[PRIMEURS] Haut-Brion, Ducru, Canon, Troplong, Vieux Château Certan…

Alors que nous approchons de la fin de la campagne des primeurs 2022, de très belles propriétés ont annoncé leur prix entre hier et aujourd’hui, à commencer par le Premier Grand Cru Classé 1855 Château Haut-Brion. Récapitulatif des sorties.

Nous avions Lafite, nous avions Margaux, nous avions Mouton, il manquait Haut-Brion – rappelons que, dans le club des Premiers Grands Crus Classés 1855, Latour est le seul à ne plus sortir ses vins en primeurs. Le joyau des domaines Clarence Dillon, qui est le seul à être à la fois Premier du Médoc et Cru Classé de Graves, vient d’annoncer le prix de son millésime 2022 : le rouge, à 722,40 € HT (note Terre de Vins : 98-99/100), est au même prix que Margaux ; le blanc, à 840 € TTC (note Terre de Vins : 95-96/100), est au même prix que Lafite. La Mission Haut-Brion sort pour sa part à 369,60 € TTC en rouge (note Terre de Vins : 97-98/100) et 672 € TTC en blanc. Côté rive droite, Quintus, en Saint-Émilion Grand Cru, sort à 134,40 € TTC (note Terre de Vins : 95-96/100).

Toujours sur la rive droite, trois magnifiques références du Libournais sont de sortie. Château Canon, Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, sort à 168 € TTC (note Terre de Vins : 98-99/100). Château Troplong-Mondot, lui aussi Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, sort à 142,80 € TTC (note Terre de Vins : 98-99/100). Château Bélair-Monange, un autre Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion dont nous vous avons récemment parlé pour son nouveau chai, sort à 201,60 € TTC (note Terre de Vins : 97-98/100). Du côté de Pomerol, Vieux Château Certan se dévoile au prix de 386,40 € TTC (note Terre de Vins : 98-99/100) tandis que son voisin, Certan de May, s’annonce à 146,20 € TTC (note Terre de Vins : 95-96/100). Pour les vignobles Péré-Vergé, toujours à Pomerol, le château La Violette sort à 336 € TTC (note Terre de Vins : 95-96/100), le château Le Gay à 131 € TTC (note Terre de Vins : 94-95/100). Enfin, dans la galaxie Rothschild, branche Lafite, le château L’Évangile est mis en marché au prix de 312 € TTC (note Terre de Vins : 96-97/100).

On repart dans le Médoc pour une autre sortie importante de ce milieu de semaine : le château Ducru-Beaucaillou, 2ème Grand Cru Classé de Saint-Julien et propriété de Bruno Borie, sort au prix de 260,40 €.

Cet article [PRIMEURS] Haut-Brion, Ducru, Canon, Troplong, Vieux Château Certan… est apparu en premier sur Terre de Vins.

[REPLAY] « Vino Veritas » : marché asiatique, le réveil ?

Ce mois-ci dans l’émission « Vino Veritas » sur TV7, on s’intéresse au marché du vin en Asie. Qu’en est-il de « l’eldorado » chinois ? Quels sont les autres pays émergents ? Y a-t-il des perspectives encourageantes pour les vins bordelais et français ? Réponse avec nos invités.

Ce mois-ci, « Vino Veritas » met le cap sur l’Asie. Le marché asiatique et notamment chinois a été un véritable eldorado pour les vins de Bordeaux au cours des 15 dernières années. Après les troubles politiques, notamment à Hong Kong, et la pandémie de Covid-19, la filière vin française et bordelaise peut-elle espérer retrouver les positions qu’elle a perdues ? Comment ce marché évolue-t-il, est-il encore synonyme de promesses ? Pour en parler, Xavier Sota (Sud-Ouest) et Mathieu Doumenge (Terre de Vins) reçoivent Rodolphe Lameyse, directeur général de Vinexposium, et Christophe Chateau, directeur de la communication du CIVB et co-organisateur de Bordeaux Fête le Vin.

Pour voir toutes les émissions « Vino Veritas », c’est pas ici !

Cet article [REPLAY] « Vino Veritas » : marché asiatique, le réveil ? est apparu en premier sur Terre de Vins.

