Trois questions à Gaëtan Bouvier, parrain du challenge Château Gassier

Pour la 5ème fois, la finale de la compétition qui voit s’affronter de jeunes élèves en sommellerie se déroulera dans le cadre du château Gassier les 21 et 22 mai prochains. Les épreuves s’articuleront autour des rosés de Provence. Avec Gaëtan Bouvier comme parrain d’honneur. 

Il existe en France de nombreuses compétitions œnologiques qui visent à tester les compétences tant théoriques qu’en matière de dégustation des sommeliers. Depuis 2019, le château Gassier a mis en place un challenge permettant aux élèves en centres de formation avec mention complémentaire en sommellerie de pouvoir se confronter autour des rosés de Provence. Cette année, ce ne sont pas moins de 71 élèves issus de 15 écoles qui tenteront de remporter la victoire. Tous sont passés par les épreuves qualificatives préalables qui consistaient dans un premier temps à répondre à un questionnaire sur les rosés de Provence puis, ensuite, en une dégustation à l’aveugle d’un cru de Provence. Les 21 et 22 mai prochains (ouvert au public le 22), de nouvelles épreuves les attendent : dégustation, définition d’accords mets-vins. Tous leurs gestes, leur prestance seront observés par le jury, sous l’œil particulièrement attentif de Gaëtan Bouvier, parrain d’honneur du challenge pour la première fois. Jeune sommelier talentueux, Gaëtan a été élu Meilleur Sommelier de France 2016, Master of Port 2019 ainsi que Meilleur Ouvrier de France 2022. Il travaille actuellement comme chef sommelier au restaurant étoilé Saisons de l’Institut Lyfe (Paul Bocuse).

Qu’attendez-vous de ce challenge ? 
C’est un plaisir de venir rencontrer les jeunes générations qui s’engagent dans une quête d’excellence.  La Provence est une région attirante. J’attends de ce challenge que nos jeunes futurs professionnels se retrouvent et partagent une belle compétition. 

Cette compétition s’adresse à des élèves en mention complémentaire sommellerie. Quelles sont pour vous les qualités d’un bon sommelier ? 
Les compétences fondamentales de savoir- être sont l’empathie, l’humilité, la capacité d’écoute, et le dynamisme. En ce qui concerne le savoir-faire, les qualités essentielles sont la précision du geste, les connaissances et la faculté de les partager. 

Les rosés de gastronomie seront au centre de ce challenge. Comment définiriez-vous cette nouvelle tendance ?
C’est une tendance que tout bon professionnel se doit d’observer. La consommation de ce type de vin a augmenté de 20% et la France est leader sur ce marché. Plein de nouveaux accords sont en perspective. Il y a 10 ans, les clients en terrasse demandaient qu’on leur serve un verre de rosé. Aujourd’hui ils demandent « Qu’avez-vous comme rosés à la carte ? ». Personnellement, je travaille les rosés de gastronomie au quotidien, notamment dans le restaurant étoilé « Saisons » mais aussi dans notre établissement sur la place Bellecour. Là, nous proposons des rosés de gamay, de syrah et de pinot noir produits à moins de 100km de Lyon. Enfin, nous travaillons des rosés des pays méditerranéens ayant subi un vieillissement dans notre restaurant attenant à notre institut de recherche scientifique.

Cet article Trois questions à Gaëtan Bouvier, parrain du challenge Château Gassier est apparu en premier sur Terre de Vins.

La Maison Cordon rouge : à peine ouverte et déjà un succès !

Avec un taux de réservation déjà de 85 % pour les deux mois à venir, la Table des chefs de la Maison Cordon rouge ouverte au mois de Mai suscite un bel engouement. Nous sommes allés découvrir ce joli concept de « résidence de chefs » où tous les trois mois un nouveau cuisinier vient séjourner pour imaginer de nouveaux accords sur les vins de la maison. Pour cette première session, c’est Mallory Gabsi, ancien finaliste de Top chef, 26 ans à peine, qui s’est mis aux fourneaux.

