[Bordeaux fête le vin] Trois stands à ne pas manquer

Bordeaux Fête le Vin débute en bord de Garonne aujourd’hui. Vous avez jusqu’au 25 juin pour cheminer à la découverte des nombreux stands prenant place sur les quais, parmi lesquels nous vous recommandons trois haltes incontournables.

Pour découvrir une marque phare de Bordeaux : le stand Mouton Cadet – Baron Philippe de Rothschild
Au sein des huit pavillons des appellations, marquez donc un stop au stand 3. Là, vous découvrirez l’histoire de Mouton Cadet, marque emblématique de Bordeaux créée par le Baron Philippe de Rothschild. Neuf décennies et trois générations plus tard, Mouton Cadet continue inlassablement d’innover pour sans cesse garantir la meilleure qualité de la vigne au verre, dans une perpétuelle démarche respectueuse de la nature et de l’homme.

Pour apprendre en s’amusant : l’Ecole du Vin de Bordeaux
Pour découvrir les petits et grands secrets du vignoble bordelais à travers des expériences insolites et décomplexées, rendez-vous sur le pavillon de l’Ecole du Vin de Bordeaux, place Munich. Ici, pas de professeurs, mais des vignerons, œnologues et sommeliers qui exercent au quotidien au plus près du terrain, avec l’envie de transmettre leur passion des vins de Bordeaux. Sur le pavillon amiral de l’Ecole, trois espaces déclinent les ambiances et thématiques pour permettre à chacun, quels que soient sa connaissance, son envie et son temps, d’explorer les vins de Bordeaux.

Sur simple réservation et présentation du Pass Dégustation Bordeaux Fête le Vin, un atelier de 30 minutes peut être suivi sur l’espace « Côté Scène » (détail des ateliers et pré-réservation en ligne sur www.ecoleduvindebordeaux.com). Cinq thématiques sont prévues tous les jours (avec deux dégustations par atelier) : dégustation à l’aveugle (11h30 – 12h15 – 15h15), vins et fromages (14h30 – 16h – 17h30),  À Table ! (13h – 13h45 – 18h15), Bordeaux pétille (16h45), Rock’n’wine (19h – 19h45 – 20h30 – 21h15 – 22h).

Un espace « Expérientiel » propose aussi quotidiennement de nombreuses explorations en libre accès. Autour d’une table, trois thématiques invitent à revisiter les codes de la dégustation :  Wine’s Up, pour deviner ou faire deviner le vin mystère en binôme (de 11h30 à 15h30, ateliers de 15 minutes en continu), la dégustation géo-sensorielle pour comprendre l’impact du terroir sur le goût du vin avec les experts de Derenoncourt Consultants (à 15h30, 16h15 et 17h, ateliers de 30 min), et enfin, au crépuscule, Le Casino du vin (de 17h à 23h, ateliers de 15 minutes en continu). Un comptoir vous invite aussi à vivre des aventures sensorielles détonantes : La vigne en cuisine, pour cuisiner avec des ingrédients issus de la cueillette au cœur du vignoble (à 11h30 – 12h10 et 12h50, ateliers de 30 minutes), le bar à cépages pour découvrir l’art de l’assemblage à travers trois mystérieux vins monocépages (de 13h à 17h50, ateliers de 30 minutes en continu), et au crépuscule, le rafraîchissant Bordeaux Tonic pour s’essayer à l’art de la mixologie avec les vins frais de Bordeaux (de 17h50 à 23h, ateliers de 20 minutes en continu).

Le reste de l’année, l’Ecole accueille aussi au cœur de Bordeaux celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur la vigne et le vin.

Pour préparer sa prochaine escapade : Gironde Tourisme
Assoiffés de plus de découvertes œnotouristiques après ce passage sur Bordeaux Fête le Vin ?  Depuis Bordeaux, il est possible de faire de nombreuses excursions dans les vignobles, les châteaux, les villages viticoles et les paysages alentours. Yoga vin, ambiance guinguette, découverte de Monuments nationaux… Le stand Gironde propose chaque jour de vivre une parfaite “Journée dans le vignoble” avec une programmation très éclectique grâce à l’offre œnotouristique diversifiée du Bordelais.

