Trois questions à : Jean-Baptiste Mouton, nouveau directeur d’Advini en Bourgogne

Passé notamment par Pernod Ricard, ce spécialiste du commerce et du marketing a pris la direction du domaine Laroche (Chablis) et de la maison Champy (Beaune), les deux propriétés du groupe Adivini en Bourgogne, fin mai. Entretien.

Quel parcours vous a mené jusqu’en Bourgogne ?
Jusqu’à peu, j’ai essentiellement travaillé dans des grandes sociétés en marketing et commerce, avec un parcours quasi-exclusivement à l’international. J’ai ainsi passé près de 15 ans chez Pernod-Ricard, en Pologne, en Ouganda puis au Chili. J’ai eu envie de repartir sur des projets à dimension plus humaines en termes de management, et de me rapprocher un peu plus de l’ADN du produit, de son monde environnant. Le vin était donc une bonne équation pour moi. D’où mon retour en France il y a deux ans. J’ai pris la direction Paul Jaboulet Aîné à Tain pendant une année, avant de rejoindre le groupe Advini.

On peut renforcer le portefeuille oenotouristique

Jean-Baptiste Mouton

Champy, Laroche… Que représentent ces noms pour vous ?
Ces deux maisons ont deux qualités essentielles à mes yeux. Leur histoire incroyable d’abord : celle de Laroche remonte à 1850, celle de Champy à 1720. Les deux partagent aussi la valeur du terroir. Fondamentalement, le luxe pour une maison de vin, c’est de disposer de terroirs d’une grande richesse, et c’est ici le cas. Ainsi on échappe un peu à cet univers où tout va très vite, où tout est remplaçable.
J’ajouterais que la centaine de collaborateurs qui y travaillent ont un degré d’exigence très élevé. Je pense en premier lieu aux deux directeurs techniques, Dimitri Bazas pour Champy et Romain Chevrolat pour Laroche. J’ai une très grand envie de travailler avec eux.

Quels projets vont vous occuper ces prochaines années ?
D’abord continuer à mener ces deux maisons au niveau où elles le méritent. Champy est un peu une belle endormie, avec une notoriété à reconstruire par rapport à son histoire incroyable. Et Laroche, plus renommée, peut encore prétendre à davantage de présence sur certains marchés.
Nous nous attacherons aussi à faire connaître aux consommateurs la richesse historique de ces deux maisons. Chacune possède une patrimoine d’exception, avec un parcours de visite. Je pense qu’en partant de ces bases on peut renforcer le portefeuille oenotouristique. On veut notamment faire connaître notre patrimoine à l’étranger, avec des ambassadeurs.
Enfin nous comptons continuer à devenir des acteurs régionaux inspirants en terme d’engagement environnemental.

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Festival Vins et Passions en Luberon

Organisé par l’association des Amis du Château de Sannes, présidée par Pierre Gattaz, la première édition du festival propose la découverte du monde du vin. Dégustations et ateliers animeront le dimanche 13 août.

Jean-Robert Pitte, spécialiste du paysage et de la gastronomie, et membre de l’Académie du Vin de France, Philippe Faure-Brac Meilleur Sommelier du monde 1992, Antoine Petrus double Meilleur Ouvrier de France Sommellerie, il y aura la fine fleur du monde viticole, au château de Sannes pour ce premier festival. Des experts, des sommeliers mais surtout une vingtaine de vignerons prêts à faire déguster leurs cuvées en AOP Luberon, véritable joyau de la Provence. Les premiers animeront des ateliers sur les thématiques de la dégustation et de la gastronomie. Parmi les seconds, les maîtres de chai du château de Sannes et du château de La Verrerie initieront à la vinification ou aux vins biodynamiques. Jean Viard, Georges Truc, Jean Vitaux seront quelqu’un des spécialistes en histoire, géologie et sociologie, prêts à vous faire voyager et explorer toutes les richesses du Luberon.

