Palmarès des Grappes d’Or

Organisées par la Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône en partenariat avec le Département des Bouches-du-Rhône, en collaboration avec l’Association des Sommeliers Alpes-Marseille-Provence et sous le parrainage de l’ancien international de football Manuel Amoros, les Grappes d’Or récompensent les talents de la viticulture départementale, celles et ceux qui valorisent les terroirs et les savoir-faire des vignerons des Bouches-du-Rhône.

Les lauréats des Grappes d’Or 2023

Catégorie JEUNE VITICULTEUR

Thomas CHAULLIERChâteau des Trois Sautets à Meyrueil

Catégorie CHEFFE D’EXPLOITATION

Sylvaine ROUSTANDomaine Roustan à La Fare les Oliviers

Catégorie CAVISTE

Olivier BARRIÈREVino’Livier à Peyrolles en Provence

Catégorie RESTAURATEUR

Pierre CHATELAINRestaurant Grenache à Aix-en-Provence

COUP DE CŒUR DU JURY

Marie-Emma LAGET & Manon CAZALICLes Vignerons du Garlaban à Auriol

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[Publi-info] Château de Tholomies : hors du temps

Cap au nord-est de Carcassonne, où nous embarquons pour un voyage à travers le temps… Direction : l’époque gallo-romaine, lorsque les premières vignes ornaient déjà les coteaux des alentours. Un héritage toujours visible et bien vivant.

Rendez-vous est pris dans le village de La Livinière, sur les contreforts de la Montagne Noire, au nord du Canal du Midi. C’est dans ce pays appelé le « petit Causse » que le château de Tholomies partage sa centaine d’hectares, à cheval sur les prestigieuses aires d’appellation Minervois et La Livinière.

« Tout le meilleur » depuis l’antiquité

Il faut, en effet, remonter bien loin pour cerner la riche personnalité de ce terroir car ici, le vin fait partie intégrante de la culture locale. Les premières traces visibles du Château de Tholomies sont romaines. Un puits datant de l’antiquité, découvert où se trouve aujourd’hui le chai à barriques est là pour en attester. « Plus de deux millénaires avant nous, les Romains plantaient des vignes sur ces coteaux, et des céréales en plaine. Ce puits est un indicateur du niveau des sources. D’ailleurs certaines des conduites d’eau qu’ils avaient élaborées subsistent toujours et nous les utilisons », explique Clémence, responsable de l’exploitation. Le premier écrit évoquant le « domaine de Tolomiano » date de 977. Celui-ci y est décrit comme étant la propriété de la Vicomtesse de Narbonne, qui le céda peu après à l’Église. L’abbaye de Tholomies, qui vit le jour en 997, allait ensuite traverser un millénaire d’histoire relativement tourmenté. Nous n’en retiendrons que les époques heureuses, Tholomies signifiant « Tout le meilleur » en langue d’Oc. Un terme qui consacre les vins élaborés entre ces murs depuis des siècles et les terroirs uniques dont ils sont issus. « Celui-ci est découpé en petites parcelles, bordées par des cabanes en gneiss, une roche strillée contenant du quartz et du mica, appelées « capitelles ». Les anciens retiraient ces pierres de leurs parcelles, s’en servant pour réduire les pentes, retenir la terre, mais aussi structurer l’espace privé, en créant des murets et des abris », commente Clémence devant un panorama grandiose qui s’étend à l’infini sur le Minervois.

Aux petits soins

Les sols comptent parmi les plus réputés de la région, avec une alternance de calcaires compacts et de marnes, et sur les coteaux, des marnes gréseuses et des grès. Malgré un déficit hydrique important en période estivale, le vignoble profite de l’air frais de la Montagne Noire et de l’influence maritime à la maturation des grains. Aboutissement de plus de trente ans de recherches, il est aujourd’hui intégralement cultivé en Agriculture Biologique et les amendements organiques d’origine végétale ont été privilégiés depuis la reprise de l’exploitation par la Famille HELFRICH en 2011. La situation du vignoble en semi-altitude implique, quant à elle, une attention particulière à la charge des grappes par pied, ainsi qu’à leur localisation sur la souche : proches du sol pour être le plus près possible des ressources en eaux et minéraux. la taille en gobelet est une taille ancestrale qui permet de limiter l’entassement des grappes et de favoriser la circulation de l’air.

