Vendanges à Cahors : de la qualité, mais de petits volumes

Cet été, sur l’appellation Cahors, les vignerons ont lutté contre le mildiou au début de la saison et contre la canicule à la fin. Deux phénomènes qui ne sont pas sans conséquence sur les volumes.  

Les vendanges ont débuté au début du mois de septembre sur l’appellation Cahors. Les rouges, qui seuls peuvent bénéficient de la dénomination AOC Cahors, ont été récoltés un peu plus tardivement au cours du même mois. Les vignerons n’ont pas voulu trop tarder. « Plusieurs prélèvements suite aux fortes chaleurs, nous ont indiqué que nous étions arrivés sur un plateau, la vigne ne chargeait plus, n’évoluait plus en maturité », décrit Nicolas Fournié, président du syndicat de défense du vin AOC Cahors, et vice-président de la cave coopérative Vinovalie. Les vendanges ont donc été menées aussi rapidement que possible, laissant derrière les parcelles les plus essorées par le mildiou. 

Depuis mi-octobre, le travail est désormais terminé ce qui permet à Nicolas Fournié de commencer à faire le bilan. « Nous estimons, en moyenne, les rendements à 17 hecto/hectare », évalue le président du syndicat de défense des vins de Cahors. Cette moyenne cache de grandes disparités entre les parcelles non vendangées et les terres plus privilégiées, épargnées par le mildiou, où les rendements sont de 40 hectolitres/hectare. Au mildiou, il faut ajouter le coup de chaud infligé aux grappes après le 20 août, qui a brûlé les raisins. 

De beaux blancs aux Croisille
Heureusement, au Château Les Croisille, dont les vignes se trouvent à Luzech dans la vallée, les blancs se sont bien comportés. « Nous avons fait cette année, une de nos plus belles récoltes en sauvignon et chardonnay. Il y a de belles acidités et de beaux équilibres. Nous allons faire nos deux cuvées habituelles », se réjouit Germain Croisille, qui pour le domaine familial assure les vinifications. Pour les rouges, le travail au chai devrait beaucoup impacter le profil des vins. Au Château Les Croisille, précise le vigneron, « on a fait des macérations courtes, des extractions limitées pour obtenir des vins pas trop tanniques, sur le fruit et qui gardent la fraîcheur. » Globalement, la vendange obtenue est « de bonne qualité, on est dessus de 2021 ». », observe Nicolas Fournié.

Pour le président du syndicat de défense du vin AOC Cahors, 2023 doit servir d’année témoin pour le vignoble qui va devoir apprendre de cette expérience. « On sait presque tous, quel jour on s’est fait avoir par le mildiou. Quand le produit a été lessivé. On s’est rendu compte que la qualité de la pulvérisation est primordiale. » Autre enseignement de cette année, pour Nicolas Fournié, « le merlot n’est plus indispensable ». Ce cépage permettait de donner de la rondeur aux vins, mais « il ne supporte pas l’excès d’eau et la chaleur », pointe le vigneron. De quoi peut-être détourner, à l’avenir, les vignerons de Cahors de ce cépage. 

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[Foire aux seconds vins] Joli succès d’automne

Ce samedi, sous la houlette de Terre de Vins et de son partenaire Cash Vin, la Foire aux seconds vins était une nouvelle fois de retour au Hangar 14, à Bordeaux. Une journée pour découvrir et faire le plein de jolis rapports qualité-prix, qui a enthousiasmé autant les quelque 1600 visiteurs présents que les domaines participants.

En cette journée automnale, les amateurs n’ont pas eu peur d’affronter une météo capricieuse pour se rendre à la Foire aux seconds vins, en bord de Garonne. Le déplacement valait assurément le coup, avec de belles découvertes en perspective grâce à plus d’une cinquantaine de propriétés des deux rives bordelaises au rendez-vous, proposant une diversité de vins pour tous les goûts et pour tous les budgets. 


Fidélité et nouveautés
Parmi les nouveaux visages de cette édition 2023 figurait le Château Monlot, grand cru de Saint-Emilion sous pavillon chinois, qui présentait son Héritage de Monlot 2020, un vin au fruit gourmand né des coteaux limono-argileux de la propriété. Diligentée par le responsable marketing et brand-ambassador Edouard Mazieres, cette première participation « a pour but de dynamiser la partie commerciale, expliquait-il. Et ce n’est que le début, puisque nous entendons également être présents à Bordeaux Tasting en décembre et à Lyon Tasting l’an prochain ».

Parmi les habitués, on retrouvait, fidèle au poste, le Château Cantemerle (grand cru classé du Médoc) et son frère saint-émilionnais le grand cru classé Grand Corbin. « Nous répondons présents aux événements de Terre de Vins depuis la toute première édition de Bordeaux Tasting comme de la Foire aux seconds vins, rappelait Laurence Beuton, responsable communication et événementiel du domaine. Ce sont des salons très qualitatifs, tant dans l’organisation que par les dégustateurs présents. » En ce samedi, les amateurs pouvaient découvrir Les Allées de Cantemerle 2019, assemblage créé à partir des jeunes vignes de la propriété, dominé par le cabernet franc, « déjà accessible par sa finesse et sa gourmandise, mais aussi doté d’une belle capacité de garde. » Parmi les actualités du domaine, le grand cru classé a enclenché une phase de travaux en 2022, comprenant une rénovation d’envergure du château, le triplement de surface du cuvier et la création d’un nouveau chai à barriques pour 2024, ainsi que d’une boutique dont l’ouverture est prévue pour 2025. 

