[Nos circuits œnotourisme #12] Bouches-du-Rhône, 13 en vignes

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Pour ce premier circuit provençal, direction les Bouches-du-Rhône !

Domaine du Vallon des Glauges
Niché au cœur des Alpilles, au pied du mont Menu, un havre de paix dans un domaine entièrement rénové au milieu des vignes et des oliviers. De mai à septembre, un bar à vin permet de profiter du panorama un verre à la main (à partir de 4 €), pour goûter la production provençale qui sera certifiée bio cette année mais également les autres vins des domaines Oddo de Sicile et d’Afrique du Sud accompagnés de tartines et de planches apéritif (le soir, du mardi au vendredi). Visite commentée avec 5 vins (à partir de 18 € sur réservation).

13430 Eyguières – 04 90 59 81 45 – vallondesglauges.com

Château Bonisson
La belle bâtisse du XVIIIe abrite un centre d’art contemporain, avec quatre salles d’expositions sur deux étages, qui accueille 3 ou 4 artistes par an. Il est en libre accès (et gratuit) au public les après-midi du jeudi au dimanche (les tableaux géométriques de Léon Wuidar sont exposés jusqu’en septembre 2023). Victoire fait goûter dans le caveau voûté en pierre ses vins bio en Coteaux d’Aix-en-Provence mais également le miel et l’huile d’olive de la propriété. L’été, la terrasse à l’italienne, avec un beau panorama sur les vignes et les chênes centenaires, accueille des concerts.

13840 Rognes – 04 42 66 90 20 – bonisson.com

©DR

Château de Fonscolombe
Ce Relais & Châteaux 5 étoiles avec sa cinquantaine de chambres (à partir de 305 €), classé monument historique, a été entièrement rénové avec un restaurant, l’Orangerie, prolongé d’une belle terrasse dans un parc arboré ponctué de bassins et statues (le restaurant gastronomique La Table de l’Orangerie n’est ouvert que l’été). Le chef Marc Fontanne y privilégie les produits en circuit court y compris pour les vins, majoritairement du Sud, dont ceux de la propriété en IGP Bouches-du-Rhône et bio, proposés au verre (9 €) ou à la bouteille (40 €). Concerts aux beaux jours avec dégustation de vins.

13610 Puy-Sainte-Réparade – 04 42 21 13 13 – fonscolombe.fr

Château du Seuil
Avec ses nouveaux chais et son caveau lumineux doté de deux terrasses pour la dégustation, Le Seuil a retrouvé de sa superbe. On peut emprunter un sentier de découverte longeant les vignes et les bois pour découvrir en une dizaine de panneaux les cépages, les essences d’arbres… Le château, entouré de jardins à la française, ne se visite que pour les portes ouvertes début juin et les journées du Patrimoine en septembre. Concerts aux beaux jours, visite commentée et dégustation de 5 vins avec charcuterie-fromages (30 € sur réservation). L’occasion de goûter le Grand Seuil rouge 2018, un grenache-syrah tout en épices et en finesse (25,20 €).

13540 Aix-en-Provence – 04 42 92 15 99 – chateauduseuil.fr

©F. Hermine

Château Gassier
Le « sentier des vignes » qui part de la cave et offrant environ deux heures de balade, est jalonné d’une douzaine de panneaux ludiques et pédagogiques expliquant les paysages, la faune et la flore, le vignoble, les cépages, le bio… pour arriver à la table de pique-nique sous les arbres avec une vue sur la Sainte-Victoire à faire pâlir d’envie un certain Cézanne. En libre accès ou en participant à un jeu de piste avec énigmes (à partir de 8 personnes – 30 €). La pause déjeuner peut être organisée par le domaine (23 € avec vin) qui propose en saison de nombreuses activités (cinéma en plein air, nuit des étoiles, soirées concerts, brunch, apéro sunset…).

13114 Puyloubier – 04 42 66 38 74 – chateau-gassier.fr

©DR

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Fédération des crémants : l’effervescence venue d’Alsace 

Le Syndicat des producteurs de crémant d’Alsace (SPCA) démissionne de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNPEC). L’effervescence qui anime le monde des crémants se poursuit, après que l’ensemble des coopératives alsaciennes et un négociant majeur avaient déjà quitté leur syndicat régional (SPCA).

