Economie : le cognac fait le dos rond

Affectée par la chute des expéditions en Amérique, la filière prépare la reprise. En attendant, elle ne plantera que 100 hectares de nouvelles vignes en 2024.

Le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) a annoncé le 22 septembre avoir « ajusté » sa demande de nouvelles plantations de vigne auprès de France Agrimer. Sa requête auprès de l’administration porte sur seulement 100 hectares, contre 3 129 ha en 2023 et une moyenne annuelle de 2 741 ha entre 2018 et 2022. Longtemps, le vignoble charentais s’est taillé la part du lion du contingent français de nouvelles vignes autorisées par l’Europe. Ce temps-là semble révolu.

Face aux vents contraires de l’économie mondiale, la filière cognac marque une pause et fait le dos rond. Les chiffres de la campagne viticole 2022-2023, arrêtés à la fin juillet, sont mauvais. Les expéditions chutent : moins 18,9 % en volume et moins 6,2 % en valeur. Elles s’établissent à 180,2 millions de bouteilles (pour un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros), soit moins qu’en 2019-2020 (187,5 millions de cols) au plus fort de la pandémie de Covid.

Moins 39,4% en Amérique du Nord
Les expéditions plongent notamment dans la zone de libre-échange nord-américaine (États-Unis, Canada et Mexique) : moins 39,4 % en volume et moins 28,6 % en valeur. Aux Etats-Unis, premier marché du cognac, les négociants sont confrontés à une « conjonction de difficultés » : inflation, fin des aides à la consommation après la crise sanitaire, surstokage chez les distributeurs et vive concurrence de la tequila. Toutefois, « la consommation retrouve une meilleure dynamique », tempère le BNIC.

Les bons résultats en Asie (+ 8,7 % en volume et + 16,3 % en valeur) limitent la casse mais restent fragiles. En Europe, « les signaux sont contrastés » (- 4,9 % en volume et + 2,2 % en valeur) tandis que les marchés émergents comme l’Afrique subsaharienne prennent toute leur importance et ne sont plus de simples relais de croissance.

Le rebond de 2021 trop vigoureux
Dans ce contexte délicat, où tous les spiritueux sont ballottés (notamment le whisky écossais, dont les volumes vendus au premier semestre 2023 ont baissé de 20 %), le cognac veut croire à une « reprise progressive et non linéaire au cours de l’année 2024 ».

Dans un communiqué diffusé la semaine dernière, le président du BNIC, Christophe Veral, déclare : « Produire et vendre du cognac, c’est encore et toujours se projeter à long terme. Nous avons confiance en la résilience et en la capacité de rebond de notre filière ainsi qu’en la force de notre appellation d’origine contrôlée. »

Il faut ici préciser que cette situation dégradée intervient après un rebond trop vigoureux en 2021, dès les premiers replis de l’épidémie de Covid. « Cette hausse en 2021 et de la baisse en 2022 sont les deux faces d’un même phénomène qui apparaît aujourd’hui comme atypique et anormal en termes d’intensité. De ce point de vue, la dynamique des derniers mois doit être vue comme une étape de normalisation », fait savoir le BNIC dans une note de conjoncture.

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Morgan Freeman, nouvelle icône de la cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier

L’acteur américain Morgan Freeman (Invictus, Million Dollars Baby…) sera désormais l’égérie de la cuvée Grand Siècle, la cuvée iconique de la Maison Laurent-Perrier créée par Bernard de Nonancourt.

Lorsque l’on évoque Morgan Freeman, on pense évidemment au raffinement de l’acteur, toujours flegmatique et subtile. Le vin n’est d’ailleurs pas absent de sa filmographie. Dans Seven, il incarne un inspecteur toujours posé face à un Brad Pitt impulsif et mal dégrossi, qui ose lui servir un verre de vin dans une pinte de bière au grand scandale de notre héros.