Du sud au nord de la Gironde, du Médoc à Sauternes,  Saint-Emilion, Graves en passant par Blaye et Bourg, les vignobles d’estuaire et l’Entre-deux-Mers, le choix est vaste et les thématiques variées. Châteaux viticoles et prestataires d’activités rivalisent de créativité pour réinventer la découverte du vignoble. Excursions d’une demi-journée ou d’une journée à réserver à partir de 47 € par personne (sur www.visiter-bordeaux.com).

Tout le programme ici

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Pascal Collotte du Château Jean Faux n’est plus

On pouvait croiser le bonhomme à La Grappe, l’événement des vins primeurs de Stéphane Derenoncourt et de son équipe. Bonhomme car il faisait de la place avec sa voix grave et cette langue qu’il n’avait pas dans sa poche.

Les plus proches se souviendront davantage des soirées dans sa cuisine, entre les jambons suspendus, à refaire le monde. Pascal Collotte incarne d’abord le boom de la tonnellerie durant les années 1980, 1990 et 2000. Au bon endroit au bon moment ajouté à un talent de commercial et de développeur hors normes pour la marque Saury. Le reste de l’histoire s’écrit au Château Jean Faux, le rêve d’une vie, celui d’acquérir un domaine et d’y élaborer de grands vins. Il a fait de cette propriété de Sainte-Radegonde un vin reconnu dans le monde. Grande gouaille et grand cœur, Pascal Collotte ne laissait pas indifférent. Il est parti beaucoup trop tôt. Terre de Vins tient à saluer cette figure de la rive droite bordelaise en adressant de sincères condoléances à ses proches.

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[Bouteille à moins de 10€] Sans pépin des Vignobles Edonis

La nouveauté signée par les Vignobles Edonis va faire fureur aux beaux jours ! Dédiées aux Millénnials (génération dite « Y », née entre 1980 et 1990), ces deux bouteilles vont faire l’effet d’une bombe dans notre mode de consommation. Petites, légères et moins dosées en alcool, elles ont vocation à être pratiques et à lancer la mode de l’apéro nomade.

Le profil est perlant avec adjonction de gaz, frais et fruité pour une consommation responsable tout en emmenant la fête dans son sac. Du côté packaging là aussi le concept a été travaillé avec un format de 20 cl et une capsule à vis, afin de pouvoir l’ouvrir où bon vous semble mais aussi tout simplement faire perdurer le plaisir. Vinifiés dans l’air du temps, ces deux vins sont sans gluten, peu calorique pour satisfaire vos désirs de consommation nomade, tout restant responsable.

Deux options s’offrent à vous :
Le blanc en 100 % chenin, un vin finement pétillant qui présente une robe jaune pâle. Au nez, des arômes d’abricots et d’agrumes sont intenses. La bouche est marquée par des notes citronnées et de pêche, et de fruits exotiques. À noter, ce vin titre à 10 % alcool.

Le rosé est issu de grolleau, de gamay, et de cabernet franc. Ce vin, finement pétillant, a une robe appétissante couleur framboise. Le nez révèle des arômes fruités de fraise et de framboise soutenus par une pointe de rose. La bouche, emplit de ce bouquet olfactif, est rafraîchissante et aérienne. Un nectar qui se veut léger avec 9,5 % alcool.

C’est frais, léger, pimpant, idéal pour les apéros que l’on souhaite impromptus et glossy !

Sans pépin – Vin de France
2,30 € la bouteille
9,20 € le pack de quatre

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Bélair-Monange : « un hommage au calcaire »

Christian et Édouard Moueix ont dévoilé il y a quelques jours les nouvelles installations de leur château Bélair-Monange, Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion. Cette magnifique réalisation des architectes Jacques Herzog et Pierre de Meuron se veut un « hommage au calcaire », matrice des grands vins du plateau.

Surgissant de la roche affleurante dont la blancheur minérale éblouit le regard et confère leur élégance ciselée aux grands vins du plateau de Saint-Émilion, le nouveau chai du château Bélair-Monange se dresse tellement une cathédrale immaculée, un sanctuaire de lumière dont les lignes confinent à l’épure. Impossible d’y être indifférent, tout comme il a été impossible, pendant quelques années, d’ignorer les travaux pharaoniques entrepris par la famille Moueix pour donner corps à cet ambitieux projet.

