À Jonzac et nulle part ailleurs

Le festival Drôle de Rues des samedi et dimanche 22 et 23 juillet à Jonzac s’associe à la fête des Vins Charentais pour délivrer un week-end de dégustations, de musiques, de food-truck, etc., etc.

Il faut suivre la direction du Château. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la petite ville de Jonzac, cité thermale greffée autour de sa rivière La Seugne, c’est l’occasion rêvée de la photographier. L’espace d’un week-end, les 3500 âmes de cette commune de Charente-Maritime vont se décupler avec un sens certain de la fête. Avec son festival – gratuit ! – Drôle de Rues, Jonzac a déjà vu passer Zucchero, Bernard Lavilliers, Jacques Higelin ou Thomas Fersen pour ne citer qu’eux. Cette saison 2023, devant la toile de fond du château de Jonzac, vont se produire notamment Charlie Winston et Hyphen Hyphen à quoi vient s’ajouter durant deux jours une mise en lumière des vins charentais. « Je trouve le concept et l’événement plutôt pertinent et bénéfique pour la région et ses vins », confie le vigneron Fabrice Papin, une des locomotives de l’appellation qui a déjà nourri les colonnes de Terre de vins. En sus de la présence de nombreux producteurs, le syndicat propose une masterclass, des quiz, un concours de dessins sur barrique, une course de garçon de café, un concert délivré par Hat Eazz, des jeux en bois et un foodtruck sous le signe du beurre AOP Charentes-Poitou. Bon week-end !  

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Nouvelle présidence pour l’interprofession du Beaujolais

Ce jeudi 20 juillet 2023 s’est tenue l’assemblée générale d’Inter Beaujolais, entérinant la nomination de son nouveau président Philippe Bardet, du collège négoce et directeur général de la Maison Loron, à la suite de Daniel Bulliat, en fonction depuis janvier 2021.

Un bilan dynamique
Comme à chaque assemblée générale, Daniel Bulliat a présenté son rapport moral des six derniers mois, mettant en avant la continuité dans les actions et la poursuite des objectifs par l’interprofession, pour la plupart enclenchés sous la présidence de Dominique Piron. Avec des axes forts, incarnés par ce désormais ex-président toujours dynamique et engagé, qui devient le « copilote » de Philippe Bardet.

Comme un dénominateur commun à tous les objectifs, la volonté de « renforcer le travail commun et que chacun se sente responsable du collectif » a été le grand cheval de bataille de Daniel, seul levier permettant de satisfaire l’ensemble de sa feuille de route : la valorisation des vins du Beaujolais, le développement de la compétitivité des exploitations, le renouvellement des générations et la transition écologique.

Le cap fixé il y a deux ans et demi a été tenu : la valorisation poursuit son envol avec les dossiers de reconnaissance et d’identification, des dénominations géographiques dans les Pierres Dorées aux lieux-dits dans les crus, en passant par les noms de commune dans les Beaujolais Villages.

S’ajoute le travail collectif avec la chambre d’agriculture depuis deux ans sur le renouvellement des générations, les changements de pratiques culturales et les replantations, une démarche collective de transition écologique bien enclenchée, et l’amorçage de la diversification dans la production avec le développement des rosés et des blancs.

Conquête de l’export, négociation avec la grande distribution sur les segments de prix, forte implication événementielle (Wine Paris, Salon International de l’Agriculture, Concours du Meilleur Sommelier du monde, Bienvenue en Beaujonomie et Tour de France) complètent ce tour de piste de la valorisation des vins du Beaujolais.

« Beaujolais prend un S pour sa diversité, mais aussi un B majuscule pour sa qualité » : Daniel Bulliat conclut sur une note motivante, avant de céder la place à son successeur : « Je passe à présent de pilote à copilote, tout en œuvrant dans la même énergie. Philippe, félicitations et surtout, bon courage. »

Une passation dans la continuité
Philippe Bardet amorce sa présidence avec une feuille de route orientée sur trois axes majeurs.

