[Publi-info] Portes grandes ouvertes à Sauternes et Barsac

En quête d’une escapade dépaysante ce week-end des 11 et 12 octobre ? A 40 minutes à peine de Bordeaux, 50 domaines de ces deux appellations bordelaises productrices de vins liquoreux mondialement réputés vous accueillent de 11h à 18h, et proposent un beau panel d’animations. Rendez-vous en terre d’or !

Quel meilleur moyen pour découvrir des vins que de se rendre sur leur terroir de naissance, parcourir les paysages enchanteurs et un patrimoine pluriséculaire, rencontrer les producteurs pour pénétrer dans les secrets de confection, déguster leurs nectars et participer à des activités ludiques ? Ce joyeux programme, c’est celui que vous invitent à vivre les appellations productrices de grands vins liquoreux Sauternes et Barsac, le temps d’un week-end.

Connaissez-vous tous les secrets des appellations Sauternes et Barsac ?
A l’issue de ces deux journées placées sous le signe de la découverte et de la convivialité, Sauternes et Barsac n’auront assurément plus de secret pour vous ! En préambule, sachez déjà que Sauternes et Barsac figurent au rang des premières appellations françaises officiellement reconnues, dès 1936. Aujourd’hui, répartis sur cinq villages (Sauternes, Bommes, Barsac, Preignac, Fargues), ces terroirs confidentiels producteurs de flacons précieux s’étendent sur 1900 hectares et sont chéris par 140 vignerons. Sur ces terres, trois cépages blancs cohabitent harmonieusement, chacun amenant sa touche aux vins : le sémillon, star de ces vins liquoreux (80%), le sauvignon (19%) et la muscadelle (1%).

Le secret de la naissance de ces très grands nectars réside dans un miracle de la nature, le champignon Botrytis Cinerea, aussi appelé pourriture noble. Condition sine qua non de la création de ces grands liquoreux, il permet la concentration des baies en sucres et l’apparition des arômes uniques des sauternes. Son apparition résulte d’un micro-climat unique combinant brumes matinales et journées ensoleillées, grâce aux influences conjuguées de la Garonne, qui borde les appellations, et de la rivière Ciron, qui les traverse. Dans un travail d’orfèvrerie pouvant durer jusqu’à trois mois, les vendanges sont réalisées avec patience et savoir-faire en plusieurs passages ou tries successives (de trois à cinq), pour ne retenir que les baies les plus botrytisées. Soucieux de préserver cette précieuse biodiversité, la majorité des vignerons – dont les 27 crus classés, pour certains en Agriculture biologique certifiée, avec en chef de file le pionnier Château Guiraud, 1er Grand Cru Classé de Bordeaux à avoir été certifié en dès 2011) exploitent leurs vignes dans une démarche environnementale consciencieuse, qu’ils se feront une joie de partager avec les visiteurs.

Le plein d’animations
Lors de ces deux jours, il y en aura pour tous les goûts et les niveaux de connaissances, avec des animations variées. Des visites guidées seront évidemment organisées pour découvrir les propriétés, échanger en direct avec les producteurs, leur poser toutes vos questions, et bien sûr déguster, comme par exemple au Château Voigny, à Preignac, qui propose une offre complète. Quant à lui, le Château La Tour Blanche accueillera l’École du vin de Bordeaux pour des séances gratuites d’initiation à la dégustation. Au fil de ces visites et  ateliers, vous aurez ainsi l’opportunité de découvrir gratuitement les différents styles de ces vins liquoreux, de ceux à la robe plus claire à apprécier jeunes avec leurs notes de fruits frais (agrumes, pêches blanches, fleurs d’acacias) aux vins les plus dorés avec de charmeurs arômes de fruits confits ou de fruits secs. Vous pourrez dès cet instant imaginer des accords gourmands conventionnels ou plus audacieux à tester sur place (avec une offre de restauration prévue) ou de retour chez vous, notamment dans la perspective des fêtes de fin d’année. Les vins seront d’ailleurs à la vente et des coffrets de Noël commercialisés pour offrir ou s’offrir. 

Faisant vibrer les vignes, les animations seront aussi légion, comme par exemple les marchés de producteurs ou les rencontres musicales. Pour les plus sportifs, la course « La Raisin d’Or en Sauternais » proposera de parcourir les vignobles de Sauternes et Barsac en VTT, Trail, Marche Nordique, Randonnée Pédestre ou nouveauté 2023, en Gravel. 

Informations pratiques

Liste des domaines participants à retrouver ICI – Plan disponible sur Google Map.

Informations pratiques sur La Raisin d’Or et inscriptions à retrouver ICI.

