[Foire aux seconds vins] Deuxième jeunesse pour le second de Jean Faure

jeanfaure

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Renommée en 2019 « La Réserve », cette cuvée affiche un style sur le fruit et une identité visuelle repensée, pour mieux coller à l’esprit du Grand Cru Classé de Saint-Emilion et aux attentes de ses acheteurs. A découvrir lors de la « Foire aux seconds vins », organisée ce samedi (10h-18h30) par Terre de Vins et Cash Vin au Hangar 14 (Bordeaux)

Voisin d’autres prestigieux noms de Saint-Emilion tels que Château Cheval Blanc, Château Figeac, ou encore des crus de Pomerol, le Château Jean Faure est un écrin naturel préservé. Depuis le millésime 2017, ses dix-huit hectares sont certifiés en agriculture biologique et conduits en biodynamie. Cette quête de naturalité et de préservation, le domaine a voulu la retranscrire encore plus explicitement à travers son second vin bio « La Réserve ».

Pureté fruitée

A la vigne comme au chai, tout a été pensé pour préserver la fraîcheur et l’éclat du fruit de ce second vin. Vendangées manuellement en cagettes, les baies, à égalité merlot et cabernet franc – cépage pesant pour 65 % du vignoble, une originalité historique de Jean Faure – sont vinifiées spécifiquement pour produire cette cuvée. Toujours dans cette même quête de pureté, la vinification a lieu en cuves béton et bois, et l’élevage de dix mois se déroule à 80% en cuves béton et 20% en barriques d’un vin, pour ne pas marquer à l’excès les jus.

Sans intrant ni soufre ajouté, ce nectar se dévoile sans fard, avec « sa robe intense de couleur cerise noire et ses reflets rubis d’une grande brillance. Au nez, le vin est remarquable par l’éclat et la fraîcheur de ses fruits croquants. Les tanins sont souples et enveloppants, la finale pleine de suavité. »

Entre vignes, arbres et oiseaux, la nature omniprésente s’affiche fièrement jusque sur l’étiquette, revisitée sur le millésime 2019, dans une filiation évidente avec son aîné, le Grand vin de Jean Faure.

« La Réserve » est à retrouver lors de cette « Foire aux seconds vins » sur son millésime 2019, au tarif de 18 € la bouteille et 90 € la caisse de 6.

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[Foire aux seconds vins] Deux nouveaux, venus de Margaux

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Parmi la cinquantaine de domaines participants, dont vingt médocains, les crus classés de Margaux château Brane-Cantenac (2e grand cru classé) et château Dauzac (5e grand cru classé) font leur entrée à l’événement organisé par Terre de Vins ce samedi 16 octobre, au Hangar 14 (10h-18h30). Rencontre avec Marie-Hélène Faurie, Directrice Commerciale.

Château Brane-Cantenac

« Baron de Brane » 2015

Pouvez-vous présenter le domaine à nos lecteurs ?

Château Brane-Cantenac, second cru classé, situé à Margaux, est l’un des crus les plus réputés du Médoc. Son vignoble s’étend sur 75 hectares. Il comprend les plus belles parcelles de l’appellation. Il s’agit d’une propriété familiale. Henri Lurton, qui y a grandi, en est le propriétaire depuis bientôt 30 ans. Viticulteur dans l’âme, œnologue de formation, il met sa passion dans le terroir de Brane, et son sens de la précision au service de la meilleure expression du terroir. Les vins du Château Brane-Cantenac ont pour trame commune une extraordinaire complexité aromatique, une structure tannique dense et précise, un potentiel de garde inégalable.

Pouvez-vous présenter le second vin du domaine « Baron de Brane » ?

