[Champagne Tasting] Canard-Duchêne : le champagne, pas de quoi en faire un fromage ?

Coffret millésime V2012 Canard-Duchêne x Fromages Androuët

Coffret millésime V2012 Canard-Duchêne x Fromages Androuët

La Champagne bouge, la Champagne se réinvente et ne cesse de nous surprendre. La Maison Canard-Duchêne, présente aujourd’hui à l’événement Champagne Tasting organisé par Terre de vins à l’hôtel Salomon de Rothschild, vous propose de découvrir son tout premier brut nature, un blanc de noirs millésimé 2012. Pour mieux appréhender toutes les facettes de ce vin d’exception, elle a créé un coffret fromages composé en partenariat avec la Maison Androuët.

Chez Terre de vins on accorde beaucoup d’importance aux accords champagnes/fromages au point que notre magazine lui consacre une rubrique spéciale à chaque numéro. Longtemps pourtant les gastronomes les ont négligés considérant sans doute le fromage comme la parenthèse rustique du repas, celle où, sans avoir besoin de cuisiner des accords compliqués, on goûte le produit brut du terroir, et où parfois aussi les hôtes en profitent pour se rassasier quand le plat précédent, très raffiné mais peu copieux, ne leur a pas permis de manger à leur faim. Cette réputation peu sophistiquée que le fromage traînait depuis l’Antiquité (le cyclope Polyphème se nourrit de lait caillé) a amené à écarter le champagne, produit de luxe, des accords potentiels. Quelle erreur ! Heureusement, la roue a tourné et le fromage a fini par conquérir les cœurs, au point que certains préfèrent même se passer de dessert pour conclure le repas en son aimable compagnie, parfois un peu odorante il est vrai… Le champagne de son côté milite pour un luxe décontracté et cherche des alliances avec des produits plus simples. La Maison Canard-Duchêne propose ainsi un coffret de cinq fromages affinés par la Maison Androuët à Paris pour sa cuvée V2012.

L’assemblage de ce blanc de noirs fait la part belle aux grands crus de la face sud de la Montagne. « On est vraiment sur un vin très délicat, avec des arômes de framboise presque spiritueuse. C’est tout à la fois dynamique et vineux, frais et ample. Le millésime 2012, année mûre, supporte très bien le zéro dosage. Mais cela reste une cuvée pour les vrais amateurs de champagne » confie Laurent Fédou, le chef de caves.

L’association avec ces fromages met en évidence de nouvelles facettes du vin. Le Persille de Tignes élaboré avec la technique du caillé broyé (comme le Cantal), et affiné pendant huit mois, souligne la salinité de la cuvée et sa très belle minéralité. Sa couleur blanchâtre et sa texture friable ne rappelle-t-elle pas la craie brute des coteaux champenois ? Le Mont Vully, fromage volcanique venu de Suisse, présente lui aussi un point commun avec le champagne : sa croûte à pâte pressée a été frottée au marc de pinot. Chez le Brie de Melun, on retiendra les notes de champignon, de bois et de cave qui prolongent l’aromatique de ce champagne encore fruité vers des arômes plus évolués qu’il connaîtra peut-être dans dix ans. Le Brillat Savarin est un fromage dont la Maison Androuët peut être fière d’avoir relancé la mode. Sa chaire beurrée vient révéler l’aspect crémeux du champagne, tandis que l’acidité du vin tranche à merveille son gras. Enfin, le Brebis du Lochois de Jeanne Galinet sur des notes légèrement herbacées forme un joli renvoi à la fraîcheur du champagne. Pour la réussite de cette expérience, le mieux est de se passer de pain. Nul ne l’ignore : en amour, le bonheur à deux ne dure que le temps de compter jusqu’à trois et on risquerait de dénaturer la pureté de ces accords.

