Cognac : une pierre blanche et deux annonces de taille

Lundi, le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) ouvrait un chantier symbolique. Il a profité de la présence du ministre de l’Agriculture en Charente pour dévoiler deux informations importantes

Pas de truelle ni de mortier mais un ruban rouge et des ciseaux. Lundi à Cognac, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a « inauguré » à défaut de sceller la première pierre du futur siège social du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC). Le chantier débutera cet été sur les bords du fleuve Charente, face au port de plaisance. L’ensemble immobilier conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte devrait être livré au printemps 2025.

L’investissement (18,4 millions d’euros HT) est conséquent. Il témoigne de la vigueur d’une filière d’excellence, « la première en tant qu’exportatrice de spiritueux avec 3,8 milliards de chiffre d’affaires à l’international », a souligné le ministre. « Être français et ignorant du cognac, ce serait une faute de goût. Pour un ministre, ce serait une faute professionnelle […]. Le cognac, c’est la France ! Ce matin, je suis très heureux de célébrer la France avec vous », a-t-il déclaré.

Un “moment charnière”
Hasard (ou politesse) du calendrier : on célébrait ce lundi 5 juin la Journée mondiale de l’environnement (instaurée par l’ONU en 1972). Marc Fesneau a loué la résilience et « l’engagement de la filière dans la transition environnementale », à un « moment charnière » où « le changement climatique nous impose d’agir ».

Christophe Veral, le président du BNIC, a profité de la tribune ministérielle pour formuler deux annonces importantes. La première concerne la révision prochaine de la Certification environnementale cognac (CEC) ; la seconde la création d’une association capable de mobiliser plus de matière grise et d’argent dans la R&D appliquée à la transition écologique.

La CEC a été créée en 2017. La Haute valeur environnementale (HVE) de niveau 3 en est le socle, avec des exigences accrues spécifiques au vignoble charentais, notamment en matière de pulvérisation confinée et de gestion des effluents. A ce jour, 400 viticulteurs (sur les 4 300 dans l’aire d’appellation) sont certifiés CEC. Avec la réforme nationale du label HVE, la CEC va donc évoluer. Les professionnels charentais la veule « plus simple, plus pragmatique, ouverte à tous », notamment aux titulaires du niveau HVE 2 mais aussi aux exploitants conduisant leurs vignes en agriculture biologique. La nouvelle mouture de la CEC sera détaillée lors des vendanges et mise en œuvre début 2024. « L’objectif de 100 % de viticulteurs certifiés en 2028 est inchangé », a souligné Christophe Veral.

L’association Imagine Cognac
La deuxième annonce, de taille elle-aussi, porte donc sur la création d’une association capable d’accélérer la transition écologique dans les deux Charentes. Imagine Cognac, c’est son nom, va muscler les ressources via la création de groupements d’intérêt scientifiques capables de lever des fonds privés. Son travail complétera celui des 25 ingénieurs agronomes et techniciens du BNIC.

« Avec cette association, nous voulons déployer notre R & D plus vite et plus fort, afin de garantir la pérennité du cognac dans son territoire d’origine et maintenir à très long terme la qualité de vie à laquelle ses habitants aspirent », a déclaré Patrick Léger, le négociant appelé à présider Imagine Cognac.

Le premier groupement d’intérêt scientifique (GIS) sera dévolu à une expérimentation à grande échelle de produits AB et de biocontrôle, « afin de trouver le plus rapidement possible une alternative à l’utilisation des pesticides de synthèse ». Le second GIS pourrait s’intéresser à la décarbonation de la distillation. Des programmes de recherche sur ces deux sujets existent déjà à Cognac. Avec plus de moyens, ils devraient s’accélérer. Notons qu’une partie des financements seront apportés par une cotisation volontaire obligatoire (CVO) spécifique apportée par la famille viticole.

Rappelons qu’avant d’être reçu à Cognac, Marc Fesneau avait rencontré, tôt le matin, les représentants des vins de Bordeaux dans une exploitation de l’Entre-Deux-Mer. Il était question de la crise qui ébranle le vignoble girondin et de la signature d’un plan d’arrachage de 9 500 hectares.

