Vignobles Chanfreau : la succession en douceur

Propriétaire de 90 hectares en appellations Listrac et Moulis, la famille Chanfreau assure une belle phase de transition. En route pour la troisième génération.

Les vignobles Chanfreau, c’est 90 hectares répartis sur quatre châteaux. Parmi ces quatre, il convient de mentionner en premier lieu Château Fonréaud, « le plus emblématique » nous dit Guillaume Chanfreau : ce château qu’on ne peut manquer et qui attire le regard des automobilistes sur la très parcourue départementale 1215, celui qui fait envie, majestueux. C’est lui qui a « la plus forte notoriété », classé Cru Bourgeois Supérieur en 2020. Puis vient château Lestage, classé Cru Bourgeois Exceptionnel (ils ne sont que 14 à avoir ce rang). Ces deux châteaux, tous deux en appellation Listrac, couvrent chacun 36 hectares. A ces deux domaines s’ajoutent deux autres en appellation Moulis : Château Chemin Royal, 8 ha, et château Caroline, 7 ha. Beau patrimoine familial que Guillaume et Loïc Chanfreau reprennent, maintenant que Jean, leur père, lâche les rênes.

L’héritage familial : la 3ème génération

Les deux frères parlent de leur père, Jean, avec respect et la transition se fait tout en douceur. « Il avait 23 ans lorsqu’il a pris la gestion des propriétés. On lui laisse ce qui lui plait. Il sait s’effacer, mais il est là pour donner des avis quand on lui demande. C’est une sécurité. On s’appuie sur sa connaissance, il connait toute les parcelles. Il participe aux assemblages mais il nous laisse décider. On a besoin encore de notre père ». Un bel hommage et du respect pour Jean, celui qui a repris et fait fructifier ce patrimoine acheté en 1962 et 1963 par son père Léo Chanfreau, le grand-père de Guillaume et Loïc. Léo Chanfreau, de retour d’Algérie, avait acheté Fonréaud et Lestage. Il fallait y croire, car le château Fonréaud n’était qu’une coquille vide et le vignoble était en mauvais état. Nous sommes donc à la troisième génération de cette histoire familiale.
Guillaume et Loïc insistent sur cet aspect, en l’avançant comme une valeur essentielle. « C’est notre point fort », souligne Guillaume. Loïc continue : « on veut garder la main sur le type de vin qu’on veut faire. C’est ce qui inspire la confiance à nos clients. C’est aussi une démarche humaine. La propriété a une âme ».

Mais avant de reprendre la gestion de ce bien familial, Guillaume et Loïc ont eu une autre vie professionnelle. Loïc a « travaillé dans l’immobilier professionnel pendant cinq ans en tant que directeur technique dans les centres commerciaux, en région parisienne. Je m’occupais de l’installation des locataires dans les boutiques ». Guillaume était ingénieur généraliste. Cinq années lui aussi « dans l’industrie ferroviaire, responsable de la production et logistique. J’ai pu développer ma partie gestion des employés soit au Maroc soit à Rochefort ». Mais pour reprendre les rênes des domaines Chanfreau, Guillaume et Loïc se sont remis sur le chemin des études, pendant une année chacun. Loïc pour une formation commerciale et Guillaume pour une formation à Bordeaux Sciences Agro agrémentée de passages à Pedesclaux (5ème cru classé de Pauillac) et Carbonnieux (cru classé de Graves).

