La Collection Pays d’Oc en Grande Dégustation

Après 3 années d’absence, le mythique rendez-vous co-organisé par Terre de vins et le syndicat de l’IGP Pays d’Oc est de retour, et avec de la nouveauté.

Le jeudi 6 juillet prochain se tiendra notre événement historique au domaine de Manse, siège du syndicat des producteurs de Pays d’Oc. 25 propriétés viticoles ambassadrices vous donnent rendez-vous à Lattes pour présenter les cuvées sélectionnées: la Collection Pays d’Oc. Un évènement grand public à destination des amatrices et amateurs les plus épicuriens.

Comme d’habitude le jury d’experts, composé d’œnologues, de sommeliers et de journalistes, a sélectionné les vins de la collection. Plus de 200 cuvées ont été dégustées pour l’édition Printemps / Été 2023. Nouveauté cette année, et pas des moindres, des chefs emblématiques du territoire ont rejoint l’aventure tels que Thomas Réa de la Table des Poètes à Montpellier ou Annet Teich cheffe du restaurant KB à Montagnac.

Réuni le 12 et 13 avril dernier dans la plus grande salle de dégustation d’Europe (au domaine de Manse), le jury a retenu 34 vins dont 18 blancs, 8 rouges et 8 rosés. Cette collection reflète le dernier millésime et a nettement mis l’accent sur les vins blancs, la couleur qui a la côte et toujours plus sollicitée par les consommateurs. Ces cuvées doivent également permettre de (re)-découvrir l’identité “vins de cépages”, qui fait la typicité des vins du territoire Pays d’Oc, laissant parler le talent créatif des vigneronnes et vignerons.

La soirée du 6 juillet prochain s’annonce festive avec au menu pas moins de 3 animations œnologiques appelées Speed Tasting. Animés par par l’accompagnatrice œnologique Noëlle Bardou, les ateliers auront lieu entre 18h30 et 21h :

18h30-19h : Le rosé, la star de l‘été !

20h-20h30 : Osez les rouges frais !

21h-21h30 : À la découverte des cépages insolites du Pays d’Oc

Une soirée qui s’annonce mémorable, à la hauteur de la plus grande IGP du Languedoc, le plus grand territoire viticole de France.

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Uzès : Les vignerons entrent dans la danse

Présentée comme une expérience entre deux danseurs et trois vignerons (et leur vins), Cépages Dansants a offert une représentation originale de l’AOC Duché d’Uzès. Une création unique et multi-sensorielle orchestrée par la Compagnie La Grive, avec La Maison Dance CDCN d’Uzès.

Délimitée par des guéridons et des chaises, la scène en forme de cercle est à même la terre battue du jardin de l’Evêchet. Des bouquets de fleurs séchées, un nappage blanc, des verres font office de décoration minimaliste et champêtre. Luc Reynaud, vigneron du domaine éponyme, prend place au centre. Charpenté, jeune, souple, jambes, il égrène le vocabulaire commun à la danse et au vin, appuyé par la similitude et la répétitions des gestes. Le vigneron ne récite pas un texte, il raconte son travail comme face à un client. Sauf que ce soir, ils sont soixante dix à l’écouter.


Quatre cuvées* seront servies et présentées par leur auteur respectif, chacune associée à un met, chacune introduisant un pas de danse. Bastien Lefèvre et Clémentine Maubon de la Compagnie La Grive, seul ou en duo, avec ou sans musique, évoluent sur la piste. Les corps se tendent, se courbent, dans une chorégraphie muette où le vin est l’acteur invisible. L’instant où un papillon de nuit, ivre de lumières, réalisa un pas de deux avec Clémentine Maubon pourrait symboliser cette union, cet assemblage fait de sensibilité et d’efforts. Une même passion à fleur de peau…

L’AOC Duché d’Uzès fête ses 10 ans
Pour célébrer l’anniversaire, les vignerons installent une guinguette au jardin de l’Évêché, le jeudi 27 juillet de 19h à 1h. Tarif : 5€ l’entrée, comprenant un verre sérigraphié et un ticket pour une dégustation

*Cuvée du Grand Chêne (Domaine de l’Aqueduc à St Maximin), cuvée Pomeyron (Domaine Reynaud à St Siffret), cuvées Belle histoire et Petit Pierre (Maison Blanc Senthille à St Jean de Crieulon)

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Ouverture de la Cité des Climats de Beaune en images

C’est l’événement oenotouristique de l’année en Bourgogne : la très attendue Cité des Climats et vins de Bourgogne a officiellement ouvert ses portes, vendredi 16 juin, sur son site principal de Beaune. Retour en images sur cette inauguration.

