Saint-Émilion : Château Angelus se retire du classement

Nouveau rebondissement dans le classement 2022 de Saint-Émilion, dont l’examen est en cours : après Cheval Blanc et Ausone, c’est un autre Premier Grand Cru Classé ‘A’, Château Angelus, qui décide de retirer sa candidature.

Les semaines se suivent et le ciel s’assombrit toujours un peu plus pour le prochain classement de Saint-Émilion. Déjà fortement chahuté par l’annonce du retrait des Premiers Grands Crus Classés ‘A’ historiques que sont Château Cheval Blanc et Château Ausone en juillet dernier, et toujours suspendu aux incertitudes judiciaires qui planent encore sur le classement de 2012, le classement 2022, qui est actuellement en cours d’examen pour une divulgation à l’automne, connaît de nouveaux rebondissements en ce début d’année.

Dernier en date, et non des moindres : le château Angelus, qui avait accédé au statut de Premier Grand Cru Classé ‘A’ en 2012, vient d’annoncer le retrait de sa candidature. Déplorant les procédures « toujours en cours » sur le classement de 2012, rappelant les problèmes qui avaient déjà entouré le classement de 2006 et pointant du doigt le fait que deux propriétés ont déjà posé un recours devant la justice concernant le prochain classement 2022 (les châteaux Croix de Labrie et Tour Saint-Christophe, pour des questions d’assiette foncière, comme le révélaient récemment nos confrères de Vitisphère), Angelus évoque un « contexte délétère », « en prend acte et quitte ce système en se retirant du classement de 2022 ».

Dans un communiqué, le château poursuit : « Naturellement, la décision récente qui, après plus de dix années de procédure, a sanctionné Hubert de Boüard au paiement d’une amende en lui reprochant sa participation aux instances professionnelles, nous conforte dans ce choix de nous extraire d’une procédure dont la viabilité ne parait plus assurée, et dont les avantages n’équilibrent plus les risques de mises en cause injustes. Avec humilité, Angelus continuera d’inscrire sa trajectoire dans la même quête d’excellence et se consacrera plus que jamais à sa vocation première, que perpétue la famille de Boüard de Laforest depuis huit générations : produire de grands vins propres à traverser les époques, qui soient le reflet de leur appellation, de leur terroir et de chaque millésime. »

En conclusion, Stéphanie de Boüard-Rivoal, Présidente d’Angelus, déclare : « Si les valeurs qui nous sont chères et la dynamique dans laquelle Angelus est aujourd’hui engagé nous conduisent à considérer le système actuel comme inadapté aux enjeux de notre domaine et de son appellation, l’attachement de notre famille à la région et à la réputation de ses vins demeure intact. Angelus continuera à faire rayonner Saint-Emilion et les grands crus du bordelais sur tous les continents, et sous toutes les latitudes »

Plus d’informations prochainement.

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Des vins bio pour le futur de la planète

L’étude commandée à Ipsos par SudVinBio dans le cadre du prochain salon Millésime Bio, virtuel et présentiel, confirme que les amateurs de vins bio sont de plus en plus nombreux sur un marché dynamique, particulièrement dans l’Hexagone.

Dans la perspective de Millésime Bio, qui devrait se dérouler pour la première année en formule mixte, virtuelle et présentielle, SudVinBio, association interprofessionnelle organisatrice du salon, présidée par Nicolas Richarme, a commandité une étude Ipsos sur la consommation du vin bio réalisé auprès de 3000 personnes en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Le futur de la planète arrive désormais en tête des préoccupations générales des Européens, en particulier en France mais aussi de plus en plus en Grande-Bretagne et en Allemagne ; ce premier centre d’intérêt est suivi par le besoin de connaître l’origine et la provenance des produits alimentaires, loin devant la préoccupation pour sa santé.

Plus d’un Français sur deux achète désormais du vin bio (48 % de plus qu’en 2015), beaucoup plus qu’outre-Manche et même outre-Rhin, et plus d’un Européen sur trois (39 %, + 9 points en 6 ans). Le profil de ses consommateurs est sensiblement le même avec une sur-représentation de CSP+, diplômés, citadins et surtout des jeunes plus soucieux de l’environnement que leurs aînés. « En six ans, on est passé d’une consommation de curiosité à une consommation installée et structurelle, grâce notamment à une bonne image due à une bonne traçabilité des vins bios » estime Nicolas Richarme. On est clairement sur une dynamique avec une consommation de vin bio en hausse, qu’elle soit occasionnelle ou régulière ». Le prix moyen du vin bio en Europe s’établit à 13,90€ (+ 5 € vs 2015) contre 11 € (+ 3€) pour un vin conventionnel. 63 % des Européens (vs 57 % en 2015) se déclarent d’ailleurs prêts à payer plus cher pour des produits contribuant à préserver l’environnement, un peu moins en Grande-Bretagne, un peu plus en Allemagne.

