Nicolas Feuillatte lâche ses bulles à Bordeaux

Plus jeune des grandes maisons de Champagne, Nicolas Feuillatte a donné ce jeudi soir à Bordeaux le coup d’envoi de quatre jours de festivité. La maison vous invite à une dégustation puisant son originalité au sein d’un bar éphémère qui pose ses valises dans la capitale girondine jusqu’à dimanche. 

Après Chicago et Londres en juin dernier, les plages de Guadeloupe et Martinique cet été, c’est aux Halles de Bacalan, en face de la Cité du Vin de Bordeaux, qu’une scénographie intrigante et pétillante a débarqué pour quatre jours d’une dégustation inédite. « Suivez les Bulles », c’est le nom de l’opération séduction lancée par la coopérative champenoise, dans le but notamment de valoriser auprès du grand public sa cuvée « Grande Réserve Brut ». La particularité de cet événement ? Il s’articule autour d’un bar éphémère, et plus précisément d’une installation impressionnante ayant nécessité 240 heures de fabrication : un bar-bouchon. La structure, représentant un bouchon de champagne de la marque, mesure 4,5 mètres de haut pour 2,5 mètres de large, sans oublier le non moins imposant muselet qui l’accompagne (2,4 mètres de haut, 3,3 de large). 

Une dégustation festive
C’est donc dans ce décor quelque peu déroutant qu’avait lieu hier le lancement de l’étape bordelaise, au cours d’une soirée aux températures encore douces, durant laquelle la fraîcheur et la finesse des bulles champenoises ont su se faire apprécier. Lieu incontournable de la vie gastronomique bordelaise, les Halles de Bacalan étaient donc le théâtre d’une dégustation festive qui a pris une tournure spectaculaire aux environs de 20 heures. C’est au son d’un saxophone reprenant les Black Eyed Peas, et accompagnée d’un jeu de lumière coloré, que s’est ouverte la trappe centrale du bouchon géant, dévoilant ainsi le bar tant attendu. La remarquable mise en scène a permis à l’ensemble des regards de se diriger vers l’autre star de la soirée, la cuvée « Grande Réserve Brut » dont la présence était toute sauf anodine, comme l’explique Stéphanie Leclerc, directrice de l’événement. « C’est une cuvée que nous avons ressortie en début d’année, avec un nouvel assemblage, fruit du travail de notre chef de cave Guillaume Roffiaen. De plus, c’est la cuvée que nous commercialisons en grandes surfaces, c’est un produit que nous voulons mettre en avant pour nos consommateurs finaux et qui rentre évidemment dans notre politique visant à rendre le champagne plus accessible. »



Démocratiser le champagne

« Suivez les Bulles » s’inscrit donc dans une volonté de démocratiser le champagne, mission de longue date de la coopérative, et fait écho à « Libérons les Bulles », précédente opération de la maison qui avait notamment fait escale à Paris et New York. En attendant la prochaine campagne créative des équipes de Nicolas Feuillatte, il vous faudra être attentifs et surveiller les très probables futures dates de cette tournée mondiale. Car si la maison et Stéphanie Leclerc ont choisi de jouer la carte du mystère quant à la suite de l’opération, nul doute qu’eu égard au succès rencontré depuis juin, elle connaîtra de nouveaux épisodes. Feuillatte a d’ailleurs pris le parti d’une communication mystérieuse depuis le début de la campagne avec un jeu de piste, sous la forme d’indices sur les réseaux sociaux de la maison, qui avait permis de découvrir les cinq premières villes-étapes du périple. Alors pour ne pas manquer le prochain lieu dans lequel apparaîtra ce bouchon pas comme les autres, vous l’aurez compris, suivez les bulles !

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Cognac Giraud : « J’ai 10 ans »

Les grandes maisons se mesurent à la qualité des jeunes eaux-de-vie. Le 10 ans d’âge des cognacs Paul Giraud pourrait paraître un bébé dans ce coin de Grande Champagne. Et c’est un bijou.