Les produits locaux seront également mis en scène : l’amande la pistache, la truffe, le miel, la lavande, l’huile d’olive. Les petits trouveront leur plaisir avec un parcours de la biodiversité, des balades en âne, un atelier recyclage.

15h -18h : Dégustation des vins et ateliers
18h30 – 19h : Folklore provençal animé par Vianney d’Alançon et sa troupe du Rocher Mistral, Château de la Barben
19h-20h : Apéritif géant et grand concours des vins du Luberon
20h30 : Dîner gastronomique animé par Eric Sapet, chef étoilé à la Petite Maison à Cucuron

Entrée : 10 euros/p avec un verre de dégustation – gratuit pour les moins de 16 ans.
Tout inclus : 70 euros/p

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[Concours des Vins 5/12] Domaine Fichet & Domaine Alexandre Bonnet]

Le cinquième concours des vins organisé par Terre de vins a de nouveau été l’occasion pour des milliers de professionnels du vin de soumettre leur nectar à l’exercice de la dégustation à l’aveugle. Ce sont 2283 flacons qui ont ainsi été présentés pour un total de 444 médailles d’or. Parmi ces médaillés, la rédaction de Terre de vins a élu 24 « superchampions », des vins « coups de cœur » que nous vous présentons durant tout l’été. Aujourd’hui, cap sur deux vignobles mythiques, la Bourgogne et la Champagne !

DOMAINE FICHET (71)
Unique « superchampion » bourguignon parmi les coups de cœur de la rédaction de Terre de vins, le domaine ne doit pas sa place au hasard. Dans l’escarcelle de la famille Fichet depuis 1408 et un certain « Stéphus », ces terres sont devenues « Domaine » lorsque Francis, incarnant la onzième génération de la famille fait le choix de se retirer de la cave coopérative d’Igé pour « tenter de s’extirper de la crise qui frappait les vins en 1976 », le choix s’avérera gagnant. Pierre-Yves et Olivier, ses enfants, le rejoignent à la propriété en 1988 pour l’un et 1990 pour l’autre. Ils sont aujourd’hui toujours à la tête du domaine et ont magistralement pris la suite de Francis parti à la retraite en 2000. Preuve en est avec une extension du vignoble de 11 à 35 hectares, un agrandissement et une modernisation du chai, ainsi que des infrastructures commerciales, entraînant de fait une implacable montée en gamme des vins produits. Ce sont désormais environ 200 000 bouteilles issues de 20 cuvées qui sont commercialisées chaque année à travers le monde entier. Une renommée internationale bien méritée. 

La cuvée médaillée : Grande Craie 2020, Blanc, Mâcon-Igé, 38 € (HVE)
Le premier nez nous renverse : la grande classe ! Un élevage subtil ne venant pas masquer le fruit gourmand des grands chardonnays. Une merveille de délicatesse et de présence raffinée, avec une attaque douce, un palais savoureux, très élégant, sur des arômes fins, à la fois fruités, floraux et toastés. Grande longueur en prime pour ce monstre de complexité. Idéal pour l’hivernage.

Accord mets-vin
Loup en croûte de sel.

©Photo DR

DOMAINE ALEXANDRE BONNET (10)
Si sa cuvée Brut a été élue « Meilleur Blanc de Noirs du Monde » en 2020 aux Champagne & Sparkling Wine World Championships, le Blanc de Blancs Extra-Brut du domaine n’a pas a rougir puisqu’il a enchanté notre rédaction et démontré toute la dimension des nectars de cette propriété indissociable de son village, Les Riceys. Cette « Contrée » magique et ses 843 hectares de vignes forment le cru le plus vaste de la Champagne. Le domaine, lui, s’établit sur 47 hectares plantés en moyenne à 250 mètres d’altitude sur des sols calcaires et marnes datant du jurassique kimméridgien. L’ascension de la propriété sur le toit du monde peut être qualifiée de fulgurante, puisque seulement 50 ans séparent le titre mondial obtenu en 2020 et la fondation du domaine. Bien que les premiers ceps furent cultivés sur ces terres au milieu des années 30, c’est en 1970 que René, Serge et Alain Bonnet donnent naissance à la marque que l’on connaît aujourd’hui. L’histoire de ce domaine est donc relativement jeune mais son destin semble tout tracé avec une nouvelle équipe parfaitement en phase avec la typicité des lieux, à l’image d’Irvin Charpentier, œnologue et tout nouveau chef de caves de la propriété, « il est fondamental d’être en contact avec la plante et son environnement avant d’en recueillir les fruits. Je vinifie ensuite avec mes émotions, mon ressenti sur le moment. » Une « alchimie » qui promet un avenir serein. 

