Château EDMUS invente les allocations NFT

Château EDMUS continue d’innover. Après une expérience réussie de vente de NFT en 2022, le domaine de Laurent David, néo-vigneron féru d’innovation, va proposer un concept inédit pour la filière : la distribution exclusive de son vin sous forme d’allocations NFT au sein du Club EDMUS. L’objectif : répondre à la demande grandissante de ses vins rares d’exception et continuer de fédérer ses clients autour du projet EDMUS..

UN CONCEPT INÉDIT DANS LA FILIÈRE VIN : LES ALLOCATIONS NFT
Depuis sa reprise en 2019, ce vin rare de seulement 1,6 hectares est sorti de l’ombre et a été reconnu par la critique pour la qualité de ses jus mais aussi pour son audace dans le Saint Emilionais. Sa cuvée PHi vient d’être classée par iDealWine dans le top 10 « des grands crus bordelais les plus attractifs du moment ». PHi est souvent qualifié d’OVNI. Elaborée à partir de vieilles vignes de cabernet franc cultivées en biodynamie, élevée en œuf de Beaune et sans sulfites, la cuvée retranscrit parfaitement l’ADN iconoclaste d’EDMUS.

Dès le 12 octobre prochain, les vins du Château EDMUS ne seront disponibles que pour les futurs allocataires. La liste d’inscription est déjà ouverte et disponible à l’adresse suivante : https://www.chateauedmus.com/club-edmus

La vente en elle même des NFTs aura lieu sur la marketplace https://www.intercellar.io/ à partir du 12 octobre. Méthode consistant à acheter une quantité fixée de bouteilles chaque année directement auprès du producteur, l’allocation s’est imposée naturellement à Laurent David, propriétaire de Château EDMUS.

Le nouveau millésime du Grand Cru est disponible chaque année après avoir passé minimum 5 ans dans les caves du domaine. La demande dépasse désormais l’offre. C’est le millésime 2017 du Grand Cru qui va être commercialisé le 12 octobre 2023.

Le système d’allocation du Château EDMUS permet à chaque amateur sélectionné de devenir membre du Club EDMUS et d’acquérir en exclusivité le millésime 2017. Ainsi, l’année suivante, en septembre 2024, les membres du Club EDMUS se verront proposer également en exclusivité le millésime 2018 et ainsi de suite chaque année*. Les cartes de membres sont également dotées de nombreux avantages exclusifs, comme l’accès au domaine, aux cuvées rares, aux rencontres et même un droit de vote sur divers sujets.

Les cartes d’allocataires, membres du Club EDMUS, seront digitalisées et réalisées en NFT, ce qui permettra de garantir un stockage de vin sécurisé (offert pendant la première année), une traçabilité des mouvements de chaque bouteille et la revente facilitée des cartes ou des allocations.

Trois catégories de carte seront proposées :

La carte Balthazar : permet d’obtenir une allocation maximale d’une caisse de 24 bouteilles chaque
année avec une réduction de 15% sur le prix public.

La carte Jéroboam : permet d’obtenir une allocation maximale d’une caisse de 12 bouteilles chaque
année avec une réduction de 10% sur le prix public.

La carte Magnum : permet d’obtenir une allocation maximale d’une caisse de 6 bouteilles chaque
année avec une réduction de 5% sur le prix public.

DONNER SON INTERPRÉTATION DU MONDE DU VIN
En 2019, après avoir quitté Apple, Laurent DAVID, propriétaire de Château EDMUS, a réalisé son rêve d’enfant : “faire du vin”. Il reprend alors un domaine qui existe depuis 1730. La vision et l’expérience sont au cœur de son concept, qu’il développe avec les équipes de Stéphane Derenoncourt, œnologue-conseil impliqué depuis 2006 dans l’élaboration de Château EDMUS. L’approche singulière et foncièrement humaine se traduit, entre autres, par la production de vins responsables en bio puis en biodynamie. Une approche qui s’inscrit dans la volonté de proposer une nouvelle vision du monde viticole, conjuguant tradition, innovation, communauté et responsabilité. “Nous réinterprétons les terroirs de Saint-Emilion avec audace sans crainte de casser les codes et avec cette volonté de déconstruire les préjugés autour des vins de Bordeaux”, déclare Laurent David.

