre du conseil régional qui doit accueillir la manifestation est plein. « Nous attendons plus 300 personnes, se réjouit Joël Boueilh. Certains viennent d’Italie, d’Espagne ou encore de Grèce. » C’est le signe que l’appel lancé par les Français a été entendu et que les préoccupations sont partagées au-delà de l’hexagone. Pour Joël Boueilh, cette journée a vocation, par la suite, à tourner de ville en ville, au grès des choix de Recevin qui désigne chaque année une « ville européenne du vin ». 

Cet article European Wine Day : première édition à Toulouse  est apparu en premier sur Terre de Vins.

L’Oenotour de l’Hérault, c’est l’émotion

Languedoc Cœur d’Hérault : un territoire d’Exception

Bonjour, vous connaissez l’Oenotour de l’Hérault ? C’est de l’œnotourisme en grand format ! des caveaux étapes,  des rencontres gourmandes, des artisans vignerons, des activités de loisir, une culture vivante, un patrimoine séculaire.  Et des aventures à la journée : à pied se sont les oenorandos, à vélo, les oenovélos…

Plutôt alléchant non ?

Côté décor, l’Hérault compte 7 destinations Vignoble & Découvertes …une assurance de qualité et d’accueil chaleureux sur tout le département !

Bienvenu dans ces podcasts où, nous allons à la rencontre de ceux qui en parlent le mieux

Languedoc Cœur d’Hérault : un territoire d’Exception

Et au milieu coule … le fleuve Hérault. Ce terroir est un écrin naturel, protégé par une épaisse garrigue et les contreforts du Larzac. Enracinées dans des terres encore préservées, les vignes sont ici chez elles…Trois grands sites France® donnent le tempo : Gorges de l’Hérault ; Cirque de Navacelles ; Vallée du Salagou et Cirque de Mourèze. Et l’artisanat tourne à plein régime comme à St. Jean de Fos où se perpétue une tradition de plus de 600 ans, la poterie vernissée.
Le vignoble, ensoleillé et abrité par les reliefs, est particulièrement favorable à l’élaboration de grands vins. Il se distingue d’ailleurs par sa quête de l’excellence. Ici, 86 % de la production viticole est classée IGP ou AOP.
Les vins rouges, souvent exubérants et charnus, rivalisent de gourmandise et donnent le change aux vins blancs ou rosés d’une grande finesse et fraîcheur.

Cet article L’Oenotour de l’Hérault, c’est l’émotion est apparu en premier sur Terre de Vins.

Vendanges à Cahors : de la qualité, mais de petits volumes

Cet été, sur l’appellation Cahors, les vignerons ont lutté contre le mildiou au début de la saison et contre la canicule à la fin. Deux phénomènes qui ne sont pas sans conséquence sur les volumes.  

Les vendanges ont débuté au début du mois de septembre sur l’appellation Cahors. Les rouges, qui seuls peuvent bénéficient de la dénomination AOC Cahors, ont été récoltés un peu plus tardivement au cours du même mois. Les vignerons n’ont pas voulu trop tarder. « Plusieurs prélèvements suite aux fortes chaleurs, nous ont indiqué que nous étions arrivés sur un plateau, la vigne ne chargeait plus, n’évoluait plus en maturité », décrit Nicolas Fournié, président du syndicat de défense du vin AOC Cahors, et vice-président de la cave coopérative Vinovalie. Les vendanges ont donc été menées aussi rapidement que possible, laissant derrière les parcelles les plus essorées par le mildiou. 

Depuis mi-octobre, le travail est désormais terminé ce qui permet à Nicolas Fournié de commencer à faire le bilan. « Nous estimons, en moyenne, les rendements à 17 hecto/hectare », évalue le président du syndicat de défense des vins de Cahors. Cette moyenne cache de grandes disparités entre les parcelles non vendangées et les terres plus privilégiées, épargnées par le mildiou, où les rendements sont de 40 hectolitres/hectare. Au mildiou, il faut ajouter le coup de chaud infligé aux grappes après le 20 août, qui a brûlé les raisins. 