Carte blanche pour les vins de la Vallée du Rhône

Les Vignobles de la Vallée du Rhône misent sur les blancs pour la prochaine décennie avec un budget supplémentaire pour une promotion dédiée.

Les vignobles de la Vallée du Rhône ont décidé de la jouer blancs en changeant leur couleur de bataille. «  il ne s’agit pas d’abandonner les rouges qui représentent toujours un peu plus des trois-quarts de notre production mais de rééquilibrer » commente le président de l’Interprofession Philippe Pellaton. Inter Rhône aimerait les faire passer à environ 70 % d’ici une décennie pour faire monter les blancs de 10 à 15% (les rosés avoisinant les 15%). « Les blancs ont déjà quasiment doublé en 15 ans et n’ont pas connu la crise ni les yoyos des rouges avec des prix stables voire en progression. Mais ces dernières années, on ne les a pas assez accompagnés » avoue Philippe Pellaton. L’interprofession entend donc y remédier avec un budget spécifique de 500 000€ par an pendant quatre ans pour des opérations dédiées en France et à l’export.

©F. Hermine

Trois profils de dégustation
Toutes les appellations du Nord au Sud ont été embarquées dans le même bateau Vignobles de la Vallée du Rhône pour des actions de promotion collectives à destination des professionnels, les appellations se chargeant de prendre le relais pour parler au grand public. Apres Montréal, Bruxelles en même temps que Paris lundi dernier (sans Crozes-Hermitage et Ventoux qui ont organisé d’autres événements cette année), sont prévues des opérations similaires à Londres et New York en juillet, des formats masterclasses en Scandinavie. La formule est orchestrée en collaboration avec l’agence Sopexa, les vins à déguster répartis en trois thèmes, « Vif et Frais », « Fruité et Gourmand », « Généreux et Complexe », les opérateurs ayant choisi eux mêmes la famille dans laquelle ils voulaient présenter leurs cuvées (une centaine au total au Pavillon Dauphine à Paris). « Une façon de décloisonner la dégustation pour cette premier prise de parole », souligne Philippe Pellaton.

Mieux accompagner l’adaptation vignoble/commerce
L’opération Blancs ne s’arrête pas à la promotion ni à l’incitation à planter des cépages blancs. « Nous voulons accompagner les producteurs et les négociants dans une meilleure adaptation vignoble/commerce et réfléchir plus en amont. Il y a 15 ans, on pensait qu’il suffisait de planter même dans le sud du viognier à la mode pour le vendre. Aujourd’hui, on a compris qu’il ne fallait pas miser sur un cépage parce qu’il est tendance ou qu’il fait du jus mais plutôt construire avec l’IFV des produits d’assemblage qui sont notre ADN. Il faut reconnaître que les enjeux se situent plus en vallée du Rhône méridionale, là où sont les volumes (en Luberon, Costières-de-Nîmes, Ventoux, Côtes-du-rhône). Grâce à la cartographie des terroirs, nous n’avons aucune excuse pour ne pas planter les bons cépages sur les bons sols et à la bonne altitude. Tout est ensuite question d’équilibre ».

Si la base principale reste le grenache blanc, les combinaisons avec les autres cépages principaux et secondaires sont multiples. Au regard du réchauffement climatique, il ne faut pas oublier que viognier, marsanne et roussanne n’aiment pas les terroirs trop secs et il faut jouer de plus en plus sur des cépages tardifs comme le bourboulenc, la clairette… ou le carignan blanc, le rolle, le floréal qui ont été récemment intégrés au cahier des charges des Côtes-du-Rhône. « Les blancs se plaisent davantage sur des terroirs à contraintes hydriques modérés comme les sols sur argile qui retiennent l’eau et ceux en altitude qui gardent la fraîcheur, précise la sommelière formatrice Julia Scavo lors de l’événement parisien. Il y a en fait de la place pour différents styles, des vins jouant sur les thiols, plus immédiats et estivaux à ceux élevés sur lies pour un peu plus de complexité et de potentiel de garde »

Cet article Carte blanche pour les vins de la Vallée du Rhône est apparu en premier sur Terre de Vins.

Vignes Vins Randos fête ses 20 ans

À vos agendas, Vignes Vins Randos revient et vous a concocté, à cette occasion, un programme savoureux !