L’avenir

Dans cette phase de transition, Guillaume et Loïc conduisent une réflexion sur quelques axes majeurs. Le Cygne de Fonréaud ? Ce blanc en appellation Bordeaux, produit à Fonréaud, est une valeur sûre et participe grandement à la réputation du château. N’est-il d’ailleurs pas vendu un tout petit peu plus cher que le rouge ? Loïc, en charge du commercial, en parle. « C’est notre plus bel ambassadeur. Il est ramassé à la main sur ces 4 hectares, on fait une fermentation en barriques neuves pour 40%. On ne veut pas d’augmentation de surface car on veut rester sur ce niveau de production. Il vaut mieux avoir des marchés tendus plutôt que d’avoir trop de stock ».
Et Guillaume évoque une autre idée. « Il y a une réflexion sur un encépagement avec de la Syrah ou du Touriga nacional« . Mais pourquoi cet encépagement dont les bouteilles n’auront pas l’appellation communale ? « C’est que nous souhaitons faire ce que recherchent un peu plus les consommateurs : un produit avec un profil différent, une originalité ». Loïc poursuit. « la destination serait celle des particuliers ou des cavistes ». Et lorsqu’on évoque la question de l’adaptation souhaitée de la réglementation de l’INAO jugée parfois rigide par certains viticulteurs Loïc répond : « la réglementation laisse peu de place pour l’originalité, mais malgré ce handicap on réfléchit. Le but c’est de donner de la personnalité à nos vins ». A suivre, donc.

Vers une fusion Moulis-Listrac ?

Revenons aux appellations Moulis et Listrac. Avec un territoire restreint pour cette dernière et une visibilité presque confidentielle au milieu des « stars » médocaines, ne faut-il pas envisager la fusion des deux comme le souhaitent certains viticulteurs ? Les deux frères parlent de concert. » On défend aussi nos appellations. Loïc est président de l’ODG (Organisme de Défense et de Gestion) Listrac et vice-président de l’ODG Moulis. A Listrac, on est la plus petite appellation communale du Médoc, on fait des vins super beaux, dans le style de ce qu’attend le consommateur, on est imbattable en prix. On a beaucoup d’arguments ». Et Loïc s’engage : « la fusion de Moulis et de Listrac est un beau projet : ces deux appellations gagneraient à mutualiser leurs moyens, elles sont très semblables en ce qui concerne le terroir, la climatologie, et les styles de vins ». « On est convaincu qu’on serait plus fort collectivement et on a envie de s’investir dans ce travail collectif », conclut Guillaume. Les deux frères sont en phase sur cette idée qui n’est pas neuve. Mais ce serait « dans les tuyaux », dit-on… En attendant, « on a un travail de communication à faire auprès des consommateurs, des prescripteurs et les distributeurs ». La vision pour les vignobles Chanfreau se dessine, le travail ne manque pas, et ce n’est pas cela qui fait peur aux deux frères pleins d’énergie.

Cet article Vignobles Chanfreau : la succession en douceur est apparu en premier sur Terre de Vins.

Les (exo)squelettes du Château Lagrange

Dans ce Grand Cru Classé 1855 de Saint-Julien, on se soucie de la santé des salariés en faisant des tests d’exosquelettes. L’objectif est de soulager le corps que les métiers de la vigne et du vin mettent à rude épreuve.

Dans le vin, il y a le rêve, celui des collines peignées de vignes ou des fûts parfaitement alignés dans les chais, et la réalité, celle de gestes autant répétitifs que traumatisants, de la taille à l’acanage, de la mise en bouteille au maniement des tonneaux. « Dans les métiers de la vigne et du vin, force est de constater la pénibilité de certaines tâches qui engendrent des troubles musculosquelettiques. Nous avons entamé une réflexion pour essayer d’améliorer les conditions de travail des employés, en testant des dispositifs d’assistance à certains mouvements qui soulagent les opérateurs, et s’adaptent à différents postes de travail », explique-t-on dans ce coin de Saint-Julien. Ces dispositifs viennent de l’industrie de l’automobile et le Château Lagrange fait figure de pionnier dans l’univers du vin. Il est précisé que l’idée de ces appareils n’est pas d’augmenter la productivité mais bien de soulager des zones du corps que la répétition du geste malmène.

Ainsi, l’exosquelette est un harnais qui permet une assistance du dos et un soulagement au niveau des lombaires. D’autres harnais peuvent soutenir les épaules ou les bras. « Une semaine de tests a été réalisée avec 5 exosquelettes différents sur plusieurs postes de travail. La phase de test passe par un réel suivi, qui comprend un état des lieux (type de mouvement, d’inconfort) et un compte rendu sur le ressenti de la gêne ou de soulagement durant et après l’essai. Le succès de ce projet passe également par un choix précis de l’appareil utilisé selon le poste de travail », précise-t-on. Au Château Lagrange, on se persuade que des salariés choyés ne pourront que faire progresser la qualité des vins. Il reste au consommateur à imaginer un harnais pour assister le débouchage ou le levé du coude.

