[Lyon Tasting J-22] Les chefs vont régaler vos papilles

Pour le retour de l’événement Lyon Tasting, les 9 et 10 octobre au Palais de la Bourse de Lyon, les associations des Toques Blanches et des Bouchons Lyonnais renouvellent leur partenariat avec l’événement, amorcé en 2018. Au programme de cette édition : des ateliers de chefs version déambulation gourmande, avec des stands de dégustation mobiles tout au long du week-end. Des accords mets et vins audacieux, format finger food et spécialités lyonnaises revisitées.

« Si l’art de sublimer les produits à travers la cuisine est une vocation pour tous les membres de notre association, le vin est un élément indispensable à l’art de la table », explique le président des Toques Blanches, Christophe Marguin. « Les vignerons et les chefs doivent travailler main dans la main pour continuer de faire frétiller vos papilles. Nous le savons-bien, la cuisine est basée sur le partage et l’ambiance chaleureuse qui s’installe autour de celle-ci, c’est pour cela qu’après une période de crise sanitaire sans précédent qui a dramatiquement touché notre profession, nous sommes heureux de retrouver les festivités des salons pour pouvoir échanger notre savoir-faire ».

Tout au long du week-end, des animations gourmandes sont ainsi prévues au sein du Palais de la Bourse de Lyon, pour le plus grand plaisir des visiteurs. Nous ne sommes pas pour rien dans la capitale de la gastronomie ! Les chefs mobilisés sur l’événement appartiennent à l’association des Toques Blanches ou des Bouchons Lyonnais.

Bastien Depietri – MAISON ABEL
Le Chef Bastien Depietri a fait ses classes auprès du MOF Jean-Paul Le Chevalier avant d’intégrer la Maison Bocuse, notamment comme Chef de cuisine de la Brasserie du Nord. Après un passage plein d’enseignements à la maison Bocuse, Bastien devient le chef exécutif des différents adresses lyonnaises chez Abel (Bistrot, Comptoir et Epiceries dans tout Lyon) et s’implique activement dans le développement du groupe Abel.

LE CAFÉ DU JURA – BRIGITTE ET BENOIT JOSSERAND
Propriétaire du café du Jura depuis 1974, Brigitte Josserand en véritable mère lyonnaise réalise une cuisine lyonnaise sincère et authentique à l’image de son bouchon fondée en 1867. Passionnée par son métier vous pouvez la croiser tous les matins au marché du quai Saint Antoine. Aidé de son fils Benoit, elle perpétue la tradition des bouchons lyonnais.

FLORENCE PERIER – LE CAFÉ DU JURA
Florence Perier, 3ème génération de cuisinière lyonnaise, est au café du peintre, la garante des traditions culinaire lyonnaise.

JOEL SALZI – LES FINES GUEULES
Formé à l’école Hôtelière de Chamalières, et après diverses expérience à Lyon Paris et Londres, une étape à l’institut Paul Bocuse, et 11 ans auprès de Paul Bocuse à Collonges en tant que directeur-Adjoint, ce cuisinier de formation, désireux de mettre en application son savoir-faire et de partager son expérience et sa vision de la restauration au quotidien, ouvre en 2009 la cantine du Palais et en 2012 se consacre exclusivement aux « Fines Gueules » pour proposer une authentique et sincère cuisine Lyonnaise dans le quartier emblématique du vieux Lyon: “Nous on épluche, on désosse, on mijote, on cuisine », proclame une inscription sur le miroir. « Vous pouvez aller plus loin, mais c’est peut-être pas aussi bien », affirme une ardoise en façade sans hésitation…

Lionel SARRE – LA MERE LEA
Après l’obtention d’un CAP à l’institut VATEL en 1990, il a multiplié les expériences professionnelles en travaillant tour à tour en restaurant gastronomique et bistronomique. Christian TETEDOIE et Christian MOREL sont heureux de lui donner aujourd’hui la responsabilité de cette institution Lyonnaise.
Elaborée à partir de produits frais, il vous régalera avec une cuisine de Bouchon au « Comptoir de Léa » et vous proposera une carte de plats traditionnels chez « La Mère Léa ».
La quenelle de brochet aux écrevisses faite maison, le tablier de sapeur et le parfait glacé à la Chartreuse sont des incontournables que vous aurez plaisir à retrouver.