Pour le respect de l’’environnement d’abord

Le premier levier de consommation pour plus de la moitié des consommateurs dans les trois pays est le respect de l’environnement, mais aussi la curiosité pour le produit et une production équitable, notamment en créant plus d’emplois. Les Français semblent avoir une meilleure connaissance du produit mais paradoxalement, 40 % de ceux qui n’ont jamais acheté de vin bio se considèrent mal informés (« une réponse refuge » selon Salomé Quetier-Parent, chargée d’études d’Ipsos) alors que 83 % connaissent le produit (seulement un Allemand sur deux et 43 % des Britanniques). Autres freins à l’achat avancés et autres paradoxes, le prix jugé trop élevé et la difficulté à en trouver en magasin.

L’offre ne cesse de monter en puissance avec la production : en France, 891 exploitations ont commencé leur conversion en 2021 (elles étaient 3186 en 2020  et 1313 en 2019). Au dernier recensement de 2020, on comptait environ 137 000 ha en bio et en conversion qui représenterait 17% du vignoble de l’Hexagone. « Malgré une année difficile dans la plupart des vignobles, les volumes devraient être suffisants cette année pour approvisionner les marchés actuels, pas forcément pour prospecter de nouveaux débouchés, reconnait Nicolas Richarme. Mais tous les marchés ne sont pas sensibilisés au bio, ce qui laisse présager des réserves de croissance à condition de poursuivre la pédagogie. Par ailleurs, nous avons constaté que la possibilité de communiquer avec le logo CAB (Conversion vers l’Agriculture Biologique) sur les bouteilles avait boosté les conversions ».

©F. Hermine

*SudVinBio, association interprofessionnelle regroupant producteurs et négoce de la filière bio d’Occitanie, représente 37000 ha soit 37% du vignoble en bio et 70% de la production bio certifiée de la région (environ 700 000 hl), première productrice de l’Hexagone.        

Première année de formule mixte

MillésimeBio devrait se dérouler en virtuel les 17 et 18  janvier 2022 et au Parc des Expositions de Montpellier du 24 au 26 janvier. SudVinBio  annonce 1450 exposants inscrits (dont 22 % nouveaux) en provenance d’une vingtaine de pays (principalement Espagne, Italie et Autriche pour les étrangers) et attend 7000 visiteurs de 39 pays. Pour la première année, le Challenge Millésime Bio a été ouvert aux bières et aux cidres. La salon accueille également des producteurs de spiritueux depuis 2019.

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Château Margaux hisse le pavillon

Le Premier Grand Cru Classé 1855, qui vient de célébrer le centenaire de sa cuvée 100% sauvignon « Pavillon Blanc », fourmille toujours de projets et d’ambitions. Tout en cultivant sa légendaire discrétion.

Au château Margaux, les changements se font à pas feutrés. Il en va de la gouvernance de la propriété comme de la gestion des projets. Qu’il s’agisse de l’inauguration, en 2015, du nouveau chai conçu par l’architecte britannique Lord Norman Foster, ou de l’arrivée en 2017 du nouveau Directeur général Philippe Bascaules, suite au décès de Paul Pontallier, les évolutions se font toujours dans une certaine discrétion et avec un souci constant de la continuité. De continuité, il est forcément question avec Philippe Bascaules, qui avait officié à Margaux de 1990 à 2011, notamment en tant que chef d’exploitation, avant une parenthèse de quelques millésimes à Inglenook, domaine californien de Francis Ford Coppola. Il en est également question au sein de la famille Mentzelopoulos, propriétaire du Premier Grand Cru Classé depuis 1977 : Corinne Mentzelopoulos, qui en assure la gérance depuis 1980, a été rejointe ces dernières années par sa fille Alexandra et son fils Alexis, anticipant une transition en douceur.

Cette gouvernance collégiale a conduit, récemment, à un relooking subtil des habillages des flacons et, dans la même logique, à un habillage spécial pour le millésime 2020 de la cuvée « Pavillon Blanc », célébrant le centenaire de son nom. « On produit du blanc sur la propriété depuis le début du XVIIIème siècle », précise Philippe Bascaules, « mais c’est en 1920 qu’est apparu le nom ‘Pavillon Blanc’, s’inspirant du second vin ‘Pavillon Rouge’ apparu pour sa part en 1908 ». Bouteille bouchée à la cire et scellée par le logo du château, vêtue de couleur bleu nuit pour faire écho à la police de l’étiquette, sérigraphiée et décorée d’un logo Art Déco où s’entrelacent les années 1920 et 2020, caisse spéciale… aucun détail n’a été négligé pour cette édition spéciale qui a été mise en marché en fin d’année et dont les quelque 12 000 bouteilles vont faire le bonheur des collectionneurs. Ce 100% sauvignon blanc élevé sur lies, vinifié et élevé en barriques, est un modèle d’équilibre et d’aromatique subtile, jouant d’une opulence aérienne (235 € HT prix indicatif).