« Ce chai est l’aboutissement d’un chemin de près de huit ans : plus de trois ans de préparation et quatre ans de travaux, qui ont en plus été chamboulés par la pandémie de Covid-19 », explique Christian Moueix, Président des Établissements Jean-Pierre Moueix et propriétaire de Bélair-Monange, qui avec son fils Édouard, Directeur-Général, a été l’instigateur de ce nouvel acte fort pour la propriété, née en 2012 de la fusion entre Château Bélair, acquis par la famille en 2008, et de Château-Magdelaine, acquis en 1952. Et Christian Moueix de poursuivre : « nous avons commencé les premières études dès la fin de l’année 2015 avec deux architectes basés à Bâle, Jacques Herzog et Pierre de Meuron, célèbres pour avoir notamment conçu de grandes enceintes sportives, comme le Stade Olympique de Pékin. Je les avais connus grâce à mon épouse et nous sommes devenus très proches : ils ont déjà signé pour nous en 1996 les chais de Dominus, notre domaine californien, ainsi que le réfectoire des vendangeurs à Lafleur-Pétrus, notre propriété de Pomerol ».

Un cuvier pour vinifier 26 hectares
Revenant à la genèse du projet, Christian Moueix rappelle que, lors de l’acquisition de Bélair en 2008, il avait fallu renforcer les carrières creusées dans la roche, mais aussi replanter un certain nombre de parcelles. Dès la fusion entre Bélair et Magdelaine (entérinée par le classement de 2012 et la reconnaissance de Bélair-Monange en Premier Grand Cru Classé), il est apparu que le cuvier et le chai existants seraient vite inadaptés pour cet ensemble de 23 hectares de vignes – potentiellement 26 en production, pour 30 hectares de surface totale. C’est ainsi que la nécessité de se doter de nouvelles installations techniques s’est rapidement imposée, accompagnée d’un certain nombre de contraintes liées aussi bien à la topographie du lieu qu’au classement de Saint-Émilion au patrimoine mondial de l’UNESCO. « Initialement, nous voulions construire la winery en contrebas, mais les architectes des Bâtiments de France nous ont, à notre grande surprise, suggéré de l’installer plutôt sur le plateau », précise Christian Moueix. « Il y avait déjà une maison existante, que nous ne pouvions pas détruire car antérieure à 1948 – le classement UNESCO nous l’interdit. Et nous ne pouvions pas dépasser les 6 mètres de hauteur. Tout cela devait s’imbriquer harmonieusement dans le paysage… Nous nous sommes donc mis autour de la table avec Jacques Herzog et Pierre de Meuron, en partant d’une feuille blanche. J’avais deux idées en tête : faire de ce chai un ‘hommage au calcaire’, ce sol emblématique du plateau sur lequel nous sommes situés ; et évoquer l’église monolithe de Saint-Émilion au niveau de l’allée centrale ».


L’emplacement exact du nouveau chai ne se trouvant pas, pour sa part, sur des galeries, il a fallu creuser dans la roche jusqu’à cinq mètres de profondeur pour déployer les nouveaux espaces de vinification et d’élevage. Les façades extérieures en béton gris clair évoquent effectivement la couleur de la pierre calcaire, dont un gros « échantillon » trône à l’entrée du parc. Les toits eux-même sont de couleur claire, comme si toute la bâtisse était issue d’un seul bloc.

En poussant la porte principale, on découvre d’abord un corridor dont les parois de béton reproduisent la gravure d’Albrecht Dürer (1504) qui a inspiré l’étiquette de Bélair-Monange. Un tour de force technique qui est également reproduit à même le bois, dans la salle de dégustation qui donne sur le chai d’élevage de première année. Le cuvier, jouxtant une vaste espace dédié à la réception de la vendange et à l’embouteillage, compte 24 cuves béton de 48 à 115 hectolitres. À l’étage, une grande salle de réception, intégralement vitrée, offre un point de vue exceptionnel sur les paysages de Saint-Émilion. Elle donne directement sur les toits du chai, dont l’aspect crénelé est un hommage au très anciens sillons qui parcourent, par endroits, le vignoble saint-émilionnais. Un mélange d’épure et d’esthétique soignée que l’on trouve également à l’accueil, dans la maison attenante, dont la décoration a été confiée à l’artiste thaïlandais Rirkrit Tiravanija.

