D’Avignon au Luberon : trois bons plans pour ouvrir la saison oenotouristique

D’Avignon au Luberon, en passant par le Ventoux, trois destinations originales pour petits et grands.

Luberon en tous sens, le 14 mai
Reconnu destination oenotouristique d’excellence et labellisé « Vignobles & Découvertes, le Luberon booste le printemps, avec une nouvelle manifestation. Le Syndicat des vins de l’AOC Luberon, les offices de tourisme de Destination Luberon et le réseau de partenaires labellisés « Vignobles & Découvertes » s’associent pour une évènement festif, le 14 mai. Sous l’accroche Luberon en tous sens, plusieurs temps forts se déclineront durant cette journée : une randonnée permettant une lecture des paysages viticoles, une découverte (ou redécouverte) gustative des produits du terroir lors d’un pique-nique proposé par un chef de renom.

Rendez-vous entre 8h30-9h15 : départ pour une randonnée pédestre de 9 km (durée 3h), à la Cave vinicole de Bonnieux. Halte sur les terrasses du Château de Sade à Lacoste pour une lecture des paysages et un atelier dégustation, proposés par le Syndicat des vins de l’AOC Luberon et les équipes du Parc Naturel Régional du Luberon.

A partir de 12h30 : pique-nique. Composé de 5 mets, proposé et présenté par le chef étoilé Xavier Mathieu, du restaurant « Le Phébus » à Joucas, il permettra aux participants de savourer les produits du terroir et les vins d’une quinzaines de caves et domaines de l’appellation, au son des musiques du groupe Tchava Genza.

Les Estivales du Rhône, les 3-17 juin & 1er juillet

Concoctées par l’association Les Compagnons des Côtes du Rhône, voici 3 soirées avec 3 bars à vins et 3 thèmes. La première aura lieu à Jonquerettes, le 3 juin. Elle sera agrémentée d’une course pédestre familiale de 3 km, qui permettra de partir à la découverte des vignes et des chemins de l’appellation Côtes-du-Rhône Village Gadagne. Pour ajouter de la fête à la course, les meilleurs déguisements seront primés. Dégustation et vente de vins, autour des stands gourmands de produits locaux.

Sur la place du Palais des papes, à Avignon, capitale des Côtes-du-Rhône, le 17 juin, les arts sont à l’honneur avec des artistes locaux et nationaux, aux côté d’une trentaine de vignerons. A partir de 17h. 

La Tablée des chefs, le 1 juillet. A la veille de l’ouverture du festival de théâtre, de grands chefs préparent un panier pique-nique à savourer avec les vignerons, dans le cadre bucolique des bords du Rhône, face au pont d’Avignon. Des animations pour petits et grands ponctueront la soirée.

L’accès aux événements est gratuit. Verre aux couleurs des Estivales du Rhône 5€.

Le Grand Rendez-vous des vins AOC Ventoux, le 24 juin
Gourmande, festive et sonore, telle sera la 3ème édition du Grand Rendez-Vous des vins AOC Ventoux, le samedi 24 juin, à l’Hôtel-Dieu de Carpentras. Autour des domaines, caves et maisons, des food truck et restaurants éphémères, les DJ Monsieur et Madame Benoit, Yuksek, Cebb & Delon assureront la mise à feu !

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[Primeurs] Léoville Barton 2022 et les autres sorties de la semaine

La campagne des Primeurs 2022 a démarré sur les chapeaux de roues avec beaucoup de jolies sorties cette semaine. Les deux grands crus classés de la famille Barton, dont la qualité a été saluée par les dégustateurs de Terre de Vins, sortent à une hausse mesurée, conforme à la philosophie de la maison.

Dans l’entretien « sur le divin » qu’elle a accordé à Terre de vins dans le n° 85 (spécial Primeurs) qui sort prochainement dans les kiosques, Lilian Barton nous indique que, parmi les leçons qui lui ont été transmises par son père Anthony Barton, décédé il y a un an, il y a une grande attention « à ce que renvoient les consommateurs – fidèle à cette idée que l’on peut toujours vendre son vin plus cher, mais qu’à la fin il est fait pour que l’on tire le bouchon et pour qu’il soit bu ». Cette philosophie est une nouvelle fois mise en application par la famille Barton à l’heure de dévoiler les prix de son millésime 2022 en Primeurs : Château Léoville-Barton, 2ème Grand Cru Classé de Saint-Julien (salué d’un « coup de cœur » par la rédaction de Terre de Vins avec la note de 97-98), sort au prix de 89,90 € TTC. À titre de comparaison, le 2021 était sorti à 66 € HT, le 2020 à 70,20 € HT et le 2019 à 60,20 € HT. On se situe donc dans une hausse de prix raisonnable. Idem pour Langoa-Barton (3ème Grand Cru Classé de Saint-Julien, noté 95-96 par Terre de Vins) qui sort à 49,20 € TTC (35 € HT en 2021, 34,60 € HT en 2020, 32,90 € HT en 2019), une bonne aubaine pour les amateurs.