Une extension du cuvier pour coller encore mieux au parcellaire

Le sens du détail, c’est une quête perpétuelle pour un Premier Grand Cru Classé qui cherche sans cesse à gagner en précision et en connaissance de ses terroirs. Cela passe d’abord par la restructuration du vignoble, toujours en cours : 85 hectares sont aujourd’hui plantés, sur 92 potentiels ; 8% sont en jachère permanente ; l’encépagement futur est repensé pour une meilleure adéquation avec certaines parcelles, notamment argilo-calcaires et qui se distinguent des traditionnelles graves margalaises, la proportion de cabernets sauvignons et francs étant promise à augmenter ; enfin, une parcelle expérimentale a été mise en place, avec douze modèles différents de cépages et porte-greffes. Ces essais portent aussi sur l’orientation des vignes (« un projet sur 50 ans », souligne Philippe Bascaules) et sur les pratiques environnementales : sans aller ouvertement, pour l’instant, vers une certification bio, l’équipe Château Margaux tend vers cette pratique culturale, tout en gardant un œil sur les doses de cuivre et en préférant « privilégier la science aux croyances ». La réutilisation des matières organiques de la propriété pour la fabrication de compost, la maîtrise des effluents, du bilan carbone, du recours au plastique, l’examen de solutions géothermiques pour la production d’énergie, sont autant de pistes explorées pour une viticulture durable.

Pour accompagner ce souci de précision, une extension du cuvier est actuellement en projet. Bien que dotée de 95 cuves actuellement (un nombre qui a pratiquement quadruplé en 40 ans, sachant que les cuves bois de grande contenance sont renouvelées tous les 3 ou 4 ans), la propriété veut aller encore plus dans le détail du parcellaire et envisage de s’équiper d’une trentaine de nouvelles cuves (de 20 à 50 hectolitres, mais aussi des cuves « cigares » de 15 à 20 hectolitres pour limiter encore plus les extractions) dans les prochaines années. Même si cette extension ne doit pas être signée Lord Foster, elle demande un certain temps de réflexion, ne serait-ce que pour être en conformité avec les Monuments Historiques – le château étant inchangé depuis sa construction en 1815. Savoir prendre son temps, c’est aussi une caractéristique de Château Margaux : un mythe ne se construit pas dans la précipitation.

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Garden Gastronomy : quand Veuve Clicquot s’invite chez Äponem

Enfant, vous aviez tendance à laisser les légumes sur le bord de votre assiette. Adulte, vous les avez adoptés davantage par raison que par goût. Mais de là à les trouver festifs et à oser les associer au champagne, il reste un pas que vous n’avez pas franchi. Le projet Garden Gastronomy conçu par Veuve Clicquot autour de la Grande Dame vous ouvrira les yeux, à travers des collaborations étonnantes avec les plus grands restaurants de la planète.

Dans Garden Gastronomy, une révolution copernicienne est en marche. De manière traditionnelle, le légume est conçu davantage comme un accompagnement. Ici, il occupe le milieu de l’assiette, la viande et le poisson ne viennent qu’en soutien ! Ce projet lancé par Veuve Clicquot a débuté au cœur même du domaine par la création d’un potager au Manoir de Verzy. Suivant les préceptes de la permaculture, il alimente la table de l’hôtel du Marc où la maison accueille ses invités. Pour Didier Mariotti, le chef de caves, « la dégustation et les accords mets/vins commencent par les yeux. Repositionner le légume au centre apporte des couleurs que l’on voyait moins. Cela remet de la gaieté dans les plats ! On arrive aussi à des choses plus épurées dans la mesure où la cuisine des légumes va plus vite à l’essentiel. Le chef choisit un ou deux éléments, pour vraiment se focaliser dessus. Il le fait avec retenue, délicatesse, et une attention particulière aux détails, parce que quand on a très peu d’éléments dans une assiette, et c’est pareil pour le vin, les détails comptent encore plus, ils attirent davantage l’attention. »