Julien GAUTIER & Emmanuel TACHON FOLEY – Le Bouchon Sully
Quand un Lyonnais rencontre un Beaujolais… Julien Gautier et Emmanuel Tachon Foley font équipe depuis plus de 10 ans. Tout a commencé au M Restaurant, premier établissement du chef Julien Gautier, où Emmanuel Tachon Foley exerce en tant que directeur de salle. Tous deux ont un parcours de grandes maisons étoilées. Julien Gautier a notamment travaillé pour Mathieu Viannay mais également à la Mamounia au Maroc et au Léon de Lyon. Emmanuel Tachon Foley quant à lui est passé chez Guy Lassausaie ou encore Mathieu Viannay.
Ensemble, le lyonnais et le beaujolais ont ouvert un bouchon lyonnais, célébrant ainsi leurs origines. Le Bouchon Sully propose une cuisine conviviale et traditionnelle qui met à l’honneur les spécialités lyonnaises et les vins de la région.

OLIVIER CANAL – LA MEUNIERE
Le chef Olivier CANAL propriétaire de la Meunière depuis 7 ans continue la tradition de cette maison centenaire.
En utilisant des produits de terroirs au plus près de Lyon il cuisine au grès des saisons et perpétue les traditions lyonnaises et les mâchons.

YANN LALLE – LE POÊLON D’OR
Yann Lalle, bourguignon d’origine, a suivi une formation de cuisine à Lyon à l’ombre de deux personnalités de la gastronomie lyonnaise, en la personne de Bernard Constantin (Restaurant Larivoire) et de Philippe Chavent (La Tour Rose). Yann complète son savoir chez Alain Ducasse (Louis XV *** à Monaco), Christian Willer (La Palme d’Or ** à Cannes) puis le Beau-Rivage Palace à Lausanne . Le désir de découvrir de nouvelles traditions culinaires l’entraine 18 mois en Amérique du Sud, pour le compte du Groupe Raffles avant de s’arrêter un temps au sein du Relais et Châteaux Homestead Inn de Greenwich (USA). Retour en France en 2000 où, il exerce durant deux ans au Diamant Rose (Saint Paul). Par la suite, Yann intègre le groupe anglais Daylesford Organic, en tant que consultant et chef privé durant 4 ans, dans l’Oxfordshire en Angleterre. Puis auprès d’un célèbre oligarque russe installé à Londres. Le temps qui passe, la vie de famille qui appelle à plus de sérénité, l’envie naturelle d’avoir sa propre adresse, Yann aspire alors à revenir entre Saône et Rhône, aux sources.

LE PROGRAMME

Samedi 9 octobre

11h30-12h
Olivier CANAL – La Meunière
Williams JACQUIER – Le Vivarais

11h30-12h
Julien GAUTIER – M Restaurant

12h-12h30
Florence PERIER – Le Café du Peintre

12h15-12h45
Thomas LEMAIRE – Table et Partage

13h-13h30
Florence PERIER – Le Café du Peintre

14h-14h30
Julien GAUTHIER- Le Bouchon Sully

15h-15h30
Joël SALZI – Les Fines Gueules

Dimanche 10 octobre

11h30 – 12h
Benoît et Brigitte JOSSERAND – Le Café du Jura

11h30-12h
David CANO – Les Culottes Longues – Assortiment de Lyonnaiseries

12h-12h30
Yann LALLE – Le Poêlon d’Or

14h-14h30
Bastien DEPIETRI – Chez Abel et Bistrot Abel – Saucisson pistaché rôti pommes grenailles / Cervelle de canut mayonnaise beaujolaise / Oignons frits, pickles, graine de courge

15h-15h30
La Mère Léa – Lionel SARRE – Matefaim Lyonnais aux pommes et œuf à la praline

Réservez vos places.
ATTENTION ! Billets non échangeables, non remboursables.

Billetterie Weezevent

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Bourgogne : les Hautes-Côtes ont 60 ans, et de beaux jours devant elles

Depuis leur reconnaissance en tant qu’AOC en 1961, les Hautes-Côtes de Beaune et Hautes Côtes de Nuits sont les alter ego « accessibles » des Côtes de Beaune et de Nuits et de leurs grands crus. Un vignoble incontournable en Bourgogne, et qui devrait le rester.

La fameuse « Côte » qui court des Maranges à Dijon, en passant par Meursault, Chambolle et Gevrey, est devenue ces dernières années la terre viticole la plus cotée au monde. Mais après avoir gravi cette bande de terres viticoles par l’ouest, c’est un autre monde, plus discret, qui s’offre aux amoureux du pinot noir et du chardonnay : les Hautes-Côtes de Beaune et de Nuits. La présence de vignes hautes et large, typique de l’appellation, indique que l’on vient de passer la frontière.