La carrière même de Morgan Freeman évoque l’art de ce grand champagne de garde. N’a-t-il pas dû attendre un âge avancé pour jouer ses plus grands films après avoir été cantonné pendant plus de vingt ans dans des seconds rôles ? Il en va de même pour Grand Siècle dont la meilleure expression nécessite en général plus d’une décennie de vieillissement sur lies. Tout comme le héros d’Invictus et de Malcolm X, c’est aussi un champagne qui n’a pas eu peur de mettre en avant sa différence, en devenant la première cuvée spéciale construite sur le principe du multimillésimé, puisqu’elle entend grâce à un assemblage de plusieurs grandes années reconstituer sur chaque opus ce que serait un millésime idéal en Champagne.

Au-delà du vin, c’est enfin le cheminement extraordinaire et parallèle de la maison en 80 ans, depuis sa reprise en main par Bernard de Nonancourt auquel fait écho la carrière de Morgan Freeman. Stéphane Deylac, son président, confie : « Chez Laurent-Perrier, nous sommes différents de nos pairs, ou du moins perçus comme tel. Il nous a fallu beaucoup plus de temps, d’effort et de persévérance pour que notre savoir-faire soit reconnu, sans doute en raison de notre différence. ».
À partir du 26 septembre 2023, une campagne publicitaire sera lancée simultanément aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, en Allemagne, en Suisse et en Italie à la fois en print et en digital. Au Nigeria, en digital uniquement.

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Les 30 millésimes de Denis Lurton

En 1992, Lucien Lurton possède une dizaine de châteaux dans le bordelais, et pas des moindres. Des châteaux qu’il va léguer à ses 11 enfants. Desmirail, 3e cru classé en 1855 de Margaux, sera pour son fils Denis. Depuis, Denis Lurton aura vinifié 30 millésimes : l’occasion de faire un bilan, de marquer aussi le coup et de dessiner un futur.

Denis n’a pas toujours été au château Desmirail. Des études de droit l’ont d’abord amené à être avocat. Il gagnera même le concours d’éloquence du barreau de Bordeaux. Des talents qui le conduisent à abandonner cette carrière pour épouser celle d’acteur. Il le sera pendant trois années, de 1989 à 1992, se formant au cours Florent puis avec Maurice Sarrazin, professeur de théâtre et fondateur du Grenier de Toulouse et décédé en avril dernier.  “Il m’a beaucoup apporté” dit de lui Denis. Et lorsqu’on lui demande s’il y a des similitudes entre le métier d’acteur et celui de viticulteur, Denis réfléchit : “La rencontre avec le public m’a passionné. Comme un public au théâtre, les visiteurs au château attendent aussi quelque chose de nous. L’échange avec le viticulteur créé un lien personnel. Pour eux, on incarne le métier de viticulteur et c’est ce qu’il y a de beau. C’est un métier personnalisé. Ceux qui ont accès à cette clientèle ont un avantage ».

Que retenir de ces 30 vinifications ?
Sur cette question, Denis ne réfléchit pas longtemps : « Les millésimes ! Ils sont un peu comme une famille » comme si chacun était « un enfant avec sa propre personnalité, même si l’on peut dire que le phénomène millésime s’est un peu estompé avec le réchauffement climatique : il y en a moins de mauvais maintenant ». Et puis en contemplatif qu’il est certainement, et toujours apte à s’émerveiller il y a … « la durée ». Il s’explique : « On travaille dans la durée, mais celle-ci peut être parfois pesante. Et elle l’est au moment des vendanges, car il faut savoir ne pas ramasser et attendre la bonne maturité ». C’est un risque certain. Mais « La qualité de la matière première est essentielle. On est de plus en plus stressé surtout quand ça s’est bien passé l’année précédente ». Ce bilan ne signifie pas que le temps s’arrête et l’avenir se dessine.

Le futur
« Je le vois avec ma femme ». Laurence Bastide, son épouse, possède une galerie d’art à Bordeaux, Le Petit Atelier . « Je souhaite lier davantage Desmirail à l’art » explique Denis. C’est elle qui a proposé l’artiste-peintre, Anaïs Vindel pour une exposition au château et pour la réalisation de l’étiquette du 2022 célébrant ces 30 millésimes. « Seulement cette fois-ci. Il s’agissait de marquer un moment précis« . Une étiquette tout en douceur, sur des teintes ocres qui rappellent la terre à laquelle Denis est si attaché.