Parmi les autres fidèles participants mettant à profit cette Foire aux seconds vins pour faire découvrir leurs nouveautés, était présent le Château Bouscaut (Pessac-Léognan). Le cru classé de Graves faisait découvrir son second vin Les Chênes de Bouscaut rouge 2018 « équilibré, aux tanins fondus » et blanc 2021  « entre structure et fraîcheur », tous deux habillés depuis les Primeurs 2022 d’étiquettes repensées « dans un style intemporel et chic plus fidèle à l’esprit de la famille », expliquait Armand Lurton-Cogombles, le responsable commercial de la propriété. 

Des visiteurs conquis
Qu’ils soient novices, amateurs ou même futurs professionnels du vin, les visiteurs avaient le sourire en ce samedi au Hangar 14. Fidèle lecteur de Terre de Vins et participant régulier aux événements du magazine, Florent saluait la qualité des événements de Terre de Vins et se réjouissait de « pouvoir goûter, faire des rencontres et découvrir ou redécouvrir des vins. » Au détour d’une autre allée, Pierre, amateur de vin, était venu accompagné de son amie Martine, plus novice en la matière mais toute aussi intéressée. Déjà plusieurs fois acquéreur de ces bons rapports qualité-prix que sont les seconds vins bordelais, il confiait quelques nouveaux coups de cœur à l’image du Chevalier de Lascombes ou de la Dame de Gaffelière, alors que sa complice penchait plus pour le vignoble de Pessac-Léognan, avec Les Chênes de Bouscaut ou Le Petit Haut Lafitte. 

Tous deux étudiants en diplôme national d’œnologie, Lisia et Maxime étaient venus accompagnés de leur ami étudiant en langues Elwan. Ils profitaient de cette foire aux seconds vins pour « enrichir leurs connaissances, faire un tour du vignoble bordelais, comparer les appellations et leurs caractéristiques », et se perfectionner dans l’art de la dégustation. « Nous avons fait des découvertes et avons eu quelques belles surprises, à l’image de Blason d’Issan, Frank Phélan ou Château Coquillas. » Leur enthousiasme était tel qu’ils planifiaient déjà leur venue à Bordeaux Tasting, les samedi 9 et dimanche 10 décembre prochains. 

Un succès toujours au rendez-vous
Avant de repartir, les amateurs n’ont pas manqué de faire une halte à la boutique aménagée par Cash Vin sur place, pour ramener ces pépites à domicile. De bon matin déjà, « les clients privilégiaient l’achat en grosses quantités, souvent à hauteur de quatre ou cinq caisses », rapportait Jérémie Daugy de Cash Vin. Parmi les plébiscites du jour, le blanc avait la part belle en matinée, et la rive gauche affichait également un beau succès, à l’image des Fiefs de Lagrange (grand cru classé de Saint-Julien) ou de Prélude à Grand-Puy Ducasse (grand cru classé de Pauillac). L’autre tendance-phare c’était, plus que jamais en ces temps de crise du pouvoir d’achat, le succès des petits prix en dessous de dix euros (par caisses de six), « qui ont fait un carton », à l’image des Oiseaux de Chantegrive et de Delphis de la Dauphine.

Photos ©A. Viller

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[Foire aux Seconds Vins] Pauillac, Saint-Julien, Saint-Estèphe… les rois du Médoc !

Aujourd’hui, la 7e édition de la Foire aux Seconds Vins, organisée par Terre de vins en partenariat avec Cash Vin, vous attend à Bordeaux, au Hangar 14. L’occasion pour vous de découvrir des cuvées porteuses du style des plus grandes propriétés bordelaises, à des prix accessibles. Découvrez les seconds vins des prestigieuses appellations de Pauillac, Saint-Julien et Saint-Estèphe. 

Château Pédesclaux
Fleur de Pédesclaux 2019
Pauillac
Voilà une version tonique du pauillac. Le nez franc invite à croquer dans son fruit frais, juste mûr. La trame acide relance les papilles et rappelle que le terroir médocain possède naturellement une signature fraîche et tendue. Un caractère contemporain, sur la réglisse noire, la griotte et le cassis. Avec un farci poitevin à l’oseille.
91/100
Prix TTC : 25 € la bouteille – 125 € la caisse de 6 bouteilles soit 20,83 € l’unité

Château Batailley
Lions de Batailley 2018
Pauillac
Un parfum entêtant de pruneau camphré s’annonce, traduisant le caractère généreux du millésime. Une certaine densité se discerne. Elle se retrouve en bouche, construite sur une matière pleine, des tanins fermes, bien présents mais intégrés, et surtout une arête acide qui tient l’ensemble sur la longueur. Avec une souris d’agneau (de Pauillac of course).
90/100
Prix TTC : 29 € la bouteille – 145 € la caisse de 6 bouteilles soit 24,17 € l’unité

Château Lynch-Moussas
Les Hauts de Lynch-Moussas 2018
Haut-Médoc*
Un parfum entêtant de pruneau camphré s’annonce, traduisant le caractère généreux du millésime. Une certaine densité se discerne. Elle se retrouve en bouche, construite sur une matière pleine, des tanins fermes, bien présents mais intégrés, et surtout une arête acide qui tient l’ensemble sur la longueur. Avec une souris d’agneau (de Pauillac of course).
90/100
Prix TTC : 29 € la bouteille – 145 € la caisse de 6 bouteilles soit 24,17 € l’unité

Château Pichon Baron
Les Tourelles de Longueville 2019
Pauillac
La robe est profonde, opaque, l’attaque est sucrée. La bouche est fluide et torréfiée, avec sa dominante de merlot, puis cabernet-sauvignon, franc et petit verdot. Cette cuvée montre un autre profil de Pauillac, plutôt inhabituel, dans un style épuré, c’est un contrepoint aux Griffons**, plus charnu. La texture est toute en légèreté, la finale sur le grain de café. Avec un esturgeon fumé.
89/100
Prix TTC : 48 € la bouteille – 240 € la caisse de 6 bouteilles soit 40 € l’unité