Une vrille qui émerveille
Avec son architecture inspirée de la vrille de la vigne et sa couleur écrue rappelant les terroirs calcaires de Bourgogne, le site principal de la Cité des Climats et vins de Bourgogne, situé à Beaune, a suscité l’admiration de ses premiers visiteurs.

Architecture : déjà quatre prix internationaux

Plusieurs acteurs clefs du projet ont pris la parole. Pour Alain Suguenot, maire de Beaune, cette inauguration « restera dans l’histoire de la Ville». L’édile a comparé le site à un « Hôtel-Dieu du XXIe siècle », en référence au célèbre monument historique du centre de Beaune.

L’architecte Emmanuelle Andréani s’est également exprimée, émue de voir cette « aventure humaine qui se termine ». Celle qui a réalisé les plans du bâtiment a profité de l’occasion pour annoncer que le site avait déjà obtenu « quatre prix internationaux ».

L’ambiance d’une grande cave

Une fois entré dans les lieux, on accède à la billetterie, puis à la scénographie. Pour la première fois révélé ce jour, ce parcours de visite a dévoilé ses grands espaces, ses matières brutes, et surtout son l’atmosphère sombre, fraiche et intimiste. De quoi rappeler les plus belles caves de Bourgogne.

Technologies de pointe

Le niveau technique des différents modules pédagogiques a laissé sans voix les premiers visiteurs. Parmi les éléments vedettes : cette carte en 3D du vignoble sur écran tactile, qui dévoile la côte viticole et ses fameux Climats dans ses moindres détails.

Arômes plus vrais que nature

Autre module apprécié des visiteurs : la « cave aux arômes » et ses produits frais, permettant de s’entraîner à identifier les principales familles aromatiques présentes dans les vins de Bourgogne.

Une sortie en beauté

En fin de parcours, l’ »escalier monumental » a de quoi séduire, avec ses projections de part et d’autre.

Le moment de prendre de la hauteur

Ce site de Beaune se veut également lieu de vie. Ainsi la « vrille » du bâtiment est librement accessible et fait office de promenade. Au sommet, les visiteurs dispose d’une vue panoramique sur Beaune et sa côte viticole.

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[Good Wines Only] Et si vous partiez à la découverte des Crus Bourgeois du Médoc ?

Le mercredi 21 juin, Terre de Vins et les Crus Bourgeois vous convient à la guinguette La Belle Saison (Bordeaux), pour une soirée (18h-23h) sous le signe de la dégustation, de l’été et de la musique, en présence de 70 domaines de cette grande et belle famille. Et si, pour prolonger cette découverte, vous expérimentiez « L’Escapade Bourgeoise, une aventure en Médoc », nouvelle offre œnotouristique des Crus Bourgeois du Médoc ? Nous vous en disons plus.

C’est la nouveauté qu’il ne faudra pas manquer avant septembre 2023 dans le Médoc. Pour la première fois, l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc déploie une offre œnotouristique au sein d’une cinquantaine de propriétés membres de ce classement centré autour de cette mention traditionnelle. Elle prendra la forme d’une visite ludique et expérientielle d’1h30 (au tarif de12 €) pour découvrir cette famille à travers toutes les facettes qui fondent son identité et sa singularité, sous la houlette des hommes et femmes qui la font depuis des générations, au quotidien et pour le futur.

Une découverte en trois parties
Pour une embarquement réussi, cette nouvelle visite débute par l’histoire, le terroir et l’environnement, avant une seconde partie dédiée à l’explication du classement, du savoir-faire des producteurs, de la vinification jusqu’à l’élevage des vins, avec une visite du chai. Enfin, pour clôturer l’expérience, une dégustation avec accord mets & vins pourra être proposée.

Soyez attentif, un quizz sera proposé à la fin de la visite, pour tenter de remporter douze bouteilles de Crus Bourgeois du Médoc, que le Père Noël déposera sous le sapin en fin d’année !

