Armagnac : nouvelle campagne haute en couleurs

L’Armagnac s’attèle à moderniser son image avec une nouvelle campagne de communication « Multiple par essence » pour jouer la diversité à la fois des produits et des consommateurs. 

Le Bureau National Interprofessionnel de l’Armagnac (BNIA) a fait appel à deux jeunes artistes, la graphiste Adèle Sinigre et la designer visuelle Noëlie Dubos pour imaginer la nouvelle campagne de l’armagnac. Elles ont signé trois visuels hauts en couleurs. « La commande était de réinventer l’image de l’armagnac, l’emmener vers quelque chose de plus contemporain en conservant à l’esprit, la tradition, le terroir, l’histoire des Maisons », raconte les deux artistes. 

L’armagnac joue depuis plusieurs années sur « l’armagnac style ». La première ayant misé sur ce slogan, datait de 2014 avec des visuels plus classiques. « Nous avons voulu une nouvelle campagne plus mixte faisant le lien entre ce que l’on est, notre identité, et ce que sont nos consommateurs de plus en plus en quête d’expériences », commente Olivier Goujon, directeur de l’interprofession. La campagne dévoilée sur le salon de spiritueux français France Quintessence il y a quelques jours sera d’abord visible sur les événements régionaux (le chapitre des Mousquetaires d’Armagnac dans le cloître de Condom, la Flamme de l’Armagnac cet automne), dans la presse spécialisée CHR, sommeliers et une campagne d’affichage est à l’étude pour 2024.

©F. Hermine

Une belle progression
Les vendanges ont déjà commencé en terre armagnacaise « avec du tri à faire à cause des fortes pressions de mildiou mais qui ont frappé de façon très hétérogène selon les cépages et les secteurs, détaille Olivier Goujon. La bonne nouvelle, c’est que les déclarations parcellaires d’avant vendanges sont passées cette année de 1800 hectares à 2170. C’est le signe que l’armagnac se porte bien ». Pour la campagne 2022-2023, 11 531 hl d’alcool pur avaient été enregistrés, soit 15 % de plus que la campagne précédente (un peu plus de 1000 hl). Et le président Jérôme Delord ne manque pas d’ambitions en espérant atteindre 20 000 hl d’ici cinq ans, soit environ 7 millions de bouteilles par an. L’ouverture de nouveaux marchés qui s’intéressent à l’armagnac et la reprise de maisons familiales par de nombreux jeunes sont des signes forts et encourageants.

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Sauternes : des livrables 2020 élégants et équilibrés

En début de semaine, le Conseil des Grands Crus de Sauternes et Barsac présentait au château Rayne Vigneau (1er cru classé en 1855), le dernier millésime livrable à un panel de journalistes, négociants et courtiers. L’occasion de se faire une idée sur le millésime 2020. 

« Nous avons choisi de présenter notre dernier millésime le deuxième lundi de septembre. Cela deviendra un rite. C’est notre deuxième édition » explique le nouveau président des crus classés de Sauternes et Barsac, Laurent Lefebvre. 21 des 27 crus classés étaient présents au rendez vous.

Des conditions météo particulières
L’été 2020 a été peu arrosé et chaud et le botrytis s’est fait attendre. Les premières tries ont été celles de raisins passerillés. Puis durant la 3ème semaine d’octobre le botrytis est enfin arrivé permettant au raisin de se concentrer davantage, de se confire et de se préparer à développer les touches délicates d’abricot sec et d’agrumes qu’il confère au vin. Ce furent les dernières tries. Donc, le 2020 n’est pas sans botrytis, qu’on se rassure. Les différences se faisant entre les châteaux qui ont su attendre (avec courage) et ceux qui ont ramassé une part plus importante de raisins passerillés (des lots qui sont tout de même qualitatifs).

2020 à ne pas négliger
D’une manière générale on pouvait boire des vins plutôt sur l’élégance, bien équilibré entre liqueur et acidité, présentant une bonne buvabilité au sens noble du terme, c’est-à-dire des consommables de suite. Nulle lourdeur donc et plutôt du charme. Bien souvent, on surfait sur des notes subtiles et aériennes de fleur d’acacia, d’ananas frais, et quelques touches de menthol : tel était le dénominateur commun. La bouche se montrait déliée, élégante et longue. On pouvait néanmoins identifier quelques châteaux qui ont sorti des vins à la matière plus ample, avec un certain volume et de l’onctuosité, voire de l’opulence, aptes à la garde. Là, des notes de fruits confits et de miel apparaissaient. 

Des vins de Sauternes et Barsac que quelques professionnels ont du mal à placer, parfois faute d’arguments : cette présentation leur a sans doute permis de se forger une dialectique. Les Sauternes peuvent se boire à l’apéritif et pas uniquement sur le foie gras. Osons !

