Art et tourisme avec les vins du Val de la Loire

La longue vallée de la Loire a beaucoup à offrir aux amateurs de vin, d’art et de patrimoine. Coup d’œil sur trois nouveautés à ne pas laisser passer

Musique dans les vignes à Saumur – Mardi 8 et 22 août, de 21h30 à 23h30
Le Clos Cristal est un des sites rares de Saumur, puisqu’il a été planté par l’original Antoine Cristal, natif de Turquant, en 1887 afin de donner au cabernet franc ligérien la couleur et la force des vins du sud, à une époque où la Loire brillait plutôt par ses vins blancs. Les 8 et 22 août, il s’ouvre aux visiteurs amateurs de vin et de musique pour une soirée originale. À la lumière des bougies, le pianiste angevin Alexandre Galène, vous transportera dans un univers musical et féérique grâce à son piano à queue posé au milieu des vignes. Certains l’auront déjà entendu jouer à la Folle Journée de Nantes. Cette occasion particulière permettra de le retrouver en découvrant le Clos Cristal dans une ambiance magique Vous pourrez vous détendre dans un transat ou pousser la chansonnette, une coupe de Crémant de Loire à la main.

Des vins et des voiles en Touraine – Vendredi 11 août de 18h à 21/22h
Une soirée exceptionnelle à la tombée du jour sur la Loire, à bord d’une toue, le bateau traditionnel de la Loire. La balade combine la découverte de la Loire et de son environnement (histoire, faune, flore…) grâce aux guides-pilotes de l’association Millière Raboton, et une dégustation commentée de 4 vins de Loire et de spécialités régionales (rillettes de poisson de Loire, charcuteries tourangelles, fromages de Touraine, mets sucré…) orchestrée par Rendez-Vous dans les Vignes, à bord des bateaux puis sur un banc de sable, sur la berge ou sur une île au milieu du fleuve, en fonction du niveau de la Loire au moment de la sortie. Les produits du terroir servis avec les vins constituent l’équivalent d’un apéritif dinatoire, vous n’aurez donc pas besoin de dîner après la balade. Les départs se font du port de Chaumont-sur-Loire (41), situé sous le château, qui comme chaque année attire les visiteurs pour son fameux Festival international des Jardins.

Les 30 ans du Centre d’art contemporain Bouvet-Ladubay – Du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h30 à 18h pour le centre d’art.

@Vincent Guillebault

Né de la rencontre entre Patrice Monmousseau, président de Bouvet Ladubay, et de Benoit Lemercier, artiste plasticien et collectionneur passionné d’art contemporain, directeur artistique du Centre d’Art depuis sa création, ce lieu expose la scène française et internationale depuis 1992. Pour célébrer cet anniversaire dans la lignée des expositions Gérard Titus-Carmel, Aki Kuroda ou Peter Klasen, la maison située au cœur du Saumurois ouvre son espace à la plasticienne multi-supports Cécile Bart qui a su utiliser au mieux les vastes espaces de la maison de Saumur. Bien sûr parallèlement les amateurs de vins sont invités à profiter des visites oenotouristiques qui ont fait leur preuves depuis des années, classique autour du vin de Saumur, axée patrimoine ou sportivement guidée à vélo dans les méandres de la cave.

https://www.bouvet-ladubay.fr/visiter-vous-reunir/centre-d-art-contemporain/
https://www.bouvet-ladubay.fr/visiter-vous-reunir/

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[Concours des Vins 6/12] Domaine Anthony et David Girard & Domaine de Villargeau

La cinquième édition du concours des vins organisé par Terre de vins a de nouveau été l’occasion pour des milliers de professionnels du vin de soumettre leur nectar à l’exercice de la dégustation à l’aveugle. Ce sont 2283 flacons qui ont ainsi été présentés pour un total de 444 médailles d’or. Parmi ces médaillés, la rédaction de Terre de vins a élu 24 « superchampions », des vins « coups de cœur » que nous vous présentons durant tout l’été. Aujourd’hui, direction le Val de Loire !