C’est un rendez-vous qui est reconduit chaque année depuis vingt ans. Une approche simple et ludique ponctuée de dégustations, de proposition d’accords mets vins à la découverte du savoir-faire viticole local. Pour cet anniversaire, nous sommes partis à la rencontre d’Anne Athimon, vigneronne au Domaine des Génaudières sur les coteaux d’Ancenis, afin d’avoir quelques renseignements supplémentaires !

Pour cette édition un peu spéciale, avez-vous choisi une thématique ?
Cette édition est dédiée à l’anniversaire de cet événement. Nous avons donc choisi de proposer de nouveaux parcours, même au bout de vingt ans, car nous souhaitons offrir des perspectives innovantes, surtout pour les personnes qui suivent VVR avec fidélité. Le moyen d’approfondir leurs connaissances en termes de viticulture. Nous avons en particulier mis l’accent sur les villages VVR, qui sont des lieux de convivialité et de partage avec des découvertes sensorielles en point d’orgue. Des cadeaux et autres petites surprises ont été prévus spécialement pour la circonstance. Nous avons aussi poursuivi le travail élaboré avec l’école des vignes, afin de parfaire les connaissances de nos visiteurs en termes de dégustation. À noter que des parcours famille sont prévus afin, que l’expérience soit ouverte à tous les publics. 

Comment élaborez-vous les parcours ?
C’est un travail de repérage. Nous commençons par traverser nos parcelles de vignes, qui sont privées, et sont donc rendues accessibles uniquement sur ce temps privilégié. Les visiteurs entrent dans notre vie de vignerons. Les sols sont magiques, ils varient d’un lieu à l’autre et sont l’essence de notre diversité de terroir, c’est ce que nous souhaitons transmettre aux randonneurs. L’architecture locale, les sentiers, la géologie et l’histoire sont au cœur de l’élaboration de nos parcours. Des visites de nos caves et de nos domaines viticoles sont bien évidemment une étape incontournable, tout comme les dégustations avec des accords mets et vins, travaillés au préalable, afin d’offrir une pause gourmande au public. 

Vingt ans, ça se fête, qu’avez-vous prévu à cette occasion ?
Ces regroupements sont l’opportunité de mettre les savoir-faire locaux à la portée de tous. Des artisans, producteurs et groupes de musique seront présents pour célébrer ce temps festif et le terroir ligérien. Un kit collector a été créé pour les vingt ans de VVR, et peut être réservé via le site, des éléments souvenirs pour marquer ce beau projet qui ne fait que grandir d’année en année. Nous sommes heureux en tant que vignerons de nous unir sous la bannière “vin de Loire”, car ce sont des vins fruités, fins, élégants qui ne demandent qu’à être dégustés !

Cet article Vignes Vins Randos fête ses 20 ans est apparu en premier sur Terre de Vins.

Bordeaux Fête le Vin, une treizième édition plus festive que jamais

Du 22 au 25 juin, Bordeaux Fête le Vin fait son retour sur les quais de Bordeaux. Une treizième édition qui entend bien confirmer sa popularité auprès du grand public et redonner le moral à la filière bordelaise. Entretien avec Christophe Chateau, Directeur de la Communication du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux).

Comment se présente cette 13ème édition, à deux jours du coup d’envoi ?
Ça se présente très bien ! L’angle de l’événement est toujours le même : permettre au grand public de découvrir l’ensemble des appellations de Bordeaux, via une « route des vins » qui se déroule le long des quais. Le parcours est réparti par grandes régions : Médoc, Côtes, Graves, Saint-Émilion, les vins frais… Le principe mis en place fonctionne bien, le visiteur achète un pass avec un verre et un porte-verre, qui lui permet de déguster des vins sur l’ensemble des pavillons présents, et lui permet aussi d’assister à un cours de l’École du Vin de Bordeaux. Cette dimension pédagogique est très importante : il faut repartir d’ici en connaissant mieux les vins de Bordeaux. Les maîtres mots sont : éducation, échange, plaisir. On veut plus que jamais en faire un lieu de convivialité. Cette année nous avons beaucoup développé l’offre musicale, avec une quinzaine de concerts pendant les 4 jours de l’événement, sur trois scènes différentes. Un concert se tiendra également samedi soir à Darwin, sur l’autre rive. Enfin, les grands voiliers arrivent dès mercredi, ils seront ouverts à la visite en journée. Parmi les nouveautés de cette treizième édition, nous avons troqué l’habituel feu d’artifice contre un spectacle de 400 drones, qui se tiendra au-dessus de la Garonne le vendredi et le samedi à 23h.