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[Foire aux Seconds Vins] Saint-Émilion, Pomerol, Fronsac… la rive droite en force !

Samedi 21 octobre, la 7e édition de la Foire aux Seconds Vins, organisée par Terre de vins en partenariat avec Cash Vin, vous attend à Bordeaux, au Hangar 14. L’occasion pour vous de découvrir des cuvées porteuses du style des plus grandes propriétés bordelaises, à des prix accessibles. Aujourd’hui, présentation des vins de la rive droite.

Château La Dauphine
Delphis de la Dauphine 2021
Fronsac
Le vin affiche une robe limpide et brillante, son nez est lui plus discret. Un peu griotte en bouche, c’est un jus généreux malgré une certaine légèreté aromatique. La finale est sur les épices. On lui réserve une andouillette et on appelle les copains.
89/100
Prix TTC : 11 € la bouteille – 55 € la caisse de 6 bouteilles soit 9,17 € l’unité

Château de Pressac
Château Tour de Pressac 2020
Saint-Émilion Grand Cru
C’est un flacon fidèle au style de la propriété. Son nez est assez complexe, il offre une belle entrée en matière, confirmée par une belle texture en bouche, avec des tanins serrés et affinés. On peut le déguster aujourd’hui avec des lactaires délicieux gratinés.
91-92/100
Prix TTC : 21 € la bouteille – 105 € la caisse de 6 bouteilles soit 17,50 € l’unité

Château Monlot
Héritage de Monlot 2020
Saint-Émilion Grand Cru
Habit grenat trouble, nez discret où les effluves de l’élevage apparaissent. La bouche est bien structurée, généreuse, riche sans s’exprimer pleinement pour autant. Lui faut-il plus de temps ? À garder ou à booster avec un plat de tomates farcies bien aillées.
88/100
Prix TTC : 20 € la bouteille – 100 € la caisse de 6 bouteilles soit 16,67 € l’unité

Château La Gaffelière
Dame De Gaffelière 2018
Saint-Émilion Grand Cru
Un fruit rouge tonique et élégant se profile, sur la gelée de groseille teintée d’une touche de menthe. Une verticalité aiguisée qui se confirme (et nous épate) en bouche : les tanins sont crayeux et finement ciselés, le jus énergique se déroule en hauteur, savoureux et salivant. C’est remarquable. Avec un beau poulet fermier aux herbes, purée maison aux olives noires.
92/100
Prix TTC : 29 € la bouteille – 145 € la caisse de 6 bouteilles soit 24,17 € l’unité

Château Dassault
« D » de Dassault 2018
Saint-Émilion Grand Cru
C’est un vin pour amateurs d’élevage affirmé ! Ce flacon ne laisse pas de doute et confirme avec une bouche riche, où la rose rouge fait une apparition fugace, complétée de beaucoup d’épices et d’un zeste d’orange amère en finale. On le pimpe avec un steak au poivre.
87/100
Prix TTC : 26 € la bouteille – 130 € la caisse de 6 bouteilles soit 21,67 € l’unité

Château La Dominique
Relais de La Dominique 2019
Saint-Émilion Grand Cru
La robe dévoile un grenat limpide, elle est légère. Le nez s’annonce sur de petites baies, le sureau, mais également des notes florales. L’attaque est suave, le palais tonique avec des tanins tendus, bien présents. L’ensemble est marqué par le bois, à carafer. Des ribbs fumés à la texane vont lui répondre.
88-89/100
Prix TTC : 26 € la bouteille – 130 € la caisse de 6 bouteilles soit 21,67 € l’unité

Château de Ferrand
Le Différent de Château de Ferrand 2019
Saint-Émilion Grand Cru
87% de merlot, 12% de cabernet franc et 1% de cabernet sauvignon composent ce flacon au caractère gourmand, au nez addictif où l’on trouve de petits fruits noirs et une fine acidité. L’attaque soyeuse pour ce vin au grain de tanins d’une jolie finesse. Un vin d’amitié à partager sur un plat gratiné d’aubergines à la parmigiana.
90-91/100
Prix TTC : 21 € la bouteille – 105 € la caisse de 6 bouteilles soit 17,50 € l’unité

Château Faugères
Calice de Faugères 2020
Saint-Émilion Grand Cru
Sur un profil fidèle au style de Château Faugères, on est en présence d’une indéniable concentration, avec de la maturité. Le vin propose une densité de fruit noir flirtant avec le musqué, escortée d’un habit tannique légèrement granuleux. C’est un première ligne à l’intensité percutante et à la musculature impeccable. Avec une andouillette à la braise.
89-90/100
Prix TTC : 26 € la bouteille – 130 € la caisse de 6 bouteilles soit 21,67 € l’unité