L’ambition de Garden Gastronomy est de développer ce projet en collaboration avec différents chefs à travers le monde. En suivant cette philosophie, chacun proposera des accords autour de la cuvée La Grande Dame. L’un des premiers partenaires qui ouvrira sa table avec un menu spécial le 20 janvier est le restaurant Äponem où officient la cheffe Amélie Darvas et la sommelière Gaby Benicio. Le lieu est magique. Un presbytère, au cœur de la garrigue, où les deux complices qui tenaient auparavant un restaurant à Paris se sont retirées pour nous proposer une cuisine composée à partir de leurs sept potagers bios. Autant dire que pour adhérer à Garden Gastronomy, elles n’ont pas eu à forcer leur nature et qu’elles partageaient déjà les principes de ce concept depuis longtemps. « Le végétal a pris une place énorme dans ma cuisine, parce qu’autour de moi il n’y a que ça. C’est vraiment s’inscrire dans quelque chose de durable et d’écologique » explique Amélie.

On s’attardera cependant sur le parcours atypique de Gaby Benicio et sa vision très personnelle de la sommellerie. « Je suis née au Brésil, et je suis venue en France pour faire un master à l’EHESS sur la sensibilité au XVIIe siècle. Cela m’a donné une approche plus abstraite du vin à travers l’histoire de la pensée. Mais, il me manquait des éléments techniques d’où mon passage des diplômes de sommellerie. Au départ, je ne pensais pas en faire mon métier, je m’imaginais plutôt professeur à l’université. Je ne suis pas la seule : Paz Levinson a fait des études littéraires, Pascaline Lepeltier voulait devenir professeur de philosophie. Le vin, c’est aussi cela, partir de l’abstrait pour arriver à quelque chose de très concret. J’appelle d’ailleurs les vins des sujets, et j’essaie de les accompagner du mieux que je peux. Je ne veux pas d’une approche guindée qui peut parfois être humiliante pour les clients lorsque l’on rentre dans le jeu de certains sommeliers. Les gens peuvent se sentir ignorants et être sur la défensive. Ce n’est pas la sommellerie que je pratique ici, la nôtre est proche de nos dégustateurs. » Cette volonté de rester accessible au consommateur n’empêche pas la cave d’Äponem d’être très engagée. « Nous avons 1500 références. Nous sommes très axées sur les vins vivants. D’habitude nous ne travaillons qu’avec des cuvées élaborées à partir de levures indigènes.  Nous n’aimons pas les vins bloqués. On a beaucoup de petits vignerons, parfois qui débutent. Ce sont d’abord des personnalités qui nous ont touchées. »

« Nous méritons toutes nos rencontres » François Mauriac

Cette collaboration d’Äponem avec le monde du champagne a donc de quoi surprendre. La transition massive vers l’agriculture biologique n’est pas ce qui distingue le vignoble. Quant à la majorité de la production, pour la partie œnologique, elle est concentrée entre les mains de quelques grandes maisons. « Le champagne, c’est compliqué. On sait que c’est des vignes avec des terres qui ont été maltraitées pendant des années. On sait que c’est du foncier hors de prix. Il existe une tentation et une tension qui correspondent au prix de ces terres, du raisin. Il n’est pas facile de rester totalement intègre en Champagne. Parce qu’il y a un marché, beaucoup d’immobilisation. Est-ce qu’on peut vraiment juger ? ». Mais justement, si le choix d’Äponem s’est tourné vers Veuve Clicquot, c’est en raison de l’engagement particulier de la maison en faveur de l’environnement. Celle-ci a entamé depuis un an la conversion en agriculture biologique d’une partie de son vignoble. « La sincérité de leur démarche nous a convaincues. C’est important que des grandes marques comme Veuve Clicquot puissent aussi se positionner de ce côté-là, je pense que cela ne peut que faire gagner tout le monde ».

Les accords imaginés nous prouvent tout l’intérêt de cette collaboration. La cheffe a créé des ravioles entièrement végétales, y compris leur pâte. Elles assemblent quatre légumes, l’aubergine, la courge, la betterave et l’épinard, le tout servi avec de l’huile de nori grillée et un bouillon au miso blanc. Le plat souligne ainsi avec habileté les beaux amers de la Grande Dame 2012, typiques des pinots noirs de la Face Nord de la Montagne. « D’habitude c’est Gaby qui s’adapte à moi, là c’est un peu l’inverse ! » explique amusée Amélie Darvas.

Menu spécial Grande Dame : 200 €

https://www.aponem-aubergedupresbytere.fr/auberge

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Jeu Château Pindefleurs : découvrez les noms des gagnants

Du 21 décembre 2021 au 02/01/2022 vous pouviez jouer avec Terre de Vins et le Château Pindefleurs pour gagner un double magnum 2018 et cinq magnums 2018

Voici les noms des 6 gagnants tirés au sort parmi les candidats ayant répondu correctement aux questions :

Marie-Noëlle DUPONT (62)

Alain LE PALLEC (14)

Marie BIGOT (52)

Grégory MARTIN (40)

Christophe DESCHAMPS (51)

Christelle GORGULU (93)

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Saint-Mont blanc et roquefort, un mariage d’émotions

Les coopératives occitanes, Plaimont pour les vins et La Pastourelle pour le roquefort,  se sont associées pour des opérations communes de valorisation de leurs production de Midi-Pyrénées.