Photo : Canard-Duchêne

Prix du coffret : 70 €

sur réservation téléphonique :

Maison Androuët 23 rue de la Terrasse – 75017 Paris 01 47 64 39 20

Maison Androuët 13 rue Daguerre 75014 Paris 01 40 47 53 03

www.canard-duchêne.fr

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[Champagne Tasting] B 13 : la cuvée écrite noir sur blanc par Bollinger

Bollinger-B13

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Détrompez-vous, « B 13 » n’est pas le nom de code de la dernière bombe dérobée par les terroristes de Spectre, mais celui d’une édition limitée de la Maison Bollinger, la deuxième du genre, pour une collection issue d’une lubie d’œnologues consacrée aux millésimes atypiques. Présentée aujourd’hui par Bollinger à l’événement Champagne Tasting organisé par Terre de vins à l’hôtel Salomon de Rothschild, nous sommes allés rencontrer Denis Bunner, l’adjoint du chef de caves, pour en savoir davantage sur ce pinot noir tout en contrastes, un peu à contre-courant du style habituel de la marque.

Dans la série des éditions limitée, il existe une collection audacieuse baptisée « By Bollinger » consacrée aux années atypiques, celles que la prudence appellerait à ne pas millésimer, mais que la curiosité des œnologues de la Maison a conduit à explorer. Le premier opus avait été 2003, une année très chaude avec un PH élevé qui laissait à penser que les vins ne pourraient pas tenir dans le temps. Quitte à pousser la différenciation jusqu’au bout, au lieu de compenser par le choix de terroirs froids, l’équipe œnologique de Bollinger avait au contraire cherché les expositions les plus chaudes en choisissant comme cru dominant Aÿ. « Quand tu prends des risques, c’est là où souvent les plus belles choses arrivent » confie Denis Bunner, l’adjoint du chef de caves de la Maison.

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Denis Bunner, l’adjoint du chef de caves de la Maison Bollinger

Le deuxième opus qui vient tout juste de sortir représente d’une certaine manière le symétrique inverse puisqu’il part d’un millésime réputé particulièrement froid. La floraison survenue le 2 Juillet n’avait sans doute jamais été aussi tardive et les vendanges n’avaient débuté que le 30 septembre. Comme en 2003, beaucoup de maisons ont fait l’impasse sur 2013 considérant le niveau d’acidité trop élevé et la maturité trop faible. Pour Bollinger qui aime les pinots noirs plutôt mûrs et chaleureux, on était loin du style habituel. Mais, en même temps, ce millésime de contrastes avec un printemps très froid auquel avait succédé un été très chaud, intriguait. Aussi, comme pour 2003, on a cherché à pousser le curseur jusqu’au bout en choisissant un terroir froid comme cru dominant, en l’occurrence Verzenay (51%), que l’on a complété par Aÿ, Louvois, Tauxières et Mareuil.

De façon amusante, cet aspect contrasté ressort dans la dégustation. Au nez, on est sur quelque chose d’assez chaleureux qui oscille entre le miel, un côté un peu fumé, légèrement poivré et des notes de noisettes. On s’attend en bouche à tomber sur quelque chose d’assez rond, on est surpris au contraire par la minéralité, la tension, la pureté juste relevée par quelques notes de citron confit. « Je pense qu’à l’aveugle, beaucoup de gens n’imagineraient pas forcément un pinot noir. On a une telle fraîcheur. Rien à voir avec le côté bien assis, ancré et puissant de 2003. Clairement, ce n’est pas un pinot noir à viande. Cette cuvée a d’ailleurs participé à la gestation du projet des cuvées PN lancé en 2015 qui cherche à explorer toutes les facettes de ce cépage emblématique de notre maison. »

Ce jeu de contrastes se retrouve jusque dans le packaging à travers ce choix résolu d’un habillage noir et blanc qui traduit bien l’idée de cette cuvée écrite noir sur blanc. On a en effet d’un côté le choix d’un 100 % pinot noir et de l’autre la blancheur de la craie des grands crus et premiers crus qui constituent de manière exclusive l’assemblage. La blancheur évoque aussi celle de la neige toujours présente au mois d’avril cette année-là. Il faut noter le jeu astucieux sur la lettre B de Bollinger dédoublée pour figurer le chiffre 13. Enfin, on goûtera d’autant plus volontiers ce millésime, qu’il n’est pas sans rappeler par son profil celui de 2021, une année marquée également par un printemps froid, une vendange tardive et des vins d’une belle acidité… Si on en juge par la qualité de ce 2013, 2021 n’est certainement pas une année perdue !

