[PRIMEURS] Matthieu Bordes, Château Lagrange : “la prime au cabernet”

Tout au long de la période des Primeurs et en avant-première du n°71 de Terre de Vins qui sortira en kiosques le 19 mai prochain, des figures du vignoble bordelais nous font partager leur regard sur le millésime 2020 et la campagne qui s’annonce.

Aujourd’hui : Matthieu Bordes, Directeur général, château Lagrange (3e grand cru classé Saint-Julien)
2020, millésime de cabernets sauvignons d’anthologie ?
« Sur nos terroirs de graves de Saint-Julien, dans les millésimes comme 2020, année la plus chaude enregistrée depuis plusieurs décennies, le cabernet se comporte toujours mieux que le merlot. Depuis quinze ans, nous en intégrons de plus en plus dans nos assemblages. Dès qu’on passe la barre des 70 %, c’est qu’il a donné d’excellents résultats. Ce 2020 comporte 74 % de cabernet sauvignon, 24 % de merlot et 2 % de petit verdot. On pourrait penser qu’avec tant de cabernet les vins seraient un peu solides dans l’âme, or pas du tout. Le cabernet amène beaucoup de fraîcheur et des degrés d’alcool acceptables, de l’ordre de 13,5° cette année. Ce 2020 est un vin très charnu, rond, avec beaucoup de chair et de buvabilité dès à présent. »

Terre de Vins n°71, spécial Primeurs 2020 à Bordeaux, en kiosques le 19 mai.

Cet article [PRIMEURS] Matthieu Bordes, Château Lagrange : “la prime au cabernet” est apparu en premier sur Terre de Vins.

Latour Martillac : le parcours enchanté

Après avoir inauguré son nouveau cuvier et chai à barriques en 2020, le château Latour Martillac, Cru Classé de Graves, a adapté son offre œnotouristique en valorisant ses récents bâtiments, esthétiques et performants. Mais le château va plus loin en 2021, en mettant l’accent sur l’art, et en créant une nouvelle visite intitulée « d’Art et d’Histoires » qui s’appuie principalement sur des fresques peintes dans la nouvelle boutique et qui racontent l’histoire de la famille et du vin.

Avant d’aller dans les vignes et les chais, la visite commence dans la boutique justement. Certes vous y verrez les fameuses fresques, mais celles-ci seront commentées en fin de visite : une petite frustration qui entretient bien le désir et le suspense. En attendant, vous apprendrez d’où vient le nom de la famille Kressmann, propriétaire de ce Cru Classé de Graves, en blanc et rouge en appellation Pessac Léognan. De même si l’origine de l’étiquette de Latour Martillac vous a toujours intrigué, reconnaissable entre mille, vous repartirez avec la satisfaction d’avoir percé ce mystère, en découvrant ce qui a inspiré son dessin. Et vous en saurez plus également sur les armoiries du château : d’où viennent-elles ?

Puis vous partirez dans les vignes, et l’on vous parlera d’une vigne centenaire de sémillon (cépage emblématique des graves avec le sauvignon blanc) : une vigne qui a suscité un intérêt grandissant lorsqu’il s’est agi de gagner en qualité sur les autres parcelles du même cépage : sélection massale ? Vous reviendrez vers les chais, non sans apercevoir la fameuse tour de Latour Martillac. De quand date-t-elle ? Elle paraît bien vieille et quel était son rôle ? Si c’est la seule rescapée d’un édifice plus imposant, en reste-t-il des traces ? Tout cela vous sera dit et les curieux d’histoires et de vieilles pierres seront satisfaits. Nous voilà maintenant dans les chais, ceux de 1990 et surtout ceux de 2020, modernes, épurés, impressionnants. Tout est au service de la nouvelle ambition du château.

De nouvelles fresques qui vous parlent

Enfin, la boutique. Celle-ci prend toute la lumière du ciel ; rien n’est dans l’ombre, tout est mis en valeur. Les fresques, au-dessus des casiers à bouteilles, attirent l’œil assez vite. Leur style empreint de simplicité joyeuse, dans le style BD, touche votre âme d’enfant. Une naïveté qui réjouit et que l’on prend pourtant au sérieux car ces fresques, peintes par Max Ducos (le fils de l’architecte qui a construit les nouveaux chais), racontent bien l’ambiance familiale et le travail de la vigne en convoquant quelques figures qui ont marqué Latour Martillac. Des figures de la famille Kressmann, mais pas seulement : des ouvriers et des œnologues (vous découvrirez lesquels) à qui on rend hommage avec simplicité, des enfants (souvent présents, comme les témoins d’un temps heureux quelles que soient les époques), des animaux aussi. Et puis le sujet central de Latour Martillac : le raisin. Quelle trouvaille de l’avoir traité en argent et quelquefois en or ! Le voilà qui irradie et sort de la vaste vignette, sans pour autant absorber les autres sujets. Il se met au centre de toutes les attentions et les personnages s’articulent autour de lui. Il attire la lumière de la pièce lui est consacrée et qui le sert bien. N’entend-on pas aujourd’hui, plus qu’hier, les viticulteurs parler du raisin comme d’une matière première précieuse qui est l’objet de toutes les attentions et qui est l’aboutissement d’un travail méticuleux, après bien des craintes liées à la météo. Ici, dans les fresques de Latour Martillac, le raisin prend l’apparence d’un trésor célébré par l’argent et l’or : deux couleurs que l’on retrouve sur les étiquettes, comme un fil conducteur.