La vigne et le vin d’abord, avec une urgence à replanter les surfaces perdues et redonner au gamay son emprise, ainsi que l’objectif « de retrouver notre potentiel de production et revenir aux 600 000 hl, qui correspondent à un marché valorisé et un équilibre économique des exploitants. La diversification est également fondamentale pour que chaque exploitation choisisse son modèle et rentabilise, ainsi que la production propre : notre responsabilité environnementale est en jeu et nous devons diminuer l’empreinte carbone, augmenter l’agroécologie. »

Le commerce ensuite, avec l’objectif de « devenir leader dans la catégorie des nouveaux grands vins de terroir. Nous avons réussi à faire sauter le plafond de verre des prix, il faut faire évoluer nos circuits commerciaux, aller là où vont les jeunes, adapter nos prix de vente à nos prix de revient en ayant la fierté de vendre nos vins à leur juste valeur, et faire de l’export notre obsession, soutenue par notre succès chez les Anglo-Saxons, Japonais et Scandinaves.

Et enfin, nous devons profiter de la belle santé économique du Beaujolais, toutes filières confondues, pour attirer les investissements extérieurs, pas seulement pour le vin, mais aussi pour l’hôtellerie, le tourisme etc. »

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Plan d’arrachage : 1000 dossiers déposés dont 300 pour cessation d’activité

La plateforme de pré-candidature relative au plan d’arrachage sanitaire dans le vignoble de Bordeaux a été clôturée le 17 juillet. 1000 dossiers sont enregistrés, dont 300 relevant d’une cessation d’activité.

Derrière ce millier de dossier, se trouvent des drames sociaux, pour certains qui perdurent depuis des années, des femmes et des hommes attachés à leur patrimoine, dans l’impossibilité de se projeter, à même de s’arracher les cheveux avant de s’en remettre à leurs vignes. Le dépôt des pré-candidatures s’est opéré en ligne et cette première phase retenant 1000 dossiers sert d’état des lieux pour prendre le pouls des besoins des exploitations en difficulté. Face à la crise économique profonde, précise le communiqué de presse, « beaucoup d’exploitants du vignoble de Bordeaux, aux profils multiples, se trouvent plongés dans des situations très difficiles et dans l’incapacité, matérielle et financière, de poursuivre l’entretien de leur vignoble. C’est dans ce contexte que l’État, la filière des vins de Bordeaux et la Région Nouvelle-Aquitaine se sont mobilisés pour mettre en œuvre un plan d’intérêt collectif d’arrachage sanitaire des vignes afin de préserver le vignoble d’une crise sanitaire majeure et favoriser sa restructuration ». L’enjeu est de taille, l’état, le CIVB et la Région mettent la main à la poche à hauteur de 6000 euros l’hectare sachant que les 1000 dossiers représentent plus de 9000 hectares. Parmi ces pré-candidats, 300 viticulteurs décident de mettre la clef sous la porte en cessant toute activité d’ordre viticole comme agricole.

Les demandes devraient aboutir cet automne, le plan repose sur une enveloppe globale de 57 millions d’euros dont 30 millions déjà confirmés par l’État et l’interprofession s’engage sur 19 millions. Les 10 millions restants sont supportés par la Région Nouvelle-Aquitaine via les fonds Feader. Des aides au boisement sont également proposées via le label Bas Carbone. Concernant le calendrier précis du plan, le communiqué précise que le dépôt final de la demande d’arrachage est à la mi-septembre. L’éligibilité tombera cet automne, les demandes de paiement et premiers versements sont prévus pour fin 2023. Les demandes au titre de la campagne 2023 clôtureront à la fin du mois de mars 2024.

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3 rosés d’été à savourer

C’est le roi des barbecues et des pique-niques. Couleur du ciel au soleil couchant, du rose tendre  à l’incarnat, voici trois cuvées qui vous mettront le rosé aux joues …

Les Vignerons de Saint Marc Canteperdrix – Après la pluie, le beau temps – Ventoux 2022 – 5,15€ 
Jamais déçu par cette cave coopérative qui nous régale avec cet assemblage grenache, syrah, cinsault. Pour les amateurs de rosé très pâle, aux flaveurs amyliques de bonbon acidulé aux petits fruits rouges, sur une finale amère, propice à l’équilibre. A consommer par beau temps, avec  une verrine avocat et saumon fumé, un gaspacho.

Domaine Malmont – Côtes du Rhône Villages Séguret 2022 – 11,80€  AB
On prend de l’altitude pour côtoyer les dentelles de Montmirail. Là-haut sur des terrasses caillouteuses difficiles à cultiver, Nicolas Haeni adepte de la biodynamie, bichonne ses vignes pour sculpter des vins droits et expressifs. Son rosé (80% grenache – 20 % syrah) joue la carte des fruits rouges et des agrumes, tendance pamplemousse bien marqué en bouche. Intensité, gourmandise, rondeur, c’est un vin de gastronomie. Il accompagnera un aïoli ou une paella.