Des vieilles vignes naissent les grands vins

La cuvée emblématique du Château de Tholomies tient principalement à la préservation de deux parcelles de plus de 80 ans. Sur celle en syrah, des complantations de jeunes plants au milieu des anciens pendant trois années consécutives permettent de combattre la mortalité, avec des travaux en vert importants pour pérenniser les vieux pieds. Et une parcelle de grenache, où sont réalisées des plantations de porte-greffes et deux ans plus tard, des greffages en fente avec des bois issus des vieux plants de cette même parcelle. Le but : tenter de pérenniser le caractère exceptionnel de ce grenache, planté il y a presque 100 ans, en lui donnant une nouvelle jeunesse.

Des cuvées de caractère qui ont de qui tenir

Aridité, influence maritime et fraîcheur du soir combinées développent les parfums de ces « Minervois », dont certains tendent vers des arômes de cassis et d’olives noires. « Nous veillons à préserver cette fraîcheur et à ne pas masquer le fruité naturel de nos vins, par un boisé trop prononcé, d’où le recours aux demi-muids, ces larges fûts épais, adaptés à nos cépages méditerranéens – syrah, grenache, mourvèdre. Et nous travaillons avec les meilleurs tonneliers pour gagner en élégance », ajoute Clémence avec son accent mélodieux, à l’image du dynamisme du domaine. « Quand on cherche toujours à se réinventer, il faut parfois accepter de prendre des risques. Heureusement, l’émulation au sein de notre équipe d’une dizaine de personnes est la clé de la réussite de Tholomies », explique t-elle en souriant, convaincue qu’innovation et héritage ne sont pas antagonistes.

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Ségolène Hasselvandergo remporte le Ruinart sommelier challenge 2023 

C’est à nouveau une femme qui remporte l’édition 2023 du Ruinart Sommelier Challenge France : Ségolène Hasselvander (cheffe sommelière à La Table du Boisniard, en Vendée).

Elle succède à Pierre-Alexis Mengual (2022), Seika Hosokawa (2021), Ann Long (2019) et Julia Scavo (2018). Le podium 2023 est complété par par Alexandre Safar (sommelier à Cheval Blanc Paris), et Lise Périssat (L’Oustau de Baumanière, dans les Bouches du Rhône).

L’épreuve a consisté en une dégustation de 4 champagnes, à l’aveugle, afin de départager les candidats. L’épreuve portait sur un descriptif des vins, dont il fallait également identifier l’origine, le millésime et les cépages.

Cette année, le jury de la quatrième édition du Ruinart Sommelier Challenge en France était composé Florence Boubée Legrand (oenologue, Maison Ruinart), Pierre Vila Palleja (sommelier et restaurateur) et Jean Luc Jamrozik (président de l’association des sommeliers de Paris). 

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Noé Richard remporte le Gassier Challenge

Après une très belle compétition, c’est le talentueux Noé Richard qui est devenu lauréat de la 5ème édition du Gassier Challenge pour sa première participation à un concours. Rencontre.

Pour sa première interview, Noé Richard, 21 ans, est d’un grand professionnalisme, à l’image de ce qu’il a pu montrer lors de la compétition qui se tenait ces deux derniers jours. Posé, réfléchi et mature, le jeune homme a la tête bien ancrée sur les épaules et l’envie de donner le meilleur de lui-même chevillée au corps. Originaire du sud de la France, il a débuté ses études à Sisteron puis à Marseille. Puis il a décidé de partir au lycée hôtelier de Tain l’Hermitage où il a pris l’option sommellerie. Une véritable révélation pour celui qui ne s’imaginait pas sommelier il y a encore peu de temps de cela.