DOMAINE ANTHONY ET DAVID GIRARD (18)
C’est une véritable moisson de médailles qu’ont obtenu David Girard, son frère Anthony et son épouse Aurore Dezat à l’occasion du Concours des Vins 2023. Car si Florilège des Monts Damnés fait partie des 24 « superchampions » de la rédaction de Terre de vins, ce ne sont pas moins de quatre autres cuvées vinifiées par le trio à travers deux propriétés qui se sont vu décerner une médaille d’or par le jury de professionnels. Le Domaine Anthony et David Girard du nom des deux frangins a également obtenu le graal pour Les Monts Damnés, à ne pas confondre avec notre cuvée du jour. L’autre propriété star de ce concours avec trois cuvées médaillées est le Domaine des Chasseignes qu’Aurore Dezat pilote depuis 2016 avec l’aide de David. Ce dernier, après dix années passées au Domaine Paul Prieur, toujours dans le Sancerrois, a donc décidé de se lancer dans deux aventures familiales. Si l’équilibre pouvait a priori paraître difficile à trouver entre les propriétés, les deux médailles d’or remportées au Concours Mondial du Sauvignon par le domaine du couple ont apporté une réponse qui ne pouvait que prédire le triomphe obtenu lors du dernier Concours des Vins.     

La cuvée médaillée : Florilège des Monts Damnés 2021, Blanc, Sancerre, 29 €
Un grand sancerre. Terroir, cépage et vigneron sont en harmonie, sur le registre de la puissance. Un nez citron vert, fenouil et herbe coupée, une attaque intense et citronnée, une bouche fluide, ample, élancée puis pimentée ! Un gros caractère qui peut s’attendre une paire d’années, susceptible d’accompagner des plats puissants dès aujourd’hui. Pour amateurs de flacons aromatiques et corsés.

Accord mets-vin
Anguille au gril.

Aurore Dezat et David Girard ©Beaudoin

DOMAINE DE VILLARGEAU (58)
Comme pour beaucoup de propriétés viticoles, l’histoire du Domaine de Villargeau est une histoire familiale. Mais celle-ci n’a rien de l’histoire traditionnelle qui fait de la plupart des propriétés ce qu’elles sont. Car si Jean-Fernand et François Thibault étaient issus d’une famille de viticulteurs, ils n’ont pas hérité d’un château clé en main. Le Domaine de Villargeau naît en 1991 quand les deux frères décident de défricher d’anciennes parcelles viticoles au terroir favorable à un cépage, le sauvignon blanc. Ils développent ensuite les deux autres cépages inscrits au cahier des charges de l’appellation Coteaux-du-Giennois : le pinot noir et le gamay. Et comme une génération peut en cacher une autre, Marc arrive au domaine en 2002 après notamment une expérience viticole en Nouvelle-Zélande, suivi de son frère Yves en 2016, pour prendre la suite de son père Jean-Fernand après avoir fait le tour de l’Europe et du Pérou. Entre-temps, le vignoble s’engage dans une viticulture durable et respectueuse de la nature avec une certification Terra Vitis obtenue dès 2012. Sous l’impulsion de Yves, cet engagement s’accélère en 2019 avec le début du processus de conversion à la viticulture biologique pour le domaine qui est officiellement certifié depuis le millésime 2022. Christophe Monget, cousin de la fratrie, pose ses valises à la propriété en 2020 pour amener son expérience et former avec Marc et Yves, un trio de vignerons complémentaires. Jean-Fernand et François ont eux pris du recul mais veillent toujours sur le domaine et sa nouvelle génération ambitieuse. 

La cuvée médaillée : Villargeau Blanc 2022, Coteaux-du-Giennois, 9,90 € (AB)
Le sauvignon trouve dans cette appellation une de ces plus belles expressions, dans la souplesse et la distinction. Tout est raffiné, à commencer par le nez, sur ses notes de pierre à fusil et de fleurs blanches (aubépine et acacia). L’attaque est franche sans être mordante, le milieu de bouche suggère un côté fumée, puis l’agrume prend vite le dessus. C’est fin, long et délicat. Un ravissement.

Accord mets-vin
Une fricassée d’anguilles.

De gauche à droite : Marc Thibault, Christophe Monget et Yves Thibault ©Photo DR

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Août en Beaujolais : le plein d’événements

Les collines aux accents toscans du Beaujolais vous attendent tout le mois d’août, et même en septembre pour jouer les prolongations, et profiter des jours encore longs et de la douceur estivale.

