Dans l’œil de Julien Colombier

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Pour cette fin d’année, la maison Hennessy a sollicité l’artiste Julien Colombier pour dessiner l’édition limitée du Very Special. Une idée de cadeau ajoutée à une suggestion de cocktail.

Voilà 10 ans que la maison Hennessy a mis en place cette collaboration d’artistes du monde entier issus de la culture urbaine pour designer le Hennessy Very Special. Parmi eux sont passés Shepard Fairey, Ryan McGuiness, JonOne ou Vhils. Cette année, la maison de cognacs a donné carte blanche à Julien Colombier, un peintre soucieux de replacer la nature en milieu urbain, une action qu’il nomme « poésie urbaine ». « J’ai toujours trouvé mon inspiration dans les choses simples du quotidien et, depuis quelques années plus spécifiquement dans la nature », dit-il. Millésime 1972, Julien Colombier compose dans son atelier de Bagnolet avec du pastel gras, de la craie et de l’acrylique sur fond noir. Autodidacte, il conjugue le dessin et la couleur pour sublimer des motifs récurrents que sont les végétaux. Travaillant sur plusieurs supports, du mur à la bâche, de la toile au bois comme au textile, l’artiste s’inspire du graffiti, de l’art japonais comme de ses nombreux voyages. Henri Matisse et Keith Haring font partie de ses références incontournables. Pour cette mission à l’endroit du VS Hennessy, il a voulu évoquer l’assemblage, les compostions complexes et colorées que le cognac exige. Ainsi on retrouve sur le packaging des grappes de raisins, des plantes et de multiples couleurs pour symboliser la création. Il en ressort un ensemble original, harmonieux comme audacieux. Par ailleurs, la maison Hennessy incite à ouvrir la bouteille pour réaliser le Cocktail Hennessy Holidays 2021. Il comprend 40 ml de cognac, 15 ml de jus de citron, 15 ml de sirop de sucre, 60 ml de thé au jasmin, le tout agité dans un shaker avec de la glace. Il reste à le verser dans un verre et d’y ajouter une écorce de citron. Et porter l’ensemble à ses lèvres.

Hennessy VS Edition Limited par Julien Colombier : 40€ les 70cl.

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Accabailles 2021 : un retour gagnant

accabailles2021

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Le rendez-vous 2020 n’avait pu se réaliser en raison des restrictions dues à la crise sanitaire et c’est avec une émotion non dissimulée que l’Union des Crus Classés de Graves a pu organiser l’édition 2021, au Palais de la Bourse à Bordeaux.

Traditionnellement, les Accabailles consistent à fêter la fin des vendanges, en réunissant les vendangeurs autour d’un repas. D’autres termes existent : Gerbaude, Gerbebaude, Paulée, selon les régions. Pour la clôture du ban 2021, l’Union des Crus Classés de Graves, avec 14 crus classés, avait donc de nouveau réuni le monde de la restauration. Laurent Cogombles, le nouveau président de l’Union des Crus Classés de Graves y voit plusieurs intérêts: « C’est un retour sur les fondamentaux : le partage, la convivialité, l’art festif grâce au vin et à la gastronomie, tout cela en présence de nos précieux ambassadeurs que sont les restaurateurs et les chefs. C’est bien entendu un moment privilégié pour la promotion des crus classés ». Le dîner préparé par trois chefs doublement étoilés donne la mesure de l’évènement. En ce dimanche 14 novembre quelques 200 convives étaient invités, dont 73 établissements de restauration qui cumulaient 55 étoiles du guide Michelin.

Les trois chefs, Stéphane Carrade du Skiff Club au Pyla-sur-Mer, Romain Lorenzon du Pressoir d’Argent Gordon Ramsay à Bordeaux, et Nicolas Masse de la Grand’Vigne à Martillac n’étaient pas de trop pour réaliser ce diner, chacun préparant un plat : la Maison Monblanc Traiteur assurait le buffet de mignardises pour le dessert. Le service des vins était impeccablement assuré par les élèves de la mention complémentaire sommellerie du Lycée hôtelier de Talence et du CAFA de Bordeaux. Le service des tables était réalisé par les élèves de l’école Ferrandi.