Château Soutard
Petit Soutard 2018
Saint-Émilion Grand Cru
Capiteux, expressif et corsé, le nez décline une jolie palette de fruit noir (myrtille) et de gomme arabique. En bouche, la matière se déroule en finesse, entre la tendreté et la sapidité, tenue par une arête acide qui lui ajoute un supplément de jutosité, et des tanins poudrés. Il est déjà prêt à boire, indéniablement gourmand. Avec un osso-bucco.
91/100
Prix TTC : 23 € la bouteille – 115 € la caisse de 6 bouteilles soit 19,17 € l’unité

Château Canon
Croix Canon 2018
Saint-Émilion Grand Cru
Bouquet très grillé de cuir fin, effluves balsamiques, fleurs mauves, patchouli, violette et cerise noire forment un nez enchanteur. L’attaque est fine et suave, avec une très belle texture crayeuse et soyeuse, profonde et sculptée. Le profil est racé, sanguin et minéral. Une valeur sûre pour les amateurs de cuvées élégantes. Avec un pigeon rosé.
93/100
Prix TTC : 45 € la bouteille – 225 € la caisse de 6 bouteilles soit 37,50 € l’unité

Château TrotteVieille
Dame de TrotteVieille 2016
Saint-Émilion Grand Cru
On lui trouve un profil musqué, marqué par la dimension solaire du millésime. Le pruneau à l’eau de vie affleure sous une couche de cuir de Russie et de fines notes giboyeuses. En bouche, la matière est svelte, tendue par un profil acidulé, presque mordant. On retrouve la trame poudrée des tanins de TrotteVieille. Avec un agneau à la menthe.
90/100
Prix TTC : 45 € la bouteille – 225 € la caisse de 6 bouteilles soit 37,50 € l’unité

Château Grand Corbin
Les Charmes de Grand Corbin 2018
Saint-Émilion Grand Cru
Voué aux épices et aux effluves de végétaux grillés, le bouquet est destiné aux amateurs de tradition. Sur une attaque franche et douce, la texture est déliée, marquée par les notes café et acidulées, un rien vanillée et encadrée par un élevage dessiné. Avec des tripes à la mode de Caen.
86/100
Prix TTC : 19 € la bouteille – 95 € la caisse de 6 bouteilles soit 15,83 € l’unité

Château Beauregard
Benjamin de Beauregard 2020
Pomerol
Sa belle robe grenat, profonde et brillante, est une invitation à découvrir son bouquet plein de classe mêlant cuir fin, mûre fraîche, réglisse et menthe sauvage. L’attaque tendue livre un palais élégant, encadré de tanins somptueux, savoureux, juteux et dont les épices fraîches signent une belle finale. Peut s’attendre ou être dégusté avec une bécasse en cocotte, entre autres.
91/100
Prix TTC : 34 € la bouteille – 170 € la caisse de 6 bouteilles soit 28,33 € l’unité

Château Petit-Village
Le Jardin de Petit-Village 2020
Pomerol
Riche et plongeant, ce nez nous crie que nous sommes en présence d’un merlot de Pomerol. La matière est crémeuse, dense, enrobée, voire dodue, soutenue par un élevage qui aurait besoin de se fondre. Un temps de garde lui fera sans doute du bien, mais la gourmandise est présente, et on a du fond. Avec un canard laqué.
92/100
Prix TTC : 46 € la bouteille – 230 € la caisse de 6 bouteilles soit 38,33 € l’unité

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Cahors en force à Sommeliers Dating

Ils étaient hier soir, au cœur de l’Hôtel Crillon, six vignerons de l’appellation Cahors à se présenter devant les 36 sommeliers présents issus des plus belles tables de France. Convivialité et élégance étaient réunies pour un dîner pré-dating où sommeliers et propriétés viticoles pourront échanger au Cercle National des armées aujourd’hui.   

« La vie n’y suffirait pas pour découvrir toutes vos tables » a lancé Rodolphe Wartel, directeur général de Terre de vins, aux sommeliers rassemblés pour un dîner dans un des plus beaux palaces de Paris. Tous réunis autour d’un dîner composé par un des plus grands chefs français, Boris Campanella, ils ont pu découvrir, pour certains, l’appellation Cahors trop souvent assimilée à des vins puissants et rustiques. Et pourtant Armand de Gérard directeur marketing et communication de l’Interprofession des Vins de Cahors veut « surprendre les sommeliers présents ce soir, de la qualité et expression des vins de l’appellation qui a beaucoup rajeunit« . Et ça n’y a pas manqué. 

