Une fête de la musique, au sec, avec Good Wines Only ! 

Pour des raisons climatiques incertaines, nous avons décidé de déplacer l’événement prévu initialement à la guinguette La Belle Saison, à La Faïencerie (24, rue de la Faïencerie 33300 Bordeaux). Rendez-vous dès 18h à 23h pour célébrer, le début de l’été… au sec !

La Faïencerie, lieu de réception chargé d’Histoire qui a conservé tout son aspect brut et industriel du XIXe siècle. Situé en plein centre-ville de Bordeaux, nous vous proposons dans ce nouveau lieu une soirée alliant vins, gastronomie et musique en présence de plus de 70 propriétés, de trois artistes et autour d’un offre food gourmande. Cette grande famille vous attend pour une fête de la musique inoubliable (et sans pluie) !

70 propriétés présentes
70 domaines seront présents représentants un large panel d’appellations comme celles du Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe. Cette soirée est l’occasion de se livrer à une dégustation comparative de ces vins rouges à travers des terroirs, encépagements, modes de vinification et styles variés, agrémentée des explications des propriétaires ou représentants des propriétés.

La programmation musicale

Trois artistes de talent seront présents pour animer la soirée en ce jour de Fête de la musique : le DJ bordelais Noyha aka Nicolas Outin, la franco-américaine Lee-Ann Curren et le groupe de swing et jazz bordelais Rix And Wonderland.

Côté gastronomie
Qui dit dégustation de (bons) vins, dit bons petits plats ! Et au festival Good Wines Only, vous allez pouvoir ouvrir grand vos papilles ! On vous propose : Barbecue (option végétarienne), salades rafraîchissantes, poulet frites, huîtres et desserts gourmands

Alors rendez-vous dès 18h, ce mercredi 21 juin à La Faïencerie (24, rue de la Faïencerie 33300 Bordeaux). Il reste quelques places disponibles en cliquant sur ce lien.

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Château d’Agassac : un futur hôtel de luxe dans le Médoc

Le projet était en gestation depuis plusieurs mois mais vient seulement d’être présenté. Le château d’Agassac va faire l’objet de grands travaux pour créer un pôle hôtelier de luxe non loin de la capitale girondine.

Discret, Gérard Gicquel n’en est pas moins un homme qui avance vite. Cet entrepreneur breton qui fut le cofondateur du groupe Samsic s’est lancé en 2018 dans un nouveau défi. Celui de constituer un groupe hôtelier autour d’établissements de qualité (essentiellement des quatre étoiles). En moins de 5 ans, le groupe Beautiful life a ainsi ouvert 10 hôtels principalement dans l’ouest de la France, de Saint-Malo à Nantes, en passant par Brest et la Rochelle. En parallèle, M. Gicquel s’est également porté acquéreur de 2 domaines médocains, le château Fourcas-Dupré sur l’appellation Listrac-Médoc ainsi que le château d’Agassac, un Haut-Médoc classé cru bourgeois exceptionnel. Si le premier fait d’ores et déjà l’objet de travaux importants visant à le doter notamment d’outils techniques modernes, le second va engager sa mue. Alors que le précédent propriétaire (Groupama assurances) avait entrepris une rénovation du cuvier, du chai à barriques et du magnifique château XVIIIème dont l’origine remonte au XIIIème siècle, un projet hôtelier d’envergure vient d’être officiellement lancé. Et les premiers croquis annoncent un ensemble haut-de-gamme qui devrait faire d’Agassac une destination oenotouristique prisée dans les années à venir.

Un trait d’union entre tradition et modernité
Depuis quelques années, le vignoble bordelais a vu fleurir de nombreux chais inspirés par des gestes architecturaux forts, comme le dernier en date, celui du premier cru classé de Saint-Emilion Château Bélair-Monange inauguré il y a quelques jours seulement. Les travaux qui vont être engagés au château d’Agassac promettent eux aussi d’insuffler un vent de modernité côté rive gauche. En écho à la bâtisse historique s’élèvera un bâtiment conçu par l’architecte bordelais Olivier Chadebost que ce dernier décrit ainsi : « une voile comme un trait d’union entre l’histoire et le futur d’Agassac ». Résolument moderne, celui-ci se développera dans un mouvement fluide, tout en courbes. Le toit végétalisé promet une meilleure intégration dans le paysage. A l’intérieur, un hall cathédrale et un escalier monumental seront les points d’orgue de cet ensemble hôtelier doté d’une cinquantaine de chambres, d’une piscine, d’un spa, d’une salle de fitness de deux rooftops ainsi que d’un restaurant bistronomique. Résolument une nouvelle ère pour cette propriété historique du Médoc. A découvrir dans deux ans, en septembre 2025.