La cuvée médaillée : Blanc de Blancs, Champagne Extra-Brut, 54 € (HVE)
Un caractère vif et tonique que lui confèrent le pinot blanc dans l’assemblage ainsi que le collier de bulles remontant à la surface. Le sol kimméridgien de la Côte des Bar sur lequel les vignes sont élevées lui donne une finale saline rafraîchissante. Son délicat bouquet de fruits à chair blanche comme la poire finit de nous charmer.

Accord mets-vin
Tartare de thon au gingembre.

Irvin Charpentier (à droite) a succédé à Alain Pailley comme chef de caves au Domaine Alexandre Bonnet. ©Photo DR

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[Nos circuits œnotourisme #9] Hérault, une palette de couleurs

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui, découvrez l’Aude dans notre premier circuit héraultais !

GR® de Pays Minervois, Saint-Chinian, Faugères
Mettre en place une stratégie concertée pour faire la promotion et relever l’attractivité d’un territoire, c’est la prouesse réalisée par la destination Minervois, Saint-Chinian, Faugères et Haut-Languedoc. Cette dernière, qui couvre un tiers du département de l’Hérault, fédère quatre communautés de communes (Grand Orb, du Minervois au Caroux, les Avant-Monts et Sud-Hérault) autour de projets pour un territoire durable, rural, attractif, dynamique et inclusif. Pour découvrir vignobles, paysages et patrimoines, un GRP œno de 5 boucles de 2 à 3 jours, sans aucune difficulté, est proposé sur le site. 

04 67 97 06 65 – haut-languedoc-vignobles.com

La cave de Saint-Chinian
Voilà une cave qui est ancrée dans son territoire. Véritable acteur de la vie sociale, la coopérative, créée en 1937, regroupe une centaine de vignerons adhérents et mobilise les forces vives en étant non seulement un lieu de vin mais aussi un lieu de vie et de créativité artistique. Sur place, les cuves en béton rivalisent de couleurs et de modernité grâce au projet « L’Art en cave », un concept unique qui associe l’œuvre d’un artiste contemporain à une cuvée d’exception. L’espace d’exposition vaut vraiment le coup d’œil.

34360 Saint-Chinian – 04 67 38 28 40 – cave-saintchinian.com

©Arnaud Montagard

Château & Village Castigno
Au cœur de ce village idyllique d’Occitanie, laissez-vous envoûter par la cuisine étoilée de la Table de Castigno avec un couple fou de food, Stephan Paroche et Justine Viano, à la manœuvre. Ici, pas de carte, on se laisse bercer par une cuisine bohème à quatre mains qui emmène sur des chemins audacieux et incisifs. Également sur place : la Petite Table, un bistrot grill à la cuisine locavore et généreuse, et un restaurant asiatique, le Thaï, à l’offre gustative exotique, racée et sapide dans une ambiance « asie-mutée ».

34360 Assignan – 04 67 24 26 41 – villagecastigno.com

©Photographie DR

La cave de Saint-Jean-de-Minervois
Éclat Blanc, cuvée hommage au calcaire blanc immaculé qui jonche le terroir de Saint-Jean-de-Minervois. Voilà une porte d’entrée idéale pour découvrir la richesse aromatique du muscat petit grain. Reconnue en 1949, l’appellation est une des plus petites de France (6 domaines et 12 cuvées) et irradie le visiteur de ses vins doux naturels qui n’ont pas d’équivalent. Mais la cave produit également du blanc sec, du rouge, du rosé et de l’effervescent. Dégustation et visite du vignoble possible pour les groupes.