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Lyon Street Food Festival enflamme Lyon

Coup d’envoi de la 7è édition du Lyon Street Food Festival, le plus grand festival de cuisine de France. 4 jours dédiés à la cuisine dans son ensemble, avec des corners occupés par des chefs étoilés autant que des chefs de streetfood, un nombre dément d’ateliers culinaires, artistique pour tous les goûts et tous les publics, sans oublier la programmation musicale qui réveille les festivaliers.

25 000 m2 de food
120 chefs se partagent l’espace des Usines Fagor Brandt (Lyon 7è) jusqu’à dimanche soir, incarnant chacun leur vision culinaire, leur segment et leur créativité au travers de 200 recettes.
Comme chaque année, 3 destinations sont mises à l’honneur : la ville de Rennes, l’Asie (avec l’Asia Street Market) et la ville de Tucson (Arizona).
Bao hong-kongais, hot-dog et autres recettes ensoleillées et épicées, poissons et crustacés revisités, sans compter toutes les influences apportées par les chef eux-mêmes : l’huître et andouillette snackée sur une étuvée de poireaux aux beurre blanc de Matthieu Viannay (La Mère Brazier **) côtoie le Corn Gone d’Anthony Bonnet (saucisse de porc et bœuf panées, sauce fumée et fromage).
Comme pour la scène musicale, certains chefs participent en guest au festival, comme Dominique Crenn, cheffe française installée à San Francisco et triplement étoilée, ou encore Adrien Zedda, Jérémy Galvan, Flora Mikula, Nina Métayer.

Une offre de vin étoffée pour cette édition
La vallée du Rhône (Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages) reste à l’honneur avec un Wine Distrikt proposant plus de 35 appellations.
La guest star de l’année est la clairette de Die, pour une effervescence qui change du traditionnel champagne, permettant de nombreux accords mets et vins avec l’ensemble de l’offre culinaire du festival, grâce à ses cuvées brutes ou demi-sec et sa fraîcheur préservée.
De nombreux ateliers sont également prévus pour les amateurs, novices comme éclairés : de l’initiation à la dégustation des Côtes du Rhône à l’assemblage de votre vin, en passant par la constitution de cave et les secrets de la Clairette ou la diversité des terroirs de la vallée rhodanienne : tous les goûts sont au festival.

Plaisir et culture
Pour celles et ceux qui ont faim d’autre chose que de recettes créatives, il leur faudra bien tout le week-end pour faire le tour de l’offre d’ateliers présentes sur le festival. Au programme : peinture en céramique, live painting, arts martiaux, jeux d’arcade, ateliers participatifs, animations et temps d’échanges autour de l’alimentation de demain plus verte et locale (avec ateliers sur la cuisine végétarienne, anti-gaspi), et un espace dédié aux enfants avec dégustation de fromages pour faire comme les parents, peinture, broderie et jeux.
Cerise sur le gâteau : les influenceurs en herbe peuvent se former à l’Influence Lab, animé par des têtes de réseaux sociaux de la scène lyonnaise.
Si Joey Starr a « mis le bordel » hier soir pour l’ouverture du festival, d’autres artistes sont attendus tout au long du week-end pour enflammer le hangar, notamment Philippe Etchebest et son groupe « Chef & the gang » dimanche à 20h30.
En attendant, venez écouter Bagarre ce soir, Social Dance, Célélé et Tago Mago demain soir, chiller dans les chaises longues disposées ça et là, siroter un cocktail à l’ombre du Sugar Cirkus, antre des gourmands.

Lyon Street Food Festival
Jusqu’à dimanche 18 juin minuit
Entrée 10€, 5€ pour les enfants
Consommations sur place auprès de chaque corner

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Lacaraf : petite révolution dans le service du vin

Efficace et rapide, ce nouvel outil permet de mettre à température n’importe quel vin en quelque minutes seulement et de l’y maintenir pendant toute une dégustation. De quoi entrer dans une nouvelle ère et un plaisir décupler.

