Champagne Castelnau : la fine bulle en équation

Le champagne Castelnau est aussi reconnu des professionnels qu’il est méconnu du grand public. Le groupe TEVC (Nicolas Feuillatte) s’était engagé auprès des adhérents lors de la fusion avec la CRVC de conserver cette jolie marque qui commercialise un peu moins de 500.000 bouteilles par an. Alors qu’une étude fondée sur son incroyable œnothèque menée par Gérard Liger-Belair vient de sortir sur la durée de vie de la bulle, la Maison a présenté sa nouvelle plateforme de marque lors d’une dégustation chez Thierry Marx.

La nouvelle étiquette où se profilent des colonnes de bulles en relief ne pouvait exprimer mieux l’identité des vins de ce champagne célèbre pour la finesse de ses bulles. Celle-ci résulte de vieillissements sur lie particulièrement longs. Ne serait-ce que pour le Brut sans année, la maturation est déjà de cinq ans minimum. La cuvée commercialisée actuellement est ainsi une base 2016 ! Pour arriver à tenir la longueur et à obtenir ces arômes tertiaires subtils de grillé, de praliné, de brioché, il faut à chaque étape de la vinification beaucoup de rigueur.

Carine Bailleul, la cheffe de caves, nous décrit tous ces détails, en apparence anodins, mais qui font au bout de plusieurs années toute la différence : « Le cuviste qui branche les tuyaux sera par exemple très attentif à ce que le branchement ne laisse place à aucune oxygénation. De même, lorsque l’on tire pour l’assemblage des cuves de vins de réserve, nous faisons en sorte qu’elles le soient intégralement, ce que leur petite taille facilite. Cela évite là aussi une oxydation des vins qui seraient sinon restés dans des cuves à moitié pleines. Nous conservons ces vins de réserve dans des cuves en acier inoxydable et nous n’utilisons les cuves en acier émaillé que pour les vins de l’année qui seront tirés rapidement. On s’aperçoit en effet que même si les cuves en acier émaillé sont parfaitement hermétiques, à la différence de l’inox dont la surface est lisse, l’émail constitue un foyer d’oxygène qui se délivrera progressivement dans le vin. D’où le caractère souvent plus ouvert des vins issus de cuves émaillées. » Pour traduire cette attention et ce travail presqu’artisanal, le chardonnet, emblème du général de Castelnau dont la devise était « qui s’y frotte, s’y pique ! » a été habilement redessiné, donnant l’impression de deux mains tenant délicatement une bouteille.

Un nouveau verre au service de la bulle…
Pour mieux apprécier les fines bulles produites par ce long travail de maturation, la Maison Castelnau a créé en partenariat avec Lehmann un nouveau verre. « Il a d’abord été conçu pour déguster les vins de notre œnothèque où l’effervescence est devenue plus discrète. On sait que 80 % du CO2 s’échappe par le disque, c’est-à-dire le point de contact entre la surface du verre et le vin. D’où notre décision de lui conférer une forme conique pour qu’au fil de la dégustation cette surface diminue et que l’on préserve ainsi un maximum de gaz dissout. Il est important également au moment de remplir le verre, de le pencher. Lors d’un service droit 30 % du gaz s’échappe contre 15 à 20 % en service incliné. On sait aussi que lorsqu’une bulle éclate, des petits jets de vins se fragmentent en micro goutelettes. Elles concentrent les arômes du vin. On a donc choisi un espace de tête rabattu vers l’intérieur qui permet de conserver au maximum ce brouillard aromatique dans le verre pour que les vins puissent vraiment exprimer tous les arômes qu’il contient. »

Une bulle étudiée sous toutes les coutures…
L’incroyable œnothèque de la Maison a permis aussi récemment à Gérard Liger-Belair, de l’Université de Reims, de fournir une première étude comparative sur le maintien de l’effervescence du champagne à travers le temps. L’observation s’est appuyée sur l’analyse de 13 vieux champagnes millésimés s’échelonnant de 1974 à 1996, non dégorgés, bouchés avec une capsule à joint en liège et tous conservés à la fois en magnum et en bouteille. Verdict ? On savait déjà que le magnum était le contenant idéal pour limiter l’oxygénation et maintenir la fraîcheur du vin, on sait désormais qu’il conserve aussi beaucoup plus longtemps la bulle. Pour qu’un champagne continue à buller dans le verre, il faut un minimum de 2,5 grammes de CO2 par litre, sachant qu’il en contient douze grammes à l’issue de la seconde fermentation. Ce seuil de 2,5 grammes est atteint au bout de quarante ans pour une bouteille, 80 ans pour un magnum et 130 ans pour un jéroboam ! En interrogeant Gérard Liger Belair, nous avons enfin découvert un dernier élément passionnant qui montre la supériorité de la méthode champenoise. «Les lies pendant les années de vieillissement se décomposent, elles apportent au vin leurs éléments, et notamment les macro molécules tensio actives. Or, lorsqu’on augmente leur concentration dans le vin, elles ont la capacité de venir tapisser les bulles qui sont à la surface et ce faisant, elles vont les protéger un peu de l’éclatement ». Moralité ? Le vieillissement sur lie favorise la stabilité de la collerette (le cordon) !