L’événement a désormais un rythme annuel…
Oui, notre organisation est bien calée, on a bien travaillé en amont après être passé sur l’annualisation – traditionnellement, Bordeaux Fête le Vin se tenait un an sur deux, en alternance avec Bordeaux Fête le Fleuve. Le choix a été fait en juillet 2022 d’avoir une fête du vin tous les ans. En amont de la fête, nous avons organisé sur la métropole de micro-événements « vin et musique » et des animations aux couleurs de Bordeaux Fête le Vin chez 120 cavistes et restaurateurs bordelais. Cette année, il semble que l’on a beaucoup de chance avec les prévisions météo, le temps s’annonce très beau, ce qui compte bien sûr beaucoup dans la fréquentation et dans le plaisir de l’expérience pour les visiteurs.

Justement, quelle fréquentation attendez-vous cette année ?
Difficile d’estimer le visitorat à ce stade, mais on est optimiste. On avait vendu 38 000 pass l’an dernier, malgré une météo capricieuse, donc nous espérons faire mieux cette année. La dernière mesure de visitorat remonte à 2018 : nous avions réuni 750 000 visiteurs en 4 jours, avec 4 feux d’artifice – les spectacles ont toujours une incidence énorme sur le visitorat.

L’autre actualité du moment, c’est l’officialisation du retour de Bordeaux Fête le Vin à Hong Kong cet automne…
Oui, c’est la très bonne nouvelle du printemps. Hong Kong ces dernières années a connu les difficultés que l’on sait, entre les problèmes sociaux et la crise de la Covid-19. À la fin 2022 les autorités étaient encore très incertaines concernant le retour de l’événement, qui ne s’est pas tenu chez eux depuis 2018. Et ce printemps ils nous ont finalement sollicités : le Hong Kong Tourism Board souhaite relancer l’économie du tourisme qui est prépondérante pour cette ville de 8 millions d’habitants, en particulier autour de la gastronomie et du vin, donc il ont souhaité faire revenir Bordeaux Fête le Vin le dernier week-end d’octobre 2023. Beaucoup de vignerons et négociants sont déjà très enthousiastes à cette idée. Après 5 ans d’attente, on est très heureux de revenir à Hong Kong, qui reste une destination majeure pour les vins de Bordeaux.

Bordeaux Fête le Vins
Du 22 au 25 juin sur les quais de Bordeaux.
Billetterie et infos pratiques en suivant ce lien

Cet article Bordeaux Fête le Vin, une treizième édition plus festive que jamais est apparu en premier sur Terre de Vins.

Grand Cercle des vins de Bordeaux : “Discordance entre qualité et difficultés commerciales”

Acteur majeur de la place de Bordeaux, Alain Raynaud a créé le Grand Cercle des Vins de Bordeaux il y a maintenant vingt ans. Rassemblant désormais 135 châteaux des deux rives du vignoble girondin, il revient à l’occasion de cet anniversaire sur l’histoire de l’association et sur l’actualité des vins de Bordeaux.

Pourriez-vous revenir sur les circonstances qui vous ont poussé à créer le Grand Cercle des vins de Bordeaux ?
A la suite de ma présidence de l’Union des Grands Crus (1994-2000) j’avais trouvé dommage qu’on ne puisse pas intégrer des propriétés autres que Pomerol et Saint-Émilion pour la rive droite. Partant de cette idée, j’ai eu la volonté de créer une association – fonctionnant sur les mêmes modalités que l’Union – autour de l’ensemble des propriétés de ce bord-ci de la Dordogne. Le Cercle Rive Droite était né.

Suite aux résultats plus qu’encourageants de cette première initiative, des amis propriétaires sur la rive gauche m’ont sollicité pour implanter une association jumelle de leur côté du fleuve. Très rapidement il est apparu évident qu’il fallait rassembler ces deux entités pour n’en faire qu’une : le Grand Cercle des vins de Bordeaux.