Chez G.H. Mumm, on aime les projets qui ont du sens. Celui-ci n’en manque pas si on écoute François-Xavier Morizot, le vice-président du groupe Martell Mumm Perrier-Jouët. « Notre maison a été créée à Reims en 1827. La première installation était derrière la cathédrale, puis nous avons déménagé ici où il y avait des terrains libres dans les années 1850 à l’emplacement des anciens remparts. Nous occupons la même adresse depuis 1860. Les cuveries sont donc au même endroit qu’au XIXe siècle, les caves aussi. La Maison Cordon rouge où nous avons installé le restaurant a quant à elle été construite en 1899, c’était la demeure des présidents, cela a donc toujours été un lieu de réception pour les amis de la marque. En accueillant cette résidence de chefs, nous maintenons cette vocation initiale et prouvons une fois encore notre attachement à ce quartier auquel nous croyons énormément. C’est une partie de la ville en pleine renaissance depuis la restauration du Boulingrin. La situation est stratégique, puisque la gare de Reims est à trois quarts d’heure de TGV de la Gare de l’Est, vous rajoutez dix minutes de marche, cela fait une heure porte à porte ! Avec 40.000 visiteurs par an, nos caves remportent déjà un beau succès et ont été élues à plusieurs reprises meilleur circuit visite de caves de champagne. Grâce à cette nouvelle offre, nous pouvons proposer une expérience complète sur la journée. » 

Deuxième aspect, la dimension exploratoire, la table des chefs ayant pour objectif d’expérimenter toutes sortes d’accords autour des vins de la Maison. « G.H. Mumm a toujours eu le goût de l’exploration, y compris dans la gastronomie. Un certain nombre de chefs célèbres ont collaboré avec nous par le passé. Sur ces murs, vous pouvez voir des photos de Paul Bocuse dans les années 1980. Avec Alain Passard et l’aventurier et explorateur Mike Horn, nous avions réalisé un déjeuner dans le désert du Gobi. » Cette tradition unissant voyage, découverte et gastronomie remonte même encore plus loin : c’est autour de champagnes de la Maison Mumm que fut construit le menu proposé lors de l’inauguration du paquebot France en 1912 ! 

Le premier chef à inaugurer les fourneaux de la Maison, Mallory Gabsi, doit son goût pour la cuisine à sa grand-mère maternelle et à son grand-père paternel, deux inspirations totalement différentes, « celle de mon grand-père était tunisienne, très épicée, celle de ma grand-mère était belge, gourmande et familiale à partagerDès l’âge de 18 ans, j’ai commencé à travailler pour des chefs étoilés et il y a un an j’ai ouvert mon premier restaurant à Paris, gastronomique, mais pas guindé. Faire l’ouverture de ce projet représente une énorme responsabilité, je dis toujours en plaisantant, on envoie toujours en premier les petits jeunes à la guerre et après c’est la vieille garde qui prend le relais ». Un sacré défi également pour l’équipe de cuisiniers permanents de la Maison Mumm qui devront se mettre au service des chefs successifs, et s’adapter tous les trois mois à de nouvelles méthodes, mais en même temps quelle école incroyable !

Un bel exemple de plat proposé au menu ? L’anguille au vert « un plat de pauvre, très ancien, que j’ai voulu remettre au goût du jour. Dans les Flandres, les pécheurs d’anguilles lorsqu’ils revenaient chez eux cueillaient toutes les herbes qu’ils trouvaient sur leur passage. Des orties, des épinards, de l’oseille, du cerfeuil. A ces quatre herbes de base, vous pouvez ajouter toutes les herbes que vous souhaitez. Ici c’est un équilibre d’à peu près 15 herbes, à vous de les deviner ! Une fois à la maison, les pécheurs mettaient du riesling et une échalotte, on plaçait le plat au milieu de la table, cela rassemblait toutes les familles et tout le monde tapait un peu dedans. Personnellement, j’ai opté pour un laquage avec une réduction à la bière, vous avez aussi une huile d’aneth, du caviar séché râpé comme une poutargue, et du citron de caviar qui ramène du croquant et de l’acidité ». Une recette qui fait merveille avec la minéralité du blanc de noirs RSRV. Mais le clou restait le millésime 1988, sélectionné par le meilleur sommelier du monde Raimonds Tomsons, une année de lente maturation qui a de ce fait gardé beaucoup de fraîcheur et dont les notes fumées, les accents de truffe, de tabac blond, de pâte de coing et de réglisse accompagnent à merveille le pigeon préparé par Mallory. 