Les vins blancs de Saint-Mont et le roquefort ont officialisé une déclaration commune : « Fondées il y a plus de 40 ans dans un monde où l’objectif du secteur agricole était la quantité, notre spécificité a été de nous inscrire dans une démarche de qualité afin de valoriser nos terroirs au travers d’AOP visant à protéger notre savoir- faire et à participer au maintien d’une agriculture vivante et, par voie de conséquence, à la vitalité des territoires ».  Mais au-delà de la communication, il s’agit d’une véritable histoire d’amitié de plus de 20 ans qui lie les deux coopératives et en particulier, l’administrateur Pierre Bosc de la Pastourelle et Olivier Bourdet-Pees, directeur de Plaimont qui jouaient au rugby ensemble dans leur jeunesse. L’élevage de brebis comme la vigne permet de valoriser de grands espaces et de préserver des races et des cépages autochtones en montant en qualité, la race Lacaune pour les brebis dans le parc naturel régional des Grandes Causses; l’arruffiac, le gros manseng, le petit manseng, le petit courbu pour les blancs de Saint-Mont. « L’appellation s’est d’abord développée sur les rouges à base de tannat, pinenc, cabernet sauvignon et cabernet franc mais nous sommes un vrai terroir de blancs, insiste Olivier Bourdet-Pees. Il y a dix ans, nous produisions la moitié de rouges, 30 % de rosés et le reste en blancs; aujourd’hui, nous élaborons plus de 30 % de blancs (soit environ 7 millions de bouteilles) et ce qui se replante est dans cette couleur ».

Elevage comparé du Faîte blanc

Outre une dégustation de conserve à Paris fin 2021 pour présenter le partenariat, les deux coopératives prévoient de poursuivre des actions conjointes pour valoriser les produits autour d’accords mets et vins ou d’expérimentations d’affinage comme avec la cuvée emblématique du Faîte blanc 2018 à étiquette de bois. Vinifié et élevé un an à Plaimont avec un complément de six mois pour 600 bouteilles dans les caves de roquefort, cet assemblage de gros manseng, petit courbu et petit manseng issus des terroirs les plus frais de l’appellation avait été parrainé par Gaëtan Bouvier, meilleur sommelier de France 2015 et Roger Voss, journaliste du Wine Enthousiast. A la dégustation en décembre, il apparaissait une légère différence de fraîcheur en bouche avec un nez plus fermé pour la cuvée qui avait passé quelques mois par une température de 10° et à plus de 90 % de taux d’humidité. (18,50 € chez les cavistes, restaurateurs et boutique en ligne de Plaimont). « Nous sortirons d’autres bouteilles pour le festival Jazz in Marciac, pour la fête du roquefort en juin 2023 et pour le centenaire de l’AOP du roquefort en 2025 ».

Eric Fitan, président de l’AOC Saint-Mont, Olivier Bourdet-Pees, DG de Saint-Mont et Pierre Bosc, administrateur de La Pastourelle ©F. Hermine

* Roquefort La Pastourelle 178 exploitations de l’Aveyron, du Tarn et du Tarn & Garonne dans la coopérative créée en 1976 à partir du rachat de la cave d’affinage des Etablissements Aric Frères

* Création de Saint-Mont en appellation simple en 1959, reconnu en AOC en 2011 avec ses 1200 ha sur 46 communes du Gers. Elle en compte aujourd’hui 1250 exploités par 200 vignerons quasiment tous regroupés dans l’union coopérative Plaimont (un seul vigneron indépendant sur l’AOC, le domaine de Maouries qui ne produit en Saint Mont que du rouge)

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Top 100 du Tour des cartes 2022

Le lundi 31 janvier 2022, en soirée, la cérémonie de remise des prix distinguera les grands gagnants de cette sixième édition du Tour des Cartes. Le Tour des cartes, est un évènement organisé par Terre de Vins. Les trophées du Tour des Cartes récompensent les plus belles cartes des vins dans des établissements de toute la France. En attendant le Jour J, voici en exclusivité la liste des 100 finalistes, répartis en 6 catégories: Bars à vins, Bistrots, Restaurants traditionnels, Restaurants gastronomiques, Restaurants gastronomiques de prestige et les Restaurants de chaînes.