Voici un outil qui risque fort de fleurir sur de belles tables et chez certains amateurs voulant profiter des meilleures conditions de dégustation possibles pour leurs vins. Bon, disons-le tout de suite, le dispositif Lacaraf n’est pas fait pour toutes les bourses. Après une première phase de prévente au cours de laquelle 100 exemplaires se sont écoulés à 590€, une seconde phase vient d’être ouverte à 640€ avant que le prix définitif ne soit atteint à… 800€. Une réduction pour permettre aux heureux futurs propriétaires de patienter jusque fin 2023 début 2024, le temps pour la production de monter en puissance. Mais force est de constater que Lacaraf répond à un besoin qui, jusqu’ici, n’était que partiellement rempli. Bien sûr, il existe des machines permettant de rafraîchir rapidement un vin. Toutefois, elles fonctionnent à un instant t et ne maintiennent pas une température donnée. C’est là que se joue la différence. Partant d’une expérience de dégustation d’un vin trop chaud en 2009, le fondateur Anthony Boule décide de mettre au point un dispositif permettant de définir au demi-degré près la température de n’importe quel vin. Une rencontre avec un spécialiste en thermique des équipements électroniques en 2012 va lui permettre de lancer la phase de recherche et d’expérimentations. En sortira une première version en 2018, date à laquelle le sommelier Alexandre Martorana entrera dans l’aventure. Première production made in France en 2019, premier succès et rapidement l’envie de faire évoluer le produit.

Un modèle 2 efficace… et design
Grâce à un levée de fonds de 300 000€ en mai 2022, cette jeune entreprise a pu développer la seconde version de cette carafe en faisant appel au designer Sacha Lakic. Ce dernier va penser la base sur laquelle repose la carafe comme un socle rond aux lignes épurées, fait de métal noir élégant. Une vraie réussite. Le dispositif est donc livré avec cet élément ainsi que le décanteur sur lequel il vient se déposer. « Le système fonctionne comme une pompe à chaleur inversée » explique Anthony. Un système électrique fonctionnant au moyen de 4 piles permet de pouvoir réchauffer le vin. Un bloc en métal, livré en deux exemplaires, permet d’obtenir la source de froid qui va rayonner (après avoir été mis au congélateur pendant 3 à 4 heures) une fois l’élément placé au cœur de la machine. A partir de là, l’utilisateur va simplement verser son vin dans la carafe, un affichage électronique lui indiquant sa température. Un autre affichage permet alors de sélectionner la température cible. Chaque variation d’un degré nécessite 2 minutes.

Nous avons pu tester le dispositif et vérifier sa parfaite efficacité et rapidité tout en faisant varier les températures du vin. Un même Marsannay blanc du domaine Philippe Naddef 2019 présentait évidemment des profils bien différents à 12°, 13° (le meilleur équilibre) et 14°. De même pour un Minervois La Livinière 2017 du domaine de l’Ostal, bien plus équilibré et velouté à 17° qu’à 18°. Rien de nouveau sur ce constat mais désormais la possibilité de trouver la parfaite température et de profiter d’un vin à son optimum du début à la fin. Ajoutez-y des verres vraiment adaptés et vous tenez là de futurs grands moments de dégustation.

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[PRIMEURS] Autour de Lafite

Le château Lafite-Rothschild est le premier des Premiers Grands Crus Classés 1855 à dévoiler son prix en primeurs. Entre hier et ce matin, d’autres très belles propriétés ont également sorti leur 2022. On fait le point avant le week-end.

Lafite frappe fort. Plus de trois semaines après la sortie de son second vin, Carruades de Lafite, à 259 € TTC, le Premier Grand Cru Classé 1855 de Pauillac devance ses petits camarades Mouton, Margaux et Haut-Brion (rappelons que Latour ne sort plus en primeurs) en annonçant le prix de son 2022 à 834 € TTC (note « Terre de Vins » : 97-98/100). La hausse est assez nette si l’on compare à 2021 (sorti à 565 € HT), à 2020 (570 € HT) et surtout à 2019 (475 € HT) mais le positionnement est avisé par rapport au prix actuel des livrables, le 2020 se vendant autour de 925 € TTC, le 2019 autour de 1250 € TTC et le 2018 autour de 1350 € TTC. Bref, l’achat de Lafite-Rothschild en primeurs, quand on en a les moyens, est toujours une bonne affaire.