Trois menus (55€, 75€, 115€) https://www.mumm.com/fr-fr/reservation-la-table-des-chefs/

Cet article La Maison Cordon rouge : à peine ouverte et déjà un succès ! est apparu en premier sur Terre de Vins.

Fédération des Cavistes Indépendants, soudés pour mieux avancer

Cette semaine, le vignoble d’Armagnac a accueilli à bras grands ouverts l’assemblée générale annuelle de la Fédération des Cavistes Indépendants (FCI), qui regroupe quelque 250 cavistes français. Terre de vins y était et a fait le point sur la FCI et ses projets avec son président Cyril Coniglio, caviste aux caves Rhône Magnum (26) et Meilleur caviste de France 2018.

En mai dernier, lors de l’assemblée générale à Sancerre, un nouveau bureau, dont vous avez pris la présidence, a été désigné. Quels ont été les accomplissements depuis cette transition ?
Avec un bureau quasi-intégralement renouvelé, il fallait que tout le monde prenne ses marques. Aujourd’hui, nous sommes plus que jamais soudés, le dynamisme est en route ! Parmi les projets enclenchés l’an dernier figurait la régionalisation, avec la nomination de nouveaux présidents de régions qui ont pris leur poste dès l’assemblée générale 2022. Avec cette démarche, le but est d’animer un peu plus en France, à travers des rencontres et réunions plus régulières entre cavistes locaux, pour ne pas se cantonner à une assemblée générale nationale une fois par an. Ce format permet d’échanger, d’inviter et parrainer des cavistes non-encore adhérents à la FCI, afin de leur présenter la FCI et les avantages de nous rejoindre.

Le label Maître caviste continue quant à lui son déploiement, avec 49 cavistes déjà titrés et six nouvelles nominations lors de l’AG. A l’avenir, les exigences seront plus pointues sur l’implication du caviste après avoir été nommé Maître caviste, par exemple avec une présence physique obligatoire à l’AG pour recevoir son titre. Le label sera désormais ouvert aux salariés avec une charte et une grille de notation adaptées. Nous travaillons actuellement pour en faire un titre national, avec une reconnaissance à l’échelle étatique.

Nous avons accentué cette année notre présence sur des salons, avec un stand à Wine Paris, et un partenariat pour la première année avec Millésimes Bio, lors duquel nous avons pu faire des masterclass. Ce contrat de partenariat sera reconduit l’an prochain.

En termes de communication, nous avons déjà un bel éventail d’outils, que ce soit à travers le magazine papier Saison Côté Cave, distribué trois fois par an aux clients dans les caves des membres de la FCI, ou sur la plan digital avec une newsletter et une présence sur les principaux réseaux sociaux. Nous avons aussi pour la première fois mis en place du 20 au 30 octobre 2022 l’opération « Les Dénicheurs ». Son principe : dix jours, pour mettre à l’honneur dix vins à moins de 10 €, afin de montrer à la fois l’expertise et l’accessibilité de l’offre des cavistes. Ce fut un succès, avec 102 cavistes participants et 92046 personnes touchées. Elle sera reconduite cette année à l’automne. La FCI est aussi partenaire de la Semaine Festive du 14 au 21 juin prochains, au cœur de laquelle aura lieu le 16 juin la Fête de l’Apéro, l’occasion de proposer des animations dans nos caves.

En interne, une évolution de notre centrale d’achats Vin C.I. est en cours. Nous voulons impliquer encore plus les cavistes dans la sélection, pour continuer à optimiser cet outil de sélection par des cavistes pour des cavistes. Des nouveautés vont faire leur apparition côté vins, mais aussi  spiritueux, notamment dans la gamme d’embouteillage exclusif à la FCI First Spirits.

Quels sont les chantiers actuellement en cours et ceux à venir ?
Le mouvement de régionalisation va encore s’accentuer, avec une redélimitation des territoires géographiques, et la nomination d’un nouveau responsable des présidents de régions pour chapeauter l’ensemble. 