Outre Cheval Blanc et Angélus qui ont frappé fort en sortant tôt, d’autres propriétés ont dévoilé le prix de leur 2022 cette semaine. Petit récapitulatif :

Château Camensac (5ème Grand Cru Classé – Haut-Médoc) : 29,30 € TTC
Château Cantemerle (5ème Grand Cru Classé – Haut-Médoc) : 30,60 € TTC
Château Tronquoy (Saint-Estèphe) : 27 € TTC
Château Meyney (Saint-Estèphe) : 32,40 € TTC
Château Siran (Margaux) : 32,80 € TTC
Château Fonbadet (Pauillac) : 42 € TTC
Château Citran (Haut-Médoc) : 18,70 € TTC
Clos Manou (Médoc) : 23,40 € TTC
Château d’Agassac (Cru Bourgeois Exceptionnel – Haut-Médoc) : 19,50 € TTC
Château d’Arsac (Cru Bourgeois Exceptionnel – Margaux) : 20,70 € TTC
Château Fourcas Dupré (Listrac-Médoc) : 15,50€ TTC
Château Poujeaux (Moulis) : 28,20 € TTC
Château Maucaillou (Moulis) : 25,40 € TTC
Château du Retout (Cru Bourgeois Supérieur – Haut-Médoc) : 10,92 € TTC
Château Petit Bocq (Cru Bourgeois Supérieur – Saint-Estèphe) : 20,40 € TTC
Château Croix de Labrie (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 114 € TTC
Château Soutard (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 46,80 € TTC
Chateau Larmande (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 32,40 € TTC
Château Mangot (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 28,20 € TTC
Château Bellefont-Belcier (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 50,40 € TTC
Château Tour Saint-Christophe (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 40,30 € TTC
Château Bellevue (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 52,90 € HT
Château La Dominique (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 50,80 € TTC
Château Clos de Sarpe (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 69,48 € TTC
Château La Serre (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 65,52 € TTC
Château Couvent des Jacobins (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 32,50 € TTC
Château Grand Corbin (Grand Cru Classé – Saint-Émilion) : 23,50 € TTC
Château Moulin Saint-Georges (Saint-Émilion Grand Cru) : 33,60 € TTC
Château de Fonbel (Saint-Émilion Grand Cru) : 20,20 € TTC
Château Haut-Brisson (Saint-Émilion Grand Cru) : 29,20 € TTC
Château Latour à Pomerol (Pomerol) : 87,36 € TTC
Château Bourgneuf (Pomerol) : 65,52 € TTC
Château Lafleur-Gazin ( Pomerol) : 42 € TTC
Château La Cabanne (Pomerol) : 40,50 € TTC
Château de Fieuzal blanc (Pessac-Léognan) : 61,80 € TTC
Château de Fieuzal rouge (Cru Classé de Graves – Pessac-Léognan) : 38,80 € TTC
Château Larrivet Haut-Brion rouge (Pessac-Léognan) : 36 € TTC
Château Larrivet Haut-Brion blanc (Pessac-Léognan) : 46,80 € TTC
Château Climens (1er Grand Cru Classé – Barsac) : 150 € HT
Château Suduiraut (1er Grand Cru Classé – Sauternes) : 67,20 € HT
Château Guiraud (1er Grand Cru Classé – Sauternes) : 55,80 € TTC
Château La Tour Blanche (1er Grand Cru Classé – Sauternes) : 52,20 € TTC
Château Sigalas Rabaud (1er Grand Cru Classé – Sauternes) : 51,60 € TTC
Château Rayne Vigneau (1er Grand Cru Classé – Sauternes) : 47,65 € TTC
Clos Haut Peyraguey (1er Grand Cru Classé – Sauternes) : 39,60 € TTC
Château Doisy-Daëne (2e Grand Cru Classé – Barsac) : 43,20 € TTC
Château Bastor-Lamontagne (Sauternes) : 28,68 € TTC
Château Clos de Boüard (Montagne Saint-Émilion) : 21 € TTC
Château Canon Pécresse (Fronsac) : 21,30 € TTC
Château La Vieille Cure (Fronsac) : 23 € TTC
Château Dalem (Fronsac) : 23 € TTC
Château Alcée (Castillon Côtes de Bordeaux) : 17,28 € TTC
Château La Prade (Francs Côtes de Bordeaux) : 13,20 € TTC
Château Sénéjac (Haut-Médoc) : 16,20 € TTC
Château de Chantegrive (Graves) : 15,48 € TTC
Clos Floridène rouge (Graves) : 17,64 € TTC
Clos Floridène blanc (Graves) : 18,84 € TTC
Château Marjosse (Bordeaux) : 9,36 € TTC

