Monthly Archives février 2021

De nouveaux e-ateliers d’initiation aux vins de Bordeaux

Pour s’adapter au contexte actuel rendant impossible l’accueil dans l’enceinte de ses locaux du centre-ville bordelais, l’Ecole du Vin de Bordeaux a lancé le 23 février un format inédit d’ateliers en ligne et en direct. A réserver sur ecoleduvindebordeaux.com.

Si vous ne venez pas à l’École du Vin de Bordeaux, elle viendra à vous, grâce à sa nouvelle formule numérique « Initiation et dégustation ». Pour la tester, la démarche est très simple. Après avoir fait votre choix de créneau horaire sur le site internet de l’École du Vin (jeudi de 18h à 20h, ou samedi de 17h à 19h, au tarif de 59 €), vous recevrez à domicile une box dégustation comprenant six flacons de 10 cL de vins de Bordeaux. Confortablement installé dans votre salon, seul ou accompagné d’un autre participant, il vous suffira ensuite, grâce aux consignes glissées dans la box, de vous connecter en visioconférence avec l’un des formateurs de l’École.

Au fil des 2 heures de session, vous découvrirez le vocabulaire de dégustation, les subtilités des cépages et arômes, la palette des accords les plus gourmands, les mots à mettre sur vos sensations… Selon l’approche « expérientielle » chère à l’École, privilégiant une approche ludique et décomplexée bien loin d’un format de cours magistral, vous pourrez profiter de l’expertise de votre interlocuteur, déguster avec lui et lui poser toutes vos questions en direct.

A ne pas manquer, le 3 avril de 17h à 19h, atelier en ligne Choco’Bordeaux « Spécial Pâques » » avec la participation du maître chocolatier de la Maison Saunion Thierry Lalet (en solo ou duo, 89 €).

ecoleduvindebordeaux.com

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Des vins de Provence qui restent “modérément optimistes”

L’interprofession des vins de Provence (CIVP) a organisé cette semaine une visioconférence pour faire le point sur les tendances et les marchés des rosés de Provence. Elle affiche un bilan en léger retrait qui lui permet de « rester modérément optimiste » et entame la nouvelle campagne avec un petit (en volume) mais bon millésime 2020.

Sur un marché rosé très concentré, la France reste de loin le premier producteur (28% de la production mondiale de 26,4 M hl devant 19% pour les Etats-Unis et 17% en Espagne) et le premier consommateur (34% du total monde de 25,6 M hl), également très loin devant les Etats-Unis (2%), amateur historique de blush et de plus en plus de dry rosé. La France consomme même plus de rosés qu’elle n’en produit (la Provence pèse 38% de la production AOP française en rosé). Néanmoins, les amateurs progressent en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas et même en Asie, des marchés à fort potentiel mais où les rosés pèsent encore moins de 5% de la consommation globale. La consommation mondiale a néanmoins déjà progressé de 40% en 20 ans. « La demande est de plus en plus tirée par les millenials, amateurs de rosés qu’ils perçoivent comme trendy et romantiques, commente Brice Eymard, directeur des vins de Provence. L’observatoire du rosé a constaté une demande sans cesse croissante depuis une dizaine d’années de ces rosés qu’ils veulent de plus en plus pâles, secs (les vins les plus secs entre 0 et 3,99 g de sucre/l. sont passés en cinq ans de 16 à 22%), fruités et aromatiques…c e qui correspond au style provençal de plus en plus copié ».

Une région encore en hausse à l’export

A l’exportation, selon le dernier bilan de la FEVS, la Provence a progressé de 5,6% en volume à près de 5 millions de caisses (de 12 bouteilles) et de 0,7% en valeur pour un chiffre d’affaires avoisinant les 30 M €. Dans un contexte baissier, la performance est notable. « Avec des sorties de chais en baisse de 6% seulement sur l’année pour les vins rosés, les Vins de Provence ont réussi à limiter les effets des mesures de restriction qui ont impacté plusieurs de ses circuits de distribution, en particulier la restauration », commente Brice Eymard. Les différentes appellations provençales ont commercialisé un peu plus d’1 M hl de vin rosé en 2020, soit l’équivalent de plus de 134 millions de bouteilles dont 57,3 M exportés. L’export est ainsi passée en un an de 38% à 43% des ventes (10% il y a 10 ans). Les fortes croissances au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, au Canada mais également en Allemagne et en Belgique ont permis de compenser le ralentissement du marché américain consécutif à la mise en place des taxes Trump mais limité à -6%. La progression multi- marchés témoigne du fort potentiel de développement des vins rosés à l’international. Toujours dans le top 3 des exportations, les Etats-Unis (41% de parts de marché), la Grande-Bretagne (20%) et les Pays-Bas (7%). En 2020, les marchés étrangers ont justement été l’objet de plusieurs campagnes spécifiques, dont des masterclass digitales aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande (après Séoul et Shanghai) ou des missions en Chine et en Corée du Sud…