Lors de son conseil d’administration du 17 juillet, le Syndicat des producteurs de crémant d’Alsace (SPCA) a pris la décision de quitter la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNPEC). Une décision sans doute bien pesée puisque le Syndicat avait été créé en 1973 par les Alsaciens, en vue d’obtenir de l’INAO, Institut national de l’origine et de la qualité, la définition des trois premières appellations de crémant de Loire, crémant de Bourgogne et crémant d’Alsace en 1975 et 1976. Il avait même été à l’origine de la Fédération nationale en 1982. Charles Schaller, le président du syndicat alsacien (SPCA) explique la décision dans un communiqué : « Certains font usage de leur pression pour tenter d’aboutir à des facilités qui ne sont pas en phase avec les valeurs qualitatives que le Conseil d’administration du Syndicat des producteurs de crémant d’Alsace souhaite véhiculer et auxquelles il aspire à l’unanimité de ses membres. » En d’autres termes, les Alsaciens ne sont pas d’accord avec les orientations de la Fédération, à savoir l’éventualité d’utiliser la machine à vendanger et la possibilité de passer de 12 à 9 mois la durée minimum d’élevage. Le syndicat alsacien s’est en effet battu pour rendre les textes communautaires européens sur l’élaboration des crémants aussi indiscutables que possible, en faisant remplacer « l’arrivée des raisins entiers au pressoir » par la mention « récolte manuelle ». Les Alsaciens étaient aussi à l’instigation de l’agrément des sites de pressurage et poursuivaient leur marche qualitative et leur différenciation des vins issus de méthode Charmat ou gazéifés.  « L’erreur serait fondamentale, on ne va pas arriver au Cinquantenaire des crémants en renversant la vapeur mais plutôt en générant de la valeur » précise Olivier Sohler, directeur du Syndicat (SPCA).

Un syndicat amputé de ses coopératives
Il a plusieurs années que l’entente n’était plus cordiale dans le monde du crémant. L’Alsace s’était opposée à ce qu’une promotion internationale des crémants soit financée au prorata des volumes, sachant qu’en tant que premier producteur (30 millions de bouteilles sur les 12 derniers mois) elle devrait payer pour les sept autres appellations. Quelques semaines avant la décision du Syndicat de quitter la fédération nationale, l’ensemble des caves coopératives alsaciennes et un négociant majeur, Arthur Metz, plus proches dans l’esprit de la Fédération nationale que de leur vignoble régional, ont déjà démissionné du Syndicat des producteurs alsaciens.  Ces opérateurs majeurs représentent 40 à 50 % des volumes de crémant d’Alsace. Le Syndicat régional est donc largement amputé, mais il compte encore 515 membres, vignerons ou négociants. Gageons qu’il saura « poursuivre la mission qu’il s’est fixé en prônant le maintien d’une haute valeur qualitative de l’appellation ».

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Tour des Termes est racheté

La famille Anney cède le Château Tour des Termes, historique Cru Bourgeois Supérieur de Saint-Estèphe. L’acquéreur est le Dr Eddie O’Connor, entrepreneur irlandais dans le secteur des énergies renouvelables.

C’est une page qui se tourne et une autre qui s’ouvre dans l’histoire de ce Château Tour des Termes, bien connu des amateurs des vins racés de Saint-Estèphe. Propriété de la même famille depuis 5 générations, Christophe Anney a pris la décision d’assurer une « transition en douceur ». Il restera pour le moment à la direction de ce Cru bourgeois aux côtés de Julien Brustis, nommé Directeur Général. Cet agronome et œnologue natif du Bordelais est notamment passé pat le Domaine La boche du Roi et la Winerie à Paris.

Concernant Dr Eddie O’Connor, il réalise son rêve après une carrière dédié aux énergies renouvelables (éoliennes, énergie solaire…) ainsi qu’à la décarbonisation de l’approvisionnement en énergie à l’échelle de la planète. « J’ai toujours voulu posséder un vignoble à Bordeaux, la plus grande région viticole du monde, confie-t-il. En nous appuyant sur ce qui a été réalisé par Christophe et sa famille, nous avons l’intention de créer un vignoble durable dans une vision d’avenir qui s’adaptera le mieux possible au réchauffement climatique ».

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Le réemploi des bouteilles en marche

Les expérimentations et les financements se mettent en place via l’Adelphe et Citeo pour organiser la consigne et la filière de réemploi des bouteilles.

Il existait déjà le recyclage qui relevait de la collecte des bacs jaunes et verts. La mesure annoncée par la secrétaire d’État à l’Écologie, Bérangère Couillard, et qui devrait être actée par le gouvernement en septembre lance un plan ambitieux de réemploi des emballages. « Il y avait déjà des discussions sur le sujet depuis 2018, mais elles étaient en attente d’études sur les performances de la collecte selon les méthodes choisies, consigne payée avec l’emballage, récompenses en magasins pour l’incitation, meubles de dépôts ou automates…, explique Aurélien Bernard, chef de projet Réemploi Citeo. Les expérimentations devraient être mises en place l’an prochain. La question est de savoir si on stimule l’existant par ces moyens ou si on met en place une consigne spécifique pour le réemploi dans le cadre de la loi Agec (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) votée en 2020 ». L’objectif de résultats portés par Adelphe et Citeo est de 5 % pour les emballages mis en marché d’ici deux ans, 10 % en 2027 tous secteurs confondus. Pour cela, 5 % des éco-contributions vont être concentrées sur le réemploi (environ 50 M€, 350 M € d’ici 2029) pour des projets portés par Citeo et Adelphe. Ils serviront à subventionner notamment des expérimentations sur des automates, les lignes de lavage, une modernisation de ligne de conditionnement. Le financement pourra varier de 50 à 70 % des investissements éligibles (les dossiers doivent être déposés avant le 1er novembre.).