Les Bas à vins

COMPAGNIE DES VINS SURNATURELS
INVINO
L’ART SOURCE
L’UN DES SENS
LA CEMPOTE
LA PARCELLE
LE COUP DE CŒUR
LE GLOUGLOU
LE MADRIGAL – GRAND MONARQUE
LE ZINC
LES AMIS DE BACCHUS
N°5 WINE BAR
RACINES
Vinotage – Péniche à Vins
VINTAGE BY JUNO

Les Bistrots

5INQ MAINS
BALTARD AU LOUVRE
BEC À VIN
BISTROT DE LA PLACE
CARTOUCHES
CLUB-MAROT
FRIDA
L’ESCARGOT
LA COUR – GRAND MONARQUE
LA VIGNE D’ADAM
LE BISTROT DES BELLES CAVES
LE BISTROT DU GABRIEL
LE CLOCHER
LE DÉNICHEUR
LE GAUDINA – TERRE BLANCHE *
LE GAVROCHE
LE PETIT PARIS
LE TREMPLIN
LES BOUTEILLES
LES PETITS PRÉS
LES PISSENLITS
LES VIEILLES CANAILLES
RESTAURANT DU GOLF DE LA COMMANDERIE
VIVRE[S] – GRÉGORY COUTANCEAU

Les Restaurants Traditionnels

AU CUL DE POULE
AUX PLAISIRS DES HALLES
COTEAUX & FOURCHETTES
CUVÉE 31
GILBERTE
LA MAISON ROUGE
LA RÉGALADE
LA TABLE CUISINIER CAVISTE
LE CHIOPOT
LE CLOS DES SENS
TOANE
VERVERT
DU VIGNOBLE AU VERRE
WINE BAR LE CHEVAL BLANC

Les Restaurants Gastronomiques

114 FAUBOURG *
AU 14 FÉVRIER **
AUBERGE POM’POIRE *
AUX TERRASSES *
AUX TROIS PASTOUREAUX
CHÂTEAU GRAND BARRAIL
DUENDE * – HOTEL L’IMPERATOR
EMPREINTE
ENTRE VIGNE & GARRIGUE *
L’ABBAYE DE TALLOIRES
L’AUPIHO *
L’ÉPUISETTE *
L’HUÎTRIER-PIE
L’OBSERVATOIRE DU GABRIEL *
LA CITADELLE – LA BASTIDE DE GORDES
LA GRANDE SALLE – HÔTEL DE FRANCE
LA LAITERIE
LA MAISON DANS LE PARC
LA MIRANDE *
LA TABLE DI MÀ – A CASA DI MÀ ****
LE CHANTECLER *
LE GEORGES – GRAND MONARQUE *
LE MÉDICIS
LE MOULIN DE L’ETANG
LE RESTAURANT DES BORIES
LE VIVARAIS
LES CRAYÈRES
LES FOUDRES – HÔTEL CHAIS MONNET & SPA *
LES FRESQUES * – CHÂTEAU LES VIGIERS
MAISON CASTET
RESTAURANT DE LAUZUN*
RESTAURANT JÉRÔME NUTILE* – Hôtel Le Mas de Boudan
RESTAURANT LALIQUE* – CHÂTEAU LAFAURIE-PEYRAGUEY *
RESTAURANT SKAB*

Les Gastronomiques de prestige

AM PAR ALEXANDRE MAZZIA ***
ANNE DE BRETAGNE **
CHEVAL BLANC LEMBACH **
CHRISTOPHER COUTANCEAU ***
L’OUSTAU DE BAUMANIÈRE ***
LA GRAND’VIGNE – LES SOURCES DE CAUDALIE **
LA MAISON D’À CÔTÉ **
LA TABLE DE FRANCK PUTELAT **
LE NEUVIÈME ART **

Les Restaurants de Chaîne

LA BOUCHERIE
LA PATATERIE
LES FILS À MAMAN
POIVRE ROUGE

Vous pouvez retrouver le Palmarès du Tour des Cartes 2021 en cliquant ici.

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En 2021, le vent a soufflé en Val de Loire : dégâts et réussites

Que retenir de l’année 2021 en Val de Loire ? Etant donnée la variété de vins produits dans les vignobles de Loire, pas de généralisation possible. Mais il y a aura dans chaque appellation assez de réussites pour voir le verre à moitié plein et oublier le verre à moitié vide.