Domaine de l’Odylée – La Fougueuse IGP Méditerranée 2022 – 11€  AB
Le nom des cuvées d’Odile Couvert reflète t’il son caractère ? Audacieuse certainement, pour que cette chasseuse de tête se lance dans l’aventure viticole. Pari réussi, ses cuvées s’affirment au fil des années. La Fougueuse à la robe orangée, mêle arômes floraux, fruits blancs et petits fruits rouges. La bouche acidulée de cédrat est tendue, elle dégage une salinité intense en finale. Une salade crevette-pamplemousse ou une  terrine de poisson au gingembre assagiront son tempérament.

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Chasse-Spleen prend date avec des valeurs fondamentales

Le célèbre domaine de Listrac fait sa révolution environnementale et sociétale en intégrant dans ses statuts des objectifs conséquents pour devenir un « acteur positif à l’abri des soupçons de social ou de green-washing ». C’est la première société de la sorte à Mission de gironde.

« Les parties-prenantes, nos compagnons de route, que sont les salariés, nos voisins, nos fournisseurs etc… doivent comprendre qu’inscrire notre mission RSE dans nos statuts juridiques est un engagement et une promesse d’orientation plus concertée de notre trajectoire vers un meilleur impact social et environnemental », prévient Céline Villars-Foubet, propriétaire du Château Chasse-Spleen aux côtés de son époux Jean-Pierre Foubet. Ainsi va la nouvelle vie de ce Listrac connu dans le monde entier. Sont désormais gravés dans le marbre de nouveaux statuts autour de quatre objectifs d’envergure. Premièrement entrainer l’écosystème vers une dynamique de développement durable et équitable. Secundo améliorer et pérenniser les savoir-faire et le bien-être de l’ensemble des artisans de notre vin. Troisièmement maîtriser nos efforts sur l’environnement. Enfin, promouvoir le patrimoine médocain. Ces statuts engagent un comité de mission (autour d’un ergonome, d’une qualiticienne, un chef d’entreprise, une chargée de développement territorial, d’un directeur technique d’une production viticole, d’une vigneronne retraitée et d’une directrice de projet RSE) pour veiller au bon fonctionnement de cette prise de décision et à sa transparence. « Le principe de la société à mission propose une révolution sociale à bas-bruit et indolore en contaminant la démarche de la société à mission », explique Jean-Pierre Foubet avant d’ajouter : « Le meilleur exemple est le fournisseur choisi à prix égal mais avec une politique RSE cohérente et ambitieuse ». La révolution à Chasse-Spleen est en marche et marquée au fer blanc.

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[Nos circuits œnotourisme #8] Côte-d’Or, les Champs-Élysées de la Bourgogne

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui, c’est la Côte-d’Or au programme !

Château Philippe Le Hardi
Anciennement château de Santenay, la somptueuse bâtisse aux tuiles vernissées a appartenu au duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Aujourd’hui, c’est l’un des plus vastes domaines de la région. Ses cuvées prestigieuses, des mercureys aux gevrey-chambertin, en passant par les chassagnes et pommards, sont à découvrir sur place, où les équipes proposent un large choix de visites-dégustations (de 15 min à 2 h, de 10 € à 55 €). Français ou anglais, réservation possible en ligne.

21590 Santenay – 03 80 20 61 87 – chateau-de-santenay.com

©Etienne Ramousse

Château de Saint-Aubin
Ce Saint-Aubin 1er cru intense et minéral, idéal pour accompagner des crustacés, est la fierté du château du même nom. La parcelle se déploie aux pieds de cette bâtisse immaculée et récemment rénovée. À l’intérieur, quatre chambres de charme accueillent les visiteurs, qui bénéficieront du calme et de la vue sur ce vignoble-pépite de la Côte de Beaune. Sur place, on peut aussi déguster le reste d’une large gamme bourguignonne, partir en balade à vélo électrique, ou déjeuner au restaurant du château.

21190 Saint-Aubin – 03 80 20 68 71 – chateau-st-aubin.com

Agence RP Events
Spécialiste du tourisme d’affaires en Bourgogne, l’agence beaunoise organise séminaires, team-buildings ou encore soirées d’entreprise dans les plus beaux lieux de ce vignoble. RP Events développe actuellement son offre aux particuliers, avec l’agence RP Tourisme. Les équipes, spécialistes du séjour sur mesure, vous feront profiter de leur fine connaissance du territoire bourguignon (domaines, itinéraires dans le vignoble, restaurants…) acquise après vingt ans d’expérience de terrain.