Accords
Germain Croisille (château Les Croisille) fait partie de cette nouvelle génération de vignerons implantés à Cahors, c’est lui qui ouvre le bal avec sa cuvée La Pierre 2020 mariée à un pâté en croûte de volaille au foie gras, girolles et pistaches, betteraves de pleine terre. « Un Cahors moderne, raffiné. L’exact résultat de ce que nous voulons montrer de Cahors. Un vin ciselé, avec une énergie minérale crayeuse« . Le suprême de canette rôti à la feuille de figuier, fricassé de cèpes au thym, jus de cassis est proposé avec deux vins de Cahors, Les Peyres Levades Rouge 2018 du Château Combel-La-Serre et 2018 (Hautes Serre). Julien Ilbert, vigneron au domaine Combel-La-Serre  précise « Nous sommes une appellation un peu décalée par rapport aux autres, mais on existe quand même. N’oublions pas qu’il y a des terroirs, même si c’est l’emblématique cépage Malbec qui nous a fait connaître. Le terroir, lui va nous faire reconnaître !« . La talentueux Fabien Jouve (Mas del Perié) qui présentait sa cuvée élevée en foudre 16 mois, L’Acacias 2017, autour d’une tomme de brebis explique être engagé dans la biodynamie depuis quelques années dans l’idée de faire aussi « des vins frais et compréhensibles. » De rappeler que « les vins de Cahors ont un potentiel énorme » et d’exprimer aux sommeliers présents « à vous de croire en nous et de pousser les individualités que nous sommes qui sont multiples« .

©A. Viller


Présent aussi hier soir, Pascal Verhaeghe, ex président de l’Union Interprofessionnelle des Vins de Cahors et vigneron avec son frère Jean-Marc, du château familial du Cèdre faisait partie des premiers à croire au potentiel de cette appellation. Il proposait autour d’une tarte au chocolat de Madagascar son Le Cèdre, complètement différent des autres présentés au dîner. Un 2005 sur la puissance et la maturité, dans un style très moderne et d’un équilibre exemplaire. Le domaine Cosse Maisonneuve a fermé la marche avec sa belle cuvée La Marguerite 2012. 
Armand de Gérard conclu la rencontre en invitant les sommeliers à venir découvrir directement sur place le vignoble répartis sur 4 200 hectares dont 80% de la superficie s’étend dans la Vallée du Lot.

After Cognac
David Boileau, fidèle grand ambassadeur de Cognac proposait aux invités et sommeliers une sélection de six maisons, dont le château Montifaud, les Cognacs Paul Giraud, les Cognacs Tesseron, Braastad, Domaine Abecassis et Bache Gabrielsen. « Nous partons en voyage un peu plus au nord du vignoble du Sud-ouest, avec une belle diversité, de par leur expression avec des cognacs purs ou que nous allongeons avec un soda ou un Ginger hell en cocktail. » 


Photos ©A. Viller

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La plus belle vendange en Corse depuis longtemps

La vendange n’avait pas été aussi belle depuis longtemps en Corse. De quoi redonner sourire et optimisme aux vignerons dont les stocks étaient au plus bas. Nous avons récolté quelques témoignages de vignerons pour une photo du millésime 2023.

Éric Poli (Clos Alivu), président du Comite Interprofessionnel des. Insu de Corse)
« C’est une année généreuse comme on n’en avait pas eu depuis longtemps. On devrait avoisiner les 400 000 hl (on était à 357 000 en 2022) dont 200 et 250 000 hl pour les quatre coopératives de la côte orientale. Elles produisent essentiellement du rosé en IGP mais les AOP (environ 120 000 hl) vont aussi en profiter. C’est une bonne nouvelle qui nous permet de voir l’avenir avec un peu plus de sérénité car les stocks étaient au plus bas et la fin de saison a été compliquée par manque de vins, surtout en blancs et rosés. Les pluies de printemps ont aidé les vigne sà supporter la canicule de fin juillet-début août ; elles n’ont souffert ni de la chaleur ni de la sécheresse grâce à un beau manteau végétal qui a protégé les raisins. Finalement, il y a eu peu d’attaques de mildiou, surtout sur la côte orientale, mais bien maîtrisées. Les vendanges ont commencé avec une dizaine de jours de retard comparé à 2022, autour du 15-20 août avec les muscats et les bianco gentile, et se sont terminées pour certains début octobre ».

Christophe Ferrandis (Clos Signadore) Patrimonio
« Les vendanges étaient longues mais c’est vraiment un beau millésime. On a eu peur après quatre jours de chaleur intense en août mais heureusement, on a eu de l’eau fin août et à la fin des vendanges pour lier l’acidité comme une longue apnée avant de reprendre une bouffée d’air. La qualité devrait être homogène, quelle que soit la couleur, avec de jolis équilibres ».