Rosé Nuits d’été
Les week-end d’août se déclinent couleur rosé, pour découvrir ou re-découvrir cette couleur montante du Beaujolais. Des villages des pierres dorées au sud jusqu’au villages de Saône-et-Loire, les jeudis se passent dans les caves et chez les vignerons pour des afterworks vignerons.
Les vendredis se savourent dans les caves ou dans les villages pour des concerts, des spectacles, ou encore des soirées culturelles, comme l’apéro givré d’Agamy Winehouse le 10 août à la cave de Saint-Bel, la soirée rosé du LMB dans le parc arboré de l’hôtel restaurant du Mont Brouilly le 5 août, ou encore une visite dégustation le 4 août au Musée Paul Dini à Villefranche/Saône et un accord « art & vin ».
Plus d’infos : https://www.destination-beaujolais.com/festival-rose-nuits-d-ete.html

Beaujolez-vous !
Néologisme crée pour inciter le visiteur ou l’amateur à venir s’immerger dans la convivialité du vignoble, le concept se décline du mardi au samedi dans différents lieux du vignoble, chacun avec leur animation et leur ambiance.

Les mardis se passent au port de Belleville pour celles et ceux qui aiment la danse ou souhaitent s’initier, et se retrouveront autour d’un bal aux sonorités changeant toutes les semaines, de la salsa au hip-hop en passant par le street jazz et la zumba.

Rendez-vous les mercredis à la Terrasse de Chiroubles, pour admirer le panorama autant que pour le concert gratuit, accompagné d’un barbecue, de produits régionaux et vins beaujolais présentés par les vignerons.

Les jeudis soirs, flânez au marché nocturne de Fleurie, avant d’embarquer le vendredi pour les quizz de culture générale de l’Espace des Brouilly à Saint-Lager et tenter de gagner un kit apéro, en découvrant la surprise de la semaine concoctée par un vigneron qui vous fera également déguster ses vins.

Le samedi, c’est guinguette, sur la place de l’hôtel de ville à Beaujeu.
Plus d’infos : https://www.destination-beaujolais.com/beaujolez-vous.html

Concerts intimistes chez les vignerons
Les 3 et 12 août, cinq domaines vous ouvrent leurs portes donnant sur une scène accueillant un concert ou une pièce de théâtre. Le domaine du Baron de l’Ecluse à Odenas vous attend le jeudi 3 pour un voyage en Europe centrale au son des « Fréquences slaves », et rendez-vous le samedi 12 au domaine du Mont Verrier à Saint-Julien pour une interprétation des « Promesses de l’Aube » de Romain Gary.
Plus d’infos : https://www.bsmfestival.com

Préparer septembre
Si vous êtes loin des vignes beaujolaises en août, le mois de septembre investit l’été indien avec les Vendanges Musicales, les 15 et 16 septembre.

©Les vendanges musicales

Festival pop rock désormais traditionnel, il accueillera cette année, sur la scène installée au Château de la Mansarde à Charnay, Charlie Winston, Christophe Maé, Deluxe, Rouquine, Hyphen Hyphen et d’autres encore.
Plus d’infos : www.lesvendangesmusicales.fr/espace-presse

Chiroubles propose une contre-soirée jazz le samedi 16 septembre, pour un premier festival éco-responsable et international autour du jazz, des musiques émergentes et, bien entendu, du cru Chiroubles, découvert tout au long de la journée et diverses animations (concert de chorale gospel, initiation au swing, pétanque et barbecue).
Plus d’infos : https://jazzfest-chiroubles.fr

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[Nos circuits œnotourisme #15] Chouette Luberon

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction le Luberon !

Château de Mille
Constance et Lawrence Slaughter hissent la bannière franco-américaine sur les tours du château féodal. Leur terrain de jeu de 116 hectares, dont 25 dédiés à la vigne, accueille cet été les installations sculpturales de Michèle Trotta et les photographies de Jamie Beck. Les Musicales du Luberon feront résonner Bach et Bacchus (13/07) et le Quatuor Luzzati (15/09). Des ateliers assemblages permettent de créer sa propre cuvée (60 €/personne).

84400 Apt – 04 88 85 22 15 – chateau-de-mille.com

©DR

Domaine de Fontenille
Un hôtel de luxe pensé comme une maison de famille, classique et contemporain, avec deux tables pour varier les plaisirs. Le Champ des Lunes, restaurant gastronomique et La Cuisine d’Amélie, un bistrot gourmand. Le chef Romain Guyot, qui arrive du domaine de Primard, pourra puiser dans le potager en permaculture pour mitonner ses recettes. Menu à 135 € et plat bistrot à partir de 22 €, avec les vins du domaine.