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Bienvenue en Beaujonomie : une 4ème édition idyllique

Après une édition 2022 déjà réussie, 2023 a marqué une progression dans cet événement oenotouristique teinté de dolce vita et de découverte du vignoble et de ses vins. Retour sur deux jours au cœur de la diversité du Beaujolais.

Concept et promesses
Bienvenue en Beaujonomie signe un nouvel événement de retrouvailles dans l’agenda du Beaujolais. Les amateurs se retrouvent le 3ème jeudi de novembre pour fêter l’arrivée des Nouveaux, et désormais le 3ème week-end de juin pour fêter l’arrivée des beaux jours et célébrer la diversité des Beaujolais.

Le principe est simple : des domaines ouvrent les portes de leur chai, de leur jardin et de leurs vignes pour vous accueillir autour d’un repas en format table d’hôtes, accompagnés de cuvées du domaine ainsi que d’un moment de partage autour du savoir-faire des vignerons (tour dans les vignes, balade en 2CV, dégustation, concerts…).

Cette année, ce sont 35 domaines qui ont participé, accueillant 1500 visiteurs (dont 70% n’habite pas dans le vignoble), soit une progression de plus de 30% comparé à 2022.
L’occasion vraiment idéale pour découvrir ou redécouvrir le Beaujolais, de ses paysages aux accents toscans à la diversité des vins produits, en trois couleurs. Avec des offres allant de 30 à 100€, ayant toutes pour dénominateur commun une réelle convivialité décontractée, chacun peut trouver celle qui lui convient le mieux, tant sur la découverte que sur l’expérience gastronomique.

Extraits d’expériences
Nous avons testé plusieurs domaines, du vendredi soir au dimanche midi. Tous nous ont séduits par leur accueil ainsi que par le contenu de leur expérience qui leur ressemblait.

Le château de Grange Cochard, situé à Villié-Morgon, a joué la carte de l’apéritif dans l’enceinte du château, suivi d’un dîner dans les vignes avec des plats faits maison à partager entre tous les convives, pour une immersion au cœur des différents millésimes de 2021 à 2009. Pablo, le régisseur, nous partage sa vision de la vinification et de l’agriculture biologique et au gré des magnums servis tout au long de la soirée.

Le Château de Juliénas, très actif sur le plan oenotouristique, invite ses visiteurs à un apéritif au pied des vignes et de son Wine Truck, pour découvrir le rosé du domaine. Le repas est partagé au chai, autour d’un déjeuner préparé par Alexis et Clara Galland, finalistes de Master Chef 2022, dont les plats sont accordés avec une cuvée du Château. Thierry nous explique chacun de ses terroirs et de ses appellations, nous plongeant au cœur de Juliénas, Moulin-à-Vent, Fleurie et Beaujolais Villages. L’expérience se termine par une visite de chai et des vignes ainsi qu’un jeu sensoriel.

Le Château des Jacques, à Romanèche-Thorins, joue également la carte du lien entre vignes et vins, en enchaînant balade explicative au pied du Moulin-à-Vent et dégustation verticale au chai, permettant de révéler encore le sublime potentiel de garde du gamay au travers des millésimes 2018, 2015, 2008, 2001, 1990 et 1978, procurant un plaisir aussi immense que surprenant.

S’ensuivent un apéritif raffiné devant le Château et un dîner préparé par le chef étoilé Sébastien Chambru de l’O des Vignes à Pouilly-Fuissé.

Ce week-end est également l’occasion de (re)visiter le Hameau Duboeuf qui fête ses 30 ans cette année et qui propose, en plus des collections permanentes sur la viticulture et la vinification, un spectacle immersif autour de leur collection de bacchanales, situé dans l’ancienne gare de Romanèche.

Enfin, le Clos Sauvage, domaine perché dans les hauteurs entre Beaujolais et Bourgogne, dans le département de la Saône-et-Loire, termine ce week-end par un moment suspendu. Le repas préparé par le restaurant La Dama à Mâcon, dégusté au gré des airs de musique classique et de tango interprété par le trio Bach à Sable, enchante les convives et sa marient à merveille avec les vins du domaine, tout en fraîcheur et au style aérien, livrant encore une autre expression du chardonnay et du gamay.

Rendez-vous en 2024 afin de poursuivre la découverte du vignoble et vivre de nouvelles expériences.