Bouteville et son célèbre château relèvent de la carte postale. Et un nom trimballe ce village dans le monde entier : celui de Paul Giraud. Assis sur un terroir de Grande Champagne exceptionnel, la famille Giraud conjugue l’art du vigneron, du distillateur et du maître de chai. Il en ressort depuis des décennies des cognacs sublimes. De cette quarantaine d’hectares choyés naissent des eaux-de-vie fraîches et aériennes. C’est une marque de fabrique, une signature. Partisane du mono-millésime, la maison Paul Giraud délivre toujours une gamme d’une grande constance pour ce qui est de la qualité. Le VSOP, le XO jusqu’à l’Héritage sont des valeurs sûres. Par ailleurs, la maison s’adonne à des single cask. Le 12 ans d’âge sorti en 2022 a connu un vif succès. Dans l’élan, Paul Giraud sort cet automne un 10 ans d’âge brut. Titrant 42°9, ce cognac dès le nez présente une très grande fraîcheur et complexité aromatique. On croque le raisin à quoi s’ajoutent des notes florales notamment de menthe. En bouche, le cognac tapisse le palais, il est éclatant, pur. Filtré à froid, ce cognac a conservé toute sa fraîcheur. Ce petit bijou est limité à 500 exemplaires : the cadeau à faire aux amoureux du cognac.

10 ans d’âge brut de fût Cognac Paul Giraud : 84 euros les 50 cl.

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Les Hospices de Nuits très satisfaits du millésime 2023

L’hôpital-vigneron de Nuits-Saint-Georges, « cousin » des Hospices de Beaune, annonce une vendange aussi quantitative que qualitative, de bon augure pour sa vente aux enchères prévue le 10 mars 2024.

Les Hospices de Nuits-Saint-Georges sont sur un nuage. Alors que sa vente annuelle est plus plébiscitée que jamais, l’hôpital-vigneron, « cousin » des Hospices de Beaune, annonce avoir récolte du 13 au 22 septembre un millésime presque parfait. Pour son régisseur Jean-Marc Moron. «Tout ce qui est dans les cuves est magnifique. Les raisins sains, très beaux et bien mûrs, présentent un magnifique équilibre et une belle concentration en sucre », se félicite le vinificateur, en poste depuis plus de 30 ans. « Sur les premières dégustations, les robes sont très belles, très profondes. Les jus, très aromatiques, offrent une palette relativement large entre le fruit rouge frais et le fruit noir plus mûr. Les tanins sont très soyeux. C’est un millésime très prometteur, qui allie qualité et quantité ! » Une qualité obtenue, notamment, grâce à un tri sévère avant encuvage.

Ce millésime 2023 sera vendu lors d’une vente aux enchères, dimanche 10 mars 2024 au Château du Clos de Vougeot. À l’instar de la vente des Hospices de Beaune, celle de Nuits reverse l’intégralité de son résultat aux établissements de soin de Nuits-Saint-Georges, à l’exception notable d’une pièce (fût de 228L) de charité, vendue au profit d’une œuvre caritative. Les associations bénéficiaires ainsi que les personnalités parrainant l’événement seront révélées en début d’année prochaine.

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[Agroécologie dans le Languedoc] Le domaine Les 3 Mazets

Ce mois-ci, en parallèle du magazine Terre de vins consacré au développement durable, nous vous proposons des focus sur cinq domaines du Languedoc engagés dans une viticulture durable et en pleine transition agroécologique. Direction le domaine Les 3 Mazets et de son vigneron Luc Fonta, précurseur dans l’approche pratique du PH/Redox.

Néo-vigneron dans l’Hérault, Luc Fonta prend possession de quelques hectares de vignes en 2019, après une carrière dans la gestion de l’eau et de l’environnement, ainsi qu’une brève aventure maraîchère de 3 ans en bio. Passionné de vigne et de vins, l’homme à la fibre écologique et l’âme d’un chercheur, il s’est dirigé vers le développement d’un domaine en agroécologie à Villeveyrac, au nord de l’étang de Thau. Luc Fonta y reprend des vignes entourées de garrigues et ponctuées de vieux mazets, les 6 hectares sont actuellement en agriculture biologique et certaines parcelles sont en conversion.