Le 1er juillet, lorsque les concurrents du Tour de France cycliste ont pris leur départ de la ville de Tours (Indre & Loire), les vignerons du Val de Loire en auraient presque oublié les tracas du début de saison. La manifestation sportive qui est parmi les plus suivies dans le monde entier a en effet quitté la capitale de la Touraine pour longer les quais de Loire en bordure de Vouvray, avant de traverser la vaste appellation Touraine, passant par Amboise, Montrichard, Chenonceaux pour finalement découvrir Valençay (Indre), l’appellation qui a la particularité d’être double, couvrant les vins de sauvignon et de gamay, mais aussi le fromage de chèvre cendré à l’original forme de pyramide tronquée.

Gel, grêle, tornades et été frais

L’année a mal commencé comme pratiquement partout en France, avec plusieurs nuits de gel sévère à la fin d’avril, après un début de saison particulièrement chaud qui avait encouragé le réveil de la végétation. Il a affecté le volume de récolte partout, mais à des degrés divers. Tous les moyens possibles ont été utilisés pour déjouer le froid, les éoliennes et les tours antigel mobiles, mais aussi les bougies, les braseros et les feux de bottes de paille qui créent un écran de fumée plus qu’ils ne réchauffent. L’association de plusieurs modes s’est parfois révélée efficace.  Des parcelles sont tombées à 2 hl à l’hectare, mais d’autres ont finalement atteint leur rendement. Juste avant l’été, la deuxième plaie de l’année s’est abattue sur le Val de Loire, avec une tornade à Saint-Nicolas de Bourgueil, qui a broyé les vignes, cassé les toits, emporté le beffroi de l’église et disséminé des morceaux d’ardoise et de tuffeau tout autour du village. A partir du 19 juin, des orages phénoménaux se sont abattus sur le Saumurois, avec pas moins de cent millimètres d’eau en un seul week-end à certains endroits.

L’assurance récolte en question

A cette occasion, Christiane Lambert, exploitante en Maine & Loire, présidente de la FNSEA, Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles avait déclaré à l’AFP : « Chez moi dans le Saumurois la grêle a complètement ravagé des vignes. La répétition des événements est très préoccupante, ça prouve que le changement climatique est à l’œuvre dans toutes ses dimensions. La question de la solidarité nationale et le changement de dispositif en cas de calamités agricoles s’imposent plus que jamais ». De son côté au moment des vendanges, Pierre-Jean Sauvion, président de la commission communication d’Interloire, l’interprofession qui représente 80% des volumes du bassin viticole qui s’étend du Puy-de-Dôme à l’Atlantique a résumé la situation : « La fin de saison, août et septembre, nous a permis d’obtenir une très belle maturité mais pas de miracle sur les rendements ».

Vin, Vignes, Randos, perle de l’oenotourisme

Pas moins de 11 000 rando-dégustateurs ont pris part à la 18è édition de Vin, Vignes, Randos, placée sous le signe de la gastronomie locale. Les 18 parcours de promenade accessibles à tous et les 500 vignerons et chefs de la région ont permis à un public toujours aussi nombreux et enthousiaste de découvrir des paysages magnifiques. Encadrés par des vignerons qui connaissent leur pays, ils ont pu s’initier de façon ludique au travail des vignes et à la dégustation, tout en appréciant des accords gourmands 100% Val de Loire. A vos agendas pour la prochaine édition les 3 et 4 septembre 2022.

Du côté des appellations

Chaque année voit ses petites modifications du côté des appellations contrôlées. En Anjou, c’est Anjou-Brissac qui vient remplacer Anjou-Villages-Brissac depuis le 10 novembre : un mot de moins seulement, mais qui correspond mieux à la petite taille de territoire (10 communes), et qui bénéficiera de l’aura du Château de Brissac, connu pour son élévation exceptionnelle et ses décors de Noël – dont on attend impatiemment le retour pour 2022. Dans la région nantaise, le Muscadet poursuit sa renaissance : trois communes Champtoceaux, Vallet et La Haye Fouassière sont entrés dans la dernière ligne droite – commission d’enquête à l’INAO, Institut national de l’appellation et de la qualité – pour devenir cru de Muscadet, aux côtés des sept déjà reconnus, Clisson, Gorges, Le Pallet, Goulaine, Château-Thébaud, Mouzillon-Tillières et Monnières-Saint Fiacre.

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2021, en vallée du Rhône

Retour sur quelques faits marquants de l’année 2021 dans les vignobles de la Vallée du Rhône

Les anniversaires des derniers crus : les 5 ans de Cairanne et les 10 ans de Rasteau

Cairanne, dotée d’une nouvelle bouteille syndicale depuis l’année dernière, fêtait cinq ans en tant que 17ème cru des Côtes-du-Rhône. L’appellation en a profité pour signer sa charte paysage et environnement en s’engageant notamment sur un programme de plantation d’arbres et en lançant le chantier d’une nouvelle maison des vins. La famille Fabre-Abeille du Château Mont-Redon, basée historiquement à Châteauneuf-du-Pape, a racheté dans l’AOC le mythique Oratoire Saint-Martin des frères Alary.