L’Union des Crus du Beaujolais investit Les Belles Plantes le lundi 26 juin 2023 de 10h à 16h pour une Grande Dégustation dédiée aux professionnels, l’occasion de voir ensemble les 10 Crus du Beaujolais. Une sélection de 100 cuvées spécifiques réalisée pour l’évènement.

Événement réservé aux professionnels. Pour vous inscrire, merci de remplir ce formulaire ou de contacter psanchez@terredevins.com

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[PRIMEURS] Mouton-Rothschild et Léoville Las Cases font le show

Après Lafite-Rothschild et Margaux, Mouton-Rothschild est le troisième des Premiers Grands Crus Classés 1855 à dévoiler le prix de son millésime 2022 en primeur. Hier, c’est le « super second » Château Léoville Las Cases (Saint-Julien) qui est également sorti.

Lafite était sorti vendredi à 834 € TTC, Margaux hier à 722,40 € TTC. C’est aujourd’hui au tour de Château Mouton-Rothschild de dévoiler le prix de son millésime 2022 en primeur : 728,40 € TTC. À titre de repère sur les millésimes « livrables », le 2021 est actuellement disponible autour de 600 € TTC, le 2020 à un peu plus de 1000 € TTC, le 2019 à 950 € TTC, le 2018 à un peu plus de 1000 € également. Il est donc plus que probable que le 2022, acheté en primeur, prendra beaucoup de valeur en quelques années. Le millésime 2022 de Mouton-Rothschild a été noté 98-99/100 par la rédaction de Terre de Vins, qui a souligné « sa pulpe, sa texture de soie épaisse, son intensité, sa minéralité qui cueillent les papilles ». À noter que le second vin de la propriété, Le Petit Mouton de Mouton-Rothschild, sort au prix de 254,40 € TTC. Le blanc, Aile d’Argent, sort pour sa part à 153 € TTC.

Hier, après Château Margaux, c’est le château Léoville Las Cases, 2ème Grand Cru Classé de Saint-Julien appartenant à Jean-Hubert Delon, qui est sorti en primeur. Une autre grande réussite du millésime, notée 98-99/100 par Terre de Vins : « on devine en filigrane toutes les facettes d’un vin qui a un pedigree hors norme. En bouche, c’est plus Las Cases que jamais ». Le prix de ce 2022 est de 396 € TTC. Le Clos du Marquis, autre propriété de M. Delon à Saint-Julien, est sorti à 85,20 € TTC.

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Alcoolémie au volant : grandes disparités réglementaires au niveau mondial

Selon les pays où vous vous trouvez, la tolérance des autorités pour une conduite en ayant bu de l’alcool s’avère très variable comme le rappelle le site discovercars.com qui présente toutes ces données sur son site internet.

Alors que l’heure des vacances approche pour de nombreux Français, un certain nombre optera pour la découverte d’un pays étranger. En prenant le volant, mieux vaudra alors être au fait des règles en vigueur en matière d’alcoolémie au volant. Car les disparités sont grandes comme le détaille le site de location de voitures discovercars.com en s’appuyant sur les données fournies par l’OMS. Ces données sont également consultables sur le site du European Transport Safety Council. Certains pays appliquent une tolérance zéro. Aucune goutte ne devant avoir été bue avant de prendre le volant. C’est le cas de pays comme le Brésil, du Paraguay, de l’Uruguay, et côté européen de la Hongrie ou bien encore de la Slovaquie, la Roumanie et la République Tchèque. Si la plupart du reste des pays de l’UE appliquent un taux similaire à celui de la France (0,05% soit 0,5g d’alcool par litre de sang), d’autres sont plus restrictifs sans être prohibitionnistes. C’est la situation que vous pourrez rencontrer en Suède, Pologne et Norvège (taux de 0,02%) ou en Lituanie (0,04%). Parmi nos voisins, seul le Royaume-Uni s’avère plus permissif avec un taux de 0,08%. Le même que celui toléré aux Etats-Unis. A noter que la plupart des pays européens ont défini des normes beaucoup plus strictes lorsqu’il s’agit des jeunes conducteurs ou des conducteurs professionnels. Croatie, Allemagne, Italie et Slovénie n’acceptent, dans ces cas particuliers, aucune tolérance.