Dans une région où la chaleur et les sécheresses sont toujours plus intenses, l’eau est un sujet qui a de l’importance pour Luc Fonta. “Je sais que l’eau va être un sujet compliqué à l’avenir”. C’est pourquoi le jeune vigneron a décidé de se lancer sur le terrain de la viticulture sur sol vivant, une pratique qui commence à trouver preneur dans le monde viticole. “Mon idée de départ était de relancer la vie microbienne des sols dans les parcelles, de maximiser la biodiversité, de préserver la ressource en eau, de séquestrer du carbone et de limiter l’érosion du sol”, un immense challenge en plus d’apprendre le métier de vigneron.

Sur les hauteurs de Villeveyrac, ses vignes offrent de jolis panoramas sur la plaine environnante. On y aperçoit l’étang de Thau et le sommet du Mont Saint-Clair de Sète au sud. Des parcelles auparavant en conventionnel ponctuées de quelques manquants y sont bichonnés au quotidien. “Mon principe est d’apporter le gîte et le couvert aux vivants, pour que le couple sol/plante soit en bonne santé”. Dès l’automne, pois fourrager, féveroles, vesce et autres engrais verts sont semés dans le rang et, au printemps, grandiront avant d’être fauchés. Un couvert végétal qui apportera de la matière organique et restituera de l’azote et du carbone au sol. “C’est également un moyen de garder l’humidité dans les parcelles et de diminuer les températures durant l’été lors des épisodes de sécheresse”. Des microorganismes (thé de compost) sont également répandus pour décompacter le sol.

L’approche PH/Redox
Luc Fonta a organisé les assises méditerranéennes de la viticulture à Villeveyrac en mai dernier. Des spécialistes de l’agroécologie reconnus à l’international, tels que Alain Canet, Marceau Bourdarias ou Konrad Schreiber, sont venus donner cette conférence de deux jours financés en partie par le CIVL, le syndicat du Pays d’Oc et à destination de la profession. Au menu, introduction aux pratiques durables, agroforesterie, taille physiologique de la vigne et l’approche PH/Redox, cette dernière étant utilisée par le vigneron du domaine Les 3 Mazets.

Émanant du CIRAD par les recherches du chercheur agronome Olivier Husson, le potentiel PH/Redox s’appuie sur la bioélectronique de Vincent. Chaque organisme qui contient de l’eau a donc un potentiel PH, acide et basique, et un Redox avec l’oxydation et la réduction. Pied de vigne, insecte, ver de terre, sol et être humain, tous ces êtres vivants ont un PH/Redox qui leur est propre. Et plus une vigne s’épanouit dans un sol vivant et fertile, plus son PH/Redox sera optimal, un gage de protection contre les insectes ravageurs et les maladies. A l’inverse, des sols nus, avec des taux de matières organiques bas  et accompagnés de carences modifieront le PH/Redox de la plante, ayant pour conséquence de potentielles agressions de la part de ravageurs (insectes, champignons). Le PH/Redox est fonc révélateur de l’équilibre d’un milieu.

En couvrant en permanence les sols de ses parcelles et en y apportant matière organique, on laisse la vigne dans une zone d’équilibre entre l’oxydation et la réduction, entre l’acide et l’alcalin, explique le vigneron. “Il faut être légèrement dans l’acide et le réduit”. Résultat ? Une plante plus résiliente, forte et aucun traitement au cuivre et au soufre depuis 3 ans, “ces résultats sont aussi à pondérer avec la météo” nous confie le cultivateur.

D’après lui, l’absence de traitement lui a également permis de vinifier avec des raisins sans résidus de cuivre et donc avec moins d’oxydation. Des raisins avec plus d’énergie qui lui ont apporté davantage de fruit dans ses cuvées. Luc Fonta élabore 3 vins, la cuvée 1.20.100 (se dit “un vin sans”) le Mas André et Ma Petite Reine.