Nous n’aimons pas parler de second vin. Créé en 1989 pour la première fois, Baron de Brane est un assemblage à part entière, un vin avec sa propre personnalité, qui a connu une élaboration évolutive. Il provient des terrasses 3 et 5 de la propriété. Les vendanges sont manuelles, les raisins sont plusieurs fois triés pour ne garder que les meilleurs. Les vinifications se font en cuves bois et acier inoxydable de petites capacités. L’élevage se déroule pour partie en barriques neuves (environ 30%) et pour l’autre en barriques d’un an. Assemblé en janvier, ce vin est ensuite élevé en barriques pendant douze mois. Ce vin est très expressif, même dans ses jeunes années. Vifs et complexes, les arômes au nez évoluent vers des saveurs profondes et parfaitement équilibrées en bouche. Bien que délicieux dans les premières années, Baron de Brane a un potentiel de garde de 10 à 20 ans selon les millésimes. Quelques exemples : les 2005 sont parfaits, les 2014 épicés et charmants, les 2015 présentés lors de cette « Foire aux seconds vins », assemblages de merlot (57%), cabernet sauvignon (34%) et cabernet franc (4%) dignes d’un grand.

Pouvez-vous donner à nos lecteurs quelques suggestions d’accords mets-vins avec le « Baron de Brane » 2015 ?

L’avantage de Baron de Brane est que sa souplesse et son équilibre s’accordent parfaitement avec toutes les viandes, rouges comme blanches, à l’exception des gibiers faisandés. Par exemple, un filet mignon de porc arrosé de son jus de cuisson, accompagné de petits oignons grelots fondus et de légumes de saisons sera délicieux, tout comme en dessert un fondant au chocolat.

Pourquoi participer pour la première fois à la Foire aux seconds vins cette année ?

Nous sommes très heureux de participer à ce salon pour faire découvrir aux consommateurs ces « soit-disant seconds » vins, pourtant très grands et présentant un rapport qualité-prix inégalable. Nous pensons qu’ils méritent une attention particulière. Certains bluffent tous les amateurs de grands vins lors de dégustations à l’aveugle.

Château Dauzac

« Aurore de Dauzac » 2016

Le domaine

Château Dauzac dispose d’un vignoble de 49 hectares d’un seul tenant : 45 hectares en appellation Margaux et 4 hectares en appellation Haut-Médoc. Situé à proximité de la Gironde, le domaine bénéficie d’une situation privilégiée au cœur d’un ensemble de 120 hectares mêlant vignes, prés et espaces boisés. Historiquement pionnier dans bien des domaines – c’est par exemple à Dauzac qu’a été créée la bouillie bordelaise en 1884 -, le Château n’a cessé, au fil des siècles, d’innover et de surprendre. On peut par exemple citer l’invention de la thermorégulation, la création d’une méthode alternative au remontage, et tout récemment le lancement des premières vendanges du domaine franc de pied.

Le second vin « Aurore de Dauzac »

Château Dauzac s’est affranchi du système classique bordelais de premier et second vins. La propriété propose une gamme de sélections parcellaires issues de micro-terroirs, dont la production ne voit le jour que lorsque la qualité le permet. La sélection parcellaire proposée lors des foires aux vins est « Aurore de Dauzac » 2016. Issue de vignes situées sur une veine géologique spécifique, où les graves sont fines et sableuses, la sélection parcellaire propre à Aurore de Dauzac favorise l’expression du cabernet sauvignon et offre un vin fruité et croquant. Au nez, l’expression du fruit rouge est délicate et précise. La bouche se dévoile sur une attaque ronde et délicate, une belle concentration très équilibrée avec des notes de fruits noirs raffinés, et une bonne longueur qui reste fraîche. Ce vin s’exprime à son meilleur entre 5 et 10 ans, mais offre un potentiel de vieillissement jusqu’à 15-20 ans.

Quelques suggestions d’accords mets-vins avec « Aurore de Dauzac » 2016

Avec des viandes blanches ou rouges, des fromages.

Pourquoi participer pour la première fois à la Foire aux seconds vins ?

Pour mettre en avant les sélections parcellaires et terroirs de Château Dauzac.

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Un « Nouvel ancrage » pour le Muscadet

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Bel accueil pour Le Nouvel Ancrage, une rencontre professionnelle au château de la Frémoire, le fief des Vins de Nantes au cœur des vignes de Vertou en Muscadet. Une première qui a trouvé son public de cavistes, restaurateurs et sommeliers.