LA TECHNOLOGIE AU SERVICE DE LA FILIÈRE
Très vite, Château EDMUS intègre la technologie au cœur de sa démarche, prouvant qu’elle peut coexister avec l’univers du vin. La “tech” est là pour soutenir la filière. En mai 2022, Château EDMUS réalise une première vente NFT avec 10 magnums numérotés reliés à des œuvres d’art en série limitée.
La vente aux enchères de cette collection via la plateforme spécialisée iDealwine a dépassé toutes les attentes, rivalisant même avec les tarifs des crus les plus renommés tels que Petrus ou Le Pin. Alors que les bouteilles du grand cru de Château EDMUS sont habituellement vendues pour une soixantaine d’euros, le magnum n°1 a été adjugé au prix de 5.300 euros, tandis que le prix moyen de
la vente a atteint 2.608 euros par magnum.

Ce pari audacieux de rendre son vin disponible exclusivement sous forme est une manière pour Château EDMUS de choisir des clients qui partagent les mêmes valeurs et de construire une communauté engagée.

Inscrivez-vous dès maintenant pour accéder aux allocations NFT EDMUS : https://www.chateauedmus.com/club-edmus

*Le Grand Cru du Château EDMUS restera également disponible en restauration sur de belles tables choisies mais aussi lors de vente privées en quantités limitées.

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Le millésime 2023 en Provence, vainqueur du mildiou

Les vendanges en Provence viennent de se terminer. Malgré une pression extrême du mildiou au printemps et quelques fortes chaleurs cet été, le millésime s’annonce prometteur, aromatique avec de belles acidités. Nous avons récolté quelques avis de différentes dénominations de Côtes-de-Provence pour un premier aperçu du millésime.

Nicolas Garcia, directeur des Côtes-de-Provence
« Après un hiver sec qui a engendré un gros problème d’eau jusqu’en mars-avril, c’était un peu la panique dans le vignoble au vu des réserves hydriques. Mais nous avons eu ensuite un printemps très pluvieux avec des attaques de mildiou un peu partout mais sporadiques et localisées, quelques orages de grêle mi-mai sur le couloir habituel de Flassans à Pignans. Les pluies abondantes restent néanmoins en-deça des besoins sur l’année. Elles ont finalement été plutôt bénéfiques même s’il fallait être vigilant et que les traitements se sont révélés compliqués. Avec un été chaud, nous avons bénéficié d’un bon état sanitaire général. Certes, la semaine de fortes chaleurs en août a desséché les grappes et joué sur les volumes mais nous avons eu quand-même de belles sorties. Les vendanges ont été plutôt précoces notamment sur les secteurs de Cuers, La Londe et Saint-Tropez. Les cépages semblaient arriver à maturité en même temps quand les orages de fin août ont décalé les dates de récolte. Après un début de vendanges accéléré, on a enregistré un étirement jusque mi-septembre où plus de la moitié du vignoble était récolté, et même début octobre pour les parcelles de rouges de Sainte-Victoire. A priori, nous allons avoir un peu plus d’acidité que l’an dernier avec des couleurs claires, des conditions réunies pour un beau millésime. »