Des amendes variables et parfois très élevées
Discovercars.com nous rappelle le montant des amendes qui peut largement fluctuer d’une destination à l’autre et, dans certains cas, littéralement vider votre portefeuille. Rappelons tout d’abord les règles en vigueur en France. Pour une personne détentrice d’un permis classique, une conduite avec un taux d’alcoolémie de 0,5g/L à 0,8g/L implique généralement une amende forfaitaire de 135€ mais qui peut monter jusqu’à 750€. Elle s’accompagne d’un retrait de 6 points et d’une possible immobilisation du véhicule. En cas d’un taux d’alcoolémie supérieur à 0,8g/L, il s’agit d’un délit pouvant conduire à une amende de 4500€, une peine d’emprisonnement de 2 ans a maxima et d’une suspension de permis de 3 ans. Dans un cas similaire à celui-ci au Canada (taux supérieur à 0,8g/L et inférieur à 1,19g/L), l’amende forfaitaire est de 1000$, passant à 1500$ pour un taux compris entre 1,2g/L et 1,6g/L. Au Royaume-Uni, une conduite avec une alcoolémie dépassant les normes autorisées peut conduire à une amende pouvant aller jusqu’à £2500, 3 mois de prison et un retrait de permis. Parmi les pays dans le monde où le montant d’amende peut être très élevé se trouve notamment le Bahreïn, L’Irlande, Israël ou bien encore la République Tchèque. Moralité, avant de louer une voiture à l’étranger, mieux vaut se renseigner pour éviter toute déconvenue.

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Balade urbaine pour les vins d’Alsace

A l’occasion des 70 ans de la Route de Vins d’Alsace, la ville de Colmar propose une journée de découverte de son patrimoine viticole et de ses vignerons. Une première réjouissante.

En Alsace, on est souvent confronté à un choix difficile. Les vignerons sont accueillants et on a envie de les rencontrer, tandis qu’on est aussi tenté de visiter les villes historiques. Afin de réunir les deux souhaits en un seul jour, la ville de Colmar propose cette année une nouveauté, une balade urbaine gourmande dans son centre historique, avec les vignerons et les restaurateurs. Elle aura lieu le dimanche 25 juin 2023, à l’occasion de la 2ème édition de la journée sans voiture. Elle rendra aussi honneur aux 70 ans de la Route des Vins d’Alsace, la première de France, qui traverse les 170 km de vignobles depuis Marlenheim au nord, aux portes de Strasbourg, jusqu’à Thann aux abords de Mulhouse.

L’histoire du vin à Colmar
Les participants qui se promèneront dans les rues historiques du centre-ville ne verront pas forcément la statue de la Liberté de Bartholdi (celle de New York en plus petit) ou le Musée Unterlinden, mais c’est sûr, ils marcheront dans les vieilles rues pavées, ils verront les maisons médiévales à pans de bois, les façades Renaissance, la Venise Verte et ses canaux. Des guides leur raconteront l’histoire du vin à Colmar en s’arrêtant devant les monuments phares en lien avec la thématique. La balade sera ponctuée de 5 étapes de dégustation, occasion de découvrir les traditions et savoir-faire locaux.

5 vignerons, 5 restaurateurs
Pour organiser cette première édition, la Ville de Colmar s’est associée aux maisons viticoles colmariennes et à des restaurateurs colmariens. Ainsi retrouvera-t-on le fameux domaine Schoffit en association avec le restaurant des Têtes, le domaine Martin Jund avec le restaurant L’Échevin, le domaine Karcher avec le restaurant Aux Trois Poissons, le domaine Jux avec la fromagerie Saint-Nicolas et enfin le domaine viticole de la Ville de Colmar en association avec le café restaurant Schongauer. La visite dure entre 2h et 2h15, avec un départ toutes les trente minutes à partir de 11h le dimanche 25 juin.

©Ville de Colmar

Balade en famille
Sur le parcours, 5 verres de vin seront proposés à la dégustation, associés à des bouchées apéritives salées ou sucrées proposées par les restaurateurs. Mais la balade peut aussi se faire en famille puisque des jus de fruit et de l’eau sont proposés comme alternative au vin (à partir de 5 ans, 15 € au lieu de 25 €). Un kit de dégustation sera distribué à chaque participant au départ de la visite. La billetterie est ouverte. Allez-y.

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« Les vignerons ne peuvent plus voyager comme avant… »

Aria Ballow est consultante indépendante spécialisée en Achats Responsables et RSE. Après une carrière en tant qu’acheteuse au sein de grands groupes, à faire essentiellement de la performance économique, elle crée en 2021 la société de conseil The Smart Keys, pour accompagner les TPE et PME sur leurs enjeux sociaux et environnementaux. Aujourd’hui elle nous partage, à la lumière de cette expertise, sa vision des salons traditionnels de vins. En effet, avec l’accent croissant mis sur la durabilité et la responsabilité sociale des entreprises (RSE), les pratiques traditionnelles de voyages fréquents sont remises en question. En examinant les préoccupations en matière de durabilité, d’impact carbone et le rôle des salons commerciaux tels qu’on les connaît, Aria Ballow répond à quelques questions pour Terre de Vins.