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Fitou : 75 ans, toutes ses dents et un rajeunissement

Fitou, la plus ancienne appellation du Languedoc, a fêté ses 75 ans il y a quelques jours lors d’un événement à Toulouse. A l’heure où le vin rouge a moins la cote, l’AOC monochrome cherche à se moderniser. Rencontre avec Alain Gleyzes, son président.

« Ne pas montrer qu’on est différent, c’est acter le fait de mourir sans lutter ! » Alain Gleyzes a le sens de la formule au moment de lancer les festivités des 75 ans de l’AOC Fitou, première à être reconnue dans le Languedoc par décret du 28 avril 1948. L’appellation a décidé de prendre les choses en main. « Il est temps de récupérer cette fierté d’être une ‘petite’ appellation du Languedoc (65400 hl de production en 2022) qui gagne à être connue », ajoute-t-il. Depuis deux ans déjà, l’AOC Fitou s’est adjoint les services de Big Happy afin de rajeunir son message et se tourner vers l’avenir. « C’est vrai que le chantier prend du temps, nous sommes en pleine crise avec une consommation de vins rouges en nette baisse et des marchés qui tournent le dos au Languedoc », reconnait Alain Gleyzes. Mais Fitou a des arguments à faire valoir : tout d’abord un terroir bicéphale dont peu d’appellations peuvent se targuer. Deux entités distinctes, communément nommées « Fitou Côté Mer » (sols argilo-calcaires) et « Fitou Côté Montagne » (schistes, galets roulés et calco-schistes), qui offrent des vins uniques.

Diminuer l’aire d’appellation, le carignan en majesté
« Fitou a toujours prôné l’excellence avec un collectif soudé pour tendre vers l’excellence, ajoute Alain Gleyzes. Nous sommes la seule aire d’appellation dont l’étendue a diminué depuis sa création (2600 hectares initialement, 1970 depuis 2017), et ce, à la demande des vigneronnes et des vignerons. » Fitou c’est évidemment le cépage emblématique : Monsieur Carignan. « Il est clairement l’ADN de l’appellation et c’est tant mieux pour nous, poursuit le président. Il avait été banni à une époque et maintenant, il revient dans les bonnes grâces face au réchauffement climatique. » « C’est un cépage adapté à la sécheresse, ses sarments résistent bien au vent, ce qui est important dans nos régions, confirme Romain Vidal, vigneron œnologue au Mas de La Roque. Il est intéressant lorsque la production n’est pas trop élevée à l’hectare. La maturité pleine du raisin nous permet d’avoir un côté fruité moins alcooleux, des tanins ronds, des vins équilibrés avec un degré maîtrisé. » Un cépage profond et généreux qui apporte de la structure, de la fraîcheur et des notes acidulées, complété par la rondeur du grenache et les épices de la syrah, voilà un cocktail qui détonne sur le schiste et le calcaire local.

Engagement vertueux et foncier abordable
Cela n’empêche pas l’appellation de réfléchir à son futur en lançant une étude de l’adaptabilité des cépages au sol et à la vie du sol. « Fitou, c’est aussi une appellation qui a un œil vers l’avenir avec au total, 23 caves particulières (sur 37) et 3 caves coopératives (sur 3) inscrites dans une démarche agro-environnementale et une moyenne d’âge d’une quarantaine d’années au sein des domaines en propre », rajoute Alain Gleyzes. Avec un foncier qui n’est pas loin d’être l’un des moins chers de France (entre 8000 et 14000 €/ha), les successions et les installations ont la cote. Evidemment reste le problème majeur du marché du vin rouge. « Quand on ne produit qu’une couleur, il est difficile de rester maitre de la situation », convient le président. « Mais on n’est plus du tout dans le cliché que ‘Le Fitou, ça se boit avec du gibier’, rebondit Hélène Grau, œnologue, co-fondatrice de l’entreprise de conseil Synergie Lab, à Perpignan. Aujourd’hui, le Fitou, ce sont des vins fins, qui se marieront aussi bien avec une belle viande rouge, sans ‘l’écraser’, qu’avec des poissons, des légumes grillés… » De quoi peut-être plaire au marché asiatique, l’un des seuls où le vin rouge a encore la cote…

Plus d’informations sur https://www.fitouaoc.com/

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Week-end des Grands Crus : en route pour la 17e édition

La 17e édition du Week-end des Grands Crus se déroule du 9 au 11 juin. Un rendez-vous qui permet à l’Union des Grands Crus de Bordeaux de toucher le grand public, en invitant les amateurs à venir à la rencontre de ses propriétés membres. Entretien avec le président de l’Union, Ronan Laborde.