Un tremplin pour aller encore plus loin
Spectaculaire mais sans ostentation, conçu avec un goût très sûr et un grand soin du détail, ce nouveau chai à l’ADN très « Moueix » est avant tout un outil technique, destiné à accompagner la montée en puissance des vins de Bélair-Monange. « Beaucoup de nos vignes sont encore jeunes et leur production ne peut que progresser en qualité dans les années et décennies à venir », précise Christian Moueix. « Ce chai a vocation a nous permettre de continuer à franchir des paliers en termes de précision ». Avec, qui sait un jour, l’objectif de rejoindre le club des ‘A’ de Saint-Émilion ? Christian Moueix sourit : « ce n’est pas le but, mais nous verrons bien, ou plutôt c’est Édouard qui verra. En attendant, ce nouveau chai procure à toute l’équipe un grand sentiment de fierté, un confort de travail, une motivation supplémentaire pour faire encore mieux. À titre personnel, moi qui ai commencé en 1970 et qui ai vu passer un certain nombre de choses dans le monde du vin en 50 ans, le fait de voir aboutir ce projet me procure une immense joie. Je ne trahis pas un secret en disant que mon cœur a toujours été à Pomerol, mais maintenant, je crois que je deviens un peu plus saint-émilionnais ».

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[PRIMEURS] Haut-Brion, Ducru, Canon, Troplong, Vieux Château Certan…

Alors que nous approchons de la fin de la campagne des primeurs 2022, de très belles propriétés ont annoncé leur prix entre hier et aujourd’hui, à commencer par le Premier Grand Cru Classé 1855 Château Haut-Brion. Récapitulatif des sorties.

Nous avions Lafite, nous avions Margaux, nous avions Mouton, il manquait Haut-Brion – rappelons que, dans le club des Premiers Grands Crus Classés 1855, Latour est le seul à ne plus sortir ses vins en primeurs. Le joyau des domaines Clarence Dillon, qui est le seul à être à la fois Premier du Médoc et Cru Classé de Graves, vient d’annoncer le prix de son millésime 2022 : le rouge, à 722,40 € HT (note Terre de Vins : 98-99/100), est au même prix que Margaux ; le blanc, à 840 € TTC (note Terre de Vins : 95-96/100), est au même prix que Lafite. La Mission Haut-Brion sort pour sa part à 369,60 € TTC en rouge (note Terre de Vins : 97-98/100) et 672 € TTC en blanc. Côté rive droite, Quintus, en Saint-Émilion Grand Cru, sort à 134,40 € TTC (note Terre de Vins : 95-96/100).

Toujours sur la rive droite, trois magnifiques références du Libournais sont de sortie. Château Canon, Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, sort à 168 € TTC (note Terre de Vins : 98-99/100). Château Troplong-Mondot, lui aussi Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, sort à 142,80 € TTC (note Terre de Vins : 98-99/100). Château Bélair-Monange, un autre Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion dont nous vous avons récemment parlé pour son nouveau chai, sort à 201,60 € TTC (note Terre de Vins : 97-98/100). Du côté de Pomerol, Vieux Château Certan se dévoile au prix de 386,40 € TTC (note Terre de Vins : 98-99/100) tandis que son voisin, Certan de May, s’annonce à 146,20 € TTC (note Terre de Vins : 95-96/100). Pour les vignobles Péré-Vergé, toujours à Pomerol, le château La Violette sort à 336 € TTC (note Terre de Vins : 95-96/100), le château Le Gay à 131 € TTC (note Terre de Vins : 94-95/100). Enfin, dans la galaxie Rothschild, branche Lafite, le château L’Évangile est mis en marché au prix de 312 € TTC (note Terre de Vins : 96-97/100).

On repart dans le Médoc pour une autre sortie importante de ce milieu de semaine : le château Ducru-Beaucaillou, 2ème Grand Cru Classé de Saint-Julien et propriété de Bruno Borie, sort au prix de 260,40 €.

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[REPLAY] « Vino Veritas » : marché asiatique, le réveil ?

Ce mois-ci dans l’émission « Vino Veritas » sur TV7, on s’intéresse au marché du vin en Asie. Qu’en est-il de « l’eldorado » chinois ? Quels sont les autres pays émergents ? Y a-t-il des perspectives encourageantes pour les vins bordelais et français ? Réponse avec nos invités.

Ce mois-ci, « Vino Veritas » met le cap sur l’Asie. Le marché asiatique et notamment chinois a été un véritable eldorado pour les vins de Bordeaux au cours des 15 dernières années. Après les troubles politiques, notamment à Hong Kong, et la pandémie de Covid-19, la filière vin française et bordelaise peut-elle espérer retrouver les positions qu’elle a perdues ? Comment ce marché évolue-t-il, est-il encore synonyme de promesses ? Pour en parler, Xavier Sota (Sud-Ouest) et Mathieu Doumenge (Terre de Vins) reçoivent Rodolphe Lameyse, directeur général de Vinexposium, et Christophe Chateau, directeur de la communication du CIVB et co-organisateur de Bordeaux Fête le Vin.