Des prototypes de bouteilles standard à l’étude
Le programme prévoit également de créer des emballages standards afin qu’ils soient restituables partout en France. Des appels d’offres seront lancés auprès des verriers pour quatre références prioritaires, principalement pour les jus de fruits, les crèmes fraiches et les bières mais également dans un deuxième temps, pour les vins. « Ils bénéficieront de deux prototypes dont le design est en réflexion pour une bouteille bordelaise et une bourguignonne, précise Aurélien Bernard. Elles devraient s’adresser en priorité à des metteurs en marché restant dans l’Hexagone en particulier pour des vins à rotation rapide comme des rosés standard, ou pour des vins en distribution sélective ».

Un bilan environnemental favorable au recyclage
Le projet ReUse concernant la consigne de réemploi en Grande Distribution porte sur 1,2 Mds€ pour l’agroalimentaire. « En ce qui concerne la branche vins et spiritueux, tout le monde va se mettre autour de la table pour réfléchir à comment embarquer le consommateur, prévoir des lieux de collecte, la logistique retour des bouteilles, le lavage à externaliser ou à étudier en interne, avec quel dispositif… Les sujets de réflexion ne manquent pas ; ils feront l’objet de différents ateliers dans les prochains mois » explique Aurélien Bernard.

Une étude sur le réemploi et l’impact environnemental a été publiée par l’Ademe, l’Agence de la transition écologique. Elle a analysé l’impact de l’extraction de la matière pour la fabrication des emballages, surtout lorsqu’il s’agit d’un usage unique, versus celui du recyclage. A chaque rotation, l’impact de l’extraction diminue, celui du recyclage augmente, mais il semble que plus les rotations sont nombreuses, plus le bilan carbone penche en faveur du recyclage, confirmant ainsi les conclusions d’une première étude réalisée par Deroche consultants). L’Ademe a donc multiplié les scénarii des différentes Analyses du Cycle de Vie (ACV) en fonction du nombre de rotations et de retours. « Pour le verre, l’impact environnementale se révèle bénéfique dès le deuxième tour sur la majorité des indicateurs » affirme l’expert de Citeo. Reste donc à organiser la filière.

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Trois crémants de Bordeaux pour votre été

Suite au Concours national des crémants qui s’est tenu en mai dernier dans huit villes de France, dont Bordeaux, nous avons dégusté une sélection de cuvées bordelaises médaillées. Découvrez nos trois coups de cœur blancs à prix doux pour accompagner vos apéritifs, barbecues et desserts fruités. 

En apéritif
Jean Schieber Crémant blanc brut (8 €)
Assemblage de sémillon, cabernet franc et muscadelle, ce crémant de Bordeaux joue la carte de la vivacité, bienvenue pour faire frétiller les papilles en apéritif. Après un nez mêlant les zestes d’agrumes et les arômes pâtissiers, le palais se développe tout en fraîcheur, entre des bulles fines dansant en nombre et une vivifiante tension, ponctuée par une finale aux tonalités subtilement iodées. A déguster pour lui-même, ou avec des mets de la mer tels que des huîtres, des plateaux de fruits de mer, des crustacés, des tartares de poissons…

Avec un barbecue
Louis Vallon Blanc de Noirs (11,80 €)
Alliance de merlot et cabernet franc vendangés manuellement, Louis Vallon blanc de noir déploie une belle présence au nez et en bouche, portée par des arômes de fruits d’été juteux à noyaux (pêches, abricot) et une touche d’amande. En bouche, ce crémant marie du corps et de la vivacité soutenue par une bulle légère et virevoltante. Un équilibre réussi qui en fait le compagnon idéal de viandes blanches au barbecue, comme des blancs de poulet par exemple, mais aussi de noix de saint-Jacques au safran à la plancha.

Avec des desserts fruités
Premius Crémant blanc brut (6,50 €)
Né de vendanges précoces de sémillon, cabernet franc et muscadelle, Premius Crémant blanc brut se dévoile à la fois généreux et frais. Charmeur, avec sa belle aromatique complexe combinant des arômes fruités (citron vert, orange, mangue), floraux et pâtissiers, il se dévoile en bouche entre opulence et fraîcheur. Les notes briochées et compotées sont complétées par des accents fruités tonifiants de citron vert, pomme Grany et poire, la bulle est fine, et une légère pointe d’amertume finale vient dynamiser l’ensemble. Un joli rapport qualité-prix qui excellera notamment en dessert, avec par exemple des gourmandises comme des salades de fruits, un sabayon ou un crumble.

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[Nos circuits œnotourisme #11] Savoie, autour du lac

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction la Savoie !

