[Nouveau numéro] Terre de vins : L’avenir en vert

Sorti aujourd’hui en kiosques, le numéro 89 de Terre de vins consacre l’entièreté de ses pages au développement durable, à travers des portraits, entretiens et une sélection de bouteilles « vertes » mettant en lumière les pratiques vertueuses enclenchées dans les vignobles. 

Régulièrement cible d’attaques sur les questions environnementales, la filière viticole multiplie pourtant les démarches dans le bon sens. Aujourd’hui en moyenne, 10 à 30 % des vignobles sont convertis ou en conversion vers l’agriculture biologique. Si le chiffre diffère selon les régions, l’effort d’ensemble reste le même et mérite d’être salué, d’autant plus que nombre de vigneronnes et vignerons appliquent une vigilance de tous les instants quant à la non utilisation de produits de synthèse, sans pour autant franchir le pas de la certification. 

Qui a dit que la taille comptait ?
Ce sont toutes ces démarches que nous mettons en avant dans un numéro qui tend à démontrer que prendre le virage des pratiques vertueuses n’est pas réservé aux grandes propriétés, et que celles de taille plus modeste ont leur part du gâteau à prendre. C’est le cas de l’écrasante majorité des lauréats des derniers Trophées Bordeaux Vignoble Engagé, dont les portraits sont à découvrir dans nos colonnes qui mettent notamment en avant Noémie Tanneau, dont la cuvée sans soufre à été dégustée par le roi Charles III lors de sa récente visite à Bordeaux.  

Zoom sur l’agroforesterie
Et comme les pratiques vertueuses de ne limitent pas à une conversion en bio, coup de projecteur sur l’agroécologie, ensemble de pratiques agricoles qui s’appuient sur les ressources offertes par les écosystèmes. Arbres, haies, ruches… nombre de ces ressources naturelles permettent de construire un environnement sain pour les vignes et pour l’Homme. Cette pratique n’a pas de frontières comme le démontrent les sept propriétés qui composent la « Tribu » consacrée à l’agroforesterie, issues de tous les vignobles de l’Hexagone. Pour mieux comprendre cette pratique, retrouvez un entretien avec Alain Canet, agronome et agroforestier qui accompagne de nombreuses exploitations agricoles pour réintroduire des arbres en leur sein.

Sélection minutieuse
Après avoir étanché votre soif de savoir sur les sujets environnementaux, nous vous proposons une large sélection de bouteilles, toutes certifiées bio ou biodynamie, avec pas moins d’une centaine de flacons « verts », issus de l’intégralité des vignobles français. Une diversité assez folle avec des bouteilles à tous les prix, rejetant l’idée que le bio est inaccessible. 

Retrouvez ce numéro dès aujourd’hui dans les kiosques ou abonnez-vous en cliquant ici

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Vendanges 2023 : tout va bien en Touraine

L’exceptionnel beau temps des premiers jours de l’automne permet aux vignerons de Touraine de poursuivre tranquillement leurs vendanges. Les pressoirs sont bien remplis et la qualité est au rendez-vous. Coup d’œil réjoui sur les appellations Touraine, Coteaux-du-Vendomois et Jasnières.

Au pays d’Honoré de Balzac, les vendanges se terminent sous le soleil. Au sein de l’appellation Touraine, la majorité des vins sont issus du sauvignon. Ils sont rentrés, pressés et fermentent sans problème, en quantité. Les rouges de gamay sont bien avancés et se sont finalement bien sortis des vicissitudes climatiques de l’année 2023. Avec les belles journées du début d’automne, les cépages tardifs, chenin blanc, cabernet franc et pineau d’aunis finissent de mûrir sereinement. 