84360 Lauris – 04 13 98 00 00 – lesdomainesdefontenille.com

Château Saint-Pierre de Mejans
Jean-Marc et Wendy Gobbi, nouveaux propriétaires de cet ancien prieuré du XIIe siècle, accueillent désormais le public et des hôtes. Un parcours artistique d’œuvres de Gilles de Kerversau, Doris Happel… s’installe dans les jardins, entre rucher et potager pédagogique. Concerts estivaux : chant lyrique Carmen, La Traviata (11/07) et chants napolitains (24/08), dans le cadre des Musicales dans les vignes.

84160 Puyvert – 04 90 08 70 10 – saintpierredemejans.com

©Vincent Agnes

Château Val Joanis
Après la visite des jardins, offrez-vous le bouquet d’agrumes et les fleurs blanches mêlés à la pomme verte de cette cuvée blanche (10,70 €). L’attaque est ronde, presque moelleuse. Arrive la cavalerie de cédrat, yuzu, écorce de citron vert qui aiguise la bouche sans l’agresser, déposant un voile d’amertume dans une touche finale. Élégant, racé, d’une belle droiture, il accompagnera la lotte, en version tartare, risotto, beignets.

84120 Pertuis – 04 90 79 20 77 – val-joanis.com

Domaine Le Novi
Babeleto est la petite chouette chevêche d’Athéna qui niche au domaine. Romain Dol a imaginé un parcours à travers son vignoble pour découvrir cette espèce protégée, au travers de son métier de vigneron. Un jeu de piste pédagogique (avec un livret-guide), pour petits et grands, en autonomie et en 7 étapes, au milieu des arbres, de la maison à insectes et des nichoirs. À partir de 6 ans, dégustation pour les adultes, famille 10 €.

84240 La Tour-d’Aigues – 06 22 07 90 60 – domainelenovi.com

©DR

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L’hommage de Pierre Lurton au Marquis de Lur Saluce

Après avoir lu l’hommage du dirigeant du Château d’Yquem Pierre Lurton au Marquis de Lur Saluce, l’équipe de Terre de vins à été touché. Nous avons fait le choix de le partager.

« Une grande peine s’est abattue sur Yquem, ce lundi matin 24 juillet, à l’annonce de la disparition d’Alexandre de Lur Saluces tant pour les membres de l’équipe qui ont travaillé avec lui que pour ceux qui leur ont succédé et qui ressentent son empreinte sur ce domaine.
Je me souviens avec émotion des voyages à ses côtés, lui présentant le Château d’Yquem et moi le Château Cheval Blanc, de l’amitié qui était la nôtre, de notre complicité, de son élégance naturelle dans les relations avec chacun, de l’humour qui était le sien et des moments de partage pour porter toujours plus haut le nom de Château d’Yquem.
Ces rencontres ont nourri ma passion et enrichi ma connaissance de « cette extravagance viticole », comme il aimait à le répéter, fruit de conditions naturelles uniques et d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération.
Ces vins de Sauternes, hors du commun, dont il était le garant et l’ambassadeur.
L’esprit d’Alexandre et celui de ses ancêtres rayonnent toujours sur les terres de ce cru unique. Les valeurs de cette famille, leur exigence, leur absence de compromis sont indissociables de l’étiquette Château d’Yquem et de l’esprit du lieu.
Ce monument du patrimoine immatériel de l’humanité né de la vision et de la volonté de la famille d’Alexandre nous oblige.
Aujourd’hui encore plus qu’hier, l’équipe d’Yquem et moi-même sommes engagés à faire perdurer la flamme, l’esprit et la vision qu’Alexandre et sa famille ont imprimé au domaine, pour le rayonnement et la continuité du Château d’Yquem et de tous les vins de Sauternes.« 
Pierre Lurton
Château d’Yquem
Le 27 juillet 2023

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Vinsobres : une des AOP les plus boisées de France

L’AOC Vinsobres revendique 1 375 hectares de vignes classées pour 1 238 hectares d’espace forestier. Une richesse bien gardée depuis plus de 30 ans, par des vignerons visionnaires.