De beaux blancs aux Croisille
Heureusement, au Château Les Croisille, dont les vignes se trouvent à Luzech dans la vallée, les blancs se sont bien comportés. « Nous avons fait cette année, une de nos plus belles récoltes en sauvignon et chardonnay. Il y a de belles acidités et de beaux équilibres. Nous allons faire nos deux cuvées habituelles », se réjouit Germain Croisille, qui pour le domaine familial assure les vinifications. Pour les rouges, le travail au chai devrait beaucoup impacter le profil des vins. Au Château Les Croisille, précise le vigneron, « on a fait des macérations courtes, des extractions limitées pour obtenir des vins pas trop tanniques, sur le fruit et qui gardent la fraîcheur. » Globalement, la vendange obtenue est « de bonne qualité, on est dessus de 2021 ». », observe Nicolas Fournié.

Pour le président du syndicat de défense du vin AOC Cahors, 2023 doit servir d’année témoin pour le vignoble qui va devoir apprendre de cette expérience. « On sait presque tous, quel jour on s’est fait avoir par le mildiou. Quand le produit a été lessivé. On s’est rendu compte que la qualité de la pulvérisation est primordiale. » Autre enseignement de cette année, pour Nicolas Fournié, « le merlot n’est plus indispensable ». Ce cépage permettait de donner de la rondeur aux vins, mais « il ne supporte pas l’excès d’eau et la chaleur », pointe le vigneron. De quoi peut-être détourner, à l’avenir, les vignerons de Cahors de ce cépage. 

Cet article Vendanges à Cahors : de la qualité, mais de petits volumes est apparu en premier sur Terre de Vins.

[Foire aux seconds vins] Joli succès d’automne

Ce samedi, sous la houlette de Terre de Vins et de son partenaire Cash Vin, la Foire aux seconds vins était une nouvelle fois de retour au Hangar 14, à Bordeaux. Une journée pour découvrir et faire le plein de jolis rapports qualité-prix, qui a enthousiasmé autant les quelque 1600 visiteurs présents que les domaines participants.

En cette journée automnale, les amateurs n’ont pas eu peur d’affronter une météo capricieuse pour se rendre à la Foire aux seconds vins, en bord de Garonne. Le déplacement valait assurément le coup, avec de belles découvertes en perspective grâce à plus d’une cinquantaine de propriétés des deux rives bordelaises au rendez-vous, proposant une diversité de vins pour tous les goûts et pour tous les budgets. 


Fidélité et nouveautés
Parmi les nouveaux visages de cette édition 2023 figurait le Château Monlot, grand cru de Saint-Emilion sous pavillon chinois, qui présentait son Héritage de Monlot 2020, un vin au fruit gourmand né des coteaux limono-argileux de la propriété. Diligentée par le responsable marketing et brand-ambassador Edouard Mazieres, cette première participation « a pour but de dynamiser la partie commerciale, expliquait-il. Et ce n’est que le début, puisque nous entendons également être présents à Bordeaux Tasting en décembre et à Lyon Tasting l’an prochain ».

Parmi les habitués, on retrouvait, fidèle au poste, le Château Cantemerle (grand cru classé du Médoc) et son frère saint-émilionnais le grand cru classé Grand Corbin. « Nous répondons présents aux événements de Terre de Vins depuis la toute première édition de Bordeaux Tasting comme de la Foire aux seconds vins, rappelait Laurence Beuton, responsable communication et événementiel du domaine. Ce sont des salons très qualitatifs, tant dans l’organisation que par les dégustateurs présents. » En ce samedi, les amateurs pouvaient découvrir Les Allées de Cantemerle 2019, assemblage créé à partir des jeunes vignes de la propriété, dominé par le cabernet franc, « déjà accessible par sa finesse et sa gourmandise, mais aussi doté d’une belle capacité de garde. » Parmi les actualités du domaine, le grand cru classé a enclenché une phase de travaux en 2022, comprenant une rénovation d’envergure du château, le triplement de surface du cuvier et la création d’un nouveau chai à barriques pour 2024, ainsi que d’une boutique dont l’ouverture est prévue pour 2025. 

Parmi les autres fidèles participants mettant à profit cette Foire aux seconds vins pour faire découvrir leurs nouveautés, était présent le Château Bouscaut (Pessac-Léognan). Le cru classé de Graves faisait découvrir son second vin Les Chênes de Bouscaut rouge 2018 « équilibré, aux tanins fondus » et blanc 2021  « entre structure et fraîcheur », tous deux habillés depuis les Primeurs 2022 d’étiquettes repensées « dans un style intemporel et chic plus fidèle à l’esprit de la famille », expliquait Armand Lurton-Cogombles, le responsable commercial de la propriété. 