Pour voir toutes les émissions « Vino Veritas », c’est pas ici !

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Carte blanche pour les vins de la Vallée du Rhône

Les Vignobles de la Vallée du Rhône misent sur les blancs pour la prochaine décennie avec un budget supplémentaire pour une promotion dédiée.

Les vignobles de la Vallée du Rhône ont décidé de la jouer blancs en changeant leur couleur de bataille. «  il ne s’agit pas d’abandonner les rouges qui représentent toujours un peu plus des trois-quarts de notre production mais de rééquilibrer » commente le président de l’Interprofession Philippe Pellaton. Inter Rhône aimerait les faire passer à environ 70 % d’ici une décennie pour faire monter les blancs de 10 à 15% (les rosés avoisinant les 15%). « Les blancs ont déjà quasiment doublé en 15 ans et n’ont pas connu la crise ni les yoyos des rouges avec des prix stables voire en progression. Mais ces dernières années, on ne les a pas assez accompagnés » avoue Philippe Pellaton. L’interprofession entend donc y remédier avec un budget spécifique de 500 000€ par an pendant quatre ans pour des opérations dédiées en France et à l’export.

©F. Hermine

Trois profils de dégustation
Toutes les appellations du Nord au Sud ont été embarquées dans le même bateau Vignobles de la Vallée du Rhône pour des actions de promotion collectives à destination des professionnels, les appellations se chargeant de prendre le relais pour parler au grand public. Apres Montréal, Bruxelles en même temps que Paris lundi dernier (sans Crozes-Hermitage et Ventoux qui ont organisé d’autres événements cette année), sont prévues des opérations similaires à Londres et New York en juillet, des formats masterclasses en Scandinavie. La formule est orchestrée en collaboration avec l’agence Sopexa, les vins à déguster répartis en trois thèmes, « Vif et Frais », « Fruité et Gourmand », « Généreux et Complexe », les opérateurs ayant choisi eux mêmes la famille dans laquelle ils voulaient présenter leurs cuvées (une centaine au total au Pavillon Dauphine à Paris). « Une façon de décloisonner la dégustation pour cette premier prise de parole », souligne Philippe Pellaton.

Mieux accompagner l’adaptation vignoble/commerce
L’opération Blancs ne s’arrête pas à la promotion ni à l’incitation à planter des cépages blancs. « Nous voulons accompagner les producteurs et les négociants dans une meilleure adaptation vignoble/commerce et réfléchir plus en amont. Il y a 15 ans, on pensait qu’il suffisait de planter même dans le sud du viognier à la mode pour le vendre. Aujourd’hui, on a compris qu’il ne fallait pas miser sur un cépage parce qu’il est tendance ou qu’il fait du jus mais plutôt construire avec l’IFV des produits d’assemblage qui sont notre ADN. Il faut reconnaître que les enjeux se situent plus en vallée du Rhône méridionale, là où sont les volumes (en Luberon, Costières-de-Nîmes, Ventoux, Côtes-du-rhône). Grâce à la cartographie des terroirs, nous n’avons aucune excuse pour ne pas planter les bons cépages sur les bons sols et à la bonne altitude. Tout est ensuite question d’équilibre ».

Si la base principale reste le grenache blanc, les combinaisons avec les autres cépages principaux et secondaires sont multiples. Au regard du réchauffement climatique, il ne faut pas oublier que viognier, marsanne et roussanne n’aiment pas les terroirs trop secs et il faut jouer de plus en plus sur des cépages tardifs comme le bourboulenc, la clairette… ou le carignan blanc, le rolle, le floréal qui ont été récemment intégrés au cahier des charges des Côtes-du-Rhône. « Les blancs se plaisent davantage sur des terroirs à contraintes hydriques modérés comme les sols sur argile qui retiennent l’eau et ceux en altitude qui gardent la fraîcheur, précise la sommelière formatrice Julia Scavo lors de l’événement parisien. Il y a en fait de la place pour différents styles, des vins jouant sur les thiols, plus immédiats et estivaux à ceux élevés sur lies pour un peu plus de complexité et de potentiel de garde »

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Vignes Vins Randos fête ses 20 ans

À vos agendas, Vignes Vins Randos revient et vous a concocté, à cette occasion, un programme savoureux !