Quel est le rôle joué par le Grand Cercle au sein de la filière viticole bordelaise ?
Il s’agit essentiellement d’un rôle de promotion pour les 135 propriétés adhérentes. Il existe également une commission juridique et fiscale mais également technique. Ces organes disposent d’un rôle de conseil à l’égard des propriétés si ces dernières le sollicitent. Ces lieux d’échange permettent également la mise en commun de problématiques partagées par les différents membres, permettant un effet mobilisateur et rassurant.

Comment différenciez-vous votre action de celle des différents syndicats, groupements et associations – notamment l’UGCB – qui jalonnent la viticulture bordelaise?
Il est très clair que mon expérience à la tête de l’UGCB m’a servi dans la construction du Grand Cercle des vins de Bordeaux, notamment sur la dimension promotionnelle. La seule différence est que, hormis l’obligation d’une dégustation d’admission, je n’ai pas d’interdit en ce qui concerne les appellations susceptibles d’intégrer notre entité.

Quels ont été les critères d’admission au GC pour les propriétés concernées ?
Nous avons deux sessions par an au cours desquelles nous étudions les différentes candidatures que nous avons reçues. Il s’agit d’une analyse détaillée du profil de la propriété, suivie d’une dégustation à l’aveugle de trois millésimes consécutifs. Au cours de cet exercice, l’ensemble des vins émanant des candidats sont représentés aux côtés de cuvées issues de propriétés ayant déjà intégré l’association. Ce détail n’en est pas un puisqu’il nous permet d’étalonner le niveau global des vins et de donner de la cohérence à la démarche. Lorsque cette étape est franchie, le cru est proposé à l’approbation du conseil d’administration.

En ce qui concerne les frais de cotisation, il y a un montant fixe et un variable en fonction de la surface afin que les petites propriétés ne soient pas pénalisées. On peut estimer qu’à partir de trois mille euros, on peut adhérer à l’association.

Vous êtes un acteur majeur de la Place, comment jugez-vous l’état actuel des vins de Bordeaux ?
Je suis très malheureux parce qu’il y a une discordance totale entre la certitude que la qualité des vins que nous produisons s’est améliorée et les difficultés que nous avons engendrées d’un point de vue commercial.  Je ne reviendrai pas sur le Bordeaux bashing mais son effet est malheureusement bien réel. Nous faisons face à une diminution de plus de 30 % en vingt ans de la consommation des vins de Bordeaux en France. Cela entraîne des problématiques économiques et des choix stratégiques qui ne sont pas forcément les plus judicieux, visant la diminution des volumes produits. Pourtant, je me répète, mais si l’on prend l’exemple du millésime 2022, je dois dire que la qualité atteint des sommets que j’ai rarement connu…

Il existe une dichotomie à Bordeaux entre les Grands Crus et l’ensemble des autres propriétés concernées principalement par ces problématiques. Quelles sont les solutions qui se présentent à cette partie du vignoble en difficulté ?
S’il y avait une solution qui me soit évidente, je crois que tout le monde la suivrait… Malheureusement les raisons qui ont mené à cette situation sont multifactorielles. La Place de Bordeaux est extrêmement active, brillante, elle véhicule la diffusion internationale des grandes étiquettes de Bordeaux et jouit d’une excellente santé économique, ce dont je suis ravi. Pour autant, l’intérêt répété de ces mêmes acteurs pour les vins étrangers pose question. Cette nouvelle concurrence impacte directement les propriétés citées précédemment. Pour pallier ce manque, il faut prendre son bâton de maréchal et proposer, voyager, rencontrer, séduire, mettre en place une stratégie qui nécessite force de moyens, ce qui n’est pas forcément à la portée de chacun.