21200 Beaune – 06 21 65 47 10 – rpevents.fr

©Photo DR

Maison Joseph Drouhin
La Maison Joseph Drouhin a acquis une solide réputation en Bourgogne pour la qualité de ses vins autant que pour sa démarche environnementale pionnière. Une épopée familiale à découvrir lors d’une après-midi dédiée. Au programme : visite du vignoble emblématique du Clos de Mouches à vélo électrique, dégustation de ladite cuvée sur place, retour à Beaune pour une découverte des caves (parmi les plus anciennes de la ville), et dégustation de six autres grands vins de la maison.

21200 Beaune – 03 80 24 68 88 – m.drouhin.com

Château du Clos de Vougeot
Le « Saint-Siège des Climats de Bourgogne » accueille aussi bien événement privés (les fameux chapitres de la confrérie des chevaliers du Tastevin) que grand public. La visite dévoile 900 ans d’histoire autour des vins de Bourgogne, de la chambre des moines à la cuverie du XVe et son pressoir d’origine. Les épicuriens réserveront la Table de Léonce : un déjeuner-dégustation typique du terroir bourguignon, au cœur de ce monument historique.

21640 Vougeot – 03 80 62 86 09 – closdevougeot.fr

©Serge Chapuis

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Tour de France 2023, dernières étapes dans les vignes

Pendant les 4 dernières étapes du Tour de France cycliste, les coureurs ne seront guère distraits par les vignobles au bord de la route, mais les suiveurs profiteront d’étapes gourmandes en Savoie. Ensuite ils n’auront qu’un petit pas de côté à faire pour découvrir les vignobles tout proches de Savoie, du Jura, d’Alsace et même d’Ile de France.

La 18è étape du Tour de France s’élancera de Moutiers, au cœur de la Savoie en direction de Bourg-en-Bresse (Ain) pour une étape relativement plate, passant du pied des montagnes et des vignes à la plaine pour une longue course de 184,9 km. Le village du Tour de France à Moutiers le 20 juillet mettra en avant et en dégustation deux savoyards situés tout à côté, à Porte-de-Savoie, qui méritent d’être découverts. Le domaine des Granges Longes et le domaine des Anges feront goûter surtout leurs blancs de jacquère ou d’altesse, les cépages spécifiques de la Savoie. Le même jour toujours à Moutiers mais sur la partie Marché Gourmand, le comité Vins de la région Auvergne-Rhône-Alpes fera déguster les vins de l’ensemble de sa vaste région. On y trouvera donc aussi les vins du Bugey, pays d’arrivée du jour à Bourg-en-Bresse.

Des villages de Savoie vers la Bresse
Pour les amateurs de vin, les premiers moments de la Course dans le parc naturel régional du massif des Bauges seront un régal visuel et une rare occasion de voir les pentes couvertes de vignes, orientées vers le sud de la Combe de Savoie. Au 50è kilomètre, on verra le vignoble de Chignin, un des terroirs les plus prisés de la Savoie grâce à ses Chignin-Bergeron, des blancs parfumés de longue garde. Et pour célébrer l’arrivée de Jonas Vingegaard, Tadej Pogacar, Adam Yates, Carlos Rodriguez Cano et de tous les autres, dont le Français David Gaudu, actuellement au 10è rang, les bulles de Cerdon s’imposent à Bourg-en-Bresse. Le demi-sec rosé, très parfumé, élaboré en méthode ancestrale (prise de mousse en bouteille) à partir de gamay avec une pointe de poulsard au domaine Boccard (9 €) est parfait en milieu d’après-midi.