Notre coup de cœur dans la gamme ? 
Le blanc de blancs 2008 (47€)! « C’est un chardonnay de chair plus que de terre, avec une expression très beurrée » souligne Carine Bailleul. « La météo de 2008 a donné un équilibre sucre/acide particulièrement intéressant et la finale zestée est jolie. Les approvisionnements viennent pour l’essentiel de la Montagne : 45 % de Trépail et 35 % de Berru, un terroir situé juste en face. » Le brut millésimé 2006 (46€) est également magnifique. « On a quelque chose de très grillé qui se rapproche de l’allumette que l’on gratte. C’est un millésime que j’affectionne parce qu’aromatiquement parlant, il correspond exactement au style que nous visons. Et en même temps, au fil des années, je me suis aperçue que nous n’étions pas les seuls à avoir obtenu cette trame grillée dessus, mais qu’on la retrouvait quasiment dans toutes les maisons. Une vraie leçon d’humilité qui m’a fait relativiser la part des œnologues, le climat et la chimie des raisins jouent un rôle au moins aussi déterminant. »

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Serge Trintané reprend la présidence des Vins de France

Serge Trintané succède à nouveau à Bruno Kessler à la présidence de l’Anivin, Association Nationale Interprofessionnelle des Vins de France.

Serge Trintané revient à la présidence de l’Anivin, fonction qu’il alterne régulièrement avec Bruno Kessler (Cordier By InVivo) qui redevient vice-président. Il avait déjà été nommé à ce poste lors de deux mandats de deux ans dans le cadre de la présidence tournante entre production et négoce. L’Anivin créée en 2009 compte actuellement 713 metteurs en marché et revendique 333 millions de cols commercialisés (dont un tiers en France).

Le vice-président de Vivadour et viticulteur à Parleboscq dans les Landes est à la tête d’une exploitation de 80 hectares dont une quarantaine est suivi selon le principe du VIE (Vignobles Innovant et Ecoresponsable). Il a accompagné l’installation de son fils en 2021 sur une viticulture basée sur ce système. Ce spécialiste du vin en vrac dans le cadre de l’Union CVG Cave et Vignoble du Gers est très engagé dans la coopération et dans l’organisation de l’Anivin créée en 2009.

Cocktails et mousseux
Pas de changement d’orientation prévu, « la feuille de route s’écrit au fil de l’eau avec liberté et créativité » estime ce pionnier des vignobles innovants. Les deux sites pilotes, l’un en Languedoc, l’autre dans le Sud-Ouest (celui de Serge Trintané) ont validé les process techniques et envisagent d’élargir la méthode à un réseau de vignerons afin de regrouper les expériences. « Il s’agit de les intégrer à un groupe de travail en collaboration avec l’IFV pour augmenter les connaissances sur le sujet. Grâce au simulateur de calcul en ligne, nous pouvons confirmer qu’un vignoble de 30 hectares dégage en moyenne à partir de la troisième année de production une marge de 4950 à 6700 €/ha. Outre la maîtrise de la qualité et des coûts, c’est un vignoble qui assure une rentabilité durable ».

Serge Trintané avec Valérie Pajotin comme directrice depuis la création de l’Anivin entend continuer à « pousser les cocktails et la mixologie pour une consommation différente du vin. Pour les mêmes raisons, on réfléchit à accompagner les opérateurs produisant des vins à bas degrés et des sans-alcools pour ouvrir la catégorie au sein de l’interprofession ». Autre accompagnement prévu sur la feuille de route, l’entrée des mousseux en appellation Vin de France.

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[Nos circuits œnotourisme #5] Beaujolais par Monts et par Vaux

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction le Beaujolais !

Château de Pizay
Le château de Pizay a plus d’une carte à jouer en matière d’œnotourisme. À l’hôtel 4 étoiles, au spa, à l’œnothèque, aux parcours sensoriels conçus pour découvrir le vin et les cuvées du Beaujolais, s’ajoutent les sublimes jardins du domaine, dessinés par Le Nôtre, célèbre pour sa conception des jardins du château de Versailles. Statues, plans d’eau, schémas géométriques et vastes perspectives composent cet ensemble, classé « d’intérêt historique ».