Olivier Sumeire, président des Côtes-de-Provence Sainte-Victoire
Nous avons eu une récolte qualitative sur le secteur avec une climatologie comparable à 2022 et en préservant de belles acidités, l’un des principaux marqueurs en Sainte-Victoire. Ce qui estompent les inquiétudes concernant le réchauffement climatique qui pourrait changer le profil de nos vins en les arrondissant. Nous allons avoir davantage de fraîcheur et d’acidité que pour le 2022, grâce notamment à une pluie de 40 mm pendant les vendanges qui a fait beaucoup de bien au végétal, enlevé la poussière et finalisé les maturités. Un fort mistral à 100 à l’heure a également permis de rentrer des raisins parfaits sur le plan sanitaire. Bien sûr, nous avons eu quelques attaques de mildiou après 300 mm de pluies en 3 semaines au printemps, soit l’intégralité de niveau de précipitations de 2022, d’où une très forte pression, parmi les plus importantes des derniers millésimes; il fallait s’organiser et ne pas manquer la fenêtre de tir pour les traitements. Finalement, les vendanges se sont un peu étirées et on a tout rentré tranquillement.

Olivier Devictor, président des Côtes-de-Provence La Londe
Nous avons récolté un très beau millésime avec des pluies de printemps asséchées par un petit mistral fin juillet. Le coup de chaud autour du 15 août n’a pas trop impacté nos vignes qui se sont montrées très résilientes. La mer régule en général les amplitudes thermiques et les températures. Sur le littoral, il n’y a jamais de très grosses pluies mais tout le monde est resté vigilant aux attaques de mildiou en se rappelant 2018. Les blancs vont être très expressifs, sur la fraîcheur, les rouges colorés, frais et généreux – ceux qui en produisent d’habitude vont sans doute en faire un peu plus pour la garde, et les rosés sont de très belle qualité. Les vendanges, plus en longueur avec des maturités différentes selon les cépages, n’ont pas été stressantes et se sont terminées mi-septembre.

Robert Ghigo, président des Côtes-de-Provence Pierrefeu
La pression du mildiou a été forte par ici (surtout sur Puget-Ville) mais la récolte est bonne et devrait quand-même arriver à 50 hl/ha en moyenne. Deux orages en août ont permis de gonfler les baies et les vieilles vignes en coteaux ont bien résisté aux grosses chaleurs. Les vendanges ont commencé autour du 22-23 août avec les tibourens et se sont terminées mi-septembre avec les mourvèdres qui ont connu quelques blocages de maturité avec la sécheresse. On attend donc avec impatience le raccordement l’an prochain au canal de Provence qui va permettre d’apporter de l’eau si nécessaire aux parcelles irrigables, une grande majorité dans le secteur, mais avec modération – il faudra le gérer intelligemment. Malgré les craintes de départ à cause des fortes pluies du printemps, le millésime est beau, très aromatique avec de belles couleurs. Nous devrions augmenter progressivement les blancs pour répondre à la demande ; nous avons d’ailleurs déposé un dossier auprès de l’Inao pour obtenir cette couleur dans la dénomination régionale, actuellement en rouges et rosés.

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Fin de vendanges en douceur en Touraine

L’exceptionnel beau temps des premiers jours de l’automne permet aux vignerons de Touraine de poursuivre tranquillement leurs vendanges. Les pressoirs sont bien remplis et la qualité est au rendez-vous. Coup d’œil réjoui en Touraine sur les appellations Vouvray et Chinon.

« Un millésime bizarre » s’exclame Benoit Gautier, le président des vignerons de Vouvray (Indre & Loire) à la tête de ses 43è vendanges qui ont « mal commencé, mais se terminent bien », sans atteindre l’excellence qu’on pouvait espérer jusqu’à fin août. Les conditions étaient idéales pour le chenin blanc, unique cépage des vins blancs vouvrillons, jusqu’à début septembre, mais il a eu la pluie : « Trois jours de pluie en plus, et c’était la catastrophe, même s’il y a bien pire chez des voisins que les 20 mm que nous avons reçus » précise-t-il.  Il n’y a pas eu de gel ou de grêle, pas trop de mildiou car juin n’était pas pluvieux. « Pour les bulles, c’est impeccable, acidité et volume, pas trop d’alcool. Pour les blancs, les volumes sont là donc cela nous permet de trier si besoin, des demi-secs se profilent » explique le vigneron qui est satisfait de ce qui est sa dernière récolte avant la retraite et la transmission d’une partie de ses vignes à son frère. Dès mi-septembre, les températures sont redescendues avec une grande amplitude entre matin et après-midi. L’alternance froid chaud est un peu compliquée pour les fruits. Les vignerons espéraient un vent d’est qui conserverait le fruit en concentrant. Au dernier jour de septembre, les deux tiers des récoltes sont rentrés et la météo clémente autorise à ne pas se presser. Il pense que les vins de 2023 auront des points communs avec ceux de 2018. 