Les blancs secs
Il a été décidé que les châteaux qui le souhaitaient présenteraient leur vin blanc sec. Ceux-ci sont positionnés « haut de gamme » et leur originalité résident sur plusieurs facteurs. Un assemblage sauvignon-sémillon (comme pour le Sauternes), et un terroir exceptionnel. Ces blancs secs sont en appellation Bordeaux. Leur profil est élégant et raffiné. Ils ont de l’éclat, une pointe de minéralité et un nez sur des saveurs d’agrumes, de tilleul, d’aubépine. En vieillissant ils acquièrent des notes incomparables de pétrole (ah… le sémillon !). Une présentation qui va cesser d’être bientôt une révélation tant ces vins vont entrer dans le temple des grands vins blancs de France.

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Uruguay : l’autre pays du tannat

Un climat bercé par l’influence providentielle de l’Atlantique, une belle diversité de sols, une tradition viticole remontant à plus de 150 ans, et un large éventail de cépages dominé par une variété à fort caractère : le tannat. Tous ces éléments contribuent à faire de l’Uruguay un vignoble en plein essor, qui bouscule la scène sud-américaine

La cartographie viticole de l’Amérique du Sud est dominée par les locomotives historiques que sont l’Argentine et le Chili. Pourtant, à l’ombre de ces deux géants se développent d’autres vignobles, plus confidentiels mais porteurs d’un superbe potentiel. L’Uruguay est aux avant-postes de cette « viticulture de niche » latino-américaine, qualitative et exigeante, qui ne cesse de progresser. 

Pays de taille modeste, enclavé entre l’Argentine et le Brésil, l’Uruguay compte un peu plus de 3 millions d’habitants et se trouve être l’une des démocraties les plus stables de la région, tant sur le plan politique qu’économique. Idéalement situé entre le trentième et le trente-cinquième parallèle sud (à la même latitude que les meilleurs vignobles chiliens, argentins, sud-africains, australiens et néo-zélandais), bercé par l’influence de l’océan Atlantique et du Río de la Plata, riche d’une belle variété de sols combinant calcaires, argiles, graves et sables, sa configuration géographique présente des conditions idéales pour l’épanouissement de la viticulture ; et de fait, la production de vin s’y est développée progressivement depuis le XVIIIe siècle, d’abord avec les Espagnols, puis de façon plus accélérée à partir des années 1870, grâce à un immigré basque du nom de Pascual Harriague. 

Ce natif d’Hasparren a l’inspiration de planter du tannat : cépage originaire du Béarn, célèbre pour être la signature de Madiran – mais aussi d’Irouléguy, et dans une moindre mesure de Cahors – et au caractère intensément tannique (d’où son nom), il trouve en Uruguay une « seconde maison » et devient la variété emblématique du vignoble national. Le tannat concentre aujourd’hui un tiers des quelque 6 000 hectares de vignes plantés en Uruguay, cohabitant principalement avec des variétés rouges bordelaises (merlot, cabernet franc, cabernet sauvignon, mais aussi marselan) et une part croissante de production de vin blanc où l’albariño s’impose de plus en plus. 

Destins d’immigrés et sagas familiales
À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, de nombreux immigrés, principalement venus d’Italie et d’Espagne, apportent leur pierre à l’édifice de la viticulture uruguayenne. Un siècle et quelques millésimes plus tard, leurs descendants continuent d’écrire cette histoire. C’est le cas de la Bodega Santa Rosa, fondée en 1898 par Marco Passadore, venu de la région Gênes. 125 ans après, la famille Passadore est toujours là : elle est la plus importante productrice de vins effervescents du pays – en méthode traditionnelle champenoise, s’il vous plaît – et a diversifié sa gamme autour de très beaux vins rouges taillés pour la garde mais aussi des vins mutés lorgnant vers le xérès. La famille Pisano, située à Canelones, vient de célébrer en 2023 sa centième vendange. Perpétuant l’aventure de leur aïeul venu de la frontière entre Ligurie et Piémont, les frères Daniel, Gustavo et Eduardo sont aujourd’hui à la tête de 15 hectares et signent une superbe gamme de vins au classicisme intemporel – il suffit de déguster un tannat de 1996 pour s’en persuader. Mais le classicisme ne tourne pas le dos à la modernité : Gabriel Pisano, jeune œnologue qui incarne la nouvelle génération, propose une approche plus expérimentale (notamment du tannat) avec Viña Progreso, domaine créé en 2009.