Pourriez-vous revenir sur quelques moments marquants de ces vingt années d’existence et vous projeter sur l’avenir du Grand Cercle ?
Chaque présentation du nouveau millésime est un moment marquant. Les premières années, bénéficiant d’un engouement fort pour les Primeurs, cela était organisé au Grand Barrail, sous un chapiteau. Nous terminions immanquablement par une fête, chapeautée par l’un de nos amis qui avait une boîte de nuit à Bordeaux, c’était très festif. Cela peut paraître léger, inattendu, mais ce sont des moments importants…

Pour la suite, si je ne suis pas désespérément à la recherche d’un successeur, je regarde attentivement toute personne qui pourrait prendre la suite et me relayer (rires). Nous allons essayer d’organiser davantage de rencontres avec les cavistes et restaurateurs de notre pays, à l’image de ce que nous avions fait à Toulouse l’an dernier. C’est bien beau de faire énormément d’efforts à l’étranger, et nous allons continuer à les faire, mais je pense que nous ne sommes pas assez présents en France.

Cet article Grand Cercle des vins de Bordeaux : “Discordance entre qualité et difficultés commerciales” est apparu en premier sur Terre de Vins.

Une fête de la musique, au sec, avec Good Wines Only ! 

Pour des raisons climatiques incertaines, nous avons décidé de déplacer l’événement prévu initialement à la guinguette La Belle Saison, à La Faïencerie (24, rue de la Faïencerie 33300 Bordeaux). Rendez-vous dès 18h à 23h pour célébrer, le début de l’été… au sec !

La Faïencerie, lieu de réception chargé d’Histoire qui a conservé tout son aspect brut et industriel du XIXe siècle. Situé en plein centre-ville de Bordeaux, nous vous proposons dans ce nouveau lieu une soirée alliant vins, gastronomie et musique en présence de plus de 70 propriétés, de trois artistes et autour d’un offre food gourmande. Cette grande famille vous attend pour une fête de la musique inoubliable (et sans pluie) !

70 propriétés présentes
70 domaines seront présents représentants un large panel d’appellations comme celles du Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe. Cette soirée est l’occasion de se livrer à une dégustation comparative de ces vins rouges à travers des terroirs, encépagements, modes de vinification et styles variés, agrémentée des explications des propriétaires ou représentants des propriétés.

La programmation musicale

Trois artistes de talent seront présents pour animer la soirée en ce jour de Fête de la musique : le DJ bordelais Noyha aka Nicolas Outin, la franco-américaine Lee-Ann Curren et le groupe de swing et jazz bordelais Rix And Wonderland.

Côté gastronomie
Qui dit dégustation de (bons) vins, dit bons petits plats ! Et au festival Good Wines Only, vous allez pouvoir ouvrir grand vos papilles ! On vous propose : Barbecue (option végétarienne), salades rafraîchissantes, poulet frites, huîtres et desserts gourmands

Alors rendez-vous dès 18h, ce mercredi 21 juin à La Faïencerie (24, rue de la Faïencerie 33300 Bordeaux). Il reste quelques places disponibles en cliquant sur ce lien.

Cet article Une fête de la musique, au sec, avec Good Wines Only !  est apparu en premier sur Terre de Vins.

Château d’Agassac : un futur hôtel de luxe dans le Médoc

Le projet était en gestation depuis plusieurs mois mais vient seulement d’être présenté. Le château d’Agassac va faire l’objet de grands travaux pour créer un pôle hôtelier de luxe non loin de la capitale girondine.

Discret, Gérard Gicquel n’en est pas moins un homme qui avance vite. Cet entrepreneur breton qui fut le cofondateur du groupe Samsic s’est lancé en 2018 dans un nouveau défi. Celui de constituer un groupe hôtelier autour d’établissements de qualité (essentiellement des quatre étoiles). En moins de 5 ans, le groupe Beautiful life a ainsi ouvert 10 hôtels principalement dans l’ouest de la France, de Saint-Malo à Nantes, en passant par Brest et la Rochelle. En parallèle, M. Gicquel s’est également porté acquéreur de 2 domaines médocains, le château Fourcas-Dupré sur l’appellation Listrac-Médoc ainsi que le château d’Agassac, un Haut-Médoc classé cru bourgeois exceptionnel. Si le premier fait d’ores et déjà l’objet de travaux importants visant à le doter notamment d’outils techniques modernes, le second va engager sa mue. Alors que le précédent propriétaire (Groupama assurances) avait entrepris une rénovation du cuvier, du chai à barriques et du magnifique château XVIIIème dont l’origine remonte au XIIIème siècle, un projet hôtelier d’envergure vient d’être officiellement lancé. Et les premiers croquis annoncent un ensemble haut-de-gamme qui devrait faire d’Agassac une destination oenotouristique prisée dans les années à venir.