En Sologne chez les Marionnet
« Une année à volume sauvée par le coup de chaud de septembre » résume Jean-Sébastien Marionnet au domaine de la Charmoise (Soings-en-Sologne, Loir & Cher). La chaleur la semaine du 4 septembre a fait prendre deux degrés en quelques jours. Comme il y avait une grosse sortie, il avait fallu couper des raisins en juillet et en août pour aérer, car l’été était maussade, avec de la pluie en juillet et des pointes de pourriture au 15 août. Les blancs de sauvignon sont finis depuis la mi-septembre. Les rouges seront terminés autour du 4 octobre, grâce à une équipe de 50 coupeurs venus de Bulgarie : « Ça sent bon dans le chai, les gamays sont sains car quand il le faut, on trie. Mais le côté qui est exposé au soleil à partir de midi n’a pas aimé les 35 degrés. Heureusement, ça n’apporte pas de faux goût. On n’est pas comme en 2022, mais on est content ». Rendez-vous pour les premières bouteilles dès le 16 novembre pour la sortie du gamay primeur, vinifié chaque année sans aucun souffre. 

L’appellation Touraine 
Pour Thierry Michaud, président de l’appellation Touraine, tout se passe bien : « Belle récolte, la qualité est au rendez-vous, le degré d’enrichissement réduit – pas du tout chez moi – la maturité est là ». Mais sur les 5 000 hectares de l’appellation, il y a des variations, notamment plus de pluie en Indre & Loire que dans le Loir & Cher, plus continental. Il y a eu coup de mildiou fin juillet conséquent aux orages, qui a frappé certains plus que d’autres. Lui qui travaille en bio n’a pas vraiment souffert, grâce à 10 passages de cuivre. Quant à la pluie de septembre « 40 mm en 4 fois, c’est bu petit à petit » explique-t-il. Les sauvignons sont terminés depuis le 22 septembre sans problème, les gamays aussi. Il en est très content : « Ils sont magnifiques et sains. Pour ceux qui font du gamay primeur, il sera réussi. La mode est un peu passée, mais ceux qui le font le font très bien, ils le font à la main, ils trient. Le peu qui existe est très bon, bien meilleur qu’il y a vingt ans ». Il est optimiste sur l’avenir du millésime, même si la récolte sera importante sur tout le Val de Loire et que les marchés se tendent avec l’Ukraine, l’inflation et la déconsommation. « 2023 ressemble peut-être à 2018 pour le volume et le style très fruité, mûr et pas trop tannique. Les 19 et 20 étaient beaucoup plus riches. Pas trop d’alcool, le vrai style classique ligérien, avec une acidité normale. Cela me plait. » conclut le vigneron de Noyers-sur-Cher (Loir & Cher). 

Au bord du Loir
Dans le nord du Loir & Cher, au domaine Martellière de Montoire-sur-le-Loir, les cépages précoces, chardonnay, pinot noir et gamay sont rentrés avec succès, et le volume est généreux. Après le coup de chaud de la semaine du 4 septembre qui a bloqué la maturation, le gros problème de l’année, c’est la pluie du 21 septembre. Il a fallu attendre un peu pour ramasser les chenins blancs de Jasnières, après un passage à la main pour faire un tri négatif (retirer ce qui peut poser problème). Il y aura du sec et une cuvée de sec tendre. Pour les Coteaux-du-Vendomois dont la spécialité et le pineau d’aunis vinifié en gris, la vendange a commencé le 1er octobre. Ce cépage à grosses grappes est parfaitement mûr et a bien résisté, ce qui n’est pas forcément habituel. Jean-Vivien Martellière constate que les cépages tardifs, aunis et cabernet s’en sortent mieux depuis quelques années « à croire que le changement climatique leur convient ». 

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[Concours du meilleur caviste de France 2024] Un lancement en fanfare

Hier, en partenariat avec le Syndicat des Cavistes Professionnels (SCP), Terre de Vins conviait les 40 cavistes retenus pour les qualifications (dernière marche avant la finale) en 2022 à un « Club Caviste » parisien, le temps d’un déjeuner à l’hôtel Le Meurice, en présence des partenaires et des anciens vainqueurs. L’occasion d’annoncer en avant-première les grandes dates et nouveautés de cette édition, et de dévoiler le nom du parrain : Laurent Gerra. 