Gabriel Pisano

Cette fusion heureuse entre « les anciens et les modernes », on la retrouve aussi dans des domaines comme De Lucca, dont Agostina De Lucca incarne la quatrième génération à la suite de son père Reinaldo. Orientés vers le bio et la biodynamie, ils n’hésitent pas à bousculer les codes, comme avec leur Tano, 100 % tannat vinifié sans soufre et en levures indigènes. Elle est également vivace au sein de la Bodega Spinoglio, une autre aventure démarrée par des Piémontais en 1898, aujourd’hui poursuivie par Diego Spinoglio et son épouse Alejandra – architecte de formation. À la tête d’une quinzaine d’hectares de vignes, ils explorent de passionnantes combinaisons de terroirs et de cépages, comme avec leur Toneldiez Corte Único, assemblage multi-vintage de merlot, tannat et cabernet franc, ou leur délicieux Tinaja, mariage de merlot et cabernet franc élevés en amphores.

La modernité des descendants d’immigrés italiens, elle est enfin à trouver du côté du domaine Bracco Bosca, où la rayonnante Fabiana Bracco poursuit avec sa famille une histoire démarrée il y a cinq générations. Entre une Revuelta del Clarete qui marie sans tabou merlot et ugni blanc, un Gran Ombú 100 % cabernet franc qui rafle tous les prix, et une offre œnotouristique originale avec ses chalets dans les vignes, Fabiana incarne toute la vitalité du vignoble d’Uruguay.

Domaine Bracco Bosca avec Fabiana Bracco etsa famille

Un œnotourisme de haut vol
L’œnotourisme est d’ailleurs l’un des points forts du vignoble uruguayen, qui accueille énormément de visiteurs (brésiliens, argentins notamment) et cultive un magnifique sens de l’accueil. Ici, ouvrir une bouteille de vin va naturellement de pair avec une belle grillade, et au même titre que le maté, l’asado est un art de vivre – avec 4 têtes de bétail par habitant, le pays est un important producteur et consommateur de viande bovine. Cet œnotourisme soigné se retrouve notamment à la bodega Los Cerros de San Juan, l’un des plus anciens domaines d’Uruguay (fondé en 1874). L’ouverture d’un restaurant il y a quelques mois vise à faire de ce domaine de 35 hectares un véritable lieu de vie, dans la région de Colonia del Sacramento qui fait directement face à Buenos Aires, de l’autre côté du fleuve.

Toujours à Colonia, le domaine Narbona a poussé encore plus loin la culture de l’hospitalité, avec un Wine Lodge Relais & Châteaux de toute beauté, offrant une expérience immersive dans le vignoble entre visites, dégustations, gastronomie, hébergements… Les vins, signés par la talentueuse œnologue Valeria Chiola, complètent la qualité de l’expérience par leur imparable précision – mention spéciale au Blend 004 combinant tannat, merlot et cabernet franc.

La famille Bouza a su, en vingt ans seulement, s’installer comme une référence de la viticulture uruguayenne, tant pour la qualité de ses vins que pour ses activités œnotouristiques : la bodega accueille 40 000 visiteurs par an, notamment grâce à son restaurant et à sa nouvelle salle de dégustation décorée de voitures de collection. Les 50 hectares de vignes se déploient sur cinq régions différentes, offrant une belle diversité d’expressions. On retrouve une trajectoire similaire du côté de la famille Deicas, qui a repris dans les années 1980 le vignoble historique de Juanico – dont les caves remontent aux jésuites du XVIIIe siècle – et a considérablement développé la taille de l’exploitation (aujourd’hui de 300 hectares, en faisant le plus gros producteur du pays) ainsi que l’offre œnotouristique. Santiago Deicas supervise toute la production, qui se répartit entre des références comme Atlántico Sur, Preludio, Massimo Deicas (de l’entrée de gamme au haut de gamme), sans oublier des vins liquoreux et, surprise, du… cognac ! En effet, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour remercier l’Uruguay de ses expéditions de viande, la France autorisa – pour une période limitée – l’utilisation de la dénomination « cognac » dans la production d’eau-de-vie. Les bouteilles que l’on trouve chez Deicas sont donc des raretés.