Un millésime 2021 bien défendu.

Outre la convivialité, l’objectif était bien de promouvoir les crus classés de Graves auprès des restaurateurs présents. 18 vins ont donc été servis, blancs comme rouges, les millésimes allant de 2004 à 2016. Un éventail de vins convaincants. Mais, les 30ème Accabailles ne pouvaient fêter leur anniversaire sans un coup d’éclat. Et pourquoi pas un vin de 30 ans ? Un rouge parmi les meilleurs : La Mission Haut-Brion a été convoquée pour ce rendez-vous marquant. Jean-Philippe Delmas, Directeur Général délégué de Domaine Clarence Dillon, prit la parole pour dire que, si la Mission Haut-Brion était proposée à cette soirée, « c’est parce qu’il n’y a pas de Haut Brion 1991 !». Et de rappeler les circonstances funestes qui ont conduit à cette absence : « 1991 a été l’année du gel, pire que 2021. Vous avez néanmoins dans vos verres un vin issu des premières grappes, celles qui ont échappé au gel. Mon père, Jean-Bernard Delmas avait tenu à marquer d’un signe de bouillie bordelaise, les premières grappes pour les distinguer des autres grappes plus tardives, nées d’une repousse post-gel ». Un vin qui a fait l’unanimité tant on pouvait être impressionné par son dynamisme et sa fraîcheur. Jean-Philippe Delmas a poursuivi en décrivant les mérites du millésime 2021, un millésime « qui a connu de fortes turbulences tout au long de l’année, et qui a démarré dans la douleur avec les gels de printemps ». Tout en rappelant les inconvénients du changement climatique avec « un soleil qui brûle parfois les raisins ». Finalement, l’été 2021, avec « son ciel parfois couvert et ses températures clémentes a offert une pause merveilleuse pour produire des vins d’une grande complexité aromatique ». Notre orateur se sera même risqué à comparer le 2021 au 1988 qui « a produit des vins qu’il a fallu attendre mais qui sont remarquables actuellement ».

La soirée s’est conclue par un tirage au sort destiné à faire gagner aux restaurateurs des doubles magnums offerts par chacun des crus classés présents. Un évènement convaincant où les accords mets-vins ont triomphé grâce à une cuisine et à des vins haut de gamme.

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[REPLAY] « Vino Veritas » et la jungle des labels

Pour son deuxième épisode de la saison, l’émission « Vino Veritas » diffusée sur la chaîne TV7 s’intéresse aux différentes certifications environnementales et à la façon dont les consommateurs peuvent s’orienter parmi les multiples labels. À voir en replay.

Toujours présentée par Xavier Sota (Sud-Ouest / TV7) et Mathieu Doumenge (Terre de Vins), l’émission « Vino Veritas » offre, chaque mois, un éclairage sur l’actualité du monde du vin, en Gironde, en Nouvelle-Aquitaine et au-delà. Pour ce second épisode de la saison, intitulé « Climat, pratiques : la grande révolution ? », l’émission se penche sur les différentes certifications environnementales mises à la disposition des viticulteurs pour répondre aux enjeux climatiques et environnementaux qui se présentent à eux. HVE, Terra Vitis, Bio, Biodynamie, Zéro Résidu de Pesticides, et bien d’autres encore : comment ces certifications permettent-elles aux vignerons d’adapter leur pratiques, et comment les consommateurs peuvent-ils se retrouver dans la « jungle des labels » ?

Pour répondre à ces questions, « Vino Veritas » reçoit deux invités : Laurent Cassy, élu « vigneron engagé de l’année » lors des derniers Trophées Bordeaux Vignoble Engagé, et Jérémy Cukierman, Master of Wine et directeur de la Kedge Wine School.

Pour revoir toutes les émissions

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Champagne Henriot millésime 2012 : une symphonie en trois mouvements

La chiffre trois est au cœur de toutes les grandes œuvres : la tragédie classique se décline en trois actes, une dissertation bien équilibrée se compose de trois parties… Le millésime 2012, l’une des plus belles années en Champagne, ne fait pas exception. Il s’est lui aussi déroulé suivant trois grands mouvements, les deux premiers très contrastés, et le troisième en faisant la synthèse. Le champagne Henriot, à l’occasion de la sortie de ce nouveau vintage, a conçu une expérience stimulante pour nous montrer comment ces trois moments ont structuré ce grand vin.