Du jamais vu
« Cette année, tout le monde a été mis à l’effort. Le climat était vraiment éprouvant. On a l’habitude de travailler dur, mais là, quelles que soient les générations, bio ou pas bio, ça a été très dur, un combat de tranchée » explique Sébastien du Petit Thouars, vice-président de l’appellation Chinon (Indre & Loire), à la tête du château dont il porte le nom. Chez lui à St Germain-sur-Vienne, la situation en plateau ventilé, le mildiou a été limité, mais il n’y a pas de généralité sur la vaste appellation Chinon, chacun s’est battu comme il pouvait avec des résultats variés. « Pour moi, le pire a été la pluie et l’oïdium en août. L’oïdium est arrivé par en dessous, comme un serpent vicieux. Personne, même les vignerons les plus burinés, n’a le souvenir de cette violence, d’avoir subi un climat tropical comme cela » poursuit-il. Il va terminer les rouges dans la première semaine d’octobre, avec un bon degré, une maturité technique et phénolique, proche de 2018 ou 2022, mûr mais pas sur-mûr. 

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Lyon Tasting 2023 : un public nombreux et de qualité !

Avec 3500 visiteurs, l’événement « Lyon Tasting » organisé ce weekend par Terre de vins au Palais de la Bourse a encore connu cette année une affluence nombreuse et de qualité. Master classes, dégustations auprès des vignerons, l’édition 2023 comportait aussi des nouveautés comme le Bistrot Lyon Tasting, tenu par les élèves du Lycée hôtelier François Rabelais. Un public jeune et curieux a pu venir à la rencontre de la centaine de vignerons exposants.

Les exposants de Lyon Tasting avaient ce dimanche soir le sourire. Et pour cause : les Lyonnais n’ont pas manqué le rendez-vous et sont venus en nombre. L’événement a même attiré au-delà, puisqu’autour de certains stands on a vu se presser quelques Italiens et Anglais, de passage dans la capitale des Gaules pour assister vendredi soir au match de rugby… Carole Nappey du Château Pech-Latt dans les Corbières nous a confié : « Il y a déjà le lieu, le Palais de la Bourse, qui est magnifique, patrimonial. Le format aussi est parfait, ce n’est pas trop grand, les visiteurs ont le temps de faire le tour et de discuter avec les vignerons. J’ai eu un public plutôt jeune, 30-40 ans, composé surtout d’amateurs éclairés, ce sont des gens qui se montrent moins attachés aux étiquettes statutaires que les soixantenaires. Ils avaient envie de découvrir de nouvelles choses. Ils étaient très avides d’informations sur notre façon de travailler, comment on relève les défis climatiques dans le sud, l’intérêt du bio… Beaucoup nous ont fait part de leur surprise par rapport à l’image qu’ils avaient des Corbières, parce qu’on a malheureusement encore cette réputation de vin de volume rustique qui nous colle à la peau alors que cela fait vingt ans que des néo-vignerons font des choses extraordinaires dans cette région. »