C’est un rendez-vous qui est reconduit chaque année depuis vingt ans. Une approche simple et ludique ponctuée de dégustations, de proposition d’accords mets vins à la découverte du savoir-faire viticole local. Pour cet anniversaire, nous sommes partis à la rencontre d’Anne Athimon, vigneronne au Domaine des Génaudières sur les coteaux d’Ancenis, afin d’avoir quelques renseignements supplémentaires !

Pour cette édition un peu spéciale, avez-vous choisi une thématique ?
Cette édition est dédiée à l’anniversaire de cet événement. Nous avons donc choisi de proposer de nouveaux parcours, même au bout de vingt ans, car nous souhaitons offrir des perspectives innovantes, surtout pour les personnes qui suivent VVR avec fidélité. Le moyen d’approfondir leurs connaissances en termes de viticulture. Nous avons en particulier mis l’accent sur les villages VVR, qui sont des lieux de convivialité et de partage avec des découvertes sensorielles en point d’orgue. Des cadeaux et autres petites surprises ont été prévus spécialement pour la circonstance. Nous avons aussi poursuivi le travail élaboré avec l’école des vignes, afin de parfaire les connaissances de nos visiteurs en termes de dégustation. À noter que des parcours famille sont prévus afin, que l’expérience soit ouverte à tous les publics. 

Comment élaborez-vous les parcours ?
C’est un travail de repérage. Nous commençons par traverser nos parcelles de vignes, qui sont privées, et sont donc rendues accessibles uniquement sur ce temps privilégié. Les visiteurs entrent dans notre vie de vignerons. Les sols sont magiques, ils varient d’un lieu à l’autre et sont l’essence de notre diversité de terroir, c’est ce que nous souhaitons transmettre aux randonneurs. L’architecture locale, les sentiers, la géologie et l’histoire sont au cœur de l’élaboration de nos parcours. Des visites de nos caves et de nos domaines viticoles sont bien évidemment une étape incontournable, tout comme les dégustations avec des accords mets et vins, travaillés au préalable, afin d’offrir une pause gourmande au public. 

Vingt ans, ça se fête, qu’avez-vous prévu à cette occasion ?
Ces regroupements sont l’opportunité de mettre les savoir-faire locaux à la portée de tous. Des artisans, producteurs et groupes de musique seront présents pour célébrer ce temps festif et le terroir ligérien. Un kit collector a été créé pour les vingt ans de VVR, et peut être réservé via le site, des éléments souvenirs pour marquer ce beau projet qui ne fait que grandir d’année en année. Nous sommes heureux en tant que vignerons de nous unir sous la bannière “vin de Loire”, car ce sont des vins fruités, fins, élégants qui ne demandent qu’à être dégustés !

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Bordeaux Fête le Vin, une treizième édition plus festive que jamais

Du 22 au 25 juin, Bordeaux Fête le Vin fait son retour sur les quais de Bordeaux. Une treizième édition qui entend bien confirmer sa popularité auprès du grand public et redonner le moral à la filière bordelaise. Entretien avec Christophe Chateau, Directeur de la Communication du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux).

Comment se présente cette 13ème édition, à deux jours du coup d’envoi ?
Ça se présente très bien ! L’angle de l’événement est toujours le même : permettre au grand public de découvrir l’ensemble des appellations de Bordeaux, via une « route des vins » qui se déroule le long des quais. Le parcours est réparti par grandes régions : Médoc, Côtes, Graves, Saint-Émilion, les vins frais… Le principe mis en place fonctionne bien, le visiteur achète un pass avec un verre et un porte-verre, qui lui permet de déguster des vins sur l’ensemble des pavillons présents, et lui permet aussi d’assister à un cours de l’École du Vin de Bordeaux. Cette dimension pédagogique est très importante : il faut repartir d’ici en connaissant mieux les vins de Bordeaux. Les maîtres mots sont : éducation, échange, plaisir. On veut plus que jamais en faire un lieu de convivialité. Cette année nous avons beaucoup développé l’offre musicale, avec une quinzaine de concerts pendant les 4 jours de l’événement, sur trois scènes différentes. Un concert se tiendra également samedi soir à Darwin, sur l’autre rive. Enfin, les grands voiliers arrivent dès mercredi, ils seront ouverts à la visite en journée. Parmi les nouveautés de cette treizième édition, nous avons troqué l’habituel feu d’artifice contre un spectacle de 400 drones, qui se tiendra au-dessus de la Garonne le vendredi et le samedi à 23h.