Terre de Vins a aimé
Cuvée 1.20.100 2021 – Vin de France (20€)
Un vin sans sulfites ajoutés issu d’une grande majorité de syrah vendangée à la main. Une couleur profonde et intense pour un nez puissant sur le réglisse, la garrigue et le poivre. Un vin structuré, de garde et à sortir sur les viandes en sauce.

Article rédigé par Ni bu ni connu pour Terre de vins

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La Bourgogne renoue avec les quantités

L’arrivée sur le marché du généreux millésime 2022 doublée d’une belle récolte 2023 annonce la fin imminente de la pénurie. Une bonne nouvelle dévoilée par l’interprofession, chiffres à l’appui.

« Désolé, on n’a plus de vin à vendre » : une phrase mainte fois entendue ces dernières années en Bourgogne appartient-elle bientôt au passé? C’est fort probable, d’après l’interprofession. Lors d’un point presse ce mardi 10 octobre 2022, le BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) a annoncé un sortie progressive de pénurie. « Les petites récoltes de 2019, 2020 et surtout 2021 avaient durablement affecté notre capacité à répondre à la demande. Le millésime 2022, qui arrive sur le marché, va changer la donne. Et la tendance devrait se confirmer dans le temps grâce à une récolte 2023 également généreuse », se réjouit Laurent Delaunay, président délégué du BIVB.

Les stocks remontent enfin
Premier signe positif : les transactions en vrac (le vin pas encore mis en bouteille, vendu par la viticulture au négoce), ont explosé. « Entre la campagne 2021-2022 et la campagne 2022-2023, ce chiffre a bondi de 59% ». Une bonne nouvelle pour le négoce, qui connaissait des difficultés d’approvisionnement. Dans le même temps, les vignerons parviennent à reconstituer leurs stocks. « De juillet 2022 à juillet 2023 la Bourgogne est passée de 11 mois de récolte moyenne en stock à 14 mois. C’est encore peu, mais très encourageant ».

Ces indicateurs annoncent une fin prochaine de la pénurie sur les marchés. « Nos ventes en bouteille sont encore en baisse de 9% cette année, car les vignerons commercialisent toujours un millésime 2021 aux volumes restreints, mais cela devrait changer rapidement avec l’arrivée du millésime 2022 », assure Laurent Delaunay. De bon augure pour les importateurs, cavistes, restaurateurs et enseignes de grande distribution, qui ont vu ces dernières années leurs approvisionnements en vins de Bourgogne se réduire et les prix augmenter.

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Villevert en appelle à la générosité du monde du bar

Le négociant et producteur de spiritueux en Charente organise une collecte de fonds au profit de l’association Wine to Water, qui se bat pour l’accès à l’eau potable partout dans le monde

Non, les barmen et bartenders n’agitent pas que des shakers ! Ils peuvent aussi secouer aussi les consciences. La Maison Villevert à Merpins (Charente) les invite aujourd’hui à participer à une collecte de fonds au profit de l’association Wine to Water. Cette ONG américaine se bat pour l’accès à l’eau potable partout dans le monde. Elle a été créée en 2004 par Doc Hendley, alors barman en Caroline du Nord (USA).

L’opération caritative organisée par Villevert a débuté le 15 septembre 2023. Elle fait appel à la générosité du monde du bar et de la mixologie, dans les établissements d’une une vingtaine de pays dont la France. Le principe ? Demander aux bartenders d’offrir les pourboires d’une soirée à Wine to Water « mais aussi encourager les dons des clients et du grand public sur le site de l’association », détaille Jean-Sébastien Robicquet, le créateur et président de Villevert.