Château Haut-Bages Libéral
La Chapelle de Haut-Bages Libéral 2018 (AB)
Pauillac
Bouquet tonique sur la menthe sauvage, l’eucalyptus, le thym, les fruits rouges caramélisés puis le poivre frais. Il faut s’attarder sur ce nez complexe et généreux. Le palais surprend par son profil acidulé, tendu, croquant, fin et tonique, une construction fuselée qui conduit directement à table. Avec une lamproie à la bordelaise.
91/100
Prix TTC : 28 € la bouteille – 140 € la caisse de 6 bouteilles soit 23,33 € l’unité

Château Grand-Puy Ducasse
Prélude À Grand-Puy Ducasse 2016
Pauillac
Ce 2016 a eu le temps de s’offrir une certaine patine en bouteille, mais conserve les qualités inhérentes au millésime : bonne maturité de la matière, arête acide traçante, tanins granuleux, présents mais intégrés. Droit et juteux, bien structuré, ce second vin de Grand-Puy Ducasse (CA Grands Crus) assume son pur style pauillacais entre rigueur et sapidité. Avec un gigot de 7 heures.
89/100
Prix TTC : 28 € la bouteille – 140 € la caisse de 6 bouteilles soit 23,33 € l’unité

Château Tour Saint Fort
Baron d’Estours 2019
Saint-Estèphe
Une certaine concentration épicée, soulignée par un élevage assez présent, se discerne au premier nez. La bouche est droite, construite sur une bonne arête acide autour de laquelle se devinent quelques amers zestés. Les tanins sont aimablement fondus, pour une bouteille de bonne facture. Sur un petit salé aux lentilles.
88/100
Prix TTC : 15 € la bouteille – 75 € la caisse de 6 bouteilles soit 12,50 € l’unité

Château Lilian Ladouys
La Devise de Lilian 2018
Saint-Estèphe
L’élevage, encore dominant à ce stade, s’exprime sur un nappage de fruit noir. La bouche est dotée d’un gras flatteur, qui se vêt de tanins un peu serrés. Il est encore jeune et nécessite un bon carafage avant service, mais il a un joli potentiel. Accompagner avec un plat qui a des hanches, comme un boudin grillé et purée de panais.
90/100
Prix TTC : 18 € la bouteille – 90 € la caisse de 6 bouteilles soit 15 € l’unité

Château Lafon-Rochet
Les Pélerins de Lafon-Rochet 2018
Saint-Estèphe
Un vrai médocain. Son élevage fin, respectueux du fruit, enrobe un bouquet de violette, viande séchée, graphite, avec un grain de tanin dessiné et précis. La texture est juteuse et bien équilibrée, les épices fraîches pimpent la finale et s’exprimeront encore mieux une fois passé en carafe. On peut garder encore une paire d’années, c’est une valeur sûre. Avec un faisan cocotte au chou vert et au lard.
92/100
Prix TTC : 18 € la bouteille – 90 € la caisse de 6 bouteilles soit 15 € l’unité

Château Phélan-Ségur
Frank Phélan 2019
Saint-Estèphe
La robe affiche un rubis intense, avec un nez complexe et profond de fruit noir, d’iris, figue noire, cèdre, palais de grande classe, juteux et élégant de bout en bout avec une arête acidulée à peine perceptible mais soutenant la dégustation et relançant les papilles. Beaucoup de saveurs et d’élan, vraiment bon. Avec une oie rôtie.
92/100
Prix TTC : 22 € la bouteille – 110 € la caisse de 6 bouteilles soit 18,33 € l’unité

Château Lagrange
Les Fiefs de Lagrange 2015
Saint-Julien
Le caractère de ce vin surgit dès le premier nez, précisément ciselé autour d’un fruit net, d’une belle fraîcheur et d’une indéniable énergie. Densité et tension s’équilibrent joliment en bouche, autour d’un jus savoureux, escorté de tanins finement brossés. C’est de la très belle ouvrage, à l’image du travail de Lagrange à chaque millésime. Sur une belle côte de veau aux champignons, jus réduit.
92/100
Prix TTC : 34 € la bouteille – 170 € la caisse de 6 bouteilles soit 28,83 € l’unité

Les vins ont été dégustés par Sylvie Tonnaire et Mathieu Doumenge, respectivement rédacteur en chef et grand reporter à Terre de vins.

À nos lecteurs : les vins présents à la Foire aux Seconds Vins dont le commentaire ne figure pas dans cette série d’articles n’ont pas présenté d’échantillon à temps à la rédaction, ou ont présenté un échantillon défectueux qui n’a pu être re-dégusté.

*Si le grand vin de Lynch-Moussas est produit en appellation Pauillac, son second vin appartient bien à l’appellation Haut-Médoc.

**La rédaction a également dégusté Les Griffons de Pichon Baron, autre second vin de la propriété dont voici le commentaire de dégustation. Ce vin n’est pas présent à la Foire aux Seconds Vins.

La robe est intense et engageante. Jolie concentration au nez, un peu torréfiée et fumée, sur la viande grillée. Dense, juteux sur le cassis, bien équilibré grâce à un toucher de tanins finement brossé, le boisé est encore présent mais l’ensemble est de belle facture. Avec un magret de canard grillé.
92/100

Infos pratiques
La Foire aux Seconds Vins
21 octobre 2023
10H-19H
Hangar 14, Bordeaux.

Liste des exposants et billetterie en suivant ce lien

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Collection hiver, le défilé

Faire ses gammes avec 58 cépages, voilà qui élargit le champ des possibles. C’est la panoplie qu’offre les Vins de Pays d’Oc pour des vignerons qui osent, expérimentent, assemblent, élèvent en toute liberté. Collection, le challenge interne du label, distingue les plus audacieux, les plus pertinents, en deux temps, printemps-été, automne-hiver, un programme haute couture.