69220 Belleville-en-Beaujolais – 04 74 66 51 41 – chateau-pizay.com

Château de Bellevue
Lovée entre les doux reliefs des collines beaujolaises et le calme d’un parc arboré, le château de Bellevue prolonge cette sensation de sérénité dans son offre œnotouristique. Les cinq chambres d’hôtes et le gîte plongent les visiteurs dans une atmosphère de tranquillité raffinée, tandis que visite de chai, dégustations des vins du domaine et promenade en autonomie, munis d’un livret, le long du sentier découverte, rythment le séjour selon l’envie.

69910 Villié-Morgon – 04 74 66 98 88 – chateau-bellevue.fr

©Photo DR

Château du Moulin-à-Vent
Le domaine abrite une chapelle, témoin de l’histoire des vins de Bourgogne et du Beaujolais. Déclinée en trois formules, l’offre œnotouristique du château s’articule autour de cette chapelle qui constitue l’épicentre des visites, de la découverte du domaine à la dégustation en quatre vins, en passant par une verticale de la cuvée Château du Moulin-à-Vent de 2020 à 2005, ou encore la découverte du chai et la dégustation de parcellaires pour mieux comprendre les sols de cette appellation.

71570 Romanèche-Thorins – 03 85 35 50 68 – chateaudumoulinavent.com

Maison Jean Loron
La Maison Loron propose une formule originale pour mettre en avant de façon ludique son patrimoine, autant viticole que familiale. Un spectacle immersif vous plonge dans les caves centenaires de la maison, durant lequel cinq comédiens déambulent à vos côtés, vous comptant l’histoire de Jean Loron, rythmée par la dégustation des cuvées emblématiques de la maison, et notamment le saint-amour du domaine des Billards, ultra-charmant : à la fois souple et doté de tanins fondus, avec des notes de fruits rouges gourmands.

71570 La Chapelle-de-Guinchay – 03 85 36 82 66 – loron.fr

©Jules Travet

Château de Juliénas
Propriété viticole depuis le XIIIe siècle, le château s’inscrit dans la durabilité, autant patrimoniale qu’agricole. Thierry et son épouse Aurélie ont créé une nouvelle expérience de « story-living » afin de sensibiliser les consommateurs aux enjeux environnementaux et à l’importance de l’agriculture bio, en leur permettant d’adopter des ceps pour une année, d’en suivre le développement et de récupérer les bouteilles personnalisées qui en sont issues. Une immersion pédagogique aussi originale que nécessaire.

69480 Juliénas – 04 74 04 49 98 – chateaudejulienas.com

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Château Branaire-Ducru, le futur s’annonce radieux

Il y a 35 millésimes, la famille Maroteaux et le château Branaire-Ducru se disaient oui. L’occasion de donner la parole à François-Xavier, histoire de donner un coup d’œil dans le rétroviseur de ce Saint-Julien et ensuite d’appuyer sur l’accélérateur. 

François-Xavier, vous célébrez les 35 ans de la famille Maroteaux à la tête du château Branaire-Ducru, pouvez-vous nous raconter le premier pari de votre père ?
Mon père, en acquérant le château Branaire-Ducru avec notre famille il y a 35 ans, a très vite pressenti le potentiel inexploité de ce domaine prometteur. Son ambition était de préserver l’ADN des vins de Branaire-Ducru avec leurs terroirs, tout en insufflant une nouvelle énergie et une vision résolument tournée vers l’avenir. Il a voulu élever les vins de Branaire-Ducru au plus haut niveau, en mettant l’accent sur la qualité et en donnant un style précis à nos vins, bâtis sur le fruit, la fraîcheur et l’élégance. Ce pari audacieux, aujourd’hui, est largement gagné.

Cet anniversaire est accompagné d’un nouveau cuvier, comment avez-vous pensé ce projet ?
Ce nouveau cuvier suspendu et entièrement gravitaire est un projet passionnant. Depuis plus de 3 ans, nous travaillons en collaboration avec le cabinet d’architecture Bernard Mazières et une sélection d’artisans locaux pour le concevoir. Notre volonté était d’augmenter considérablement notre capacité de vinification, en passant de 38 à 75 cuves, afin de pouvoir accorder une attention minutieuse à chaque étape du processus (tout en gardant le même bâtiment !). Ce nouveau cuvier permet une vinification parcellaire précise, reflétant encore plus l’expression unique de nos terroirs. Le millésime 2022 est le premier à avoir bénéficié de cette nouvelle installation. Ce nouveau cuvier s’inscrit pleinement aussi dans notre engagement en faveur du respect de l’environnement, en adoptant des pratiques durables et responsables comme pour l’ensemble de nos pratiques dans la propriété. Nous prévoyons de l’inaugurer début 2024, lorsque nos installations œnotouristiques seront terminées.