Un hommage à Gaz Regan
Le chef d’entreprise poursuit : « Cette collecte est aussi un hommage à notre ami Gary Regan, disparu en 2019. Gary, que tout le monde surnommait Gaz, était une légende dans l’univers des cocktails. Il avait travaillé dans les meilleurs bars de New York et rédigé une quinzaine de livres de référence sur les spiritueux et la mixologie. C’était un personnage généreux. En 2013, il fut de l’aventure Wine to Water. »

Jean-Sébastien Robicquet montre une photo amusante où Gaz Regan et d’autres barmen de renom posent à Cognac, derrière le zinc de l’hôtel Héritage. Tous brassent leur verre de Negroni (gin, vermouth et Campari) avec le doigt ! « Cela nous avait fait rire », se souvient le patron de Villevert. Ce cliché original est en vente sur interencheres.com, où deux flacons d’un gin en série limitée (recette 1495) sont également proposés.

La collecte de dons doit se terminer le 15 octobre 2023. Elle pourrait être prolongée.

Pour rappel, la société Villevert a été créée en 2001 sous le nom d’Eurowinegate (EWG). Elle compte désormais près de 200 collaborateurs, exploite un site industriel moderne à Salles-d’Angles et possède un manoir du XVIe siècle à Merpins. L’entreprise a réussi en créant Cîroc – une vodka premium à base de raisin – pour Diageo, le géant britannique des spiritueux. Villevert ne possède pas la marque mais demeure le fournisseur exclusif. Villevert revendique son amour de la vigne et fabrique d’autres spiritueux et liqueurs à base de raisin : le gin G’Vine, la tequila Excellia, la liqueur June et le vermouth La Quintinie. Villevert s’intéresse aussi au négoce du cognac et au commerce du whisky.

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[Foire aux seconds vins] Un rendez-vous à ne pas manquer

En marge des foires aux vins d’automne qui battent leur plein, Terre de Vins s’allie une nouvelle fois avec Cash Vin pour proposer le samedi 21 octobre (10h-19h), au Hangar 14 (Bordeaux), son incontournable rendez-vous aux belles affaires. Pourquoi vous ne pouvez pas rater cette journée ? Explications avec Jérémie Daugy, responsable achats et développement digital de l’enseigne Cash Vin.

Édition après édition, notez-vous un engouement de plus en plus grand pour cette Foire aux seconds vins ? 
Oui, et d’ailleurs nous sommes ravis de pouvoir proposer chaque année avec Terre de vins un éventail sans cesse plus grand de références bordelaises prestigieuses. Cash Vin a toujours été précurseur dans ce domaine, en permettant à notre clientèle de s’offrir de jolies bouteilles au prix juste. Les seconds vins sont pour nous très importants face à la montée en gamme des premiers, et sont aujourd’hui un rendez-vous incontournable, tant pour la dégustation que pour l’opération commerciale de la 6e bouteille offerte, que ce soit dans la boutique aménagée toute la journée sur place, comme dans une rubrique dédiée sur le site internet de Cash Vin. (ndlr: l’entrée à 10€ est remboursée dès l’achat d’une caisse de 6 bouteilles, et pour l’achat de 5 bouteilles identiques, la 6e est offerte)

Pourquoi ces seconds vins sont-ils de bonnes affaires ? 
Car ils sont en substance l’assurance d’une grande qualité, issue d’un grand terroir, au prix juste. Les gens savent pertinemment que ces seconds vins ne sont pas des ersatz des grands vins, et que le travail technique autour de ces bouteilles est le même que celui apporté aux premiers vins. Et puis, il y a cette buvabilité presque immédiate, là où les premiers vins doivent « mûrir » en cave durant de nombreuses années. L’opération « 6e offerte » vient encore renforcer cet aspect.

Si vous deviez faire des recommandations à nos lecteurs pour bien aborder cette Foire aux seconds vins ?
Ne pas hésiter à échanger avec les propriétaires, ne pas avoir non plus peur d’un millésime qui, sur le papier, pourrait paraître de moins bonne qualité. Goûter, prendre son temps, être curieux et surtout venir nous voir ! Ce salon est toujours un moment agréable et il met en lumière la qualité de Bordeaux et son patrimoine si précieux.