C’est une histoire qui remonte à trente ans en arrière. D’une entente commune entre le syndicat des vignerons et les collectivités locales, le plan d’occupation des sols (POS) est révisé en 1993. Le document de l’époque recense « de grandes surfaces boisées, de très nombreux ravins qui compartimentent le territoire communal, bordé de peupliers noyés dans un fouillis végétal d’une richesse faunistique certaine ». Le précieux POS est catégorique : « Toute demande de défrichement dans les espaces boisés classés est irrecevable ». À l’époque, Denis Vinson (domaine du Moulin), fait partie du groupe de vignerons défenseurs du dossier. « Nous avons eu la chance de travailler avec un maire visionnaire et nous avons tous insisté pour protéger cette partie du territoire. La biodiversité, c’est un peu la base de la vie. Tout défricher pour créer de grandes étendues de vigne n’a jamais été une option à Vinsobres », explique-t-il.

Aujourd’hui, les vignerons ne plantent pas d’arbustes ou de fruitiers au milieu des vignes, ils entretiennent des chênes centenaires, des oliviers et d’autres essences vieilles de plusieurs décennies réparties au cœur et autour de l’aire d’appellation, qui culmine à 420 mètres.

Dans un monde soumis aux aléas climatiques, les vignerons de Vinsobres, pionniers du genre, profitent aujourd’hui de cette gestion saine de leur environnement naturel. Ils le respectent également, puisque 30 % des terres sont classées AB. À l’exemple de Anna Thorburn et de son mari qui sont tombés sous le charme de ce coin de Drôme provençale. Depuis 2009, les deux avocats anglais et écossais, ont créé le domaine L’ancienne école. Ils exploitent 13 hectares classés en côtes-du-rhône Villages et Vinsobres, certifiés en agriculture biologique. « Nos terres, d’un seul tenant sont situées sur le plateau, bordées de haies, de chênes truffiers, de peupliers. Ici, pousse le pavot de Californie et nos voisins font de la lavande. Les espaces boisés font barrière à la grêle et le plateau est moins sujet au gel. J’ai remarqué que les syrahs poussent mieux en bordure d’arbres, il n’y a pas de concurrence », remarque la vigneronne.

Anna Thorburn, domaine de l’ancienne école

Faune, flore, vignes et bois, à Vinsobres tout est question d’équilibre pour le bonheur de tous.

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Exclusif: le réseau de cavistes NYSA est repris

Placée en redressement judiciaire au printemps, l’enseigne NYSA, créée en 2007 et comptant une cinquantaine de caves en Île-de-France, vient d’être acquise par Olivier Sumeire et François Blohorn, deux compagnons de route déjà à la tête de La Route des Vins et des Caves Guyot.

Ils étaient dix-sept sur la ligne de départ. Seuls sept ont fait une offre recevable. Parmi elles, ce mercredi 26 juillet, le tribunal de commerce de Paris a retenu l’offre de reprise des dirigeants de La Route des Vins (dix caves dans le Sud-Est) et des Caves Guyot (neuf caves à Lyon, Champagne-au-Mont-d’Or, Genas, Bourg-en-Bresse, Grenoble, Crolles, Annecy et Genève), avec un montant de transaction non communiqué. « Nous l’avons emporté car nous avions l’offre la plus cohérente tant sur le plan social, qu’en termes de projet, ou sur l’aspect économique, commentait hier soir Olivier Sumeire. Notre proposition est portée par des professionnels et pas des fonds d’investissements présents pour un temps et qui songent déjà à préparer leur sortie. »

On reconnait bien là la libre parole et la franchise d’un garçon connu de longue date pour son engagement dans la filière vin. Directeur général de la maison Guyot depuis 2021, président de Primus Vinis distribution, directeur général de La Route des vins et Président des châteaux viticoles Famille Sumeire, vice-président, enfin, du Bacchus Business Club de Marseille, voilà un nom qui parle en Provence! Les racines de la famille se trouvent à Trets, au pied de la Montagne Sainte-Victoire, depuis le XIIIème siècle. Elle est aujourd’hui propriétaire de trois châteaux, château Coussin à Trets, château Maupague à Puyloubier et château l’Afrique à Cuers. Olivier est, enfin, Président de l’association des vignerons de Sainte-Victoire. Vigneron, certes, mais entrepreneur avant tout. Il suffit de passer une soirée au château Coussin en sa compagnie pour comprendre sa soif de développement, un développement cohérent dans une galaxie qui ne cesse de s’élargir, toujours au service du vin. C’est là que le duo formé avec François Blohorn, un ancien d’Oddo Zarifi, et ancien fondateur d’Heliomed, prend tout son sens dans le développement de la distribution. Après la Route des Vins, qui quadrille la Provence de Marseille à Nice, après les caves Guyot qui embrassent la grande région Rhône Alpes jusqu’en Suisse, les deux hommes remontent la Nationale 7 mais ce n’est pas pour eux la route des vacances! Direction Paris, l’Ile de France pour se frotter au plus grand. 