Avec près de 1700 hectares, c’est un joli terrain de jeu à l’échelle de la Bourgogne (30 000 hectares). Et qui ne manque pas d’intérêt pour les amateurs. « On dit souvent qu’on est une appellation accessible », résume Nicolas Thevenot, président du syndicat des Hautes-Côtes, qui rassemble les deux appellations. « C’est l’une des rares zones du département ou des viticulteurs peuvent encore s’installer hors reprise familiale. Ici, le prix du foncier est encore lié à la réalité économique. Et les consommateurs y trouvent des prix plus abordables que sur la Côte. »

« Le réchauffement climatique joue en notre faveur »

En clair, on déniche sans problème de jolis flacons à moins de 15€ sur ce territoire plus rural et plus reposant que la terre des grands crus. Et plus frais, surtout. « On oscille entre 350 et 450 m d’altitude, soit 100 mètres de plus qu’à Beaune ou Nuits-Saint-Georges. Cela fait perdre 1 degré de moyenne, et ça change tout : on vendangera fin septembre, alors que sur la Côte on commence déjà. » À la clé, des pinots noirs et des chardonnays réputés pour être frais et digestes.

Trop, diront les mauvaises langues ? « On a pu avoir des maturités difficiles il y a quelques décennies, mais ce n’est évidemment plus le cas avec le climat actuel, avec des étés chauds de plus en plus fréquents. On a de beaux équilibres en 2018, 2019 et 2020 par exemple. Le réchauffement climatique joue clairement en notre faveur. » Les 165 maisons et domaines du territoire en feront la démonstration en juillet 2022, lors d’un événement dédié, avec dégustations et animations.

Quelques coups de cœur :

Chapuis & Chapuis, Hautes Côtes de Beaune blanc 2019, 17 à 19€. Un chardonnay « nature » qui comprend environ 15 % de pinot blanc, cépage désormais rare en Bourgogne, apportant ici de la complexité aromatique. La bouche est gourmande et rafraîchissante, sur les fruits d’automne et les agrumes, avec quelques notes florales et une belle finale minérale, traduisant son terroir.

Domaine Joannet, Hautes Côtes de Nuits rouge 2019, environ 12€ L’aromatique est intense et précise, sur des fruits rouges frais. Il y a de la chair dans ce vin qui garde pourtant une belle vivacité, avec une fine présence tannique en finale. Un modèle d’équilibre pour un pinot noir de Bourgogne.

Exemple dans la zone de Volnay et Pommard. En orange, les 1ers crus. En jaune, les appellations village. En bleu marine, les Hautes Côtes de Beaune. (Crédit BIVB)

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Maisons & Savoir-Faire : le nouveau club des artisans de la gastronomie

La semaine dernière, au fameux 25 bis de l’Avenue de Champagne, la Maison Leclerc-Briant accueillait une conférence de presse pour le lancement d’un tout nouveau club des artisans de la gastronomie, l’association Maisons & Savoir-faire, qui réunit déjà 12 entreprises, de tous horizons, autour de « l’artisanat du goût, du geste, du beau et du bon ».

Le projet est en germe depuis 2016. A l’occasion d’un déjeuner, Frederic Zeimett et Marc Darroze s’accordent sur un constat : s’il existe de jolis mouvements autour du luxe français comme le Comité Colbert, on ne trouve aucune association rassemblant les métiers différents mais complémentaires de la gastronomie. Banco ! Les deux amis se lancent, avec l’ambition de regrouper des savoir-faire uniques, souvent historiques, autour de « l’artisanat du goût, du geste, du beau et du bon ».

Une première réunion se tient à Paris avec une vingtaine d’entreprises. Une feuille de route se dessine avec quatre objectifs. Premièrement, créer une vraie communauté au sein de laquelle les membres seront à même d’échanger entre eux sur leurs problématiques du quotidien, de s’entraider, de bénéficier de l’expérience de chacun. Deuxièmement, créer un label référent autour de produits d’exception. Celui-ci devra s’appuyer sur un réseau d’ambassadeurs et d’influenceurs. D’où la nécessité d’actions communes qui pourront être commerciales dans le futur. Troisièmement, travailler à la pérennisation et à la transmission de leurs savoir-faire. « Certains métiers peuvent mourir parce que leurs gestes disparaissent avec les hommes qui les maîtrisent » déplore Marc Darroze. Dans ces entreprises artisanales, où l’enseignement n’est pas seulement théorique, mais passe aussi par l’exemple pratique, l’humain joue en effet un rôle crucial. Enfin, quatrième ambition, le partage avec le public. « C’est le moteur de notre quotidien, parce que toute l’énergie, tout ce que l’on peut donner dans nos entreprises, c’est avant tout pour les autres, pour le sourire du client qui déguste le fruit de notre travail ». Ce partage, qui passe par la révélation d’expériences sensorielles, vise aussi la jeunesse : « notre rôle c’est d’éduquer, de faire comprendre qu’il existe une vraie diversité dans les produits français. »