Pour fêter une décennie de cru, Rasteau a édité, à la suite d’un concours de création, une étiquette anniversaire pour un rasteau rouge en édition limitée.

Gel d’avril au Nord et incendie estival au sud

Plusieurs nuit de gel début avril ont atteint des records de température dans les vignes du Jura et du Rhône Nord, en particulier en Côte Rôtie, Condrieu et Saint-Joseph où certaines parcelles ont entièrement gelé. La colline de l’Hermitage  s’est couverte pour l’occasion de grosses bougies et des hélicoptères ont même été appelés en renfort pour tenter de remonter de quelques degrés les températures dans le vignoble.

A la mi-août , 250 hectares dont une cinquantaine de vignes ont été ravagés par un incendie à Beaumes-de-Venise, touchant une quinzaine de vignerons.

Côtes-du-Rhône et Ventoux se mettent au vert

A l’occasion de leur nouvelle campagne internationale, les Côtes-du-Rhône ont mis en avant à travers des portrais de vignerons et négociants les engagement du vignoble : garantir la transparence des pratiques, protéger la biodiversité, respecter les terroirs et préserver les ressources, transmettre un héritage.

L’AOC Ventoux a également affiché son ambition d’être pionnière en matière de développement durable en protégeant les forêts de son territoire, en réduisant ses émissions de CO2 et en développant l’attractivité œnotouristique du territoire.

L’opération graffiti de Crozes-Hermitage

Une communication originale et solidaire à Lyon en janvier, à Paris en avril pour Crozes-Hermitage. L’appellation a fait repeindre par des graffeurs les vitrines d’une dizaine de restaurants parisiens en attendant la réouverture des établissements ou pour accompagner l’activité de vente à emporter.

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Etrennes du vin #5: Palmes d’Or 2008 de Nicolas Feuillatte : Roland Barthes à l’honneur

Une Palme d’or amplement méritée pour toutes nos idées cadeaux pour noël et pour les étrennes mais aussi pour cette cuvée qui créera certainement moins de polémique que celle attribuée cette année au film Titane de Julia Ducourneau !

La recette n’est pas très compliquée. Vous ne prenez que ce qu’il y a de meilleur… Le pinot noir tout en épices de la Montagne de Reims, le Chardonnay minéral de la Côte des Blancs, et, cerise sur le gâteau, le chardonnay de Montgueux, cet ilot de craie si convoité dans l’Aube, célèbre pour ses accents exotiques… Quant au choix du millésime 2008, année de lente maturation qui a conservé une très belle tension, on n’a guère fait mieux depuis, à part peut-être 2012 dans un tout autre style.

L’habillage magnifique légitime l’usage du terme flacon plutôt que celui de bouteille. Il existe deux coffrets avec au choix une paire de verres de Baccarat ou une paire de verres spécialement conçus pour la cuvée sur les pieds desquels court une citation de Roland Barthes : « Un peu de sagesse, un peu de savoir et le plus de saveur possible ». De quoi vous inciter à vous précipiter en librairie pour lire ou relire le fameux essai « Mythologies ». Le livre consacre tout un chapitre au vin et au lait. Vous y trouverez quelques pépites que nous ne résistons pas à vous faire partager. L’auteur faisant référence à Bachelard souligne par exemple que le « vin est suc de soleil et de terre, que son état de base est, non pas l’humide, mais le sec, et qu’à ce titre, la substance mythique qui lui est le plus contraire, c’est l’eau ». Il rappelle aussi cette anecdote amusante sur René Coty. Ce président de la IVème République avait oublié que dédaigner le sang de la terre en France pouvait être assimilé sinon à un acte de haute trahison, tout au moins à un manque flagrant de patriotisme : « M. Coty, au début de son septennat, s’étant laissé photographier devant une table intime où la bouteille Dumesnil semblait remplacer par extraordinaire le litron de rouge, la nation entière entra en émoi ; c’était aussi intolérable qu’un roi célibataire. Le vin fait ici partie de la raison d’Etat ». Un fâcheux incident qui n’est pas sans rappeler celui de la célébration de la réconciliation franco-allemande, où François Hollande avait refusé de boire du champagne, par peur de l’image de luxe et de richesse qu’il véhicule, provoquant la juste colère des Champenois insultés sur leur propre terre… Dis-moi ce que tu bois, je te dirais qui tu es !

Coffret Palmes d’or 2008 et deux verres Parlmes d’Or : 144€

Coffret Palmes d’Or 2008 et deux verres en cristal Baccarat 395 €

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