C’est un point d’étape symbolique, à mi-chemin entre 2022 et 2024. Un an après le sacre de David Morin, Meilleur caviste de France 2022, et avant la grande finale qui dévoilera le nom du prochain vainqueur de la compétition biennale créée par le SCP et organisée par Terre de Vins, cette journée a délivré son lot de nouveautés concernant l’édition 2024, tant sur le calendrier que sur le fond des épreuves. 
Après une phase d’inscription en ligne ouverte sur meilleurcavistedefrance.fr du 1er janvier (9h) au 31 mars 2024 (0h), les pré-sélections digitales (prenant toujours la forme d’un questionnaire en ligne) se tiendront le lundi 13 mai 2024. Elles permettront de désigner les 40 meilleurs en se basant exclusivement sur leurs notes (et toujours à condition qu’ils aient obtenu la note médiane exigible), là où auparavant entrait en jeu un critère géographique de représentativité régionale. Autre nouveauté, les deux derniers rounds seront désormais condensés sur deux jours consécutifs. Les phases qualificatives à la finale se joueront le dimanche 20 octobre 2024 selon une formule repensée. En matinée, les deux épreuves écrites historiques seront conservées (connaissances et dégustation). Elles permettront de dégager quinze demi-finalistes qui s’affronteront l’après-midi lors de deux nouvelles épreuves (quiz et épreuve mystère de mise en situation). A l’issue de cette journée, les huit finalistes seront dévoilés, et se confronteront le lundi 21 octobre lors de quatre rounds en direct : « questions pour un caviste » (quiz de rapidité et de connaissances), « la grande épreuve à l’aveugle » (dégustation à l’aveugle commentée de différents produits), « le grand oral » (présentation orale d’un produit sélectionné par l’organisateur) et « en direct de la boutique » (simulation de vente/conseil sur un choix personnel). En amont, un client mystère aura aussi évalué les aptitudes de conseil des cavistes. 
A l’issue de cette journée, les noms du Meilleur caviste de France, ainsi que de ses dauphins caviste d’argent et de bronze seront connus, tout comme celui de Meilleur jeune caviste de France (meilleur candidat finaliste de moins de trente ans, soit natif de l’année 1994).

©A. Viller


Des partenaires fidèles au poste
La force de ce concours, relancé par le Syndicat des Cavistes Professionnels à partir de 2014 et organisé par Terre de Vins depuis 2020, c’est la fidélité des ses acteurs. Des cavistes très motivés d’abord, qui n’hésitent pas à se challenger en retentant leur chance lors de plusieurs éditions successives. Et des partenaires toujours au rendez-vous, supports infaillibles de cette profession avec qui ils tissent des liens sans cesse plus étroits. Parmi, Champagnes et Châteaux, complice historique depuis la première édition en 2014, mais aussi Calmel & Joseph, Inter Rhône ou encore le Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC). En dégustation lors d’un free-tasting matinal, les vins des partenaires ont également été les accompagnateurs de prestige du déjeuner imaginé par les talentueux Alain Ducasse et Cédric Grolet. 