Marc Andria Acquaviva (Domaine Alzipratu) Calvi
« L’une des plus belles récoltes au moins depuis 2018, à la fois en volume et en qualité, sans pression de maladies avec des pluies au printemps qui nous ont donné des jolies sorties de grappes et cet été, qui ont généré de beaux équilibres en général. Elles ont aussi permis une reprise sans souci des nouvelles plantations. Les vendanges ont été longues pour attendre les dernières maturités – on a vendangé encore début octobre en ayant commencé le 16 août ».

Sébastien Luigi (Clos Nicrosi) Cap Corse
« Au global, on a fait une belle vendange à part pour les muscats car certains avaient grillé avec le coup de sirocco fin juin, ce qui nous a fait perdre en quantité. Les vignes ont finalement bien résisté à la sécheresse avec davantage d’acidité pour les blancs si l’on compare aux millésimes précédents. Dans l’ensemble, on aura plus de jus, c’est une bonne nouvelle ».

Laetitia Tola (Clos Ornasca) Ajaccio
« On n’avait pas eu un millésime pareil depuis longtemps, sans souci avec des degrés à maturité, des beaux jus aomatiques. Quand on a commencé à rentrer les muscats fin août, on a compris qu’on aurait une belle récolte. On a vendangé jusqu’au 20 septembre et on a rempli les cuves et heureusement que l’on était nombreux en cave. Pour la nouvelle parcelle de vermentinu et sciaccarellu qui entrait en production cette année, c’était l’idéal. Les rouges vont être bien concentrés avec de beaux degrés ».

Charlotte Lemonnier (Domaine Comte Peraldi) Ajaccio
« Nous sommes contents du millésime même si il a été compliqué car les maturités étaient très hétéroclites avec quelques blocages, il a fallu trier fin septembre mais l’état sanitaire était bon malgré un peu de cicadelle sur la syrah. On a vendangé de fin août jusqu’au 4 octobre et en vendanges manuelles, il n’est pas facile de garder les équipes aussi longtemps. On aura des beaux rendements à plus de 35 hl/ha qui sont moins entamés par les sangliers depuis que nous avons clôturé une partie du vignoble ».

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[Publi-info] Salon des Vins Digital Hopwine – Des chiffres qui impressionnent

Les 70 producteurs qui ont osé tenter l’expérience cette année ne sont pas déçus. Plus de 1000 coffrets de dégustation sont déjà réservés sur la première semaine. Et il en reste encore sept pour faire le plein de nouveaux contacts professionnels.

Europe, USA, Canada, Asie, Océanie… Hopwine mérite son statut de salon international. Les acheteurs viennent du monde entier pour découvrir les 70 vignerons en ligne et déguster leurs vins sans se déplacer.

Après une année en demi teinte, Hopwine retrouve enfin son élan.
L’après-Covid est digéré. La réouverture des salons présentiels aussi.

Le besoin de réponse durable et responsable face au défi climatique se fait de plus en plus pressant.

La solution Hopwine de salon digital à distance avec dégustations réelles via l’envoi de petits échantillons brevetés fait évidemment partie des réponses à apporter.

Bonne nouvelle, les vignerons peuvent encore rejoindre la plateforme jusqu’au 01 novembre. Allez-faire un tour sur hopwine.com pour en savoir plus.

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La « grande Fanny » fait dans la Petite Champagne

Underground, à contre-courant de la logique des marques de qualité constante VS, VSOP, XO, Fanny Fougerat est la Lou Reed du cognac. L’atteste une fois de plus son nouvel opus qui s’inscrit dans sa collection Hors-Série : Sir Type 72.

Voici une Petite Champagne qui a tout d’une Grande. C’est un secret de Polichinelle, certains terroirs de Petite Champagne égalisent ou font la nique au premier cru de l’appellation Cognac. On le sait il faut des seconds pour battre les premiers. C’est très excitant, la loi du challenge. Depuis son retour à la propriété familiale Fanny Fougerat n’a de cesse de montrer qu’elle aime le challenge. L’expression du terroir, l’art de la distillation sur-mesure et le vieillissement sont autant de détails qui subliment ses eaux-de-vie. En quelques années, les cognacs d’auteur Fougerat se sont fait une place sur la Place. Par les temps qui moulinent, on pourrait se féliciter que ce soit une femme mais on se fout ici du genre, importe le goût, le goût du beau-bon. Dans sa collection Hors-Série, elle délivre à l’approche des fêtes Sir Type 72, quelques bouteilles issues d’un seul fût d’ugni-blanc et, nous l’avons dit, du cru Petite Champagne. Titrant 47,8%, c’est une bombe. Justesse de tir, puissance de frappe, si la guerre pouvait s’en tenir au cognac. Un demi-siècle de fûts et s’en va chez les amateurs une eau-de-vie non filtrée, sans sucre ni caramel. Aérien, tendu, d’une fraîcheur ineffable, ce Sir Type 72 est de toute première classe. Et puisque le goût du beau-bon l’emporte sur le reste, il y a ce personnage sur l’étiquette, ce Sir aux faux airs churchilliens, détendu mais à l’affût, tel un brochet à l’heure de la sieste.     