« La rivière des oiseaux peints »
Outre ses familles ancrées depuis plusieurs générations, le vignoble uruguayen attire de nouveaux investisseurs, séduits par ses terroirs qui offrent une belle réponse au changement climatique. L’exemple le plus éloquent est celui de la bodega Garzón. Né en 2007 d’une inspiration de l’homme d’affaires argentin Alejandro Bulgheroni, qui a vu avec l’œnologue italien Alberto Antonini le potentiel inexploré de la région de Maldonado, ce domaine spectaculaire s’étend sur 1 400 hectares, dont 250 de vignes. Un investissement de plus de 200 millions de dollars dont l’emblème est une winery ultra moderne, qui n’a rien à envier aux plus beaux chais européens ou nord-américains et qui est l’épicentre, elle aussi, d’une superbe offre œnotouristique, restaurant inclus. La cuvée haut de gamme de la bodega, Balasto, est le premier vin uruguayen à être commercialisé via la Place de Bordeaux.À quelques encablures de Garzón, mais bien plus modeste en taille, Sierra Oriental est un vignoble de poche « rêvé » par un autre homme d’affaires argentin, Rodrigo Diz : un petit paradis de 8 hectares qui incarne bien l’adage « Small is beautiful ». Toujours à Maldonado et également situé dans un cadre paradisiaque, le domaine Cerro del Toro est né en 2016 sous l’impulsion d’une famille japonaise, les Kambara. Dans la même région, la bodega Viña Edén est apparue il y a une quinzaine d’années par la volonté d’un couple d’investisseurs brésiliens : la winery, bâtie en 2013, joue la carte de la technologie et des lignes contemporaines, à l’image des vins, d’un style résolument moderne. Le Brésil s’invite aussi à Casa Tannat, microvignoble de 3 hectares qui se revendique comme le plus septentrional du pays, dans la région d’Artigas non loin de la frontière brésilienne. Le tannat y trouve ici un profil encore plus puissant et structuré qu’à proximité de l’Atlantique et du Río de la Plata ; signe que ce cépage, malgré sa réputation monolithique, peut revêtir bien des styles différents. L’Uruguay cultive ce goût de la diversité et des nuances, fidèle à l’origine Guarani de son nom : « la rivière des oiseaux peints ».

Retrouvez une sélection de cuvées dégustées pour le #TannatDay

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Les Beaujolais d’Exception s’exposent

Le Beaujolais ne s’arrête plus. Sur sa lancée depuis maintenant trois mandats de présidence de l’interprofession, les opérations de montée en gamme et de valorisation s’enchaînent, et à deux mois du Beaujolais Nouveau, ce sont les Beaujolais d’exception qui partent en campagne dans la presse, avec de nouveaux visuels incarnant la diversité des terroirs, atout majeur du vignoble, qui seront présents en force à Lyon Tasting les 7 et 8 octobre prochains.

Des terroirs uniques
Le Beaujolais continue de capitaliser sur la diversité et l’unicité de ses terroirs. Après les cartes géologiques représentant la nature des sols parcelle par parcelle pour chaque cru, le dossier de montée en premier cru pour certaines appellations, le travail sur la toponymie des lieux, le message est clair, et le vignoble mise sur une déclinaison des trois roches majoritaires du Beaujolais : les granites, les calcaires et les pierres bleues.

Philippe Bardet, nouveau président d’Interbeaujolais depuis cet été, explique que l’interprofession « a d’abord travaillé la promesse à laquelle répondait nos Beaujolais d’exception. C’était un prérequis nécessaire pour être dans le vrai. Un grand vin de notre vignoble s’appuie sur cinq grands piliers : « un terroir & une grande origine », « l’excellence », « un moment d’émotion », « un trésor caché », et ce « à travers le temps et l’histoire ». Une fois cela défini, nous avons choisi une agence qui pouvait casser les codes des annonces traditionnelles du secteur. Nous nous sommes inspirés de la cosmétique et des produits nobles du terroir, pour faire resplendir ces cuvées d’excellence ».

Déclinaisons en bouteille
La longue histoire du Beaujolais se savoure en bouteille. Elle remonte à environ 180 millions d’années avant notre ère, lors de l’invasion marine de l’ère jurassique, quand se sont formées les pierres dorées, ces calcaires qui apportent la fraîcheur minérale typiques des Beaujolais sudistes. Le granit s’est quant à lui formé puis décomposé en granit rose sur plus de 300 millions d’années, apportant l’élégance que l’on retrouve par exemple à Fleurie ou Moulin-à-Vent. Les cuvées du Château des Bachelards, du Château de Poncié, du domaine Labruyère et du Château des Jacques illustrent parfaitement cette finesse aérienne (mais non dénuée de structure).
Quant aux pierres bleues, elles sont nées d’éruptions sous-marines il y a 400 millions d’années, donnant aux vins un caractère complexe et renforcent les arômes épicés. Côtes de Brouilly, Juliénas et Morgon illustrent cette signature, comme au Château de la Chaize, au Château des Ravatys, ou encore sur les cuvées de Côte de Brouilly Sélection de Georges Duboeuf.

Pour rentrer dans le vif du sujet et appréhender au mieux les nombreuses subtilités entre granites roses, granits argileux, sables granitiques, granites avec veines de quartz, diorite, pierres bleues altérées à faible profondeur ou au contraire profondes, venez déguster les différentes cuvées de ces sept domaines à Lyon Tasting !