Pour mieux cerner la conjoncture actuelle et sans cesse répondre au plus près aux besoins de ses adhérents, la FCI a donné la parole à ses cavistes dans une grande enquête réalisée par l’agence de marketing Brand Advocate, abordant des thèmes fondamentaux pour la profession. Ses résultats ont été dévoilés lors de l’AG. Une prochaine enquête sera centrée autour du business des cavistes de la FCI, pour leur permettre de se situer.

Un pôle concurrence existe déjà, mais il va être doublé d’une composante « tendances » pour nous aider à être encore mieux précurseurs de ce qui va sortir sur le marché. Grâce aux cavistes de la FCI localisés dans les grandes villes, les tendances pourront être cernées et diffusées de cette base vers les autres. Par exemple, le rayon sans alcool devra certainement être de plus en plus fourni et diversifié, allant au-delà des traditionnels jus de fruits et sodas, avec des cocktails, des spiritueux sans alcool…

Concernant les outils pratiques, le Syndicat des Cavistes Professionnels met déjà à disposition des boîtes à outils, notamment sur toute la partie législative et réglementaire, mais nous allons les  compléter pour faire le relai sur des points pratiques, des astuces.

Enfin, une cellule de formation des cavistes en vue du Concours du meilleur caviste de France est créée. Toutes les chaînes ont leur formateur, nous aussi nous aurons désormais le nôtre pour aider les candidats membres de la FCI dans cette préparation.

A titre personnel, quel a été votre ressenti sur cette première année de présidence ?
J’ai vraiment la chance d’être bien accompagné par un bureau extraordinaire, qui va être encore étoffé par de nouveaux cavistes. On regarde dans le même sens, on s’entraide et se soutient, c’est primordial pour avancer.

Si vous aviez un message à faire passer aux adhérents de la FCI et aux cavistes non-encore adhérents, ce serait…
J’invite les adhérents à continuer à parler de la FCI autour d’eux, notamment pour rappeler que même si nous sommes indépendants, nous ne sommes pas seuls pour autant. La FCI a un rôle d’autant plus précieux dans les moments de doute et de crise comme ceux que vivent actuellement les commerçants.

Pour faire venir les cavistes non-encore adhérents à la FCI, j’aimerais avant tout leur montrer que nous sommes dynamiques et que nous communiquons ensemble sur ce beau métier.

Cet article Fédération des Cavistes Indépendants, soudés pour mieux avancer est apparu en premier sur Terre de Vins.

« La vie en Rhône » : opération séduction des rosés de la Vallée du Rhône

Inter Rhône frappe fort : une journée de dégustations des rosés de la vallée du Rhône à Lyon, et des blancs à Montréal. Objectif : sortir du paradigme « vins de la vallée du Rhône = vins rouges ».

La feuille de route d’Inter Rhône s’est fixé trois objectifs prioritaires : stabiliser les volumes, développer l’export et diversifier les couleurs. Ce dernier cap résulte du changement des attentes des consommateurs, résidant notamment dans la recherche de vins moins puissants. Composée de 75% de vins rouges, sa production comporte également des vins blancs, ainsi que des vins rosés, à 14% aujourd’hui. L’objectif est clair : d’ici à 2031, Inter Rhône ambitionne de doubler sa production de rosés.

Les étapes
Inter Rhône cible d’abord les professionnels du secteur, avant de basculer à moyen terme sur le grand public.

Dix dates sont prévues en France, comprenant dégustations de cuvées appartenant à chaque famille (délicats ou généreux), et démonstration d’accords mets et vins destinés à démontrer la capacité des rosés du Rhône à jouer la carte de grands vins, ainsi que deux au Royaume-Uni.

Dans l’ombre de la Provence, grande productrice de rosés devant l’Éternel, la vallée du Rhône compte bien tirer son épingle du jeu en jouant sur sa double force : produire à la fois des rosés dans le même style que sa grande voisine, « fruités et délicats », mais également des rosés de terroir, « fruités et généreux » dans la lignée de ceux déjà connus comme les Lirac et Tavel, ayant le potentiel de rosés de gastronomie capables de tenir tête à un repas entier. Démonstration.