Les vignerons français voyagent encore beaucoup pour développer des marchés à l’export. Cette pratique est-elle durable ou sera-t-elle rattrapée par les consommateurs ou le législateur ?
Les déplacements fréquents entrepris par les vignerons français pour développer les marchés d’exportation soulèvent des questions importantes concernant leur durabilité à long terme. Alors que les voyages ont traditionnellement été une méthode clé pour établir et maintenir des relations avec les distributeurs internationaux et les acheteurs, le public se préoccupe de plus en plus de l’impact environnemental et des implications en matière de responsabilité sociale de cette pratique, pourtant nécessaire au développement commercial des propriétés.

D’un point de vue environnemental, l’empreinte carbone associée aux voyages fréquents est considérable. Les voyages en avion, en particulier, contribuent de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre. Ce sont les émissions indirectes liées aux activités d’une entreprise et portent souvent le poids le plus lourd de toutes les autres émissions (directes et consommation d’énergie).

À mesure que les consommateurs deviennent de plus en plus sensibles à l’environnement, ils recherchent des produits et des marques qui correspondent à leurs valeurs et qui démontrent un engagement envers la durabilité. Selon une récente étude, plus de 60% de Français se sentent plus proches de marques et entreprises qui démontrent un véritable engagement en matière environnementale. Les vignerons qui peuvent mettre en avant des pratiques durables dans leurs chaînes d’approvisionnement, y compris une réduction des déplacements donc de leurs émissions carbone, correspondent mieux aux attentes de ces consommateurs.

Les législateurs s’intéressent également à l’impact environnemental des industries, y compris le secteur du vin. En réponse aux préoccupations liées au changement climatique, les gouvernements mettent en place des réglementations et des incitations plus strictes pour réduire les émissions de carbone et promouvoir des pratiques durables. Cela peut potentiellement affecter la capacité des vignerons à voyager librement à l’avenir.

Mais pourquoi attendre les restrictions réglementaires pour agir ? Il est essentiel que les vignerons se tiennent informés de l’évolution de la législation et adaptent proactivement leurs pratiques commerciales pour répondre aux exigences.

En quoi voyager au bout du monde contrevient-il à la RSE qui s’engage dans un grand nombre d’entreprises françaises, ETI, PME ou TPE ?
Les voyages fréquents vers l’autre bout du monde peuvent aller à l’encontre des principes de la RSE pour plusieurs raisons.

Impact environnemental : Les voyages en avion sur de longues distances contribuent de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre. Outre le changement climatique, moins visible à notre échelle temps, on peut parler des pollutions et nuisances que cela génère, pour l’habitat naturel mais également pour notre bien-être à nous. En s’engageant dans une démarche vertueuse, les entreprises sont censées minimiser leur empreinte carbone et promouvoir des pratiques durables. Les voyages excessifs contredisent ces efforts, rendant difficile pour les vignerons la possibilité de démontrer un véritable engagement envers la responsabilité environnementale.

Consommation de ressources : Les voyages de longue distance consomment également énormément de ressources comme l’énergie ou les matériaux d’emballage pour les bouteilles. Se rejoutent à ça le transport et la logistique, notamment des éléments de communication et de marque, à usage unique. Or la RSE encourage précisément les entreprises à adopter des réflexes en faveur de la réduction des déchets, de la préservation des ressources et d’une consommation plus durable. Les voyages excessifs contredisent ces objectifs, car ils contribuent à une consommation de ressources inutile.

Responsabilité sociale : Les voyages fréquents de longue distance peuvent également avoir des effets néfastes sur le bien-être. Ils impliquent souvent des périodes prolongées loin de chez soi, ce qui entraîne une tension physique et mentale, affectant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ainsi que la qualité de vie globale. La RSE englobe les considérations relatives au bien-être des employés et vise à créer un environnement de travail favorable et sain. Les voyages excessifs remettent en cause ces objectifs de responsabilité sociale.

Pour se conformer aux principes de la RSE, les vignerons peuvent explorer des approches alternatives, telles que l’utilisation des technologies numériques pour les réunions virtuelles, l’établissement de partenariats locaux et l’optimisation des réseaux de distribution. Réduire l’impact environnemental lié aux déplacements, prioriser le bien-être des employés, se former à l’utilisation de technologies numériques peuvent aider la filière à concilier des engagements sociaux et environnementaux tout en développant efficacement les marchés d’exportation.