Quelque 300 amoureux des vins se sont retrouvés ce 19 octobre au domaine de Manse pour assister au défilé des 40 cuvées élues Collection automne hiver 2023. Au terme de deux jours de dégustation à l’aveugle, les 13 et 14 septembre dernier, un jury international les a choisis parmi plus de 270 flacons candidats. Pour mettre en lumière ces ambassadeurs de la première IGP nationale, ces vins devenant carte de visite des Vins de pays d’Oc, deux ateliers d’accords mets et vins ont été mitonné par « Les Pépites de Noëlle » : la fine fourchette a confronté, entre autres, Orangeraie, un syrah-viognier de la Famille de Lorgeril avec un filet de canette aux cerises confites ;  Adoration, un pur mourvèdre du domaine Serre de Guéry avec une forêt noire ;  Evidence, cabernet-sauvignon signé La Belle Pierre avec une côte de veau aux carottes…un festival de saveurs spécial repas de fêtes pour mettre les papilles en appétit, faire rayonner l’art de vivre en faisant se rejoindre créativité des vignerons et des cuisiniers.

©O. Maynard

©O. Maynard

©O. Maynard

©O. Maynard


Trente propriétés étaient réunies dans le vaste espace de Vinalia, présentant chacune leurs cuvées estampillées Collection rivalisant d’originalité : le gewurztraminer des Collines du Bourdic, le cabernet-sauvignon marselan du domaine de la Baume, l’étonnant Pur, pinot gris du domaine de la Provenquière, l’inattendue Rencontre, pinot noir 2012 de Anne de Joyeuse, Terra Patres 2019, assemblant cabernet-sauvignon syrah et merlot de la cave Alma Cersius ; le tempranillo du domaine Combe Blanche …Et tant d’autres déroulant autant d’opportunités permettant d’enrichir les caves des amateurs comme les cartes des professionnels, des vins faciles d’accès à partager sans façon aux cuvées les plus complexes pour lesquelles il faudra ouvrir ses livres de recettes. Une grande soirée de rencontres, prélude aux belles tablées des fêtes de fin d’année, la Collection Hiver 2023 est lancée ! 

©O. Maynard


Photos ©O. Maynard

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Vendange sélective en Alsace

Avec sa multiplicité de cépages, l’Alsace vendange toujours plus longtemps que les autres vignobles. A l’exception de quelques parcelles réservées aux vendanges tardives, la récolte se termine bien à la mi-ocobre, avec les gewurztraminers les plus tardifs sur les grands crus.

« Riesling et pinot noir magnifiques » s’exclame Valérie Beyer en évoquant une récolte satisfaisante sur le domaine familial Emile Beyer à Eguisheim (Haut-Rhin).  Il y a du volume, en particulier pour les crémants. Mais les lieux-dits et les grands crus auront comme toujours un petit rendement, moins de 30 hl/ha et même 25 pour les pinots noirs. Pour d’éventuelles vendanges tardives (VT), on a gardé trois parcelles de 30 ares en pinot gris et gewurztraminer sur lesquelles les vendangeurs sont déjà passés pour éliminer les grains verts qui ne muriraient pas et ceux qui ne pourraient pas attendre. Les dernières VT datent de 2018. En revanche, pas de vendanges tardives en vue au domaine Boehler à Molsheim (Bas-Rhin). Julien Bohler en a fait en 2022 et trouve qu’il faisait trop chaud cette année, 25 degrés et plus. Pour lui il faut des nuits fraîches pour faire des VT de qualité. Il est globalement très content, avec un petit bémol sur le pinot noir, dont il espérait plus de de structure, surtout après le fantastique 2022. L’acidité est un peu basse sur le riesling mais il trouve qu’il y a « beaucoup de mâche et de volume, les sels minéraux vont compenser l’acidité relativement basse et donner de la salinité ».

Du travail et du tri à la vendange
La vendange a commencé le 23 août, en particulier pour le crémant. Alain Renou, directeur du SYNVIRA, Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace, se rappelle : « Il faisait très chaud et il y avait des parcelles mûres après un début d’août maussade puis il y a eu la grosse pluie du 26 août. On s’est dit qu’on allait perdre la vendange. Ca a fait gonfler, ça a bloqué des maturités et provoqué un peu de piqure acétique ». Finalement il a fait très chaud et sec et « en dépit de rendements importants, ça a fini par mûrir » poursuit-il. Il y a eu beaucoup de travail, beaucoup de tri. Heureusement qu’il faisait beau tous les jours et que les vignerons ont pu prendre leur temps.

Récolte généreuse et tri indispensable
L’estimation de la récolte est autour de 980 000 hl, c’est-à-dire un peu plus que ce qui était prévu – et à peu près les volumes qui sont commercialisés. Maxence Kligenstein, chargé de mission au pôle technique du CIVA, Comité interprofessionnel des vins d’Alsace, résume une saison qui a fait peur, dès le printemps chaud, sec et venteux. Pas de mildiou mais un record d’oïdium, qui a forcé les vignerons à traiter en cadence. On l’a retrouvé parfois aux vendanges, avec un éclatement des baies et de la pourriture en conséquence. Le bon moment pour vendanger était crucial car il fallait attendre, pour le riesling en particulier qui s’était bloqué, mais il ne fallait pas trop attendre. Le maître mot de 2023 est le tri. Et le volume conséquent de la récolte a permis de le faire sans que le rendement final en pâtisse.