Le vin enfin, la finalité de tout, pouvez-vous nous parler du millésime 2022 ?
Le millésime 2022 du château Branaire-Ducru est véritablement exceptionnel, il est déjà considéré comme l’un des plus grands millésimes de notre propriété, une année pleine de belles surprises. À la dégustation, il se distingue par une couleur profonde et intense qui annonce déjà sa complexité. Son nez est très expressif, complexe et riche en fruits noirs parfaitement mûrs, sans aucune lourdeur. L’élevage délicat apporte des notes épicées sublimes. En bouche, il se distingue par son attaque généreuse, sa texture souple et charnue, équilibrée par une acidité harmonieuse. Le vin se développe avec une complexité remarquable, dévoilant une belle profondeur, et sa finale persistante intensément aromatique laisse une empreinte mémorable. Son accessibilité à ce stade de vieillissement alors qu’il reste encore un an d’élevage est déroutante ! À travers ce millésime et grâce à l’aide de toute l’équipe du château Branaire-Ducru, nous poursuivons l’excellence et l’innovation initiées par mon père. J’ai à cœur de faire découvrir notre vin à tous les amateurs du monde entier, leur procurer du plaisir et de continuer à écrire ainsi notre histoire singulière et familiale.

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[Champagne] Krug : aux premières loges sur le vignoble de Trépail

Les loges de vignerons servaient autrefois de remises d’outils et d’abris. À une époque où les paysans devaient parfois marcher plusieurs heures avant d’arriver sur leur parcelle, ces refuges étaient d’un grand secours. Si beaucoup sont à l’abandon, certaines font l’objet de restaurations audacieuses. C’est le cas de la loge de Krug à Trépail sur la Montagne de Reims, qui a trouvé une nouvelle vocation. De loge de vigneron, elle est devenue une loge de théâtre, pour nous offrir une vue imprenable sur le plus magnifique des spectacles, celui de la vigne !

Manuel Reman, le président du champagne Krug, revient sur la genèse du projet : « Nous recevons à la Maison de famille à Reims beaucoup de nos clients, des journalistes, des Krug lovers, des sommeliers…. Nous étions un peu frustrés parce que nous leur parlons beaucoup du respect des individualités des parcelles, un principe posé par notre fondateur grâce auquel nous sommes en mesure de recréer chaque année l’expression la plus généreuse de la Champagne. Mais il nous manquait un lieu pour le leur faire toucher du doigt. Une solution consistait à aller au Clos du Mesnil. Le village est cependant assez éloigné de Reims et lorsqu’on est au Clos, il est difficile de ne pas se focaliser sur cette cuvée. Elle est tellement présente, puissante, qu’elle masque tout le reste. Romain Cappelaere a eu le mérite de trouver un jour cette loge qui fait face à la plus grande de nos parcelles. Elle représente 3 hectares, c’est-à-dire, chez nous, 8 à 10 vins différents, en sachant qu’un vin correspond à un marc de 4000 kg. Lorsqu’on la regarde, on voit bien qu’il y a différentes expositions. Il est évident également qu’entre la butte et la cuvette, l’hygrométrie ne sera pas la même. Enfin, lorsque le vent du Nord souffle, il touche davantage les premiers rangs. Pour vous parler du chardonnay de Trépail, je ne vais donc pas avoir une seule réponse, mais huit ! »

L’architecte qui s’est chargé du projet n’est autre que Stéphanie Ledoux (Agence AW2), qui avait déjà conduit la restauration du siège à Reims. « C’est une loge d’aujourd’hui qui vient accueillir un autre public et pour cela nous avions besoin de l’ouvrir en perçant cette large baie vitrée. Lorsqu’un architecte choisit de faire une ouverture, son travail est très proche de celui d’un photographe, parce qu’il définit le cadrage du paysage qui sera donné à voir. L’objectif en l’occurence était de faire oublier au spectateur tout ce qu’il y avait autour pour lui offrir une impression d’immersion dans la parcelle. Nous avons complété cette vue en construisant cette petite cabane en bois surélevée. Elle offre aux visiteurs la possibilité de prendre de la hauteur et de comprendre le paysage dans son ensemble. Comme nous ne voulions pas perdre l’aspect de loge traditionnelle, nous avons imaginé ces panneaux coulissants en briques qui permettent de refermer et de masquer l’ouverture. Les passants qui voient la loge de l’extérieur n’ont pas l’impression qu’elle a été transformée en showroom, mais simplement qu’elle a été restaurée à l’identique de ce qu’elle était au milieu du XIXe siècle. » 