Hors-Série Fanny Fougerat Sir Type 72 Petite Champagne : 229 € Les 70 cl.  

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Dormir (littéralement) dans les vignes, c’est possible !

Une jeune société créée en 2020, Parcel, propose de réaliser des séjours oenotouristiques au plus près du vignoble en installant des tiny houses dans les domaines.

©Ghania Iratni

Alors que la France a longtemps été en retard par rapport à d’autres pays en matière d’œnotourisme, notamment les Etats-Unis, cette composante est désormais au cœur des préoccupations de nombreux domaines qui tentent tous d’attirer le chaland. Visite des installations, dégustations, restauration sur place, concerts, expositions voire des escape games, tout est fait pour faire vivre des expériences uniques aux visiteurs. Tout semblait donc avoir été imaginé. Mais c’était sans compter sur la société Parcel qui permet désormais de poser littéralement ses valises en plein cœur des vignobles. Mais pas n’importe comment. L’entreprise installe des hébergements mobiles dans les vignes. Ces « tiny houses » en bois sont éco-conçues en Europe. A l’intérieur, rien que le nécessaire pour garantir du confort mais une déconnexion totale. Ici, point de wifi ou de télévision. Place à l’observation de la nature alentour. A ce jour, 7 domaines participent à l’aventure. Il est donc possible de se rendre dans le Bordelais, en Champagne, dans les vignobles du Centre ou bien encore de Cahors. Cette activité permet aux vignerons de toucher une rémunération complémentaire et aux visiteurs de vivre pour un instant au plus près de la terre. D’ailleurs, Parcel installe également ses tiny houses dans d’autres exploitations agricoles (fermes maraîchères, chèvreries, élevage de chevaux…).

Une manière nouvelle et originale de découvrir le monde du vin.

Prix : à partir de 119€ par nuit avec extras sur demande (petits-déjeuners, paniers apéritif, etc.)
www.parceltinyhouse.com

©Ghania Iratni

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Ferrand du vin à l’art brut

Ancienne propriété du baron Marcel Bich devenue véritable domaine viticole et cru classé de Saint-Emilion, le château de Ferrand a offert une cure de jouvence à ses vins et développe l’œnotourisme autour de l’art.

Changement de style et d’orientation au château de Ferrand sur le plateau de Saint-Hippolyte, l’un des plus élevés de l’appellation Saint-Emilion surplombant la Dordogne. D’abord dans les vins. Le classement en grand cru en 2012 a certes récompensé les efforts, mais Philippe Chandon-Moët et sa femme Pauline qui ont repris en mains le domaine en 2005 voulaient aller plus loin avec une vision d’entrepreneurs. « Nous avons investi dans les terres, les chais, les installations et travaillé sur les vins, détaille le maître des lieux. Les cabernets sauvignons étaient souvent vendangés trop tôt et nous avons évolué vers davantage de cabernet franc qui est passé dans les assemblages de 20 à 27% selon les millésimes, à 35 % en 2021, associé au merlot majoritaire ». Le cabernet sauvignon a même été arraché en 2018 (il en reste 1 %). Avec le directeur général Gonzague de Lambert, ils ont fait de Ferrand un véritable domaine viticole bordelais, labellisé HVE, Terra Vitis et Iso 14001. L’œnologue conseil Axel Marchal a succédé à Hubert de Boüard et la conversion en bio a été amorcée en 2021 après une étude et une cartographie du vignoble (32 hectares) pour une certification prévue en 2024. « Nous voulions des vins plus frais avec de la minéralité, se démarquer davantage de nos voisins et nous sommes passés de 50-55 %  de bois neuf à 35-38 % avec une réduction de l’élevage de 16 à 12-14 mois ». La trilogie 2018-2019-2020 est déjà d’un excellent niveau, 2021 marquera le tournant avec des cabernets francs à parfaite maturité, récoltés plus tard que d’habitude entre le 18 et le 20 octobre. C’est également l’année des premiers essais de vinification en amphores et en globes. Ferrand produit 170-180 000 bouteilles par an (40 – 45 € pour la cuvée Château, 20-25€ pour le second vin Le Différent) qui portent la silhouette de la bâtisse stylisée et les armes de la famille Bich originaire du Val d’Aoste.