Des visiteurs conquis
Qu’ils soient novices, amateurs ou même futurs professionnels du vin, les visiteurs avaient le sourire en ce samedi au Hangar 14. Fidèle lecteur de Terre de Vins et participant régulier aux événements du magazine, Florent saluait la qualité des événements de Terre de Vins et se réjouissait de « pouvoir goûter, faire des rencontres et découvrir ou redécouvrir des vins. » Au détour d’une autre allée, Pierre, amateur de vin, était venu accompagné de son amie Martine, plus novice en la matière mais toute aussi intéressée. Déjà plusieurs fois acquéreur de ces bons rapports qualité-prix que sont les seconds vins bordelais, il confiait quelques nouveaux coups de cœur à l’image du Chevalier de Lascombes ou de la Dame de Gaffelière, alors que sa complice penchait plus pour le vignoble de Pessac-Léognan, avec Les Chênes de Bouscaut ou Le Petit Haut Lafitte. 

Tous deux étudiants en diplôme national d’œnologie, Lisia et Maxime étaient venus accompagnés de leur ami étudiant en langues Elwan. Ils profitaient de cette foire aux seconds vins pour « enrichir leurs connaissances, faire un tour du vignoble bordelais, comparer les appellations et leurs caractéristiques », et se perfectionner dans l’art de la dégustation. « Nous avons fait des découvertes et avons eu quelques belles surprises, à l’image de Blason d’Issan, Frank Phélan ou Château Coquillas. » Leur enthousiasme était tel qu’ils planifiaient déjà leur venue à Bordeaux Tasting, les samedi 9 et dimanche 10 décembre prochains. 

Un succès toujours au rendez-vous
Avant de repartir, les amateurs n’ont pas manqué de faire une halte à la boutique aménagée par Cash Vin sur place, pour ramener ces pépites à domicile. De bon matin déjà, « les clients privilégiaient l’achat en grosses quantités, souvent à hauteur de quatre ou cinq caisses », rapportait Jérémie Daugy de Cash Vin. Parmi les plébiscites du jour, le blanc avait la part belle en matinée, et la rive gauche affichait également un beau succès, à l’image des Fiefs de Lagrange (grand cru classé de Saint-Julien) ou de Prélude à Grand-Puy Ducasse (grand cru classé de Pauillac). L’autre tendance-phare c’était, plus que jamais en ces temps de crise du pouvoir d’achat, le succès des petits prix en dessous de dix euros (par caisses de six), « qui ont fait un carton », à l’image des Oiseaux de Chantegrive et de Delphis de la Dauphine.

Photos ©A. Viller

Cet article [Foire aux seconds vins] Joli succès d’automne est apparu en premier sur Terre de Vins.

[Foire aux Seconds Vins] Pauillac, Saint-Julien, Saint-Estèphe… les rois du Médoc !

Aujourd’hui, la 7e édition de la Foire aux Seconds Vins, organisée par Terre de vins en partenariat avec Cash Vin, vous attend à Bordeaux, au Hangar 14. L’occasion pour vous de découvrir des cuvées porteuses du style des plus grandes propriétés bordelaises, à des prix accessibles. Découvrez les seconds vins des prestigieuses appellations de Pauillac, Saint-Julien et Saint-Estèphe. 

Château Pédesclaux
Fleur de Pédesclaux 2019
Pauillac
Voilà une version tonique du pauillac. Le nez franc invite à croquer dans son fruit frais, juste mûr. La trame acide relance les papilles et rappelle que le terroir médocain possède naturellement une signature fraîche et tendue. Un caractère contemporain, sur la réglisse noire, la griotte et le cassis. Avec un farci poitevin à l’oseille.
91/100
Prix TTC : 25 € la bouteille – 125 € la caisse de 6 bouteilles soit 20,83 € l’unité