Blanc sec
« Je suis en pourparlers avec un propriétaire de Cantenac pour acheter 1 hectare. Ce sera vraisemblablement un Vin de France, pas en Bordeaux, ni dans le cadre de la future appellation Médoc blanc ». Le Médoc peut produire des vins blancs hauts de gamme, rattachés à la notoriété de la marque du château.

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Du cognac en images

Production de France 3 Nouvelle Aquitaine, le documentaire de Marie-France Brière revient sur l’histoire de la famille Delamain, entre cognac et littérature. Un voyage à podcaster…

Si une maison méritait une immersion au fond du cognac comme à la surface de la littérature, Delamain s’imposait. Ce documentaire de 52 minutes signé Marie-France Brière revient sur les origines de cette famille en Irlande jusqu’à la saga spiritueuse dans la ville de Jarnac-Charente en passant par l’aventure littéraire parisienne qu’une librairie rue Saint-Honoré témoigne encore aujourd’hui. Pour le cognac, les Delamain font partie de ces familles étrangères qui ont décidé de venir faire le négoce de cette eau-de-vie charentaise, aux côtés des Hennessy, Martell et autres Bache Gabrielsen. Le reste de cette histoire est au fond du verre, une marque indélébile d’eaux-de-vie de très haut rang, essentiellement du premier cru la Grande Champagne. …Des eaux-de-vie distillées sans les lies qui vieillissent sur les bords du fleuve Charente. Côté livre, les héritiers Delamain auront le goût des lettres, de l’histoire, des sciences naturelles, de l’archéologie, etc., etc. Ils laisseront quelques livres dont une Histoire du cognac dans laquelle on nous rappelle le cognac est un produit qui nécessite le temps long. Le beau-frère Chardonne participe aussi à cette histoire littéraire, ce père des Destinées sentimentales mis au ban de la postérité pour fait de collaboration. On ne refait pas l’histoire, on la découvre au fil de ce documentaire qui dévoile surtout le secret de fabrication des plus grands cognacs de la Place. Un podcast aux notes d’agrumes et de rancio. Le voyage proposé par Marie-France Brière mérite un fauteuil Chesterfield, un verre tulipe, quelques centilitres de Pale & Dry et 52 minutes de notre temps.

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Noémie Tanneau, vigneronne engagée… et couronnée !

Désignée « Vigneronne Engagée de l’année » lors des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé en juin dernier, Noémie Tanneau a vu son vin sans soufre sélectionné pour être présenté au roi d’Angleterre Charles III lors de son passage à la Cité du Vin de Bordeaux. Une consécration de plus pour cette jeune vigneronne installée il y a quatre ans.

Le roi Charles III n’avait que quelques heures devant lui lors de son passage en région bordelaise ce vendredi 22 septembre, en guise d’escale finale de sa visite officielle de trois jours en France. Et il souhaitait axer cette escale sur le développement durable, entre visite du cru classé bio Smith Haut Lafitte et découverte de la forêt expérimentale de Floirac. Le prestigieux invité a également fait un crochet par la Cité du Vin, où les équipes du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) l’ont invité à une rapide dégustation : et c’est une cuvée de la jeune vigneronne Noémie Tanneau, du château Saint-Ferdinand à Lussac, qui a été choisie pour être présenté au monarque. Un nouveau coup de projecteur pour celle qui a été sacrée « Vigneronne Engagée de l’année » lors des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé en juin dernier.

« C’est extraordinaire », s’enthousiasme Noémie. « Lorsque les équipes du CIVB m’ont contacté pour me dire qu’ils voulaient présenter l’une de mes vins au roi d’Angleterre, j’ai d’abord pensé à ma cuvée prestige, et puis, comme il était question de montrer ce que Bordeaux sait faire en matière de développement durable, j’ai opté pour ma cuvée sans soufre ‘Source’, en cours de certification bio, sans capsule, avec un conditionnement écoresponsable. Je suis extrêmement fière d’avoir pu présenter ce vin, cela montre non seulement un autre visage du vignoble bordelais, différent de celui des crus classés, mais cela montre aussi qu’on peut faire un vin engagé même quand on est à la tête d’une petite exploitation, qu’on est une femme, nouvellement installée, qu’on ne vient pas d’une famille de vignerons… À l’heure où une partie de nos viticulteurs est en souffrance, c’est important de faire passer ce message ».