Château de la Mar
Le château de la Mar, maison forte classée du XIIIe siècle ayant appartenu au comte de Mareste, a laisser son nom au coteau de Marestel, au pied du mont de la Charvaz. Dans cet édifice aux deux tours carrées, cinq chambres d’hôtes, certaines avec lits à baldaquins ou poutres apparentes, portent les noms des cépages et cuvées du domaine (pour 2 à 4 personnes, à partir de 240 € la nuit). Un espace bien-être avec massages, jacuzzi et piscine est niché au cœur des vignes, une dégustation mets & vins accordant fromages et charcuteries de la région est proposée pour mieux découvrir le royaume de l’altesse.

73170 Jongieux – 04 79 96 09 84 – chateaudelamar.fr

Chambéry by Wine
Le premier samedi de juillet en fin de journée, de 18 à 21 h, les vins de montagne se marient à la musique sur cinq places dans le cœur historique de Chambéry. Cinq ambiances musicales différentes pour cinq stands de dégustations variant les thématiques pour mieux faire découvrir les vins de Savoie (avec un vignoble invité) au fil de différents ateliers et animations. L’événement est organisé par l’interprofession des vins de Savoie avec de nombreux partenaires tels que les cavistes et les restaurants, qui se mettent ce jour-là aux couleurs de Chambéry by Wine en proposant menus dédiés ou dégustations (commentées, à l’aveugle). Événement gratuit.

73000 Chambéry – Renseignements : 04 79 60 21 51

Domaine de la Gerbelle
Au cœur du vignoble réputé de Chignin, au pied du parc régional des Bauges, le domaine en biodynamie des Quenard a été créé il y a plus d’un siècle dans une ancienne ferme des Chartreux. Il abrite une suite familiale composée de 2 chambres en enfilade, restaurées avec soin dans un esprit champêtre et un style vintage, avec accès à un jardinet sous la tonnelle ombragée de glycine (à partir de 92 €). Chaque année, début avril, grande-soirée dégustation avec des produits locaux (gratin de crozets, tomme de Savoie…) autour de mange-debout pour 4-5 personnes (à partir de 90 €).

73800 Chignin – 04 79 25 19 38 – claudequenard.com

Domaine des Granges Longes
Pinot et altesse, les noms de deux des cépages du domaine familial de Julia et Arnaud, mais également celui des deux gîtes récemment rénovés dans l’ancienne demeure de maître du XIXe. Le premier donne sur la piscine et le jardin, le second sur les vignes et le mont Granier, les deux aux couleurs du raisin dans un style d’inspiration scandinave. Une bouteille du domaine attend les visiteurs ainsi qu’une visite-dégustation durant leur séjour. Possibilité de réserver des paniers pique-nique locaux fait maison ou une initiation aux accords-mets et vins. À partir de 230 € pour deux nuits (jusqu’à 4 personnes).

73800 Les Marches – 06 84 59 14 80 – domainedesgrangeslonges.com

Maison Philippe Grisard
Si vous avez la chance de rencontrer Philippe Grisard en son royaume, il pourra vous parler pendant des heures d’ampélographie et vous raconter l’histoire des terroirs et des cépages locaux alpins dont il s’est fait le chantre ces dernières années. Dans ce domaine au pied du massif des Bauges, les parcelles s’étirent sur six communes à flanc de montagne, plantées de nombreux cépages dont les rares persan et mondeuse blanche avec laquelle est élaborée sur lies fines la cuvée Originelle (24 €).

73800 Cruet – 04 79 84 30 91 – maisonphilippegrisard.com

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Alexandre de Lur Saluces nous a quitté

S’il ne devait en rester qu’un, un ultime défenseur de Sauternes et de la magie du botrytis, ce
capricieux champignon démultiplicateur d’arômes, ce serait lui : Alexandre de Lur Saluces, le
propriétaire du château de Fargues. Il est décédé dans la nuit du 23 au 24 juillet 2023.

Toute l’équipe de Terre de vins présente ses condoléances à ses enfants et sa famille dans cette épreuve difficile.

Retour sur la saga « Lur Saluces – le sauternes absolu » par Jefferson Desport, dans le magazine Terre de vins

Pour comprendre le regard d’Alexandre de Lur Saluces sur Sauternes et plus encore son intransigeance quant à la qualité de ces vins, trois remarques s’imposent. La première : Fargues et Yquem sont deux propriétés voisines, mitoyennes. La seconde: Alexandre de Lur Saluces a dirigé ces deux joyaux durant trente-six ans. La troisième enfin, et non des moindres : Fargues appartient à sa famille depuis le XVe
siècle.

