Dourthe s’ouvre à la place de Bordeaux

Dourthe appartient à la holding familiale Thiénot Bordeaux Champagne. Une holding qui possède les champagnes Thiénot, Marie Stuart, Joseph Perrier, Canard Duchêne et qui a pris, en 2017, une participation majoritaire chez le négociant producteur CVBG-Dourthe-Kessmann: déjà un solide réseau de distribution donc, mais Dourthe souhaite étendre, pour trois de ses châteaux, la distribution à la place de Bordeaux. Les raisons de ce choix. 

Parmi les huit châteaux que Dourthe possède, trois châteaux ont retenu toute son attention pour les faire bénéficier d’une diffusion élargie grâce à la place de Bordeaux :  

Le château Le Boscq à Saint Estèphe (classé en 2020 cru bourgeois exceptionnel), acheté en 2021 après 26 années de fermage. 20 ha plantés.

Le château Belgrave, 5ème  cru classé en 1855, en appellation Haut-Médoc, en fermage depuis 1979. 60 ha plantés

Le château La Garde en Pessac Léognan, acquis en 1990. 54 ha plantés. 

Trois châteaux bénéficiant déjà d’une bonne notoriété. Mais pour Valentin Jestin, le directeur de la marque Dourthe, cela ne suffisait pas. « En 2019 nous avons décidé d’ouvrir la distribution de ces 3 châteaux en nous appuyant sur CVBG (NDLR : Compagnie des Vins de Bordeaux et de la Gironde), l’une des entités de notre holding, pour commencer à préparer les marchés à une logique d’open market. Cette année, nous avons étendu cette distribution à un nombre restreint de négociants de la Place de Bordeaux ». Mais que recherche-t-on ?

La diffusion et surtout la notoriété
« Il s’agit d’accroitre le nombre de clients par pays et notre visibilité. La place de Bordeaux, c’est un club de grands vins et cela nous a permis, dès les primeurs, d’augmenter le nombre de clients. La notoriété d’un cru passe aussi par sa visibilité ». 21 négociants sont mobilisés avec un nombre différent selon le château. « Un nombre qui n’a pas vocation à se développer car on veut faire un travail main dans la main avec chacun d’eux » chacun ayant sa spécialité et son réseau. « Pour chaque château on a regardé sa distribution actuelle et nous avons étudié ce que chaque négociant pouvait apporter à l’exportavec une ouverture totale sur tous les pays du monde ». Valentin Jestin parle volontiers du château La Garde avec « son énorme potentiel, ses 27 sols différents, et sa magnifique croupe de graves qui fait des vins sublimes ». Le projet a permis de restructurer le vignoble « qui a atteint aujourd’hui son plein potentiel ». Et tout récemment, le nouveau chai de vinification est entré en fonction. « C’était le bon moment pour ce château d’aller sur la Place de Bordeaux ». 

Idem pour le château le Bosq en ce qui concerne le vignoble (des travaux vont commencer sur le chai et une salle de réception). Pour Belgrave, le vignoble a lui aussi été restructuré et l’identité du vin a été retrouvée, sur « une assiette foncière qui est exactement celle de 1855 » . Les trois châteaux « n’ont pas de vignobles morcelés : on a des blocs d’un seul tenant. Cela nous permet d’exprimer le goût d’un endroit » tient à préciser Valentin Jestin. 

Pour parfaire cette recherche de notoriété, le château La Garde, à l’entrée de la route des crus classés entre Martillac et Léognan, verra s’ouvrir très prochainement trois chambres d’hôtes haut de gamme dans la vieille et très belle bâtisse. L’occasion de voir la création d’une filiale Dourthe Hospitality

Cet article Dourthe s’ouvre à la place de Bordeaux est apparu en premier sur Terre de Vins.

Deux Meilleurs Apprentis de France en Sommellerie 2023

La finale Nationale du Concours ‘Un des Meilleurs Apprentis de France en sommellerie’, qui s’est tenu le lundi 23 octobre 2023, au CFA Henriman Formation à Nantes, a été l’occasion pour les sommeliers en herbe de mettre en avant leurs compétences et leur connaissance approfondie du monde du vin.

Les 13 candidats venant de toutes la France, ce sont affronté autour de plusieurs ateliers, analyse sensorielle de deux vins, technique de décantation d’un vieux vin, ouverture et service d’un vin effervescent, reconnaissance de boissons autres que le vin, argumentation commerciale en français et en anglais autour d’un menu, proposition autour de boissons chaudes et épreuves écrite.

Sous l’œil attentif de Bruno LAIGNEAU, responsable métier et de nombreux jury, tous experts de la sommellerie, les candidats ont rivalisé d’ingéniosité pour démontrer leur connaissance du vin, leurs compétences de dégustation et leur aptitude à harmoniser les vins avec les mets.

Après une journée dense en activités, les jurys sous la présidence de Nadine GAILLARD, présidente de l’UDSF Bretagne sont fier d’annoncer les résultats du Concours.

