[DIAPORAMA] Revivez les plus beaux moments de Champagne Tasting

Ce samedi 23 octobre, 1 500 amateurs de fines bulles sont venus rencontrer les représentants de 70 maisons de Champagne et champagnes de vignerons à l’occasion de la 4e édition de Champagne Tasting.

Pour lire tous les articles de la rédaction (portraits, dégustations, accords, masterclass) mis en ligne pour l’événement, c’est par ici.

Revivez-les moments forts de cette prestigieuse édition en photos en attendant le 14 mai 2022, pour une cinquième édition de Champagne Tasting, encore plus pétillante !

(Photos Albert de Monts pour Terre de Vins)

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Un millésime 2021 éprouvant en Rhône Nord

Rhône Nord-Hermitage©F.Hermine

Rhône Nord-Hermitage©F.Hermine

Gel, pluies, grêles, mildiou et oïdium, rien n’aura été épargné aux vignerons du nord de la Vallée du Rhône qui viennent de terminer les vendanges. Emotions « millésimées » de quelques vignerons rhodaniens…

Depuis plusieurs années, les récoltes étaient de plus en plus précoces démarrant, surtout depuis 2015, plutôt fin août-début septembre dans la Vallée du Rhône Nord. Elles ont retrouvé cette année un calendrier plus classique en vendémiaire, premier mois du calendrier républicain qui courait du 22 septembre, à l’équinoxe d’automne, au 21 octobre, et qui signifie d’ailleurs « mois des vendanges ». La faute aux conditions météo particulièrement capricieuses et éprouvantes. Après un hiver doux qui avait favorisé la sortie précoce des bourgeons de syrah et viognier, l’exceptionnel épisode de gel du 7-9 avril à moins de 6-7°C a touché particulièrement Condrieu, Côte Rôtie, Saint Joseph et le nord de Crozes-Hermitage. L’été froid et humide et les épisodes de grêle ont favorisé mildiou et oïdium.

Jacques Grange Maison Delas

« Le constat est unanime : l’année culturale a été, de bout en bout, une des plus compliquées de la décennie. Pendant tout le cycle végétatif, la climatologie a été … capricieuse (euphémisme !). Gel de printemps, épisodes de grêle puis orages estivaux assortis de fortes précipitations (15 août et 25 septembre notamment), rien n’aura été épargné aux vignerons … encore moins la pression des maladies cryptogamiques de toutes espèces.

Au terme d’un cycle végétatif assez long (7 juin pour les premières fleurs) qui n’a cessé de mettre au défi nos équipes « Vignoble », les raisins sont enfin arrivés à maturité mi-septembre. Mais La cueillette se déroulera finalement à l’image du reste de l’année viticole, dans une course contre le temps avec des pluies et des épisodes orageux à partir de fin septembre. Réaction, anticipation auront été les maître mots face aux prévisions météo changeantes. Une réorganisation permanente, du premier au dernier jour a été nécessaire. Un tri drastique (jusqu’à une grappe sur cinq laissée au sol …) au vignoble au moment de la cueillette aura permis de rentrer une vendange saine avec des raisins d’une belle maturité malgré de faibles rendements (26 hl/ha en Hermitage ; 30 hl/ha pour Côte-Rôtie ; 45 hl/ha en Crozes-Hermitage … et seulement 12 hl/ha pour Condrieu). De très beaux équilibres sont enregistrés. Le millésime 2021 laisse augurer des vins élégants et subtils, qu’une vinification et un élevage délicats et tout en finesse ne manqueront pas de sublimer. Malgré la précocité et le climat de ce millésime, les extractions sont superbes avec des tannins d’une belle douceur, sans aucune verdeur dans la texture ».

Laurent Combier du Domaine Combier

« 2021 a été riche en émotions. Depuis le débourrement, avec le gel, la sécheresse du mois de mai, l’excès de pluie des mois de juin et juillet et tout de même une accalmie en août, les vendanges ont plutôt démarré avec de bons points. Cependant, en cours de vendanges, nous avons eu encore un peu d’eau, il a fallu courir dans tous les sens. Mais les bons points pris durant les dernières semaines ont été bénéfiques, ce qui nous permet d’avoir de belles choses en cave aujourd’hui. On est plutôt gâté au Domaine en terme de volumes car le gel ne nous a pas trop fait souffrir. Et la qualité est bonne avec de belles extractions de couleur, on a des sucres qui ne sont pas au niveau des 10 dernières années, on revient sur les niveaux que l’on connaissait au siècle passé, comme dans les années 90 où l’on faisait aussi de beaux vins. On est donc sur un millésime 2021 de belle facture. »

Xavier Frouin de la Cave de Tain

« L’année a été pour le moins difficile car outre le gel d’avril, nous avons aussi connu plusieurs épisodes de grêle dont le dernier fin août. On a commencé les vendanges début septembre alors qu’on les finissait l’an dernier le 18 septembre. Nous avons récolté des grosses baies un peu diluées mais à pellicules fines, plus fragiles, d’où des extractions délicates et plus douces pour obtenir des tanins soyeux. ».