Le Baron de Montfaucon Côtes du Rhône blanc 2021 et La Marquise Pays d’Oc blanc de chez Calmel & Joseph 2020 ont ainsi accompagné avec brio les tomates multicolores de Christophe Latour, tagète, caillé de chèvre de Monsieur Fabre. Un premier plat intitulé « céleri rave, bœuf et moelle, fin bouillon épicé » a été sublimé par La Magdeleine 2019 Val de Dagne de chez Calmel & Joseph, ainsi que par le Domaine Grande Romane Côtes du Rhône blanc 2022. Le second plat, une épaule d’agneau braisée au citron confit, coco de Paimpol et herbes, a quant à lui été l’occasion d’un challenge pour les cavistes, en forme de mise en jambes pour le concours 2024. Le défi consistait à déterminer le millésime de deux vins servis sur ce mets : La Madone Corbières rouge de Calmel & Joseph 2016, et Parallèle 45 Côtes du Rhône blanc de Paul Jaboulet Aîné 2022. Après tirage au sort parmi les bonnes réponses, ce sont Marc Pottier (Cave Henri IV, Argentan) et Franz Siaugues (Cavavin Nantes Saint-Joseph) qui sont les heureux vainqueurs de douze verres Riedel riesling. Le repas s’est clôturé en apothéose sur l’Orange sculptée, un dessert aussi visuel que délectable, accompagné par Pomone vin orange Amstramgram 2022 de Calmel & Joseph, et par Le Dit du Bastidon Saint-Maurice Côtes du Rhône Villages blanc Gigondas la Cave 2022. Enfin, le Cognac a fermé le bal avec quatre jolies références en dégustation.

Un parrain motivé
L’autre grande annonce de ce lundi, c’était la divulgation du nom du parrain de cette édition 2024. Après Pierre Arditi, François Berléand, François-Xavier Demaison, Thomas Dutronc et Julie Gayet, c’est au tour de l’imitateur, humoriste, acteur et scénariste Laurent Gerra d’endosser ce rôle. Acclamé par une standing ovation, l’artiste s’est prêté hier, toujours avec humour et esprit, au jeu des questions-réponses du directeur de Terre de Vins Rodolphe Wartel, racontant autant son amour, enfant, pour la musique et les chanteurs qui lui a donné l’envie de monter sur scène « avec toujours autant de plaisir depuis trente ans », que ses ses autres passions – Laurent Gerra est aussi restaurateur à Lyon et vigneron en Provence -. Son amour du vin lui a d’ailleurs inspiré les titres de ses derniers spectacles. Après son précédent show baptisé « Sans modération », joué avec une étiquette de vin collée sur le front, la tournée de son nouveau spectacle « Laurent Gerra se met à table » débutera en mai 2024. Un timing à l’unisson avec les pré-sélections du Concours du meilleur caviste de France. Ca ne s’invente pas.

Photos ©A. Viller

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Clos d’Ora : le Languedoc en majesté

Au sein de l’univers des vins produits par Gérard Bertrand, le Clos d’Ora exprime toute le potentiel du Languedoc à produire de grands vins identitaires et d’émotion.

Le Languedoc, dans toute son immensité protéiforme, est une terre de contrastes où les possibles s’égrènent au fil de paysages superbes cachant des lieux véritablement hors du temps. C’est le cas ici où, nichés dans la garrigue, 5,5 hectares se lovent sur les hauteurs de l’appellation Minervois La Livinière à 220 mètres d’altitude. Au loin, les Pyrénées, la Méditerranée et la Montagne Noire dans un tableau où l’homme est bien peu de choses. Dans ces espaces puissants, Gérard Bertrand va identifier cette parcelle en s’y promenant en 1997. Un lieu à part où quelques ceps anciens lui donnèrent un indice précieux sur les temps passés. Là, il replantera dès 2000 des syrah, totalement en leur royaume sur cette appellation, et qui constituent toujours la colonne vertébrale de cette cuvée. Des mourvèdre seront aussi réintroduits aux côtés de carignan presque centenaires et de vieux grenache. Ce Clos d’Ora, c’est Gérard Bertrand qui va le baptiser ex nihilo. « Ora, c’est la prière en latin mais aussi le temps en grec, la projection dans le futur » explique celui qui a souhaité tout simplement créer ici « un grand vin du sud de la France ». Le sol, par sa complexité, rend cette volonté possible. Situé au niveau d’une faille géologique, des calcaires lacustres (où s’épanouissent les syrah) discutent avec des grès, des argiles et des marnes. De l’altitude, du soleil, une approche méticuleuse portée par la biodynamie et son attention globale au vivant.