Cap sur le digital et la vente directe

Le point noir est sans surprise la restauration en raison des différentes mesures de confinement ou de couvre-feu mais le choc a pu être amorti grâce à la croissance des ventes en grande distribution (+2%) et à l’export, en hausse de 6%, par la montée en puissance du e-commerce et de la commercialisation en direct dans les caveaux qui ont profité d’une fréquentation estivale record. Le CIVP estime à 30% la consommation de rosés en région qui a été dopée par la capacité d’innovation des vignerons pour offrir de nouvelles solutions de commercialisation (livraisons gratuites à domicile, drives…). Pour la campagne 2021, le budget interprofessionnel a voté une enveloppe de 6,5 M €, en augmentation comparé aux 5,80 M€ en 2020. L’accent a été mis sur la communication digitale, les visioconférences et les réseaux sociaux en attendant le retour des salons comme Wine Paris en juin et des événements cet été en région.

Un millésime 2020 bon mais petit

2020 s’est révélé un petit millésime en volume, la quatrième plus petite vendange pour la Provence (en retrait de 2% à 1,136 M hl comparé au petit millésime 2019 mais dans la moyenne quinquennale). Mais c’est un bon millésime malgré l’épisode de gel du début de printemps, avec des pluies plutôt faibles, un été chaud sans trop d’épisodes caniculaires et peu de stress hydrique. « Les volumes des Côtes-de-Provence sont en baisse de 4% et ceux des Coteaux Varois de 7% malgré les nouvelles surfaces entrées en production dans les deux appellations, tandis que les Coteaux d’Aix ont fait un bon de 12% car ils n’ont pas été impactés par le gros épisode de gel de fin mars, détaille Brice Eymard. Au global, ce n’est pas très bon mais dans le contexte actuel, ce n’est pas si mauvais. Nous avons des stocks pour la première fois depuis trois ans, surtout chez les opérateurs qui vendaient beaucoup en restauration, mais ça peut rééquilibrer la période de surchauffe sur les prix et nous restons finalement ‘modérément optimistes’ pour la saison à venir ». « Nous restons combatifs, confirme Jean-Jacques Bréban, président du CIVP. En 2020, nous avons su faire preuve de résilience. À l’arrivée, nos résultats sont moins négatifs que ce qu’on pouvait craindre. 2021 ne sera pas une année facile mais nous restons ambitieux. Il faut continuer à entreprendre, innover, communiquer ».

L’interprofession poursuit d’ailleurs sa conversion en bio et en HVE avec plus de 40% cette année convertis en bio et en HVE pour approcher 100% en 2025, et renforce son programme de R&D visant la réduction de l’impact environnemental avec de nouveaux cépages et un changement de pratiques dans les cinq ans à venir.

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La vente des Hospices de Nuits en direct

La 60e vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges (Côte d’Or), qui se déroulera avec un nombre de participants très limité le 14 mars, sera retransmise en direct et « accessible par tous à travers le monde », ont annoncé les Hospices.

La retransmission inédite aura lieu dès 14h30 depuis le Château du Clos-de-Vougeot où seront installées trois caméras et une régie. Cette « immersion virtuelle » qui sera commentée en français et en anglais, pourra peut-être « susciter l’intérêt de nouveaux acheteurs », espèrent les organisateurs de ces enchères, petites soeurs de la fameuse vente des Hospices de Beaune, non loin de là. Le lien sera disponible entre autres sur le site internet institutionnel hospicesdenuits.com. « Nous encourageons nos acheteurs habituels à utiliser largement cet outil et à le relayer auprès de leurs propres clients pour donner à cet événement toute l’aura qu’il mérite », a déclaré François Poher, directeur des Hospices de Nuits.

La vente, parrainée par l’académicien Erik Orsenna, offrira cette année 114 « pièces » (fûts de 228 litres) dans le but de financer l’hôpital et la maison de retraite gérés par les Hospices de Nuits. Les recettes d’un lot, la « pièce de charité », seront de plus offertes à l’Institut Pasteur pour financer la recherche sur les mutations de virus.

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Ce cru class? r?invente Sauternes, avec un vin effervescent, un ros?, un rouge?