Château Batailley
Lions de Batailley 2018
Pauillac
Un parfum entêtant de pruneau camphré s’annonce, traduisant le caractère généreux du millésime. Une certaine densité se discerne. Elle se retrouve en bouche, construite sur une matière pleine, des tanins fermes, bien présents mais intégrés, et surtout une arête acide qui tient l’ensemble sur la longueur. Avec une souris d’agneau (de Pauillac of course).
90/100
Prix TTC : 29 € la bouteille – 145 € la caisse de 6 bouteilles soit 24,17 € l’unité

Château Lynch-Moussas
Les Hauts de Lynch-Moussas 2018
Haut-Médoc*
Un parfum entêtant de pruneau camphré s’annonce, traduisant le caractère généreux du millésime. Une certaine densité se discerne. Elle se retrouve en bouche, construite sur une matière pleine, des tanins fermes, bien présents mais intégrés, et surtout une arête acide qui tient l’ensemble sur la longueur. Avec une souris d’agneau (de Pauillac of course).
90/100
Prix TTC : 29 € la bouteille – 145 € la caisse de 6 bouteilles soit 24,17 € l’unité

Château Pichon Baron
Les Tourelles de Longueville 2019
Pauillac
La robe est profonde, opaque, l’attaque est sucrée. La bouche est fluide et torréfiée, avec sa dominante de merlot, puis cabernet-sauvignon, franc et petit verdot. Cette cuvée montre un autre profil de Pauillac, plutôt inhabituel, dans un style épuré, c’est un contrepoint aux Griffons**, plus charnu. La texture est toute en légèreté, la finale sur le grain de café. Avec un esturgeon fumé.
89/100
Prix TTC : 48 € la bouteille – 240 € la caisse de 6 bouteilles soit 40 € l’unité

Château Haut-Bages Libéral
La Chapelle de Haut-Bages Libéral 2018 (AB)
Pauillac
Bouquet tonique sur la menthe sauvage, l’eucalyptus, le thym, les fruits rouges caramélisés puis le poivre frais. Il faut s’attarder sur ce nez complexe et généreux. Le palais surprend par son profil acidulé, tendu, croquant, fin et tonique, une construction fuselée qui conduit directement à table. Avec une lamproie à la bordelaise.
91/100
Prix TTC : 28 € la bouteille – 140 € la caisse de 6 bouteilles soit 23,33 € l’unité

Château Grand-Puy Ducasse
Prélude À Grand-Puy Ducasse 2016
Pauillac
Ce 2016 a eu le temps de s’offrir une certaine patine en bouteille, mais conserve les qualités inhérentes au millésime : bonne maturité de la matière, arête acide traçante, tanins granuleux, présents mais intégrés. Droit et juteux, bien structuré, ce second vin de Grand-Puy Ducasse (CA Grands Crus) assume son pur style pauillacais entre rigueur et sapidité. Avec un gigot de 7 heures.
89/100
Prix TTC : 28 € la bouteille – 140 € la caisse de 6 bouteilles soit 23,33 € l’unité

Château Tour Saint Fort
Baron d’Estours 2019
Saint-Estèphe
Une certaine concentration épicée, soulignée par un élevage assez présent, se discerne au premier nez. La bouche est droite, construite sur une bonne arête acide autour de laquelle se devinent quelques amers zestés. Les tanins sont aimablement fondus, pour une bouteille de bonne facture. Sur un petit salé aux lentilles.
88/100
Prix TTC : 15 € la bouteille – 75 € la caisse de 6 bouteilles soit 12,50 € l’unité

Château Lilian Ladouys
La Devise de Lilian 2018
Saint-Estèphe
L’élevage, encore dominant à ce stade, s’exprime sur un nappage de fruit noir. La bouche est dotée d’un gras flatteur, qui se vêt de tanins un peu serrés. Il est encore jeune et nécessite un bon carafage avant service, mais il a un joli potentiel. Accompagner avec un plat qui a des hanches, comme un boudin grillé et purée de panais.
90/100
Prix TTC : 18 € la bouteille – 90 € la caisse de 6 bouteilles soit 15 € l’unité

Château Lafon-Rochet
Les Pélerins de Lafon-Rochet 2018
Saint-Estèphe
Un vrai médocain. Son élevage fin, respectueux du fruit, enrobe un bouquet de violette, viande séchée, graphite, avec un grain de tanin dessiné et précis. La texture est juteuse et bien équilibrée, les épices fraîches pimpent la finale et s’exprimeront encore mieux une fois passé en carafe. On peut garder encore une paire d’années, c’est une valeur sûre. Avec un faisan cocotte au chou vert et au lard.
92/100
Prix TTC : 18 € la bouteille – 90 € la caisse de 6 bouteilles soit 15 € l’unité