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Pyrénées-Orientales : la grêle en pleine sécheresse endommage des vignes

Des orages et de la grêle ont provoqué mardi soir d’importants dégâts dans des vignobles aux alentours de Perpignan, a fait savoir mercredi le syndicat des vignerons des Pyrénées-Orientales, le département français le plus touché par la sécheresse.

Dans les communes de Pollestres ou de Trouillas, à une quinzaine de kilomètres de Perpignan, les vignerons ont « perdu 80% de la récolte sur pied. Il reste 20% sur un secteur déjà touché par la sécheresse qui avait perdu 30% de sa production », selon le président de ce syndicat David Drilles. « C’est un grand secteur viticole, il y a beaucoup de viticulteurs touchés. Il y en a aussi » dans une autre vallée du département, a-t-il encore affirmé. « On est en train de faire un bilan complet », a-t-il ajouté.

La sécheresse risque par ailleurs d’avoir des conséquences au-delà du millésime 2023: les vignerons craignent que les plantes, épuisées par le manque de pluie de cette année, meurent ou donnent encore moins de fruits l’an prochain.

 

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Smith Haut Lafitte se lance dans le NFT

Le célèbre château classé en Pessac Léognan n’en finit pas de monter la qualité de ses vins et se situe maintenant dans le top de l’appellation. Toujours à l’affût d’innovations, tant en termes de vinification que de communication, le voici qui va proposer, ce 14 septembre, 90 magnums 2020 estampillés NFT (Non Fungible Token).

Commençons par le 2020 de Smith Haut Lafitte, Terre de vins l’avait noté 98/100 lors des dégustations des primeurs et propulsé en coup de cœur. Un superbe produit donc. Le magnum sera particulièrement soigné et classieux puisqu’il sera gravé à l’or fin, numéroté, signé à la main par le propriétaire et présenté dans un coffret en pin radiata. Ce magnum, objet physique, pourra rester précieusement stocké au château ou dans un entrepôt sécurisé. Des conditions qui garantissent davantage la bonne qualité du produit en cas de revente, surtout lorsqu’on sait qu’un grand cru classé peut changer de main, et donc de cave, jusqu’à sept fois. Sans déplacer la bouteille, le système NFT permet de changer de propriétaire.

La détention du l’objet numérique, le jumeau pourrait-on dire, impliquera des avantages exclusifs comme la visite de la propriété pour les premiers acheteurs. Quatre chanceux parmi les acquéreurs, seront sélectionnés pour une visite privée du domaine, suivie d’un déjeuner privilégié avec les propriétaires, Florence et Daniel Cathiard, dans leur château personnel.

Ces 90 magnums NFT seront mis en vente au prix de 900€ TTC

Intercellar.io à la manœuvre
InterCellar est une place de marché Web3 de Vins & Spiritueux qui propose l’achat et le stockage de grandes bouteilles par l’intermédiaire de jumeaux numériques. Le site est en langue anglaise, signe d’une volonté d’être vu à l’international. Cette plate forme avait géré il y a peu, le lancement des 150 magnums du château Malartic Lagravière, lui aussi cru classé en Pessac Léognan. La plateforme a été créée par Louis de Bonnecaze, ancien négociant en vins bordelais et fondateur du Wine Bottle Club.

Les magnums seront disponibles en livraison mais aussi en échange sur intercellar.io d’ici la fin de l’année 2023

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[REPLAY] « Vino Veritas » : vin et rugby, même combat

Coupe du Monde oblige, l’épisode de rentrée de « Vino Veritas » (l’émission TV7 / Sud-Ouest / Terre de Vins sur toute l’actualité de la filière vin) est consacrée aux relations entre le monde du rugby et celui du vin. Revoyez l’épisode en replay.

À l’occasion de la Coupe du Monde de Rugby qui se déroule en France du 8 septembre au 28 octobre, « Vino Veritas » se penche sur les relations entre le monde du vin et celui de l’ovalie. De nombreux joueurs et entraîneurs ont en commun une culture du vin, des attaches vigneronnes ou des investissements dans la filière viticole. Pour en parler, Xavier Sota et Mathieu Doumenge reçoivent deux invités : Jean-François Fonteneau, propriétaire du château Gros Caillou à Saint-Émilion et président du SU Agen ; et Laurent Dufau, courtier en vins et président de l’association UBB Grands Crus.

Voir toutes les émissions « Vino Veritas »

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[Concours des Vins 9/12] Domaine des Masques & Château Lagrézette 

La cinquième édition du concours des vins organisé par Terre de vins a de nouveau été l’occasion pour des milliers de professionnels du vin de soumettre leur nectar à l’exercice de la dégustation à l’aveugle. Ce sont 2283 flacons qui ont ainsi été présentés pour un total de 444 médailles d’or. Parmi ces médaillés, la rédaction de Terre de vins a élu 24 « superchampions », des vins « coups de cœur » que nous vous présentons durant tout l’été. Aujourd’hui, direction la Provence et le Sud-Ouest !