Vendanges tardives ou pas ?
A l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA), Maxence Werck est le responsable qui suit les vendanges tardives. Pour l’instant le muscat d’Alsace démarre bien, plus que le muscat ottonel, ainsi que le gewurztraminer, avec des potentiels de 19°. « Le botrytis est installé malgré le sec, car il y a des secteurs où il a fait moins de 10° le matin avec 90% d’humidité » explique-t-il. A la mi-octobre, le service de l’AVA qui contrôle la qualité des raisins fait une vingtaine de visites par jour, mais le chiffre peut atteindre une centaine si les conditions s’accélèrent. Au domaine Schoffit de Colmar et Thann (Haut-Rhin), on a gardé 70 ares de pinot gris en attente pour faire des vendanges tardives. « Il n’y a pas vraiment de botrytis pour le moment, je le fais pour le plaisir et continuer la tradition » déclare Alexandre Schoffit, dont les dernières VT remontent aux millésimes 2016 à 2019. Il est content du millésime qu’il juge « délicat, sur le fruit et l’élégance. Il faudra l’élever sur lies pour donner du volume et du gras ».

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Le champagne Billecart-Salmon s’associe au Domaine Bretaudeau

C’est une première pour Billecart-Salmon restée jusqu’ici centrée sur la Champagne. La Maison vient d’annoncer une association à travers une participation minoritaire avec le domaine Bretaudeau, l’une des stars de la région Nantaise…

Mathieu Roland-Billecart a fait la connaissance de Jérôme Bretaudeau en 2018. Le jeune président de la Maison Billecart-Salmon venait de prendre ses fonctions : « L’un de nos directeurs commerciaux était très ami avec lui. Il m’a fait découvrir ses vins lors de l’une de mes premières tournées où je l’accompagnais. J’ai d’abord dégusté les rouges et je suis tombé de ma chaise. On est complètement perdu, à l’aveugle jamais on ne parviendrait à les situer, on pense à la Bourgogne, et dans les vignobles de la vallée de la Loire éventuellement à Sancerre, mais certainement pas au côté Ouest ! Jérôme travaille sur beaucoup de cépages (Cabernet Franc, Melon de bourgogne, Merlot, Pinot gris, Pinot noir, Sauvignon gris, Savagnin), c’est un peu une tête chercheuse et sans doute l’un des vignerons les plus talentueux de sa génération. Je suis impressionné par ce qu’il a réussi à accomplir en 20 ans tout seul, alors que 20 ans pour un domaine viticole, ce n’est rien. »

Entre les deux domaines, une collaboration technique a d’abord vu le jour. « Denis Blée, notre chef de vignes, teste depuis longtemps certaines pratiques biodynamiques. Jérôme est venu nous aider en nous apportant ses conseils, par exemple dans la constitution de notre serre où nous réalisons nos préparations, et surtout dans le passage d’une dizaine d’hectares de vignes sur l’ensemble du cycle à ce mode de conduite depuis un an et demi (nous ne sommes pas encore certifiés). »

Inversement, la Maison Billecart-Salmon, apporte au jeune domaine de Jérôme son expérience pluriséculaire. « Notre famille est aux commandes de la même maison depuis 200 ans, nous savons comment on construit une histoire sur des temps très longsDu point de vue commercial, il est très bien distribué, mais nous avons une réputation à l’international et on peut imaginer aussi une entraide à ce niveau-là. »

Pour le reste, rien ne change. « Jérôme reste le chef de son domaine, le fonctionnement opérationnel demeure identique. Notre investissement lui permet simplement de disposer des ressources nécessaires pour pousser son exploitation à un niveau supplémentaire, à travers par exemple la création d’un nouveau chai. »

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Victoire Golden eagle avec le millésime 2005

Avec l’édition limitée de la cuvée Victoire Golden eagle 2005, Jean-Rémy et Paul-Alexandre Rapeneau souhaitent « relier le passé au présent » dans l’histoire du champagne G.H. Martel. La plongée dans la mémoire de la marque leur a même réservé des surprises.

Après quelques années de réflexion et de plongée dans les entrailles de la maison G. H. Martel, Jean-Rémy Rapeneau, directeur commercial hors France et marketing, se réjouit de dévoiler la sortie de la cuvée de champagne Victoire « Golden eagle », millésime 2005. Les recherches sur l’histoire de la maison ont permis de révéler que cette cuvée était « en 1953, la première du champagne G.H. Martel à être exportée aux USA ». Pour Jean-Rémy Rapeneau, devenu résident américain en 2022, tout en conservant un ancrage en Champagne, c’est un élément affectif fort. En 15 ans, le groupe familial* « est passé d’un marché 100% français à 70% d’export », se hissant « numéro 4 des ventes au Canada et numéro 7 aux USA », selon Jean-Rémy Rapeneau.

Une relance symbolique du virage vers l’export
Pour célébrer la sortie de Victoire « Golden eagle », Jean-Rémy et son frère Paul-Alexandre, directeur technique et œnologue, ont choisi le millésime 2005. Une année qui permit à la maison de reconstituer une partie des réserves et de mettre de côté une quantité limitée du millésime en vue d’une cuvée d’exception. « Il nous en restait 15 000 flacons », poursuit le Champenois.

L’allure de la bouteille respire « l’esprit de conquête » vers l’export. La symbolique a inspiré la famille. « Nous avons conservé l’aigle, emblème de la cuvée, ainsi que la bouteille originale, époque XVIIIème siècle, de Victoire, gamme prestige de la maison. » La première cuvée fut élaborée par les frères Christophe et Jean-François en 1989. Le nom « Victoire », « étonnamment libre », fut d’ailleurs déposé par la marque la même année. Désormais, champagne Victoire est une marque internationale à part entière dans le giron de G. H. Martel. Fondée en 1869, la maison tient particulièrement à la famille Rapeneau puisqu’il s’agit de sa toute première acquisition, en 1979, sous la direction de Bernard Rapeneau.