Château Phélan-Ségur
Frank Phélan 2019
Saint-Estèphe
La robe affiche un rubis intense, avec un nez complexe et profond de fruit noir, d’iris, figue noire, cèdre, palais de grande classe, juteux et élégant de bout en bout avec une arête acidulée à peine perceptible mais soutenant la dégustation et relançant les papilles. Beaucoup de saveurs et d’élan, vraiment bon. Avec une oie rôtie.
92/100
Prix TTC : 22 € la bouteille – 110 € la caisse de 6 bouteilles soit 18,33 € l’unité

Château Lagrange
Les Fiefs de Lagrange 2015
Saint-Julien
Le caractère de ce vin surgit dès le premier nez, précisément ciselé autour d’un fruit net, d’une belle fraîcheur et d’une indéniable énergie. Densité et tension s’équilibrent joliment en bouche, autour d’un jus savoureux, escorté de tanins finement brossés. C’est de la très belle ouvrage, à l’image du travail de Lagrange à chaque millésime. Sur une belle côte de veau aux champignons, jus réduit.
92/100
Prix TTC : 34 € la bouteille – 170 € la caisse de 6 bouteilles soit 28,83 € l’unité

Les vins ont été dégustés par Sylvie Tonnaire et Mathieu Doumenge, respectivement rédacteur en chef et grand reporter à Terre de vins.

À nos lecteurs : les vins présents à la Foire aux Seconds Vins dont le commentaire ne figure pas dans cette série d’articles n’ont pas présenté d’échantillon à temps à la rédaction, ou ont présenté un échantillon défectueux qui n’a pu être re-dégusté.

*Si le grand vin de Lynch-Moussas est produit en appellation Pauillac, son second vin appartient bien à l’appellation Haut-Médoc.

**La rédaction a également dégusté Les Griffons de Pichon Baron, autre second vin de la propriété dont voici le commentaire de dégustation. Ce vin n’est pas présent à la Foire aux Seconds Vins.

La robe est intense et engageante. Jolie concentration au nez, un peu torréfiée et fumée, sur la viande grillée. Dense, juteux sur le cassis, bien équilibré grâce à un toucher de tanins finement brossé, le boisé est encore présent mais l’ensemble est de belle facture. Avec un magret de canard grillé.
92/100

Infos pratiques
La Foire aux Seconds Vins
21 octobre 2023
10H-19H
Hangar 14, Bordeaux.

Liste des exposants et billetterie en suivant ce lien

Cet article [Foire aux Seconds Vins] Pauillac, Saint-Julien, Saint-Estèphe… les rois du Médoc ! est apparu en premier sur Terre de Vins.

Collection hiver, le défilé

Faire ses gammes avec 58 cépages, voilà qui élargit le champ des possibles. C’est la panoplie qu’offre les Vins de Pays d’Oc pour des vignerons qui osent, expérimentent, assemblent, élèvent en toute liberté. Collection, le challenge interne du label, distingue les plus audacieux, les plus pertinents, en deux temps, printemps-été, automne-hiver, un programme haute couture.

Quelque 300 amoureux des vins se sont retrouvés ce 19 octobre au domaine de Manse pour assister au défilé des 40 cuvées élues Collection automne hiver 2023. Au terme de deux jours de dégustation à l’aveugle, les 13 et 14 septembre dernier, un jury international les a choisis parmi plus de 270 flacons candidats. Pour mettre en lumière ces ambassadeurs de la première IGP nationale, ces vins devenant carte de visite des Vins de pays d’Oc, deux ateliers d’accords mets et vins ont été mitonné par « Les Pépites de Noëlle » : la fine fourchette a confronté, entre autres, Orangeraie, un syrah-viognier de la Famille de Lorgeril avec un filet de canette aux cerises confites ;  Adoration, un pur mourvèdre du domaine Serre de Guéry avec une forêt noire ;  Evidence, cabernet-sauvignon signé La Belle Pierre avec une côte de veau aux carottes…un festival de saveurs spécial repas de fêtes pour mettre les papilles en appétit, faire rayonner l’art de vivre en faisant se rejoindre créativité des vignerons et des cuisiniers.