Envergure nationale
Si les deux hommes se sont intéressés à NYSA, c’est pour se positionner avec force sur la seule grande région française qui manquait à leur escarcelle, leur offrant « une belle possibilité d’acquérir une dimension nationale, explique le dirigeant. Malgré ses difficultés, NYSA jouit d’une importante implantation en Île-de-France avec un nombre de magasins considérable, mais aussi d’un fort capital sympathie », rappelle Olivier Sumeire. Avec 53 caves à son actif, dont seulement 39 seront conservées, NYSA n’est en effet rien de moins que le deuxième réseau de Paris et alentour derrière l’enseigne Nicolas. Avec ce rachat, le groupe comprenant La Route des Vins-Les Caves Guyot et désormais NYSA devient le deuxième réseau intégré (c’est-à-dire de caves non-franchisées) en nombre de caves derrière Nicolas au plan national. Avant d’imaginer de futurs développements « qui ne manqueront pas de venir », l’heure est à « rassurer les collaborateurs qui ont vécu une période difficile, remettre la machine en route et l’entreprise sur les bons rails », confie Olivier Sumeire. L’été en Provence aura plus tôt que prévu un goût de rentrée.

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[Nos circuits œnotourisme #14] Alsace, une route de 70 ans !

Vous êtes en vacances au mois d’août et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction l’Alsace !

Les Vignobles Ruhlmann-Schutz
Muni d’un plan fourni par le domaine, partez à la découverte de Dambach-la-Ville où vous ne manquerez pas la chapelle Saint-Sébastien et son autel baroque, ou encore la vigne de la Confrérie des Bienheureux. Installez-vous ensuite dans le cabanon situé au milieu de la parcelle de la maison, au cœur du grand cru Frankstein, et sortez le pique-nique. Vous pourrez alors apprécier l’éclat minéral du riesling de ce terroir granitique, et ses jolies notes d’agrumes qui relèvent à merveille le ribeaupierre, cette jolie tomme locale.

67650 Dambach-la-Ville – 03 88 92 41 86 – ruhlmann-schutz.fr

Domaine Bott Frères 
L’engagement environnemental du domaine est fort : conversion bio, plantations d’arbustes, rénovation des murets, pavage des sentiers… La famille cultive des vignes sur les trois grands crus que compte Ribeauvillé (le grand cru Kirchberg, le Geisberg, l’Osterbelg). Mais elle propose aussi des cuvées qui, sans être grands crus, sont très intéressantes. Notre coup de cœur ? Son Riesling Réserve Personnelle 2019 (14,65 €) ! Sec et minéral, il est aussi très fruité, avec de jolies notes de pêche et de mirabelle.

68150 Ribeauvillé – 03 89 73 22 50 – bott-freres.fr

Maison Jean Huttard
Déguster à l’aveugle, dans des verres noirs, quoi de plus ludique ? Pour les novices, on commencera déjà par apprendre à identifier la couleur, ce qui est moins évident qu’il n’y paraît avec la mode des vins orange, ces vins blancs tanniques qui viennent brouiller les pistes. Puis on essaiera d’identifier les cépages en travaillant par famille aromatique à l’aide d’une grande roue. Et enfin, pour les plus doués, on s’attaquera à la notion de terroir, en profitant de la jolie palette dont bénéficie le domaine, à cheval sur six villages.