Les équipes de Buckingham ont-elles déjà contacté Noémie Tanneau pour commander quelques caisses ? Pas encore… En revanche ce coup de projecteur a déjà déclenché quelques coups de fil de particuliers déjà clients, qui ont reconnu l’étiquette à la télévision. Produite à hauteur de 3000 bouteilles environ, Source devrait rapidement se retrouver sold out. C’est ça, le superpouvoir du roi.

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[Lyon Tasting] Les vignobles d’Auvergne-Rhône-Alpes en réalité virtuelle

Présent depuis la 1ère édition de Lyon Tasting, le Comité Vin Auvergne-Rhône-Alpes, représentant l’ensemble des vignobles de la région, innove encore cette année avec une nouvelle animation sur son stand : la découverte de trois vignobles de la région en réalité virtuelle.

Après l’accent mis sur l’œnotourisme sur l’édition 2022 de Lyon Tasting, le Comité Vin a souhaité cette année accompagner la découverte des appellations et dénominations régionales au travers de la dégustation par une immersion à l’aide de trois casques de réalité virtuelle à disposition du public, pour un embarquement de près de deux minutes chacun en Beaujolais, Savoie et le long de la vallée du Rhône, des vignobles septentrionaux à l’appellation drômoise de Grignan-lès-Adhémar.
Cartographie, survol des paysages, aperçu œnotouristique, découverte des paysages et terroirs qui font la spécificité de chacun : embarquez pour un mini-voyage dans ces trois vignobles emblématiques de la région.

Une incroyable diversité
Comme le souligne Isabelle Seigle-Ferrand, directrice du Comité Vin, « l’atout majeur de la région Auvergne-Rhône-Alpes réside dans la diversité incroyable de ses vignobles ». Des confins de l’Auvergne aux frontières alpines, des portes de la Bourgogne à celles de la Provence, les identités viticoles sont nombreuses, avec autant de profils de vins uniques, grâce aux différents cépages et terroirs répartis sur l’ensemble du territoire.

En plus des vignerons, les représentants des ODG (organisme de gestion) de différentes appellations seront présents sur les six stands du Comité, ainsi que la sommelière Caroline Daeschler.
Réunir l’ensemble des acteurs de la filière permet de mieux appréhender cette pluralité de vignobles et mieux comprendre le monde du vin, pour une découverte à 360°, de la dégustation à la vinification, en passant par les caractéristiques des terroirs et des cépages.

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La Tour d’Argent organise la 2e édition de ses « Automnales »

Après deux ans de travaux de rénovation, l’emblématique restaurant du 5e arrondissement de Paris a rouvert ses portes cette année. Du 22 septembre au 23 octobre, il organise à nouveau, uniquement sur le site internet de son épicerie, une opération exceptionnelle de vente de beaux flacons à maturité issus de ses caves. L’occasion de faire de bonnes affaires dès 15 €, livrées à domicile sans frais de port pendant toute la durée de la vente !

Face à la Seine, la Tour d’Argent est un haut lieu de la gastronomie hexagonale depuis la fin du XVIe siècle. Dirigée depuis trois générations par la famille Terrail, cette adresse distille comme nulle autre le raffinement à la française. Et qui dit gastronomie, dit incontournablement cave de haut-vol ! C’est pour faire découvrir quelques-unes des pépites conservées dans des conditions idéales au sein de ses caves, que La Tour d’Argent propose pour la deuxième année consécutive une grande opération promotionnelle. Durant un mois, les internautes pourront découvrir 470 références de vins et spiritueux à maturité (soit près de 1200 flacons), méticuleusement sélectionnées par le Chef Sommelier des lieux Victor González parmi les 14 000 que détient le restaurant. Proposées en petites quantités, toutes ces bouteilles ont été élevées dans les caves historiques du restaurant, et portent le sceau de la Maison, garantissant leur origine et leur vieillissement dans des conditions optimales.

Coups de cœur pour tous
Pour séduire des profils aussi bien néophytes qu’amateurs, voire collectionneurs, le sommelier a imaginé une sélection éclectique, tant par les régions à l’honneur que par les profils de produits et la large gamme tarifaire (de 15 à 4300 €).