©O. Maynard

©O. Maynard

©O. Maynard

©O. Maynard


Trente propriétés étaient réunies dans le vaste espace de Vinalia, présentant chacune leurs cuvées estampillées Collection rivalisant d’originalité : le gewurztraminer des Collines du Bourdic, le cabernet-sauvignon marselan du domaine de la Baume, l’étonnant Pur, pinot gris du domaine de la Provenquière, l’inattendue Rencontre, pinot noir 2012 de Anne de Joyeuse, Terra Patres 2019, assemblant cabernet-sauvignon syrah et merlot de la cave Alma Cersius ; le tempranillo du domaine Combe Blanche …Et tant d’autres déroulant autant d’opportunités permettant d’enrichir les caves des amateurs comme les cartes des professionnels, des vins faciles d’accès à partager sans façon aux cuvées les plus complexes pour lesquelles il faudra ouvrir ses livres de recettes. Une grande soirée de rencontres, prélude aux belles tablées des fêtes de fin d’année, la Collection Hiver 2023 est lancée ! 

©O. Maynard


Photos ©O. Maynard

Cet article Collection hiver, le défilé est apparu en premier sur Terre de Vins.

Vendange sélective en Alsace

Avec sa multiplicité de cépages, l’Alsace vendange toujours plus longtemps que les autres vignobles. A l’exception de quelques parcelles réservées aux vendanges tardives, la récolte se termine bien à la mi-ocobre, avec les gewurztraminers les plus tardifs sur les grands crus.

« Riesling et pinot noir magnifiques » s’exclame Valérie Beyer en évoquant une récolte satisfaisante sur le domaine familial Emile Beyer à Eguisheim (Haut-Rhin).  Il y a du volume, en particulier pour les crémants. Mais les lieux-dits et les grands crus auront comme toujours un petit rendement, moins de 30 hl/ha et même 25 pour les pinots noirs. Pour d’éventuelles vendanges tardives (VT), on a gardé trois parcelles de 30 ares en pinot gris et gewurztraminer sur lesquelles les vendangeurs sont déjà passés pour éliminer les grains verts qui ne muriraient pas et ceux qui ne pourraient pas attendre. Les dernières VT datent de 2018. En revanche, pas de vendanges tardives en vue au domaine Boehler à Molsheim (Bas-Rhin). Julien Bohler en a fait en 2022 et trouve qu’il faisait trop chaud cette année, 25 degrés et plus. Pour lui il faut des nuits fraîches pour faire des VT de qualité. Il est globalement très content, avec un petit bémol sur le pinot noir, dont il espérait plus de de structure, surtout après le fantastique 2022. L’acidité est un peu basse sur le riesling mais il trouve qu’il y a « beaucoup de mâche et de volume, les sels minéraux vont compenser l’acidité relativement basse et donner de la salinité ».

Du travail et du tri à la vendange
La vendange a commencé le 23 août, en particulier pour le crémant. Alain Renou, directeur du SYNVIRA, Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace, se rappelle : « Il faisait très chaud et il y avait des parcelles mûres après un début d’août maussade puis il y a eu la grosse pluie du 26 août. On s’est dit qu’on allait perdre la vendange. Ca a fait gonfler, ça a bloqué des maturités et provoqué un peu de piqure acétique ». Finalement il a fait très chaud et sec et « en dépit de rendements importants, ça a fini par mûrir » poursuit-il. Il y a eu beaucoup de travail, beaucoup de tri. Heureusement qu’il faisait beau tous les jours et que les vignerons ont pu prendre leur temps.

Récolte généreuse et tri indispensable
L’estimation de la récolte est autour de 980 000 hl, c’est-à-dire un peu plus que ce qui était prévu – et à peu près les volumes qui sont commercialisés. Maxence Kligenstein, chargé de mission au pôle technique du CIVA, Comité interprofessionnel des vins d’Alsace, résume une saison qui a fait peur, dès le printemps chaud, sec et venteux. Pas de mildiou mais un record d’oïdium, qui a forcé les vignerons à traiter en cadence. On l’a retrouvé parfois aux vendanges, avec un éclatement des baies et de la pourriture en conséquence. Le bon moment pour vendanger était crucial car il fallait attendre, pour le riesling en particulier qui s’était bloqué, mais il ne fallait pas trop attendre. Le maître mot de 2023 est le tri. Et le volume conséquent de la récolte a permis de le faire sans que le rendement final en pâtisse.