D’autres belles marques sont de sortie en cette fin de semaine. Château Montrose, 2ème Grand Cru Classé de Saint-Estèphe, sort au prix de 201,60 € TTC (note « Terre de Vins » 96-97/100). Château Calon-Ségur, 3ème Grand Cru Classé de Saint-Estèphe, sort à 142,80 € TTC (note « Terre de Vins » 98/100). Château Pontet-Canet, 5ème Grand Cru Classé de Pauillac, sort à 126 € TTC (note « Terre de Vins » 97-98/100). Château Durfort-Vivens, 2ème Grand Cru Classé de Margaux, sort à 76,10 € TTC (note « Terre de Vins » 97-98/100).

Du côté de Pessac-Léognan et des Crus Classés de Graves, c’est le toujours constant Château Haut-Bailly qui est sorti hier, au prix de 168 € TTC (note « Terre de Vins » 98/100). Enfin, sur la rive droite et précisément à Pomerol, on salue les sorties du château L’Église Clinet (362,40 € TTC – (note « Terre de Vins » 97-98/100) et du château Petit-Village (129,30 € TTC – (note « Terre de Vins » 95-96/100).

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Les expéditions de cognac en repli, pas de rebond avant 2024

Elles s’établissent à 188,1 millions et de bouteilles et ont chuté de 15,6 % ces douze derniers mois, chiffres arrêtés à la fin mai 2023.

Dans un contexte économique mondial maussade, marqué par l’inflation, la filière cognac essuie un grain. Ces douze derniers mois, les expéditions à la surface du globe ont baissé de 15,6 % en volume mais progressent de 4,3 % en valeur. Elles s’établissent à 188,1 millions de bouteilles pour un chiffre d’affaires global de 3,7 milliards d’euros (valeur au départ de France). Ces chiffres contrastés, arrêtés à la fin mai 2023, ont été diffusés le 14 juin par le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC). Fin 2022, la tendance était de moins 4,8 % en volume et de plus 8,4 % en valeur.

« Cette tendance n’est pas une surprise, compte tenu du caractère atypique de l’année 2022, qui après un premier semestre de forte croissance a vu les expéditions de cognac marquer le pas à partir de l’automne », commente le BNIC.

Moins 30,1 % en Amérique du Nord
Un communiqué souligne la « conjonction » de difficultés aux USA, premier marché de l’or ambré des Charentes. Dans la zone de libre-échange nord-américaine (Etats-Unis, Canada et Mexique), les expéditions (84,6 millions de cols) chutent de 30,1 %. Sont pointés des « problèmes logistiques » (notamment de transport), un phénomène de « surstockage » et des « augmentations de prix chez certains distributeurs indépendants ».

Le BNIC évoque aussi les « mesures sanitaires très restrictives imposées pendant des mois en Chine », qui n’ont été que « progressivement levées qu’à partir du début de l’année 2023 ». La reprise reste timide : + 0,7 % en volume dans l’ensemble de l’Extrême-Orient (Chine, Corée du Sud, Hong Kong, Japon, Malaisie, Singapour, Taïwan et Thaïlande), mais + 29,4 % en valeur.

En Europe, « les signaux sont contrastés selon les pays avec un ralentissement de – 5,6 % en volume et + 2,4 % en valeur ».

Le retour de la croissance en 2024 ?
Le BNIC fait état d’un « intense travail de terrain » des négociants, qui envisagent « un retour de la croissance d’ici début 2024 ». Christophe Veral, le président de l’interprofession, déclare : « La cyclicité dans le monde du cognac, nous la connaissons, et notre métier consiste justement à savoir gérer et anticiper ces cycles. La période qui a suivi le Covid a été exceptionnelle. Nous lisons l’année 2022 comme une année atypique. 2023 est une année de travail et d’ajustements pour la filière et doit nous permettre de confirmer notre dynamique de croissance de long terme. Nos objectifs en la matière sont confirmés. »

Alexandre Gabriel, vice-président du BNIC, fait quant à lui savoir : « L’épisode que nous vivons depuis l’automne 2022, nous nous y attendions. Après des hauts records, nous sommes entrés dans une nouvelle phase. Dans un contexte économique et géopolitique qui a changé, les maisons de cognac sont pleinement mobilisées et continuent d’investir sur les marchés. Notre action d’aujourd’hui fera la croissance de demain. »

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Château Malherbe, la biodynamie provençale d’inspiration bourguignonne

Sur le littoral varois, face au fort de Brégançon, le domaine de la famille Ferrari, désormais certifié Demeter, a revisité ses gammes et sorti un grand rouge avec la collaboration du vinificateur bourguignon Philippe Pacalet.