2 candidats reçoivent la médaille d’or et le Titre de Meilleur Apprentis de France en Sommellerie 2023.

Madame TUSSEAU Ines, mention complémentaire sommellerie au CFA HENRIMAN Formation à NANTES, en alternance au Restaurant les Chants d’Avril à Nantes

Monsieur ROUSSEL Dimitri, mention complémentaire sommellerie au lycée Albert de Mun à PARIS, en alternance au Cheval blanc à Paris.

Cet article Deux Meilleurs Apprentis de France en Sommellerie 2023 est apparu en premier sur Terre de Vins.

Séquentis, les nouveaux vins à partir de cépages résistants

Une nouvelle gamme de vins bios à partir de cépages résistants est en train de naître en Charente-Maritime. Son nom est Séquentis et son co-créateur Arthur Houvet nous explique le pourquoi du comment.

Parallèlement à votre activité de distillateur, vous produisez du vin, comment cette idée a-t-elle germée ?
Parallèlement à notre activité de distillateur, l’idée de produire du vin issu des cépages résistants est née spontanément, portée par notre engagement envers le bien-être de nos vignes et de nos sols. Ayant déjà une connaissance approfondie du terroir et des pratiques agricoles de notre région, il nous semblait logique d’explorer la production de vin en utilisant le même souci de qualité et de respect de l’environnement qui caractérise notre activité de distillation. Cette extension de nos activités nous permet de proposer une gamme de produits novateurs avec une philosophie qui est la nôtre. Le naturellement bio. Sequentis est donc né.

Vous avez choisi des cépages dits résistants, pouvez-vous nous expliquer ? 
Choisir ces cépages résistants était une évidence. Ces cépages sont naturellement résistants aux maladies et aux ravageurs, supprimant ainsi le besoin d’appliquer des produits chimiques dans nos vignes, ça réduit énormément l’impact environnemental. De ce fait, Il y a de cela quatre ans, nous avons acquis des plants de ces cépages que nous avons soigneusement plantés sur notre domaine à Arthenac, avec 15 hectares de cépages résistants, dont 10 cépages différents. De plus, ils s’adaptent mieux aux variations climatiques, garantissant une production plus stable. Cette approche plus respectueuse de l’environnement répond aux attentes des consommateurs pour des produits durables, tout en garantissant des vins de haute qualité et en améliorant la sécurité alimentaire grâce à une réduction des résidus de pesticides.

La finalité est de produire des vins bios, que recherchez vous en termes de typicité, d’architecture, d’arômes ? 
Nous recherchons une typicité florale distinctive, avec un vin facile à boire qui séduit les amateurs. Nous avons toujours suivi une démarche de viticulture biologique, bien que l’obtention du logo bio sur notre bouteille soit encore en cours et nécessite quelques mois supplémentaires. En utilisant le terroir du cognac, plus précisément de la petite champagne, caractérisé par un sol argilo-calcaire, nous sommes en mesure de créer des vins riches en arômes, capturant les caractéristiques uniques de notre région. Pour l’instant, notre gamme se compose de deux vins blancs et d’un vin rouge. L’un de nos blancs est élaboré à partir de 100% de Floréal, tandis que le second est un assemblage de Souvignier Gris et de Floréal. Notre vin rouge est créé à partir des cépages Monarch et Vidoc. Notre objectif est de continuer à développer notre gamme en mettant en avant ces cépages spécifiques.

Cet article Séquentis, les nouveaux vins à partir de cépages résistants est apparu en premier sur Terre de Vins.

[Publi-Info] Château de Buzet, la renaissance d’un patrimoine millénaire

Ce joyau architectural, situé dans la région de l’Albret entre Toulouse et Bordeaux, au Sud-Ouest de la France, est le symbole d’une viticulture nouvelle depuis l’achat, en 2018, de la bâtisse et de son parc par Les Vignerons de Buzet.

Un patrimoine millénaire
Le Château de Buzet, ses Fabriques et son parc de 11 hectares, incarnent un des symboles de l’AOC Buzet. Le château, dont les racines plongent dans une histoire millénaire, a traversé les époques. Successivement habités par des seigneurs et des grandes familles, ses murs portent les empreintes du temps. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le château formait le cœur du bourg castral du « Haut Buzet ». En 1852, Alfred de Noailles devient propriétaire par alliance du château. Passionné par la vigne, il transforme le domaine en une exploitation viticole modèle puis exporte le vin du château jusqu’en Chine, au Japon, ou encore aux Etats-Unis. Au décès du couple, la bâtisse fut progressivement abandonnée par les héritiers puis les différents propriétaires. En 2018, les Vignerons de Buzet rachètent le Château de Buzet dans le but de poursuivre l’écriture de l’histoire de ce patrimoine étroitement liée à celle du vignoble de Buzet.

