Rhône : le roi du quinoa réhabilite le domaine la Guicharde

Le fondateur du groupe Ekibio, Didier Perreol vient d’achever la construction d’un bâtiment multi fonctions de 1000 m2 au domaine la Guicharde à Mondragon (84) qu’il a racheté en 2017. Cet investissement s’inscrit dans un projet plus vaste tourné vers l’agrotourisme.

Avant de devenir vigneron, Didier Perreol a importé la graine de quinoa en France, puis fondé le groupe Ekibio parmi les leader du bio dans le monde. Pour cet entrepreneur autodidacte, le rachat du domaine de la Guicharde à Mondragon (84) auquel il a procédé, en 2017, n’a rien d’anodin. Il sonne comme un retour aux sources. « Mes parents étaient agriculteurs, indique-t-il. Je suis né à Saint-Désirat au cœur de l’appellation saint-joseph. Mon frère est d’ailleurs vigneron. » Quand il découvre les 40 hectares de vignoble de La Guicharde à la vente, il saisit l’opportunité. La propriété est en sommeil. Elle a besoin d’un sursaut.

Didier Perreol s’est d’abord attelé à l’outil de travail. Après un an de travaux, un bâtiment d’exploitation de 1000 m2 semi-enterré est sorti de terre le 29 mars dernier. Il abrite le chai de vinification, d’élevage, l’espace de stockage ainsi qu’un caveau de réception sur deux étages avec vue plongeante sur les vignes et les oliviers cultivés, cela va de soi, en bio en biodynamie. « Nous disposons par ailleurs d’une source qui nous permet d’être entièrement autonome pour le travail en cave », indique Didier Perreol. Elle alimente également en eau le potager bio de deux hectares.

Car l’acquisition du domaine La Guicharde qui se trouve au cœur du massif d’Uchaux et est classé dans l’aire d’appellation côtes-du-rhône villages massif-d’uchaux s’inscrit dans un projet plus global. « Je veux développer la relation des citadins avec la nature », expose le nouveau maître des lieux qui n’en est pas à son premier investissement dans le secteur.
En 2014, il a en effet rénové après plusieurs années de travaux titanesques le château de Massillan à Uchaux (84). Un bijou du XVIe siècle devenu un hôtel de charme de 20 chambres et une suite de luxe auquel s’adosse un restaurant doté d’une étoile au Michelin. « Nous y avons également un potager qui s’ajoute à celui de la Guicharde, explique Didier Pérreol. Tous nos mets sont préparés avec notre production. Elle est également commercialisée au travers de plusieurs Amap et d’un magasin de producteurs. » Et d’ajouter : « Nous nous lançons également dans l’agroforesterie. » Ici tout est bio. Y compris les 70 références de vins qui composent la carte du restaurant. La Guicharde va s’intégrer dans cet ensemble avec des activités œnotouristiques qui devraient prochainement voir le jour.

http://www.guicharde.fr/

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iDealwine dévoile les grandes tendances des enchères vins et spiritueux

Comme chaque année, le co-leader mondial des ventes aux enchères électroniques de vins et spiritueux vient de dévoiler les principales orientations observées sur ce marché l’an passé, avec quelques surprises, des tendances qui s’affirment et des piliers qui restent bien ancrés.