La sélection de cette vente se compose ainsi de crus emblématiques du terroir français, avec une prédilection pour la Bourgogne, historiquement amplement représentée dans la bible des vins de la Tour d’Argent (Henri Gouges, Trapet, Méo-Camuzet, Ponsot, Grivot, Groffier, Mortet, Bruno Clair, Lafon, Boillot, Niellon, Pierre Morey…), mais aussi d’autres incontournables, avec par exemple une belle offre venue du Rhône (Chave, Vernay, Clape, Voge, Villard, Clos des Papes, Vieux Télégraphe, Beaucastel…).

Ce mois d’exception sera aussi l’occasion de (re)découvrir des pépites du vignoble français, à l’image de grands vins secs ou liquoreux d’Alsace (Riesling Cuvée Frédéric Emile Trimbach 2008, Riesling Turckhiem Zind-Humbrecht 1997, Riesling Clos Saint-Hune Trimbach 1995, le liquoreux Pinot gris Clos Jebsal S.G.N. Zind Humbrechet 1993), de nectars rouges de Loire à maturité (Bourgueil Vaumoreau Druet 2003, Chinon La Croix Boissée Baudry 2003, Bourgueil La Petite Cave Amirault 2001), ou de jolis flacons venus des terroirs de Bandol, Collioure, Château-Chalon, Cahors, Jurançon…

Venant compléter la proposition de près de cent références confidentielles à prix accessibles et de vins rares, cette sélection inédite se composera aussi de précieux spiritueux et de vieux Portos, comme le Bas-Armagnac Jouanda 1934, le Cognac Fin Bois Quintessence Gourmel, le Calvados Dupont 1976, le Dow’s Vintage 1994 ou encore le Porto Tawny Andresen 1910…

A ne pas manquer : quelques coups de cœur de Victor González

Bandol, Château Pibarnon 1996 – Les vignes en altitude de ce château iconique offrent un superbe rouge soyeux pour cette grande appellation de Provence.

 Cahors, Le Cèdre, Château du Cèdre 1996  – Précurseurs d’une viticulture et vinification saines et non-chimiques dès 1992, les Frères Verhaeghe font honneur à leur terroir des plaines du Lot, avec ce Cahors fait de velours et de passion.

Chambolle-Musigny, La Combe d’Orveau, Domaine Grivot 2006  Le Domaine Grivot sublime comme toujours le Pinot Noir du climat de la Combe d’Orveau, niché entre les Grands Cru Musigny et Clos Vougeot, qui peut encore reposer dans vos caves ou se déguster au gré de vos envies.

Châteauneuf-du-Pape, Clos des Papes 2007 – Paul Avril livre un Châteauneuf-du-Pape exceptionnel, tout en dentelle, sur le grand millésime que fut 2007 pour la Vallée du Rhône.

Marc de Muscat d’Alsace, Domaine Weinbach – La réputation des vins de la famille Faller n’est plus à faire. Leur distillat de Muscat d’Alsace, révélant une eau-de-vie aux arômes profondément exotiques, le prouve une nouvelle fois.

Meursault, Casse-Têtes, Domaine Verget 1994 – Surplombant le village de Meursault au sommet d’une falaise calcaire, le climat Casse-Têtes donne un chardonnay plein de finesse et de minéralité, signé de la patte du grand vinificateur Jean-Marie Guffens. A savourer immédiatement.

Riesling Grand Cru Schlossberg, Cuvée Sainte Catherine, Domaine Weinbach 1997 – Sûrement le Grand Cru le plus réputé de la famille Faller, le Riesling y est complexe et grandiose.

Saumur-Champigny, Le Grand Clos, Château de Villeneuve 2002 – Concentré et à maturité, ce Cabernet-Franc du Château de Villeneuve enchante et enivre.

Informations pratiques :

Prix : de 15€ à 4300€

À retrouver uniquement sur le site de l’Epicerie de la Tour d’Argent : www.epicerie.tourdargent.com

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Enfin un site 100% dédié à l’armagnac !

Lancé il y a quelques mois, le site La Maison de l’Armagnac est un repaire inestimable pour tous les amateurs de l’eau-de-vie gasconne. Une bonne idée à cliquer pour dénicher vos idées cadeaux à l’approche des fêtes de fin d’année.