Château de Buzet, en appellation Buzet…
Rares sont les châteaux ou domaines qui portent le nom de leur appellation ! Les recherches historiques menées par Pierre Courroux, Maître de conférences à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour avec laquelle Les Vignerons de Buzet collaborent depuis de nombreuses années, montrent que des parcelles de vignes, autrefois rattachées au château, sont détenues et exploitées aujourd’hui par les vignerons du collectif. L’existence du vin du Château de Buzet avant la création de l’appellation Buzet a par ailleurs été démontrée par des documents trouvés lors de consultations d’archives et attestant sa commercialisation dans divers pays du monde dès le XIXème siècle. C’est sur la base de ces éléments que l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) permet au château de restituer sa mémoire viticole et de porter son nom d’appellation.

Une expérience de dégustation immersive
Sur la contre-étiquette de la bouteille se trouve un QR code, scannez-le et immergez-vous dans l’univers du Château de Buzet. Un mini-site conçu exclusivement pour cette cuvée vous emporte dans la découverte de l’histoire du Château et vous guide dans la dégustation du vin au travers de vidéos animées.

Cuvée à retrouver en restauration et chez les cavistes ou sur le site internet de la coopérative
56 avenue des Côtes de Buzet, 47160 Buzet-sur-Baïse

Cet article [Publi-Info] Château de Buzet, la renaissance d’un patrimoine millénaire est apparu en premier sur Terre de Vins.

Des Vinifilles qui s’engagent !

Connue et reconnue depuis 2009, l’association Vinifilles est engagée dans la mise en lumière des femmes dans le monde du vin. En novembre prochain, ses membres lancent les événements gastronomiques D pour Dîner, pour soutenir des jeunes femmes du vin dans le besoin.

Fondée en 2009 sous l’impulsion de Pascale Rivière, vigneronne du domaine de la Jasse Castel en Terrasses du Larzac, les Vinifilles regroupent aujourd’hui 19 vigneronnes réparties aux quatre coins du Languedoc-Roussillon. 

Véritable réseau d’entraide de savoir-faire, les Vinifilles ont pour vocation de transmettre la culture du vin et la convivialité, et (surtout) de promouvoir l’égalité femmes hommes dans le mondovino. Sous la présidence de Françoise Ollier (domaine Ollier-Taillefer) depuis 3 ans, des vigneronnes comme Emmanuelle Schoch du Mas Seren, Isabelle Mangeart du Clos des Nines ou Fanny Boyer du Château Beaubois écrivent encore et toujours l’histoire de l’organisation.

D pour Dîner, réservez votre place !
Le 8 novembre prochain démarre l’opération D pour Dîner, une idée de Françoise Antech (Antech – Limoux) pour la création d’une bourse qui accompagnera des jeunes filles en formation avec peu de surface et de capacité financière pour se lancer. Une action qui est dans l’ADN de l’association. “On travaille souvent avec les écoles hôtelières, notamment avec Purple Campus à Béziers” nous a confié la présidente Françoise Ollier. Également en collaboration avec les grands chefs de la région, le groupement de vigneronnes a proposé à plusieurs restaurants d’organiser des repas gastronomiques où une partie des fonds seront reversés à des filles dans le besoin immédiat. Résultats, 6 soirées magiques dans 6 villes d’Occitanie sont prévues sur le mois de novembre. “Selon les restaurants, 20 à 40 places sont à remplir et 25 € par place seront reversés à l’association Soroptimist International, nous espérons entre 3000 et 4000 € de dons à la fin de l’opération”.

Des Vinifilles comme sommelières
Carcassonne, Narbonne, Saint-Cyprien, Assignan, Montpellier et Saint-Hilaire de Brethmas accueilleront donc les Vinifilles et leurs vins. “Les vigneronnes seront aussi sommelières le temps d’une soirée et accorderont leurs vins avec les plats concoctés par les chefs”. « Une première pour nous, s’exprime Françoise Ollier, nous ferons également, à la fin de chaque soirée, une vente de magnum et d’anciens millésimes, en espérant que les clients seront sensibles”. Une excellente initiative portée par les meilleures vigneronnes du Languedoc-Roussillon !

Liste des évènements (le soir, sur réservation uniquement auprès des restaurants) : 

Le 8 novembre à Saint-Cyprien à L’Almandin Ile de la Lagune / Chef Frédéric Bacquié

Le 8 novembre à Carcassonne à la Barbacane, Hôtel de la Cité / Chef Jérôme Ryon

Le 22 novembre à Narbonne à la Cave à Manger – Cave à Vins maison Saint-Crescent / Chef Lionel Giraud

Le 28 novembre à Montpellier à la Réserve Rimbaud / Chef Charles Fontes

Le 29 novembre à Assignan à La Table / chefs Justine et Stéphan Paroche

Le 7 décembre à Saint-Hilaire de Brethmas à le Saint-Hilaire / Chef Sébastien Rath

Cet article Des Vinifilles qui s’engagent ! est apparu en premier sur Terre de Vins.