Les ventes aux enchères de vins et de spiritueux ont généralement tendance à générer des réactions clivantes, entre les amateurs qui y trouvent un moyen efficace de se procurer de belles bouteilles et les détracteurs qui n’y voient que le terrain de jeu des spéculateurs. Si les deux réalités coexistent, il n’en demeure pas moins que les tendances observées sur la plateforme iDealwine, de par son importance tant en valeur (23,4 millions d’euros) qu’en volume (plus de 177 000 bouteilles vendues), sont un excellent indicateur de l’état actuel du marché. Qu’il s’agisse des régions qui ont le vent en poupe, du type de vins recherchés ou des domaines les plus cotés, les enseignements sont très riches. Et parmi eux, notons tout d’abord que Bordeaux ne cesse de voir sa part diminuer dans les enchères. Si plus d’une bouteille sur deux vendues sur le site il y a 5 ans en était originaire, cette part est tombée à 36% et essentiellement pour des vins antérieurs à 2010. Toujours majoritaire, la région a toutefois été fortement rattrapée par la Bourgogne qui suscite un véritable engouement mondial. 26% des bouteilles vendues sont désormais bourguignonnes et elles représentent même 37% de la valeur totale des lots attribués, plus qu’aucune autre région ! La demande pour ces vins est planétaire et une majorité de bouteilles achetées par des Américains, des Japonais ou des Taïwanais est issue de ce vignoble. Nulle surprise alors de retrouver 3 caisses assorties de bouteilles (12 ou 13) du domaine de la Romanée-Conti en tête des plus hautes enchères observées en 2020, avec respectivement 53 172€ (1990), 46 910€ (2009) et 40 000€ (2014).

Stars confirmées, respect de l’environnement et étoiles montantes

Les domaines les plus prestigieux de France tiennent évidemment tous le haut du pavé dans les enchères. Le domaine Leroy dont une bouteille de Musigny 2001 a pulvérisé tous les records cette année avec un prix de 17 499€, mais aussi le domaine de la Romanée-Conti, Petrus, Mouton-Rothschild, Coche-Dury, Roumier, Rayas, Chave, Selosse, Clos Rougeard, la Grange des Pères apparaissent tous dans le top 20 des domaines ayant suscité le plus valeur échangée. On note toutefois de manière générale que la vallée du Rhône continue de progresser tant en valeur qu’en volume (respectivement 11% et 13%), que la Loire est d’un dynamisme évident (+24% d’adjudications) et que le Jura fait plus que jouer les trouble-fête. Presque inexistant dans les enchères il y a 5 ans, ce magnifique vignoble compte aujourd’hui pour 2% des échanges en volume et en valeur ! Un phénomène bien installé qui est appelé à durer et qui révèle l’appétence du marché pour les vins bios, biodynamiques et, plus nouveau, natures. Avec un intérêt fortement accru pour des domaines comme Overnoy et Ganevat, les acheteurs montrent désormais qu’ils regardent aussi du côté de vins de types différents. On retrouve la même popularité dans d’autres régions sur des domaines comme Yvon Métras, Thierry Allemand ou bien également Richard Leroy. Et parmi les étoiles montantes des enchères, c’est dans cette mouvance nature que l’on voit émerger des noms qui comptent désormais : domaines l’Anglore, les Jardins Esmeraldins, le domaine des Miroirs, le domaine des Murmures, la Grande Colline ou Bruyère-Houillon. Les amateurs ne seront pas non plus surpris d’apprendre que le Languedoc-Roussillon demeure une terre de grandes bouteilles à prix plutôt accessibles et que parmi les vins étrangers vendus, l’Italie (et particulièrement Barolo) tient le haut du pavé. Enfin, le rouleau compresseur des enchères de spiritueux est en marche et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Sur le site dédié d’iDealwine (Fine Spirits Auction), les whiskys battent des records (un Yamakazi 1984 a été adjugé 12 744€), les rhums leur emboitent le pas et les chartreuses figurent en très bonne place.

www.idealwine.com

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[JEU] Champagne Cattier : découvrez les noms des gagnants

Du 12 au 21 avril, vous pouviez jouer avec Terre de Vins et Champagne Cattier et tentez de gagner 6 bouteilles de Brut Blanc de Blancs Premier Cru. Découvrez les noms des gagnants.