Nicolas Jaboulet de Maison & Domaine Les Alexandrins

« C’est une année étonnante, notamment en Crozes-Hermitage avec le gel de printemps, beaucoup de pluies, pas assez de chaleur, deux épisodes de grêle et une grosse attaque de mildiou avant l’été. Malgré tout ça, on constate une belle résistance de certaines vignes et d’autres parcelles en souffrance, d’où une grande hétérogénéité. Nous aurons un bel équilibre sur les blancs; on va faire les fermentations malolactiques sur tous les vins car on a un beau support d’acidité mais pas de longue cuvaison. Pour les rouges, ce ne sera pas un grand millésime solaire comme 2018 et 2019, mais sur la gourmandise avec un peu d’élevage pour lui faire gagner du fond ».

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Sommeliers Dating à Paris : le rendez-vous des talents

sommelier-dating2021

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A Paris, de la gastronomie la plus étoilée aux bars à vins les plus tendances, les sommeliers ont honoré le lancement de l’édition 2021 d’un événement célébré dans les salons du Crillon en présence des grands crus classés de Graves et d’une sélection d’Armagnac.

« Vous nous avez manqué ! » En quatre mots, Rodolphe Wartel, Directeur général de Terre de vins, a donné le ton de la soirée qui lançait l’édition 2021 de Sommeliers Dating. Venus de toute la France et de Suisse les sommeliers qui vont rencontrer, ce lundi, une soixantaine de vignerons, appréciaient tout autant ce moment de convivialité et de partage qui les réunissait dans les salons et à la terrasse du Crillon.

Une assemblée de talents avec pour têtes d’affiche deux Meilleurs sommeliers du monde, Serge Dubs et Philippe Faure-Brac, deux Meilleurs ouvriers de France, Laurent Derhé et Eric Goettelmann, et le tout nouveau Meilleur jeune sommelier de France, Clément Delécluse. Une famille professionnelle qui voit pointer une nouvelle génération tout aussi prometteuse que passionnée.

Et de passion il en fut aussi question au travers de la prestigieuse dégustation qui lançait la soirée. Les grands crus classés de Graves ont dévoilé ce qu’ils ont de meilleurs avant de s’associer au dîner signé par le chef Boris Campanella grâce aux accords inspirés du chef sommelier Xavier Thuizat.

La magie des accords

Laurent Cogombles (château Bouscaut) a vécu son premier dîner en tant que nouveau président des grands crus classés de Graves et rappelé que « les terroirs et la passion sont les éléments qui rapprochent les douze domaines qui constituent notre association ».

Marc Perrin (château Carbonnieux) dont le blanc 2012 accompagnait la Vichyssoise de laitue rafraîchie, burrata crémeuse et noisettes grillées a souligné « que de tous ceux produits ces dix dernières années, ce millésime est celui qui est le plus prêt à boire ».

Château Haut-Bailly 2008 et domaine de Chevalier 2006 servis avec une épaule d’agneau confite au romarin, crémeux de céleri et topinambour rôti, ont permis à Cyprien Champanhet et Olivier Bernard de commenter leur vin. « Avec du charme et de l’élégance », soulignait le premier alors que le second rappelait que « 2006 est le reflet de ce que je veux faire sur cette propriété ».

Château Bouscaut blanc 2010 s’exprimait en accord avec avec un fromage de chèvre frai, pollen et miel de montagne. L’occasion pour Laurent Cogombles de reprendre le micro pour préciser que « si le sauvignon est majoritaire sur son domaine, l’apport d’une parcelle de sémillons plus que centenaire est d’un apport essentiel. »

Enfin, avant qu’une dégustation d’Armagnac viennent conclure la soirée, un finger chocolat et cardamome noire et sarrazin était associée à deux derniers vins rouges. Château Olivier 2010, « un millésime dont il fallait parvenir à exprimer la complexité du terroir sans artifices » pour Laurent Lebrun. Château Smith Haut Lafitte 2005, « aux tannins fins, le résultat d’un extraction lente de raisins issus d’une mosaïque de terroirs » évoqué par Ludovic Fradin.

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Photo: A. de Mons

En attendant le Mondial

Alors que le concours du Meilleur sommelier d’Europe et Afrique approche, Philippe Faure-Brac, président de l‘Union de la sommellerie française a rappelé que son association mettait toute son énergie à réussir l’accueil, du prochain Mondial. « Du 9 au 14 février 2023, la France qui a remporté une première victoire en devenant le pays hôte de l’épreuve, recevra 70 délégations nationales avec notamment la soutien de l’Union des grands crus de Bordeaux. Mais ce concours ne devra pas être seulement celui des sommeliers, il doit devenir celui de notre pays dans son ensemble », a-t-il conclu. Avant d’exprimer sa satisfaction devant l’arrivée d’une nouvelle génération dont de nombreux représentants figureront ce lundi parmi le panel de 40 sommeliers accueillis par Terre de vins pour rencontrer 66 vignerons dans le cadre de l’événement tout à fait unique que constitue Sommeliers Dating depuis 2016.