« L ‘Odyssée du vin » de Jérémy Cukierman

A l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, entretien avec Jérémy Cukierman, Master of Wine.

Pourriez-vous revenir sur votre initiation au vin et votre parcours qui vous a mené jusqu’au titre de Master of Wine ?
J’ai commencé ma carrière dans la communication en étant acheteur média, sans n’avoir aucune vocation à faire ce métier-là. J’ai pu rencontrer une bande de joyeux drilles aux profils épicuriens, l’un étant fils de guide gastronomique, un autre ayant monté un restaurant avec une sacrée carte des vins… Nous avons alors commencé à arpenter les régions viticoles, les bonnes tables. J’ai dépensé sans compter, j’y passais mes week-ends, jusqu’à me demander s’il ne fallait pas envisager un changement de cap. Avec deux de mes acolytes nous avons monté une agence événementielle spécialisée dans le vin, un système de vente sur allocation et des points de vente sur Paris. Au bout de six années, j’ai voulu en savoir encore davantage et me suis investi dans la formation du WSET. J’ai passé les différents niveaux étudiants, puis celui d’instructeur me permettant d’enseigner dans le cadre de ce diplôme. J’ai pu côtoyer lors de ces différentes épreuves des Masters of Wine qui m’ont encouragé à m’engager dans ce nouveau défi. J’ai passé quatre années et demi en apnée avec un rythme de travail très intense. En mars 2017, au terme d’une préparation de longue haleine, j’ai décroché la timbale. Entre temps, j’avais pu commencer à écrire sur le vin, j’avais lancé mon premier livre et débuté des activités de consulting. Grâce au titre de Master of Wine, j’ai pu avoir de nouvelles opportunités notamment au sein de la Kedge Wine School.

Vous aviez déjà écrit plusieurs ouvrages avant celui-ci, qu’est-ce qui vous a poussé à entreprendre ce nouveau projet ?
C’est un retour à mes premiers amours. Mon dernier livre traitait des enjeux climatiques, avec une approche un peu plus technique. Ce que j’aime avant tout, c’est raconter des histoires et c’est ce que j’ai voulu faire dans le cadre de ce nouveau projet. Il me tenait à cœur de transmettre ces récits de voyage, de rencontre et d’émerveillement. Les angles d’attaque sont multiples, géologiques, historiques, émotionnels. Pascaline Lepeltier, qui a rédigé la préface, a raison lorsqu’elle dit que c’est sûrement mon livre le plus personnel.

Le monde du vin recelle de talents, de personnalités, de styles, comment avez-vous entrepris votre choix des vignerons et propriétés qui jalonnent ce nouvel ouvrage ?
Ça s’est fait au feeling… Je suis un passionné des vins de voile, c’était une évidence de les évoquer. J’aime parler des grands oubliés, les vins doux ou fortifiés. Les insoumis, défricheurs, ou ceux qui adoptent une approche différente me plaisent aussi. La sélection s’est ainsi faîte, au gré de mes envies !

La notion de lieu a une part centrale dans votre ouvrage. Au-delà d’une dimension purement terroiriste, l’esthétique est souvent mise en avant. Quelle part occupe-t-telle selon vous dans le goût que l’on porte au vin ?
Quand on boit un vin, on boit une histoire qui débute par la terre sur laquelle il voit le jour. Le vin est un formidable moyen de transport et faire voyager les gens constituait mon envie initiale. J’ai pu remarquer qu’un grand terroir avait toujours quelque chose de très esthétique. Le travail formidable des photographes qui ont collaboré à cet ouvrage permet aussi de raconter ces lieux.
L’image dit parfois bien plus que les mots et vient en parfait complément du texte.

Votre livre est un voyage initiatique à travers les régions viticoles du monde entier, s’il ne devait en rester qu’une, laquelle garderiez-vous ?
On me pose souvent cette question et je suis toujours incapable d’y répondre (rires). Mon premier amour, ce sont les vins du Rhône septentrional. Comme je l’ai dit, je suis fou des vins doux et fortifiés. Les « vins de temps », ce qui demandent de la patience, m’animent aussi tout particulièrement. J’ai une passion pour les vins italiens et lutte fermement contre le Bordeaux bashing parce qu’un vieux Bordeaux reste exceptionnel. Enfin, je garde une fascination pour les grands climats bourguignons même si nous sommes contraints d’en acheter de moins en moins… Il y a plein d’autres choses à citer… La Loire est loin d’avoir dit son dernier mot. Je suis fasciné par un certain nombre de régions émergentes qui sont tenues par des conditions extrêmes et qui arrivent à produire des vins d’exception. Je pense au Roussillon, au Swartland en Afrique du Sud ou à Sauternes pour d’autres raisons.

