“Belle Époque Society”, la nouvelle offre œnotouristique du champagne Perrier-Jouët

En 2019, Perrier-Jouët avait déjà lancé sa boutique. La marque annonce désormais la création d’un bar dans son cellier Avenue de Champagne, et l’ouverture de la Maison Belle Époque pour des déjeuners gastronomiques en terrasse préparés par le chef Sébastien Morellon. Le déconfinement champenois promet de belles découvertes !

Après les dernières annonces gouvernementales, l’optimisme est de rigueur et les Champenois commencent à préparer la nouvelle saison œnotouristique qui se profile. Preuve que les professionnels croient toujours dans l’avenir de ce secteur, les visiteurs qui viendront cet été en Champagne pourront découvrir de belles nouveautés. Perrier-Jouët vient en effet d’annoncer l’ouverture d’un bar à champagne dans son ancien cellier, 26 Avenue de Champagne à Épernay. La Maison qui a fait de la nature sa source première d’inspiration, a aménagé à l’intérieur une « installation végétalisée suspendue » et dans la cour un « jardin paysager ».

Dans ce cadre à la fois chic et décontracté, les visiteurs pourront découvrir les accords mets-vins composés par la cheffe de cave Séverine Frerson et Sébastien Morellon, le nouveau chef de cuisine recruté en mars dernier. Perrier-Jouët, partenaire historique de Design Miami demande chaque année à un artiste de réaliser une œuvre inspirée de l’univers de la marque après un séjour initiatique au domaine. « Ces créations sont présentées dans le monde entier à travers les différentes foires comme la Tokyo Design Week, mais elles étaient jusqu’ici réservées à l’appréciation des collectionneurs et des amoureux de l’art. Trois d’entre elles seront désormais exposées au Cellier afin de les partager également avec le grand public » confie Raphaëla Allouche, Head of Advocacy and brand homes. L’objectif est d’en faire un lieu de vie, qui puisse « non seulement se découvrir, mais se redécouvrir, c’est pourquoi il y aura une programmation, avec différents événements, des conférences, des signatures, des performances artistiques… » La Maison, fondée en 1811, y dévoilera aussi une partie de son patrimoine historique, comme ses plus belles pièces d’archives…

La Maison Belle Époque ouvre pour la première fois ses portes !

Plus sensationnel encore, Perrier-Jouët a décidé d’ouvrir les portes du rez-de-chaussée de la Maison Belle Époque, anciennement hôtel Guyot, située juste en face, à l’occasion de déjeuners gastronomiques servis sur sa terrasse le vendredi et le samedi. Jusqu’ici réservée aux invités de marque, cette belle gentilhommière du XVIIIe siècle renferme « la plus importante collection européenne d’Art nouveau ». L’occasion de prendre conscience de la diversité incroyable des créations générées par ce mouvement issu du courant Art & Craft et du refus de la standardisation des objets du quotidien entraînée par l’industrialisation. Tous les grands noms sont là : Majorelle, Guimard, Daum, Lalique, Mucha… Entre les cuirs de Cordoue qui ornent les murs des salles à manger, les meubles en poirier qui reproduisent les formes animales et végétales, ou les urnes en fonte de fer exécutées par les Fonderies de Saint-Dizier, le visiteur voyage au cœur des années 1900, ce temps béni où l’on pensait encore pouvoir réconcilier l’art de vivre et la société de consommation naissante. En cuisine, c’est encore Sébastien Morellon qui officie, mais à partir de menus conçus à quatre mains avec son ancien maître, Pierre Gagnaire, pour lequel il a travaillé autrefois au restaurant La Grande Maison de Bernard Magrez à Bordeaux. La nature est encore au cœur des compositions, avec des condiments et des fruits issus du jardin !

Ces deux nouvelles offres, la première grand public, la seconde plus exclusive, viennent compléter la Boutique Perrier-Jouët ouverte en 2019. « Celle-ci s’enrichit cette année d’une offre de personnalisation, qui va nous permettre de graver à la minute, face au client, sans supplément, les coffrets, le matériel de service, les verres, pour des opportunités cadeaux, des déclarations… » La palette des produits sera élargie pour aller plus loin dans l’univers de la maison avec par exemple une gamme de papeterie ou encore le miel de la Maison.

www.perrier-jouet.com

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“Bordeaux Fête le Vin” s’invite chez les restaurateurs et les cavistes

Repoussée d’un an du fait de la crise du Coronavirus, la Fête du Vin aura lieu cette année du 17 au 20 juin 2021, dans un format revisité. Ouverture de la billetterie le vendredi 21 mai