DOMAINE DES MASQUES (13)

C’est une drôle de propriété que nous allons vous faire découvrir aujourd’hui. Drôle de par son nom aussi intrigant qu’ancestral. En effet “masques” est tiré du provençal “masquos” signifiant les sorcières et désignant ces créatures dont la légende a perduré dans la région jusqu’au début du XXème siècle. C’est donc sur ces terroirs argilo-calcaires, éboulis-calcaires et marnes qu’est née cette propriété comprenant aujourd’hui 25 hectares de vignes jonchées à 500 mètres d’altitude sur le plateau du Cengle, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Cette surface viticole, autrefois de 5 hectares, a été atteinte suite à l’acquisition des lieux en 2003 par Carl et Sophie Mestdagh tombés sous le charme du relief local “Quand l’on est monté sur le plateau nous avons vraiment eu les larmes aux yeux mon mari et moi, nous nous sommes dit, c’est là que nous allons poser nos valises, c’est là que nous allons créer ce vignoble”. Amoureux des lieux donc, ils ont décidé d’en perpétuer la tradition viticole mais pas seulement. Cinq hectares d’oliviers permettent la production d’une huile d’olive biologique mais surtout, Sophie Mestdagh a tenu à faire vivre la légendes des “masquos”, ces sorcières guérisseuses qui utilisaient les plantes médicinales poussant sur les terres du domaine pour créer des remèdes. Ainsi deux huiles essentielles sont produites à partir des deux hectares de plantes aromatiques cultivées dans ce petit coin de paradis qui n’a pas fini de faire vivre sa légende. 

La cuvée médaillée : Émotion 2022, Rosé, IGP Méditerranée, 14 € (CAB)
Un rosé à la couleur rose pâle et brillant. Un nez très délicat aux parfums de fleurs blanches (acacia, verveine, fleur d’oranger) et d’agrumes mais aussi des notes épicées (anis étoilé, vanille, réglisse). L’attaque en bouche est franche, puissante et élégante. Les arômes épicés se révèlent encore plus en fin de bouche. Un rosé idéal pour accompagner un cocktail dînatoire.

Accord mets-vin
Samoussas aux figues, courgettes et noisettes. 

©Georges FLAYOLS

CHÂTEAU LAGRÉZETTE (46)

Unique lauréat du vignoble du Sud-Ouest parmi les coups de cœur de ce concours, le Château Lagrézette est une propriété au passé bien chargé. C’est au début du XVIème siècle que la bâtisse, classée au monuments historiques depuis 1982, voit le jour, construite par Pierre de Massault. Mais s’il y a un seul nom à retenir et associer à ce château lotois, c’est bien celui d’Alain-Dominique Perrin. L’homme d’affaires pose ses valises à Lagrézette en 1980 et décide, après restauration des lieux, d’y planter 60 hectares de vignes. Le château qui était déjà entouré de quelques vignes bascule alors dans une nouvelle dimension qui ne cesse d’étoffer avec la construction d’un chai souterrain en 1992. Rénovée en 2011, la pièce maîtresse de la propriété construite sur trois niveaux permet une vinification de pointe de la récolte au vieillissement. Le résultat ? De superbes vins en appellation Cahors, puissants et élégants, qui rappellent que le Sud-Ouest est bel et bien une terre de grands vins.  

La cuvée médaillée : Château Lagrézette 2020, Rouge, Cahors, 30 € 
S’il y a, comme souvent pour cette référence de l’appellation, une matière sombre et ample, on trouvera aussi une certaine modernité. On peut déjà entrevoir à l’aération un nez assez gourmand sur la confiture de cassis et le tabac brun. Le vin parle certes par sa mâche et sa densité traditionnelle mais s’affranchit de l’austérité. Souplesse et potentiel combinent bien. L’équilibre parfait.

Accord mets-vin
Épaule d’agneau au thym.

©Photo DR

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Une rentrée à Phélan Ségur aux airs de fête 

Les parfums de raisins frais commencent à s’inviter dans la campagne médocaine. Dans cette ambiance unique, le Château Phélan Ségur, fidèle à sa réputation, multiplie les actions. Comme nous l’explique Véronique Dausse qui préside aux destinées de ce cru stéphanois.

Dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille des vendanges ?
À quelques jours des vendanges, le vignoble est sain, nous avons été moins touchés par le mildiou que le reste de Bordeaux. La vendange s’annonce plus généreuse que les deux derniers millésimes. À ce jour, pas de pression de botrytis. Depuis les fortes chaleurs de la semaine dernière, nous observons une nette progression de la maturité. Le vignoble est vert et « fonctionne bien ». Pour limiter l’évapotranspiration, nous avons travaillé les sols par des travaux superficiels. Nous faisons également des tontes rases dans les parcelles enherbées. Nous suivons la météo avec vigilance. Le seul risque est la grêle. Nous sommes sereins. Nous faisons un nouveau tour du vignoble demain matin avec notre consultant Julien Viaud – Labo Rolland. Nous ne pensons pas commencer les vendanges avant le milieu de la semaine prochaine, ce qui est une date habituelle pour nous.

Êtes-vous également au chai sur les starting-blocks ?
De fait. Parallèlement, nous mettons en œuvre la préparation de nos levures indigènes parcellaires du millésime. Nous récoltons les grappes de chaque parcelle qui serviront à les produire. Un laboratoire partenaire est en charge de les analyser et de les reproduire. C’est une méthode que nous appliquons depuis 2020. L’objectif étant d’exprimer au plus près le terroir et la personnalité du millésime. Le résultat sur les derniers millésimes est saisissant : éclat, pureté aromatique, relief et singularité. Tout est histoire d’identité. Nous œuvrons à rendre Phélan Ségur unique non seulement par son terroir mais également par la façon dont nous exprimons ce terroir. Il nous est donc apparu évident que vinifier nos raisins avec leurs propres levures devaient apporter un supplément d’âme à nos vins.

Qu’en est-il en terme d’événements ?
Nous venons de boucler notre 20ème participation au Marathon des Châteaux du Médoc. 8500 coureurs ont traversé le Parc. Nous avons servi nos vins en verres « en verre ». Une banda animait l’après-midi. Nous sommes une étape historique du parcours. Nous avons également reçu des marathoniens quelques jours avant pour des visites, dégustations, déjeuners et dîners. À la rentrée et jusqu’à la fin des vendanges, l’activité réceptive s’intensifie. Au Château Phélan Ségur, la gastronomie a toujours eu une place au premier rang. En effet, la propriété fut l’une des premières à accueillir un chef à demeure. Si la dégustation reste le temps fort, l’expérience est transcendée lors d’un repas servi dans les salons privés ou dans le parc du Château.

L’arrivée du nouveau propriétaire semble avoir accéléré encore davantage ce goût de la réception, avec désormais « Un Air de fête »…
Parmi les temps forts en effet de la propriété, depuis 3 ans, Philippe Van de Vyvere, propriétaire du Château Phélan Ségur, invite négociants, courtiers, fournisseurs, clients et amis de la propriété pour la traditionnelle soirée « Un Air de Fête ». Cette « pause festive » est un remerciement adressé à nos fidèles clients et partenaires pour leur soutien et engagement envers la propriété, notamment pour le succès de notre campagne 2022 et l’accompagnement au quotidien de nos fournisseurs et prestataires qui tiennent un rôle important dans le fonctionnent de notre propriété. Nous avons la chance d’avoir un chef à demeure. Nous avons décidé d’adapter nos installations à un réceptif plus immersif. Nous reconstruisons une cuisine sous la direction artistique d’Axel Vervoordt. Elle comportera « La Table du Chef », un lieu de rencontre entre les vins et la gastronomie.

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Vendanges en Champagne épisode 2 : des vignerons sur le fil…

Après une première semaine où les vendangeurs ont dû subir une chaleur torride, la deuxième semaine s’annonce plus humide laissant planer le danger du développement soudain de la pourriture, en particulier dans les noirs. Mais pour l’heure, la qualité ne semble pas menacée, et si les degrés sont parfois faibles, l’aromatique est magnifique.

En Champagne, les vendanges se poursuivent. La première semaine a été marquée par de fortes chaleurs, avec des pics enregistrés à 32 degrés, rendant le travail des 120.000 vendangeurs mobilisés ardu. On déplore quatre décès la semaine dernière parmi les cueilleurs. Si le parquet de Châlons a ouvert plusieurs enquêtes, on n’a cependant pas encore établi un lien direct avec les conditions climatiques. Alice Tétienne, la cheffe de caves de la Maison Henriot, nous confirme la pénibilité particulière du travail cette année. « Sans couper, le simple fait de marcher dans les vignes pour faire mes tournées de parcelles, était déjà harassant, j’imagine donc l’épreuve pour les vendangeurs qui portent des caisses, poussent des brouettes et font un effort physique. Je suis contente que nous n’ayons débuté pour notre part la vendange qu’hier, même si le motif était d’abord celui de la maturité. Nous n’avons eu qu’une seule journée de chaleur. Nous faisons tout pour soulager les saisonniers, en leur fournissant des chapeaux et de l’eau en abondance tout en veillant à ce qu’elle reste toujours fraîche. Nous sommes sans arrêt derrière eux pour s’assurer qu’ils s’hydratent. Enfin, nous travaillons plus tôt, pour bénéficier des heures où la température est acceptable. L’appel est à 6 h 30, dès les premières lueurs du jour, pour qu’à 6 h 45 contre 7h15 habituellement, nous soyons dans les parcelles. Ce sont des demi-heures précieuses… »