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[Concours du Meilleur Élève Sommelier en Vins et Spiritueux de France] Un doublé pour la 30ème édition !

Parrainé par Xavier Thuizat, le concours créé par Michel Chapoutier a démontré le haut niveau des candidats. Après deux jours de compétition, Julie Piqueras et Yohan Delobel ont remporté le titre.

32 candidats venant de toute la France se sont affrontés, dans la bonne humeur, les 11 et 12 mai à Tain l’Hermitage. Ce concours réservé aux élèves sommeliers qui suivent leur scolarité dans les lycées hôteliers ou CFA préparant la Mention Complémentaire sommellerie ou le Brevet Professionnel sommelier a mis en évidence les qualités de ces futurs professionnels.

Après les épreuves écrites du jeudi, les étudiants ont participé à une master class de Xavier Thuizat, parrain du concours. Six ont accédé en finale. Vendredi matin, les 3 filles et 3 garçons sélectionnés se sont confrontés à quatre épreuves. Un accord mets-vins, en français et en anglais, la décantation et le service d’un vin, la dégustation commentée de 2 vins et 2 spiritueux, le comportement et la prestance étant évalués sur la globalité des ateliers.

Les jeunes candidates et candidats ont montré et démontré qu’ils étaient bien préparés à la compétition. Aisance et concentration ont pris le pas sur le stress, détectable mais bien maîtrisé. Le vocabulaire, les connaissances vitivinicoles et surtout l’envie de bien faire sont acquis. A niveau égal, les jeunes femmes ont fait preuve de plus de maturité, se permettant des traits d’humour appréciés par le public.

Les lauréats sont … Julie Piqueras, en BP au Lycée des Métiers de l’Hôtellerie et du Tourisme d’Occitanie (Toulouse) et Yohan Delobel, en MC au Lycée Hôtelier JP Passedat (Marseille), premier ex aequo. Cassandra Caquineau en BP au CFA Rabelais (Dardilly) remporte la 3ème place. Julie travaille en alternance, chez L’envie du Sud, un caviste toulousain et Yohan fait ses classes au restaurant La Table de Yoann Comte** à Annecy.

Ils remportent de nombreux lots dont un week-end gastronomique à la Maison Pic (Valence), un séjour en Australie et des vins prestigieux remis par la Maison Michel Chapoutier et METRO, partenaire de l’évènement.

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Le groupe Pernod Ricard annonce son retrait de la Russie

Le géant français, Pernod Ricard a annoncé ce vendredi qu’elle avait cessé d’exporter toutes ses marques vers la Russie et ne pourrait plus les distribuer suite à la pression publique sur ses activités commerciales là-bas.

Le groupe, qui possède de nombreuses marques de boissons haut de gamme, dont Havana Club rhum, whisky Jameson et champagne Mumm, a cessé d’exporter vers la Russie à la fin du mois d’avril. « Nous évaluons comment adapter notre organisation locale à la lumière de ces décisions, tout en respectant pleinement toutes les réglementations légales », ajoutant que mettre fin à la distribution « prendrait quelques mois pour que ce soit totale. »

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Et maintenant, Brad Pitt lance son propre gin

Toujours en association avec la famille Perrin qui l’accompagne dans l’aventure Miraval depuis 2012, mais aussi avec le distillateur de renommée mondiale Tom Nichol, Brad Pitt lance « The Gardener », un gin qui entend capturer l’esprit de la French Riviera.