A l’intérieur, Krug n’a pas renié la sobriété propre aux cabanes de vignerons où l’on ne trouvait souvent qu’un banc et une table. La cheminée y donne un côté à la fois rustique et chaleureux tandis qu’un bloc de craie sert de bar. Il a fallu remettre à niveau le sol qui était en pente. On a aussi supprimé le plafond pour donner de la hauteur et laisser apparente la charpente d’origine. La toiture a été intégralement déposée et reposée afin de pouvoir rendre l’isolation invisible. Côté décoration, on a privilégié une fois de plus les éléments pédagogiques. « Dans la Maison de famille, nous avons la grande salle de dégustation. Avec son mur des 400 vins, en alignant sur des étagères 150 flacons de vins de réserve et 250 flacons de vins de l’année, elle illustre la somme incroyable des individualités qui donne naissance à la Grande Cuvée. Ici, nous voulions exprimer l’individualité du parcellaire. Nous avons donc créé un autre type de mur, sous la forme d’un assemblage de panneaux de bois ouvragés et texturés de manières différentes. Nous avons aussi placé plusieurs extractions de fosses pédologiques qui montrent la diversité des sols des terroirs de la maison. »

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Margaux : Château du Tertre, l’âge de l’émancipation

Longtemps resté dans l’ombre du château Giscours auquel il était rattaché depuis plus de 20 ans, le château du Tertre, 5ème Grand Cru Classé de Margaux, vole de nouveau de ses propres ailes, depuis la reprise de son exploitation par la famille Helfrich (Grands Chais de France) en 2021. Un nouveau chapitre est ouvert, porté par de grandes ambitions.

L’histoire du château du Tertre remonte au moins au XVIème siècle mais c’est véritablement au cours du XVIIIème que la propriété a pris son essor, sous l’influence de la famille Mitchell, à l’origine de la Verrerie Royale de Bordeaux. Au cours de son histoire, le domaine margalais, reconnu 5ème Grand Cru Classé lors du classement de 1855, va passer entre les mains de plusieurs grandes familles : dans la seconde moitié du XXème siècle, ce sont les Gasqueton (alors à la tête de Calon-Ségur) qui vont restructurer le vignoble suite au gel de 1956 ; puis, à partir de 1997, la famille néerlandaise Albada Jelgersma, propriétaire de Château Giscours, reprend les rênes. Bien qu’elle en fasse un vrai lieu de vie et, à ce titre, investit fortement pour rénover la maison comme l’outil technique (avec l’édification d’un nouveau cuvier en 2008 et une nouvelle restructuration du vignoble), Château du Tertre reste toujours un peu dans l’ombre de Giscours, se voyant relégué au rang de sympathique « petit frère ».

Tout (re)part du terroir
La reprise de la propriété en 2021 par la famille Helfrich, à la tête du groupe Grands Chais de France, a amorcé un nouveau chapitre dans la destinée du domaine, qui (re)vole désormais de ses propres ailes. Les Helfrich ne sont pas propriétaires du foncier (c’est le groupe d’assurance CNP qui l’est) mais a la charge pour 25 ans de l’exploitation du domaine, avec la mission de le faire progresser en qualité, précision, reconnaissance et régularité. Pour ce faire, ils ont désigné dès leur arrivée une nouvelle direcrice, Cynthia Capelaere, forte d’une très solide expérience dans le monde du vin qui l’a déjà menée de l’Australie à Ducru-Beaucaillou, puis au château Villemaurine à Saint-Émilion.

La feuille de route est claire, comme le détaille Cynthia Capelaere : « le château du Tertre a un formidable potentiel que nous devons hisser à son maximum. Notre priorité est d’achever le plan de restructuration et d’optimisation du vignoble qui avait été mis en place par les précédents propriétaires. 40 hectares sont aujourd’hui plantés sur 52 potentiels, nous adaptons au mieux notre densité de plantation, notre matériel végétal et notre encépagement en fonction des sols, qui ont été profondément examinés en 2008 avec Kees van Leeuwen de l’ISVV (Institut des sciences de la Vigne et du Vin). Le vin étant une école de patience, nous savons que dans 25 ans, notre vignoble sera au ‘top’. Sa force vient de ses deux « tertres » de graves et de sables, de respectivement 30 et 22 hectares, qui constituent le cœur du terroir. Tout cela forme les fondations pour affiner le style de nos vins, répondre aux défis environnementaux et climatiques, augmenter nos volumes, et mieux faire connaître notre marque afin de conquérir de nouveaux marchés, face à une concurrence désormais mondiale ».

Un vin blanc atypique à découvrir
Pour faire rayonner Château du Tertre, Cynthia Capelaere a plusieurs atouts dans sa manche : au-delà du terroir et de son potentiel évoqués ci-dessus, un outil technique opérationnel, une offre réceptive de qualité (12 chambres, un espace boutique, des dîners ou déjeuners sur demande, des visites et dégustations, des options de privatisation), un joli stock à la propriété qui permet de travailler sur la commercialisation de millésimes évolués, et depuis 2016, une production de vin blanc atypique (40% chardonnay, 28% sauvignon, 20% viognier, 12% gros manseng). Le volet technique est assuré par Romain Beurienne, qui a commencé en 2008 comme chef de culture et a supervisé, depuis 15 ans, tout le projet de restructuration du vignoble. Il poursuit aujourd’hui le travail entamé, avec la conviction que ce 5ème Grand Cru Classé a tous les arguments pour venir bousculer la hiérarchie.