C’est ainsi : la généalogie des Lur Saluces est un défi au temps. « On remonte à Adam et Eve », sourit-il. Plus exactement, la branche actuelle descend d’un mariage célébré en 1472 entre Isabeau de Montferrand et Pierre de Lur. En cadeau, les époux reçoivent la forteresse de Fargues, édifiée au XIVe siècle par le cardinal Guilhem de Fargues, neveu du pape Clément V. La connexion avec les Saluces se fera, elle, un siècle plus tard, à la faveur d’une nouvelle union célébrée en 1586. Dès lors, les deux noms ne font plus qu’un : Lur Saluces. Toutefois, on ne dispose pas d’autant d’archives sans raison…

Du côté des Saluces, l’histoire plonge ses racines à l’est. Dans ce Moyen Âge incertain, ils règnent alors sur le marquisat de Saluces, un territoire indépendant entre la France et l’Italie, au pied du mont Viso, à la source du Pô. « Ce marquisat était un État souverain, souligne Alexandre de Lur Saluces. Les marquis de Saluces avaient le droit de lever des troupes, de battre monnaie… » À la fin du XVIe siècle, le marquisat est vendu à la France. Du côté des Lur, les souvenirs sont moins précis. Et pour cause : « Le premier Lur était Fruhin de Lur, il venait de Franconie, il s’agissait sans doute de Barbares », précise Philippe de Lur Saluces, qui a rejoint son père à la tête du château de Fargues, après avoir travaillé plusieurs années en Asie chez un importateur de vins.

Malgré un violent incendie en 1687, Fargues porte toujours haut les traces de ce passé médiéval. Désormais rénovés, les vestiges de la forteresse, ses épaisses murailles et son donjon, rappellent qu’ici se dressait une puissante baronnie. Des reliefs qui offrent un paysage singulier. Hors du temps. Au plus fort de leur emprise, la famille sera propriétaire de 700 hectares à Sauternes sur les 2 200 qui forment l’appellation. Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 180 hectares, dont près de 114 de forêts. Dans cette immensité, 21 hectares de vignes sont dédiés au seul et unique grand vin de Fargues.

Mais reprenons le fil de notre récit…

À la fin du XVIIIe siècle, l’histoire prend en effet une autre dimension à la faveur d’un nouveau mariage. En 1785, Françoise-Joséphine de Sauvage d’Yquem épouse Louis-Amédée de Lur Saluces. Elle devient comtesse de Lur Saluces et apporte en dot le château… d’Yquem. Mais, au-delà, elle porte surtout un autre regard sur ce terroir. Et comprend ce que cette drôle de pourriture sur les raisins peut apporter à ses vins dont la notoriété va grandissante. En 1826, cette femme de tête fait construire un chai à Yquem. « Une véritable révolution à l’époque », souligne Alexandre de Lur Saluces, qui voue un immense respect à son ancêtre : « Elle a envoyé des vendangeurs ramasser des fruits pourris… »

Pendant ce temps, Fargues stagne et manque le classement de 1855. La propriété se contente de
produire du vin rouge, du bois et du lait pour les autres domaines familiaux. Il faudra attendre
la fin de la Première Guerre mondiale et l’arrivée aux commandes de Bertrand de Lur Saluces,
l’oncle d’Alexandre, pour que sonne le réveil. Sous son impulsion, les 15 hectares du plateau de
la forteresse sont plantés. Et, en 1947, il réalise la toute première mise en bouteilles du château de
Fargues avec le millésime 1943. De non classé, Fargues va devenir un… inclassable. Et un des vins
les plus reconnus du Sauternais.

C’est à cette histoire hors normes qu’Alexandre de Lur Saluces apporte sa pierre à la fin des années60. Un peu par hasard. « J’ai été appelé par mon oncle Bertrand, raconte-t-il. Il voulait me mettre au courant de ses affaires. » Or, en 1968, Bertrand de Lur Saluces décède brutalement dans le centre de Bordeaux, près du Grand-Théâtre. Alexandre de Lur Saluces lui succède au pied levé à la tête des deux propriétés, Yquem et Fargues : « J’ai pris les commandes à 34 ans. J’ai eu tout à apprendre. Depuis très jeunes, on buvait du sauternes, mais de là à en faire un outil de travail… J’ai eu la chance d’avoir deux courtiers qui m’ont entouré. » Il n’empêche, à sa prise de fonction, le milieu du vin était « anxieux » : « Mon premier réflexe a été d’afficher un très grand calme. À l’époque, je m’étais précipité chez Berlitz pour rafraîchir mon anglais et je suis allé aux États-Unis. On se retrouvait à plusieurs pour voir Abdallah Simon, un grand acheteur de grandes bouteilles à New York.Il fallait expliquer ce vin, parce que les gens ne comprenaient pas très bien cette histoire de pourriture. C’est une horlogerie fine, très subtile. »
Très vite, il devient cet horloger de précision. Et un jusqu’au-boutiste du sauternes : « Le sauternes, c’est
une série de sélections, un terroir, des cépages, des méthodes », explique-t-il. Un mot l’emporte cependant sur tous les autres : sélection. On pourrait y ajouter un autre : drastique. « Il y a une réussite propre à Fargues et à Yquem, explique-t-il. Si elle n’est pas là, on ne met pas en bouteilles. » Durant un peu plus de trois décennies, il mène les deux vignobles de front. Installant Yquem au sommet, tout en révélant Fargues. Mais sans jamais les confondre. Une distinction claire qu’il opère jusque sur la table: « À Yquem, je servais souvent Fargues à mes invités, sourit-il. Les gens pensaient que je voulais économiser Yquem, ce qui était vrai. En fait, je faisais coup double : je montrais Fargues et je n’abusais pas de la cave d’Yquem… »