Un millésime puissant et gastronomique
Côté vin, ce « flacon de mémoire » valorise un assemblage 60% de premiers et grands crus de chardonnay et 40% de pinot noir issus de la montagne de Reims, dosé en extra-brut, « très automnal », symbolise Paul-Alexandre. « Le vin est en équilibre entre la fraîcheur et la puissance. L’acidité de l’époque nous permet de sortir de jolis millésimes comme celui-ci. » Effectivement, complexe et puissant, le champagne appelle un risotto, un foie gras ou encore un bar rôti. Systématiquement « déclarées en millésimé », les cuvées Victoire ne sont pourtant pas toujours revendiquées comme telles. « Mais cela nous permet de travailler sur le temps long, précise Paul-Alexandre, pourquoi pas sur 20 ans. »

Prix : 100 euros
*Champagne Martel, Château de Bligny, Charles de Cazanove.

Un collectionneur américain retrouve un millésime 1929 de G.H. Martel
Le lien américain et avec l’histoire ne s’arrête pas là. Au moment où Jean-Remy Rapeneau entamait avec la famille les réflexions et recherches autour de Golden Eagle, la maison reçut un appel. « En avril dernier, nous avons été contactés par un Américain, Mr Preston, disant détenir une bouteille de G.H. Martel 1929. » Un trésor insoupçonné, que ne possède pas la maison de champagne. L’anecdote est d’autant plus exceptionnelle que cet Américain domicilié dans l’Ohio, « visiblement fan de la maison », a poussé ses recherches et établi une chronologie de G.H. Martel et de ce millésime 1929, selon lui « le seul en circulation ».  Les documents envoyés par le collectionneur américain indiquent que, d’après l’ambassade de France à Washington DC, « les employés de la maison de champagne auraient sauvé cinq bouteilles de ce millésime des mains des nazis lors de la prise d’Epernay en 1940 ». D’ici la fin de l’année, Jean-Rémy Rapeneau envisage d’aller à la rencontre de cet Américain et de négocier l’acquisition de ce millésime historique de la maison.

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[Agroécologie dans le Languedoc] Le Mas de Mon Père

En octobre et en parallèle du magazine Terre de vins consacré au développement durable, la rédaction vous propose cinq portraits de domaines languedociens engagés dans une viticulture durable. Quatrième mise en lumière avec le Mas de Mon Père dans la Malepère et son vigneron Frédéric Palacios, fervent défenseur du régionalisme.

Direction l’extrême ouest du Languedoc, entre Corbières, Montagne Noire et Limouxin, pour découvrir le Mas de Mon Père, un domaine implanté dans le méconnu terroir de la Malepère. Une discrète appellation languedocienne nichée sur le massif éponyme et au carrefour d’influences méditerranéennes et Atlantiques. Un terroir fièrement revendiqué par Frédéric Palacios, “la Malepère, c’est un climat unique dans le Languedoc où il y fait moins chaud que dans le reste des appellations”. Un terroir à l’accent sud-ouest clairement visible dans son cahier des charges où le merlot y est le cépage principal autorisé.

Comment ne pas comprendre l’agriculture biologique lorsque l’on observe notre terroir”. Certifié bio depuis plus de 17 ans, Frédéric Palacios revient sur ses terres natales en 2005 et reprend le domaine de son père. En quelques années, il est devenu un vigneron réputé pour ses cuvées soignées qui transpirent le terroir de la Malepère. “Je ne me lasserai jamais de la beauté de notre terroir et de nos paysages” nous confie le vigneron sur son domaine. Six hectares de vignes nichés ici et là sur le massif avec certaines parcelles offrant de splendides points de vue sur la vallée de l’Aude et, plus loin, le Minervois et la Montagne Noire. Un terroir au sol composé de dépôts sédimentaires détritiques rendu visible et accessible par la visite guidée proposée par le vigneron : “la Malepère c’est cette roche composé de grès et autres conglomérats, un sous-sol unique dans la région”.

©W. Kiezer

L’agroécologie c’est protéger et assumer son terroir
Vous vous rendez compte de la chance que l’on a ?” Constamment ébloui par son territoire, Frédéric Palacios ne dissocie pas son domaine du reste de la Malepère. Chaque client professionnel qui vient à sa rencontre a le droit à une visite guidée sur les hauteurs, comme un acte de sensibilisation à la préservation des écosystèmes. “Notre Malepère est une zone classée Natura 2000 et être en bio ne suffit pas à la protéger, il faut aller plus loin en la faisant découvrir”. Une certaine forme de régionalisme qui est une valeur de l’agroécologie proposé par plusieurs spécialistes comme Alain Olivier dans son ouvrage La révolution agroécologique – nourrir tous les humains sans détruire la planète (ed Ecosociété).

Que ce soit à la vigne comme au chai, Frédéric Palacios est également un militant de l’agriculture extensive, l’inverse de la production intensive. Le vigneron passe énormément de temps dans ses vignes, ce qui lui permet d’anticiper les prises de décisions et de ne jamais être débordé par les évènements.

Terre de Vins a aimé
Cuvée Red de Toi – Vin de France (18€TTC)
Pour beaucoup de personnes le merlot est le mal aimé ici, moi je trouve que notre terroir lui apporte une autre dimension et le sublime dans nos vins”. Frédéric Palacios propose une cuvée 100% merlot d’une élégance rare pour être soulignée.

Article rédigé par Ni bu ni connu pour Terre de vins

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[Foire aux Seconds Vins] Pessac-Léognan et Graves en rouge… des pépites à dénicher !

Samedi 21 octobre, la 7e édition de la Foire aux Seconds Vins, organisée par Terre de vins en partenariat avec Cash Vin, vous attend à Bordeaux, au Hangar 14. L’occasion pour vous de découvrir des cuvées porteuses du style des plus grandes propriétés bordelaises, à des prix accessibles. Aujourd’hui, nous dégustons pour vous les rouges en appellations Pessac-Léognan et Graves.