L’enjeu de l »impact carbone est majeur. Quel est votre regard sur ces salons traditionnels qui déplacent des dizaines de milliers de personnes et des dizaines de milliers de bouteilles au bout du monde ?
L’impact carbone des salons commerciaux traditionnels, qui impliquent le déplacement de dizaines de milliers de personnes et de bouteilles à l’autre bout du monde, ne peut être ignoré. Bien que ces événements aient traditionnellement joué un rôle crucial dans l’industrie du vin pour les réseaux, la présentation des produits et les transactions commerciales, leurs conséquences environnementales sont significatives.

Ces salons commerciaux contribuent à des émissions de carbone importantes en raison des vols long-courriers, du transport des marchandises et de la logistique associée. L’empreinte carbone s’étend au-delà des déplacements pour inclure les matériaux d’emballage, les installations d’exposition et les déchets générés lors de ces événements de grande envergure.

Il faut repenser la manière dont les salons commerciaux sont organisés et exécutés et envisager des alternatives plus écologiques. Les salons virtuels et les événements régionaux peuvent représenter ces alternatives et évitent de générer une empreinte carbone associée aux déplacements internationaux.Les salons virtuels offrent la possibilité de présenter de produits et de négociations commerciales sans la nécessité de déplacements physiques.

Il est essentiel de souligner que la transition vers des salons commerciaux plus durables ne se fera pas du jour au lendemain. Cependant, en sensibilisant la filière, en encourageant l’adoption de pratiques durables et en favorisant l’innovation, il est possible de réduire progressivement l’impact carbone des salons commerciaux tout en saisissant des opportunités de développement à l’exportation.

Le digital est-il une solution ou est-il lui aussi contestable ? En clair, participer à un salon digital pour développer des marchés est-il plus vertueux et peut-il contribuer à l’obtention d’un label RSE ?
Les plateformes numériques et les salons commerciaux virtuels offrent une alternative aux défis environnementaux posés par les déplacements fréquents dans l’industrie du vin. Participer à un salon commercial numérique peut être considéré comme une approche plus vertueuse d’un point de vue environnemental en raison des émissions carbone qui seront évitées.

Sur le plan sociétal, comme rappelé plus haut, un salon évènementiel c’est d’abord des équipes mobilisées pendant toute la durée des rencontres (parfois plusieurs jours) sur des rythmes intenses et souvent en dehors des horaires de travail habituels.

Sur la question des labels, il faut pouvoir mesurer concrètement ses actions et savoir d’où on est parti. Et pour cela, plusieurs outils existent qui sont adaptées à la filière viti-vinicole. C’est par exemple la réalisation d’un bilan carbone. Les voyages sont comptabilisés dans le scope 3 des émissions de gaz à effet de serre. Désormais l’Etat oblige les entreprises à réaliser un bilan carbone pour ces activités de scope 3, car elles représentent 90% des émissions totales d’une entreprise.  Une démarche de labellisation est un outil de communication intéressant, mais le label doit venir récompenser des actions concrètes mises en place en amont, au risque de tomber dans le « verdissement » ou greenwashing.

Lorsque vous faites bien les choses, que vous innovez, que vous êtes pionnier dans une démarche, elles finissent de toute façon par se savoir. Les propriétés viticoles ont une carte à jouer dans l’adoption rapide des salons virtuels. Cela démarquera forcément celles qui auront fait ce pari et permettra de renforcer leur image. Alors oui pour les labels, mais dans une stratégie globale. En adoptant activement des plateformes numériques et des salons commerciaux virtuels, les vignerons peuvent démontrer leur volonté de réduire leur impact carbone, de préserver les ressources et de promouvoir une croissance durable.

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[PRIMEURS] Margaux, Pavie, Beauséjour et Smith, quatuor gagnant

Ce début de semaine est marqué par de belles sorties en primeurs, et notamment celle de Château Margaux, Premier Grand Cru Classé 1855. Le point sur les prix.

Après Lafite Rothschild vendredi (834 € TTC), un autre Premier Grand Cru Classé 1855 annonce, en ce début de semaine, le prix de son millésime 2022 en primeurs : Château Margaux, propriété de la famille Mentzelopoulos, sort à 722,40 € TTC. Le second vin, Pavillon Rouge, sort à 210 € TTC, alors que le blanc du domaine, Pavillon Blanc, sort à 372 € TTC. Château Margaux 2022 a reçu la note de 99-100/100 de la part de la rédaction de Terre de Vins, assortie d’un coup de cœur.