Où s’arrêtera Brad Pitt ? Après Miraval, son domaine en Provence dont les rosés remportent un succès mondial et qui s’est récemment doté d’un studio d’enregistrement de haut vol, après Fleur de Miraval, son champagne rosé, après sa ligne de cosmétiques « Le Domaine », la star hollywoodienne lance sa propre marque de gin, baptisée « The Gardener ». Toujours en association avec la famille Perrin (Château de Beaucastel), qui l’accompagne depuis plus de dix ans dans ses projets provençaux, et avec l’expertise du maître distillateur Tom Nichol (qui a fait ses armes chez Tanqueray), Brad Pitt a souhaité signer un gin qui soit « un retour au grand classique, alliant pureté des saveurs et élégance grâce à la qualité exceptionnelle de ses agrumes frais », comme le précise le communiqué de lancement. Élaboré à partir de blé dans des alambics en cuivre, « The Gardener » s’appuie sur une base de genévrier, réglisse, angélique et coriandre à laquelle se combinent des notes « d’agrumes frais et séchés, de pamplemousse rose, de citron associés au yin et au yang de l’orange douce et de l’orange amère de la région du Cap d’Antibes ».

De fait, « The Gardener » se veut un hommage à l’esprit de la French Riviera, comme le souligne Matthieu Perrin, co-fondateur de la marque : « la lumière de la Côte d’Azur, c’est la vie. Ici, dans ce lieu béni des dieux, la terre est entretenue comme un jardin où l’on travaille en harmonie avec les changements de saison, l’échange de chaud et de froid, les plaisirs de la vie en harmonie avec la nature. Avec la sagesse de l’expérience, le don de l’intuition, la fantaisie de l’expérimentation, la recette de ‘The Gardener’ allie le mystère de la nature au plaisir de la connaissance. Hommage intemporel au terroir et à un mode de vie qui n’existe nulle part ailleurs. »

« The Gardener » sera officiellement présenté au Carlton lors du Festival de Cannes qui se tient du 16 au 27 mai, en parallèle de la réouverture de ce légendaire hôtel de la Côte d’Azur. Un cocktail emblématique « Secret Garden » a été imaginé pour l’occasion par les barmen du Carlton, toujours en collaboration avec Tom Nichol.

the-gardener.com

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Madina Querre “La Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé partage les objectifs que nous avons toujours eu en créant Biotope Festival”

Anthropologue en santé publique de métier et fondatrice de Biotope Festival, association partenaire de la Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé, Madina Querre nous éclaire sur l’origine et les actions menées par ce projet unique en son genre.

Son nom ne dit pas tout de l’amplitude de son champ d’action. Si Biotope Festival sera à nouveau, à l’occasion de sa 8ème édition du 4 au 8 juin prochain, le rendez-vous du Grand Saint-Emilionnais avec des conférences, des projections et des ateliers sur les thématiques environnementales, l’association, qui s’appuie sur 50 bénévoles actifs et compte aujourd’hui 120 adhérents, oeuvre tout au long de l’année à travers plusieurs actions déployées en Nouvelle-Aquitaine. Entretien avec sa présidente.

Pouvez-vous nous expliquer la genèse de Biotope Festival dont vous êtes la fondatrice ? 
C’est une association qui s’est créée en 2016 avec à l’origine, l’idée de créer un espace d’échanges entre les viticulteurs et habitants pour réfléchir aux pratiques de viticulture et aux pratiques du quotidien qui nous concernent tous, en lien avec les questions environnementales et de biodiversité. En 2016 ces questions n’étaient pas du tout à la mode, bien au contraire, donc nous avons voulu déclencher une réaction d’ouverture à l’interaction et à l’échange sur ces sujets. Pour ce faire, nous avions organisé une conférence avec Nicolas Hulot qui a très bien marché et à laquelle tout le monde avait répondu favorablement. Nous avons alors été émus de constater que les personnes en conventionnel et les personnes en bio pouvaient se fédérer autour d’un événement et communiquer ensemble donc nous avons choisi d’engager à ce moment-là une action associative qui compte aujourd’hui parmi les associations de tête de réseau de la région.