Toutefois, malgré son expérience et la notoriété d’Yquem, le combat sera permanent pour justifier sa vision de ce grand liquoreux et ne garder que le meilleur de chaque récolte : « Quand je m’occupais d’Yquem, j’ai eu deux ingénieurs agro qui m’ont demandé d’arrêter ce massacre. Ils m’expliquaient que ça n’avait plus d’avenir. Or, tout le mérite du sauternes et son aptitude à faire des inconditionnels
dans le monde entier est là.
» Toutefois, après des années de disputes familiales, Yquem est vendu en
2004 à Bernard Arnault. Une blessure toujours vive pour Alexandre de Lur Saluces, qui en parle
comme d’une « braderie » : « C’est un résultat très amer. Il y a eu une grosse bagarre. Les moyens mis
en œuvre étaient assez impressionnants
. »

Désormais, c’est à Fargues qu’il continue de développer son intransigeante vision du sauternes : « Je suis très heureux de pouvoir dire “niet” à une récolte qui n’est pas satisfaisante. Tous les ans, nous avons à rejeter. Cette année, on a perdu 60 %. Demander à un conseil d’administration de saborder une récolte, ce n’est pas facile… » Et ce ne sont pas les difficultés commerciales du sauternes qui feront
changer d’avis ce perfectionniste amateur de champagne et de porto. Alors que la plupart de ses
voisins se sont mis à produire des blancs secs – certains avec succès d’ailleurs –, il juge sévèrement ces initiatives. « Quand les choses deviennent compliquées, on remue dans tous les sens et on fait n’im-
porte quoi, assène-t-il. Ça ne les mènera nulle part. C’est une voie de garage. Ce n’est pas du sauternes, c’est du bordeaux ou du bordeaux supérieur
. » À ses yeux, la solution est ailleurs : « Avant la guerre
de 14, cette question se posait déjà. Mais, depuis, on a des décrets, des garanties. La réponse n’est pas
de faire du vin chaud ou du vin glacé. Le problème, c’est la façon de promouvoir le sauternes. Or, plus
personne ne veut le faire. »
Pourtant, lui aussi a défendu une autre approche du sauternes avec le « Y » d’Yquem. « Mon oncle
avait vu qu’il y avait des bouteilles étiquetées “château X” et tout le monde croyait que c’était du Yquem.
Il a voulu éviter ça. Et il y a eu un revenu assez régulier. Mais je l’aurais bien supprimé… »

Philippe de Lur Saluces est sur la même longueur d’onde que son père : « On ne peut insuffler le
respect de nos vins qu’en les respectant nous-mêmes. C’est la seule façon de procéder. Il faut revenir aux
fondamentaux, c’est un vin et il est très bon. On s’est écarté de ça pour aller dans cet univers saugrenu
du vin de dessert. » Toutefois, si père et fils campent aussi fermement sur leurs positions, c’est
aussi parce qu’ils ne dépendent pas à 100 % de l’économie du sauternes. « Quand des propriétés
sauternaises font des blancs secs, c’est pour se diversifier, souligne Philippe de Lur Saluces. Mais notre
diversification, elle est faite et elle est ailleurs. C’est ce qui nous permet de nous entêter. »

Il dit vrai. Fargues est le sommet d’un iceberg où la terre reste le fil conducteur. La matrice de leur
philosophie. En parallèle, les Lur Saluces possèdent et exploitent un camping sur la côte landaise,
à Contis. Dans les Landes, ils sont aussi d’importants propriétaires forestiers. Mais les tempêtes
Klaus et Martin les ont obligés à revoir leurs plans. Certes, ils ont débroussaillé et replanté, mais
c’est un investissement à trente ans. Ils ont donc gardé quelques hectares pour planter des asperges
près de Lit-et-Mixe, à Uza. « On en produit 120 tonnes par an et certaines partent même au Japon »,
souligne Alexandre de Lur Saluces. À Uza, ils ont complété leur aspergeraie d’une épicerie fine et,
l’an dernier, ils ont ouvert ici un restaurant bistronomique, la Table du Marensin.
Des chemins de traverse, donc. Mais qui ramènent toujours au berceau familial, Fargues. Preuve
de leur inébranlable croyance dans le sauternes, ils viennent d’investir 5 millions d’euros dans la
construction d’un nouveau chai. Ou comment regarder l’avenir droit dans les yeux. En son temps,
Françoise-Joséphine Sauvage d’Yquem n’a pas fait autrement

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Tour de France Femmes : vers les vignes depuis le 23 juillet

Le Tour de France Femmes a été relancé avec succès en 2022. Cette année, il repart du 23 au 30 juillet avec 8 étapes qui traverseront 11 départements situés dans la moitié sud de la France. Côté vin, le Tour de France Femmes avec Swift rencontrera les vignes du Massif Central et du Sud-Ouest à travers ses épreuves, avec un point culminant à 2 210 m au fameux col du Tourmalet.