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Château d’Arche trouble les perceptions sensorielles

VIN, SENS ET PERCEPTION TERMINÉ

VIN, SENS ET PERCEPTION TERMINÉ

Si vous souhaitez connaître la dégustation du vin autrement que par une approche conventionnelle, alors, intéressez-vous au cycle des 5 conférences organisé par le Château d’Arche (2ème grand cru classé en 1855 en Sauternes).

Caroline Rihouet, en charge de la communication au château d ‘Arche, explique les raisons de cette initiative : « Nous avons conduit une réflexion sur l ‘oenotourisme, et nous pensons qu’il est important que celui-ci ne soit pas dédié uniquement aux touristes extérieurs à notre région. Cela nous a nous a conduit à créer des cycles de conférences parce que nous aimerions que notre région soit animée toute l’année. Puis il y a eu une réflexion sur le sujet de la visite de demain. Qu’est-ce qu’attendent les gens ? »

Pour cela, fallait-il sans doute aller au-delà de la classique dégustation et visites pour découvrir qu’il était possible de trouver des manières de mettre en scène le vin, par des voies détournées. Caroline Rihouet poursuit : « Par exemple, nos rencontres avec des gens de l’ISVV (l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin), à Bordeaux, et des designers nous ont permis de nous rendre compte qu’on pouvait jumeler notre métier à des métiers extérieurs comme celui que fait Antoine Châron, le fondateur de Sound to Sight qui animera l’atelier de l’ouïe, le jeudi 25 novembre ». Une manière de savoir comment la musique peut influencer nos perceptions. Et, pour faire le lien avec le moment de la dégustation durant l’atelier au château d’Arche, il s’agira de savoir comment nous apprécions le vin en fonction des musiques qui nous sont diffusées.

Mais pour reprendre le calendrier dans l’ordre, la première conférence se déroulera le jeudi 18 novembre, sur le thème de l’odorat : un thème qui interpelle les dégustateurs que nous sommes tous un peu. L’atelier sera animé par deux membres de l’ISVV, Sophie Tempère et Ines Elali. Sophie Tempère a reçu tout récemment, en septembre 2021, le prix « coup de cœur du jury des Talents Université de Bordeaux » (avec Laurence Geny). Elle a été récompensée pour ces travaux sur « le développement d’un kit d’entrainement olfactif et l’accompagnement sans faille des étudiants souffrant d’anosmie après une infection au covid-19. » (L’anosmie, c’est la diminution ou la perte complète de l’odorat). De manière plus générale, c’est une spécialiste de la perception des arômes. Quant à Ines Elali, elle a rédigé une thèse sur « Évaluation des états émotionnels de l’être humain dans un contexte de dégustation ».

Le 2 décembre : la vue. Un atelier animé par Jean Gabriel Causse, auteur du livre « l’étonnant pouvoir des couleurs », d’un point de vue esthétique mais aussi, là encore, sur l’influence qu’elles peuvent avoir sur nos perceptions. Jean Gabriel Causse a créé, en 2007, la marque de textile Bluebretzel qui utilise « des couleurs de légendes ». Il donne des conseils sur la couleur partout dans le monde. Cet atelier est proposé par le GIHP (Groupement pour l’Insertion des personnes Handicapées Physique). Privée de la vision des couleurs, comment la personne aveugle perçoit-elle le vin ?

Le jeudi 9 décembre : le toucher. Le fameux « toucher de bouche ». Trame tannique, soyeux, du gras, autant de terme pour qualifier un vin en les empruntant au vocabulaire du toucher. L’atelier sera animé par Cyril Tota, créateur de la marque « l’étoffe des terroirs » , l’univers de la dégustation des grands vins autrement comme on peut le lire sur le portail du site. Cyril Tota, formateur et pédagogue, a coutume d’animer des clubs de dégustation et propose des parcours géo-sensoriels originaux aux entreprises comme aux particuliers.

Et enfin, le jeudi 16 décembre : le goût. L’atelier sera animé par « French Barmen » , qui propose d’animer vos soirées par un bar à domicile mais propose aussi des ateliers bar en entreprise. Nul doute que la mixologie oriente votre palais sur tout un univers de sensations variées. Et peut-être un cocktail qui associe le Sauternes, pour vous surprendre agréablement, sans arrière-pensée ? …

Chaque soirée se partage entre une visite et un atelier conférence. Le nombre de places est limité à 60 personnes.

Ce cycle de conférences qui se déroulera dans le nouveau chai créé en 2019 , est une initiative originale et ludique pour aborder intelligemment le monde du vin par des chemins détournés et moins conventionnels. « Une expérience qui va légèrement troubler vos propres perceptions sensorielles » comme le précise le château d’Arche.

Château d’Arche https://www.chateau-arche.fr/

33210 Sauternes

05 56 76 67 67

Tarif : 55 €/personne. Durée 2 heures, de 19 h à 21 h.

Pour réserver : https://www.chateau-arche.fr/oenotourisme/1164/

Et si vous souhaitez dormir après la conférence, il existe un forfait conférence + chambre : 155 € (au lieu de 195).

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