Des vins de noble facture
On pourrait vite condamner le Languedoc et ses terres subissant évidemment en première ligne les effets d’un réchauffement climatique sans cesse plus prégnant. Pourtant, avec une vision lucide sur l’avenir et l’intelligence du geste, de grandes cuvées naissent des entrailles de ces terroirs méridionaux. Le Clos d’Ora, dont le premier millésime date de 2012, est assurément l’une d’elles. Une récente dégustation organisée à Paris nous a permis de déguster 4 millésimes différents, de 2017 à 2020. Chacun de ces vins s’est montré admirable dans sa capacité à exprimer une identité singulière dans une certaine cohérence de style. Des vins denses, profonds et complexes au nez imposant leur texture dentelée en bouche comme pour mieux surprendre le dégustateur. 2017, né dans la chaleur d’un millésime solaire, impose son énergie compacte oscillant entre fruits noirs, bois précieux et notes tubéreuses et de garrigue. 2018 pour sa part s’avère démonstratif mais dans un autre registre, celui d’une gourmandise assumée. La rondeur de sa chair le rend terriblement désirable et étonnamment accessible et prêt. Quant aux deux derniers opus, ils sont simplement impressionnants. 2019 est doté d’une force tranquille, imposant sans mal son équilibre souverain et réjouissant d’une tension finement acide admirable. De la concentration mesurée en somme et un potentiel de garde fort long. A l’image du 2020 qui, lui aussi, devrait contenter les amateurs les plus exigeants. Matière très élégante aux tannins soyeux et finement poudrés, fruits noirs infusés, évocation fugace de notes cacaotées et d’oranges confites. Une grande réussite qui saura défier le temps.

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Collection Impériale Création NO. 1 : Moët & Chandon lance une cuvée pour ses 280 ans

Moët & Chandon fête cette année ses 280 ans et dévoile à cette occasion le premier opus d’une nouvelle collection baptisée « Collection Impériale », qui se devra d’incarner la quintessence du « savoir-vin » accumulé depuis la création de la marque par Claude Moët en 1743 et les valeurs de ce que l’on pourrait appeler, en référence au monde de la Haute couture, la Haute œnologie.

Pour ses 280 ans, Moët & Chandon présente une cuvée qui célèbre les deux grands piliers de la Champagne que sont l’art de l’assemblage et l’art de l’élevage. En effet, pour cette cuvée de Haute œnologie, le chef de caves Benoît Gouez, profitant de la bibliothèque de vins de réserve extraordinaire dont il dispose, a combiné les vertus de sept millésimes différents, chacun ayant une expression particulière. Il a aussi composé avec les qualités des trois grands types de vinification et d’élevage pratiqués en Champagne, inox, foudre, et, plus original, en flacon sur lie, puisqu’une partie des vins assemblés ont connu au préalable une seconde fermentation en bouteille avant d’être « remis en cercle ». Cet assemblage singulier commence ainsi « par le frais Grand Vintage 2013, vinifié en cuves d’acier inoxydable, complété par le raffiné 2012, le puissant 2010, le tendu 2008, le corsé 2006, le vif 2000, élevés en foudres de chêne, et se termine par l’élégant 2004, longuement élevé sur lies en bouteilles après la seconde fermentation. »