68340 Zellenberg – 03 89 47 90 49 – alsace-jean-huttard.fr

©Olivier Wymann

Domaine Freyburger 
Accorder vin et chocolat, c’est tout un art ! Il faut prendre en compte l’acidité, la puissance, la sucrosité de la cuvée en fonction de quoi on mettra en face un chocolat avec plus ou moins de cacao, plus ou moins d’amertume et plus ou moins de notes de terre ou de fruit… Un pairing à ne pas manquer ? Le Riesling Grand Cru Kaefferkopf, à déguster sur le Praliné Mirabella, une ganache noire avec insert mirabelle et infusion de thé vert, de la Confiserie Vincent Strackar à Kayserberg ! (atelier 3 vins/3 chocolats : 18 €)

68770 Ammerschwihr – 03 89 78 25 72 – freyburger.fr

Domaine Materne Haegelin & Filles
Le « Rendez-vous sur la colline » a lieu les derniers samedis du mois à 10 h 30, et propose à chaque fois des ateliers différents : une verticale sur 35 ans de la cuvée Élise, la découverte avec un sourcier des forces magnétiques à l’œuvre sur le Bollenberg, la rencontre d’un ornithologue, l’exploration des cépages mal-aimés de l’Alsace que sont le sylvaner, le pinot blanc et l’auxerrois, injustement éclipsés alors qu’ils sont très ancrés dans la culture culinaire alsacienne. Ils ont même – qui l’eut cru ? – une belle aptitude au vieillissement.

68500 Orchwihr – 03 89 76 95 17 – materne-haegelin.fr

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Derenoncourt rend son tablier

Stéphane Derenoncourt décide de transmettre sa société de consulting après 25 années d’une success story à l’américaine. Sauf qu’elle s’est construite dans le Bordelais et lui venait de Dunkerque.

Stéphane Derenoncourt a signé la plus belle réussite bordelaise dans l’univers du vin. Mieux, il sait se retirer. Coup double !

L’information circulait depuis quelque temps, Stéphane Derenoncourt ruminait un départ. On le disait ou on le racontait, les rumeurs enjambant les coteaux, surfant sur le mascaret, au gré des vents contraires. Et le communiqué est tombé. « Après 25 années passées aux commandes de Derenoncourt Consultants, j’ai décidé de transmettre cette fonction, afin de pouvoir me consacrer pleinement à de nouveaux projets », explique-t-il avant d’ajouter : « Il revient désormais à Julien Lavenu, Frédéric Massie et Simon Blanchard, mes associés depuis vingt ans, de poursuivre l’écriture de cette aventure professionnelle et humaine, sachant que leur niveau de compétence les classe, eux et l’équipe que nous avons su créer ensemble, parmi les meilleurs conseillers vitivinicoles. »

Il y a une petite trentaine d’années, le jeune homme débarquait de Dunkerque. À Fronsac d’abord pour faire les vendanges. Son talent était de construire des maisons pour poupées. Un punk de gauche, mais un punk qui comprend très vite, un instinctif. La vigne, le chai, c’est une éponge. On lui propose de venir à Pavie-Macquin, Nicolas Thienpont, qui dirige cette pépite, voit le potentiel de l’hirsute. Tout comme le comte Stephan Von Neipperg du haut de Canon La Gaffelière. Stéphane Derenoncourt prend du galon, il écoute les terroirs, goûte, re-goûte, s’instruit, écoute. Il y a une place à se faire pour le lecteur averti du Pape des Escargots de Henri Vincenot. Il n’y a pas que Michel Rolland dans la vie – du consulting – il y a Stéphane aussi. Il se positionne, s’entoure, porte les meilleurs crus de Saint-Émilion à leur climax. En sus, il est sympa, ne portant pas les mocassins à glands ni le foulard de soie. Un style !

Très vite, ce n’est plus Bordeaux qui le veut, mais le monde entier qui se l’arrache. Derenoncourt Consultants va largement dépasser la centaine de domaines, de la Syrie à la Grèce, de l’Italie bien sûr à la Grande-Bretagne. La réussite est fulgurante, certains écrivent son nom par erreur à la bordelaise : De Renoncourt. Un punk de droite ? Importent surtout sa certaine idée du vin et désormais de la transmission. Dans son communiqué, Stéphane Derenoncourt dit se réserver le château Pavie-Macquin, son bébé, et un chouchou sur l’île de Tinos, le Clos Stegasta. Surtout, confie-t-il, « il me tient à présent à cœur de hisser le Domaine de l’A, que j’ai créé avec mon épouse Christine, parmi les plus hautes références du Bordelais ». Par là, le gamin de Dunkerque, compte « mettre à mal le Bordeaux bashing ». Stéphane Derenoncourt sait d’où il vient et où il est arrivé.

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Le Tour de France Femmes de Gaillac à Jurançon

La deuxième partie du Tour de France Femmes quitte le Massif central pour le Sud-Ouest où se terminera la compétition au terme de 956 km de course. Les 154 cyclistes engagées traverseront des paysages particulièrement variés : trois étapes feront la part belle au vignoble avec les appellations de Gaillac, Fronton et Jurançon.