Ces derniers jours de juillet, les amateurs de cyclisme et de tourisme n’auront pas le temps de faire une pause. Les femmes se sont élancées depuis Clermont-Ferrand, hier, pour 8 étapes de 70 à 177 km. Leur Grande Boucle rencontrera les vignes de nombreuses appellations, Côtes d’Auvergne, Vin de Corrèze, Cahors, Gaillac et enfin le trio des Pyrénées Madiran, Pacherenc-du-Vic-Bihl et Jurançon, avec une dernière étape qui sera un parcours autour de la ville de Pau.

Massif Central d’abord
Au programme deux gros massifs, le Massif Central au début et les Pyrénées en fin, offriront des étapes variées, une de montagne, deux accidentées, quatre de plaine et un contre-la-montre individuel. La première étape mettait à l’honneur les Côtes d’Auvergne, une appellation modeste par la taille (400 ha) par rapport à ce qu’elle était au XIXè siècle, mais qui propose des vins de caractère, principalement issus de gamay, pinot noir et chardonnay. Ils bénéficient du réchauffement climatique qui leur apporte la rondeur qui leur faisait parfois défaut au siècle dernier. Comme le vignoble est éparpillé, il n’est pas certain qu’on verra vraiment les vignes depuis la route du Tour, mais elles ne seront pas loin dans la 2è partie de l’étape, autour de la ville de Riom, la zone de la dénomination Chateaugay. Le moment de déguster la cuvée « Entre nous » de Pierre Goigoux, un gourmand assemblage de gamay et de pinot noir (12 €).

Découvrir les vins de Corrèze
La 3è étape du Tour reliera Collonges-la-Rouge à Montignac-Lascaux le mardi 25 juillet. Ce sera l’occasion de découvrir l’appellation Corrèze, qui s’est relancée doucement au début des années 80 et a été reconnue en AOP au niveau européen le 22 févier dernier (cf TDV…). C’est véritablement une appellation de poche principalement située au sud-ouest du département, autour de Brive-la-Gaillarde. Quelques dizaines de milliers de bouteilles seulement sont à la vente chaque année, qui sont le plus souvent consommées dans la région. Les rouges sont principalement faits de cabernet franc, les blancs de chardonnay, sauvignon ou chenin blanc. Si vous passez par là, ne manquez pas de goûter la rareté ultime, un vin de paille élaboré à partir de tous les cépages locaux, séchés sur claies avant d’être vinifiés. Une rare douceur à la robe ambrée.

Belle boucle autour de Cahors
« En commençant par une boucle pour aller saluer la famille royale du Danemark, propriétaire du château de Cayx, cette très longue étape devrait valoir une agréable première partie dans la magnifique vallée du Lot. Les choses se compliqueront à 40 km du but quand quatre sévères montées successives, dont la côte Saint-Pierre, conditionneront une arrivée terriblement exigeante » détaille Marion Rousse, directrice du Tour Femmes, championne de France cycliste sur route 2012. La 4è étape de Cahors à Rodez commencera par un parcours sur les terrasses sud du Lot avant de remonter par la rive nord à partir de Luzech. On croisera Parnac, Crayssac et Mercuès avant de retraverser Cahors pour s’éloigner du vignoble vers l’Est. Le paysage restera spectaculaire le long du Lot et même jusqu’à, Rodez. On savourera l’étape un verre de Cahors à la main, le Clos Troteligotte K-Or 2020, un parcellaire 100% malbec vinifié sans ajout de sulfites (15€)

©A.S.O._Maxime_Delobel

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« Quand l’art et le vin lient les Hommes » dans les domaines provençaux

« Quand l’art et le vin lient les Hommes », le nouveau thème de la manifestation Art & Vin qui se déroulent tout l’été dans les domaines des vignerons indépendants de Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse

La 25e édition organisée par la Fédération des Vignerons Indépendants de Provence-Alpes-Côte d’Azur- Corse, Art & Vin, a choisi un thème qui laisse une grande place à l’imaginaire : « Quand l’art et le vin lient les Hommes ». Les expositions et manifestations dans les domaines émaillent tout l’été, certaines se prolongeant jusqu’à l’automne. L’événement œno-artistique devenu incontournable de Provence a été créé en 1998 par les Vignerons Indépendants du Var ; il réunit de nombreux acteurs culturels engagés dans le développement de leur territoire. Chaque année, les artistes de tout horizon (peinture, sculpture, photographie, musique, danse, etc.) exposent leur art et leurs œuvres dans une quarantaine de domaines viticoles de toute la région. Une façon pour les habitants comme pour les touristes d’aiguiser leur sensibilité esthétique et gustative dans les vignes, les chais et les caveaux des propriétés et châteaux.