(Photos ©Lycia Walter)

Cet article Les (exo)squelettes du Château Lagrange est apparu en premier sur Terre de Vins.

Millésimes Alsace : l’édition 2021 se tiendra en ligne

Le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace a décidé de maintenir son salon Millésimes d’Alsace réservé aux professionnels, mais sous forme digitale. Il se tiendra du 7 au 9 Juin, les inscriptions viennent d’ouvrir. Une belle occasion pour redécouvrir la diversité du vignoble alsacien et échanger avec ses vignerons toujours à la pointe, sans bouger de son fauteuil !

Annulé en 2020 à cause du Covid, les Alsaciens ont décidé de maintenir cette année leur salon Millésimes d’Alsace, mais sous forme digitale. L’événement aura lieu du 7 au 9 Juin et l’inscription en ligne vient d’ouvrir sur www.millesimes-alsace.com, il est réservé aux professionnels et devrait leur permettre de découvrir 400 vins présentés par 100 exposants. Les participants précisent à l’avance les vignerons qui les intéressent et peuvent utiliser sur le site un certain nombre de filtres (appellation, mode de distribution, pratiques environnementales, etc.). Des coffrets avec les échantillons concernés leur seront ensuite envoyés, avec deux options : soit 5 domaines et 20 vins, soit 10 domaines et 40 vins.
L’intérêt d’un salon, c’est aussi de faire confiance au hasard des rencontres au détour des allées. Pour cet événement digital, le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace a souhaité intégrer cette dimension en ajoutant systématiquement dans les envois des coffrets découvertes. En possession de ces échantillons, les professionnels pourront ainsi échanger directement en ligne avec les producteurs et déguster avec eux.

Un vignoble au carrefour des nouvelles tendances de la consommation

L’événement s’accompagnera de nombreuses conférences et ateliers, qui éclaireront les professionnels sur ce vignoble toujours plus à la pointe. « Nous voulons que ces workshops ne soient pas uniquement axés sur le produit, mais aussi sur l’économie, le marketing, dans la mesure où nous nous adressons à des professionnels, des cavistes, des grossistes, des importateurs… Il s’agit de montrer à quel point les vins d’Alsace se situent au carrefour de toutes les nouvelles tendances de la consommation. Pour prendre un seul exemple, aujourd’hui 32 % de la surface viticole alsacienne est en culture bio, avec une progression spectaculaire par rapport à l’année dernière de 33% et parmi les 400 vins qui seront présentés lors de ce salon, 50 % sont certifiés bio ou biodynamiques et une vingtaine de pourcents sont en conversion. L’Alsace dans ce domaine est motrice et il faut le faire savoir » confie Philippe Bouvet, directeur marketing du CIVA. Sans parler de la diversité aussi bien des cépages (riesling, gewurztraminer, sylvaner, pinot gris, pinot blanc, muscat, pinot noir…) que des terroirs (grâce à la mosaïque de sols provoquée par le fameux graben rhénan), qui offre des vins pour tous les goûts.

Dans cette aventure, le CIVA a joué à fond la carte du local. Que ce soit dans la conception des coffrets, leur impression, leur montage, la mise en bouteille, le travail créatif et la conception digitale, aucun prestataire ou artisan ne se situe dans un rayon supérieur à 75 kilomètres. Cette version en ligne devrait permettre de toucher un public élargi, le principal handicap de l’Alsace étant son caractère excentré. Déjà l’année dernière, la version 2020 devait se tenir non plus à Colmar mais à Strasbourg, qui ne se situe qu’à 1 heure 40 de Paris en TGV. Le CIVA avait prévu un salon très innovant en proposant sur la deuxième journée des circuits thématiques avec chacun cinq étapes dans la ville, par exemple au jardin botanique pour le parcours « bio » ou encore à l’Opéra national du Rhin, rompant ainsi avec la monotonie habituelle de ces événements. À l’avenir, lorsque les contraintes du Covid auront disparu, les deux outils, en ligne et en présentiel, devraient cohabiter.