Un trait d’union entre tradition et modernité
Depuis quelques années, le vignoble bordelais a vu fleurir de nombreux chais inspirés par des gestes architecturaux forts, comme le dernier en date, celui du premier cru classé de Saint-Emilion Château Bélair-Monange inauguré il y a quelques jours seulement. Les travaux qui vont être engagés au château d’Agassac promettent eux aussi d’insuffler un vent de modernité côté rive gauche. En écho à la bâtisse historique s’élèvera un bâtiment conçu par l’architecte bordelais Olivier Chadebost que ce dernier décrit ainsi : « une voile comme un trait d’union entre l’histoire et le futur d’Agassac ». Résolument moderne, celui-ci se développera dans un mouvement fluide, tout en courbes. Le toit végétalisé promet une meilleure intégration dans le paysage. A l’intérieur, un hall cathédrale et un escalier monumental seront les points d’orgue de cet ensemble hôtelier doté d’une cinquantaine de chambres, d’une piscine, d’un spa, d’une salle de fitness de deux rooftops ainsi que d’un restaurant bistronomique. Résolument une nouvelle ère pour cette propriété historique du Médoc. A découvrir dans deux ans, en septembre 2025.


Cet article Château d’Agassac : un futur hôtel de luxe dans le Médoc est apparu en premier sur Terre de Vins.

[PRIMEURS] Mouton-Rothschild et Léoville Las Cases font le show

Après Lafite-Rothschild et Margaux, Mouton-Rothschild est le troisième des Premiers Grands Crus Classés 1855 à dévoiler le prix de son millésime 2022 en primeur. Hier, c’est le « super second » Château Léoville Las Cases (Saint-Julien) qui est également sorti.

Lafite était sorti vendredi à 834 € TTC, Margaux hier à 722,40 € TTC. C’est aujourd’hui au tour de Château Mouton-Rothschild de dévoiler le prix de son millésime 2022 en primeur : 728,40 € TTC. À titre de repère sur les millésimes « livrables », le 2021 est actuellement disponible autour de 600 € TTC, le 2020 à un peu plus de 1000 € TTC, le 2019 à 950 € TTC, le 2018 à un peu plus de 1000 € également. Il est donc plus que probable que le 2022, acheté en primeur, prendra beaucoup de valeur en quelques années. Le millésime 2022 de Mouton-Rothschild a été noté 98-99/100 par la rédaction de Terre de Vins, qui a souligné « sa pulpe, sa texture de soie épaisse, son intensité, sa minéralité qui cueillent les papilles ». À noter que le second vin de la propriété, Le Petit Mouton de Mouton-Rothschild, sort au prix de 254,40 € TTC. Le blanc, Aile d’Argent, sort pour sa part à 153 € TTC.

Hier, après Château Margaux, c’est le château Léoville Las Cases, 2ème Grand Cru Classé de Saint-Julien appartenant à Jean-Hubert Delon, qui est sorti en primeur. Une autre grande réussite du millésime, notée 98-99/100 par Terre de Vins : « on devine en filigrane toutes les facettes d’un vin qui a un pedigree hors norme. En bouche, c’est plus Las Cases que jamais ». Le prix de ce 2022 est de 396 € TTC. Le Clos du Marquis, autre propriété de M. Delon à Saint-Julien, est sorti à 85,20 € TTC.

Cet article [PRIMEURS] Mouton-Rothschild et Léoville Las Cases font le show est apparu en premier sur Terre de Vins.

Bienvenue en Beaujonomie : une 4ème édition idyllique

Après une édition 2022 déjà réussie, 2023 a marqué une progression dans cet événement oenotouristique teinté de dolce vita et de découverte du vignoble et de ses vins. Retour sur deux jours au cœur de la diversité du Beaujolais.

Concept et promesses
Bienvenue en Beaujonomie signe un nouvel événement de retrouvailles dans l’agenda du Beaujolais. Les amateurs se retrouvent le 3ème jeudi de novembre pour fêter l’arrivée des Nouveaux, et désormais le 3ème week-end de juin pour fêter l’arrivée des beaux jours et célébrer la diversité des Beaujolais.