© wearethegoodchildren Vendanges au vignoble Henriot

La qualité exceptionnelle du chardonnay se confirme. Chez A.R. Lenoble qui cultive notamment des vignes à Chouilly, Antoine Malassagne nous confie : « Nous n’avons pas de pourri. Les degrés se situent entre 10 et 10,8 et les acidités se tiennent bien ». Pour les pinots noirs aussi les résultats sont très satisfaisants, même si les chaleurs de la semaine dernière ont commencé à flétrir un peu les grappes. « A Bisseuil, ils sont magnifiques. J’ai même fait un rouge où le niveau de sucre était à 12,2 g. En revanche, les raisins commencent à se dessécher et il ne faut plus tarder. » Le cépage le plus problématique reste le meunier, plus fragile et très sensible à la pourriture. Alice Tétienne explique : « On a le cocktail idéal pour le développement du botrytis. Les contaminations ont démarré à la mi-août. Elles sont un peu partout. Avec la succession des chaleurs de la semaine dernière et des pluies de cette semaine, les conditions sont idéales pour qu’elles explosent. Parfois, c’est la surprise, on a l’impression qu’une grappe est jolie, on la coupe à cœur et en l’ouvrant on découvre un foyer à l’intérieur. » La charge importante permet heureusement de trier sans complexe. On observe enfin quelques secteurs touchés par les piqures de la mouche drosophile.

Les différentes manières dont les vignes ont été conduites jouent un rôle crucial. Alice Tétienne raconte : « Nous travaillons sur un cru avec deux vigneronnes qui se sont partagées toutes leurs parcelles en deux. La première, pour éviter une suralimentation en azote favorable à la pourriture a choisi d’enherber pour créer une concurrence. Elle a pris aussi le parti d’effeuiller. La seconde a désherbé mécaniquement et n’a pas effeuillé. Sur les vignes enherbées et effeuillées, on ne trouve aucune trace de pourriture, sur les vignes désherbées et non effeuillées, quelques foyers sont présents. En revanche, si les profils de jus ne se ressemblent pas, ils sont tous les deux intéressants et utiles, l’un étant plus expressif, l’autre plus vif. » Même constat chez Cédric Moussé dans la vallée de la Marne. « Sur notre domaine, nous cultivons 85 % de meunier. J’ai la chance d’avoir une équipe à l’heure qui trie et une chambre froide avec une soufflerie qui évite que le raisin ne parte en fermentation et ne s’oxyde. Je m’aperçois aussi que la viticulture bio qui recourt au cuivre et à la silice (3ème année de conversion) a endurci les pellicules de nos baies. La différence avec les parcelles en viticulture conventionnelle est à couper au couteau ! Lorsque l’on goûte les baies, c’est croquant, ce n’est pas mou et en dessication. »

S’il est un regret souvent partagé par les vignerons et les maisons, c’est celui de ne pas avoir osé faire des vendanges en vert pour favoriser la concentration et davantage de degrés. Alice Tétienne souligne : « Il s’agit d’une culture peu développée en Champagne parce que l’on a à l’esprit qu’une vendange en vert sert d’abord à favoriser la maturité phénolique. Or, chez nous, on ne la recherche pas. On observe donc effectivement que pour le pinot noir et le meunier, les degrés ne sont pas très élevés. Malgré tout, lorsque je regarde la maturité aromatique, je suis éblouie. Il y a du caractère, c’est beau, c’est fruité, c’est gourmand. Quelle chance extraordinaire d’avoir une aromatique pareille avec des rendements aussi élevés ! Si pour l’aromatique il n’y a donc pas de regret à avoir, il est vrai que pour les degrés, on sent que la vigne donne tout ce qu’elle peut mais est incapable d’aller plus loin. On a rentré quand même du 8,5 pour les meuniers, malgré une ascension impressionnante ces derniers jours. Pour la vendange en vert, on a peut-être raté le coche. Tous les indicateurs nous montraient qu’on pouvait se permettre d’en faire une : une belle montre, une floraison qui s’est bien déroulée, on a très vite vu qu’il y avait de la charge et que les grappes étaient grosses. On aurait pu être plus courageux. »

© wearethegoodchildren Vendanges au vignoble Henriot

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