Pourquoi avoir choisi la sommellerie ?
Lorsque j’étais en apprentissage en BTS, j’ai eu l’occasion de travailler au sein du restaurant « Une table au sud » à Marseille. Un peu par hasard, j’ai pu occuper le poste de commis sommelier. Une véritable révélation. Je dois beaucoup au chef sommelier de cet établissement, Thierry Sauvanot, qui m’a appris toutes les bases de ce métier. J’ai ensuite rejoint l’école hôtelière de Tain l’Hermitage avec mention complémentaire en sommellerie. Là, mon professeur Christophe Santos m’a largement encouragé, m’a permis de me remettre en question tant au niveau personnel que professionnel. La sommellerie m’apporte beaucoup. Le vin est un produit très concret dont j’aime comprendre les terroirs d’origine, les histoires de celles et ceux qui le produisent afin de pouvoir raconter tous ces éléments aux clients.

Quel est votre sentiment après avoir remporté le Gassier Challenge ?
Je suis évidemment très heureux, d’autant que c’était le tout premier concours auquel je participais. J’ai énormément travaillé pour en arriver là. J’apprécie évidemment l’esprit des concours qui permettent de se pousser dans ses retranchements. C’est aussi un moyen pour moi de savoir où j’en suis dans mes connaissances par rapport à d’autres gens de mon âge et de ma formation. En tout cas, j’ai essayé ici de tout donner, je n’ai eu aucun regret et j’ai surtout pu être moi-même et montrer ma manière d’appréhender la sommellerie ».

Cela vous donne-t-il d’autres envies de concours ?
Je termine ma scolarité et de nombreux concours sont organisés dans ce cadre. En revanche, je réfléchis à peut-être participer au concours du meilleur jeune sommelier de France. Parmi les modèles qui m’inspirent, il y a Xavier Thuizat, le chef sommelier du Crillon à Paris. Déjà, parce qu’il est un ancien élève de mon école de Tain l’Hermitage. Mais je me reconnais aussi en lui car il a un côté humain et humble ».

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IGP Cévennes : la liberté n’empêche pas l’identité

Lors de la 3e édition du salon CévinBio à Sauve, dans le Gard, les producteurs et vignerons des IGP Cévennes ont fait étalage de la force de l’identité cévenole. Malgré un cahier des charges très souple, le terroir donne le la et permet de mettre tout le monde au diapason sur des profils de vins frais et élégants. Rencontres en cépages (in)connus.

Nielluccio, cabernet sauvignon, merlot, petit verdot, carignan, mourvèdre, tempranillo, chardonnay, sauvignon, viognier, colombard, rolle, grenache blanc… On pourrait rédiger un article à la seule énumération des cépages autorisés en IGP Cévennes. Près de 80 en tout, de quoi s’y perdre ? « C’est plutôt une richesse de disposer d’autant de liberté, explique Emmanuelle Schoch du Mas Seren. Ensuite, chaque vigneron donne libre court à ses envies, à son style de vins. Une chose est commune : on ne veut pas passer en AOC ! » En parcourant les allées assez clairsemées (merci la météo !) du salon CévinBio, le week-end dernier, à Sauve (Gard), il est facile de trouver celles et ceux qui font l’originalité de l’appellation. « J’aime ce côté freestyle et l’énergie que dégagent les vignerons cévenols », lance Ronald Van Breemen, ce Néerlandais arrivé un peu par hasard dans le monde du vin. Aujourd’hui, il délivre une partition tout en fruit et en peps sur le domaine Le Mazelet avec notamment un très fringant Pinot Cinsault (12€) qui balance entre la délicatesse du fruit et la fraîcheur des tanins. « C’est moi qui ai décidé de planter du pinot noir ici, je n’en ai pas hérité, précise-t-il. J’étais persuadé que le terroir frais grâce à l’altitude (entre 150 et 300m) allait le laisser s’exprimer et c’est le cas ! » Ce dernier a d’ailleurs écouté son cœur en plantant l’un de ses cépages préférés, le nero d’avola, venu de Sicile.