Au terme d’une année compliquée, alors que les vendanges venaient de se terminer – juste avant que le déluge ne tombe sur Nantes aux premiers jours d’octobre – les vignerons de Nantes ont ouvert les portes de leur maison aux professionnels du Grand Ouest. Plus de 200 cavistes, sommeliers, restaurateurs, mais aussi des élèves et stagiaires en sommellerie ont répondu à l’invitation du « Nouvel Ancrage ». L’idée était de présenter la diversité des vins de Nantes, les terroirs de Muscadet, les dix crus communaux, ainsi que les Coteaux d’Ancenis, tels qu’ils se définissent aujourd’hui, loin de l’image ancienne d’un petit vin de comptoir. Une salle était réservée à des dégustations commentées par des professionnels convaincus, tels Nicolas Barbou, sommelier-caviste à Paimboeuf, Richard Baussay ou Véronique François, sommelière du restaurant Les chants d’Avril à Nantes : bien utile pour les étudiants et novices. Enfin une belle place était donnée à l’association des jeunes vignerons, « fils de » ou nouveaux installés, qui témoignait de l’unité et de la solidarité qui semble désormais définir la viticulture nantaise.

De la terre au verre

Pour les visiteurs, la journée a commencé par un détour dans les vignes situées au bout du parc de La Frémoire. Romain Mayet, ingénieur à la Fédération des Vins de Nantes, leur a présenté la géologie du vignoble. Des échantillons de roches de chaque cru permettait de visualiser les différents terroirs et de comprendre leur influence sur les vins. Dans le château et ses annexes, les vins des derniers millésimes étaient présentés, mais aussi une excellente série allant de 2003 à 2017, prouvant à quel point le cépage melon de bourgogne, élevé 15 ou 30 mois sur lies fines, peut continuer à se magnifier en bouteille. Les vignerons des dix crus communaux ont présenté une sélection de trois vins par cru, une occasion de comparer et de comprendre les différents terroirs. Pour Jo Landron, vigneron à La Haye-Fouassière – un des trois derniers crus à entrer en lice avec Champtoceaux et Vallet – cette présence collective est « l’aboutissement de quelque-chose que l’on a construit, mûri en conscience de vignerons depuis plusieurs dizaines d’années. Nous ne pouvons communiquer que sur quelque chose qui existe et aujourd’hui nous avons la matière, les millésimes, les identités minérales de chaque terroir. Il est grand temps de communiquer d’une manière très ouverte et avec assurance. »

Un ancrage dans les terroirs

La Fédération des vins de Nantes est fidèle à sa communication axée sur la marine, les rayures, la couleur bleu marine. Le terme nouvel « ancrage » lui convient bien pour évoquer le renouveau du vignoble. L’objectif de cette journée n’était pas directement commercial, mais l’ambition de conquérir des prescripteurs locaux semble atteint et réjouit les organisateurs. « Nous avons eu beaucoup de plaisir à nous retrouver entre vignerons et ambassadeurs. Le Nouvel Ancrage est une façon de mettre en scène ce qui se fait de nouveau dans le Muscadet, les jeunes vignerons, les crus et d’apporter de la connaissance. Nous avons vu beaucoup de nouveaux ambassadeurs pour les Vins de Nantes, de jeunes sommeliers, de cavistes qui repartent convaincus de la qualité des vins et qui ont envie de les défendre », note François Lieubeau, président du pôle communication. 

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Foire aux Seconds Vins : rendez-vous demain !

La Foire aux Seconds Vins fait son grand retour demain ! Une cinquantaine de propriétés bordelaises donnent rendez-vous au grand public ce samedi 16 octobre au Hangar 14, sur les quais de Bordeaux, pour faire déguster leur second vin. Les visiteurs pourront aussi repartir avec des bouteilles de leurs vins coups de cœur.

Ce week-end, la Foire aux Seconds Vins est de retour pour une 6ème édition ! « Terre de vins » et Cash Vin s’associent pour cette nouvelle édition qui se tient ce samedi 16 octobre au Hangar 14 à Bordeaux.
52 grands châteaux bordelais sont présents pour faire déguster leur second vin au grand public. L’occasion également de profiter de tarifs avantageux pour l’achat de ces cuvées grâce à l’offre suivante : pour l’achat de 5 bouteilles identiques, la 6ème est offerte.