© Adrien Viller


A noter également le programme alléchant composé en collaboration avec les partenaires de l’événement : le Syndicat général des vignerons venu en force sous la bannière « Champagne de vignerons », Vignobles Auvergne-Rhône-Alpes, Riedel, Inter Rhône, Chateaunet, Diam, Maïa, la SAFER et le Lycée hôtelier François Rabelais de Dardilly. À la fois ludiques et instructives, s’appuyant parfois sur les dernières technologies comme les casques de réalité virtuelle, les animations et master classes proposées ont permis de vulgariser et d’approfondir des questions comme celle de l’influence de la forme du verre sur la dégustation, ou d’ouvrir des débats sur les avantages comparés entre la rive droite et la rive gauche à Bordeaux sous la forme d’une « battle ». Plus simplement enfin, plusieurs ateliers se sont attelés à explorer l’extrême diversité qui se cache derrière certaines grandes appellations que l’on croit connaître. Plus que de simples dégustations, les visiteurs ont ainsi pu vivre des expériences, des moments uniques de partage, dans un cadre somptueux qui nous rappelle que le l’univers du vin est d’abord celui de la culture et de l’art de vivre.

Un résultat donc plus qu’encourageant pour le directeur général de Terre de vins Rodolphe Wartel qui ne boudait pas son plaisir à la fermeture des portes. « L’engouement pour Lyon Tasting s’est confirmé pour cette 6ème édition avec un public très important de jeunes actifs, curieux et soucieux d’épaissir leurs connaissances et d’aller au contact des vignerons brillants qui sont au cœur du festival. Les ateliers ludiques et les master classes de prestige confirment cette volonté du public d’épaissir ses connaissances. 2024 devra accompagner cette grande confiance que nous accorde le public lyonnais en lui apportant toujours de l’expérience et aussi des surprises comme des évolutions. »

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[Lyon Tasting] Chateaunet Challenge : un public très connaisseur

Animée par Sandrine Julia, adjointe au directeur e-commerce du site de vente en ligne de vins, Rodolphe Wartel, directeur de la publication et Yves Tesson, rédacteur en chef adjoint de Terre de Vins, le challenge proposé au public était de reconnaître cinq cuvées dégustées à l’aveugle pour remporter plusieurs lots offerts par Chateaunet.

Diversité des vignobles français
Pour chacune des cuvées, trois questions à choix multiples étaient proposées aux compétiteurs afin des les guider dans leur reconnaissance. Champagne, Beaujolais, Bordeaux, Languedoc-Roussillon étaient représentés, pour un tour complet des vignobles français.

Après le Champagne de la maison de Venoge, appartenant à une famille suisse, et fondée en 1837, c’est un Beaujolais qui donna un peu de fil à retordre aux dégustateurs du public. Il fallait trouver un Moulin-à-Vent du Château des Jacques 2020, travaillé sur l’élégance et le fruit par cette propriété de la maison Louis Jadot, conférant à ce gamay sur un millésime solaire un profil bourguignon.

Le Domaine de l’Ostal, en Minervois cru la Livinière, sur le millésime 2019, a séduit par sa minéralité, sa bouche veloutée et charnue mais sa grande finesse, suivi par un le Château Brane-Cantenac en AOP Margaux, sur l’un des plus beaux millésimes des dix dernières années, 2016. Propriété de la famille Lurton, cette cuvée a la particularité d’intégrer 1% de carménère, davantage connu pour être cultivé au Chili bien qu’originaire du bordelais, afin de préserver la diversité d’encépagement mais aussi préparer l’adaptation au changement climatique.

Le Bordelais clôt le bal avec un Sauternes, du Château Bastor-Lamontagne sur le millésime 2015, particulièrement exceptionnel pour les blancs liquoreux du bordelais. Propriété de la famille alsacienne Helfrich, Jean Dulong.

©A. Viller

Quatre grands gagnants
Etienne Fradin-Beaugerie, Florent Buchwalter, Eva Horard se sont distingués à la deuxième place ex-aequo, devancé d’un point par Arold May, culminant sur le superbe score de 19/20.
S’étant « mis dans le vin il y a seulement 3 ans », Arold a appris, comme beaucoup d’autres, par le partage entre amis et en famille, mais aussi par un intérêt personnel qui l’a poussé à se pencher précisément sur les appellations (terroirs, encépagement…).