Quels sont les temps forts à attendre pour cette 17e édition ?
Comme vous le savez, l’Union des Grands Crus organise un certain nombre d’événements, toute l’année à travers le monde, s’adressant essentiellement aux professionnels. Ce Week-end des Grands Crus est pour nous l’occasion de toucher le grand public dans une ambiance festive, d’ouvrir les portes de nos châteaux et de faire goûter nos vins, « à domicile », aux amateurs bordelais, français et internationaux. Nous attendons pour cette édition entre 1300 et 1500 visiteurs. Le point d’orgue de ce week-end sera, samedi10 juin, la grande dégustation qui se tiendra de 10h à 17h au Hangar 14, sur les quais de Bordeaux. 110 propriétés feront goûter leurs vins (le millésime 2020 et un millésime au choix), elles représenteront la rive gauche comme la rive droite, avec des animations musicales et culinaires, des masterclasses animées par Margot Ducancel (« Rouge aux Lèvres »), le critique chinois Alexandre Ma et la verrerie Riedel.

Les visiteurs sont également invités à explorer le vignoble durant ce week-end…
Oui, le programme est une nouvelle fois très riche avec, vendredi et samedi, des « dîners passion » dans cinq propriétés (Château de Fargues, Château Clarke, Château Beauregard, Château Kirwan et Château Pichon Baron) qui feront déguster leur vin ainsi que les vins d’autres membres de l’Union. Ces dîners très prisés affichent déjà complet pour certains d’entre eux. Le dimanche, les amateurs ont la possibilité de participer à des circuits découverte dans le vignoble (Médoc, rive droite et Pessac-Léognan / Sauternes), avec des visites, dégustations et déjeuners à la propriété. Dimanche se tient enfin un tournoi de golf, qui se déroule au Grand Saint Emilionnais Golf Club.

Après la belle affluence de dégustateurs constatée lors de la Semaine des Primeurs, ce Week-end des Grands Crus est-il l’occasion de confirmer la bonne dynamique dans laquelle veut s’inscrire Bordeaux, après les années Covid ?
Oui, le millésime 2022 a été très apprécié par la presse internationale, il s’inscrit dans une belle série de millésimes de haute qualité qui confirme le retour de Bordeaux au premier plan. Le 2020, qui est présenté lors de la grande dégustation de ce week-end, s’inscrit dans cette succession de grands millésimes. Bien sûr, au-delà de la qualité des vins, il y a toujours des préoccupations autour du contexte économique et international auquel nous sommes forcément liés. Ce Week-end des Grands Crus constitue justement une occasion de se retrouver, de prendre du plaisir, de se cultiver, de constater l’évolution des vins de Bordeaux, la dynamique des propriétés, la mutation des pratiques, et de découvrir, pour un tarif de 50 €, une grande variété de vins qui incarnent toute la diversité bordelaise.

Informations pratiques et billetterie sur le site officiel de l’Union des Grands Crus

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Les lauréats des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé 2023 sont ….