Une verticale de plusieurs millésimes (2009, 2010, 2015, 2016, 2018, 2019, 2020) nous confirme cette montée en puissance et en précision, avec une sélection plus drastique appliquée sur la proportion de grand vin à partir de 2016. L’arrivée du consultant médocain Eric Boissenot en 2018 coïncide aussi avec un gain d’éclat, de texture et de profondeur, qui se retrouve en 2019 (à la fois charnu et plein de vitalité) et surtout en 2020, remarquable de densité parfumée et de tannins caressants. Il est important aussi de mentionner la qualité du second vin, « Les Hauts du Tertre », qui sur le millésime 2018 décline un fruit gourmand et savoureux qui remporte tous les suffrages (env. 30 €).

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[Nos circuits œnotourisme #4] Loire, le goût des terroirs

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction la Vallée de la Loire !

Domaine Landron Chartier
Situé à Ancenis, ce domaine de 30 hectares est entièrement labellisé bio et doté d’une grande diversité de cépages – muscadet, gamay, pinot gris (ou malvoisie). L’offre est à cette image, avec des cuvées fruitées, des crus et des sélections parcellaires issues des plus beaux terroirs. Des balades œnotouristiques sont proposées, avec entre autres visite et dégustation au chai, itinéraire de la vigne au verre, excursion à vélo… Un coup de cœur pour l’offre « Devenez vigneron », qui vous permet d’adopter six pieds de gamay dont vous prendrez soin de A à Z, jusqu’à repartir avec vos six bouteilles.
44150 Ancenis – 09 83 58 32 71 – landronchartier.fr

Gratien & Meyer
La Maison Gratien & Meyer est née en 1864, de la rencontre entre deux figures du vin : Alfred Gratien et Jean-Albert Meyer. Des visites sont proposées toute l’année. L’été, laissez-vous tenter par les soirées « Night & Bulles » à ciel ouvert, des apéritifs musicaux et conviviaux. L’occasion de déguster la cuvée Flamme, un crémant de Loire brut blanc élaboré à partir d’un assemblage de chardonnay, de chenin et de pinot noir. Sa robe jaune pâle se pare de fines bulles abondantes. Le nez est frais et brioché avec des notes d’abricot et de pêche. En bouche, l’attaque est légère et révèle des arômes de fruits compotés et des notes de noisettes. À déguster un soir, sur les bords de Loire…
49400 Saumur – 02 41 83 13 32 – gratienmeyer.com

Domaine de Rocheville
Voici un domaine qui a fait le choix de mettre le développement durable à l’honneur, labellisée depuis dix ans en Agriculture Biologique. Un travail de viticulture qui s’accompagne de choix en termes d’accueil tel que la conception d’un chai écoresponsable sur des caves troglodytes pluricentenaires. L’œnotourisme n’est pas en reste, et s’accommode selon vos désirs : découverte de la culture de la vigne, de la vinification en fonction des cépages et des couleurs du vin… Des visites couronnées d’une dégustation sur la terrasse panoramique aux beaux jours, ou au coin du feu en hiver.
49730 Parnay – 02 41 38 10 00 – domaine-de-rocheville.fr

Troglo Degusto – Domaine des Tabourelles
Dans la famille Germain depuis cinq générations, le domaine des Tabourelles s’étend sur 20 hectares et propose des vins en AOC Touraine et Touraine-Chenonceaux. À sa tête, Anne Josseau a développé un partenariat avec l’équipe de Troglo Degusto pour une visite aussi insolite que délicieuse. À travers un parcours dans une partie des 35 km de galeries creusées dans le tuffeau, Stéphane Josseau vous guide à la rencontre de l’histoire et de la géologie de ce lieu unique. Un périple qui se finit par une dégustation d’accords mets et vins avec quatre cuvées du domaine proposées en blanc, rosé, rouge et fines bulles.
41400 Bourré – 06 08 11 71 40 – troglodegusto.fr

Caves Ambacia
Entrer dans les caves royales d’Amboise revient à changer votre appréhension de la viticulture. Car c’est un tout, une genèse du vin et du terroir ligérien, une immersion dans cette typicité que sont les galeries troglodytiques, avec la visite des caves et l’Odyssée sensorielle partagée avec un sommelier. L’avantage de cette œnothèque, dont le plus vieux millésime proposé à la vente date de 1874, est la découverte du terroir historique de six appellations, sur des sélections parcellaires allant d’Amboise à Sancerre en passant, entre autres, par Bourgueil et Vouvray. Afin de parfaire ce moment, pourquoi ne pas vous laisser tenter par quelques planches garnies de produits locaux.
37400 Amboise – 02 47 57 20 77 – caves-ambacia.fr

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[Concours des Vins, les coups de cœur 3/12] Château Mire L’étang & Château Coujan]

La cinquième édition du concours des vins organisé par Terre de vins a de nouveau été l’occasion pour des milliers de professionnels du vin de soumettre leur nectar à l’exercice de la dégustation à l’aveugle. Ce sont 2283 flacons qui ont ainsi été présentés pour un total de 444 médailles d’or. Parmi ces médaillés, la rédaction de Terre de vins a élu 24 « superchampions », des vins « coups de cœur » que nous vous présentons durant tout l’été. Aujourd’hui, direction le Languedoc !