© G Sgura

Benoît Gouez nous a raconté la genèse de cette nouvelle collection qui se veut d’abord un hommage au temps long. Elle s’inspire d’une précédente cuvée baptisée « Esprit du siècle » composée voici 25 ans par Dominique Foulon pour célébrer l’entrée dans le nouveau millénaire. Déclinée en 323 magnums, l’idée était alors de rendre hommage au XXe siècle en assemblant un millésime par décennie de 1900 à 1995. Si 1995 était en cuve, tous les autres millésimes étaient des champagnes en bouteilles qui furent remués, dégorgés, puis remis en cercle pour être réassemblés, avant d’être tirés à nouveau pour une nouvelle prise de mousse et un nouveau vieillissement sur lie. En présentant « Esprit du siècle », l’équipe œnologique de la Maison s’était rendue compte que cette utilisation de la remise en cercle avait un impact assez significatif sur le vin fini auquel elle donnait un profil nouveau, notamment à travers cet équilibre paradoxal entre jeunesse et maturité. « Il était difficile de lui donner un âge parce qu’il avait à la fois des attributs de fraîcheur et de maturité » explique Benoît Gouez.

De cette manière, alors que jusqu’ici les cuvées de la Maison étaient composées seulement en trois dimensions à travers l’assemblage des cépages, des villages et des vendanges (pour les non vintages), Collection Impériale, en ajoutant l’assemblage des différents types d’élevage, se dote d’une quatrième dimension. « Quelque part, nous avons poussé au maximum la diversité que l’on peut générer dans nos vins. C’est pour cela que nous affirmons aujourd’hui que Collection Impériale est la plus haute expression de Moët & Chandon. A l’image de l’univers de la mode, on peut dire que Moët Impérial représente notre classique intemporel, les millésimes sont davantage des créations libres et sur mesure du chef de caves. Enfin, Collection Impériale constitue notre haute couture. Plus j’y pense, plus je me dis que la force de Moët & Chandon est là : s’appuyer sur la diversité. C’est cette diversité qui crée à la fois la complétude et la complexité à l’assemblage puis sur le champagne fini. On a poussé le curseur un cran plus loin en introduisant ces trois types d’élevage qui permettent de jouer sur le primaire, le secondaire, le tertiaire, et donc d’offrir une nouvelle complexité. Nous estimons légitime de parler de  « haute œnologie » parce que nous avons mis dans Collection Impériale tout notre savoir vin. Tout ce que nous avons appris depuis 1743. Mais c’est notre plus haute expression à date, en s’imaginant que peut-être dans le futur nous allons encore inventer autre chose, avoir une autre idée pour aller encore plus loin ! »

Une chose est certaine, la description de cet ovni nous a mis l’eau à la bouche : « Son profil aromatique est d’abord réservé, sur des notes tertiaires, empyreumatiques et minérales, tel le bâton de réglisse, le moka et le pain grillé. A la respiration, des arômes secondaires sucrés de madeleine, de vanille et de noisette fraîche apparaissent, suivis de nuances fruitées de citron confit, de mirabelle et de figue sèche. En bouche, la complexité de Collection Impériale Création N°1 s’exprime entre maturité et fraîcheur : elle offre une expérience généreuse et sophistiquée. Sa douceur aromatique épouse son effervescence délicate. Le palais du champagne s’élargit progressivement et laisse place à un va-et-vient de vivacité et d’amertume. La finale est précise, sans sucre, et se prolonge sur des notes de fumé et de réglisse, laissant une impression de douceur. »

Soulignons enfin que Collection Impériale ouvre le décompte du tricentenaire qui sera célébré en 2043 puisque désormais une nouvelle création devrait être dévoilée tous les deux ans.

Oenothèque © Julien Claessens

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La grande aventure Pays d’Oc

Le 19 octobre prochain se tiendra la traditionnelle dégustation de la Collection Automne/Hiver du syndicat des vignerons de l’IGP Pays d’Oc au Domaine de Manse(34). L’occasion pour Terre de Vins de revenir sur les origines et l’identité de la plus grande IGP de France.

Signe d’identification européenne créée en 1992 et initialement attribuée aux produits alimentaires, l’IGP est étendue au secteur viticole en 2009 et vient remplacer l’ensemble des vins de pays reconnus par l’Union européenne. Comme pour les AOC, les IGP sont organisées en syndicat de vignerons et les règles sont dictées par l’INAO. Il existe aujourd’hui 75 IGP viticoles sur le territoire français, la plus célèbre de toutes étant le Pays d’Oc.