Pour se donner l’eau (ou le vin à la bouche) on peut déjà découvrir cette vidéo de teasing, non dénuée d’humour, qui nous promet un événement rythmé, moderne, et plein de belles rencontres.

Cet article Millésimes Alsace : l’édition 2021 se tiendra en ligne est apparu en premier sur Terre de Vins.

Augustin Belleville, sommelier en devenir, maîtrise les vins du Sud-Ouest

À pas encore 21 ans, l’élève du CFA de Dardilly a remporté la 35e édition d’un trophée jugé depuis Toulouse et disputé à distance dans les différents établissements formateurs.

Augustin Belleville n’est pas originaire du Beaujolais mais de Haute-Savoie et toute la première partie de ses études spécialisées le destinait à s’exprimer en cuisine. Une voie dont il s’est détourné il y a quelques mois en préférant l’univers de la salle et en particulier la sommellerie. Bien lui en a pris puisque après seulement deux trimestres de cours en mention complémentaire et un apprentissage du côté de l’Abbaye de Talloires, il vient de remporter le Trophée des terroirs du Sud-Ouest. Un concours qui réunissait 36 candidats éparpillés à travers la France. Au terme de la finale jugée depuis Toulouse où était réuni le jury mis sur pied par l’Association des sommeliers Sud-Ouest – Occitanie, il s’est imposé face à Lola Jallais (lycée hôtelier de La Rochelle) et Nicolas Mas (CFA de Blagnac).

Comment vous retrouvez-vous aujourd’hui dans le costume d’un futur sommelier ?
À partir de la classe de seconde j’ai intégré l’école hôtelière Savoie-Léman à Thonon-les-Bains. J’avais fait ce choix pour devenir cuisinier et jusqu’au BTS, j’ai suivi cette voie. Ce n’est qu’au cours de la deuxième année que j’ai commencé à m’intéresser au vin. Dans le même temps j’ai trouvé plus d’intérêt à la salle, le contact avec les clients, les échanges que l’on peut créer. Et puis le vin est un univers où l’on apprend en permanence. J’ai donc choisi d’aller plus loin en rejoignant le CFA de Dardilly pour une année de mention complémentaire en alternance où j’ai la chance d’avoir comme professeur Arnaud Chambost, MOF sommelier.

Qu’est ce qui vous a poussé à participer au Trophée des terroirs du Sud-Ouest ?
Les concours permettent d’aller plus loin dans la recherche d’informations. Nous étions deux candidats du CFA et nous avons pu profiter des conseils de M. Chambost qui a réuni beaucoup d’informations afin de nous aider tout au long de notre préparation. Pour le travail nécessaire en matière de dégustation, Charles-André Charrier, mon maître d’apprentissage à l’Abbaye de Talloires s’est investi avec d’autres membres de l’association régionale des sommeliers.
Ce trophée n’est toutefois que le premier des concours auxquels je vais participer cette année. Ce lundi 22 mai, je vais participer aux sélections du Meilleur apprenti de France et dans deux mois je représenterai le CFA de Dardilly au Trophée Chapoutier, le concours du Meilleur élève sommelier.

Avez-vous eu des coups de cœur pour des vins du Sud-Ouest au cours de votre préparation de l’épreuve ?
C’est vrai que j’en ai dégusté de nombreux. Nous avons eu également la chance d’accueillir dans notre classe Alain Landolt et Thierry Bian qui font le tour des lycées hôteliers pour présenter cette grande région viticole.
En blanc, j’ai eu un petit penchant pour un gaillac effervescent, une méthode ancestrale 100% mauzac du domaine Barreau. En rouge, c’est plutôt l’appellation Marcillac qui a suscité mon intérêt. Le domaine du Cros signe la cuvée Lo sang des païs en 2018. Un vin d’été aux notes d’épices qui était proposé au verre à l’Abbaye pendant la saison et a connu beaucoup de succès…

Cet article Augustin Belleville, sommelier en devenir, maîtrise les vins du Sud-Ouest est apparu en premier sur Terre de Vins.

