Réseau parisien de recel de grands crus : six interpellations

Six personnes d’origine chinoise ont été interpellées la semaine dernière en région parisienne, lors du démantèlement d’un réseau de recel de grands crus, qui a permis la saisie d’un millier de bouteilles, d’une valeur d’environ 200.000 euros, a annoncé la gendarmerie lundi.

Mardi dernier, une importante opération impliquant une centaine de gendarmes a abouti aux interpellations, et à des perquisitions dans 15 lieux, à Paris et dans sa grande couronne, dont des commerces et restaurants de la communauté asiatique, ainsi que dans une propriété viticole du Libournais (Gironde), a précisé la gendarmerie dans un communiqué.

Lors de l’opération, 1.070 bouteilles volées ou d’origine douteuse ont été saisies, de très grands crus (Petrus, Château Yquem, Romanée-Conti, Rothschild, Cheval blanc, magnum Angelus…), d’une valeur totale d’environ 200.000 euros, ainsi que plus de 118.000 euros en espèce. « Incidemment », 180.000 masques anti-Covid non-homologués ont été saisis, précise la gendarmerie.

A l’issue des gardes à vue, cinq personnes, Chinois d’origine, naturalisés pour certains, ont été mises en examen vendredi pour recel en bande organisée, vol en bande organisée, blanchiment aggravé, association de malfaiteurs. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire, avec interdiction de sortie du territoire et versement d’une caution. Une sixième a été laissée libre.

L’opération est l’aboutissement d’une enquête de plusieurs mois, et le prolongement d’un coup de filet conjoint police-gendarmerie en décembre, principalement en Gironde et Dordogne, qui avait abouti à la mise en examen de 14 personnes et l’incarcération de sept d’entre elles.

L’enquête a ensuite permis d’identifier une filière de recel, avec des commerçants et restaurateurs qui écoulaient les bouteilles en restaurants (avant leur fermeture liée au Covid), auprès de particuliers, ou à l’exportation. Certains avaient investi dans une propriété viticole en Gironde, à la gestion de laquelle deux des suspects étaient associés, a précisé à l’AFP le colonel Jean-Baptiste Félicité, commandant la section de recherche de Bordeaux.

A la genèse de cette affaire, une série de vols dans des entrepôts et chez des négociants sur la métropole bordelaise à l’automne 2019, portant sur un préjudice de plus de 5 millions d’euros. Police et gendarmerie avaient été co-saisies par un juge d’instruction bordelais en 2020.

Une autre opération, de police cette fois, a abouti en janvier aux interpellations et mises en examen de sept personnes, dont un ressortissant Chinois, négociant, après un vol de grand crus pour 800.000 euros de butin en septembre 2020 sur l’agglomération bordelaise. Selon les services d’enquête, le vol de grands crus y est un phénomène prégnant, avec des préjudices qui deviennent plus importants.

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[Escapade Coteaux d’Aix] Château Vignelaure : cabernet sauvignon d’abord

À la limite septentrionale des Coteaux-d’Aix-en-Provence, au nord de l’agglomération aixoise, quelques domaines et une coopérative ont su valoriser les terroirs les plus froids de l’appellation, à l’abri du massif de Vautubière ou de la chaîne de la Trévaresse. Ici, les rouges ont su se faire une place au soleil. Démonstration en 6 étapes.

Retrouvez l’intégralité de cette Escapade dans le Terre de vins n°69, disponible sur notre kiosque digital.