Quelles sont aujourd’hui les actions déployées par l’association ?
Nous avons décliné plusieurs actions qui ont lieu toute l’année. Il y a une action pédagogique auprès des scolaires (des maternelles aux lycéens), des enseignants et des familles en traitant la question de l’environnement et de la biodiversité de façon transversale, de l’eau à l’économie, en passant par les pratiques chez soi. C’est la notion du “One Health” qui guide nos actions depuis 2016. Nous intervenons donc dans les établissements avec une vingtaine d’ateliers qui intègrent toujours les notions de sensibilisation, d’éducation et d’action. Il y a toujours une action à faire dans nos ateliers pour essayer d’éveiller une démarche constructive. Nous avons décliné, en partenariat avec la Jurade de Saint-Émilion une autre action qui s’appelle “La marche des arbres” qui a une fonction d’accompagnement du reboisement du territoire, que ce soit avec des haies, des arbres fruitiers ou encore des plantes. Ensuite nous avons toute une action autour de l’alimentation, “Mon resto responsable”, à destination des restaurations collectives, et plus particulièrement des scolaires. Nous accompagnons la réinstallation de maraîchers sur notre territoire pour que nos cantines puissent se fournir auprès d’eux.

Cette année le festival débute le 4 juin avec la Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé organisée par Terre de vins, pouvez-vous nous expliquer ce qui a motivé ce partenariat ?
C’est par le biais de notre partenaire, le Conseil des Vins de Saint-Émilion, que nous sommes entrés en contact avec Terre de vins qui avait pour objectif de s’allier à une association environnementale pour défendre la première édition de la Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé. Lorsque ce projet nous a été décrit, le lien s’est fait vraiment spontanément puisque nous avons eu l’impression d’entendre une vision, des objectifs que nous avions eu, et que nous avons toujours, en créant cette association. C’était comme le prolongement de notre projet, avec une définition d’objectif envers les gens, l’environnement et la biodiversité tellement proche de la nôtre que ça nous est paru totalement évident d’adhérer à ce projet. En plus cette année le festival s’articule autour de la thématique “Sports, spores et champignons” donc avec cette marche à travers les vignobles nous sommes complètement dans la dynamique de cette édition 2023.

La billetterie de la Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé, dont l’intégralité des ventes sera reversée à Biotope Festival, est d’ores et déjà ouverte. 

Billetterie Weezevent

Terre de vins est à la recherche de gentils bénévoles pour encadrer, à des points fixes, la Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé à Saint-Émilion le 4 juin de 9h à 11h. Chaque bénévole encadrant se verra offrir un package cadeau. Infos et inscriptions en cliquant ici.

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La diversité méconnue du Centre-Loire

Si Sancerre est le phare incontesté de cette région ligérienne centrale, suivi de près par Pouilly-Fumé, d’autres vignobles moins connus s’avèrent toutefois receler de très beaux vins typés et abordables.

Sur une carte, ça n’est pas très compliqué. On pourrait résumer les vignobles du Centre-Loire en deux familles. La rive gauche de la Loire avec, d’est en ouest, Sancerre, limitrophe de Menetou-Salon avec légèrement plus loin Quincy voisin de Reuilly et, plus au sud de Bourges, Chateaumeillant. Et côté rive droite, du nord au sud les Coteaux du Giennois, les coteaux de Tannay, Pouilly-fumé, Pouilly-sur-Loire et enfin les Côtes de la charité au nord de Nevers.

Carte : vinsvaldeloire.fr

Une grande diversité d’appellations pour des vins dont certains commencent à véritablement émerger au-delà de la sphère locale à laquelle ils étaient jusqu’ici largement cantonnés. Bien entendu, leur taille ne leur permet pas toujours de disposer de volumes suffisants pour s’installer durablement ailleurs. On pense ici aux 80 hectares de Chateaumeillant ou aux 50 hectares des Côtes de la Charité… Et pourtant, les progressions qualitatives sont notables, aidées par le réchauffement climatique qui permet notamment aux vins rouges de gagner en précision et en densité et aux blancs d’être encore plus suaves.