Comme on vient de le dire, votre ouvrage porte une dimension très internationale du vin. Selon vous, quelle place occupent aujourd’hui les vins français dans ce panorama ?
La France reste une référence et conserve une forme de fascination particulière aux yeux des
passionnés de vin, d’ici et d’ailleurs. Pour autant, les vignerons étrangers connaissent mieux leurs
terroirs et exploitent leurs ressources avec davantage de personnalité, sans chercher à copier un
style français. Notre pays conserve malgré tout une part de romantisme à l’international…

Vous citez de grands noms du vin dans votre ouvrage, si vous deviez organiser un dernier dîner avec certains d’entre eux, quel serait le casting ?
Difficile question… Pour que le dîner soit haut en couleur et que nous buvions parmi les plus grands Chardonnay, j’emmènerai évidemment Jean-Marie Guffens. Antoine Foucault sera là aussi parce qu’il est à part, sa manière de vivre le vin est très intense. Bernard Faurie et Christophe Abbet apporteront un peu de poésie à la soirée. Lily Bollinger racontera son histoire et Katia Nussbaum son engagement environnemental, sans faille.

Votre voie porte, vous êtes un prescripteur de la filière, comment appréhendez-vous ce rôle ?
Avec le plus de déontologie et d’humilité possible, en ayant toujours en tête l’intérêt du lecteur, du consommateur et les enjeux de la filière. J’essaye toujours de valoriser ceux qui font de belles choses, avec du respect. L’idée est aussi de transmettre la curiosité pour le monde du vin, qui est sans fin…

En 2021 vous sortiez Quel Vin pour demain ? Le vin face aux défis climatiques. Quelle perception avez-vous de ces enjeux au regard des derniers millésimes souvent tourmentés ? Quels sons de cloches marquants émanent de vos voyages, de vos échanges aves les vignerons ?
Le ciel continue à souffler le chaud et le froid, et de plus en plus. La bonne nouvelle est qu’il y a de moins en moins de climato-sceptiques, même si j’en croise encore quelques uns… On est dans le dur, il faut être clair, le vin va continuer à changer. Pourtant, je reste positif, le changement climatique va nous pousser à être plus intelligent encore. Il y a une vraie prise de conscience des vignerons, les stratégies d’adaptation se multiplient. L’Homme peut être très inventif dans l’adversité.

Enfin, dernière question, s’il ne devait rester qu’une bouteille citée dans votre livre ?
Je vais être très spontané et citer un domaine qui a été, pour moi, une immense découverte. Le domaine Per Se en Argentine, dans la région de Gualtallary revisite complètement le Malbec dans un lieu absolument magnifique. On est très loin des caricatures boisées, concentrées, pour aborder des notes florales, aériennes, très élégantes. Un vrai choc de dégustation !

Cet article « L ‘Odyssée du vin » de Jérémy Cukierman est apparu en premier sur Terre de Vins.

La viticulture régénérative à la Nages

La famille Gassier, Michel, quatrième génération de vignerons, et sa femme Tina, rejoints par leur benjamine Isabel, s’emploie à mettre en œuvre une agriculture régénérative dans le domaine de 70 hectares au nord des Costières de Nîmes.

Le château de Nages en Costières de Nîmes est désormais conduit en tandem par deux générations de Gassier. La pétillante Isabel, la benjamine de la famille, est revenue il y a deux ans avec dans ses malles des tas d’idées et la volonté sans faille de vouloir mettre en place au domaine une agriculture régénérative. Elle convainc son père, ingénieur agronome qui a lui aussi vécu plusieurs années aux Etats-Unis comme conseiller viticole avant de revenir en terre gardoise. Il s’agit d’adopter un « mélange d’agroécologie, d’agroforesterie et de bio avec une approche globale », comme la définit la jeune femme. Après des études vitiœno à Changins en Suisse, elle était parti travailler pendant cinq ans comme responsable de vignobles bio à Sonoma et Nappa Valley. « Les points clés sont basés sur la conservation des sols par la séquestration du carbone, la préservation de la qualité de l’eau dans les parcelles, la biodiversité végétale et animale, la restauration des écosystèmes, toute une démarche RSE sans oublier le volet social et sociétal »

Isabel a fait ses armes avec le regretté Philippe Cambie, le brillant œnologue de la vallée du Rhône, et Philip Coturri, véritable légende et pionnier de la viticulture bio outre-Atlantique. « J’aime la terre et j’aime  faire pousser des choses. Là-bas, j’ai appris à travailler avec les insectes – l’université des Davis à un pôle R&D à la pointe en la matière. L’idée est de miser sur l’apport de prédateurs qui deviennent des auxiliaires de culture afin de ne pas utiliser d’insecticides : on met des coccinelles pour manger les cochenilles farineuses, des petites guêpes parasitoïdes qui pondent dans les œufs de pyrales, des champignons pour tuer des fourmis… on joue sur la concurrence ».