CHÂTEAU MIRE L’ÉTANG (11)
Grand habitué des concours, le château a passé la barre des 200 médailles en Grands Concours en 2011. La cuvée Aimée de Coigny ne fait pas exception à la règle avec un millésime 2022 en blanc qui a conquis notre rédaction. Pour autant, Château Mire l’Étang n’est pas qu’une machine à engranger les récompenses. C’est aussi une belle histoire familiale entamée il y a plus de 50 ans maintenant. Cette histoire, c’est celle des frères Chamayrac, Bernard, rejoint par Philippe, qui en un demi-siècle, ont fait s’étendre la surface du vignoble de 36 hectares à plus de 50 aujourd’hui (dont 42 en AOP), ont entrepris de nombreux travaux d’agrandissement et de rénovation pour un résultat implacable : une montée en gamme des vins du domaine. Leur meilleur atout ? Un terroir unique, sur le versant sud du massif de La Clape avec des sols argilo-calcaires proches de la Mer Méditerranée. De quoi envisager sereinement l’avenir, et bien d’autres médailles encore.

La cuvée médaillée : Aimée de Coigny 2022, Blanc, La Clape, 11 € (Terra Vitis)
Tendu, juteux, savoureux : c’est du sérieux. Le terroir majuscule de La Clape, influencé par la Méditerranée, constitue la matrice de ce blanc qui coche toutes les bonnes cases. Roussanne, bourboulenc et grenache blanc combinent à merveille. De l’énergie, de la sève, de la droiture, de la longueur, une finale saline et désaltérante : c’est impeccable et, à ce prix, absolument recommandable.
Accord mets-vin
Une queue de langouste rôtie.

©Photo D.R

CHÂTEAU COUJAN (34)
Si les deux châteaux médaillés du jour se situent à moins d’une heure de route l’un de l’autre, leurs histoires sont bien plus distantes dans le temps. Celle du Château Coujan nous embarque dans un bond en arrière de pratiquement deux millénaires puisque ce sont les romains qui plantèrent les premières vignes sur les terres locales. Des romains à Florence Guy le temps à passé, mais le lien entre la viticulture et les lieux est resté intact. La vigneronne incarne la cinquième génération de la famille Guy aux commandes de ce domaine depuis 1868. Sous son impulsion, les 55 hectares de la propriété ont été convertis en bio dès 2008 et les installations modernisées pour proposer aujourd’hui une gamme de vins très variée. Entre vins légers, plus faciles à boire, et vins plus étoffés, « typés et élégants », la palette proposée saura à coup sûr vous séduire. Et pour les plus curieux, le château produit également des spiritueux, mais aussi de l’huile d’olive à partir des oliveraies créées dans les années 60 par François, le père de Florence.  

La cuvée médaillée : Bois Joli 2021, Blanc, Saint-Chinian, 15,50 € (AB)
Valeur sûre de Saint-Chinian, le château Coujan répond présent avec ce blanc de belle définition. Il se construit avant tout sur sa jolie architecture acide, qui vient propulser la matière et l’allonger sur la durée. La chair est ferme et savoureuse, l’ensemble se révélant désaltérant, salin, tactile, avant d’être aromatique. Un blanc qui appelle la table et qui présente un bon potentiel de garde.

Accord mets-vin
Une sole meunière, bien citronnée.

©Photo D.R

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[Nos circuits œnotourisme #3] Vallée du Rhône, au sud de Vienne

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction le Rhône, la Loire et l’Ardèche !

Musée gallo-romain
Dans ce musée surplombant le fleuve, face à Vienne, les mosaïques magnifiquement conservées, les amphores, les cruches à vin… témoignent de la présence de la vigne bien avant notre ère. Le site archéologique et un conservatoire d’une vingtaine de cépages racontent la culture de la vigne dans l’Antiquité. Visite par visio-guide ou via l’application Eo Vienna (6 €), deux espaces de pique-nique dans le jardin pour grignoter en compagnie de Pline l’Ancien et Columelle, non loin d’un grand pressoir reconstitué. Le musée devrait renouer avec Vinalia, des vendanges à la romaine du 22 au 24 septembre 2023.