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Hennessy offre 36 chênes centenaires au chantier de Notre-Dame de Paris

Ces arbres ont été prélevés dans la forêt que le négociant en cognac possède dans l’Allier. Ils serviront à la reconstruction de la flèche et des charpentes disparues dans l’incendie de la cathédrale le 15 avril 2019

Dans un communiqué daté du 11 octobre 2023, la société Hennessy (le H du groupe LVMH) dit sa fierté de « participer à l’élan collectif de solidarité » pour la reconstruction de la toiture et de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, ravagée par les flammes le 15 avril 2019. Le négociant en cognac annonce avoir offert 36 chênes centenaires à l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris, maître d’ouvrage du chantier de restauration.

Ces arbres ont été prélevés dans la forêt de Celle, que l’entreprise possède et exploite dans l’Allier. Hennessy indique avoir sollicité bien des experts forestiers pour « identifier, récolter et préparer ces bois, qui ont intégré la sélection des 1200 chênes nécessaires à la restitution des charpentes de la flèche et des deux bras du transept de Notre-Dame ».

« S’engager pour la sauvegarde du patrimoine culturel universel en s’appuyant sur notre patrimoine naturel est un magnifique symbole », souligne Laurent Boillot, le président de la maison.

Hennessy – ©Alain Benoit

Ascension dans le ciel de Paris
Philippe Jost, président de l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris, tient quant à lui à remercier les nombreux mécènes : « Grâce à l’engagement de tous – donateurs, mécènes, architectes, ingénieurs, forestiers, charpentiers, etc. – la flèche, symbole du relèvement de la cathédrale, poursuit son ascension dans le ciel de Paris en même temps que l’échafaudage nécessaire à sa construction. Elle devrait atteindre son sommet, à 96 mètres de hauteur, d’ici la fin de l’année. Pour tous, c’est une vraie joie et un signe très visible de l’avancement du chantier vers la réouverture de Notre-Dame, le 8 décembre 2024. »

Premier acteur économique du négoce en Charente, Hennessy entretient un rapport privilégié avec le monde forestier et la tonnellerie. Sans chêne de qualité, où vieillissent et s’affinent les eaux-de-vie, le cognac ne serait pas ce spiritueux d’exception, exporté dans plus de 150 pays. L’entreprise gère un peu plus de 500 hectares de chênaies en France, a noué un partenariat avec l’ONF et s’est engagée à planter et restaurer 50 000 hectares de forêts dans le monde avant 2030.

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Château Haut-Batailley, Pauillac

C’est le premier millésime sous l’ère de la famille Cazes et une nouvelle occasion de saluer Jean-Michel Cazes, ce monument qui nous a quittés récemment.

Millésime discret, dans l’ombre du 2016 comme du 2018, il fut pourtant très qualitatif, l’atteste ce Château Haut-Batailley. La densité de Pauillac est présente, son potentiel de garde, son équilibre et sa capacité à délivrer un fruit noir croquant. Cette proximité avec les terroirs de Saint-Julien se ressent dans son rapport sucrosité-acidité qui donne une grande accessibilité au vin et ce sur sa jeunesse. Marketing et storytelling obligent, pour l’occasion et à l’approche des fêtes, les équipes du Château Haut-Batailley ont conçu un très beau coffret célébrant la Tour de l’Aspic. Incontournable dans le paysage pauillacais, cette tour fut édifiée en 1875 dans les débuts de la Troisième République. Ainsi, le coffret fut inspiré de l’imaginaire de Gustave Doré comme des contes de Perrault. Cette belle bouteille méritait un coffret du même acabit. Le second vin du domaine, Verso, est également vendu dans son coffret. On devrait retrouver en cette fin d’année sous le sapin cette fameuse tour de l’Aspic… Pour accompagner ce vin, on peut suggérer des langoustes flambées ou encore un sauté de biche.   