Voici le nom des 6 gagnants tirés au sort parmi les candidats ayant répondu correctement aux questions…

Sylvette CHATENAY (37)

Sylvie DUCHÂTEL (59)

Paul GEMEHL (35)

Frank MAGNE (31)

Nathalie QUINTEIRO (69)

Pauline CAPDEVILLE (71)

Ils gagnent chacun une bouteille de Brut Blanc de Blancs Premier Cru de Champagne Cattier.

Merci à tous d’avoir participé. Pour rester informé de nos prochains jeux, inscrivez-vous à notre newsletter !

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Vallée de la Loire : le vignoble attire les investisseurs

Entre 2015 et 2020, les investissements dans le vignoble du Val de Loire se sont accélérés. Une étude menée par InterLoire et Vinea Transaction montre le dynamisme de cette région et son attractivité durable en dépit du contexte sanitaire.

Depuis 2019, les transactions viticoles dans la Vallée de la Loire ont connu une croissance aigüe, entre 30 et 40%. Alors que la moyenne était d’une dizaine de ventes annuelles il y a dix ans, on comptabilise désormais entre 15 et 20 transactions.

Une enquête a été menée en 2021 pour l’interprofession du Val de Loire par Vinea Transaction, agence spécialisée forte de trente ans d’expérience, qui a croisé son propre observatoire avec toutes les données disponibles officiellement, comme les SAFER et la chambre de notaires. En France, environ 2% des 700 000 hectares de vignes changent de main chaque année. L’enquête n’est pas parfaitement exhaustive car lui échappent les petites parcelles de vignes qui se cèdent régulièrement entre voisins. Mais elle montre un beau dynamisme pour l’ensemble du vignoble ligérien, en contraste avec le reste de la France, en particulier Bordeaux et les vignobles méditerranéens, où les transactions ont cessé de croître depuis deux ans.

Investisseurs français à 88%

Le vignoble de la vallée de la Loire séduit à 88% les investisseurs français. Ils sont même en majorité issus de la région : 66% d’entre eux proviennent du Val de Loire et sont naturellement sensibilisés aux atouts spécifiques de leur région viticole. Le marché séduit les gens du vin et suscite des vocations. L’étude montre qu’il y a quatre familles d’investisseurs, mais que la majorité d’entre eux (88%) sont très sérieusement intéressés par le sujet du vin : 35% sont de jeunes vignerons qui commencent le projet d’une vie entière, 35% sont des néo-vignerons, des personnes venues d’autres mondes, qui entament une reconversion professionnelle après avoir été commerçants, cadres d’entreprise ou sportifs de haut niveau ; il y a aussi des vignerons en place (18%) qui développent leur entreprise pour optimiser les charges ou permettre à terme une transmission rationnelle. Seuls 12% sont ce qu’on pourrait appeler de purs investisseurs, qui recherchent une transmission ou une optimisation fiscale.

Un vignoble très abordable

« L’hectare est presque accessible au commun des mortels » souligne Alain Paineau, qui exerce depuis Saumur pour Vinea Transaction. En effet, le prix moyen des vignes se situe à 20 000 €/ha et le ticket d’entrée moyen pour devenir exploitant en pays de Loire est à 1,5 M d’euros, loin des sommets de nombreux vignobles, français ou étrangers. Le marché qui n’a jamais connu de réelles spéculations se révèle très prometteur dans un contexte où la valeur du foncier ne peut que progresser dans les années à venir.

Quels sont les points qui séduisent les investisseurs en Val de Loire ? La viabilité économique, le coût de l’habitat raisonnable (pas de château ou de mas luxueux), le ticket d’entrée relativement faible, le climat (pas besoin d’irrigation), le contexte écologique (26% des exploitations sont engagés dans une certification environnementale) le cadre de vie (la douceur angevine célébrée par Joachim du Bellay). Et bien sûr la qualité et la réputation des vins. Les sauvignons de Touraine qui raflent les médailles ont suscité un grand intérêt. Aujourd’hui, le cépage chenin blanc et les terroirs des crus de Muscadet ont le vent en poupe.

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