Un terrain de jeu inépuisable
« L’audace est une force dans ce coin du Languedoc qui ne demande qu’à gagner en notoriété », assure Serge Scherrer du domaine Agarrus. Cet ancien facteur a l’ambition de replanter du terret blanc, du carignan Blanc et du maccabeu. « Et pourquoi pas du Sylvaner ? », glisse-t-il en miroir à ses origines alsaciennes. En attendant, il propose une cuvée avec du tempranillo, de la syrah et du grenache (Claux d’Ozon, 9€) qui séduit par son côté charnu et cette aromatique sur les fruits rouges si souple. Sur le stand d’à côté, Simon Le Berre, le Breton du Mas Dervenn, est droit dans ses bottes : cet adepte du cheval de trait et du poly-élevage sort un chardonnay tranchant (Ookpik, 9€) qu’il n’a pas choisi « mais je n’arracherai jamais de parcelles, clame-t-il, je me contente de l’existant ! ». Son rosé vineux (Rosé sur liecorne, 8€) est un vrai bijou pour ceux qui aiment la mâche, la vivacité et l’amertume noble. Géologiquement, les Cévennes sont riches d’un sol « pauvre » où la pierre est reine, entre schistes feuilletés, calcaire dur, grès rouges et marnes grises. « Les Cévennes, c’est un terrain de jeu inépuisable », poursuit son voisin Florent Boutin du Mas des Cabres. Lui a décidé de s’emparer des cépages résistants en vinifiant le floréal créé par l’INRAE. La cuvée Instinct Sauvage (9€) offre un nez passionnant sur les fruits exotiques avant de donner sa pleine mesure en bouche sur la rondeur et une finale noisetée divine.

©Y. Palej

Des cépages atlantiques au retour des variétés anciennes
Les Cévennes attirent les néo-vignerons comme Julie Lebreton et Christophe Vial du domaine LBV, près d’Uzès. « L’identité de terroir est plus forte qu’ailleurs », reconnaît la vigneronne en présentant une cuvée surprenante : Le Pello (le vagabond, celui qui n’est pas d’ici) assemblage de cabernet sauvignon et syrah. « Ici, c’est un Cabernet méditerranéen très fruité, tout en souplesse et en tension, on est loin du profil atlantique bordelais avec ses tanins vigoureux », ajoute-t-elle.

©Y. Palej

Au domaine Terres d’Hachène, on pousse même le bouchon en sortant un assemblage cabernet sauvignon-merlot-petit verdot avec la cuvée Zénite (11€). « L’ouverture d’esprit offre de vraies perspectives de créativité, je trouve que pouvoir révéler un terroir avec des cépages non autochtones, c’est plus qu’intéressant », prolonge Lionel Frizon, le vigneron du domaine depuis 2017. Comme Jérôme Pépin de Quartier Lander qui ne s’est pas interdit de sortir une cuvée mêlant cépages locaux, grenache-syrah, à un voisin venu de Corse, le nielluccio (Initial QV, 9€). Il a même opté pour le touriga nacional comme alternative à la syrah : « C’est un territoire à taille humaine et même si on n’est pas tous d’accord, on avance ensemble au cœur d’un terroir au potentiel extraordinaire. » Alexandre Thouroude a par exemple un regard bien différent sur l’identité cévenole et préfère mettre en avant un cépage local avec sa « cuvée militante » Aramon Gothic (18€). « C’est un cépage qui a été arraché en masse dans les années 70-80 car jugé peu qualitatif mais on se rend compte qu’on n’avait jamais cherché à en faire des grands vins. J’ai envie que l’on revienne à l’essentiel, c’est-à-dire au goût des cépages languedociens et qu’on leur offre un vrai terrain d’expression », confie le vigneron du Clos des Ors. Carignan blanc, terret blanc, piquepoul noir, counoise et rivairenc feront bientôt partie du paysage au milieu de la richesse agricole d’une région entre vergers, oliviers et châtaigniers. 