Accords mets et vins gastronomiques
Pour sa première démonstration, Inter Rhône a posé ses cuvées sur la table du restaurant Chez Pimousse à Lyon, deux toques Gault et Millau.

L’entrée (de chair d’araignée, socca de Nice et sorbet piquillos) est accompagnée des cuvées « Joséphine » du Château Val Joanis (AOP Luberon) et « Régulus » du domaine Clavel (AOP Côtes du Rhône). L’accord est réussi : le premier vin crée un ensemble frais dont les amers amplifient le tout, tandis que le second joue la carte de la douceur et de l’acidité, en écho à l’araignée et au sorbet piquillos.

L’agneau du plat principal, en trois façons (tartare, ribs et côte accompagnée d’une sauce à l’oseille) se marie parfaitement au domaine des Bosquets (AOP Gigondas) et au « Ciel étoilé » des Vignobles Peyron (AOP Côtes du Rhône Villages Visan) : le vin tient tête à la saveur prononcée de la viande et sublime la sauce.

Rosé et dessert forment également une heureuse paire : le flan de chèvre vanillé, petits pois, fraises voit sa sucrosité sublimée juste ce qu’il faut par la cuvée « La Rosée d’été » de Terres des Chardons (AOP Costières de Nîmes) et par le Château d’Aqueria (AOP Tavel).

Cet article « La vie en Rhône » : opération séduction des rosés de la Vallée du Rhône est apparu en premier sur Terre de Vins.

[Bouteille à moins de 10€] La Buvette de la Cave de Castelmaure

C’est quoi ?
On ne passe pas par hasard à Embres-et-Castelmaure, ce village tout au sud des Corbières. On y va et, accessoirement, on décide d’y rester tellement les paysages sont à couper le souffle. Et les vignerons de la cave coopérative produisent des vins de décision sur cette terre de schistes défiant les Pyrénées. Le mode opératoire se fait surtout avec des grenaches, du carignan et de la syrah pour des petits rendements par le volume et grande est la qualité des vins. Cette cave ou « cette réserve d’Indiens » peut se targuer de délivrer des rapports qualité-prix exceptionnels. 

Pourquoi ?
Pour se persuader de cet éloge, on peut citer les cinq ou six cuvées en dessous de 10 euros, à commencer par l’entrée de gamme bien-nommée La Buvette. C’est notre coup de cœur ! Tout est d’abord vendangé à la main. C’est un vin nouveau qui flirte avec un rosé très foncé, un vin de soif dans toute sa splendeur, du fruit et rien d’autre. C’est une formidable alternative au rosé. La Buvette est un assemblage de carignan et de grenache, en somme un jus de raisin fermenté, la définition la plus simple du vin…

Avec quoi ?
Digeste et soyeux, ce vin nous emmène sur des notes de mûres, de cerises fraîches et de fraises écrasées. Il faut le trinquer à la température du réfrigérateur et le servir sur des tapas par exemple. Pour se procurer ce vin et découvrir le reste de la gamme, l’idéal est encore de s’y rendre pour prendre la mesure des paysages. En période estivale et avec un peu de chance, un food truck peut être garé devant le comptoir de la cave. Et là…

SCV Castelmaure (11)La BuvetteAOC Vin de France (4,90€)

Cet article [Bouteille à moins de 10€] La Buvette de la Cave de Castelmaure est apparu en premier sur Terre de Vins.

La Cité des Climats de Bourgogne ouvre à Chablis

Ce site oenotouristique porté par l’interprofession ouvre au public ce mercredi 17 mai. Premier aperçu des lieux en images.

Enfin l’ouverture pour la Cité des Climats et vins de Bourgogne ! Après le site de Mâcon le 3 mai, le site de Chablis ouvre au public ce mercredi 17 mai. « Le résultat de 5 ans de travail », s’est félicité Benoît de Charette, président de la Cité.

Découvrez les premières images de ce lieux tourné vers les vins de Bourgogne en général, et ceux du nord de la Bourgogne en particulier, à travers un parcours pédagogique et plusieurs lieux de vie.