Le principe est simple : des domaines ouvrent les portes de leur chai, de leur jardin et de leurs vignes pour vous accueillir autour d’un repas en format table d’hôtes, accompagnés de cuvées du domaine ainsi que d’un moment de partage autour du savoir-faire des vignerons (tour dans les vignes, balade en 2CV, dégustation, concerts…).

Cette année, ce sont 35 domaines qui ont participé, accueillant 1500 visiteurs (dont 70% n’habite pas dans le vignoble), soit une progression de plus de 30% comparé à 2022.
L’occasion vraiment idéale pour découvrir ou redécouvrir le Beaujolais, de ses paysages aux accents toscans à la diversité des vins produits, en trois couleurs. Avec des offres allant de 30 à 100€, ayant toutes pour dénominateur commun une réelle convivialité décontractée, chacun peut trouver celle qui lui convient le mieux, tant sur la découverte que sur l’expérience gastronomique.

Extraits d’expériences
Nous avons testé plusieurs domaines, du vendredi soir au dimanche midi. Tous nous ont séduits par leur accueil ainsi que par le contenu de leur expérience qui leur ressemblait.

Le château de Grange Cochard, situé à Villié-Morgon, a joué la carte de l’apéritif dans l’enceinte du château, suivi d’un dîner dans les vignes avec des plats faits maison à partager entre tous les convives, pour une immersion au cœur des différents millésimes de 2021 à 2009. Pablo, le régisseur, nous partage sa vision de la vinification et de l’agriculture biologique et au gré des magnums servis tout au long de la soirée.

Le Château de Juliénas, très actif sur le plan oenotouristique, invite ses visiteurs à un apéritif au pied des vignes et de son Wine Truck, pour découvrir le rosé du domaine. Le repas est partagé au chai, autour d’un déjeuner préparé par Alexis et Clara Galland, finalistes de Master Chef 2022, dont les plats sont accordés avec une cuvée du Château. Thierry nous explique chacun de ses terroirs et de ses appellations, nous plongeant au cœur de Juliénas, Moulin-à-Vent, Fleurie et Beaujolais Villages. L’expérience se termine par une visite de chai et des vignes ainsi qu’un jeu sensoriel.

Le Château des Jacques, à Romanèche-Thorins, joue également la carte du lien entre vignes et vins, en enchaînant balade explicative au pied du Moulin-à-Vent et dégustation verticale au chai, permettant de révéler encore le sublime potentiel de garde du gamay au travers des millésimes 2018, 2015, 2008, 2001, 1990 et 1978, procurant un plaisir aussi immense que surprenant.

S’ensuivent un apéritif raffiné devant le Château et un dîner préparé par le chef étoilé Sébastien Chambru de l’O des Vignes à Pouilly-Fuissé.

Ce week-end est également l’occasion de (re)visiter le Hameau Duboeuf qui fête ses 30 ans cette année et qui propose, en plus des collections permanentes sur la viticulture et la vinification, un spectacle immersif autour de leur collection de bacchanales, situé dans l’ancienne gare de Romanèche.

Enfin, le Clos Sauvage, domaine perché dans les hauteurs entre Beaujolais et Bourgogne, dans le département de la Saône-et-Loire, termine ce week-end par un moment suspendu. Le repas préparé par le restaurant La Dama à Mâcon, dégusté au gré des airs de musique classique et de tango interprété par le trio Bach à Sable, enchante les convives et sa marient à merveille avec les vins du domaine, tout en fraîcheur et au style aérien, livrant encore une autre expression du chardonnay et du gamay.

Rendez-vous en 2024 afin de poursuivre la découverte du vignoble et vivre de nouvelles expériences.

L’Union des Crus du Beaujolais investit Les Belles Plantes le lundi 26 juin 2023 de 10h à 16h pour une Grande Dégustation dédiée aux professionnels, l’occasion de voir ensemble les 10 Crus du Beaujolais. Une sélection de 100 cuvées spécifiques réalisée pour l’évènement.

Événement réservé aux professionnels. Pour vous inscrire, merci de remplir ce formulaire ou de contacter psanchez@terredevins.com

Cet article Bienvenue en Beaujonomie : une 4ème édition idyllique est apparu en premier sur Terre de Vins.