Des profils variés
La diversité de cépages qui peuvent être plantés permet d’offrir une large palette de vins. Côté blanc, le sauvignon blanc est évidemment le roi incontesté, parfois le seul autorisé comme à Quincy. Là, il s’exprime admirablement et offre des vins amples portés par des trames acides très intéressantes. Parmi les jolies cuvées actuelles, le Quincy Côté Nature 2020 du domaine Mardon (16€) entièrement élevé en jarre de grès pendant 10 mois puis 1 an en bouteille. Un vin aux notes florales et d’agrumes précises, très droit et homogène. Spécificité locale, certains vignerons utilisent du sauvignon rose, particulièrement aromatique comme au domaine du Bourg d’Oiseau en Côtes de la Charité. La cuvée Pisse d’âne 2019 (14€) en contient 30% assemblé avec du pinot gris pour un résultat d’une belle ampleur tapissante. Ce pinot gris se retrouve également sur Reuilly où il donne naissance à des vins ronds, gourmands à l’image de la cuvée Les 400 coups (13,5€) du domaine Charpentier. Là encore, fine acidité et amers délicats accompagnent la finale et lui apportent une vraie suavité. Quant aux amateurs d’originalités, ils se tourneront vers le 100% chasselas de la cuvée La Centenaire 2022 (12,5€) du domaine Serge Dagueneau et filles. Un vin délicat non dénué de structure, parfait pour réveiller en douceur les papilles avant un repas. Côté rouges et rosés, le pinot noir et le gamay sont les cépages dominants. Châteaumeillant est une réserve de très jolis vins, notamment ceux de Pierre Picot au domaine du Chaillot. Ses gamays sur granit rose donnent un gris (rosé) 2022 (9,5€) d’un équilibre souverain, structuré et finement acidulé. Sa cuvée rouge Rêvésens 2021 (14€) est d’un fruité gourmand teinté de notes poivrées intenses. Autre découverte, la cuvée Candates 2021 (16€) du domaine de l’Epineau en côteaux du Giennois. Un assemblage pinot noir (60%) et gamay qui pinote bien et révèle une matière fraîche et appétente.

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[Eau-de-vie] Fanny Fougerat : l’heure de la transparence

Entre le Précis de composition de Cioran et le Danube de Claudio Magris pourrait se serrer, se lover, s’emmitoufler le nouvel opus de Fanny Fougerat…

Dans sa collection Hors-Série, Fanny Fougerat bouscule un peu plus les codes en sortant de la gamme du cognac pour délivrer une eau-de-vie d’ugni blanc « juvénile, tonique, chocolatée, exotique, acidulée » pour reprendre ses mots. Terre de Vins confirme ! Son nom : Alma Mater ! On le sait, la qualité des eaux-de-vie se mesure dans leur jeunesse, à la sortie de l’alambic. C’est le pari de la transparence chez Fanny Fougerat dont on connaît les cognacs sur-mesure. Cette fois, c’est blanc ou plutôt incolore pour un lot de 2200 bouteilles titrant à 43,2%. Exit le vieillissement sous bois, cette eau-de-vie distillée au mois de janvier 2023 est à l’état brut pour offrir une bouche exotique – citron givré en tête -, fraîche, aux notes de chocolat blanc et forcément puissante. Alma Mater, du latin « terre nourricière » devrait faire le bonheur des mixologistes. À ce sujet, Fanny la conseille sur un daïquiri ou encore seule, on the rock. Hiiihaaa !

Fanny Fougerat, Hors-Série, Alma Mater (70cl) : 49€

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[Provence] Changement de cap à Galoupet

La pépite provençale du groupe LVMH se recentre sur sa cuvée Château et interrompt la production de Nomade.

Galoupet renonce momentanément au rosé Nomade. « Nous n’arrêtons pas la cuvée mais on la met en pause pour concentrer nos efforts sur la référence château » nous confie Mathieu Meyer, directeur technique du domaine racheté en 2019 par le groupe LVMH . La flasque en plastique recyclé que ses détracteurs comparaient à un gel douche a fait long feu. Rien d’étonnant sur un marché hexagonal qui reste somme toute assez traditionnel en matière de vin et qui a encore autant de difficultés ne serait-ce qu’à adopter la capsule à vis. La démarche était pourtant louable, le flacon en plastique recyclé étant fabriqué à partir de déchets collectés sur les plages par Prevented Océan Plastic et sa praticité dans un sac pique-nique ou sur un bateau n’était plus à démontrer. Elle aurait pu trouver son public sur les plages tropeziennes mais Mathieu Meyer reconnaît « que le packaging était très clivant ». Celui de la cuvée château, dans la belle bouteille de verre gravée coiffée de cire rose, fait davantage l’unanimité. Un choix également ecoresponsable. « Le packaging représentant 40% des emissions carbone de la production de vin, nous avons opté pour une bouteille foncée et allégée (moins de 500 g) à 80% en verre recyclé pour économiser autant que possible la silice, la matière première non renouvelable qui est la base de la fabrication du verre ».