Du carbone dans les vignes
Isabel est pressée de rentrer au domaine familial, certifié bio depuis déjà une douzaine d’années, et au cœur d’une zone Natura 2000. Elle commence, en collaboration avec son père, par généraliser les couverts végétaux en les plantant des le mois d’août et non en fin de vendanges, pour maximiser la minéralisation des sols après les premières pluies avant de les coucher au printemps. Elle s’attelle à replanter des vignes avec des porte-greffes vigoureux et résistants à la sécheresse même si ils sont à moindre rendements. « Il faut repenser en amont les plantations et ne pas bricoler, insiste Isabel. Augmenter le taux de carbone dans les sols est primordial – on fait depuis cet été notre propre compost à partir de tailles, de fruits broyés, de marc pressé ». La jeune vigneronne veut s’employer à morceler le vignoble en parcelles plus petites et les intercaler avec des bandes boisées ou fleuries, à installer des nichoirs à mésanges et à chauve-souris, planter des haies avec des essences indigènes méditerranéennes, expérimenter des agrumes dans le vignoble… « Nous voulons également combiner le pâturage aux couverts végétaux, semer des engrais verts, crucifères-graminées-légumineuses, plutôt sur galets, qui vont permettre d’accueillir des moutons avec un avancement rapide et à périmètre réduit pour qu’ils ne trient pas et qu’ils tondent tout ». Des prairies leur seront également réservés pour les abriter ainsi que des chevaux.

Vers un « greener world »
Pour certifier cette nouvelle conduite, les Gassier ont opté pour le label Greener World, « parce qu’il aide à suivre les pratiques en vigne et à trouver des leviers d’amélioration avec un audit annuel. Il nous aide aussi à ne pas être que viticulteur mais à rester agriculteur puisque nous avons également une activité d’arboriculteur (abricots, pêchés, poires) » souligne Isabel. « Le champs de cette agriculture régénérative est tellement vaste qu’il est intéressant d’avoir un cadre, précise Michel Gassier qui aime rappeler qu’il est bon de se  poser des questions à l’approche d’un passage de témoin générationnel. Ce sont des engagements concrets qui impliquent des changements de pratiques et une obligation de résultats en restant pragmatique et pas seulement une obligation de moyens avec un système à points. Nous devons aussi expliquer la démarche aux équipes pour qu’ils partagent nos engagements, et même à nos voisins, éleveurs et arboristes, dont nous récupérons les déchets organiques ». Pour partager leur conviction, les Gassier ont créé un sentier éducatif entre vignes, bois et verger et envisagent par ailleurs un conservatoire de cépages locaux avec quelques résistants à étudier. De quoi avoir raisins et projets sur la planche.

Cet article La viticulture régénérative à la Nages est apparu en premier sur Terre de Vins.

Sable de Camargue, nouvelle appellation d’origine rosée !

Depuis le 18 octobre dernier, l’IGP puis l’AOC sable de Camargue obtient le graal avec la reconnaissance européenne d’appellation d’origine Protégée, 14 ans après sa première demande officielle. Présentation de l’appellation.

©Syndicat des Vins Sable de Camargue

Dernière née des appellations d’origine contrôlées et protégées sur le territoire français, les 3 000 hectares de vignes reposent sur un terroir sableux, très sableux dont l’origine remonte à seulement quelques milliers d’années seulement. Avec peu voire pas d’argiles et de limons, les sols pauvres, perméables et superficiels font la spécificité du terroir de la nouvelle AOP.

Un vignoble implanté sur des milliers de tonnes de sables détritiques charriés par le mythique Rhône qui, des Alpes jusqu’à la grande bleue, l’a transporté pour progressivement dessiner le paysage dunaire de la Petite Camargue à Sète. Sur 3 départements et 8 communes, 89 domaines dont 68 coopérateurs, 12 vignerons et 9 négociants, représentent fièrement l’appellation.

Grâce à la présence de ce sable, le territoire des Sable de Camargue n’a jamais été impacté par le phylloxéra. Un terroir délimité par cette maladie et qui revendique aussi la présence de franc de pied, (presque) unique en France.

Gris de gris, le vin des sables
100% de la production est dédiée aux vins rosés dits “gris et gris de gris”. Élaborés à base de grenache gris, ces vins sont annoncés comme “très différents” des autres rosés classiques. Une fierté complètement assumée par le nouveau président du syndicat Frédéric Arragon “Nos vins sont uniques et nous souhaitons devenir le Châteauneuf du Pape des rosés”. Une comparaison émanant de la superficie de l’aire d’appellation, peu ou proue la même que la voisine star rhodanienne.