Sur l’autre rive, Château Pavie, à Saint-Émilion, sort au prix de 420 € TTC (note Terre de Vins : 98-99/100). Le Premier Grand Cru Classé ‘A’, qui habille son millésime 2022 d’une étiquette spéciale pour le 25ème millésime de la famille Perse à sa tête, se signale par une augmentation assez nette, le 2020 étant actuellement disponible en livrable au prix de 350 € TTC, le 2019 aux alentours de 400 € TTC, et le 2021 un peu en dessous de 330 € HT.

Toujours à Saint-Émilion, Château Beauséjour laisse de côte son ancienne mention « Héritiers Duffau-Lagarrosse » et rajeunit son étiquette en indiquant le nom de celle qui fait désormais le vin, Joséphine Duffau-Lagarrosse. Le Premier Grand Cru Classé, racheté il y a deux ans par la famille Courtin à l’issue d’un feuilleton à rebondissements (et qui n’est pas encore terminé devant les tribunaux), entérine ainsi sa nouvelle vie et se positionne sur un prix de 168 € TTC (note Terre de Vins : 97-98/100). À titre de comparaison, le 2021 est actuellement disponible autour de 120 € TTC et le 2020 à 140 € TTC.

On revient sur la rive gauche, cette fois en Pessac-Léognan et sur le territoire des Crus Classés de Graves, pour examiner le prix en primeurs du château Smith Haut Lafitte de la famille Cathiard. Le rouge sort à 159,60 € TTC (note Terre de Vins : 98/100) tandis que le blanc sort à 168 € TTC (note Terre de Vins : 96-97/100).

Enfin, Clos du Marquis, propriété de Saint-Julien appartenant à Jean-Hubert Delon (Château Léoville Las Cases), sort au prix de 85,20 € TTC.

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L’ENSTA Paris remporte la Left Bank Bordeaux Cup

Depuis vingt ans, la Left Bank Bordeaux Cup – un concours de dégustation destiné aux étudiants – est devenue incontournable par sa dimension internationale. La finale de l’édition 2023 se tenait dans les chais du château Lafite-Rothschild, comme il en est désormais coutume.

L’ambiance est un tantinet tendue. Les souliers bien cirés piétinent le gravillon de la cour du Château Lafite-Rothschild. Les compétiteurs piaffent d’impatience à l’approche de l’épreuve finale qui consacrera le successeur de Cornell University, défait cette année lors de la sélection new-yorkaise. Fine fleur de la dégustation étudiante et élite du monde de demain, fair-play et courtoisie restent de mise entre les équipes représentées.

Le décorum du chai circulaire emblématique de la propriété ajoute à la pesanteur du moment. Autour des ronds de dégustation, siègent les membres désignés de l’université McGill, UCLA, l’université baptiste de Hong Kong, l’université technique de Munich et l’université de Copenhague. Côté français, l’ENSTA Paris et Skema Business School ont gagné leur place de porte-drapeau. Déception évidente pour l’université Jinan, restée à quai faute de visa. Le Boléro de Ravel accompagne avec solennité l’entrée des quinze membres de la Commanderie du Bontemps, organisatrice de l’événement. Le jury se compose notamment du baron Eric de Rothschild, du Grand Maître Emmanuel Cruse accompagné par Philippe de Lur Saluces, Lucas Leclercq, Philippe Tapie et autres éminents représentants de la viticulture et du négoce bordelais.

D’abord la partie théorique, reprenant en partie les thématiques abordées lors d’un “wine tour” organisé pour les étudiants la semaine précédant l’événement. Il fallait – entre autres difficultés – restituer la date de l’incendie du Château de Fargues (1687), savoir que les vins du Château Latour-Martillac avaient été servis lors du mariage de George VI, ou encore donner l’identité du premier Grand Maître de la Commanderie. Venait ensuite une partie dégustation composée de trois “rounds” au cours desquels les candidats décortiquaient un triptyque ténu :  terroir, millésime et appellation.

 Au terme d’un suspense haletant, les étudiants de UCLA (Californie) prennent la troisième place tandis que les deux équipes françaises se positionnent en tête du concours. SKEMA termine – pour la deuxième année consécutive – à la place du dauphin tandis que l’ENSTA Paris remporte la compétition avec un total de vingt-trois points. Oscar Lecorné, Thibault Sagnard et Hervé Cibert, représentants de l’école d’ingénieurs parisienne, pouvaient laisser éclater leur joie sous les lumières tamisées du Premier des Premiers. Nul doute qu’ils continueront de célébrer leur victoire autour du lot des vainqueurs : un double magnum de Lafite-Rothschild. “Le jeu en vaut la chandelle”, nous lâchait l’un d’eux, un sourire en coin.