Revivre les saisons qui ont marqué une année à travers la dégustation, c’est l’expérience que nous a proposé le champagne Henriot. Emmitouflés sous des couvertures dans une jolie grange qui servait autrefois de chai à la Maison des Aulnois, les journalistes ont pu apprécier le nouveau millésime 2012 (54% chardonnay 46% pinot noir), en se plongeant successivement dans trois ambiances différentes grâce à l’action combinée d’une projection visuelle, d’une diffusion sonore, et d’un accord. Il faut dire que l’année présentait des contrastes majeurs.

D’un hiver sibérien…

Premier acte : sept mois d’un climat chaotique, froid et humide. En février, les épisodes de neige se conjuguent à de très fortes gelées « les températures sont tombées en dessous de – 10 degrés sur une durée très longue de dix jours consécutifs, avec un pic à – 20 » explique Alice Tétienne, la cheffe de caves.  En avril, des nuits claires provoquent des gelées meurtrières dans les chardonnays. Le printemps et le début de l’été, comme en 2021, sont marqués par des pluies diluviennes avec 343 mm d’avril à juillet, un record jamais atteint depuis 1994 générant une forte pression sanitaire. Dernier élément, toujours dans le registre du froid : des épisodes de grêle se répètent jusqu’à la mi-juillet. « Le moral n’était pas au beau fixe alors que le volume potentiel de la récolte se réduisait comme peau de chagrin ». Pour illustrer le caractère froid et humide de cette première partie de l’année, la maison a proposé une bouchée qui n’a pas réchauffé ses convives : une huître de Normandie avec un granité Granny Smith, le tout accompagné d’algues. « Le jeu textural rend bien compte de l’aspect climatique, mais l’accord met aussi en relief le côté aérien, minéral, voire salin et iodé d’Henriot 2012. » Un beau mariage sur la fraîcheur soulignant la vivacité du champagne.

…à un été caniculaire

D’un froid extrême, on passe aux journées très chaudes du deuxième acte : « cette canicule est ininterrompue, et la chaleur des journées n’est même pas compensée par des nuits fraîches. Le climat est harassant, on bat un autre record en termes de bilan hydrique, avec un niveau pluviométrique très faible, lui aussi jamais rencontré depuis 1994. Tout ceci favorise l’échaudage et entraîne de nouvelles pertes. Pour accompagner cet épisode intense qui a duré de la mi-juillet jusqu’au 20 septembre, nous avons choisi une bouchée avec une texture plus réconfortante : un œuf mariné au soja accompagné de potimarron et relevé avec du raz el hanout. Sur le plan aromatique, l’objectif était de renforcer le caractère épicé, puissant, généreux et rond de la cuvée, et mettre en évidence en bouche une texture beaucoup plus tapissante que précédemment.  On est ici sur le velours du vin et on ressent toute la richesse de ce temps fort sur des tonalités chaudes. »

Jusqu’au retour des équilibres fin septembre

Dernier acte : celui de la réconciliation de l’année et de son climat. « La nature reprend ses droits, elle revit, le feuillage redevient verdoyant. A partir du 20 septembre, on retrouve en effet des températures normales qui restent clémentes, les nuits redeviennent fraîches et on a surtout cette petite rosée du matin qui permet d’avoir à nouveau un taux d’humidité suffisant pour que la végétation se porte bien. Les conditions de fin de maturation sont idéales. Les vendanges ont commencé le 16 septembre. Les raisins combinent les deux profils aromatiques faits de générosité mais en même temps de distinction, de puissance mais aussi d’élégance » Pour accompagner cette réconciliation climatique, on ne pouvait rêver mieux qu’un accord terre-mer. Ne représente-t-il pas le summum de l’alliance des contraires ? Ce sera donc un carpaccio de Saint-Jacques accompagné d’une émulsion au lard fumé des Ardennes et de parmesan.

Prix recommandé : 77 € – Boutique Champagne Henriot

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