L’entrée à 10€, remboursée dès l’achat d’une caisse de 6 bouteilles, permet à chacun de venir apprécier ces grands crus.

Foire aux Seconds Vins 2021
Le samedi 16 octobre de 10h à 18h30
Hangar 14 – 115, quai des Chartrons, 33000 Bordeaux

LISTE DES EXPOSANTS :

Vins de Graves & Pessac-Léognan

GRAVES
CHÂTEAU DE LA BRÈDE – Graves
CHÂTEAU DE CHANTEGRIVE – Graves

PESSAC-LÉOGNAN
CHÂTEAU LUCHEY-HALDE – Pessac-Léognan
CHÂTEAU CARBONNIEUX – Pessac-Léognan – Cru Classé de Graves
CHÂTEAU COUHINS – Pessac-Léognan – Cru Classé de Graves
CHÂTEAU DE FRANCE – Pessac-Léognan
CHÂTEAU LÉOGNAN – Pessac-Léognan
CHÂTEAU BROWN – Pessac-Léognan
CHÂTEAU OLIVIER – Pessac-Léognan – Cru Classé de Graves
CHÂTEAU LATOUR-MARTILLAC – Pessac-Léognan – Cru Classé de Graves
CHÂTEAU SEGUIN – Pessac-Léognan
CHÂTEAU SMITH HAUT LAFITTE – Pessac-Léognan – Cru Classé de Graves

Vins du Médoc

HAUT-MÉDOC
CHÂTEAU CANTEMERLE – Haut-Médoc – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU SOCIANDO-MALLET – Haut-Médoc

MARGAUX

CHÂTEAU DAUZAC – Margaux – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU D’ISSAN – Margaux – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU LASCOMBES – Margaux – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU MARQUIS DE TERME – Margaux – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU RAUZAN-SÉGLA – Margaux – Grand Cru Classé en 1855

MOULIS EN MÉDOC

CHÂTEAU MAUVESIN BARTON – Moulis en Médoc

PAUILLAC

CHÂTEAU BATAILLEY – Pauillac – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU GRAND-PUY DUCASSE – Pauillac – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU HAUT-BAGES LIBÉRAL – Pauillac – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU LYNCH-MOUSSAS – Pauillac – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU PICHON BARON – Pauillac – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU PICHON LONGUEVILLE COMTESSE DE LALANDE – Pauillac – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU PÉDESCLAUX – Pauillac – Grand Cru Classé en 1855

SAINT-ESTÈPHE

CHÂTEAU LILIAN LADOUYS – Saint-Estèphe – Cru Bourgeois Exceptionnel
CHÂTEAU PHÉLAN SÉGUR – Saint-Estèphe

SAINT-JULIEN
CHÂTEAU BEYCHEVELLE – Saint-Julien – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU LAGRANGE – Saint-Julien – Grand Cru Classé en 1855

Vins de la Rive Droite

FRONSAC
CHÂTEAU DE LA DAUPHINE – Fronsac

POMEROL
CHÂTEAU BEAUREGARD – Pomerol
CHÂTEAU PETIT-VILLAGE – Pomerol

LALANDE DE POMEROL
CHÂTEAU GRAND ORMEAU – Lalande de Pomerol

SAINT-ÉMILION GRAND CRU
CHÂTEAU CANON – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU CHAUVIN – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU DASSAULT – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU DE FERRAND – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHATEAU DE PRESSAC – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU FAUGÈRES – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU GRAND CORBIN – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU GRAND CORBIN DESPAGNE – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU JEAN FAURE – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU LA DOMINIQUE – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU LA GAFFELIÈRE – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU SOUTARD – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU TROTTE VIEILLE – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé
CHÂTEAU VILLEMAURINE – Saint-Émilion Grand Cru – Grand Cru Classé

SAUTERNES

CHÂTEAU D’ARCHE – Sauternes – Grand Cru Classé en 1855
CHÂTEAU LA TOUR BLANCHE – Sauternes
CHÂTEAU SUDUIRAUT – Sauternes – Grand Cru Classé en 1855

Billetterie Weezevent

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À Dijon, la renaissance du vignoble se concrétise

ville-de-dijon

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L’intérêt croissant de quelques vignerons bourguignons, combinée à une politique publique favorable à la réintroduction de la vigne, commencent à réveiller un vignoble endormi depuis la crise phylloxérique.