Bientôt bio

La cuvée Nomade était à l’origine élaborée à partir des vignes de la propriété avec une ambition de la développer en négoce « mais aujourd’hui nous préférons revendre les vins qui ne sont pas de première qualité et juste garder le meilleur et nous concentrer sur une cuvée unique ». Sur les 69 hectares d’un seul tenant de la propriété varoise, seuls 15-20% vinifiés en parcellaires entrent actuellement dans l’assemblage. « Je commence à peindre le tableau du millésime à la vendange mais je ne sais qu’en janvier ce que je vais retenir sur ma palette » commente l,ingénieur agronome et œnologue. Le 2022 est un assemblage de grenache (58%), tibouren (12%), cinsault, rolle, et une pointe de sémillon. Exit le carignan qui a été arraché. Galoupet a été vinifié en cuve et élevé à 30% en demi-muids (contre 40% pour le premier millésime 2021). Plus minéral sur des zestes d’agrumes et des arômes de fruits jaunes, de garrigue avec une note de miel (55€). Il sera certifié en bio pour le millésime 2023 « mais nous voulons aller au-delà avec trois parcelles en essai biodynamique. Nous restons dans une démarche expérimentale pragmatique mais je suis surtout convaincu par l’intérêt des tisanes et des couverts végétaux ».

 La priorité de l’équipe est également de préserver les 77 hectares de bois classés Natura 2000 « en renaturant le maquis et en travaillant sur la biodiversité ». Autre actualité, la nomination d’une nouvelle directrice générale Nadine Fau (ex-responsable des ventes interntinles de Veuve Clicquot également dans le groupe LVMH) qui est arrivée en remplacement de Jessica Julmy répartie à la tête des ventes on-trader de Moët-Hennessy.

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[Champagne Tasting] Legras & Haas remet les millésimes dans le bon ordre !

Legras & Haas ne sort pas moins de trois nouvelles éditions de cuvées cette année qu’elle présentera ce samedi à Champagne Tasting au Palais Brongniart : le blanc de blanc 2014, les Sillons 2014, et Exigence n° 11. Nous sommes allés les découvrir en avant-première au siège de la Maison à Chouilly où nous avons été accueillis par Jérôme Legras.

2014 étant une année plutôt froide et 2015 une année chaude, c’est tout naturellement qu’il y a maintenant près de 24 mois, la Maison Legras & Haas avait choisi de sortir le blanc de blancs 2015 avant le 2014. Aujourd’hui, lorsqu’on déguste le 2015, on ne peut s’empêcher de se rassurer sur la résilience du terroir face au réchauffement climatique. Des sols aussi crayeux que ceux de Chouilly (on est ici essentiellement sur le Montaigu et ses satellites Nord) offrent un réservoir de fraîcheur que même une année aussi solaire que 2015 a du mal à épuiser. Si le nez évoque d’emblée une certaine générosité sur des arômes très gourmands de tarte tatin sortie du four, l’attaque de la bouche reste marquée par la tension et la minéralité. Ce n’est qu’en fin de bouche que la douceur et la rondeur du millésime se manifestent, tandis qu’une belle amertume prolonge encore de longues minutes le souvenir du vin sur les papilles. Clairement, c’est un vin mûr qui est aujourd’hui à son apogée et qui n’a pas déçu les consommateurs. Jérôme Legras raconte : « Même si pour notre part nous avions obtenu de bonnes critiques, de manière générale 2015 est un millésime sur lequel la presse était loin d’être unanime. Mais, à la différence de 2011, le public n’a pas suivi son avis, le marché a donné tort à l’expertise. »

Le nouveau millésime 2014 dévoile un profil très différent, moins opulent, plus délicat. Le nez est floral et la bouche offre des premiers arômes de miel et de fleur d’acacia. La fraîcheur s’exprime autour de notes d’agrumes plutôt doux, on pense à la mandarine. Il y a aussi quelque chose de crémeux. « C’est un vin qui a neuf ans et qui entre dans une première fenêtre de dégustation avec beaucoup de panache. J’avoue qu’il s’agit de l’un de mes millésimes préférés. J’ai adoré 2013, et je ne pensais pas pouvoir aimer autant 2014. » (Prix : 65€)