Photo 1 – Le Petit Pontigny, monument historique, ainsi qu’une extension moderne forment ce site de la Cité des Climats. Au centre, un jardin accessible au public.
Photo 2 – Benoît de Charette (président de la Cité) et Adeline Rispal (scénographe) lors de l’inauguration à destination des professionnels du vin.
Photo 3 – Un système de bracelet connecté vous permettra de participer en répondant à questions au fur et à mesure de la scénographie.
Photo 5 – Impressionnante entrée en matière de la scénographie avec cet écran divisé en strates, qui s’inspire des terroirs bourguignons.
Photo 6 – La partie la plus fascinante du parcours pédagogique est probablement cette carte 3D des terroirs du nord bourguignon, réalisée en partenariat avec l’université de Dijon.
Photo 8 – Au sein du parcours se trouvent des « cachettes » pédagogiques à destination des enfants.
Photo 9 – Une « cave aux arômes » pour commencer à mettre vos connaissances en pratique
Photo 10 – Ici se dégustent les vins compris avec le ticket d’entrée. Non loin se trouve le « Ponti’bar », lieu de consommation quant à lui accessible à tous.
Photo 11 – La boutique de la Cité et ses produits locaux permet de prolonger l’expérience à la maison.


Prochaine étape : l’ouverture du site principal, à Beaune. Rendez-vous le 17 juin 2023.
Photos ©C. L’hôte

Cet article La Cité des Climats de Bourgogne ouvre à Chablis est apparu en premier sur Terre de Vins.

Le VS Hennessy se pare de teintes irisées

Le cognac d’entrée de gamme du célèbre négociant fait l’objet d’une série limitée imaginée par une figure montante de la mode streetwear en France : Stéphane Ashpool 

Un dégradé de bleu, de jaune et de vert. Pas d’étiquette mais une sérigraphie aux reflets irisés. Le célèbre VS d’Hennessy se pare de couleurs enjouées. Le cognac d’entrée de gamme le plus apprécié et le plus vendu à la surface du monde fait l’objet d’une nouvelle série limitée. Le flacon de 70 cl ne sera distribué qu’en France, à partir de la mi-juin 2023, au prix conseillé de 52 euros. On le trouvera à la Samaritaine à Paris, à la boutique du négociant à Cognac, chez une sélection de cavistes et sur la boutique en ligne Clos 19.

Cette série limitée a été conçue par une figure montante de la mode en France : Stéphane Ashpool, 41 ans, le créateur de la marque de prêt-à-porter Pigalle Paris en 2008.

Il habille aussi les athlètes des JO
Tout sourit à ce créateur branché, né d’un père sculpteur et d’une mère danseuse. Grand fan de basket, Ashpool évolue à la croisée du sport et des cultures urbaines, notamment au sein du collectif « Pain O chokolat ». En 2015, il fut désigné Grand prix de l’Association nationale pour le développement des arts de la mode (Andam). Ses créations streetwear griffées couture ont du succès. Après avoir séduit le rappeur Drake et la chanteuse Rihanna, Ashpool habillera les athlètes français aux JO 2024. En mars dernier, la marque Le Coq Sportif l’a nommé directeur artistique des tenues olympiques et paralympiques hexagonales.

Interrogé par le magazine en ligne The Good Life, le créateur confesse avoir beaucoup appris lors de sa collaboration avec Hennessy. « Je ne savais pas que le cognac était fait de raisin », dit celui qui a découvert un univers finalement très proche de ses centres d’intérêt. Hennessy est une marque influente, dans l’air du temps, partenaire mondial de la NBA (la ligue américaine de basket). Le négociant ne courtise pas seulement les musiciens et rappeurs : depuis une dizaine d’années, il a su investir toutes les cultures urbaines (graff, design et art contemporain).

Le bonheur des collectionneurs
En 2012, Hennessy demandait à Leonard McGurr, alias Futura, grand nom du graffiti aux USA, de redessiner l’étiquette de sa bouteille de VS. Ainsi débutait une bien des collaborations et une série limitée annuelle. Ces flacons colorés font le bonheur des collectionneurs. Un exemple : la bouteille conçue par Shepard Fairey en 2014 se négocie aujourd’hui environ 100 dollars en ligne ! Il est vrai que Fairey, figure majeure du street-art, est connu dans le monde entier pour un portrait sérigraphié en quatre couleurs de Barack Obama (« Hope », 2008).