Delord, Castarède, Laubade, Darroze, Dartigalongue, Tariquet, Arton, Fontan, Charron, Espérance, Monluc, Gelas, Sempé… Les plus beaux noms de l’armagnac et leurs plus beaux trésors sont réunis sur un site 100% dédié à la plus vieille eau-de-vie française, La Maison de l’Armagnac. Lancé il y a quelques mois, ce site est une initiative de Louis Broine, un « enfant du Sud-Ouest », qui a effectué des études de commerce spécialisées dans le vin et les spiritueux à Bordeaux, avant d’approfondir ses connaissances à l’Institut de la Vigne et du Vin. Il débute sa vie professionnelle au cœur du négoce bordelais, puis occupe des postes dans la grande distribution (Grand Chais de France notamment), avant une expérience dans la bière chez Karlsbrau. Il s’offre ensuite une autre vision commerciale dans l’horlogerie (directeur régional pour la marque Tissot pendant plus de trois ans).

Passionné d’armagnac, Louis Broine entend faire « partager l’aventure des femmes et des hommes qui cultivent la vigne, élaborent leurs vins, distillent et élèvent leurs plus belles eaux-de-vie » et surtout « faire découvrir les meilleurs armagnacs des Maisons réputées, mais aussi dénicher pour nos clients de jeunes auteurs d’armagnacs qui n’hésitent pas à emprunter avec audace et talent des chemins nouveaux ».

Le site propose à la vente plusieurs centaines de références, que l’internaute peut dénicher en cherchant par terroir, par nom de maison, par compte d’âge, etc. Il comporte aussi de nombreuses actualités sur l’eau-de-vie gasconne et ses acteurs.

Le site de la Maison de l’Armagnac

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« RISE », Rare Champagne expose devant la mairie de Reims

Inaugurée hier soir en présence du maire, « RISE », la sculpture réalisée par Arnaud Lapierre inspirée par la cuvée Rare Champagne 2013, illumine désormais de ses mille et une facettes l’hôtel de ville de Reims où elle restera jusqu’au mois de novembre avant de rejoindre définitivement les jardins de la Maison de Champagne.

La sculpture est un hommage à la cuvée Rare 2013 et au soleil de l’automne qui cette année-là baigna les vendangeurs mobilisés en plein mois d’octobre. Arnaud Lapierre est un artiste qui travaille particulièrement les reflets : « Mon objectif est de montrer comment ils permettent de donner une autre lecture de notre réalité, de s’approprier les choses d’un autre point de vue ». L’ensemble représente un disque solaire qui donne l’impression de loin de crépiter. « C’est l’effet Novaya, que l’on observe au lever et au coucher du soleil, où l’astre se transforme en lignes et semble se défragmenter ».

De gauche à droite: Emilien Boutillat, chef de caves, Arnaud Lapierre, Arnaud Robinet, maire de Reims, Damien Lafaurie, directeur général de la branche vins du groupe EPI, lors du cocktail à la résidence Eisenhower. © Anthony Dorfmann

Un crépitement du soleil qui fait lui-même écho au crépitement des bulles et à la manière dont elles dansent dans le verre. Car l’œuvre est polysémique et lorsqu’on s’en approche on constate qu’elle est composée d’une multitude de plaques en aluminium aux formes arrondies. Elles-mêmes sont constituées à chaque fois de deux à trois bulles accolées, sans toutefois constituer des bulles parfaites qui se détacheraient clairement les unes des autres. « Si je m’étais contenté de simples bulles, cela aurait été trop littéral. Je voulais trouver quelque chose d’un peu sophistiqué dans le dessin, de plus élégant et recherché, un peu comme un orfèvre, mais de simplifié en même temps. Le fait de travailler sur des séquences de deux et de trois permettait justement d’avoir cette confusion, ce crépitement, cette décontraction. Cela participe au langage visuel de l’œuvre. Grâce à cela j’ai pu aussi créer ce disque, parce que l’exercice qui consiste à recréer un cercle à partir de petits cercles à l’intérieur ne fonctionne pas, j’ai essayé ! On a besoin de passer par des ruses comme celle-ci. Cet univers du métal et cette façon de le découper, s’approchent de l’art du joailler et renvoie à la bouteille de Rare, elle-même ornée d’une tiare. »