34360 Saint-Jean-de-Minervois – 04 67 38 03 24 – muscat-saintjeanminervois.com

Château Maris
Certifié B Corp depuis 2016, Château Maris est bien plus qu’un simple vignoble. Robert Eden, le propriétaire, a créé le lieu parfait pour déconnecter. Dans une maison de maître de 1892 au pied de la Montagne Noire, vous serez dans un petit cocon avec tout le confort nécessaire : 4 chambres, 3 salles de bain, un jardin, une terrasse et une belle piscine privée pour des groupes jusqu’à 8 personnes. Sur demande, profitez d’une visite privée du vignoble suivie d’une dégustation des vins (en biodynamie) du domaine. À deux pas se trouve le Grand Café Occitan, un wine-bar du XXIe siècle où le chef franco-anglais, Tristram Browden, propose une cuisine savoureuse mêlant produits de la montagne et de la mer, avec une carte où le vin (surtout bio, biodynamie et nature) est au cœur de l’histoire.

34210 Félines-Minervois – 04 68 91 42 63 – chateaumaris.com

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Nouvelle présidence pour l’interprofession du Beaujolais

Ce jeudi 20 juillet 2023 s’est tenue l’assemblée générale d’Inter Beaujolais, entérinant la nomination de son nouveau président Philippe Bardet, du collège négoce et directeur général de la Maison Loron, à la suite de Daniel Bulliat, en fonction depuis janvier 2021.

Un bilan dynamique
Comme à chaque assemblée générale, Daniel Bulliat a présenté son rapport moral des six derniers mois, mettant en avant la continuité dans les actions et la poursuite des objectifs par l’interprofession, pour la plupart enclenchés sous la présidence de Dominique Piron. Avec des axes forts, incarnés par ce désormais ex-président toujours dynamique et engagé, qui devient le « copilote » de Philippe Bardet.

Comme un dénominateur commun à tous les objectifs, la volonté de « renforcer le travail commun et que chacun se sente responsable du collectif » a été le grand cheval de bataille de Daniel, seul levier permettant de satisfaire l’ensemble de sa feuille de route : la valorisation des vins du Beaujolais, le développement de la compétitivité des exploitations, le renouvellement des générations et la transition écologique.

Le cap fixé il y a deux ans et demi a été tenu : la valorisation poursuit son envol avec les dossiers de reconnaissance et d’identification, des dénominations géographiques dans les Pierres Dorées aux lieux-dits dans les crus, en passant par les noms de commune dans les Beaujolais Villages.

S’ajoute le travail collectif avec la chambre d’agriculture depuis deux ans sur le renouvellement des générations, les changements de pratiques culturales et les replantations, une démarche collective de transition écologique bien enclenchée, et l’amorçage de la diversification dans la production avec le développement des rosés et des blancs.

Conquête de l’export, négociation avec la grande distribution sur les segments de prix, forte implication événementielle (Wine Paris, Salon International de l’Agriculture, Concours du Meilleur Sommelier du monde, Bienvenue en Beaujonomie et Tour de France) complètent ce tour de piste de la valorisation des vins du Beaujolais.

« Beaujolais prend un S pour sa diversité, mais aussi un B majuscule pour sa qualité » : Daniel Bulliat conclut sur une note motivante, avant de céder la place à son successeur : « Je passe à présent de pilote à copilote, tout en œuvrant dans la même énergie. Philippe, félicitations et surtout, bon courage. »

Une passation dans la continuité
Philippe Bardet amorce sa présidence avec une feuille de route orientée sur trois axes majeurs.