Dans chaque pays, les bouteilles ne restent en rayon que quelques semaines. Elles sont toujours bien présentées, bien emballées, dans les meilleurs points de vente. Ici, le numéro 1 du cognac n’invente rien. Il reprend et améliore ce que Mouton Rothschild avait imaginé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en conviant Miró, Chagall ou Picasso à personnaliser ses étiquettes. Oui, dans le petit monde des vins et des spiritueux, le flacon importe beaucoup !

Cet article Le VS Hennessy se pare de teintes irisées est apparu en premier sur Terre de Vins.

Terre de vins met les Primeurs à l’honneur        

Le nouveau numéro de Terre de vins passe en revue le millésime 2022 à Bordeaux. 450 vins ont été dégustés par la rédaction pour dresser le portrait de ce millésime extrême et très qualitatif.

C’est désormais un rendez-vous bien installé : chaque printemps le magazine « Terre de Vins » consacre une grande partie de son numéro de mai à la campagne des Primeurs, qui permet au vignoble bordelais de dévoiler « en avant-première » les vins – encore en cours d’élevage – de la vendange précédente. Les dégustateurs du magazine ont arpenté les deux rives du Médoc au Libournais en passant par le Sauternais pour passer au crible quelque 450 vins et ainsi prendre le pouls d’un millésime 2022 marqué par des conditions climatiques extrêmes et qui, au final, se révèle très qualitatif, avec même des réussites exceptionnelles.

De Bordeaux à la Provence, en passant par l’Uruguay
En dehors de cet important volet consacré aux Primeurs, ce numéro 85 de Terre de vins dévoile un sommaire bien fourni : un entretien « sur le divin » avec Lilian Barton, la plus irlandaise des propriétaires médocaines ; des rencontres avec le vigneron et éleveur Armand Heitz, en Bourgogne, et Elise Losfelt, cheffe de caves du champagne Charles Heidsieck ; une escale gourmande dans l’Aude, sur la plage de Gruissan ; une escapade entre Var et Bouches-du-Rhône, autour des plus beaux chais érigés en Provence ; une « world escapade » en Uruguay, vignoble sud-américain où le cépage Tannat est roi ; et comme toujours, une superbe sélection de cuvées, entre chardonnays de toutes les régions, pépites ardéchoises, gros plan sur l’appellation Bellet, et verticale d’Ermitage blanc de Michel Chapoutier. Le tout se complète d’un cahier spécial dédié aux vins blancs de l’Entre-deux-Mers, comme une invitation à savourer l’installation des beaux jours.

Terre de vins n°85, 148 pages, 6,90 €.
Abonnez-vous en suivant ce lien

Cet article Terre de vins met les Primeurs à l’honneur         est apparu en premier sur Terre de Vins.

Le Château de Saint Martin s’étend en Côtes-de-Provence

Encore un domaine qui repousse les frontières de son vignoble. Le château de Saint-Martin à Taradeau dans le Var vient de s’étendre avec le rachat du domaine de Matourne à Flayosc, également en Dracenie à une quinzaine de kilomètres.

La propriété appartenait depuis les années 70 à un vigneron d’origine allemande, Jurgen Spaethe aujourd’hui décédé. La famille d’Adeline de Barry, 11e génération sur la propriété héritée des Rohan Chabot, s’est donc porté acquéreur d’une trentaine d’hectares avec les deux rachetés aux voisins dont une douzaine de vignes « Le vignoble est complètement à restructurer et la cave est en très mauvais état », avoue la vigneronne de Saint-Martin. Mais les vins bénéficiaient d’une petite notoriété sur les rouges de garde, 80 % de la production notamment en cabernet-sauvignon et syrah, étaient vinifiés en rouge. « Nous allons pour l’instant rapatrier les raisins pour les vinifier à Taradeau et réfléchir à l’utilisation des deux bastides du domaine qui avaient été transformées en gîtes ».