Le dernier côté génial de l’œuvre, c’est, lorsque l’on se trouve à ses pieds, de contempler les mille et un reflets et la manière dont ils décomposent, désassemblent, tous les éléments environnants, que ce soit les corps des passants dont la tête, le buste et les jambes se trouvent séparés grâce aux inclinaisons différentes des panneaux, mais aussi les édifices qui se trouvent aux alentours. « C’est ce qui m’amusait, engager les personnes à découvrir une autre façon de s’approprier l’espace urbain, de fixer leur attention sur des morceaux d’architecture sur lesquels ils ne se seraient pas arrêtés en se promenant, qu’ils n’auraient pas vus. Lorsque l’on connaît cette place et qu’on la traverse tous les jours, peut-être passe-t-on par habitude à côté de ces détails. Les spectateurs vont aussi s’amuser à essayer de reconstituer le puzzle. Il faut souligner que l’oeuvre est biface. Elle a une perspective très lumineuse, très orientée vers le ciel côté place Colbert, et très architecturale côté hôtel de ville. »

On l’aura compris, il y a chez Arnaud Lapierre une humilité « Rare » chez les artistes, une absence totale de snobisme. Au contraire, l’auteur n’a pas peur d’être pédagogue pour mieux rapprocher son œuvre de son public. Et cela se lit jusque dans la façon dont la sculpture ne cherche pas à cacher la structure qui la maintient. « C’est une manière de démystifier l’art, je voulais que le public puisse voir comment l’œuvre avait été faite, c’est presqu’une notice pour pouvoir la reproduire à la maison, ce qui n’est pas si compliqué. »

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Louis XIII : un cognac royal offert à Charles III

Le négociant Rémy Martin a fait remettre une carafe de son plus prestigieux cognac au roi d’Angleterre en visite en France.

La carafe en cristal de Baccarat est gravée à son nom : « Sa Majesté Le Roi Charles III ». Et quelle carafe ! Cette semaine, le négociant Rémy Martin (groupe Rémy-Cointreau) a fait remettre au roi d’Angleterre en visite d’Etat en France un flacon de cognac Louis XIII, le nec plus ultra de sa gamme.

Le présent lui a été remis, avec d’autres cadeaux, par le président de la République Emmanuel Macron en personne, a-t-on appris auprès de l’entreprise.

« Louis XIII est honoré de participer au rayonnement de la France et de son savoir-faire d’excellence, en prenant de nouveau part à un moment historique entre la France et la Couronne d’Angleterre à Versailles », a fait savoir Anne-Laure Pressat, la directrice exécutive de la marque Louis XIII, dans un communiqué diffusé le 21 septembre 2023.

Un assemblage de 1 200 eaux-de-vie de Grande Champagne
Si la maison Rémy Martin ne peut s’enorgueillir du titre officiel de fournisseur officiel de Buckingham Palace (le Royal Warrant a été attribué en 1962 au négociant Thomas Hine & Co à Jarnac), des liens historiques et culturels ont été tissés entre la marque Louis XIII et la famille royale anglaise. Le 21 juin 1938, ce cognac d’exception fut servi au digestif du banquet donné dans la galerie des Glaces du château de Versailles en l’honneur du roi Georges VI et de la reine Elizabeth.

Louis XIII fut également apprécié au déjeuner du 9 avril 1957, toujours à Versailles, lors de la première visite officielle en France de la jeune reine Elizabeth II et de son époux le prince Philippe.

Le cognac Louis XIII passe pour l’expression ultime du luxe. Comptez environ 3 500 euros la carafe en cristal au col rehaussé d’or fin. Le nectar, créé en 1874, a été servi à bord de l’Orient-Express, du « Normandie » et de Concorde.

Les chanceux qui ont goûté cet assemblage de 1 200 eaux-de-vie de Grande Champagne parlent d’un élixir « dont la longueur en bouche surpasse toutes les attentes ». Le breuvage aurait goût de « myrrhe, de miel et de rose séchée ». Chaque gorgée mêlerait « prune et chèvrefeuille, figue et fruits secs, santal et boîte à cigare ».

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