Le nombre d’entreprises membres de ce club sera limité : une seule sera retenue dans chaque branche. Les critères de sélection sont divers : être reconnu comme référent dans sa filière, ne pas dépasser une certaine taille, en privilégiant plutôt des entreprises familiales et indépendantes. Enfin, évidemment, partager un certain nombre de valeurs, à commencer par l’exigence : « faire bon et bien une fois, c’est simple, le faire tous les jours, c’est un challenge ». Artisanal ne rime pas nécessairement avec refus du progrès : l’ingéniosité figure aussi parmi les principes défendus : « nos maisons sont tournées vers la tradition, mais nous ne nous interdisons pas d’y mettre de la modernité, à partir du moment où cela apporte au produit, sans contrarier la main de l’homme et le geste. »

La fine fleur des entreprises gastronomiques françaises

Mais pour mieux comprendre la cohérence de cet ensemble, le mieux est encore de présenter quelques-unes de ces entreprises dont Terre de vins a pu découvrir les produits lors de la Grande table, un événement majeur qui devrait devenir le rendez-vous incontournable de ceux qui s’intéressent aux nouvelles créations gastronomiques. On retiendra la Maison Leclerc-Briant, pionnière dans le monde du champagne en matière de viticulture biologique. Les Anis de Flavigny, ces jolis bonbons fabriqués depuis 400 ans dans un petit village perdu au fin fond de la Bourgogne et vendus dans le monde entier. Tout simples en apparence, il faut pourtant trois ans pour former un dragéiste : « on prend une petite graine d’anis, on l’enrobe de sirop de sucre et d’arômes naturels. Souvent, quand un apprenti démarre, il fait des balles de golf, des bonbons doubles tout frisés ». La Maison Briotté, familiale depuis six générations, dont le produit bijou est la crème de Cassis de Dijon (IGP), élabore 65 liqueurs pour une clientèle de bars, d’épiceries fines, de cavistes, tout en excluant volontairement la grande distribution. Son marché principal à l’export est le Royaume-Uni, très amateur de cocktails… Les Armagnacs Darroze, héritiers d’une tradition gasconne de 700 ans, certifiés EPV, brillent par la singularité de leur mode de fonctionnement. Ils pratiquent un négoce à l’ancienne grâce à un partenariat avec une trentaine de vignerons chez lesquels ils se rendent avec leur alambique ambulant avant de ramener les eaux de vie au chai pour des vieillissements de 8 à 70 ans ! La Maison Barthouil dans les Landes fume les saumons (certains remontent encore les Gaves) et produit du foie gras exclusivement à partir de fermes autarciques nourrissant leurs canards avec leur propre maïs. Sa spécialité ? La macération à froid. Son objectif ? Veiller à valoriser toutes les parties de l’animal. On citera en dernier Philippe Olivier, affineur de fromages, très attaché au maintien de cette spécialisation alors que de plus en plus de fromagers la prennent en charge.

www.maisonsetsavoirfairedexcellence.com

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Cognac : la maison Frapin promet un bel automne

Alors que les vendanges approchent sur les bords de la Charente, on sort des chais des eaux-de-vie d’une trentaine d’années. Car, au pays du cognac, les grandes maisons travaillent sur le temps long pendant lequel les eaux-de-vie vieillissent dans le silence et l’obscurité.