La vigne et le vin d’abord, avec une urgence à replanter les surfaces perdues et redonner au gamay son emprise, ainsi que l’objectif « de retrouver notre potentiel de production et revenir aux 600 000 hl, qui correspondent à un marché valorisé et un équilibre économique des exploitants. La diversification est également fondamentale pour que chaque exploitation choisisse son modèle et rentabilise, ainsi que la production propre : notre responsabilité environnementale est en jeu et nous devons diminuer l’empreinte carbone, augmenter l’agroécologie. »

Le commerce ensuite, avec l’objectif de « devenir leader dans la catégorie des nouveaux grands vins de terroir. Nous avons réussi à faire sauter le plafond de verre des prix, il faut faire évoluer nos circuits commerciaux, aller là où vont les jeunes, adapter nos prix de vente à nos prix de revient en ayant la fierté de vendre nos vins à leur juste valeur, et faire de l’export notre obsession, soutenue par notre succès chez les Anglo-Saxons, Japonais et Scandinaves.

Et enfin, nous devons profiter de la belle santé économique du Beaujolais, toutes filières confondues, pour attirer les investissements extérieurs, pas seulement pour le vin, mais aussi pour l’hôtellerie, le tourisme etc. »

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À Jonzac et nulle part ailleurs

Le festival Drôle de Rues des samedi et dimanche 22 et 23 juillet à Jonzac s’associe à la fête des Vins Charentais pour délivrer un week-end de dégustations, de musiques, de food-truck, etc., etc.

Il faut suivre la direction du Château. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la petite ville de Jonzac, cité thermale greffée autour de sa rivière La Seugne, c’est l’occasion rêvée de la photographier. L’espace d’un week-end, les 3500 âmes de cette commune de Charente-Maritime vont se décupler avec un sens certain de la fête. Avec son festival – gratuit ! – Drôle de Rues, Jonzac a déjà vu passer Zucchero, Bernard Lavilliers, Jacques Higelin ou Thomas Fersen pour ne citer qu’eux. Cette saison 2023, devant la toile de fond du château de Jonzac, vont se produire notamment Charlie Winston et Hyphen Hyphen à quoi vient s’ajouter durant deux jours une mise en lumière des vins charentais. « Je trouve le concept et l’événement plutôt pertinent et bénéfique pour la région et ses vins », confie le vigneron Fabrice Papin, une des locomotives de l’appellation qui a déjà nourri les colonnes de Terre de vins. En sus de la présence de nombreux producteurs, le syndicat propose une masterclass, des quiz, un concours de dessins sur barrique, une course de garçon de café, un concert délivré par Hat Eazz, des jeux en bois et un foodtruck sous le signe du beurre AOP Charentes-Poitou. Bon week-end !  

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Plan d’arrachage : 1000 dossiers déposés dont 300 pour cessation d’activité

La plateforme de pré-candidature relative au plan d’arrachage sanitaire dans le vignoble de Bordeaux a été clôturée le 17 juillet. 1000 dossiers sont enregistrés, dont 300 relevant d’une cessation d’activité.

Derrière ce millier de dossier, se trouvent des drames sociaux, pour certains qui perdurent depuis des années, des femmes et des hommes attachés à leur patrimoine, dans l’impossibilité de se projeter, à même de s’arracher les cheveux avant de s’en remettre à leurs vignes. Le dépôt des pré-candidatures s’est opéré en ligne et cette première phase retenant 1000 dossiers sert d’état des lieux pour prendre le pouls des besoins des exploitations en difficulté. Face à la crise économique profonde, précise le communiqué de presse, « beaucoup d’exploitants du vignoble de Bordeaux, aux profils multiples, se trouvent plongés dans des situations très difficiles et dans l’incapacité, matérielle et financière, de poursuivre l’entretien de leur vignoble. C’est dans ce contexte que l’État, la filière des vins de Bordeaux et la Région Nouvelle-Aquitaine se sont mobilisés pour mettre en œuvre un plan d’intérêt collectif d’arrachage sanitaire des vignes afin de préserver le vignoble d’une crise sanitaire majeure et favoriser sa restructuration ». L’enjeu est de taille, l’état, le CIVB et la Région mettent la main à la poche à hauteur de 6000 euros l’hectare sachant que les 1000 dossiers représentent plus de 9000 hectares. Parmi ces pré-candidats, 300 viticulteurs décident de mettre la clef sous la porte en cessant toute activité d’ordre viticole comme agricole.