Du Jura à l’Alsace
Vendredi 21 juillet, une longue étape accidentée de 173 km fera honneur au Jura. Depuis Moirans-en-Montagne elle traversera des paysages magnifiques et serpentera entre les nombreux lacs, sans chercher à s’aventurer sur les sommets du département, puisque la montagne est au rendez-vous du lendemain. La course traversera Arbois, la ville de Louis Pasteur déjà célébrée l’année dernière, pour finir à Poligny. La variété des vins de Franche-Comté sera au rendez-vous avec les vins typés issus de savagnin en blanc, de poulsard ou trousseau pour les rouges. On prendra des forces avec un fromage de comté et un rare verre de vin jaune avant la redoutable 20è étape : seulement 133,5 km, mais de la montagne alsacienne qui cumule 3 600 m d’escalade. Christian Prudhomme, le directeur du Tour le dit : « Si le match pour le Maillot Jaune est encore ouvert, tout est possible : après le Ballon d’Alsace, il y aura des options pour lancer des assauts au col de la Croix des Moinats, un peu plus loin au col de Grosse Pierre puis à la Schlucht avant d’attaquer le Petit Ballon et le Platzerwasel… Terrain miné ». A défaut de voir le vignoble alsacien, qui commence à quelques kilomètres à l’est du parcours, on fera honneur aux sportifs en dégustant une vendange tardive à la couleur intense et aux parfums envoutants de confits, un moelleux parfaitement équilibré, la cuvée Christine 2018 du domaine Schlumberger en gewurztraminer (43,40 €). Le domaine se trouve à Guebwiller, en aval dans la vallée de la Lauch qui mène à l’arrivée du Tour au Markstein.

Aux portes de Paris
Le dernier jour, dimanche 23 juillet, avant de terminer la course au Champs-Elysées, les coureurs du Tour de France ne traverseront pas de vignoble. Pourtant lorsqu’ils passeront par la ville de Plaisir, entre Elancourt et Les Clayes-sous-Bois, dans les Yvelines, au tout début de l’étape, ils seront à moins de huit kilomètres d’un nouveau vignoble.  Le domaine La Bouche du Roi, puisqu’il se nomme ainsi en référence au service des vins au château de Versailles tout proche, a planté 26 hectares de vignes d’un seul tenant à partir de 2015. Ses premiers vins sont sortis en 2021. Gageons qu’une prochaine édition de la Grande Boucle passera le long de ses jeunes plants de chenin blanc, pinots noirs et autres cépages français.

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[Coup de cœur] Whisky normand de la Maison Busnel

La Maison Busnel fait de plus en plus parler d’elle. Et en bien. Cette maison de Normandie fut fondée en 1820 par Ernest Busnel.

Avec la famille Quétel, la distillerie va d’abord et logiquement se spécialiser dans l’élaboration de calvados. C’est avec ce produit qu’elle acquiert ses lettres de noblesse et déménage à Cormeilles dans les années 1970. C’est à n’en pas douter par ses calvados que Busnel doit être découverte. Mais ces dernières années, la maison s’est diversifiée avec l’élaboration de gin et précisément pour ce coup de cœur de whisky. Le whisky normand single malt est une vraie réussite en termes de rapport qualité-prix. L’histoire de ce produit a commencé il y a 20 ans par la rencontre de Gaëtan Delamare, maître de chai au sein de la maison Busnel, et son voisin anglais, un passionné de whisky. Initié au rugby comme au single malt, Gaëtan pense un single malt 100 % normand. Le nez est très prometteur avec des notes florales et épicées. L’attaque est vive mais soyeuse sur des notes de frangipane et de notes torréfiées. L’orge normande, la distillation et le vieillissement de trois ans délivrent de la tension et de la minéralité.

C’est une belle découverte à l’apéritif et il peut être servi après un repas accompagné d’un carré de chocolat noir.

Maison Busnel (27) – Whisky normand/24,90 €

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[Nos circuits œnotourisme #7] Médoc Nord, l’école de la noblesse

Vous êtes en vacances au mois d’août et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Durant tout le mois, découvrez chaque jour un nouveau circuit œnotouristique de 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction le Nord Médoc !

Château Phélan Ségur
Phélan Ségur fait du bien aux yeux et au palais, en somme aux personnes soucieuses du beau et du bon. Ce cru a toujours mis un point d’honneur à recevoir avec un catalogue de visites énorme. On peut vivement conseiller la cuisine de terroir du chef Jean-Luc Beaufils avec la « Parenthèse gourmande » et déguster le très beau 2017 (44 €) du château. Le second vin, le Frank Phélan 2018 (28 €), mérite aussi le charmant détour.

Menu à partir de 35 €.