C’est l’unique recette et la maison Frapin n’a jamais dérogé à la règle. Cet automne, elle le prouve une fois de plus en délivrant des chais un millésimé 1989 à couper le souffle. La générosité de Dame Nature cette année-là s’est commuée sur les 240 hectares de Grande Champagne du domaine Frapin en une eau-de-vie très intense. Distillé sur lies pour conserver toute la richesse aromatique, les fûts scellés sous le contrôle du BNIC, ce 89 s’est ensuite reposé dans des chais humides. C’est ainsi que le feu de l’alcool prend congé en part des anges pour laisser place à la rondeur, la suavité, la volupté. Il en ressort un nectar rare où les écorces d’orange se disputent à la boîte à cigares avec des notes d’épices et d’un rancio qui conserve beaucoup de fraîcheur. Avis aux amateurs. « C’est notre premier millésime vieilli en chai humide », souligne le maître de chais Patrice Piveteau qui réserve une autre surprise pour cet automne. Ce n’est pas du storytelling, Rabelais a été de la famille Frapin. En son honneur, une cuvée très prestigieuse a été créée où les plus belles eaux-de-vie du domaine viennent s’enfermer dans un écrin opéré par des maîtres verriers et des maîtres tailleurs pour un flacon de cristal décoré à la main avec de l’or 18 carats. On caresse ici l’univers du luxe. Avis aux collectionneurs.

Millésimé 1989 (70cl) : 175€
Cuvée Rabelais (70 cl) : 8 500€

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Bacchus business club de Lyon : le coup d’envoi !

Se retrouver, partager la joie d’être ensemble autour d’une passion commune : le goût, le vin, l’art de vivre.

Voilà l’ambition du Bacchus Business Club, porté par Terre de Vins : réunir physiquement les acteurs de l’économie lyonnaise, qu’ils soient dirigeants de grandes, moyennes ou petites entreprises, ou profession libérale, à raison d’une fois par mois « Les Lyonnais aiment le mouvement, notre phrase fétiche n’est-elle d’ailleurs pas : « qui ne saute pas n’est pas lyonnais ? »

La référence footbalistique de Maître Bruno Alart, président du Bacchus Business Club de Lyon, maître de cérémonie de cette première soirée à l’Hôtel &Spa La Rotonde à La Tour-de-Salvagny, au nord de Lyon, et avocat spécialisé en droit des affaires au Cabinet Morell Alart & Associés donne le ton et l’ambiance : savourer certes, mais autour de l’envie de tisser des liens, d’échanger, de s’inspirer et de co-construire une belle dynamique pour la ville de Lyon et sa région.

Après Bordeaux et Marseille, où les ouvertures ont été particulièrement réussies, impossible de passer à côté de Lyon : en plus de son histoire culinaire et de son titre envié de capitale mondiale de la gastronomie, entourée de vignobles aux quatre points cardinaux, la ville fait preuve d’un dynamisme économique très fort, qu’il soit industriel ou technologique.
Le Bureau du Bacchus Business Club compte dans ses rangs Emilie Legoff, CEO de Troops et présidente de la French Tech Lyon Saint-Etienne ; Laurent Marx, directeur d’Haxio Industrie ; Olivier Sucrot, président de Fiduciaire Lyonnaise ; Laurent Derhé, président de l’ASLERA (association des sommeliers d’Auvergne Rhône-Alpes), sommelier et MOF ; et Xavier Lepingle, directeur général Hermès Textile Holding .

Philippe Carli et Marcel Guigal à l’honneur

Deux invités de marque sont conviés à chaque soirée afin d’incarner le lien entre business et monde du vin. Pour cette soirée inaugurale, Marcel Guigal de la célèbre maison éponyme et Philippe Carli, président du directoire du groupe Ebra (regroupant neuf titres de presse quotidienne régionale, dont Le Progrès de Lyon), ont ouvert le bal.

Philippe Carli rappelle à quel point tout est possible, dès lors que l’on accepte le changement, la diversification, et que l’on met ensemble des synergies capables de repousser les frontières de l’existant. Son parcours est à l’image de son propos : après des études d’ingénieur, il évolue dans l’industrie aéroportuaire, avant de décider de sortir de sa zone de confort en 2010. La vie lui fournira l’occasion de se tourner vers la presse, d’abord avec son intégration dans le groupe Amaury (L’Equipe, Le Parisien et Aujourd’hui en France à cette époque), puis en tant que président du groupe Ebra, détenu par le Crédit Mutuel.
Le challenge était fort que de redresser des titres de presse écrite, dans un monde où le digital s’étend inéluctablement. Pari réussi pour Philippe et ses équipes, grâce à sa vision et son aptitude à transformer pour s’adapter. Même la pandémie de Covid ne put détruire ses efforts, permettant de redonner un nouveau souffle à la presse quotidienne régionale, en remettant en lumière son rôle de lien social. Rôle que Philippe Carli incarne par ailleurs avec son autre activité de président de l’association Astrée, destinée à rompre la solitude et créer du lien social. A noter également : Philippe Carli est propriétaire du château de Fontenay près de Chenonceau et a fait déguster l’Ingénue, cuvée qui a séduit l’assemblée aux côtés des emblématiques « poids lourds » de la famille Guigal.