« Il y a 5-6 ans, nous avons décidé d’être plus exigent dans les vignes en passant en biodynamie et en internalisant le travail du vignoble, pratique peu courante en Provence, pour un suivi plus précis et exigeant au quotidien » explique Sébastien Ferrari qui pilote le domaine familial de Bormes-les-Mimosas sur les contreforts du Cap Bénat, face à la Grande Bleue. Malherbe s’est attaché à contrôler les rendements par les vendanges en vert et l’enherbement de tous les rangs avec des vinifications en levures indigènes. « Après avoir tout mis à plat, nous avons finalement renoncé au nouveau chai enterré dessiné par Jean-Michel Wilmotte, le célèbre architecte bordelais, pour se consacrer à d’autres investissements moins spectaculaires ». 

Le domaine certifié en biodynamie (Demeter) depuis 2021 était déjà travaillé sans pesticides ni herbicides depuis plus de 30 ans à l’initiative de l’œnologue-winemaker de renom « Jacky » Coll et certifié en bio depuis 2014. L’ancienne ferme du fort de Brégançon rachetée dans les années 30 par Louis Ferrari, industriel lyonnais du textile, a été reconvertie en vignes par Mireille qui avait épousé son petit-fils au début des années 60. « C’était l’un des premiers domaines de Provence après Ott à avoir vendu ses vins en bouteilles dès 1964 » souligne Sébastien Ferrari, la quatrième génération aux commandes du directoire depuis 2004. Le vignoble s’étend sur 28 hectares (24 en production) partagé entre deux terroirs, les argilo-schisteux de Malherbe en pente douce dans les terres, les sols sablonneux à quartz de La Pointe du Diable bercés par la brise marine, dans un ensemble d’une soixantaine d’hectares. « Avant, nous faisions un seul rosé foncé élaboré à partir de toutes les parcelles. Ma mère disait qu’elle ne voulait pas de rosé clair et je répondais que le rosé foncé, ça ne se vendait pas. Aujourd’hui, nous en avons un dans chaque gamme avec un Grand Vin rosé depuis 2020 ».

©F. Hermine

Un grand rouge signature
A partir des années 2000, le directeur technique Arnaud Ferrier restructure le vignoble, rajeunit les parcelles de rolle, grenache et mourvèdre par complantation de jeunes vignes et finalise la conversion en bio. Le domaine est ensuite confié à l’alsacien Jannick Utard pour pousser la démarche en biodynamie puis au grand œnologue bourguignon Philippe Pacalet, adepte des vinifs sans soufre et en vendange entière.

Malherbe a d’abord acquis sa réputation en blancs, en rolle-sémillon pour le Château, sémillon-rolle pour le Grand Blanc, en ugni blanc-sémillon pour la Pointe du Diable, un temps disparu et à nouveau produit depuis 2020. Les blancs (30 %) ont été toutefois supplantés par les rosés à 45 % , le reste élaboré en rouge. Tous les vins sont désormais vinifiés en parcellaires; il ne reste qu’une seule cuvée d’assemblage de rosé pesant à peine 5 % des volumes et distribuée uniquement sur le littoral varois.

Après avoir harmonisé ses packagings et ses gamme en flacons sombres et sobres avec trois niveaux dans les trois couleurs (Grand Vin, Château Malherbe, Pointe du Diable), le domaine du 1 Route du bout du monde (ça ne s’invente pas), a élaboré un nouveau rouge hors cadre à partir des plus vieilles vignes plus que cinquantenaires. Philippe Pacalet et la nouvelle équipe avaient lancé les essais à partir de 2020 pour créer une cuvée à partir de trois cépages cofermentés, mourvèdre grenache et vieux cinsault complétés de vieux rolle; L’assemblage est élevé 10 mois en pièces bourguignonnes de plusieurs vins…de la Maison Pacalet. Un rouge qui se veut signature « mais à l’opposé des hauts de gamme de domaines traditionnellement puissants et boisés », souligne Sébastien Ferrari. Acidulé et croquant sur les fruits rouges, un zeste d’orange, des parfums de garrigue et d’eucalyptus, il est frais et minéral tout en restant sudiste. Il a été baptisé Madame Ferrari « car c’est sans doute le rouge dont ma mère avait rêvé ».