©Laurent Rebelle

A peine mûre mais déjà verte
Tout récemment classée AOP, le syndicat Sable de Camargue peut déjà se féliciter du nombre de domaines engagés dans une démarche environnementale. “95% des producteurs sont majoritairement bio (90%) puis en HVE et nous avons également interdit l’utilisation d’herbicides de synthèse dans notre cahier des charges” a annoncé le président lors de la conférence de presse de présentation officielle du jeudi 26 octobre. Un engagement des vignerons envers leur territoire, qui se voit également sur la gestion de l’eau “nous entretenons les centaines de kilomètres de roubines (les canaux creusés) présentes autour des parcelles et qui servent à la gestion des eaux” puis du sol “des engrais verts sont semés après les vendanges, couverts végétaux que les brebis et moutons viendront tondre à la fin de l’hiver”.

Rhône, Languedoc ou indépendante, reste à savoir vers quels bureaux interprofessionnels l’appellation souhaite prendre la direction !

Cet article Sable de Camargue, nouvelle appellation d’origine rosée ! est apparu en premier sur Terre de Vins.

163ème vente des Hospices de Beaune : quantité et qualité

C’est l’un des événements phares de l’année viticole. Chaque mois de novembre, les amateurs du monde entier ont les yeux tournés vers la Bourgogne. Cette année, la vente se déroulera le dimanche 19 novembre et promet de belles enchères qui permettront de financer les différents projets des hospices civils de Beaune (qui gèrent notamment les hôpitaux de Beaune et de Nuits-Saint-Georges).

Pour la 3ème année consécutive, c’est la maison Sotheby’s qui est chargée de son organisation. Pour attirer un maximum d’acheteurs, des présentations ont été réalisées dans le monde entier, notamment aux Etats-Unis et en Asie. Le record de ventes de l’an passé sera-t-il battu ? La barre sera haute puisque 31 millions d’euros avaient été récoltés, du jamais vu. En tout cas, qualité et quantité seront au rendez-vous. Les 60 hectares du domaine viticole des Hospices de Beaune a permis cette année de produire 753 pièces (fûts de 228 litres), en légère diminution par rapport à l’an passé (802 pièces) mais constituant toutefois des volumes importants. 574 pièces de rouges et 179 blancs couvrant l’ensemble des climats du domaine. De Pouilly-Fuissé à Pommard, de Beaune à Volnay, ce sont ainsi 51 cuvées qui pourront être acquises, sur des villages, des 1ers crus et des grands crus. Ludivine Griveau, régisseur du domaine, a rappelé toute la difficulté du millésime 2023 « yoyo » (3ème année de conversion bio du domaine qui sera certifié l’an prochain), « alternant entre sécheresse et humidité importante, précocité et retard ». Des vignes très productives qu’il a fallu canaliser pour maîtriser les rendements et produire « de très grands vins dans les climats les plus prestigieux et des vins plus faciles d’accès ailleurs ». 

La recherche médicale mise en lumière
Le thème retenu pour cette édition et ayant guidé le choix des associations bénéficiaires de la vente de la pièce de charité est « le bien vieillir ». Ce sont donc l’Association Française pour la Recherche Médicale (AFRM) et l’association Initiative de Recherche pour une Longévité en Bonne Santé (IRLB) qui se partageront les fonds issus de la vente d’une pièce exceptionnelle de Mazis-Chambertin grand cru vendangé en toute fin de campagne, le 19 septembre dernier. Espérons que celle-ci déchaîne toutes les passions pour qu’un montant record puisse, là aussi, soutenir ces deux structures qui oeuvrent toute l’année en finançant des projets visant à lutter notamment contre les maladies neuro-dégénératives comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson ou de Charcot. Chacune sera soutenue par un parrain ou une marraine qui auront la lourde tâche d’animer et de faire monter les enchères. Si la personnalité qui sera associée à l’IRLB n’est pas encore connue, c’est Thierry Lhermitte qui sera présent côté AFRM, lui qui en est le parrain depuis plus de 20 ans et dont l’engagement sur ces questions n’est plus à démontrer. « Investir dans la vie, qu’y a-t-il de plus précieux ? » tient-il à rappeler. Un message universel qui, espérons-le, trouvera le plus large écho possible. 

Cet article 163ème vente des Hospices de Beaune : quantité et qualité est apparu en premier sur Terre de Vins.

Dom Pérignon rosé 2009, l’accord parfait entre le fruit et le style

Fasciné par le pinot noir, le chef de caves Vincent Chaperon continue d’explorer la singularité du champagne rosé. Pour le millésime 2009 du Dom Pérignon rosé, il mêle ses émotions à la science de l’assemblage et à l’évolution des pratiques viticoles.

« J’ai une petite affinité pour le rosé », sourit Vincent Chaperon. Originaire de Pomerol, le chef de caves du champagne Dom Pérignon, nommé en 2018, a même commencé par travailler sur les vins rouges à son entrée chez Moët & Chandon au début des années 2000. Il aime « la radicalité » du champagne rosé. « Tout est spécifique dans cette cuvée : l’approche viticole, le millésime, le travail de vinification dans l’assemblage du blanc et du rouge, qui apporte sa structure, sa puissance. Sans perdre de vue le style harmonieux de Dom Pérignon. » Comment cela se traduit-il dans ce rosé 2009 ? 