L’art à tous les étages
Autre changement de cap, une orientation œnotouristique plus marquée avec l’arrivée il y a un an et demi d’Alix Dufour, la nièce de Pauline. Car Ferrand est avant tout une histoire de famille. Ce château du début du XVIIIe avait été acheté en 1978 par Marcel Bich, inventeur du stylo bille, pour y accueillir proches et amis. C’était à l’époque l’un des rares domaines viticoles qui avaient été acquis par un industriel. Après la disparition du baron en 1994, il est racheté par les quatre filles. Philippe Chandon-Moët qui a épousé l’une des filles de la fratrie de 11 décide d’en faire un projet de vie et le couple préside désormais aux destinées de la propriété. « Pour un champenois comme moi, l’art de vivre et la réception au château sont fondamentaux » précise-t-il. Ils y installent une collection d’art permanente et confient aux designers Patrick Jouin et Sanjit Manku les intérieurs et la mobilier pour retranscrire l’ADN de la famille. Ils commanditent en 2022 une fresque géante pour la salle de dégustation réalisée au stylo bic par l’artiste Alexandre Doucin (7 mois de travail et 8 stylos cristal). « Il existait déjà une collection d’art installée dans les trois chambres d’hôtes, le salon et la salle à manger mais la famille a également acquis plus de 200 œuvres récupérées dans le monde entier » précise Alix. Certaines ont été exposées en 2018 au Centquatre, lieu de culture populaire à Paris, d’autres sont dans les bureaux du groupe à Clichy. Une exposition temporaire d’art brut a été organisée cet été dans le chai avec le Musée de la Création franche de Bègles qui a prêté une trentaine d’œuvres. « Nous voulons faire rayonner Ferrand d’une autre manière pour renouveler notre visitorat, explique la jeune femme. Nous accueillons déjà 3000 visiteurs par an ainsi que des scolaires et des associations. Notre collection et nos liens avec le musée de Bègles ont imposé l’art naturellement pour porter l’âme des lieux ». L’œnotourisme pourrait encore s’étendre à d’autres espaces du château comme les chais, le parc classé ou le bois de chênes centenaires, à découvrir lors des balades du vignoble ou d’un séjour au château avec cheffe privée et sommelier pour concocter des accords mets-vins (visite privée avec atelier assemblage à partir de 75€).

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Homo vini-vitis : Le vigneron est son maître

Jacques Maby, signe « Homo vini-vitis », un essai sur les valeurs humaines de la vigne et du vin. Un ouvrage érudit à la dimension holistique et philosophique.

Agrégé de géographie, puis docteur en géographie, professeur d’université et ancien doyen de la faculté des lettres et sciences humaines d’Avignon, Jacques Maby est aussi un spécialiste de l’intégration des paysages et du vignoble. Sa thèse portait sur le vignoble de la vallée du Rhône « Côtes-du-rhône et Costière gardoises, cohérence spatiale et humaine d’un vignoble d’appellation ». Trouvant dans ce terrain matière à de multiples réflexions, il aborde dans cet opus de nouveaux champs de réflexion, avec une dimension philosophique de la vigne. Décryptage.

Vous abordez la vigne et le vin sous tous les angles et avant tout, sous l’angle philosophique, pourquoi ce choix ?
La généalogie de cet ouvrage est liée à mon travail de recherches universitaires pendant une trentaine d’années. En tant que géographe sur l’espace viticole, éventuellement l’économie et les paysages mon sujet préféré. À chaque fois que l’on publie un article, en bout de course, on arrive toujours à poser les questions de valeur anthropologiques ou philosophiques, mais on n’a pas le loisir d’y répondre, car ce n’est pas trop le but de la géographie. Toute ma carrière, j’ai laissé en suspens une série d’interrogations. Arrivé à la retraite, j’ai décidé de traiter cette question-là, sous l’angle des valeurs à la fois sacrées, profanes, esthétiques, identitaires, tout ce qui dans le vin suppose qu’il y a une adhésion du dégustateur, du visiteur, adhésion symbolique en tout cas. Ce sujet n’est pas traité, en fait. C’est présomptueux, mais ce livre-là n’existait pas.

Il y a des allers-retours constant entre histoire, géographie, théologie, tout est imbriqué et indissociable ?
Le fait est lié à mon regard. En qualité que géographe, j’ai travaillé sur la systémique des espaces géographiques. Tout est en interaction, le climat, le sol, le commerce, le prix, la symbolique chrétienne, tout interagie. On est sans cesse dans les allers-retours, on passe du paysage à la peinture, de la peinture à l’art, de l’art à l’art sacré, du sacré à la symbolique, etc. C’est un travail d’interrelations qui demande un effort de clarification. J’espère y être parvenu.