Né en 1987, les vins du Pays d’Oc prennent racine autour du concept de vins de cépages. Le territoire s’étend sur toute l’ancienne région administrative du Languedoc-Roussillon, terres des plus anciennes traces de culture de la vigne en France (grecs, romains). Depuis le 1er août 2009, ces vins jouissent donc d’une Indication Géographique Protégée (IGP), label de qualité européen assurant l’authenticité de leur origine. Cette attribution s’inscrit dans une réorganisation des dénominations viticoles en France, où les AOC deviennent AOP, les Vins de Pays se transforment en IGP et les Vins de Table cèdent la place aux vins sans indication géographique avec la mention Vin de France.

Comme pour l’AOC/AOP, la notion de terroir est forte pour un IGP à la différence d’un cahier des charges plus ouvert, notamment sur la quantité de cépages autorisés à la culture. Ainsi, dans le Pays d’Oc, et en plus des cépages méditerranéens, merlot, pinot noir et sauvignon peuvent rentrer dans l’élaboration des vins de l’IGP. Les cépages résistants ont également intégré le cahier des charges. Aujourd’hui, environ 120 000 hectares sont dédiés à la culture de l’IGP Pays d’Oc.

En chiffres *
L’Occitanie pèse environ 80 % des vins IGP produits sur le territoire français. La célèbre IGP a généré 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2022 et comptabilise près de 20 000 viticulteurs/vignerons sur l’ensemble de son territoire.

 *source https://www.paysdoc-wines.com/

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« Petite Fleur » la nouvelle cuvée signée Brad Pitt

Figure importante du monde du vin en Provence et en Champagne, l’acteur est décidément insatiable. Celui qui a également lancé son gin en mai dernier, dévoile « Petite Fleur », la nouvelle cuvée de sa Maison de champagne Fleur de Miraval. 

Accompagné par la Famille Perrin dans toutes ses aventures viticoles depuis plus de 10 ans maintenant, Brad Pitt révèle la dernière création issue de la collection de champagnes rosés de Fleur de Miraval : « Petite Fleur ». Cette cuvée, assemblée avec une majorité de chardonnay (65 % de vin de chardonnay Grand Cru base 2019, 30 % de chardonnay Grand Cru de la Réserve Perpétuelle « Fleur de Miraval ») ainsi qu’une touche de pinot noir vinifié en vin rouge (5 %), se distingue du précédant succès de la Maison « Exclusivement Rosé ». En effet, outre la vinification en vin rouge du pinot noir, « Petite Fleur » n’a pas subi de remise en cercle (lorsque la prise de mousse n’est pas satisfaisante, le champagne est alors remis en cuve) durant l’assemblage et possède dans ce dernier une proportion moins importante de vin de réserve. Si l’on en croit l’insolente réussite de Brad Pitt dans ses nombreux projets liés au vin, nul doute que ce nouveau champagne rosé sera lui aussi un immense succès.

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Lucie Roussel décroche le Trophée Châteauneuf du pape des Jeunes Sommeliers

Décidément, elles sont brillantes les jeunes sommelières ! Pour la 3ème édition biennale et après Audrey Brugière en 2021, c’est au tour de Lucie Roussel de décrocher le trophée décernée par l’AOC Châteauneuf-du-Pape.

21 candidats venus de tout le territoire avaient fait le déplacement. Tous âgés de moins de 30 ans, en activités ou en formation, ils se sont attelés à différentes épreuves théoriques et pratiques, orchestrées par l’UDSF Languedoc-Roussillon Sud Vallée du Rhône. Trois ont accédé en finale, dont deux jeunes femmes. Cinq nouvelles épreuves les attendaient. L’une consistait à reconnaître les 4 terroirs de l’appellation en observant différentes roches et en dégustant une sélection de 4 vins, sous l’œil avisé de l’oeno-géologue George Truc. Après délibération, les professionnels ont été unanimes, le niveau était impressionnant et les trois finalistes ont fait preuve de beaucoup de qualités et savoir-faire.