Max Ducos, le peintre des fresques, a suivi les volontés de Joël Kressmann. Ce dernier, par mail envoyait des textes et des photos qui dictaient les thèmes à Max Ducos. Ce dernier composait des fresques en combinant les thèmes ou les sujets proposés par Joël. Ici un tableau de Georges de Sonneville (qui a résidé dans le village de Martillac de 1925 à 1930), là des anciennes photographies bien représentatives. Présentées chronologiquement, les fresques restituent l’épopée familiale et celle du château, parfois sur un arrière-plan de lumière biblique discrète, et toujours dans un optimisme et un enchantement jamais forcés qui convainquent. Les situations présentées s’inspirent d’une réalité authentique, jamais déformée ou exagérée, une réalité qui entre en résonance avec votre sensibilité et votre passé. La bienveillance permanente et le style de ces fresques parleront à toutes les générations.
Comme pour les 5 autres formules, une dégustation conclura la visite (2 vins pour celle-ci).
30 € par personne, 1h30 de visite.

Château Latour Martillac : 8 Chemin Latour 33650 Martillac, +33(0)5 57 97 71 11
Château Latour Martillac, Grand Cru Classé de Graves

Cet article Latour Martillac : le parcours enchanté est apparu en premier sur Terre de Vins.

[Primeurs] Pavie joue la constance

Après la sortie de Château Angélus, un autre Premier Grand Cru Classé « A », Château Pavie, est aujourd’hui disponible en primeur.

Ce sera ni plus ni moins pour la propriété mythique de Gérard Perse. Le Pavie 2020 est à 280 € HT, comme le 2019. Pour mémoire, les millésimes 2016, 2017 et 2018 étaient respectivement à 344, 322 et 329. Sur 2019 et 2020, sortis pendant la crise sanitaire, la voilure a été baissée. Pour la première fois, les Arômes de Pavie seront aussi disponibles sur le site de La Grande Cave, au prix de 70 € HT.

Pour acheter Château Pavie 2020 sur La Grande Cave

Château Pavie 2020 a obtenu la note de 98-99/100 en Primeurs dans Terre de Vins.
Commentaire à découvrir dans notre n°71, spécial Primeurs 2020 à Bordeaux, en kiosques le 19 mai.

Cet article [Primeurs] Pavie joue la constance est apparu en premier sur Terre de Vins.

[Primeurs] Sortie d’Angélus et autres ténors de la place

La campagne des Primeurs s’égrène petit à petit et un des crus stars de Saint-Émilion fait sa sortie. Sur la rive gauche, les châteaux Léoville Barton et Langoa Barton sortent aussi du bois.

Après Cheval Blanc (en hausse de 7 %), le premier grand cru classé « A » Angélus sort à 295 € HT contre 266 l’an passé, soit une augmentation de 11 %. Il faut savoir que les millésimes 2016, 2017 et 2018 se positionnaient respectivement à 344, 322 et 295. Ainsi, nous revenons sur le prix du 2018.
Par ailleurs, rive gauche, le Grand Cru Classé 1855 de Saint-Julien, le château Léoville Barton, sort à 70,20 € HT pour une hausse de 17% par rapport au millésime 2019. Le château Langoa Barton augmente également mais seulement de 5 % soit 34,60 € HT. Plus au sud, le château Guiraud, qui fête les 10 ans de sa certification en Agriculture Biologique, sort à 39 € HT pour une hausse d’un peu moins de 10 %.

Pour acheter Angélus 2020 sur La Grande Cave
Pour acheter Léoville Barton 2020 sur La Grande Cave
Pour acheter Langoa Barton 2020 sur La Grande Cave

• Château Angélus 2020 a obtenu la note de 99/100 en Primeurs dans Terre de Vins.
• Château Léoville Barton a obtenu la note de 96-97/100
• Château Langoa Barton a obtenu la note de 93-94/100
Commentaires à découvrir dans notre n°71, spécial Primeurs 2020 à Bordeaux, en kiosques le 19 mai.

Cet article [Primeurs] Sortie d’Angélus et autres ténors de la place est apparu en premier sur Terre de Vins.