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Château Montus renoue avec les « Nuits Impériales »

La propriété d’Alain Brumont en appellation Madiran va accueillir, les 21, 22 et 23 juillet prochains, la deuxième édition des « Nuits Impériales », un événement conjuguant vin, gastronomie et création théâtrale en plein air. La billetterie est ouverte.

C’est une idée qui devait voir le jour en 2020 mais qui, pour cause de pandémie de Covid-19, avait dû attendre plus de deux ans dans les cartons. Née de la passion d’Alain Brumont, figure emblématique de Madiran, pour l’Histoire et pour le patrimoine, la première édition des « Nuits Impériales » s’est finalement tenue l’été dernier, réunissant quelque 1200 visiteurs au château Montus dans le cadre de deux soirées festives conjuguant dégustation de vin, gastronomie du Sud-Ouest et création théâtrale – en l’occurrence une pièce son & lumières jouée devant la façade du château et retraçant l’histoire des frères Noguès, généraux napoléoniens originaires de Castelnau-Rivière-Basse, le même village gascon où se trouve le vignoble de Montus.

Dionysos à l’honneur
Les 21, 22 et 23 juillet, Alain et Laurence Brumont remettent le couvert – et les petits plats dans les grands, avec une soirée supplémentaire – pour la deuxième édition des « Nuits Impériales ». Cette année, il y aura trois représentations d’un nouveau spectacle, « Dionysos & le Nectar des Dieux », écrit par Frédéric Garcès, mis en scène par le même Frédéric Garcès et Bruno Spiesser. Les deux comédiens figurent également à l’affiche de ce spectacle qui combinera théâtre, musique, danse, projections filmées, pour retracer la légende de Dionysos, divinité grecque de la vigne et du vin. Frédéric Garcès et Bruno Spiesser entendent, à travers ce texte original, tisser un récit initiatique relayant l’humain au divin à travers le destin d’un dieu doté d’une importante part d’humanité. Deux grands buffets (25 €) se tiendront au château Montus les 21 et 23 juillet, et un dîner « olympien » signé par le chef doublement étoilé Stéphane Carrade se tiendra le samedi 22 (75 €, places réservées à 280 convives). Près de 2000 visiteurs sont attendus cette année ! Une façon, pour l’infatigable Alain Brumont, de faire vivre son territoire et de montrer que la Gascogne est plus que jamais une terre de culture, de savoir-vivre et de bonheurs partagés.

Billetterie adultes : 25 € / étudiants : 18 € / moins de 10 ans : 15 €
Réservations ouvertes sur www.brumont.fr et www.festik.net

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Château Palmer : « donner à vivre le lieu »

Le 3ème Grand Cru Classé de Margaux connaît, depuis 2021 et jusqu’à l’année prochaine, une longue séquence de travaux visant à totalement rénover l’outil réceptif. Avec l’ambition de proposer une totale « expérience Palmer » aux visiteurs de la propriété.

Lorsqu’on remonte la célèbre route des châteaux du Médoc, il est impossible de ne pas tomber sous le charme de la magnifique demeure érigée en 1854 par l’architecte Charles Burguet pour les propriétaires de l’époque, les frères Pereire. Cette bâtisse néo-classique est le « point culminant » d’un véritable petit hameau qui constitue « l’écosystème » de Château Palmer. Un écosystème qui n’a cessé de gagner en cohésion ces vingt dernières années, notamment depuis que le directeur général Thomas Duroux, arrivé en 2004, a impulsé avec la directrice technique Sabrina Pernet une conversion du vignoble à la biodynamie. Mais plus que ce choix cultural, c’est une approche holistique que défend l’équipe de Château Palmer, désireuse de faire de la propriété de 100 hectares (dont 70 hectares de vignes, 66 actuellement en production) un lieu de vie à part entière, pensé comme une ferme.