Une nouvelle présidente
Créée il y a plus de 30 ans, la Fédération du Var devenue Fédération des Vignerons Indépendants de Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse, regroupe aujourd’hui 420 adhérents qui cultivent leur vigne, élèvent et commercialisent eux-mêmes leur vin. Ils représentent 87 % des caves particulières du Var, des Alpes- Maritimes, des Alpes de Haute-Provence et de Corse pour une superficie totale d’environ 11 900 hectares. Ces vignerons produisent des vins d’appellation tels que Bandol, Bellet, Côtes de Provence, Coteaux Varois en Provence, Coteaux d’Aix en Provence, Pierrevert, Corse… mais également des IGP et des vins sans indication géographique. Nathalie Roubaud, vigneronne au Château Nestuby à Cotignac dans le Haut-Var, a été élue en mai dernier à la présidence de la Fédération basée à Brignoles (83). Elle était entrée au conseil d’administration des vignerons du Var à 21 ans. Elle entend « consolider le travail que la Fédération mène avec succès en défendant l’indépendance de chaque vigneron au sein d’une communauté qui échange et s’entraide, et promouvoir leur contribution essentielle à la richesse de la région ». Installée depuis 1994, Nathalie Roubaud poursuit en famille avec son mari et deux de leurs trois enfants l’aventure du domaine familial. Engagée dans le développement de son territoire, elle est également vice-présidente de l’office de tourisme Provence Verte et maire adjointe du village de Cotignac.

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[Nos circuits œnotourisme #10] Charente-Maritime, un pied dans l’océan

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction la Charente-Maritime !

Cognac Grosperrin
Nous sommes à Saintes, magnifique cité antique posée sur les bords de la Charente. Ici, la maison Grosperrin s’est construit un patrimoine immense de vieilles eaux-de-vie à force de nicher dans la région de Cognac. Il faut voir ça pour le croire, c’est ouvert l’été non-stop, du mardi au samedi, de 10 h à 19 h. Il reste à choisir la formule et à s’offrir un trésor du genre Fins bois 1989 (175 €), l’eau-de-vie charentaise dans toute sa rigueur : délicate, longue et complexe. À partir de 7 €.
17100 Saintes – 05 46 90 69 03 – lagabare.com

Château Montifaud
Un mot pourrait résumer cette maison : famille. À bien y réfléchir, il faudrait ajouter « qualité » mais aussi, au bout du compte, « Petite-Champagne », le cru du château Montifaud. Encore que « L’Éveil des Sens » claque bien, c’est le nom de la visite guidée de la vigne au chai, une balade sur mesure où l’on prend la démesure des mots famille, qualité et Petite-Champagne… Le plus dur est encore de faire son choix de bouteilles avant de partir. Au hasard l’XO Silver (95 €). À partir de 10 €.
17520 Jarnac-Champagne – 05 46 49 50 77 – chateaumontifaud.com

Cognac Bertrand
Thérèse, Samuel et Steph sont devenus des habitués des colonnes de « Terre de vins ». Le sourire et le savoir-faire qu’ils entretiennent sur leur terroir de Petite-Champagne méritent notre attention et celle des amateurs. Il faut choisir parmi les formules de visite, de la « Classique » à la « Privée », et se pencher très sérieusement sur la dernière création, Héritage n°2 (250 €), pour un lot de 500 bouteilles d’un cognac époustouflant d’architecture et de parfums. À partir de 12 €.
17500 Réaux-sur-Trèfle – 05 46 48 09 03 – cognac-bertrand.com

Château de Beaulon
C’est un endroit hors du temps et aussi l’œuvre d’une vie, celle de Christian Thomas. Le château, le parc, les fontaines bleues et leurs légendes, tout apaise et rend les yeux plus bleus encore. Sans compter les délicieux cognacs et pineaux produits en cette terre qui domine l’estuaire. Oui, la beauté sauvera le monde et le pineau blanc 1985 de la Collection Privée (89,20 €) est une acception de profondeur où les notes de rancio, de coings et de miel se conjuguent. À partir de 9 €.
17325 Saint-Dizant-du-Gua – 05 46 49 96 13 – chateau-de-beaulon.com

Domaine Le Petit Marand
Il faut être un peu fou dans le vin. Et c’est ce brin de folie qui a permis à Fabrice Papin de reprendre le domaine familial du Petit Marand pour y produire de très beaux vins. Perché sur l’estuaire, ce boulimique de la qualité n’en finit plus de faire parler de lui. Il faut le rencontrer et déguster, par exemple les dernières créations, un 100 % grenache ou un malbec (à partir de 15 €). Deux mots, trois syllabes : la classe ! Visite gratuite sur rendez-vous.
17150 Saint-Bonnet-sur-Gironde – lepetitmarand.com

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