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Photo: Champagne Bollinger

Prix recommandé : 115 €

www.champagne-bollinger.com

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Anne Collard du château Mourgues du Grès investit dans les côtes-du-rhône

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Impliquée au château Mourgues du Grès dans les Costières-de-Nîmes depuis 25 ans, Anne Collard a réalisé l’acquisition d’un vignoble dans les Côtes-du-rhône. Elle y signe sa première cuvée.

Du vignoble des Costières-de-Nîmes à celui des Côtes-du-rhône villages, il n’y avait qu’un tout petit pas qu’Anne Collard a décidé de franchir. « J’ai toujours aimé les grenaches cultivés dans les Côtes-du-rhône méridionales », indique la vigneronne qui exploite avec François son époux le château Mourgues du Grès à Beaucaire (30) au sein de l’aire d’appellation des Costières-de-Nîmes. Aussi, lorsque l’occasion de racheter un vignoble en Côtes-du-rhône s’est présenté, Anne a sauté sur l’occasion. Il faut dire que cette propriété d’une trentaine d’hectares situés à Comps (30) correspondait en tout point à ses attentes. « Il s’étend sur un très beau terroir de galets à la confluence du Rhône et du Gardon, explique-t-elle. La minéralité des sols confère en outre un bel équilibre, soutenu par un travail en bio. » Comme à Mourgues du Grès, où elle est pratiquée depuis de longues années, la certification Demeter est en cours.

Pour officialiser l’acquisition de ce domaine intervenu au cours de l’été 2019, la maîtresse des lieux a créé les Vignobles Anne Collard qui signent la production du lieu. Le premier opus de cette saga qui ne fait que commencer a vu le jour avec le millésime 2020. Il s’agit d’un côtes-du-rhône rouge (9,50 €) à base de grenache à hauteur de 50 %, de mourvèdre, de marselan et d’un soupçon de syrah. Vinifié sans soufre, élevé huit mois en cuve, il possède ce fruité pur et éclatant qui ne va pas sans rappeler la « pâte » Mourgue-du-Grès avec cette gourmandise propre aux vins de l’appellation. La production de ce vignoble est vinifiée dans les chais de Mourgues du Grès qui se trouve à un jet de pierre de ce dernier.

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Talents de Bordeaux : douze pépites rouges dévoilées

Gamme Bordeaux Rouge

Gamme Bordeaux Rouge

Chaque année depuis 1997, cette compétition organisée par le Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur distingue douze lauréats, à égalité en AOC bordeaux et en AOC bordeaux supérieur. Ces vins du millésime 2019 seront les ambassadeurs de ces deux appellations durant un an, dans le cadre d’actions de promotion

Depuis deux ans, conjoncture sanitaire oblige, le Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur a acquis une expertise certaine dans l’organisation de dégustations virtuelles. Après les Crémants et les Oscars des Bordeaux de l’été en blanc-rosé-clairet, c’est au tour des vins rouge en AOC bordeaux et bordeaux supérieur de se prêter à l’exercice. Pré-sélectionnées par un jury de professionnels, des cuvées du millésime 2019 ont été envoyées au domicile de trente dégustateurs (journalistes spécialisés, influenceurs et professionnels de la filière). Leur mission : déguster ces nectars, les classer par ordre de préférence et partager leur dégustation sur les réseaux sociaux. La moyenne de leurs classements a permis de désigner les « Talents de Bordeaux », soit six lauréats en Bordeaux rouge et six en Bordeaux Supérieur rouge. Une belle reconnaissance pour les vins et le travail des vignerons et vigneronnes derrière ces nectars. Et d’excellents rapports prix-plaisir à découvrir pour les consommateurs.

RÉSULTATS MILLÉSIMES 2019

(Prix TTC départ chai)

Bordeaux rouge, millésime 2019

Château Haut Vieux Chêne – 5 €

Château Notre Père Bordeaux – 6 €

Château Thieuley, Réserve Francis Courselle – 12 €

Damnation, Château Roques Mauriac – 15 €

Kressmann Monopole – 7,90 €

N°1 de Dourthe – 8,80 €

Bordeaux Supérieur Rouge, millésime 2019

Château Haut-Gaussens – 7,80 €

Château Haut-Rieuflaget Cuvée Prestige – 12,90 €

Château Landereau Cuvée Prestige – 13,40 €

Château Laurence – 15 €

Château Pierrail – 12 €

Citran – 5,95 €

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