Depuis 2021, une nouvelle séquence de travaux – la première de cette importance depuis la rénovation des installations techniques en 2011-2013 – a été engagée pour repenser tout le dispositif réceptif à Château Palmer. « Tout ce que nous entreprenons à Palmer est une célébration du lieu », explique Thomas Duroux. « Il y a la partie viticole, qui est en constante évolution afin d’aller toujours au plus près de nos terroirs. Nous avons, sur la propriété, 18 types de graves différents, qui sont autant d’identité que nous devons respecter et sublimer dans nos choix culturaux, nos vinifications, nos élevages – qui depuis 2017 ont radicalement évolué avec une deuxième année passée exclusivement dans des foudres de 30 hl ».

L’étape suivante, pour Thomas Duroux, est de mettre encore plus l’humain au cœur de l’écosystème Palmer, qu’il s’agisse des équipes en place comme des visiteurs. C’est l’objet des travaux en cours : « 70 personnes travaillent actuellement à Palmer, et cela va encore augmenter. Tout ce monde cohabite, collabore, fait avancer le domaine au quotidien. C’est pour cela que nous avons déjà rénové nos bureaux sommes en train de mettre en place une cantine vigneronne, ouverte en permanence aux salariés, où notre chef Coriolan Pons valorisera les produits de notre potager et de nos élevages – 30 bovins de race bordelaise, une trentaine de brebis à l’année et une centaine en hiver, une dizaine de chèvres des Pyrénées, des cochons noirs, des oies, des poules… Mais cette cantine sera aussi ouverte quelques jours par semaine au grand public. Notre ambition est ainsi de proposer une ‘expérience Palmer’, de ‘donner à vivre le lieu’ par une immersion totale. À l’issue des travaux qui doivent se terminer à l’été 2024, nous pourrons proposer une offre sur mesure à nos visiteurs, qui pourront embrasser toutes les qualités du territoire, la proximité de l’estuaire, le terroir, les vignes, les chais, des ateliers biodynamie dans la tisanerie… Et la gastronomie va occuper une place centrale avec, en plus de la cantine vigneronne, une ‘table du chef’ au château qui sera pilotée par un chef de grand renom, qui s’apprête à nous rejoindre ».

En parallèle – et en complément – de ce grand projet « expérientiel », Château Palmer continue de s’engager sur le front des arts et de la culture, via un partenariat longue durée avec Leica pour une « résidence photographique INSTANTS » qui restitue pour cette première année le travail du photographe néerlandais Paul Cupido. L’exposition se tient jusqu’à fin juin à Paris, dans le nouveau store Leica du Village Royal. Et un livre est édité chez Filigranes en édition limitée (800 ex.) depuis quelques jours. Et le cru classé margalais confirme ses affinités avec le jazz : après avoir accueilli de nombreux concerts depuis plusieurs années, il lance un projet « hors les murs » baptisé « Palmer Series », une suite de dix enregistrements en dix ans. Le premier est un concert du pianiste Michael Wollny à Francfort, qui doit être dévoilé fin 2023. On n’a pas fini de « vivre Palmer ».

« Terre de Vins » aime :
Château Palmer 2020 :
on est d’emblée saisi par la profondeur, la dimension plongeante et ample de ce vin dont la concentration manifeste se teinte immédiatement d’une imparable fraîcheur. La définition aromatique est d’une totale pureté. En bouche, un juteux énergique, porté par un toucher tannique millimétré. On a de l’élan, de l’éclat, une finesse ciselée, une grande précision. C’est un vin racé et élancé, d’une grande persistance. [97-98] Env. 400 € TTC.

© Paul Cupido

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[PRIMEURS] Lynch-Moussas, Ferrière, Duhart-Milon… les dernières sorties

Suite des sorties en Primeurs pour le millésime 2022, avec quelques grands crus des deux rives qui ont annoncé leur prix. On fait le point.

La campagne des Primeurs 2022 continue, avec quelques sorties intéressantes cette semaine. Le château Lynch-Moussas (5ème Grand Cru Classé, Pauillac), noté 96-97 par « Terre de Vins », sort au prix de 39,70 € TTC. À titre de comparaison, il était sorti à 28 € HT en 2021, 28 € HT en 2020 et 26,25 € HT en 2019. L’augmentation de prix est donc très mesurée, comme l’avait laissé entrevoir Frédéric Castéja lors de son passage dans l’émission « Vino Veritas » il y a quelques semaines. La famille Castéja dévoile également La Croix du Casse à Pomerol, sorti au prix de 29,40 € TTC.