Château de Chantegrive
Les Oiseaux de Chantegrive – L’Origine 2018 
Graves
Un bouquet explosif avec un concentré de cassis, grain de café torréfié et suc de fruits noirs. L’attaque est franche, le palais est frais et acidulé, juste ce qu’il faut. Encore du croquant, un ensemble désaltérant, concentré, poivré, qui comblera l’amateur de l’appellation dont il est un beau représentant. Rognons au madère et beaucoup d’autres possibilités pour l’accompagner.
90/100
Prix TTC : 10,50 € la bouteille – 52,50 € la caisse de 6 bouteilles soit 8,75 € l’unité

Château de La Brède 
L’Esprit de La Brède 2018 
Graves
Le nez s’annonce sur la framboise avec une touche d’épices et de réglisse, c’est un peu canaille et cela appelle un service sur la fraîcheur. Assez facile sur des tanins ultra fondus, il déroule un fruité simple qui ira bien sur des casse-croûtes campagnards.
88/100
Prix TTC : 12,50 € la bouteille – 62,50 € la caisse de 6 bouteilles soit 10,42 € l’unité

Château Carbonnieux
Château Tour Léognan 2020 
Pessac-Léognan 
La robe est d’un grenat limpide, le bouquet s’annonce sur l’iris et le cassis frais. Le ton est donné pour un vin convivial, juteux, et dès l’attaque il confirme par sa rondeur et son allant. Une année de garde lui a fait le plus grand bien. Il est sorti de l’adolescence et c’est une jeune homme bien sympathique. Avec un bon burger ! 
90/100
Prix TTC : 15,90 € la bouteille – 79,50 € la caisse de 6 bouteilles soit 13,25 € l’unité

Château Smith Haut Lafitte
Le Petit Haut Lafitte 2016 
Pessac-Léognan 
Lorsque l’on dit que le second vin est une opportunité pour entrer dans l’univers d’un grand château, c’est pleinement le cas avec cette cuvée qui combine l’exigence et l’énergie de Smith. Un nez frais, subtil et capiteux, sur le cuir fin et le cassis écrasé. La bouche est belle, concentrée avec une texture juteuse et fine. Les tanins sont sveltes et dessinés, vraiment magnifiques, ils portent le palais avec élégance jusqu’à la finale rafraîchissante. Très réussi, très attirant, très classe. Avec une pluma de pata negra. 
93/100
Prix TTC : 39 € la bouteille – 195 € la caisse de 6 bouteilles soit 32,50 € l’unité 

Château Léognan
Le Calice de Léognan 2019 
Pessac-Léognan 
Un élevage bien présent au premier nez demande à aérer le vin pour qu’il libère la cerise noire et la feuille de tabac. Il a pour lui un équilibre frais, de la mâche et la bonne carrure pour partir en week-end à la campagne : son assemblage merlot 60% puis cabernet sauvignon. Élevé sur lies pendant 12 mois en fûts dont un tiers de barriques neuves, tiendra son rang sur une terrine généreuse et bien relevée. 
88/100
Prix TTC : 19,50 € la bouteille – 97,50 € la caisse de 6 bouteilles soit 16,25 € l’unité

Château de France
Château Coquillas 2020 
Pessac-Léognan 
Le nez est sur la retenue, sur la petite baie acidulée avec une légère touche alcooleuse. On devine une fraîcheur végétale, le fruit à noyau cueilli sur la branche. En bouche, une trame acidulée se déroule, qui vient traverser la matière juteuse. Un peu de patience pour lui permettre de se patiner en bouteille lui fera du bien, mais le jus a des promesses de plaisir. Avec un hachis parmentier, confit d’oie et poivre rose.
88/100
Prix TTC : 15,95 € la bouteille – 79,75 € la caisse de 6 bouteilles soit 15,95 € l’unité 

Château Couhins
Couhins La Gravette 2018 
Pessac-Léognan
D’abord sur la réserve, le nez met un peu de temps à laisser s’exprimer sa palette de fruits noirs, finement épicée et encore teintée par un boisé discret. En bouche, la matière est droite, construite sur des tanins légèrement anguleux et portée par une bonne arête acide. La finale s’avère légèrement astringente mais laisse une bonne persistance fruitée. On le recommande sur des rognons au poivre.
88/100
Prix TTC : 18,00 € la bouteille – 90,00 € la caisse de 6 bouteilles soit 15,00 € l’unité 

Château Olivier
Le Dauphin d’Olivier 2020 
Pessac-Léognan 
Une robe bien dense, pourpre, avec un bouquet intense dès le premier nez sur des effluves de fleurs lourdes, de mûre et de genièvre. L’attaque fruitée annonce une bouche charnue, des tanins charpentés avec élégance, de la vigueur, de l’énergie et beaucoup d’épices. Le potentiel du millésime est optimisé pour mettre dans ce second une vraie signature du château. Avec des joues de bœuf confites aux épices.
91/100
Prix TTC : 18,00 € la bouteille – 90,00 € la caisse de 6 bouteilles soit 15,00 € l’unité 

Château Luchey-Halde
Les Haldes de Luchey 2019 
Pessac-Léognan 
Petites baies rouges et bleues au nez. En bouche, on retrouve une trame acidulée qui s’exprime sous le boisé, un discret menthol et le bourgeon de cassis, auréolé de notes fumées. Sans grande complexité, ce vin s’illustre par sa buvabilité ainsi que par le délié de sa matière juste vivifié par sa trame acide. Avec des chorizos frais à la plancha.
86/100
Prix TTC : 15,90 € la bouteille – 79,50 € la caisse de 6 bouteilles soit 13,25 € l’unité 