Expériences en vignes
Ce cru classé de Provence d’une centaine d’hectares de vignes produit environ 300 000 bouteilles en propriété à 60% rosés, 30% rouges et 10% blancs et à peu près autant en négoce vins et raisins. Le vignoble était déjà labellisé HVE « et nous sommes désormais certifié Terra Vitis qui est basé sur un périmètre plus large, notamment au niveau humain, et un cahier des charges exigent» détaille Adeline de Barry. La vigneronne collabore avec l’agronome Mathieu Archambault en vignes depuis une dizaine d’années. « Nous travaillons beaucoup sur la sélection des plantes, nous utilisons l’homéopathie pour lutter en particulier contre le stress hydrique et nous sommes en train d’expérimenter depuis avril 2022 l’utilisation de la physique quantique qui fonctionne comme une carte mémoire contre le gel, l’esca, la sécheresse et la diffusion de musique génodique pour renforcer les défenses immunitaires de la vigne ».

©DR

Bientôt en famille
Le vin représente environ les deux tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise familiale baptisée Maison Edme de Rohan Chabot, le grand-père d’Adeline et le seul homme à avoir dirigé le domaine au milieu du XXe siècle; un tiers relève des spiritueux avec la Liquoristerie de Provence rachetée en 2017 par Adeline rejoint par son mari Renaud de Barry. Des quatre enfants du couple, les deux fils dont Erwann, fondateur du site de vente de vins Twil et du négoce La Belle Collection, pourraient rejoindre l’entreprise varoise dans deux ans. L’une des filles, Andrane, photographe, participe déjà à la communication de la maison. « Tant que je serai là, Saint Martin ne sera jamais à vendre, martèle Adeline de Barry. Ce sont mes tripes! L’idée est que mes enfants développent l’entreprise pour arriver à faire vivre plusieurs familles ».

Cet article Le Château de Saint Martin s’étend en Côtes-de-Provence est apparu en premier sur Terre de Vins.

[Primeurs] Château Beychevelle 2022 et les sorties de ce début de semaine

Château Beychevelle, 4ème Grand Cru Classé de Saint-Julien et « star » du Médoc, vient de dévoiler le prix de son millésime 2022 en Primeurs. D’autres propriétés des deux rives sont également sorties en ce début de semaine.

Château Beychevelle 2022, qui a reçu la note de 96-97 de la part de la rédaction de « Terre de Vins », sort au prix de 95,40 € TTC. En 2021, il était sorti au prix de 68,80 € HT, en 2020 au prix de 67,40 € HT, en 2019 au prix de 61,60 € HT, en 2018 au prix de 70 € HT.

Les autres sorties récentes :
– Château du Tertre (4ème Grand Cru Classé – Margaux) : 42 € TTC
– Château Prieuré-Lichine (4ème Grand Cru Classé – Margaux) : 42 € TTC
– Château La Tour Carnet (4ème Grand Cru Classé – Haut-Médoc) : 31,10 € TTC
– Château Fombrauge (Saint-Émilion Grand Cru Classé) : 30,20 € TTC
– Château Berliquet (Saint-Émilion Grand Cru Classé) : 63 € TTC
– Château Bouscaut rouge (Pessac-Léognan – Cru Classé de Graves) : 30 € TTC
– Château Bouscaut blanc (Pessac-Léognan – Cru Classé de Graves) : 35,30 € TTC
– Château Haut-Bergey (Pessac-Léognan) : 23 € TTC
– Château de La Dauphine (Fronsac) : 20,40 € TTC
– Château de Sales (Pomerol) : 28,55 € TTC
– Château Charmail (Cru Bourgeois Exceptionnel – Haut-Médoc) : 19,40 € TTC
– Château Bellegrave (Pauillac) : 25,80 € TTC
– Château du Glana (Saint-Julien) : 25,20 € TTC
– Château Chasse-Spleen (Moulis) : 33,60 € TTC
– Château Fonréaud (Listrac-Médoc) : 17,30 € TTC

Cet article [Primeurs] Château Beychevelle 2022 et les sorties de ce début de semaine est apparu en premier sur Terre de Vins.