Catégorie Faune et Flore
CHÂTEAU BARDINS – GRAND PRIX D’OR
CHÂTEAU LE MOULIN DE LA MARZELLE – BRONZE
VIGNOBLES INVINDIA – ARGENT

Catégorie Empreinte
UNION DES PRODUCTEURS DE SAINT-ÉMILION – GRAND PRIX D’OR
VIGNOBLES SIOZARD – BRONZE
CHÂTEAU D’ARCHE – ARGENT

Catégorie Nature et respect
DOMAINE JEAN-YVES MILLAIRE – GRAND PRIX D’OR
CAVE TUTIAC – ARGENT
CHÂTEAU DE CHELIVETTE – BRONZE

Catégorie Innovation et avenir
DOMAINE EMILE GRELIER GRAND – PRIX D’OR
CHÂTEAU HAUT-CHAIGNEAU – ARGENT
CHÂTEAU FOURCAS HOSTEN – BRONZE

Catégorie Vivre Ensemble
CHÂTEAU DU TAILLAN – GRAND PRIX D’OR
CHÂTEAU BONALGUE – ARGENT
YVON MAU – BRONZE

Prix Spécial de la Vigneronne Engagé de l’année
CHÂTEAU ST-FERDINAND

Coup de cœur démarche collective
LES EPICU’RIONS

Retrouvez toute la cérémonie en cliquant sur ce lien.


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Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé en vidéo

[Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé]

Vous étiez plus de 470 à fouler les terres du vignoble de Saint-Emilion hier.

L’intégralité des tickets d’entrée, soit près de 1400€, seront reversés à l’association Biotope Festival.

Rendez-vous ce soir dès 18h sur facebook pour la remise des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé. Toutes les photos, infos, liens sont disponible sur terredevins.com !

Encore merci pour votre présence.

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Crise du vignoble bordelais : lancement du plan d’arrachage face à des viticulteurs en « détresse »

Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau et les représentants des vins de Bordeaux ont signé lundi le déblocage d’une aide à l’arrachage d’une partie du vignoble, en proie à une grave crise de surproduction, à l’issue d’une réunion avec des viticulteurs en « détresse ».

Cette enveloppe de 57 millions d’euros, cofinancée par l’État et le Comité interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), doit permettre l’arrachage « sanitaire » d’environ 9.500 hectares de vignes, avec une prime de 6.000 euros par hectare, afin de lutter à titre préventif contre la flavescence dorée, une maladie qui menace les vignes laissées à l’abandon.

L’Etat a mobilisé 38 millions d’euros, et le CIVB débloqué 19 millions, dont 14 millions tirés d’un emprunt, pour financer ce plan qui permet indirectement de réduire les volumes de production. Le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ajoute 10 millions d’euros pour aider « au moins 300 viticulteurs » à diversifier leur productions. Ce plan, « même s’il est insuffisant à plusieurs égards« , doit être mis en place « le plus vite possible » car « les derniers chiffres sur la consommation en France montrent que les choses s’aggravent« , a alerté le vice-président du CIVB Bernard Farges lors d’une réunion à Salleboeuf (Gironde) avec le ministre et une trentaine de représentants de viticulteurs témoignant « de cris de détresse » localement.

Dans le premier vignoble AOC de France, avec 110.000 hectares de vignes cultivés, les appellations les moins prestigieuses souffrent d’un effondrement des prix et d’une surproduction évaluée à un million d’hectolitres. En janvier, plus d’un vigneron girondin sur trois se déclarait en difficulté auprès de la Chambre d’agriculture. Pour Didier Cousiney, du collectif Viti 33 qui réclame l’arrachage d’au
moins 15.000 hectares, avec une prime de 10.000 euros par hectare, « on n’est pas en crise, on est en guerre. Il faut prendre des décisions urgentes car dans quelques temps le paysage girondin va être défiguré, dénaturé« . Ces aides ne représentent pas « un solde de tout compte« , a répondu Marc Fesneau, ouvrant la voie à des prêts bonifiés pour « être offensif collectivement » à l’export. Il a également promis « au niveau européen » un prochain dispositif de distillation des excédents, afin de réduire les volumes « pour faire face à cette crise qui est une crise de consommation« .

Une dizaine de militants anti pesticides, munis de casseroles, ont attendu sans succès le ministre à sa sortie de la réunion.

Nous en parlions également dans l’émission Vino Veritas du mois de janvier 2023 à retrouver en replay en cliquant sur ce lien.

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[PRIMEURS] Château Palmer s’affiche

La campagne des Primeurs 2022 reprend en ce début de semaine sur les chapeaux de roues, avec la sortie de l’emblématique Château Palmer, 3ème Grand Cru Classé 1855 (Margaux). On fait également le point sur les sorties récentes.