L’événement a désormais un rythme annuel…
Oui, notre organisation est bien calée, on a bien travaillé en amont après être passé sur l’annualisation – traditionnellement, Bordeaux Fête le Vin se tenait un an sur deux, en alternance avec Bordeaux Fête le Fleuve. Le choix a été fait en juillet 2022 d’avoir une fête du vin tous les ans. En amont de la fête, nous avons organisé sur la métropole de micro-événements « vin et musique » et des animations aux couleurs de Bordeaux Fête le Vin chez 120 cavistes et restaurateurs bordelais. Cette année, il semble que l’on a beaucoup de chance avec les prévisions météo, le temps s’annonce très beau, ce qui compte bien sûr beaucoup dans la fréquentation et dans le plaisir de l’expérience pour les visiteurs.

Justement, quelle fréquentation attendez-vous cette année ?
Difficile d’estimer le visitorat à ce stade, mais on est optimiste. On avait vendu 38 000 pass l’an dernier, malgré une météo capricieuse, donc nous espérons faire mieux cette année. La dernière mesure de visitorat remonte à 2018 : nous avions réuni 750 000 visiteurs en 4 jours, avec 4 feux d’artifice – les spectacles ont toujours une incidence énorme sur le visitorat.

L’autre actualité du moment, c’est l’officialisation du retour de Bordeaux Fête le Vin à Hong Kong cet automne…
Oui, c’est la très bonne nouvelle du printemps. Hong Kong ces dernières années a connu les difficultés que l’on sait, entre les problèmes sociaux et la crise de la Covid-19. À la fin 2022 les autorités étaient encore très incertaines concernant le retour de l’événement, qui ne s’est pas tenu chez eux depuis 2018. Et ce printemps ils nous ont finalement sollicités : le Hong Kong Tourism Board souhaite relancer l’économie du tourisme qui est prépondérante pour cette ville de 8 millions d’habitants, en particulier autour de la gastronomie et du vin, donc il ont souhaité faire revenir Bordeaux Fête le Vin le dernier week-end d’octobre 2023. Beaucoup de vignerons et négociants sont déjà très enthousiastes à cette idée. Après 5 ans d’attente, on est très heureux de revenir à Hong Kong, qui reste une destination majeure pour les vins de Bordeaux.

Bordeaux Fête le Vins
Du 22 au 25 juin sur les quais de Bordeaux.
Billetterie et infos pratiques en suivant ce lien

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Grand Cercle des vins de Bordeaux : “Discordance entre qualité et difficultés commerciales”

Acteur majeur de la place de Bordeaux, Alain Raynaud a créé le Grand Cercle des Vins de Bordeaux il y a maintenant vingt ans. Rassemblant désormais 135 châteaux des deux rives du vignoble girondin, il revient à l’occasion de cet anniversaire sur l’histoire de l’association et sur l’actualité des vins de Bordeaux.

Pourriez-vous revenir sur les circonstances qui vous ont poussé à créer le Grand Cercle des vins de Bordeaux ?
A la suite de ma présidence de l’Union des Grands Crus (1994-2000) j’avais trouvé dommage qu’on ne puisse pas intégrer des propriétés autres que Pomerol et Saint-Émilion pour la rive droite. Partant de cette idée, j’ai eu la volonté de créer une association – fonctionnant sur les mêmes modalités que l’Union – autour de l’ensemble des propriétés de ce bord-ci de la Dordogne. Le Cercle Rive Droite était né.

Suite aux résultats plus qu’encourageants de cette première initiative, des amis propriétaires sur la rive gauche m’ont sollicité pour implanter une association jumelle de leur côté du fleuve. Très rapidement il est apparu évident qu’il fallait rassembler ces deux entités pour n’en faire qu’une : le Grand Cercle des vins de Bordeaux.

Quel est le rôle joué par le Grand Cercle au sein de la filière viticole bordelaise ?
Il s’agit essentiellement d’un rôle de promotion pour les 135 propriétés adhérentes. Il existe également une commission juridique et fiscale mais également technique. Ces organes disposent d’un rôle de conseil à l’égard des propriétés si ces dernières le sollicitent. Ces lieux d’échange permettent également la mise en commun de problématiques partagées par les différents membres, permettant un effet mobilisateur et rassurant.