Pour répondre aux contraintes sanitaires et assurer la sécurité des participants, « Bordeaux Fête le Vin » ne se tiendra pas cette année dans sa spectaculaire apparence habituelle, attirant une foule dense sur les quais, en bord de Garonne. En soutien à l’économie locale, et pour retrouver les moments conviviaux trop rares depuis de nombreux mois, l’Office de tourisme et des congrès de Bordeaux Métropole et le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, organisateurs de l’événement avec le soutien de la Ville, de la Métropole et de la Région Nouvelle Aquitaine, ont imaginé une édition repensée. Durant quatre jours, un grand nombre de restaurants et cavistes partenaires accueilleront dans toute la métropole bordelaise des viticulteurs et négociants venus à la rencontre des amateurs. Des initiations seront proposées pour découvrir les produits du terroir et les vins qui dessinent l’ADN régional. La liste des établissements et les animations de la Fête seront disponibles en temps réel sur le site www.bordeaux-fete-le-vin.com.

Le plein d’animations autour du vin et de la culture

Les visiteurs qui auront dégusté un verre ou une bouteille de vin de Bordeaux dans l’un des établissements participants pendant la Fête pourront tenter leur chance à un jeu-concours, pour gagner un repas d’une valeur de 90 à 200 €. En amont de « Bordeaux Fête le Vin » également, un grand jeu concours sera organisé sur les réseaux sociaux et via une urne à l’Office de tourisme de Bordeaux Métropole. A la clé : des entrées dans les musées partenaires (la Cité du Vin, le Musée du Vin et du Négoce, l’Eco-Musée de la Vigne et du Vin…), des dégustations mystères ainsi que tous les produits qui seront ensuite proposés à la vente (visites de voiliers patrimoniaux, visites avec un guide-conférencier de l’office de tourisme sur les traces d’un nouveau parcours sur le thème du vin dans la ville, ateliers de dégustation à l’Ecole du Vin de Bordeaux ou encore pièce de théâtre inédite… sur réservation sur www.bordeaux-fete-le-vin.com). Pour les amoureux de la nature et du vin, des balades pédestres animées sur le GR Bordeaux Métropole sont aussi prévues les 19 et 20 juin.

Grands voiliers sur les quais

Si les quais ne sont pas le centre névralgique de cette édition 2021, ils en restent l’une des composantes, témoins de la riche histoire commerciale portuaire de Bordeaux. Les majestueux voiliers Le Marité, le Français, le Galéon et La Nébuleuse accosteront en plein cœur de Bordeaux, pour des visites ouvertes au public. Visite libre de 30 min de 10h à 18h pendant les 4 jours (5€ – gratuit pour les moins de 6 ans), réservation obligatoire sur www.bordeaux-fete-le-vin.com.

Perspective Bordeaux Fête le Vin 2022

En préambule aux festivités belges qui se profilent l’an prochain, avec l’espoir d’accueillir Bruxelles comme ville invitée d’honneur de l’édition 2022, l’artiste Philippe Geluck investit les quais de Bordeaux avec l’exposition « Le Chat Déambule ». Après un passage de plusieurs semaines sur les Champs-Élysées, vingt gigantesques statues du célèbre Chat prendront leurs quartiers d’été à Bordeaux dès le 17 juin et jusqu’aux Journées Européennes du Patrimoine mi-septembre.

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Provence : Bientôt une éolienne pour Carpe Diem

Après la vigne, Alberic et Marie-Caroline Philipon envisagent de « planter » des éoliennes sur leur domaine Carpe Diem à Cotignac dans le Centre Var. Pour produire de l’électricité mais aussi pour lutter contre le gel de printemps.

Il ne s’agit pas de grands mâts comme ces oiseaux blancs désarticulés que l’on voit fleurir le long des autoroutes mais une petite aérogénératrice sans nuisance sonore qui se fondra dans le paysage. Le château Carpe Diem a été choisi comme site pilote de Collaborative Energy, une entreprise de solutions d’énergies décarbonées, basée près de Grenoble (38) mais disposant également d’une filiale à Cotignac. La machine de 6 mètres de haut, couleur brun mat pour qu’elle reste discrète, est moins gourmande en vent ; elle produira à la fois de l’électricité propre pour le domaine et pourra être inversée afin de créer un courant d’air dans le but de lutter contre les gelées printanières. « Les ceps de vignes arrachés et des ballots de foin pourront été brûlés au pied de l’appareil pour obtenir un courant chaud qui pourrait faire gagner quelques degrés sur une surface d’environ un hectare, précise Albéric Philipon. A terme, nous pourrions en installer une dizaine sur le domaine, en particulier sur les parcelles des bas-fonds plus gélives. Quand on gèle trois fois en cinq ans, il faut chercher des solutions ». L’aérogénératrice peut produire 7,5 kWh. Avec une dizaine couplées également avec du photovoltaïque, Carpe Diem pourrait à terme être autonome, notamment pour alimenter le matériel et les véhicules électriques.