Plus qu’une vocation, « la strat?gie d’une propri?t? class?e ? Sauternes est de produire de grands vi

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Vendanges au paradis pour des vins singuliers en Afrique du Sud

Entre ciel et terre : c’est le nom en afrikaans de cette vallée nichée entre montagnes arides et fraîcheur de l’océan, où des pionniers produisent des vins différents, inspirés de cette nature généreuse.

Ils ne cherchent pas à imiter les grands frères européens, référence omniprésente, un peu écrasante. Mais à présenter des vins à l’identité fermement sud-africaine, qui racontent leur lieu de naissance au bout du monde, avec ce qu’ils portent d’héritage des premières plantations des huguenots. « Nous ne sommes ni du Nouveau monde ni de l’Ancien », résume Emul Ross, maître de chai de 35 ans, aux côtés de son patron Anthony Hamilton Russell qui a racheté 52 ha à sa propre famille au début des années 1990. Le domaine produit un rouge et un blanc, issus de cépages bourguignons (centre-Est de la France).

Les sols contiennent de forts pourcentages d’argile, comme ceux de Côte de Nuits, un vignoble de Bourgogne, « et lors de dégustations à l’aveugle, il arrive qu’on nous confonde ». En dépit d’un climat maritime bien différent.

Au bout de ses vignes, quelques fynbos, broussaille typique, puis une falaise et l’Atlantique, tout près de sa jonction avec l’Océan Indien. « C’est un climatiseur gratuit, le vent souffle en permanence », explique Anthony Hamilton Russell. « L’air est d’une propreté rare. J’aime me dire qu’il n’y a rien entre nous et l’Antarctique », à des milliers de km. Au milieu de vignes de raisin chardonnay, au vert doré, des dizaines d’ouvriers en bleu de travail avancent, coupant les grappes, tendant leurs caisses pleines vers le tracteur, des herbes folles entre les pieds. « Pas d’herbicides. Une terre nue est une terre morte », opine l’élégant patron de 58 ans, coiffé d’un chapeau à grands rebords crème à la Indiana Jones, ruban en crocodile.

Gymnaste contre sumo

Les vendanges sont tardives en ce début d’automne austral. L’opportunité de reprendre son souffle à l’issue d’une terrible année marquée par le coronavirus et les interdictions d’alcool imposées pour désengorger les services d’urgences du pays.

Les vignerons de Hemel en Aarde, englobés dans l’appellation Walker Bay, ont moins souffert que d’autres. Grâce à leur réputation de qualité, désormais établie à l’étranger, et leurs volumes plus modestes que ceux des domaines traditionnels. Le « succès fulgurant » de leurs vins « frais, fins, moins sur l’exubérance et la puissance » que leurs concurrents grand public, s’explique par leur choix de respecter l’environnement et limiter les additifs, clé pour « rendre l’éclat du terroir », explique Pascaline Lepeltier, sommelière française installée à New York.

Chris Alheit, facétieux vigneron de 39 ans, en T-shirt et bermuda sombre, rencontré au petit matin, est une autre gloire locale. Lui aussi évoque « un ADN sud-africain, une identité liée au Cap ». « Nous n’essayons pas de copier un vin français », sourit-il, glissant quelques mots dans cette langue, glanés lors de vendanges sur le Vieux Continent. Ses chenins ciselés – cépage blanc caractéristique des vins de Loire (Ouest de la France) -, sont d’une grande pureté. Sa cuvée Cartology, demandée à l’export, se boit comme une évidence.

A 18H00, le ciel rosit. Chris apporte des caisses aux vendangeurs. Pour les charger, pleines, dans son camion réfrigéré. Les oiseaux pépient, apportant une légèreté joyeuse au bruit répétitif des sécateurs. « Le gros sprint des vendanges est passé », dit-il. « Jusqu’ici j’ai surtout récolté de l’acidité vive. Maintenant il me faut un peu de ‘sex appeal’, quelques courbes voluptueuses » grâce à des raisins légèrement plus mûrs. Le chenin exprime une vaste palette, du très sec au tropical. « Je veux du fruit mais pas une bombe d’ananas », résume dans un éclat de rire le vigneron énergique à la blondeur enfantine. Chez lui pas d’irrigation, pas de chimie, pas de triche. Son vin est « nature » même s’il rechigne à cette classification, comme toutes les autres.

« Pour qu’un vin accroche ton imagination, il doit être pur. Dès que tu soupçonnes une malhonnêteté, tu décroches », dit-il, toujours à la recherche de justesse, d’équilibre – « c’est subjectif » -, de l’expression d’un lieu. Son ambition, apparemment modeste, est ultra-exigeante. Il veut de la puissance aussi, mais en dentelle, « celle du gymnaste, pas celle du sumo ».

Par Gersende RAMBOURG pour AFP – Photos par Marco Longari

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