Le Sillon 2014
Le Sillon 2014 (106€) succède lui aussi à un 2015. Cette cuvée est élaborée à partir de la parcelle « Derrière Partelaine ». « Plusieurs influences se conjuguent dans cette vigne. Il s’agit de la parcelle située la plus au Nord-Ouest de Chouilly et de la Côte des Blancs. Elle est qui plus est exposée plein Nord. Il y a aussi la rivière qui se trouve à 400 mètres si bien que, lorsque l’on a une vendange un peu tardive, c’est à cet endroit que se concentrent les premières nappes de brouillard. Tout ceci a un impact important sur l’harmonie entre la maturité alcoolique et la maturité phénolique. Alors qu’on cueille ces raisins plutôt en fin de vendanges, on a peu de sucre tout en ayant une belle maturité phénolique et une protection intéressante des acides. Ensuite, si vous regardez la carte géologique, vous vous apercevez qu’à Chouilly certaines parcelles, dont Derrière Partelaine, sont localisées sur un banc de craie plus ancien que la craie de bélemnites du Campanien que l’on trouve habituellement sur la Côte des blancs. Sa décomposition est donc plus avancée et les vins qui en sont issus ont une facilité plus grande à en extraire des sels minéraux. »

À lieu-dit atypique, vinification atypique. Au pressurage, Legras & Haas pratique une extraction moins importante pour ne pas venir associer à la grande fraîcheur de la parcelle celle d’amers qui seraient apportés par une extraction trop prononcée. « On ne fait pas une extraction en volume, mais en pression. On presse un peu moins fort et on récupère le moût qui a coulé en fin de troisième serre. Théoriquement, la cuvée correspond à 20 hectos pour 4000 kilos de raisin, mais, dans notre cas, si seulement 17 hectos ont coulé, ce sera 17 hectos. » La vinification se fait en foudre et à basse température autour de 13 degrés. « Cela révèle le potentiel aromatique des vins tout en conservant une certaine élégance. Or, cette parcelle a justement un potentiel aromatique un peu inférieur à la moyenne et peut produire des vins très austères. On arrive ainsi à équilibrer cette acidité forte et cette texture très resserrée. Ce n’est quand même pas désagréable d’avoir un peu de fruit et cela donne la possibilité de mettre des vins sur le marché qui n’ont que huit ans, alors qu’en cuve il faudrait cinq ou six ans de plus. Personnellement, je me méfie des vins trop corsetés, ces blocs de tension dont on se dit qu’il suffit de les garder en cave. Parfois, et on l’a vu en Champagne avec 1996, le supplément de générosité que l’on attend et qui doit leur permettre d’atterrir peut ne pas arriver. » Le vin reste pour autant très traçant, on part sur des notes vives de citron jaune, des arômes de pain grillé, mais on observe effectivement des notes de fruit blanc et en particulier de poire, qui lui apportent cette petite touche flatteuse et lui conservent un certain confort.

Exigence n°11
Une autre façon de tempérer la vivacité et la minéralité de Chouilly, est de la travailler en réserve perpétuelle et de la coupler avec des pinots noirs bien solaires d’Aÿ. C’est la partition que joue la cuvée Exigence, qui sort son onzième opus sur la base 2019 (70 €). Le vin est légèrement réglissé avec des fruits jaunes cuits qui évoquent la tarte à la mirabelle, il y a ici à la fois beaucoup de gourmandise et de complexité. « C’est un vin tellement facile d’accès ! L’avantage en effet de la réserve perpétuelle (débutée en 1996 !) est de faire au long cours des vins qui ont très peu d’aspérités, privilégiant la complexité, mais pas la complication. Ce n’est pas une cuvée que nous élaborons chaque année. Cela dépend de la qualité de la vendange. Nous ouvrons alors notre cuverie à une maison d’Aÿ, et nous lui échangeons des vins clairs en pinot noir qui serviront de base contre des vins clairs en chardonnay de Chouilly. Nous commercialisons en général cette cuvée pendant trois ans, en la dégorgeant trois fois, elle connaît donc une évolution. Au début, c’est un champagne dans l’évidence du fruit, mais avec un vieillissement plus long elle acquiert une patine oxydative. Exigence n° 10 présente aujourd’hui des notes de cire d’abeille mais aussi un côté marc de raisin. Une véritable communauté s’est créée autour de ce champagne, au départ tiré à 2000 bouteilles et aujourd’hui à 15.000. Le style est un peu différent du reste la gamme et n’attire pas forcément le client Legras & Haas typique ». 

Cuvées disponibles sur la boutique en ligne de la Maison : https://www.legras-et-haas.com/boutique/

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