Une fois encore, au-delà du résultat, l’opération séduction de la Commanderie du Bontemps s’avère réussie, chacun repartant sur son continent les yeux rêveurs en nouveaux ambassadeurs.

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Orange, bientôt une 4e couleur de vin ?

Toujours à la pointe de l’actualité, le négociant du Languedoc Gérard Bertrand élargit sa gamme de vins orange. A cette occasion, il a animé une table ronde qui commente le résultat d’une étude Viavoice montrant l’intérêt croissant des consommateurs pour cette couleur. Une mode passagère ou une 4e couleur de vin ?

Le vin orange a pointé le bout de son nez au début des années 2000, inspiré par ce qu’auraient été les premiers vins élaborés en Géorgie il y a plusieurs millénaires. Ces vins doivent leur couleur au fait qu’ils sont obtenus en faisant macérer des raisins blancs, comme on le ferait avec des raisins noirs. On les appelle d’ailleurs aussi bien vins de macération que vins orange. D’abord anecdotique, la production se développe et intéresse les amateurs tout comme les producteurs qui se lancent tous, de l’Alsace au Languedoc et de la Loire à la Provence.

Cépages aromatiques et autochtones
Le négociant languedocien Gérard Bertrand, toujours en quête de nouveauté, a sorti ses premiers vins orange il y a quelques années et explique le cheminement qui l’a mené à élargir sa gamme « Il y a quatre ans, j’ai réuni 75 vins orange pour les déguster et faire le point. Beaucoup de vins manquaient d’arômes. La qualité était hétérogène, il y avait souvent trop d’acidité, trop de tanins, des parfums « funky » (pas très propres). Il fallait leur donner une appétence ». Avec des cépages aromatiques comme le muscat, c’est plutôt facile. Il pense que tous les cépages autochtones ont aussi leur chance et que c’est une bonne carte à jouer, puisqu’il fait disparaitre le fameux critère de choix cépage au profit du vin lui-même. « Dans l’équilibre, on est plus intéressé par la structure que par les tanins » précise-t-il.

Un Français sur quatre connait les vins orange
L’étude menée par Viavoice* montre que les vins orange ont pris pied en France : un quart des personnes interrogées ont déjà entendu parler du vin orange, et parmi ces personnes, 43 % en consomment. On n’est pas surpris de constater que les moins de 35 ans sont les premiers consommateurs avec 69%, suivis par les 35-49 ans à 47% et qu’ils sont 53% dans l’agglomération parisienne où l’offre est la plus large. L’apéritif est le moment privilégié de consommation des vins orange, ce qui n’étonne pas non plus puisque les jeunes préfèrent souvent les tapas et apéritifs dinatoires aux repas classiquement structurés. Les vins orange s’achètent principalement chez les cavistes (41%) ; l’achat direct auprès d’un vigneron, chez lui ou sur un salon, arrive en 2ème position.

Le vin orange sied aux fromages
Gérard Bertrand voit un bel avenir aux vins orange : « L’orange convient à tous les fromages, alors qu’il n’y a aucun blanc ou aucun rouge qui puisse accompagner tous les fromages ». Il leur trouve aussi un rôle à jouer dans les restaurants et les bars. « Le vin est concurrencé par les cocktails, c’est connu, car ils sont « fun » et procurent une bonne marge aux établissements qui les servent ». C’est pour cela qu’il propose ses vins orange au monde de la mixologie. Leur teneur en alcool est aussi appréciée par rapport à celle des liqueurs et des spiritueux.

Gérard Bertrand a vendu un million de bouteilles de vin orange dans le monde cette année. Sa nouvelle gamme de vins orange compte cinq Vins de France, élaborés en Occitanie, labellisées AB ou Demeter. Deux cuvées, Genora 2021 et Naturae orange 2022 sont abordables et facile à trouver en grande distribution, (9,90 et 12,90 €). Il y a aussi le domaine de l’Estagnère, de la région de Carcassonne et la Villa Soleilla, une rare cuvée née au Château l’Hospitalet de Narbonne (15 et 169 €).

©I. Bachelard

* Sondage effectué par Via Voice sur un échantillon représentatif de 1001 personnes, selon la méthode des quotas, du 21 au 26 avril 2023

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