En attendant que le château Lafite Rothschild sorte du bois, son second vin Carruades de Lafite sort au prix de 259 € TTC. Dans le même groupe, le château Duhart-Milon, 4ème Grand Cru Classé de Pauillac, sort au prix de 86,40 € TTC. Le château Ducru-Beaucaillou, star de Saint-Julien, dévoile son « Petit Ducru » au prix de 31 € TTC et son haut-médoc « Madame de Beaucaillou » à 17,60 € TTC.

Toujours parmi les grands crus classés du Médoc, le château Ferrière, 3ème Grand Cru Classé de Margaux, sort à 46,20 € TTC. Château Boyd-Cantenac, autre 3ème Grand Cru Classé de Margaux, sort à 45,50 € TTC.

Château Lafaurie-Peyraguey, 1er Grand Cru Classé de Sauternes, sort à 82,80 € TTC, et son blanc sec sort à 39,60 € TTC.

Parmi les autres sorties notables : Château Laroque (Grand Cru Classé de Saint-Émilion) à 33,60 € TTC, Château Barde-Haut (Grand Cru Classé de Saint-Émilion) à 38 € TTC, Château Destieux (Grand Cru Classé de Saint-Émilion) à 46,20 € TTC, Château Montlisse (Grand Cru Classé de Saint-Émilion) à 22,20 € TTC. Château Peyrabon (Cru Bourgeois Supérieur, Haut-Médoc) à 11,20 € TTC, Château Branas Grand Poujeaux (Moulis) à 29,40 € TTC, Château Lanessan (Haut-Médoc) à 16,70 € TTC.

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Afterwork vinique en Médoc

C’est toujours un évènement qui sent le soleil, la terre battue et les balles jaunes, les parasols et les lampions multicolores. La saison 7 d’Afterwork en Médoc commence très prochainement pour des rendez-vous tous les 1ers et 3èmes jeudis de juin à septembre.

Le 1er juin se déroulera au Château du Taillan, magnifique Cru Bourgeois Exceptionnel aux portes de bordeaux et piloté de main de maître par Armelle Cruse. De 18h30 à 21 heures, les visiteurs fraîchement sortis du travail pourront déguster des vins des propriétés partenaires (Château du Taillan, Château Marquis de Terme, Château Lamothe-Bergeron, Château Paloumey, Château Maucaillou, Château Malescasse et Château Dauzac) avec des tapas, un groupe de musique (Lalyenscène), une ambiance up-cycling et un jeu concours avec un coffret de six bouteilles et un magnum à gagner. Chaque afterwork a son dress-code, celui du Château du Taillan est sous le signe de la couleur blanche… Le tarif est de 24 euros par personne (gratuit pour les enfants) comprenant trois verres de vin et une planche gourmande. Il faut réserver en cliquant ici.

Le programme de l’été 2023

Jeudi 1er juin au Château du Taillan en Blanc

Jeudi 15 juin au Château Marquis de Terme en Orange

Jeudi 6 juillet au Château Lamothe-Bergeron en Rouge

Jeudi 20 juillet au Château Paloumey en Vert

Jeudi 3 août au Château Maucaillou en Bleu ciel

Jeudi 17 août au Château Malescasse en Bleu marine

Jeudi 7 septembre au Château Dauzac en Jaune

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Le château La Tour Martillac inspire Katherine Pancol

L’auteure dont on ne compte plus les best-sellers était cette semaine, au château Sigalas Rabaud pour présenter son dernier roman « La mariée portait des bottes jaunes », dont l’intrigue se déroule dans le milieu viticole bordelais et largement inspirée par le château La Tour Martillac, cru classé de Pessac Léognan.