Château Haut-Batailley (33) – Pauillac Grand Cru Classé 1855 2017 (85€)
Se renseigner auprès du château : 05 56 73 24 00 ou www.jmcazes.com

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Pessac Léognan 2023: des rouges bien orientés

Les conditions de production idéales pour un millésime sont rares, et cette année 2023 aura apporté son lot de difficultés, un peu plus sur les merlots que sur les cabernets sauvignons. Néanmoins ce que l’on goûte actuellement à la sortie des cuves laisse augurer un très beau millésime.

Evidemment, la lutte contre le mildiou, notamment sur le merlot plus fragile que le cabernet, aura mobilisé toutes les énergies. Des propriétés ont donc du trier dès la coupe, faire tomber des grappes au sol et perdre ainsi du volume. Et la qualité alors ? Qu’on se rassure, comme le dit Jacques Lurton, le président de l’appellation Pessac-Léognan, « le mildiou n’a aucun impact qualitatif mais affecte seulement les quantités ».

Laurent Lebrun, le Directeur Général du château Olivier, illustre à sa manière cette lutte contre le champignon pathogène Phytophtora infestans, l’autre nom du mildiou : « nous sommes en 2ème année de conversion bio. 2022 était une année facile avec des vignes non traitées. 2023 est une année de challenge mais nous avons une équipe réactive. Si nous avions été défaillants, avec une panne technique ou un personnel malade par exemple, cela aurait été compliqué. Cette année 2023 valide notre protocole de passage en bio ». Idem pour Remi Edange, le directeur général adjoint du Domaine de Chevalier, lui aussi en bio : « tout en bio, avec un climat comme cela ? Et bien, on a usé du pneu car on a traité tout le temps ». Dans ces châteaux bio, lorsque les maladies cryptogamiques fusent, il faut donc un personnel qui adhère au passage bio car, lors des week-end, il faut rester mobilisable : la lutte ne peut se permettre d’attendre 48h. Donc des pertes en volumes sur les merlots.

Cabernet sauvignon et petit verdot 
Philippe Dulong, de la Scm laboratoire œnologique Dulong Chaminade, vante la qualité de cabernets concentrés, qui ont du goût mais souligne « l’excellente qualité du petit verdot », ce cépage minoritaire semble « bien s’adapter au changement climatique » et fournit des lots remarquables cette année.

Plus de cabernet dans les assemblages
Remi Edange évoque l’hypothèse « qu’il est possible qu’on ait davantage de cabernet que les années précédentes », du fait de la perte en volume de merlot. Mais Philippe Dulong dessine un scénario nuancé. Les cabernets sont moins sensibles au mildiou. Mais comme ils se vendangent plus tard, certains lots n’ont pu échapper aux fortes chaleurs de fin septembre et début octobre. Ces dernières ont pu dessécher les grappes récoltées de-ci de-là début octobre notamment, et là aussi, faire perdre un peu de volume. Mais ce phénomène est « à la marge ». Donc une proportion de cabernet peut être au dessus des pourcentages habituels. Mais ce qui prévaudra, selon Remy Edange « c’est le respect de l’identité du château ». Et s’il doit y avoir un peu moins de premier vin pour maintenir les équilibres indispensables à la conservation de l’identité, et bien ce sera « tant pis ».

De la chair et de la profondeur
Les nuits fraiches, avec une forte amplitude, ont permis de conserver de très bons taux d’acidité, gage de fraîcheur et de bonne tenue du vin dans le temps. Mais dès maintenant, on constate « de la profondeur et de la chair » indique Philippe Dulong. Remi Edange, constate « de la concentration et du resserrement sur les fruits, notamment sur les cabernets. Il y a un liseré énergisant, mais on sent la richesse, l’opulence et la générosité ». Un paramètre qui fait dire à Philippe Dulong qu’il valait mieux  « être sage sur les extractions ».

« La messe n’est pas dite, mais ce qu’on a dans les cuves nous laisse espérer de belles choses » nous dit Jacques Lurton. Rendez-vous après les malo, pour les primeurs.

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