Au niveau cyclisme, l’étape la plus impressionnante sera la 7e qui dans les Pyrénées partira à l’assaut des mythiques cols d’Aspin et du Tourmalet qui culmine à 2 110 m. Trop de montagne pour voir la moindre vigne pour Audrey Cordon Ragot, Coralie Demay, Annemiek Van Vleuten, Demi Vollering, Lotte Kopecky et autres championnes ! En revanche, les étapes 5, 6 et 8 (la dernière) feront honneur au vin et aux vignobles, puisqu’elles passeront véritablement à travers les vignes de trois appellations majeures du Sud-Ouest gourmand. 

Le vignoble de Gaillac à l’honneur
Les 27 et 28 juillet, le Tour de France Femmes donnera l’occasion de profiter largement du vignoble de Gaillac, qui couvre 3 150 hectares de vignes à l’ouest de la ville d’Albi, ville arrivée et ville départ. Résultat, on entrera dans la zone d’appellation autour de Sainte-Croix, juste avant l’arrivée à Albi à la fin de la 5e étape le jeudi et le lendemain la 6e étape en direction de Blagnac offrira carrément une découverte de toute la partie du nord du vignoble. Celui-ci est situé sur des zones spécifiques aux abords de la Vère, affluent de l’Aveyron. On ne verra pas les terrasses alluviales de la rive gauche de galets, sable et gravier (au sud), mais une bonne partie des coteaux de la rive droite argilo-calcaires et le plateau cordais calcaire, aux portes de la célèbre ville de Cordes-sur-Ciel. Influences océaniques et méditerranéennes se retrouvent et forment une alchimie originale avec les cinq cépages locaux rares, le loin de l’œil, le mauzac, le braucol, le duras et le prunelart. Le plaisir sera total pour les spectateurs du Tour, car la culture de la vigne compose ici avec l’élevage, le maraichage et les cultures céréalières, sans parler de la sylviculture, avec les deux grandes forêts de Grésigne et de Sivens.

©A.S.O._Charly_Lopez

Fronton, le vin de Toulouse
Après avoir suivi le tracé de l’appellation Gaillac, la 6e étape du Tour de France Femmes se dirigera vers le sud pour finir sa course au pays de Fronton, juste avant d’arriver à Blagnac, aux portes de Toulouse. Les vins rouges et rosés seront à l’honneur, avec leur original cépage négrette, qu’on ne trouve pratiquement qu’ici, ainsi que dans quelques domaines des Fiefs Vendéens. Vin de Toulouse ou vin des Toulousains ? La question ne se pose plus puisque l’appellation est si dynamique qu’elle a accueilli plusieurs nouveaux vignerons ces dernières années, dont un Irlandais et un Anglais ! En attendant que leurs domaines prennent de la bouteille, on savourera un classique, un rouge plein de fruit, la cuvée Folle Noire (l’autre nom de la négrette) du domaine Le Roc (9 € le 2021).

Jurançon, l’autre sommet des Pyrénées
Pour la dernière étape, il faudra aller vite car il s’agit d’une très courte étape de plat, 22,6 km en contre-la-montre individuel qui fait une boucle vers le sud autour de la ville de Pau, dans l’appellation Jurançon. Il faudra aussi lever la tête car les vignes seront éparpillées au-dessus de la route. Jurançon est une appellation de taille modeste (620 hectares), uniquement de vins blancs. Il produit une majorité de vins doux, obtenus par surmaturation, mais les blancs secs se font une place de plus en plus grande. En plus ils sont étiquetés clairement « jurançon sec » donc il est facile de s’y retrouver pour un novice. Pour célébrer les coureuses le 30 juillet, on ouvrira volontiers la cuvée Souvenirs d’Enfance de Gisèle Bordenave, vigneronne de Monein, un sec délicat et parfumé (9,60 €). Depuis Pau, les coureuses traverseront le gave de Pau pour rejoindre la ville de Jurançon, suivant la vallée du Neez. Elles passeront la ville de Gan, grimperont le modeste col de Bosdarros (304 m) puis descendront vers le nord le long de la vallée du Soust pour retrouver Pau (211 m). À quelques minutes de l’arrivée, elles croiseront la « route de la vallée heureuse », un encouragement pour les derniers kilomètres.

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