Noté 97-98 par la rédaction de Terre de Vins, qui a noté qu’il « tutoie une nouvelle fois les sommets de Margaux » avec son millésime 2022, Château Palmer sort au prix de 414 € TTC. Par comparaison, il était sorti au prix de 280 € HT en 2021 et 2020, et 187 € HT en 2019. On est donc sur une augmentation de prix assez sensible, de l’ordre de +20%. Le second vin de la propriété, Alter Ego, sort pour sa part au prix de 92,40 € TTC. Voir notre article récent sur les travaux en cours au château Palmer.

Les autres sorties récentes
Château Clerc Milon – 5ème Grand Cru Classé (Pauillac) : 91,80 € TTC
Château Grand Puy Lacoste – 5ème Grand Cru Classé (Pauillac) : 82,30 € TTC
Château Grand Puy Ducasse – 5ème Grand Cru Classé (Pauillac) : 42,50 € TTC
Château Haut Batailley – 5ème Grand Cru Classé (Pauillac) : 60,50 € TTC
Château Branaire Ducru – 4ème Grand Cru Classé (Saint-Julien) : 55,40 € TTC
Château Talbot – 4ème Grand Cru Classé (Saint-Julien) : 67,20 € TTC
Château Marquis d’Alesme Becker – 3ème Grand Cru Classé (Margaux) : 52,20 € TTC
Château Kirwan – 3ème Grand Cru Classé (Margaux) : 51,80 € TTC
Château Cos Labory – 5ème Grand Cru Classé (Saint-Estèphe) : 37,80 € TTC
Château Olivier rouge – Cru Classé de Graves (Pessac-Léognan) : 31,10 € TTC
Château Olivier blanc – Cru Classé de Graves (Pessac-Léognan) : 35,30 € TTC
Château Latour Martillac rouge – Cru Classé de Graves (Pessac-Léognan) : 35,70 € TTC
Château Latour Martillac blanc – Cru Classé de Graves (Pessac-Léognan) : 41,40 € TTC
Château Carbonnieux rouge – Cru Classé de Graves (Pessac-Léognan) : 36 € TTC
Château Carbonnieux blanc – Cru Classé de Graves (Pessac-Léognan) : 36 € TTC
Château Brown blanc (Pessac-Léognan) : 30,20 € TTC
Château Brown rouge (Pessac-Léognan) : 31 € TTC
Clos Marsalette (Pessac-Léognan) : 20 € TTC
Château La Mondotte – Premier Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 201,60 € TTC
Château Canon La Gaffelière – Premier Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 90,70 € TTC
Clos de l’Oratoire – Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 38,60 € TTC
Château de Ferrand – Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 33,60 € TTC
Château Grand Mayne – Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 45 € TTC
Château Corbin – Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 34,80 € TTC
Château Faugères – Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 39,60 € TTC
Château Péby-Faugères – Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 165,60 € TTC
Château Laroze – Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 28,20 € TTC
Château Lassègue – Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 34,80 € TTC
Château Sociando-Mallet (Haut-Médoc) : 38,60 € TTC
Château Labégorce (Margaux) : 34,80 € TTC
Château Ormes de Pez (Saint-Estèphe) : 29,40 € TTC
Château Potensac (Médoc) : 28,20 € TTC
Château La Tour de Mons – Cru Bourgeois Supérieur (Margaux) : 22,80 € TTC
Château Nénin (Pomerol) : 76,80 € TTC
Château Taillefer (Pomerol) : 28 € TTC
Château La Pointe (Pomerol) : 46,80 € TTC
Château Les Cruzelles (Lalande-de-Pomerol) : 27,50 € TTC
La Chenade (Lalande-de-Pomerol) : 21,40 € TTC
Château Montlandrie (Castillon-Côtes-de-Bordeaux) : 23,60 € TTC
Château Cap de Faugères (Castillon-Côtes-de-Bordeaux) : 14 € TTC
Château d’Aiguilhe (Castillon-Côtes-de-Bordeaux) : 19,10 € TTC
Château Saintayme (Saint-Émilion Grand Cru) : 17,40 € TTC
« Caillou Blanc » de Chateau Talbot (Bordeaux blanc) : 43,70 € TTC

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Cognac Frapin : L’incroyable mais vrai

Il est des choses que la fiction ne pourrait délivrer, faute d’être crédible. Comme cette anecdote de Frapin qui s’est déroulée ce jeudi 1er juin où la réalité dépasse volontiers la fiction. Explications.