Le cadre prestigieux de la Rotonde, associée à la cuisine étoilée de Jean-François Malle, au champagne de gourmet de la maison Charles Heidsieck représentée par son directeur général Stephen Leroux, et aux vins prestigieux de la maison Guigal, ont en réalité donné à cette première soirée le standing promis par le Bacchus Business Club à ses membres. Stephen Leroux, dès l’introduction, avait en effet insisté sur ses champagnes ciselés par le chef de cave Cyril Brun, des champagnes qui ne cherchent pas le volume mais l’excellence, des champagnes nés d’une ambition portée par Christopher Descours, conscient que cette maison historique née en 1851 devait retrouver toutes ses lettres de noblesse. Marcel Guigal, accompagné de son épouse Bernadette, avait quant à lui apporté dans ses bagages, entre autres, les iconiques « La Mouline » et « La Doriane » et a raconté tout le soin qu’il apporte au terroir dont il connaît chaque mètre carré. « Nous avons réussi une magnifique soirée de lancement », se félicitait Me Bruno Alart, sûr que le Bacchus Business Club de Lyon venait d’obtenir là les clefs de la longévité.

LES PROCHAINES DATES À RETENIR

Mardi 5 octobre à Bordeaux
Nicolas de Tavernost, Président du Directoire du Groupe M6
Château Pavie Macquin – Saint-Émilion Grand Cru, 1er Grand Cru Classé B
Château Larcis Ducasse – Saint-Émilion Grand Cru, 1er Grand Cru Classé B
Nicolas Thienpont, Directeur Général

Mardi 12 octobre à Lyon
Pierre Gattaz, président du directoire de Radial et président de Business Europe
Château de Sannes – Luberon

Jeudi 14 octobre à Marseille
Nicolas Béraud, Fondateur et Directeur Général Betclic
Château de Pibarnon, Bandol (en présence de Eric de Saint Victor, propriétaire)

Pour rejoindre le Bacchus business club : bacchusbusinessclub.com

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Vendanges à Châteauneuf-du-Pape, un millésime 2021 plein de promesses

Les roussannes et les grenaches blancs sont dans les cuves, les premières syrahs seront récoltées dès la fin de semaine. Dans la Vallée du Rhône sud et particulièrement à Châteauneuf-du-Pape, vigilance et optimisme sont de rigueur pour un millésime qui s’annonce compliqué mais prometteur.

« Nous avons récolté les premières roussannes il y a dix jours, deux autres parcelles le 14 ainsi que quelques syrahs qui avaient gelées. Nous reprendrons dans une semaine car les maturités prennent leur temps. L’état sanitaire est correct, laissons mûrir doucement. Les premières fermentations sont bien ». Rémi Jean, le directeur du Château La Nerthe à Châteauneuf-du-Pape est serein, conscient d’avoir été préservé par rapport aux autres vignobles français. Les 92 hectares de la famille Richard, travaillés en agriculture biologique depuis 1998, ont trouvé et prouvé leurs équilibres. Si le retard est de 10 jours, par rapport à l’année dernière, le vignoble n’a pas souffert. Le directeur s’attend, toutefois, à une récolte en baisse de 20 à 30% par rapport à 2020. Grâce à des équipes de saisonniers locaux, nulle crainte de pénurie de main d’œuvre, la vendange va monter en puissance dans les prochains jours.

Au Château de Nalys, le discours est similaire. Raph Garcin, qui dirige le domaine racheté en 2017 par la famille Guigal, veille aux grains. « Nous avons débuté sporadiquement les blancs, en fonction des terroirs car la maturité a de 7 à 10 jours de retard par rapport à ces dernières années. L’état sanitaire est convenable malgré les pluies de printemps et d’été. Si nous avons été épargné par le gel, les vignes ont souffert du froid. Cela a provoqué des pousses buissonnantes et une feuillage dense qui favorise la présence de cryptoblabes, qui ont un peu abîmé les raisins sur certains secteurs ». Le directeur se satisfait des premiers jus blancs, mûrs, francs et aromatiques, avec plus d’acidité qu’à l’accoutumée. Les rendements et le poids des baies sont légèrement inférieurs de 15 à 20%.

Confiants, les deux directeurs mesurent leur chance. Ils ne souhaitent pas fanfaronner mais être solidaires, conscients d’être un peu privilégiés face à leurs collègues des autres appellations.

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