Collecte de fonds

Reste à financer le projet. Le coût d’une telle machine innovante avoisine les 40 000 € ; Collaborative Energy la met gracieusement à disposition du domaine dans le cadre de l’expérience pilote. Celui des travaux de terrassement et de génie civil, autour de 15 000€, doit être pris en charge par les Philipon. Albéric a donc eu l’idée de solliciter le site de collecte de fonds participatif WineFunding qui lui avait déjà permis en 2017 de récupérer avec un bail à long terme un vignoble voisin en bio d’une douzaine d’hectares et de financer une partie de l’agrandissement du chai. « Nous avons besoin d’une levée de fonds de 30 000 € pour l’installation de l’aérogénératrice et en même temps pour financer le matériel nécessaire qui nous permettra de lancer la conversion du domaine en biodynamie – un dynamiseur et un pulvérisateur à turbine ». Le domaine d’une trentaine d’hectares en Côtes-de-Provence et Coteaux-Varois-en-Provence espère atteindre son objectif d’ici le 7 juin, fin de la souscription. Les adhérents au dossier WineFunding avancent les fonds, entre 150 et 1000€, et sont remboursés en vins sur trois années, à raison de 3 à 24 bouteilles par an selon la formule choisie. « Outre le financement des projets et l’avance de trésorerie, ce système crée aussi une communauté de passionnés et de clients fidèles » conclut Albéric Philipon.


(photo @collaborative Energy)

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Vins de Bordeaux : un “moment difficile” mais de l’optimisme

L’interprofession des vins de Bordeaux, réunie lundi en assemblée générale, a attesté un « moment encore difficile » pour la filière, entre contexte pandémique et gel d’avril, mais décelé une « demande qui va s’accélérer » et « de beaux millésimes pour y répondre ».

« Nous sommes encore dans un moment difficile, mais accueillons ce qui approche à grands pas positivement », a déclaré le président du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) Bernard Farges, lors de l’AG à Bordeaux. « La perspective d’ouverture des restaurants et plus largement, la sortie de la pandémie seront un booster pour nos ventes. La demande va s’accélérer car la consommation va reprendre (…), et nous avons de beaux vins à proposer pour répondre à cette demande », a-t-il ajouté.

Les contrats d’achats (entre viticulteurs et négociants) pour la période août 2020-avril 2021 sont ainsi supérieurs de 29% à ce qu’ils étaient pour la même période 2019-2020, a précisé le CIVB. « A l’export, la suspension des taxes américaines a radicalement changé la donne pour nos ventes » et en Chine, premier marché des Bordeaux à l’export, « nos chiffres récents et les perspectives sont très encourageants », a énuméré M. Farges. Les contrats d’achat avec la Chine ont ainsi connu un bond de +41% sur décembre-janvier-février, par rapport à la même période l’an dernier, en lien avec le redémarrage de la demande chinoise post-pandémie, selon le CIVB.

D’après les comptes présentés en AG, les sorties à la propriété (première mise sur marché) à fin décembre 2020 étaient de 3,9 millions d’hectolitres, soit -2% par rapport à l’an dernier. M. Farges a souligné le besoin pour les vins de Bordeaux de mieux « réguler nos mises en marché ». On ne peut se satisfaire, a-t-il expliqué, « de passer d’une situation où notre stock agissait comme un boulet, écrasant nos prix de vente jusqu’au 6 avril avant le gel, à une situation 10 jours plus tard où ce stock devient une opportunité, parce que nos vins à la vente sont bons et que nous pourrons alimenter les marchés ». Il a donc appelé à un meilleur « partage du risque entre nos deux familles » – production et négoce – par exemple via davantage « de contrats pluriannuels ou de contrats suivis ».

S’agissant du gel 2021, il a évoqué des dégâts « très lourds par endroits », mais refusé de donner une estimation, avant les Déclarations de récolte du millésime 2021 (en fin ou tout début d’année).

Enfin le CIVB a acté le lancement d’une campagne de RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), déjà engagée avec une trentaine de viticulteurs, négociants, caves pilotes. La démarche, s’appuyant sur la norme internationale de référence ISO 26.000, vise à commercialiser, d’ici 2030, 30% des volumes du Bordelais avec un label RSE ad hoc, « Bordeaux cultivons demain ».

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En 2020, le champagne a fait de la résistance

Célébrant cette année le 80ème anniversaire de sa fondation, le Comité Champagne vient de publier les chiffres détaillés des expéditions de la filière sur l’année 2020. Un tableau contrasté derrière lequel on lit en filigrane la gestion plus ou moins maîtrisée de l’épidémie selon les pays.