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Soirée Blanche ce samedi à Reims, Philippe Mille nous met le champagne à la bouche !

Pas toujours évident de trouver dans sa garde-robe la chemise et le pantalon blancs de rigueur. Mais l’événement qui a lieu samedi soir dans le Parc des Crayères est incontournable et tout Rémois qui se respecte ne le raterait pour rien au monde. Comme l’année dernière, Philippe Mille a composé un panier spécial, mais cette fois en accord avec la cuvée Le Black Création de la Maison Lanson. Le chef a accepté de nous dévoiler en exclusivité le menu.

Le programme musical de la soirée est à lui seul très alléchant et on en profitera d’autant plus que la météo s’annonce clémente. Le groupe Black light fera l’ouverture avec quelques morceaux anthologiques de jazz, puis on enchaînera sur le trio corse « Bande à part » qui reprendra quelques grands titres de la chanson française. Enfin, il appartiendra à « Break Free Queen Tribute Show » de conclure en apothéose par un hommage vibrant (dans tous les sens du terme!) à Queen.

Une ambiance Rock qui contraste de manière amusante avec l’atmosphère très XIXe siècle de l’événement. En effet, si vous avez la chance de figurer parmi les hôtes de cette soirée d’exception, vous aurez l’impression de plonger dans l’une des toiles d’Auguste Renoir qui savait si bien peindre les guinguettes d’antan (Le bal du Moulin…). Assis à l’ombre des grands cèdres, dans le parc de l’ancien hôtel particulier des Polignac, vous dégusterez les victuailles du petit panier en osier concocté par le chef Philippe Mille. Rassurez-vous, il est moins chiche que celui du Petit Chaperon rouge et contient davantage qu’une simple galette et un petit pot de beurre. En entrée, vous trouverez une Fleur de Burrata avec une collection de tomates de différentes espèces offrant un florilège de couleurs. Elle est assaisonnée de basilic et accompagnée d’un crispy de parmesan. « J’ai voulu faire classique, il faut plaire à 3000 personnes ! C’est un plat à la fois gourmand et frais. Le côté gras de la fleur de Burrata vient tapisser le palais pour mieux accueillir le champagne tandis que l’aspect acidulé de la tomate crée une jolie résonance avec la tension du champagne. Comme le vin sera encore à une température assez basse, il aura une expression très minérale qui fonctionnera bien avec le fromage. » Vous poursuivrez sur un saumon et sa petite chapelure d’herbes, le tout accompagné de légumes du soleil confits (aubergines, poivrons). « Il y a dans le champagne Lanson un caractère iodé et marin qui matchera parfaitement avec le saumon, mais aussi des petites notes végétales très nobles qui mettront en valeur le côté légèrement herbacé du plat. » Le fromage est l’instant rustique du repas, celui où l’on aime voir le terroir s’exprimer de manière brute. Le choix s’est porté sur un Brie de Meaux assaisonné de noisettes et de noix. Le chef a souhaité ajouter également de la fleur de sureau, un petit clin d’œil car il y en a beaucoup  à cette saison dans le parc. « L’écho avec le champagne est magnifique. Les fruits secs renvoient aux notes grillées du vin et le sureau à ses arômes floraux. »

Le dessert est toujours un challenge pour le champagne, surtout lorsqu’il s’agit d’un brut. Philippe Mille nous propose un moelleux à base d’amande et un fromage blanc, le tout assorti de fruits rouges. « Le fromage blanc comme la burrata au début du repas apporte un côté gras et frais, d’autant qu’il a un peu d’acidité. La pointe de fleur de sel qu’on y décèle souligne la salinité du champagne. Enfin, les fruits rouges viennent réconforter le champagne en réhaussant certaines notes de framboise issues de la belle proportion de pinot noir (55%). » 

Prix du panier 200 €/Bouteille de Black Création et entrée dans le parc compris.

https://lescrayeres.com

© Lucille Beuzelin

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