Bourgogne : un nouveau président pour la Cité des Vins

Le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne a tenu son habituelle conférence de presse en marge des Grands Jours en Cave, événement qui se tient actuellement en version « intimiste » dans le vignoble, Covid-19 oblige. Parmi les sujets évoqués : la nomination de Benoît de Charette à la présidence de la Cité des vins et des Climats, qui verra le jour à Beaune, Mâcon et Chablis en 2022.

Tout comme les Grands Jours de Bourgogne (annulés en 2020) ont dû se transformer en « Grands Jours en Cave » plus confidentiels cette semaine pour cause de pandémie de Covid-19, la conférence de presse du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) s’est tenue avec distanciation de rigueur et en version dématérialisée ce mardi près de Beaune. À mi-chemin de la manifestation qui permet aux vignerons de présenter aux professionnels, exclusivement sur rendez-vous, leurs derniers millésimes mis en marché (2019 en vedette, quelquefois 2018, mais aussi 2020 encore en élevage), l’interprofession a tenu son traditionnel point d’étape, se félicitant d’avoir mobilisé 586 caves – domaines, négoces, coopératives – du Chablisien au Mâconnais cette semaine. Un format inédit mais pragmatique, en attendant de renouer avec l’organisation habituelle des Grands Jours, du 21 au 25 mars 2022. « Nous sommes déjà en train d’y travailler ! », s’est enthousiasmé le Président de l’association des Grands Jours de Bourgogne, Raphaël Dubois.

L’export a le sourire

Cette conférence de presse a permis de faire un point de situation sur le marché des vins de Bourgogne, en bonne santé malgré les turbulences de la Covid-19. L’export, notamment, se porte bien : les volumes ont maintenu leur croissance, dépassant le 90 millions d’équivalents bouteilles de 75 cl (+0,8%) tandis que le chiffre d’affaires, malgré une légère baisse (-0,8%), se maintient au-dessus du milliard d’euros. L’annonce de la suspension des taxes a redonné le sourire, les USA étant toujours le premier marché des vins de Bourgogne en valeur. Heureusement, le Royaume-Uni a répondu présent pour compenser la baisse des exportations vers les Etats-Unis, avec des chiffres très positifs (+14,3% en volume, +12% en valeur). Le Japon occupe la troisième place du podium et reste globalement stable, suivi de la Chine et Hong Kong, le Canada, la Belgique, la Suède… Les indicateurs sont très encourageants pour les vins de Bourgogne à l’international. L’autre bonne nouvelle de l’année 2020 est à chercher du côté du e-commerce, qui a bien profité aux vins bourguignons (16% de l’offre totale, seconde position des AOC françaises…)

Un président pour les Cités

La Bourgogne a déjà les yeux tournés vers 2022, pas seulement pour les prochains Grands Jours, mais pour l’inauguration de sa triple Cité des vins et des Climats de Bourgogne qui doit voir le jour à Beaune, Mâcon et Chablis. L’association qui conduit le projet vient de changer de gouvernance en se dotant d’un nouveau président en la personne de Benoît de Charette. Issu d’une famille de vignerons à Dracy-lès-Couchs, il a dirigé la Fédération des Négociants-Eleveurs de Grande Bourgogne (FNEB) et a occupé la direction générale de la maison Albert Bichot pendant 30 ans. Il a également occupé de hautes responsabilités au BIVB, à la CCI de Beaune, à la CCI régionale, et s’est fortement impliqué dans la candidature des Climats de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’Unesco. Benoît de Charette a donc le parfait profil pour accompagner la naissance de cet ambitieux projet dirigé par Olivier Le Roy. Tandis que la première pierre de la Cité de Beaune a été posée il y a quelques jours, les travaux de la Cité de Mâcon devraient commencer en avril, tandis que ceux de Chablis commenceront cet été. Les trois projets, qui présenteront des architectures différentes, verront leurs contenus produits à partir de l’été 2021. Une ouverture des trois cités est envisagée « à partir de l’été 2022 ».

Cet article Bourgogne : un nouveau président pour la Cité des Vins est apparu en premier sur Terre de Vins.