Il reçoit donc le premier prix promis par le caviste Chateaunet, à savoir une caisse de vin notamment composé d’une cuvée bordelaise, d’une de la vallée du Rhône et d’une bourguignonne. Les autres lauréats pourront choisir leurs appellations de prédilection sur le site avec les bons d’achats remportés grâce à leur victoire.

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[Lyon Tasting] Domaine Grands Puys, l’ovni du Ventoux

Seul représentant de l’AOC Ventoux à Lyon Tasting, présent pour la deuxième année consécutive au festival des grands vins organisé par Terre de Vins, le Domaine Grands Puys est une nouvelle aventure en pleine jeunesse, écrite par les deux cousins Thomas et Cédric Constantin.

L’appellation Ventoux a le vent en poupe. Tant pour la qualité de ses vins (en rouge, en blanc et en rosé) que pour l’engagement environnemental de ses vignerons, qui tirent le meilleur de leur écosystème unique : ce dernier bénéficie de l’influence du Mont Ventoux, qui donne à la région un caractère presque septentrional dans une enclave du Rhône méridional. Toutes ces qualités sont abondamment mises en avant dans le supplément dédié à l’AOC Ventoux figurant dans notre dernier numéro de Terre de Vins, consacré au développement durable.

Certifié bio en 2023
Pour avoir un aperçu de ce beau dynamisme, les visiteurs de Lyon Tasting (dont la sixième édition se tient jusqu’à ce soir au Palais de la Bourse de Bordeaux) sont invités à passer par le stand D3, à la rencontre de Thomas et Cédric Constantin, du Domaine Grands Puys. Ces deux cousins, rejoints par leurs épouses Vanessa et Karine, ont repris en 2019 les rênes de l’exploitation familiale, qui jusque-là envoyait ses raisins en coopérative. À la tête de 35 hectares autour de Mormoiron dans le Vaucluse, ils ont amorcé une conversion bio (certification sur le millésime 2023), mis en place des couverts végétaux pour préserver la vie des sols, et introduit quelques pratiques biodynamiques, ajoutant des pulvérisations d’ortie et de consoude à leurs traitements au cuivre. Leur approche technique privilégie des vinifications peu interventionnistes, avec un minimum de soufre à la mise. Une démarche globale qui s’inscrit pleinement dans la mouvance d’une nouvelle génération de vignerons qui font bouger les lignes du Rhône sud, et particulièrement du Ventoux.

Une gamme de cinq cuvées
La gamme des vins du Domaine Grands Puys se compose actuellement de deux blancs, un rosé et deux rouges. La cuvée « Domaine » 2022 en blanc est un assemblage 40% grenache blanc 40% rolle 20% clairette qui n’a vu que de la cuve, présentant un joli équilibre entre le fruit blanc, de légères notes thiolées et une salinité désaltérante en finale (11€). La cuvée « Essentiel » 2021, toujours en blanc, est un assemblage 50% grenache blanc 50% rolle qui a été vinifié puis élevé 4-5 mois en demi-muids, assorti de bâtonnage : le boisé est parfaitement intégré et le vin se dote d’une touche de gras qui lui va bien, apportant de la mâche à sa jolie pureté aromatique et à sa texture de taffetas, ponctuée par une finale salivante (13 €). Le rosé « Domaine » 2022 est un mariage de grenache et de carignan dont le premier nez, tirant vers le berlingot et le pomelo, évolue ensuite vers une fine touche de feuille de menthe et d’anis, déclinant la salivation d’un beau blanc (8 €). En rouge, enfin, on trouve d’abord la cuvée « Domaine » 2020, 50% syrah 35% grenache 15% carignan, qui n’a vu que de la cuve : un joli jus nez de fruité frais, aux tannins fondus et à la trame délicatement florale (9 €). Enfin, la cuvée « Fraternel » 2020, élevée en partie en demi-muids, est un assemblage 50% grenache 35% syrah 15% carignan, doté d’une belle étoffe et d’un nappage épicé et réglissé conclu par des amers nobles (14 €). Très cohérente et homogène, cette gamme pourrait s’enrichir, à l’avenir, de cuvées parcellaires voire monocépages. Les cousins Cédric et Thomas ont plein d’autres projets, entre sélections massales avec le célèbre pépiniériste Lilian Bérillon, travaux d’optimisation de la cuverie… Bref, ce Domaine Grands Puys est résolument à suivre !