Comment différenciez-vous votre action de celle des différents syndicats, groupements et associations – notamment l’UGCB – qui jalonnent la viticulture bordelaise?
Il est très clair que mon expérience à la tête de l’UGCB m’a servi dans la construction du Grand Cercle des vins de Bordeaux, notamment sur la dimension promotionnelle. La seule différence est que, hormis l’obligation d’une dégustation d’admission, je n’ai pas d’interdit en ce qui concerne les appellations susceptibles d’intégrer notre entité.

Quels ont été les critères d’admission au GC pour les propriétés concernées ?
Nous avons deux sessions par an au cours desquelles nous étudions les différentes candidatures que nous avons reçues. Il s’agit d’une analyse détaillée du profil de la propriété, suivie d’une dégustation à l’aveugle de trois millésimes consécutifs. Au cours de cet exercice, l’ensemble des vins émanant des candidats sont représentés aux côtés de cuvées issues de propriétés ayant déjà intégré l’association. Ce détail n’en est pas un puisqu’il nous permet d’étalonner le niveau global des vins et de donner de la cohérence à la démarche. Lorsque cette étape est franchie, le cru est proposé à l’approbation du conseil d’administration.

En ce qui concerne les frais de cotisation, il y a un montant fixe et un variable en fonction de la surface afin que les petites propriétés ne soient pas pénalisées. On peut estimer qu’à partir de trois mille euros, on peut adhérer à l’association.

Vous êtes un acteur majeur de la Place, comment jugez-vous l’état actuel des vins de Bordeaux ?
Je suis très malheureux parce qu’il y a une discordance totale entre la certitude que la qualité des vins que nous produisons s’est améliorée et les difficultés que nous avons engendrées d’un point de vue commercial.  Je ne reviendrai pas sur le Bordeaux bashing mais son effet est malheureusement bien réel. Nous faisons face à une diminution de plus de 30 % en vingt ans de la consommation des vins de Bordeaux en France. Cela entraîne des problématiques économiques et des choix stratégiques qui ne sont pas forcément les plus judicieux, visant la diminution des volumes produits. Pourtant, je me répète, mais si l’on prend l’exemple du millésime 2022, je dois dire que la qualité atteint des sommets que j’ai rarement connu…

Il existe une dichotomie à Bordeaux entre les Grands Crus et l’ensemble des autres propriétés concernées principalement par ces problématiques. Quelles sont les solutions qui se présentent à cette partie du vignoble en difficulté ?
S’il y avait une solution qui me soit évidente, je crois que tout le monde la suivrait… Malheureusement les raisons qui ont mené à cette situation sont multifactorielles. La Place de Bordeaux est extrêmement active, brillante, elle véhicule la diffusion internationale des grandes étiquettes de Bordeaux et jouit d’une excellente santé économique, ce dont je suis ravi. Pour autant, l’intérêt répété de ces mêmes acteurs pour les vins étrangers pose question. Cette nouvelle concurrence impacte directement les propriétés citées précédemment. Pour pallier ce manque, il faut prendre son bâton de maréchal et proposer, voyager, rencontrer, séduire, mettre en place une stratégie qui nécessite force de moyens, ce qui n’est pas forcément à la portée de chacun.

Pourriez-vous revenir sur quelques moments marquants de ces vingt années d’existence et vous projeter sur l’avenir du Grand Cercle ?
Chaque présentation du nouveau millésime est un moment marquant. Les premières années, bénéficiant d’un engouement fort pour les Primeurs, cela était organisé au Grand Barrail, sous un chapiteau. Nous terminions immanquablement par une fête, chapeautée par l’un de nos amis qui avait une boîte de nuit à Bordeaux, c’était très festif. Cela peut paraître léger, inattendu, mais ce sont des moments importants…

Pour la suite, si je ne suis pas désespérément à la recherche d’un successeur, je regarde attentivement toute personne qui pourrait prendre la suite et me relayer (rires). Nous allons essayer d’organiser davantage de rencontres avec les cavistes et restaurateurs de notre pays, à l’image de ce que nous avions fait à Toulouse l’an dernier. C’est bien beau de faire énormément d’efforts à l’étranger, et nous allons continuer à les faire, mais je pense que nous ne sommes pas assez présents en France.

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