Côte de Beaune, Côte de Nuits et… Côte de Dijon ? Ce n’est qu’un projet pour l’heure, mais qui n’a rien de farfelu. « La vigne a occupé jusqu’à 1600 hectares, dans et autour de la ville», rappelle Benoît Bordat, conseiller de Dijon Métropole délégué à l’agriculture péri-urbaine et à la renaissance du vignoble. « Certains des vins étaient particulièrement réputés. » Parfois plus que ceux de Beaune. Mais, comme ailleurs, le phylloxéra a eu raison de la viticulture locale. Et l’urbanisation a progressé.

Bientôt une demande à l’Inao

Jusqu’à peu. « Depuis 2013, nous travaillons au retour des vignes sur notre territoire. Nous avons identifié autour de Dijon 300 hectares classés en appellation Bourgogne, et potentiellement plantables», relève Benoît Bordat. En 2021, « près de 50 hectares sont plantés et exploités, à Dijon, Plombières, Talant ou Daix. La plupart des terrains nous appartiennent, car nous avons effectué des opérations de rachat foncier. Sans ce choix, ces terres seraient peut-être de nouveaux quartiers de Dijon aujourd’hui. » Et un nouveau pallier est en passe d’être franchi. «Nous souhaitons voir la reconnaissance d’une partie de ce vignoble en appellation Bourgogne Côte de Dijon. Nous avons effectué des recherches, notamment sur les sols, et notre dossier est très avancé. Une demande sera déposée en fin d’année auprès de l’Inao [Institut national de l’origine et de la qualité, ndlr] », annonce l’élu.

« Des terroirs frais »

Vaisseau amiral de ce vignoble-projet : le domaine de la Cras, 8 hectares à Plombières-lès-Dijon. Le vigneron Marc Soyard s’occupe de cet ovni viticole pour le compte de Dijon Métropole, où il produit pinot noir et chardonnay. Installé depuis 2014, il a vite saisi l’intérêt du lieu. « C’est un terroir très frais, intéressant dans un contexte de changement climatique. Nous sommes plus au nord et plus en altitude que le reste de la Bourgogne. J’ai souvent de belles acidités, avec des maturités proches des savagnins du Jura », se réjouit le vigneron.

Un crémant de Dijon

Ils sont, comme lui, une petite vingtaine à exploiter des vignes aux alentours de la capitale des ducs. La plupart viennent du reste de la Bourgogne : Nuits, Gevrey, ou encore Rully, en Côte chalonnaise. C’est le cas de Philippe Chautard, propriétaire de la maison Louis Picamelot, réputée pour ses crémants de gastronomie. En 2012, l’élaborateur a un coup de cœur pour une parcelle de Talant, en banlieue ouest. « J’ai rencontré le maire de la commune par hasard, et il m’a montré le lieu. Quand j’ai vu l’exposition, la pente, je me suis dit que ça ressemblaient aux plus beaux terroirs bourguignons, et j’ai eu un déclic. C’était instinctif, j’ai du mal à l’expliquer aujourd’hui. » Philippe Chautard acquière la parcelle, la plante en 2016, et effectue sa première récolte en 2018. Résultat : une cuvée de crémant parcellaire « En Espoutière » est commercialisée depuis l’été 2021. « Le résultat m’impressionne. En 40 ans de métier, je n’ai jamais retrouvé autant d’intensité dans un vin provenant d’une vigne aussi jeune. Je ne suis pas objectif, forcement, mais je crois beaucoup en ce lieu ». Et il n’est pas le seul. Les 450 caisses numérotées de la cuvée partent vite, depuis la vente de la première d’entre-elles à un certain Aubert de Villaine, copropriétaire de la Romanée-Conti.

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