La lauréate Lucie Roussel, 26 ans, réalise un doublet cette année. Jeune diplômée du Centre Pierre Cointreau d’Angers, elle a remporté en mai dernier, le Trophée Pessac- Léognan, dans la catégorie Mention Complémentaire. Employée de la cave Atout Vins, à Doué la Fontaine (Maine et Loire), elle a été bien préparée par son responsable. « Je me suis régalée » assurait-elle à la fin des épreuves. Elle repart avec de quoi se constituer une belle cave de Châteauneuf-du-Pape.

Les lauréats
1er : Lucie Roussel
2eme : Mathilde Lehmann
3eme : Hugo Fourt
Le prix « jeune méritant » a été décerné à Jim Lallemand, du Lycée Hôtelier de Tain L’Hermitage.

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[Publi-info] 10 escapades pour les 10 ans de Fascinant Week-End

Pour les 10 ans de Fascinant Week-End, 10 escapades thématiques sur la journée, la demi-journée ou la soirée, sont proposées au départ de Lyon le samedi 21 octobre !   

Défi sportif en Côte-Rôtie, tournée des prestigieuses Maisons d’Hermitage, soirée food-trucks à Yenne… Dix escapades festives, gourmandes, sportives et insolites invitent au voyage et à la rencontre des vignerons et vigneronnes qui ont à cœur de partager leur savoir-faire et leurs vins.  

Ces programmes « all inclusive », au sein de destinations labellisées Vignobles & Découvertes, ont été imaginés en partenariat avec le Comité Vin Auvergne-Rhône-Alpes pour une immersion originale dans la singularité d’un vignoble.   

Alors, rendez-vous en terroir inconnu, ou reconnu, au cœur des 12 destinations Vignobles & Découvertes d’Auvergne Rhône-Alpes : Destination Bugey, Destination Beaujolais, Route des vins Forez Roannais en Loire Volcanique, Condrieu – Côte Rôtie, D’Hermitage en St Joseph, De Cornas en Saint-Péray, Vignoble Sud Ardèche, Clairette Drôme Vallée, Drôme Provençale, Cœur de Savoie, Vignoble de Savoie Aix-les-Bains Riviera des Alpes, Côtes d’Auvergne, Destination Volcans.  

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[Publi-info] L’Oenotour de l’Hérault, c’est l’émotion

Bonjour, vous connaissez l’Oenotour de l’Hérault ? C’est de l’œnotourisme en grand format ! des caveaux étapes,  des rencontres gourmandes, des artisans vignerons, des activités de loisir, une culture vivante, un patrimoine séculaire.  Et des aventures à la journée : à pied se sont les oenorandos, à vélo, les oenovélos…

Plutôt alléchant non ?

Côté décor, l’Hérault compte 7 destinations Vignoble & Découvertes …une assurance de qualité et d’accueil chaleureux sur tout le département !

Bienvenu dans ces podcasts où, nous allons à la rencontre de ceux qui en parlent le mieux

Béziers Canal du Midi Méditerranée, “la Vigne en héritage”

Berceau de la viticulture, tout ici raconte l’histoire du vin depuis des millénaires. De l’invention du Canal du Midi, à la toute première cave coopérative saluée par jean Jaures à Maraussan, la vigne est civilisation… Au cœur des AOC Languedoc, on y trouve de magnifiques vins AOP ou IGP, notons les vins des Coteaux d’Ensérune, les Coteaux de Béziers ou encore les Côtes de Thongue. Les vins rouges révèlent puissance et caractère avec des arômes typiques de fruits rouges et d’épices douces. Les vins blancs et rosés offrent quant à eux un bel équilibre entre fraîcheur et acidité

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