Château Bouscaut
Les Chênes de Bouscaut 2018
Pessac-Léognan 
Une certaine austérité se profile, sur un boisé encore prégnant qui mériterait de s’atténuer un peu. En bouche, la chair est ferme et droite, le cabernet-sauvignon dominant (72%) fait sa loi. Elle garde une certaine jutosité malgré une trame tannique qui s’impose encore. Pour les amateurs de vins sérieux. Avec des légumes farcis.
88/100
Prix TTC : 20 € la bouteille – 100 € la caisse de 6 bouteilles soit 16,67 € l’unité 

Château Brown
La Pommeraie de Brown 2020 
Pessac-Léognan 
Avec 89% de merlot et 11% de cabernet sauvignon, une réglisse pimpante s’affiche au nez, soulignée par un léger grillé. On a la chair propre au millésime 2020, avec de la densité en bouche, du croquant, une certaine fermeté dans les tanins mais de jolis amers en finale qui lui confèrent un côté désaltérant. Il peut encore attendre en cave pour s’assouplir pleinement. Avec un cassoulet maison.
90/100
Prix TTC : 21 € la bouteille – 105 € la caisse de 6 bouteilles soit 17,50 € l’unité 

Château Haut Nouchet
Arpège 2019 
Pessac-Léognan 
Son bouquet sanguin, aux notes d’extrait de cassis et fumée est marqué par le caractère végétal et terreux du cabernet sauvignon et du merlot. Sa texture se révèle digeste et poivrée, elle appelle une assiette solide et parfumée, un burger ! 
87/100 
Prix TTC : 13,50 € la bouteille – 67,50 € la caisse de 6 bouteilles soit 11,25 € l’unité 

Château Pontac Monplaisir
Prémices 2019 
Pessac-Léognan 
La robe nous indique une évolution certaine avec son disque acajou, puis le premier nez nous surprend par sa vigueur et son bouquet profond, sur les petits fruits noirs, le havane, le cuir ciré. L’attaque est ronde et le palais net, charnu, doté de tanins présents et bien dosés. Les saveurs d’épices, de cacao et d’eucalyptus complètent une palette déjà complexe. Avec un bœuf aux champignons noirs.
90/100
Prix TTC : 16,50 € la bouteille – 82,50 € la caisse de 6 bouteilles soit 13,75 € l’unité 

Château Larrivet Haut-Brion
Les Demoiselles de Larrivet Haut-Brion 2019 
Pessac-Léognan 
On devine une certaine concentration entêtante, un fruité brun capiteux, ponctué de quelques notes d’herbe médicinale. La bouche est à l’avenant, assez intense et vibrante, marquée par une légère touche alcooleuse mais l’élégance des tanins et la bonne trame acide équilibrent l’ensemble pour lui conférer une agréable jutosité. Avec une queue de bœuf mijotée.
90/100
Prix TTC : 25 € la bouteille – 125 € la caisse de 6 bouteilles soit 20,83 € l’unité 

Les vins ont été dégustés par Sylvie Tonnaire et Mathieu Doumenge, respectivement rédacteur en chef et grand reporter à Terre de vins.

Infos pratiques
La Foire aux Seconds Vins
21 octobre 2023
10H-19H
Hangar 14, Bordeaux.

Liste des exposants et billetterie en suivant ce lien

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Romain Iltis, nouveau président de l’association des sommeliers d’Alsace

Meilleur sommelier de France en 2012, Meilleur ouvrier de France en 2015, il veille sur la cave du restaurant doublement étoile de la Villa René Lalique (67), Romain Iltis succède à Serge Dubs à la tête de la présidence de l’Association des sommeliers d’Alsace. Rencontre

Vous succédez à Serge Dubs à la tête de l’Association durant 50 ans, quelle est votre feuille de route ?
Serge a émis le souhait fin août de laisser sa place. J’ai déjà envie de faire fructifier son héritage, perpétuer l’élan et le dynamisme qu’il a impulsé. Nous avons une association, la 2e plus importante en France, avec 150 membres, et une aura qui est présente grâce à Serge notamment. J’aimerais également montrer que la sommellerie alsacienne est dans l’excellence, renforcer nos rencontres mensuelles, attirer des grands vignerons aussi dans la région. Il n’y a pas que Paris, réussir à délocaliser certains événements et donner un élan à la communication font partie de mes objectifs. Et puis, il faut aussi penser qu’une génération s’en va, il faut la renouveler et donc faire un pas vers la jeunesse et le recrutement afin de renforcer les troupes.

En quoi consistent vos rencontres mensuelles ?
On appelle ça des stammdesch. En alsacien, le stammdesch c’est la table qui est à côté du comptoir où les amis viennent se rencontrer, discuter au bistrot toutes les semaines. Nous avons repris cette année. Cela fait 35 ans que nous organisons tous les 1er lundis du mois, des rencontres. Chaque membre, chacun leur tour, accueille ses confrères sur des thèmes divers et variés. L’idée, c’est d’avoir des rencontres fortes et de partager nos expériences de dégustations.

Vous faites partie de l’Équipe de France de Sommellerie de l’Union de la Sommellerie Française qui a été révélée ce lundi en quoi cela va consister ?
Nous souhaitons mutualiser les forces parce que nous sommes tous très occupés, et nous voulons qu’il y ait un candidat français qui gagne les différents concours importants à venir. Nous allons être coachés tous ensemble sur de la théorie, mais aussi la technique, la dégustation, la préparation mentale, l’éloquence… Nous devons être prêts pour le concours du Meilleur Sommelier d’Europe à Belgrade en novembre 2024, puis le Meilleur Sommelier du Monde au Portugal en 2026.

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