Les demandes devraient aboutir cet automne, le plan repose sur une enveloppe globale de 57 millions d’euros dont 30 millions déjà confirmés par l’État et l’interprofession s’engage sur 19 millions. Les 10 millions restants sont supportés par la Région Nouvelle-Aquitaine via les fonds Feader. Des aides au boisement sont également proposées via le label Bas Carbone. Concernant le calendrier précis du plan, le communiqué précise que le dépôt final de la demande d’arrachage est à la mi-septembre. L’éligibilité tombera cet automne, les demandes de paiement et premiers versements sont prévus pour fin 2023. Les demandes au titre de la campagne 2023 clôtureront à la fin du mois de mars 2024.

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3 rosés d’été à savourer

C’est le roi des barbecues et des pique-niques. Couleur du ciel au soleil couchant, du rose tendre  à l’incarnat, voici trois cuvées qui vous mettront le rosé aux joues …

Les Vignerons de Saint Marc Canteperdrix – Après la pluie, le beau temps – Ventoux 2022 – 5,15€ 
Jamais déçu par cette cave coopérative qui nous régale avec cet assemblage grenache, syrah, cinsault. Pour les amateurs de rosé très pâle, aux flaveurs amyliques de bonbon acidulé aux petits fruits rouges, sur une finale amère, propice à l’équilibre. A consommer par beau temps, avec  une verrine avocat et saumon fumé, un gaspacho.

Domaine Malmont – Côtes du Rhône Villages Séguret 2022 – 11,80€  AB
On prend de l’altitude pour côtoyer les dentelles de Montmirail. Là-haut sur des terrasses caillouteuses difficiles à cultiver, Nicolas Haeni adepte de la biodynamie, bichonne ses vignes pour sculpter des vins droits et expressifs. Son rosé (80% grenache – 20 % syrah) joue la carte des fruits rouges et des agrumes, tendance pamplemousse bien marqué en bouche. Intensité, gourmandise, rondeur, c’est un vin de gastronomie. Il accompagnera un aïoli ou une paella.

Domaine de l’Odylée – La Fougueuse IGP Méditerranée 2022 – 11€  AB
Le nom des cuvées d’Odile Couvert reflète t’il son caractère ? Audacieuse certainement, pour que cette chasseuse de tête se lance dans l’aventure viticole. Pari réussi, ses cuvées s’affirment au fil des années. La Fougueuse à la robe orangée, mêle arômes floraux, fruits blancs et petits fruits rouges. La bouche acidulée de cédrat est tendue, elle dégage une salinité intense en finale. Une salade crevette-pamplemousse ou une  terrine de poisson au gingembre assagiront son tempérament.

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Chasse-Spleen prend date avec des valeurs fondamentales

Le célèbre domaine de Listrac fait sa révolution environnementale et sociétale en intégrant dans ses statuts des objectifs conséquents pour devenir un « acteur positif à l’abri des soupçons de social ou de green-washing ». C’est la première société de la sorte à Mission de gironde.

« Les parties-prenantes, nos compagnons de route, que sont les salariés, nos voisins, nos fournisseurs etc… doivent comprendre qu’inscrire notre mission RSE dans nos statuts juridiques est un engagement et une promesse d’orientation plus concertée de notre trajectoire vers un meilleur impact social et environnemental », prévient Céline Villars-Foubet, propriétaire du Château Chasse-Spleen aux côtés de son époux Jean-Pierre Foubet. Ainsi va la nouvelle vie de ce Listrac connu dans le monde entier. Sont désormais gravés dans le marbre de nouveaux statuts autour de quatre objectifs d’envergure. Premièrement entrainer l’écosystème vers une dynamique de développement durable et équitable. Secundo améliorer et pérenniser les savoir-faire et le bien-être de l’ensemble des artisans de notre vin. Troisièmement maîtriser nos efforts sur l’environnement. Enfin, promouvoir le patrimoine médocain. Ces statuts engagent un comité de mission (autour d’un ergonome, d’une qualiticienne, un chef d’entreprise, une chargée de développement territorial, d’un directeur technique d’une production viticole, d’une vigneronne retraitée et d’une directrice de projet RSE) pour veiller au bon fonctionnement de cette prise de décision et à sa transparence. « Le principe de la société à mission propose une révolution sociale à bas-bruit et indolore en contaminant la démarche de la société à mission », explique Jean-Pierre Foubet avant d’ajouter : « Le meilleur exemple est le fournisseur choisi à prix égal mais avec une politique RSE cohérente et ambitieuse ». La révolution à Chasse-Spleen est en marche et marquée au fer blanc.