Un vin audacieux
C’est d’abord la recherche de l’équilibre que le chef de caves s’est évertué à trouver, « en poussant, dans le rosé, l’expression du pinot noir, tout en restant Dom Pérignon ». Ce jeu de « stretching », d’étirement entre la puissance d’un côté et l’élégance de l’autre, donne son tempérament à la cuvée. La dégustation est d’autant plus intéressante que l’œnologue passionné propose de comparer les millésimes 2009 et 2008. « Ils divisent le monde en deux », entre un 2008 « plus confiné », à la sucrosité « plus marquée », et un 2009 plus téméraire et puissant (lire par ailleurs). Le partage de cette expérience sensorielle incite naturellement Vincent Chaperon à donner sa vision de l’évolution du champagne rosé, qu’il vit comme « une exploration ». 

Dom Pérignon rosé est né il y a 63 ans. 2009 est le 26ème millésime sorti depuis, et le sixième depuis le début du XXIème siècle. « L’aventure sur le rosé progresse encore. Il y a une professionnalisation qui va de pair avec une évolution climatique et des pratiques culturales. » Pour l’ingénieur agronome de formation, la connaissance plus fine des terroirs de champagne apporte plus de richesse et « de complexité » aux cuvées rosées, en choisissant les lieux-dits les plus adaptés afin d’élaborer les vins rouges. 

Le chef de caves chérit l’approvisionnement des rouges piochés dans les cœurs de terroir d’Hautvillers, d’Aÿ et de Bouzy, aux identités « très différentes », très présents dans ce Dom Pérignon rosé 2009. « Bouzy est sûrement le plus magique, car un des plus compliqués. » Le terroir, identifiable, peut vite marquer un vin, au risque de prendre le pas sur les autres. Un jeu d’équilibriste, encore. « Je travaille avec un pool et j’élabore plus de rouge que nécessaire, parfois le triple voire le quadruple, pour pouvoir choisir. » En plus de cette connaissance agronomique des terroirs, les gestes viticoles sont influencés par l’évolution du climat. La taille est révisée et la canopée, gérée différemment. Cette année, par exemple, en raison de la chaleur, les viticulteurs ont moins rogné et mené « une vendange en vert ». « Ce qui a sûrement sauvé la récolte », assure Vincent Chaperon. 

2010, prochain millésime rosé ?
L’observation de l’évolution du climat mène à des pratiques culturales plus précises. Elle offre aussi un terrain de jeu stimulant pour le chef de caves sur les pinots noirs, cueillis à des degrés intéressants pour les vins rouges. « 14 cette année, c’est du jamais vu ! » L’expression du fruit, sa concentration, influence la proportion de vin rouge dans l’assemblage. Comme Vincent Chaperon le démontre en remontant quelques décennies en arrière. « Dans les années 1990, on était à environ 18%. En 2005-2006, nous sommes montés à 27, 28% et depuis 2008, 2009, on redescend autour de 13%. » 

La soif d’apprendre de cette cuvée et l’envie de mesurer l’impact de la nature sur son élaboration, est palpable. « Mon père était agroforestier. Avant de plonger dans les vins, je suis entré dans cet univers par la nature, par le vivant. » Dans ce monde devenu « trop rationnel », le chef de caves de Dom Pérignon dit écouter davantage son intuition. « Je suis beaucoup dans l’écoute de mes émotions. » Une façon pour lui « de prendre plus de liberté, de risque, pour faire confiance à ce que je ressens ». Il laisse échapper son enthousiasme pour le prochain millésime rosé. « 2010. Un coup de cœur. » Malgré la présence du botrytis cette année-là, le chef de caves loue « la générosité et la richesse » du millésime. On a hâte. Plonger de nouveau dans l’intensité du Dom Pérignon rosé 2009 nous aidera sans nul doute à patienter avec délice. 

Croquer le fruit
Le millésime 2009 exprime particulièrement bien « l’incarnation du fruit de la vendange ». « Je suis un fan récent de pinot noir, plaisante à peine Vincent Chaperon. Depuis vingt ans environ. Ce que j’aime dans les vins de Bourgogne, c’est ce fruit. On ressent cette sensation dans le 2009. » Aucun doute. Au nez, la puissance de ce Dom Pérignon rosé libère des notes de rose, d’agrumes, de frangipane même, et de safran avant que la bouche laisse éclater l’essence des fruits rouges (cassis, framboise, fraise), puis la gourmandise de la figue. La finale, inoubliable, laisse ensuite de très agréables amertumes d’agrumes, d’orange, de pomelo. Le fruit domine, mais l’élégance et l’harmonie du style Dom Pérignon le subliment. 

Prix : 430 euros

Cet article Dom Pérignon rosé 2009, l’accord parfait entre le fruit et le style est apparu en premier sur Terre de Vins.