L’idée d’un roman ayant pour toile de fond un château viticole bordelais est né lors d’un repas au château Cheval Blanc, avec Pierre Lurton il y a quelques mois. Sans connaissances particulières de ce milieu, l’auteure Katherine Pancol cherche avant, à s’approprier les codes et les connaissances du monde du vin sans lesquelles « le lecteur sent qu’il y a un truc qui cloche et se débraye du roman » assure l’écrivaine.

Aussi, fallait-il trouver un château où elle pourrait vivre au rythme de la vigne et de la famille propriétaire, pour mieux comprendre la nature des travaux de la propriété ainsi que ses enjeux. Ce sera le château La Tour Martillac, cru classé de Pessac Léognan qui appartient à la famille Kressmann. Tristan Kressmann témoigne : « Katherine est venue trois fois au château ». C’est sans doute la meilleure manière de s’imprégner d’une atmosphère typique dont elle pourra s’inspirer, même si le roman « décrit des familles un peu perturbées et qu’à La Tour Martillac nous sommes plutôt des sages » précise Tristan.

« J’ai dormi là-bas, j’avais ma propre chambre parce que j’y suis allée chaque fois, entre 8 à 10 jours. J’ai assisté à beaucoup d’étapes de l’élaboration du vin » se souvient Katherine Pancol. « Je suis arrivée au moment des vendanges, j’ai même mis la hotte, et ramassé les raisins, puis je suis revenue pour l’assemblage, une chance inouïe car je n’aurais pas dû y assister. J’étais entourée d’œnologues ». L’un d’eux c’est Axel Marchal, professeur des universités en œnologie et œnologue-consultant. Katherine se met dans un coin et observe tout en prenant soin de prendre des notes. «Je suis fascinée par le fait que les gens ne font qu’un avec le raisin, comme un athlète avec son corps. C’était magnifique ».

Un tractoriste de La Tour Martillac lui tape dans l’œil. Un personnage possible ? Elle s’adresse à Tristan Kressmann : « Lui, je le mets dans le bouquin ». On fait descendre le tractoriste, on lui explique : « Tu ne te reconnaitras pas ».  À vous de deviner dans le roman… 

L’auteure sait qu’elle ne peut se permettre aucunes approximations. Tristan Kressmann l’aide : « j’avais peur qu’elle fasse des anachronismes. Je lui avais envoyé une planche du calendrier de la vigne ». Tout est juste ! « Elle est sérieuse et c’est une vraie professionnelle » confirme le propriétaire de La Tour Martillac.

Au château Sigalas Rabaud pour le lancement
Laure de Lambert Compeyrot, la propriétaire accueillante de Sigalas Rabaud pour le lancement du roman, confirme : « c’est d’une grande précision. J’ai été fasciné par la précision des décors, et j’ai adoré les personnages qui sont attachants nuancés et justes. On finit par les aimer malgré leur petitesse ».

Après avoir pensé le décor, « j’ai conçu les personnages. Je voulais que tout cela soit ancré dans la terre et ne soit pas un décor d’opérette ». Des personnages au cœur d’une intrigue dont il fallait qu’elle soit crédible. Alberic de Bideran, ancien libraire et artisan de la promotion du livre, indique que les enjeux de ces grands châteaux viticoles ont parfaitement été compris. S’ajoutent dans le roman, les secrets de famille, les rivalités, le goût du pouvoir et de l’argent, et les amours contrariées : tout ce que maîtrise Katherine Pancol et qui a fait jusqu’ici son succès. Une intrigue située au château Berléac, un château imaginé pour le roman, dans les Graves, « parce que j’aime beaucoup les Graves et que la Tour Martillac est situé dans les Graves, même s’il est classé en Pessac Léognan maintenant » avoue Katherine Pancol.  Et de préciser « Berléac ne ressemble pas à La Tour Martillac ».

Katherine Pancol « est une marque forte » conclut Tristan Kressmann. « D’ailleurs, pour ce tout nouveau roman, on en est au troisième tirage ».

La Mariée portait des bottes jaunes aux éditions Albin Michel – 24.90€

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