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[Nos circuits œnotourisme #8] Côte-d’Or, les Champs-Élysées de la Bourgogne

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui, c’est la Côte-d’Or au programme !

Château Philippe Le Hardi
Anciennement château de Santenay, la somptueuse bâtisse aux tuiles vernissées a appartenu au duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Aujourd’hui, c’est l’un des plus vastes domaines de la région. Ses cuvées prestigieuses, des mercureys aux gevrey-chambertin, en passant par les chassagnes et pommards, sont à découvrir sur place, où les équipes proposent un large choix de visites-dégustations (de 15 min à 2 h, de 10 € à 55 €). Français ou anglais, réservation possible en ligne.

21590 Santenay – 03 80 20 61 87 – chateau-de-santenay.com

©Etienne Ramousse

Château de Saint-Aubin
Ce Saint-Aubin 1er cru intense et minéral, idéal pour accompagner des crustacés, est la fierté du château du même nom. La parcelle se déploie aux pieds de cette bâtisse immaculée et récemment rénovée. À l’intérieur, quatre chambres de charme accueillent les visiteurs, qui bénéficieront du calme et de la vue sur ce vignoble-pépite de la Côte de Beaune. Sur place, on peut aussi déguster le reste d’une large gamme bourguignonne, partir en balade à vélo électrique, ou déjeuner au restaurant du château.

21190 Saint-Aubin – 03 80 20 68 71 – chateau-st-aubin.com

Agence RP Events
Spécialiste du tourisme d’affaires en Bourgogne, l’agence beaunoise organise séminaires, team-buildings ou encore soirées d’entreprise dans les plus beaux lieux de ce vignoble. RP Events développe actuellement son offre aux particuliers, avec l’agence RP Tourisme. Les équipes, spécialistes du séjour sur mesure, vous feront profiter de leur fine connaissance du territoire bourguignon (domaines, itinéraires dans le vignoble, restaurants…) acquise après vingt ans d’expérience de terrain.

21200 Beaune – 06 21 65 47 10 – rpevents.fr

©Photo DR

Maison Joseph Drouhin
La Maison Joseph Drouhin a acquis une solide réputation en Bourgogne pour la qualité de ses vins autant que pour sa démarche environnementale pionnière. Une épopée familiale à découvrir lors d’une après-midi dédiée. Au programme : visite du vignoble emblématique du Clos de Mouches à vélo électrique, dégustation de ladite cuvée sur place, retour à Beaune pour une découverte des caves (parmi les plus anciennes de la ville), et dégustation de six autres grands vins de la maison.

21200 Beaune – 03 80 24 68 88 – m.drouhin.com

Château du Clos de Vougeot
Le « Saint-Siège des Climats de Bourgogne » accueille aussi bien événement privés (les fameux chapitres de la confrérie des chevaliers du Tastevin) que grand public. La visite dévoile 900 ans d’histoire autour des vins de Bourgogne, de la chambre des moines à la cuverie du XVe et son pressoir d’origine. Les épicuriens réserveront la Table de Léonce : un déjeuner-dégustation typique du terroir bourguignon, au cœur de ce monument historique.

21640 Vougeot – 03 80 62 86 09 – closdevougeot.fr

©Serge Chapuis

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