On le sait, l’anniversaire a nourri dernièrement les colonnes de Terre de Vins, la cuvée Fontpinot XO de Frapin célèbre cette année son centenaire avec, pour l’occasion, un flacon singulier. Jusque-là, rien d’étonnant, juste du plaisir. Coïncidence de calendrier, il s’avère par ailleurs qu’en 1923 est né le futur maître de chai de la maison Frapin, un certain Guy Jeanneteau. Il travaillera durant presque 40 ans – de 1947 à 1986 – en les murs de la pépite de Segonzac afin de poursuivre l’œuvre de ses prédécesseurs et ce dans l’excellence, fidèle à l’esprit de la maison. Il aurait ainsi au 100 ans cette année ! Non, mieux, il a 100 ans cette année et Jean-Pierre Cointreau, propriétaire de la maison Frapin, le directeur-général et maître de chai Patrice Piveteau ainsi que le reste de l’équipe se sont rendus le jeudi 1er juin 2023 dans la maison de repos de Cozes pour fêter l’anniversaire de Monsieur Guy Jeanneteau. L’histoire est aussi belle que la vie.

À notre tour, l’équipe de Terre de Vins lui souhaite un très bel anniversaire !  

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Une première édition de la Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé pleine de promesses

470 randonneurs se sont réunis hier, dans le parc Guadet à Saint-Emilion, pour la première édition de la Randonnée de Bordeaux Vignoble Engagé (BVE) autour de deux boucles possibles, 9 ou 5 kms !

17 châteaux
En partenariat avec le Conseil des Vins de Saint-Émilion et le CIVB, les randonneurs se sont aventurés à travers 17 châteaux du vignoble de Saint-Emilion : Château Villemaurine, château La Couspaude, Château Balestard la Tonnelle, Château Haut Sarpe, Château Coupelle d’Ertan, Château Gaubert, Château Sarpe Grand Jacques, Château Barde haut, Château Tour St Christophe, Château Guillemot, Château la Grangere, Château Godeau, Château Tour Baladoze / la Croizille, Château Tertre Roteboeuf, Château Pavie Decesse et Château Pavie Macquin.


La randonnée est une occasion unique de faire (re)découvrir au public la beauté des paysages et de montrer, au travers d’ateliers animés par des vignerons, l’ensemble des projets mis en place pour protéger cet écrin.

Le Château Haut-Sarpe (Grand Cru Classé de Saint-Émilion, Saint-Christophe-des-Bardes) faisait découvrir son travail autour de la biodiversité avec des nichoirs à chauve-souris et hôtel à insectes, une et ferme pédagogique.

À l’occasion d’une halte sur le parcours des 5 km, le Château Sarpe Grand Jacques (Saint-Émilion Grand Cru, Saint-Christophe-des-Bardes) proposait une approche gustative du terroir présentant un des vins qui reflète et respecte le lieu où il est né et les personnes qui y contribuent. Les plus petits ont eu le droit au jus de raisin de la propriété.

Le Château Barde-Haut (Saint-Émilion Grand Cru Classé, Saint-Christophe-des-Bardes) a présenté son nouvel ensemble viti-vinicole responsable avec par exemple des toitures végétalisées, des puits canadiens qui permettent de réduire les amplitudes thermiques du chai et du cuvier, une éolienne fixée sur la toiture des ateliers alimente l’éclairage extérieur des bâtiments, les eaux de pluie qui sont récupérées et réutilisées pour l’usage au quotidien…

Enfin, après une côte vertigineuse, les randonneurs ont pu faire une halte sur la terrasse panoramique du Châteaux La Croizille (Grands Crus Classé de Saint-Émilion, Saint-Laurent-des-Combes) avec la dégustation de la cuvée 2012 du Château La Croizille.