Vendanges tardives ou pas ?
A l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA), Maxence Werck est le responsable qui suit les vendanges tardives. Pour l’instant le muscat d’Alsace démarre bien, plus que le muscat ottonel, ainsi que le gewurztraminer, avec des potentiels de 19°. « Le botrytis est installé malgré le sec, car il y a des secteurs où il a fait moins de 10° le matin avec 90% d’humidité » explique-t-il. A la mi-octobre, le service de l’AVA qui contrôle la qualité des raisins fait une vingtaine de visites par jour, mais le chiffre peut atteindre une centaine si les conditions s’accélèrent. Au domaine Schoffit de Colmar et Thann (Haut-Rhin), on a gardé 70 ares de pinot gris en attente pour faire des vendanges tardives. « Il n’y a pas vraiment de botrytis pour le moment, je le fais pour le plaisir et continuer la tradition » déclare Alexandre Schoffit, dont les dernières VT remontent aux millésimes 2016 à 2019. Il est content du millésime qu’il juge « délicat, sur le fruit et l’élégance. Il faudra l’élever sur lies pour donner du volume et du gras ».

Cet article Vendange sélective en Alsace est apparu en premier sur Terre de Vins.

Le champagne Billecart-Salmon s’associe au Domaine Bretaudeau

C’est une première pour Billecart-Salmon restée jusqu’ici centrée sur la Champagne. La Maison vient d’annoncer une association à travers une participation minoritaire avec le domaine Bretaudeau, l’une des stars de la région Nantaise…

Mathieu Roland-Billecart a fait la connaissance de Jérôme Bretaudeau en 2018. Le jeune président de la Maison Billecart-Salmon venait de prendre ses fonctions : « L’un de nos directeurs commerciaux était très ami avec lui. Il m’a fait découvrir ses vins lors de l’une de mes premières tournées où je l’accompagnais. J’ai d’abord dégusté les rouges et je suis tombé de ma chaise. On est complètement perdu, à l’aveugle jamais on ne parviendrait à les situer, on pense à la Bourgogne, et dans les vignobles de la vallée de la Loire éventuellement à Sancerre, mais certainement pas au côté Ouest ! Jérôme travaille sur beaucoup de cépages (Cabernet Franc, Melon de bourgogne, Merlot, Pinot gris, Pinot noir, Sauvignon gris, Savagnin), c’est un peu une tête chercheuse et sans doute l’un des vignerons les plus talentueux de sa génération. Je suis impressionné par ce qu’il a réussi à accomplir en 20 ans tout seul, alors que 20 ans pour un domaine viticole, ce n’est rien. »

Entre les deux domaines, une collaboration technique a d’abord vu le jour. « Denis Blée, notre chef de vignes, teste depuis longtemps certaines pratiques biodynamiques. Jérôme est venu nous aider en nous apportant ses conseils, par exemple dans la constitution de notre serre où nous réalisons nos préparations, et surtout dans le passage d’une dizaine d’hectares de vignes sur l’ensemble du cycle à ce mode de conduite depuis un an et demi (nous ne sommes pas encore certifiés). »

Inversement, la Maison Billecart-Salmon, apporte au jeune domaine de Jérôme son expérience pluriséculaire. « Notre famille est aux commandes de la même maison depuis 200 ans, nous savons comment on construit une histoire sur des temps très longsDu point de vue commercial, il est très bien distribué, mais nous avons une réputation à l’international et on peut imaginer aussi une entraide à ce niveau-là. »

Pour le reste, rien ne change. « Jérôme reste le chef de son domaine, le fonctionnement opérationnel demeure identique. Notre investissement lui permet simplement de disposer des ressources nécessaires pour pousser son exploitation à un niveau supplémentaire, à travers par exemple la création d’un nouveau chai. »

Cet article Le champagne Billecart-Salmon s’associe au Domaine Bretaudeau est apparu en premier sur Terre de Vins.