69560 Saint-Romain-en-Gal – 04 74 53 74 01 – musee-site.rhone.fr

Les Rendez-wine de Condrieu-Côte Rôtie
Chaque fin de semaine, de juin à octobre, dégustations et animations sont organisées à tour de rôle dans les domaines labellisés « Vignobles & Découvertes ». Les festivités débutent le vendredi soir par un Wine Notes en musique pour faire danser syrah et viognier sur des airs de jazz, swing et rythm’n’blues. Elles se prolongent par une randonnée de 2-3 heures dans les vignes et le parc du Pilat le samedi matin et un brunch le dimanche midi (30 € ) en compagnie du maître des lieux. Les réservations à la carte se font via le Pavillon du Tourisme de Vienne

04 74 53 70 10 – vienne-condrieu.com

Domaine Verzier
La cave de Chante-Perdrix est devenue Verzier-Izeras-Chavanay quand la famille a arrêté le négoce, produisant tout aujourd’hui en propriété, notamment un condrieu (Authentic) sous la Madone, la grande statue de 17 mètres au bout de la parcelle devant la maison et dominant le fleuve. Le tour du vignoble mérite la balade. Philippe Verzier, rejoint par ses deux fils Maxime et Alexis, propose des dégustations dans la belle cave voûtée en pierres (sur rendez-vous). Portes ouvertes avec marché de producteurs fin novembre.

42410 Chavanay – 04 74 87 06 36 – vignobles-verzier-chanteperdrix.com

Maison Louis Chèze
Le caveau en haut du coteau offre une vue à 360° sur le mont Pilat. Mieux vaut prendre rendez-vous pour aller déguster quelques-unes des 18 références de la gamme, à la carte du vignoble familial, AOP ou IGP et surtout les vins de Seyssuel dont Louis Chèze est l’un des artisans du renouveau. Incontournable, la cuvée Saxeolum (du nom latin de Seyssuel) en 100 % syrah, gouleyante et harmonieuse sur les fruits rouges et les épices douces (30 €) d’autant qu’il n’y aura pas de millésime 2021 pour ce vin. Il existe également un Seyssuel Sixtus en blanc (à base de viognier).

07340 Limony – 04 75 34 02 88 – louischeze.com

Safari de Peaugres
Pourquoi évoquer le parc-safari du domaine Saint-Clair dans des adresses d’œnotourisme, me direz-vous ? Outre un vaste espace où la plupart des animaux sont en semi-liberté, à visiter à pied ou en voiture, le parc propose depuis peu des Vendredis Wine. Des dégustations avec des vignerons locaux qui viennent présenter leur production de côte-rôtie et/ou condrieux accompagnés de produits locaux, fromages et charcuteries, dans une des cabanes/lodges. Ne pas manquer le nourrissage des animaux, en particulier des loups et des lémuriens. À partir de 249 € la nuitée et dégustation pour 2 adultes.

07340 Peaugres – 04 75 33 00 32 – safari-peaugres.com

©F. Hermine

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Quatre cognacs et un whisky signés Merlet

Les frères Merlet qui se distinguent régulièrement sur le champ du cocktail délivrent une riche actualité avec la sortie de quatre cognacs de terroirs et un whisky single malt entièrement conçu en Charente-Maritime.

Ça bouge du côté de Saint-Sauvant, les frères Luc et Pierre ont de qui tenir avec le père Gilles Merlet à qui l’on doit la création en son temps de la boisson Hypnotic ou plus récemment de la cachaça Leblon (marque de Bacardi-Martini). Les enfants ont grandi dans cette ambiance créative et la distillerie Merlet & Fils avance ses pions. Notamment ces dernières années à l’endroit du monde du cocktail et parallèlement des sélections de cognacs. Parmi les dernières créations, on peut citer le local de l’étape, la Sélection Saint-Sauvant n°3 (115€ les 70 cl), un assemblage maison de Petite Champagne, de Fins Bois et de Grande Champagne ajoutés à de vieux lots. Cette édition limitée titrant 45,1% est sur le registre de la puissance, un cognac d’amateur.

Cognac toujours avec trois single estate. Le premier provenant tout droit du magnifique domaine de Jacques Estève, valeur sûre de la Petite Champagne, ce Domaine Famille Estève (160€ les 70cl) est sous le signe de la densité. Les Hauts de Talmont (150€ les 70 cl) ensuite, du vigneron connu des lecteurs de Terre de Vins Lionel Gardrat. Ce millésime 2008 100% colombard est une boule de fraîcheur et de légèreté. Domaine Le Droguet enfin (129€ les 70cl), tout en pureté et subtilité du cru Borderies.

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Sur tous les fronts, Luc et Pierre Merlet dévoilent aussi un whisky, le single malt français Coperies Les Ocres (59€ les 70 cl), un lot titrant 46% aux notes salines.     

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