http://grandspuys.fr/

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[Lyon Tasting] Domaine Zinck : le prophète alsacien

Sur des terres traditionnellement tournées vers le sud, et un nord qui dépasse rarement Dijon, Lyon Tasting accueille cette année le domaine Zinck, situé à Eguisheim, au sud de Colmar. L’occasion de (re)découvrir un échantillon de ce que l’Alsace fait de mieux, au travers des cuvées présentées par Philippe Zinck.

Une vision
Philippe s’est installé sur le domaine en 1994, après ses études, où il a rejoint ses parents et collaboré avec eux pour une dizaine d’années. Puis vint le temps de mettre en place sa vision, qu’il nourrissait depuis quelques temps, et d’œuvrer pour créer de grands vins d’Alsace, des vins de terroir, s’expriment sur la finesse, la fraîcheur, le côté digeste, l’élégance, l’aromatique et la persistance.
Pour recréer cet équilibre, Philippe s’est attaqué à tous les fronts, de la vigne avec l’analyse et le travail des sols (études de leur nature avec Claude Bourguignon, passage au labour), formation et passage à la bio puis la biodynamie, jusqu’à la vinification avec davantage de parcellaires et des élevages en foudres ou pièces pour le pinot noir.

Trouver son public
Seul Alsacien présent sur cette édition de Lyon Tasting (et le premier depuis 2019), Philippe apprécie de pouvoir satisfaire la curiosité des Lyonnais, en les confortant dans leur appréciation des vins d’Alsace, ou en leur faisant découvrir, avec sa cuvée de Pinot Noir « Diebmannswinkel », de Pinot Gris « Talmatten », de Riesling « Pfersigberg » et de crémant. Philippe propose d’autres gammes au domaine, notamment une gamme de vins de cépage, mais quelle que soit la cuvée, il les élabore selon la même vision et le même travail, avec cette recherche constante d’équilibre. Au-delà de la qualité intrinsèque, Philippe visualise chacun de ses vins en tant que partenaires gastronomiques, sur un maximum d’accords possibles.

Si vous n’avez pas eu la chance de les découvrir à Lyon Tasting, vous pouvez vous procurer les vins du domaine sur leur site, ou aller les déguster directement à Eguisheim et poursuivre la route des vins d’Alsace.

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Lyon Tasting ou les délices cachés de la Côte des Bar

Vous êtes amateurs de vins rares ? Lyon Tasting recèle de belles curiosités. Nous avons ainsi découvert la cuvée Arbane du champagne Moutard à Buxeuil, issue d’un cépage rare que l’on ne trouve que dans la Côte des Bar …

L’arbane est un cépage blanc originaire de la vallée du Gier dans le Massif Central. Dans l’Aube, il est cultivé depuis des temps immémoriaux, les premiers écrits qui le mentionnent remontant au XIVe siècle. Mais c’est un cépage difficile. Il débourre de manière précoce, ce qui le rend très sensible aux gelées de printemps et a contrario sa maturité est très tardive. Il est très sensible au mildiou et ses rendements comparés à ceux du chardonnay sont faibles. Autant de raisons qui ont conduit les vignerons de la Côte des Bar à l’abandonner. Aussi, lorsqu’en 1952, Lucien Moutard a l’idée baroque d’en replanter une parcelle, sa démarche témoigne non seulement d’un certain anticonformisme, mais surtout d’un sens de la préservation de la biodiversité et du patrimoine du goût, à l’époque peu répandu. Depuis d’autres vignerons l’ont imité et la surface d’arbane plantée représente en Champagne aujourd’hui environ une vingtaine d’hectare. Il faut dire que le cépage présente de beaux atouts sur le plan gustatif, notamment en termes d’acidité, mais aussi face au réchauffement climatique, puisqu’il a l’avantage de bien résister aux fortes chaleurs et à la sécheresse. La cuvée Arbane de la Maison ne manque en tout cas pas de caractère. Quelle puissance ! Quelle belle tension ! Le vin s’exprime sur des notes de mangue et de coing, mais aussi des notes de silex typiques du kimmeridgien. 