Biotope Festival
L’intégralité des ventes de la billetterie sera remise à l’association Biotope Festival qui œuvre pour une action pédagogique auprès des scolaires, des enseignants et des familles en traitant la question de l’environnement et de la biodiversité, mais également pour un accompagnement, auprès de la Jurade de Saint-Émilion, avec “La marche des arbres” qui reboise le territoire. Biotope Festival, c’est aussi une action autour de l’alimentation avec “Mon resto responsable”, à destination des restaurations collectives, et plus particulièrement des scolaires et enfin un accompagnement à la réinstallation de maraîchers pour que les cantines puissent se fournir auprès d’eux. 

©A. Viller

Le village
Quartier général au départ et à l’arrivée de la randonnée, le village découverte au cœur du parc Guadet à pu proposer à chacun de se reposer, se retrouver autour d’ateliers ludiques organisés par l’École du Vin de Bordeaux avec une dégustation pédagogiques et Justine Colson qui proposait une atelier sophro-tasting.


Et après quelques kilomètres dans les jambes, tout le monde a pu se restaurer avec le food truck, le Casa Mama qui servait des gaufres salés et sucrées, Lou Vincent qui à regalé les gourmands avec ses grillades,, le tout, accompagné du Saint-Émilion Wine truck et du Pablito Coffee compagny. On pouvait aussi y retrouver Cabicoulx qui proposait des fromages de chèvres et des sorbets à base de lait de chèvres ainsi que La Ferme de Hournadet.

La journée a été rythmée par le groupe de rock “Les Landers” dont la chanteuse et guitariste était Marie-Pierre Lacoste vigneronne au Château La Clotte-Cazalis situé à la confluence de la Garonne et du Ciron.


Trophées Bordeaux Vignoble Engagé
Cette randonnée était un prélude aux Trophées Bordeaux Vignoble Engagé qui se déroulent ce soir dès 18h avec une conférence sur le thème « La RSE, outil d’attractivité pour les métiers de la vigne et du vin » suivie à 19h de la remise des Trophées en direct sur facebook en cliquant sur ce lien.

Photos: ©A. Viller

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Grêle en Charentes : des dégâts dans le vignoble

Un orage mêlé de pluies diluviennes et parfois de grêlons a traversé hier après-midi les Charentes. Des dégâts dans le vignoble sont à déplorer.  

Sur les coups de 18 heures, ce dimanche 4 juin, le ciel s’est soudainement noirci. L’orage venait de l’Est portant avec lui des vents violents, des pluies battantes et son lot de grêlons. « Il semblerait que le gros de la tempête soit passé au sud de Rouillac, nous avons connu de belles averses mais sans grêle, c’est heureux », raconte la viticultrice Géraldine Landier des cognacs éponymes. Du côté de Segonzac et de Lignières-Sonneville, des grêlons sont en revanche tombés. « Mon responsable du vignoble a fait un premier tour, on semblerait plutôt épargné mais la grêle est tombée par endroits », précise le directeur-général de la maison Frapin, Patrice Piveteau. « Notre parcelle de folle blanche a été lourdement impactée, ce fut impressionnant, la pluie dense a peut-être amorti quelque peu les grêlons, l’orage a laissé des amas de grêlons, ce fut un épisode violent », souligne Claudine Dudognon à Lignières-Sonneville. Concernant la violence du vent, les vignes ayant connu le premier relevage semblent avoir mieux résisté. Par endroits, il est tombé jusqu’à 110 millimètres de pluie – notamment à Criteuil – en quelques minutes. À coup sûr, l’orage a fait des dégâts sur les secteurs de Barbezieux, d’Archiac, Saint-Fort-sur-Gironde et de Jonzac où des couloirs de grêle sont venus mâcher les vignes. « Il faut toujours un peu de temps pour évaluer les pertes mais je constate sur certaines parcelles que c’est déjà à moitié vendangé, que des bois sont cassés, avec la chaleur qui arrive, demain, des vignes seront marrons », explique Ghislain Bossard, viticulteur basé sur la commune de Réaux-sur-Trèfle.

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