Persévérance et humilité, sont pour vous les deux mamelles idéologiques du vignerons ?

C’est du vécu ! La viticulture est pleine de surprises, à chaque saison, à chaque récolte, face aux résultats, il faut rester humble. Je pense qu’il y a pas mal de vignerons qui se prétendent des créateurs ou des inventeurs et qui justement sont presque les jouets de la nature. Et en même temps rester humble, car on est sous le regard des autres sans cesse, ça, c’est très dur pour vivre. Être sous la critique gustative, sous le regard du marché, c’est un métier qui demande beaucoup de qualités humaines et morales. Je dirais même éthiques parce que la morale, c’est rigide, l’étique vise le résultat et regarde si ce que l’on fait vaut le coup d’être fait.

Vous écrivez : « le métier de vigneron ne consiste plus à pactiser avec la nature mais à la contraindre et produire du vin n’est pas l’aboutissement d’un partenariat harmonieux mais celui d’un plan de domination »…
C’est toute l’histoire de l’agriculture. Dans ce processus de domination, il y a des périodes de succès et d’échecs. Des périodes de grande stabilité, les vins antiques par exemple. L’époque moderne est un autre type d’équilibre. Puis le changement technique du XIXe siècle, la révolution agricole, ces victoires idéologiques, comme celle du mildiou ou de l’oïdium, du phylloxera. Chaque fois, la science agronomique remporte le match. Plus que d’autres, les viticulteurs sont soumis à la pression de l’environnement. Cette série de remises en cause, conduit à un désenchantement technique, qui a conduit à des vins contestables. Il faut bien admettre que les vins bio et naturels sont portés par le public, le marché et par de nouvelles valeurs idéologiques.

Le vin c’est de la contrainte mais c’est avant tout du plaisir. Vous dîtes : « Si, ne nous contentant pas de boire du vin, nous le pensions, ne serait-ce pas l’occasion de nous divertir plus encore ?».
He oui ! Le plaisir est autant dans le débat qui accompagne la dégustation ou le contexte festif. Donc le plaisir n’est pas que dans le goût, mais dans l’imaginaire qui est développé, dans la verbalisation, c’est là que le plaisir est multiplié. Comparer nos sensations, nos perceptions, partager des souvenirs de visite, dans les caves, les vignobles. Arriver à ce type de débat, comme : qu’est-ce que le bonheur sur terre ? N’est-ce pas tout simplement de boire un verre de vin entre amis, en famille, fêter un souvenir, une victoire ? Autrefois, on invitait à un vin d’honneur, le terme s’est perdu, c’est bien dommage. Penser le vin, c’est redoubler le plaisir et les perceptions sensorielles.

Homo Vini Vitis – Presses Universitaires de Vincennes – 39€

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Saint-Émilion : J-1 avant la Fête des Vendanges

Ce week-end, samedi 14 et dimanche 15 octobre, l’Association des Grands Crus Classés de Saint-Émilion inaugure sa première « Fête des Vendanges » à destination du grand public. Un rendez-vous qui a vocation à s’installer, grâce à la participation des 55 châteaux membres de l’association.

« Nous voulions donner envie aux amateurs français et européens de vivre avec nous ce temps fort du vignoble que sont les vendanges, de venir à notre rencontre dans un moment convivial et élégant, en installant un nouvel événement récurrent et pérenne. Saint-Émilion est une terre d’accueil, un territoire classé à l’UNESCO, un vignoble où beaucoup de propriétés sont encore familiales et pratiquent un œnotourisme authentique, ouvrent leurs portes, font découvrir leurs vins, leurs paysages, leur patrimoine… Cette Fête des Vendanges est l’occasion de renouer un lien fort avec les visiteurs à travers une série d’ateliers, de conférences, de balades, de concerts, de déjeuners et de dîners qui sont autant de micro-événements « cousus mains » pour des petits groupes d’amateurs. » C’est avec ces mots que François Despagne, président de l’Association des Grands Crus Classés de Saint-Émilion (AGCCSE) et propriétaire du château Grand Corbin-Despagne, nous présentait il y a quelques semaines la première édition de la Fête des Vendanges, qui se tient dans le vignoble ces 14 et 15 octobre.

Les 55 propriétés membres de l’AGCCSE se mobilisent pour l’occasion. Toutes n’ouvriront pas leurs portes au public au cours de ces deux jours, mais toutes seront à déguster durant le week-end au gré des quelque vingt-trois activités différentes qui sont organisées.

Le programme complet et les réservations sont disponibles sur le site du tourisme du Saint-Émilion en suivant ce lien.

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