33180 Saint-Estèphe – 05 56 59 74 00 – phelansegur.com

Château Cos d’Estournel
Entre le château où sont produits les vins et la maison d’Estournel, avec son restaurant et son hôtel, il n’y a pas de choix à faire. Les deux s’accordent, s’épousent. Le raffinement de la cuisine et le confort des chambres ne sont jamais très loin de la puissance contenue des nectars de Cos d’Estournel. Les amoureux de vins dans leur jeunesse tomberont pour le 2020 (245 €) et les amateurs de vins assagis seront assis par le 2012 (150 €), oui assis.

Autour de 60 € le menu.

33180 Saint-Estèphe – 05 56 73 15 50 – estournel.com

Château Pédesclaux
Avec le château Marquis de Terme à Margaux, c’est le Grand Cru Classé 1855 qui a connu ces dernières années la plus belle renaissance, et à tous les étages. L’architecture se confond dans le paysage et les vins sont sublimes, notamment l’imposant 2015 (50 €) comme Fleur de Pédesclaux 2017 (20 €), un vin – comme on dit – plaisir. Ce sont les vins dégustés en ce moment lors des visites et c’est une raison de plus pour prendre rendez-vous dans ce temple de verre et de vin.

33250 Pauillac – 05 57 73 64 64 – chateau-pedesclaux.com

Château Hourtin-Ducasse
Son nom tient de la réunion de deux anciens propriétaires, Hourtin et Ducasse. Aujourd’hui, la famille Marengo préside aux destinées de ce très beau domaine en Haut-Médoc. En ce lieu, on prend soin des vins, d’un gin et des hôtes, avec des apéros, des jeux de piste, des ateliers ludiques ou encore un pique-nique festif dans le jardin. Le concept est de repartir avec des quilles dans le coffre – mention spéciale pour les 2019 et 2020, précis de tension et de complexité. À partir de 14 €.

33250 Saint-Sauveur – 05 56 59 56 92 – hourtin-ducasse.com

Château Lagrange
Véritable institution de l’appellation Saint-Julien, ce Grand Cru Classé 1855 est remarquable par la qualité des vins et par cette capacité à accueillir ses hôtes. Havre de paix, d’architectures et d’arômes, le château Lagrange joue la carte des visites privées avec la possibilité de déjeuner et/ou de dîner. C’est grand et délicat, à l’image des millésimes exceptionnels que sont le 2010 (95 €) et le 2018 (55 €) – pour ne citer qu’eux… L’expérience Lagrange !

À partir de 29 €.

33250 Saint-Julien-Beychevelle – 05 56 73 38 38 – chateau-lagrange.com

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À vos cartes – des vins !

La 8ème édition du Tour des Cartes est lancée : le concours des cartes des vins et spiritueux du magazine Terre de Vins invite les professionnels à candidater, jusqu’au 15 septembre, pour le trophée 2024.

Un engagement
Environ 36 000 cartes reçues depuis sa création, soit une moyenne de 4 500 cartes par an, définitivement, le palmarès des 100 meilleures cartes de vins et spiritueux a pris sa place dans le paysage de la restauration française. Il met en valeur l’intérêt de l’établissement pour la cave et le vin, salue le travail du sommelier, et signale aux œnophiles une adresse remarquable pour sa carte des vins et/ou spiritueux. 

5 catégories
Le Tour des Cartes distingue les établissements remarquables dans six catégories : bar à vin, bistrot, restaurants traditionnels, restaurants gastronomiques, gastronomiques de prestige, restaurants de chaîne. Des prix spéciaux sont également décernés : le prix spécial “Meilleure Offre de spiritueux”, le prix spécial “Offre vin au verre” et le prix spécial “Carte engagée”. 

Le jury de professionnels et anciens lauréats veille à la richesse de l’offre sur la carte, mais aussi à sa précision et son professionnalisme ; le respect de l’orthographe, l’exactitude des classements, de la législation…

Inscription
L’inscription est gratuite, il suffit d’envoyer, avant le 15 septembre sa carte des vins et spiritueux à : letourdescartes@terredevins.com, en présentant son établissement (adresse, coordonnées sur les réseaux, responsable vin, catégorie choisie.)

Depuis la première édition, les grands gagnants ont reçu une médaille et les prix spéciaux ainsi que des cadeaux offerts par les partenaires autour de l’art du vin, des bouteilles de vin, des invitations dans les vignobles bordelais et languedocien et sur Terre de Vins, un reportage cuisine dans le magazine papier et une mise en avant sur le site web.

Le concours est ouvert et clôture le 15 septembre, pour une remise de prix le 22 janvier 2024.
Alors, vite à vos dossiers… Sortez vos cartes ! 

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