Les chiffres plus précis sur l’année 2020 publiés par le Comité Champagne sont rassurants : la chute des ventes de champagne de 17,9% en volume étant supérieure à celle du chiffre d’affaires, -16,7%, le prix moyen de la bouteille n’a pas baissé mais augmenté. Le champagne n’a donc pas été bradé, comme cela a pu se produire à l’occasion d’autres crises d’ampleurs similaires. En 1992, à la suite de la Guerre du Golfe, la chute de 14% des volumes s’était accompagnée d’un recul de 18% du prix moyen de la bouteille, mettant en danger l’image haut de gamme du produit.

Le deuxième paradoxe réside dans la non résilience du marché français (-19,9% en volume), alors que dans les circonstances difficiles il sert en général d’amortisseur. C’est l’export qui cette fois a le mieux résisté. Non pas grâce aux Etats-Unis, premier marché en valeur après la France, mais grâce à l’Union européenne dont les ventes n’ont baissé que de 13,4%. Cette résistance au sein de l’Union n’est elle-même pas le fait des gros marchés traditionnels tels que le Royaume-Uni, l’Allemagne (-13,2% en volume mais -17,7% en valeur) ou l’Italie, mais des Pays d’Europe du Nord comme la Belgique (-1,9% en volume), les Pays-Bas (+14,5% !), le Danemark (+2%), la Norvège (+ 18,4%) ou encore la Suède (+1%), un pays qui s’est distingué en refusant de fermer ses bars et ses restaurants. Au sein de l’Europe, le bilan apparaît ainsi très contrasté, avec des baisses considérables dans certains pays du Sud, comme l’Espagne qui perd 30,3% de ses volumes ou la Grèce -45,5%.

Pour les pays du grand export, les situations sont elles aussi très diverses. Au Japon, troisième pays importateur, où le champagne est essentiellement vendu dans les bars et les restaurants, la chute des ventes a été très importante : -24,5%. A contrario, l’Australie qui a très bien géré l’épidémie en imposant des confinements stricts mais circonscrits, a connu une croissance de ses ventes de 11,2% par rapport à 2019 !

Si on regarde ensuite les types de cuvées les plus vendues, on constate une baisse plus importante des expéditions des cuvées de prestige (-25,1% en volume) et des champagnes faiblement dosés (-20,1%). Pour cette deuxième catégorie, le plus souvent destinée à la gastronomie, la fermeture des restaurants a dû être un facteur décisif. Le brut sans année (-16,7%) et le rosé (-14,4%) résistent davantage. Aux Etats-Unis, où le rosé est très prisé et représente 18,2% des volumes (contre 8,4% en UE), la crise n’a fait que renforcer sa part de marché qui a progressé de 1,2 points par rapport à 2019. C’est l’autre intérêt de ces statistiques qui dressent un tableau détaillé des goûts de chaque pays. L’Asie apparaît ainsi comme le grand marché des cuvées de prestige, alors que l’Afrique reste très orientée vers les champagnes dosés : au Nigeria, ces ventes représentent 48% des volumes importés et 39% en Afrique du Sud !

En France, même les ventes de la Grande distribution ont baissé…

Enfin, l’analyse détaillée du marché français est riche d’enseignements. On aurait pu croire que la fermeture des restaurants et des bars aurait entraîné une hausse des ventes de champagne en Grande Distribution. Dans les supermarchés et les hypermarchés l’univers des liquides n’a-t-il pas progressé de 2,9% en Chiffre d’Affaires ? Mais le champagne, qui reste un vin de fête et de convivialité d’abord lié aux réunions amicales et familiales, n’en a pas bénéficié, avec une baisse de 4,2% sur l’année, même s’il se défend mieux sur ce terrain que les autres effervescents. La comparaison des ventes de la semaine précédant Pâques par rapport à celle de la même semaine en 2019 est parlante. On observe une chute de -55% en volume ! Au-delà du confinement, la Loi Egalim a joué un rôle. Les ventes de champagne dans le cadre des promotions reculent de 16,5% à 15,8%, alors que les ventes des bouteilles en fond de rayon sont en progression.

En revanche, contrairement aux prédictions alarmistes de la filière à la suite de l’annonce des restrictions imposées à l’occasion des vacances de fin d’année (maintien de la fermeture des restaurants pendant les vacances de Noël, couvre-feu le soir du Nouvel An), le chiffre d’affaires toutes ventes confondues sur cette période en France loin de chuter a augmenté : +18,7%. Les Français contraints de fêter ces événements en petits comités ont choisi d’en profiter pour investir dans la qualité et se faire plaisir avec des flacons plus luxueux. Enfin, sans surprise, on observe un bel essor des ventes en ligne qui ont connu un bond de 75,6% en 2020.

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