Épisode 2 : Château Vignelaure

Cabernet sauvignon d’abord
À Vignelaure, la moitié du vignoble, cabernet sauvignon, syrah et grenache, date de l’époque de Georges Brunet, quand ce Bordelais, propriétaire du cru classé La Lagune, est venu s’installer en Provence, à la fin des années 1960. Sur ce plateau froid à 350 mètres d’altitude, entre Jouques (13) et Rians (83), il avait planté des cépages blancs, arrachés avant même de produire au vu du succès de ses rouges à base de syrah-cabernet sauvignon, le grenache étant utilisé seulement pour les rosés à partir des années 1980. Ce fut l’un des premiers vignerons à planter du cabernet sauvignon en Provence et à opter pour des élevages longs dans des fûts de différents tonneliers. Le domaine connaît alors son heure de gloire, mais, après le changement de propriétaire dans les années 1990, il faudra attendre l’arrivée, en 2007, d’un couple d’investisseurs scandinaves et d’un nouvel œnologue pour réveiller la belle endormie. Mette et Bengt Sundstrom, qui ont fait fortune dans la vente aux enchères de meubles et d’objets de décoration, cherchent une belle maison de vacances au soleil du Sud ; ils ont un coup de cœur pour cette propriété de 275 hectares, dont une cinquantaine de vignes. Ils ne découvrent que sur le tard qu’ils sont tombés sur une vraie pépite. Pour la valoriser, ils recrutent un directeur-œnologue : Philippe Bru vient d’un terroir méridional, celui de la cave de Rasteau, et il n’était « pas familier des équilibres des terroirs froids, ni du cabernet sauvignon », reconnaît-il. Il travaille d’emblée avec moins d’extractions, moins de bois neuf pour les élevages mais laisse toujours le vin se reposer avant la commercialisation (actuellement le Château Vignelaure 2015 – 25 €). Vignelaure est encore réputé pour ses rouges, même si leur part de cabernet sauvignon a diminué, mais il commence à faire connaître ses blancs aux cépages variés. Philippe Bru a démarré le travail en bio dès 2009, d’abord pour les rosés et les blancs – il faut attendre 2018 pour la certification en rouge. « Pour les propriétaires, le bio était une évidence, tout comme la plantation de cépages blancs », avoue Philippe Bru. Aujourd’hui, le vignoble ne compte pas moins de 11 cépages. Les gammes ont été repensées dans les trois couleurs : Château Vignelaure, Le Page, La Source et le dernier-né, L’Or de Vignelaure, un sauvignon blanc en vendanges botrytisées (25 € les 50 cl). Philippe Bru, toujours en quête d’équilibre, se passionne pour les assemblages, estimant que 1 + 1 font souvent 3. Le domaine, peuplé d’œuvres d’art, des caves à la maison, en passant par le parc arboré, a incontestablement redoré son blason.

83560 Rians
04 94 37 21 10 – Site internet

Épisode 1 : Château Revelette

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Frédéric Drouhin, nouveau Président des vins de Bourgogne

Le BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne vient de se doter d’un nouveau président en la personne de Frédéric Drouhin, représentant de la famille du négoce.

Frédéric Drouhin succède à Louis-Fabrice Latour, qui avait repris la présidence du BIVB le 1er janvier 2020 mais a souhaité être déchargé de cette fonction « pour raisons personnelles ». Suite à la proposition de la Fédération des Négociants-Eleveurs de Bourgogne (FNEB), le comité permanent a donc désigné Frédéric Drouhin, dirigeant de la Maison Joseph Drouhin à Beaune. Cette nomination courra jusqu’à la fin de la mandature en cours, qui s’achève en décembre 2021.

Frédéric Drouhin représente, avec sa sœur et ses frères, la quatrième génération de dirigeants de la Maison Joseph Drouhin à Beaune. Il assure la présidence du directoire de ce Négociant-Eleveur depuis 2003, après avoir été à la direction opérationnelle à partir de l’an 2000.
Il a, par ailleurs, assumé les fonctions de Président de la FNEB de 2014 à 2018 (faisant à ce titre partie du Comité Permanent et du Conseil d’Administration du BIVB). Il a également été membre du comité national de l’INAO de 2007 à 2016.

Dans un communiqué, le nouveau président a désigné les deux priorités de son mandat : « Tout d’abord la Charte ‘Engageons nos terroirs dans nos territoires’ qui marque notre vision de la place du vin dans notre société : respect de la nature et des habitants. Nous portons ainsi la même attention à ceux qui nous entourent qu’au fruit de la vigne quand nous élaborons nos vins. Ensuite, la Cité des vins et des Climats de Bourgogne, porte d’entrée vers notre vignoble, qui symbolise notre volonté d’accueil d’un large public dans notre monde. Cet accueil est une autre vertu cardinale de la Bourgogne. C’est en bâtissant sur ces valeurs partagées par les deux familles, que nous saurons construire aussi de la valeur économique pour notre territoire et nos entreprises. »

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