Un accord ? Il faut profiter de cette vinosité et du côté tranchant pour oser un plat aux saveurs affirmées. Pourquoi pas un gratin d’andouillettes au maroilles ? 230,50 €

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Le Prix Movis du livre des vins et des spiritueux décerné à Pascaline Lepeltier

L’association des Mots du Vin et des Spiritueux (Movis) a attribué son prix littéraire à Pascaline Lepeltier pour l’ouvrage Mille Vignes, Penser le vin de demain « un ouvrage considérable qui marquera notre époque de questionnements viti-vinicoles multiples.« 

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La Commanderie des Costes du Rhône fête son jubilé

50 ans de bons et loyaux services à la gloire des appellations des côtes-du-rhône. Un nouveau chapitre présenté par son Grand-Maître Patrick Galant.

Quelles sont les origines de la Commanderie ?
Nous avons retrouvé des textes de la fin du XVIIe siècle qui fait état d’une confrérie catholique à Villeneuve-lès-Avignon, qui prêchait la bonne chair avec modération. C’est en 1973 qu’une équipe s’est constituée autour de Max Aubert pour créer une dynamique. François Boschi, Michel Bourdarel, Michel Doux et moi-même sommes les derniers membres-fondateurs.

Quelle est sa vocation et son rayonnement ?
Faire connaître les paysages, les villages et les opérateurs. Les villages, car la notion de terroir est compliquée pour les étrangers. Il y a 11 Baronnies qui rayonnent à l’étranger, de Liège à Séoul, aux USA, au Canada, au Palatinat. La première a été créée en Suisse avec Gérard Pierrefeu. Aujourd’hui plus de 4 000 chevaliers ont fait serment de servir les côtes-du-rhône.

Cela ressemble un peu à du folklore ?
Oui, quand on revêt les habits et que l’on fait le cérémonial lors des chapitres. On appelle cela la messe. Chaque Baronnie procède de la même façon, ça tient la route. La confrérie est basée au château de Suze-la-Rousse. Le chapitre d’été s’y déroule dans la cour d’honneur, cela laisse un souvenir extraordinaire aux étrangers qui y participent.

De nombreuses festivités ont célébré cet anniversaire !
De nombreuses prestations lors des fêtes de villages, les bans des vendanges. Ainsi que le Mondial, un événement qui a lieu tous les cinq ans et qui coïncidait au 50e anniversaire, qui rassemble les Consuls et les responsables des 11 Baronnies. Onze chevaliers ont été intronisés lors de ce 485e chapitre, parrainé par Philippe Guigal.

https://commanderiecotesdurhone.fr/

Les Côtes-du-Rhône sont présents encore toute la journée à Lyon Tasting.
Le programme de ce dimanche :
* 11 h 45 les Côtes-du-Rhône et Côtes-du-Rhône-Villages montrent leur engagement au quotidien dans des pratiques respectueuses de l’environnement
* 14h, focus sur les blancs des Côtes-du-Rhône, moins connus que les rouges
* 15 h 30, l’appellation vous aide à comprendre l’effet millésime avec un zoom sur deux millésimes-phares, 2019 et 2021, et leurs particularités.
* Et on termine le week-end avec la découverte de la hiérarchie et les subtilités des deux appellations Côtes-du-Rhône et Côtes-du-Rhône-Villages.

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