Denis Chazarain : un nouveau visage dans le vin bordelais

C’est un nom qui résonne de plus en plus dans le Bordelais. En un an seulement, Denis Chazarain s’est installé sur toutes les rives avec l’acquisition des châteaux Larteau à Arveyres, Sénilhac en Haut-Médoc, Tour Saint-Pierre à Saint-Émilion et le Clos Bel-Air à Pomerol. Ce nouveau visage du vin nous explique, des opportunités aux projets, le pourquoi du comment. 

En l’espace d’un an seulement, votre implication dans l’univers du vin à Bordeaux s’est considérablement accrue, pouvez-vous nous rappeler votre itinéraire avant le vin ?
Ma carrière s’est faite dans la finance et le pétrole pour l’essentiel et je suis toujours directeur dans une société de gestion d’actifs de JPMorgan. Mon premier investissement dans le Bordelais date de 2010, dans le château du Cartillon, un Haut-Médoc Cru Bourgeois Supérieur, une entité gérée par les Grands Chais de France. En 2016, je me suis engagé dans les Côtes-Rôties au côté d’un vigneron avec la cuvée Cœur de Combard. Également en Bourgogne, cette fois en 2020, en Corton Grand Cru (Les Renardes) au côté d’un vigneron de Nuits-Saint-Georges.

Pourquoi vos investissements se sont-ils désormais tournés vers le Bordelais et comment votre partenariat s’est-il tissé avec Pierre-Yves Rigaux ?
Comme évoqué, je connaissais déjà le Bordelais avec le château du Cartillon. Pierre-Yves Rigaux, du fait de ses activités en Asie, a eu connaissance de l’opportunité d’acquisitions (NDLR : les quatre châteaux récemment achetés étaient la propriété du chinois Chi Keung Tong). Nous avons travaillé ensemble chez Trafigura qui est l’un des principaux négociants mondiaux de matières premières.

De Larteau à Sénilhac, du Clos Bel-Air au château Tour Saint-Pierre, quels sont vos projets, vos stratégies, vos philosophies ?
Nous souhaitons redonner à ces châteaux tout leur lustre historique, en améliorant constamment la qualité de leurs vins, en innovant également dans le profil des vins ou de nouveaux produits (rosé, blanc de noirs…). Nous développons également une offre d’œnotourisme la plus complète possible. Notre projet est de nous intégrer dans la communauté des appellations, en apportant notre créativité, en respectant l’environnement, pas seulement écologique mais aussi humain, culturel et esthétique.

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[La bouteille à moins de 10€] Domaine Boisson, Côtes du Rhône rosé 2022

Un millésime solaire pour une cuvée gourmande. Régis et Bruno, à la tête du domaine, ont fait le choix de privilégier l’environnement et conduisent leurs vignes en agriculture biologique, avec un label obtenu en 2020.

Si l’année 2022 a été pauvre en termes de pluviométrie, il n’en reste pas moins que ce rosé présente un équilibre remarquable. Le terroir silico-calcaire et argilo-calcaire, ainsi que la maturité des baies ont permis d’élaborer un vin d’une belle robe rose pourpre avec peu d’acidité et une belle rondeur en bouche. L’assemblage de vignes, âgées de 35 ans en moyenne, de grenache, de carignan, de cinsault, de syrah, de mourvèdre et de clairette se fond à la perfection pour un nectar idéal en cette période estivale. Élaboré par pressurage direct des raisins, une technique qui donne des vins fins, légers et colorés, ce vin a conservé tous les arômes primaires des baies. Avec une fermentation en cuve inox, et sans fermentation malolactique, fruit et fraîcheur sont à l’honneur dans cette cuvée rayonnante. Le nez, extrêmement floral, offre des arômes de fruits gorgés de soleil, dominés par les petits fruits rouges et des notes exotiques de mangue et d’ananas. Si la bouche est fraîche, elle n’en reste pas moins gourmande à souhait, un tout harmonieux, à déguster maintenant ou à laisser mûrir quelque temps dans sa cave, car le potentiel de garde est bien présent. 

Domaine Boisson (84)
Côtes du Rhône rosé 2022
8 €

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[Nos circuits œnotourisme #13] Bordeaux rive droite, luxe, merlot et volupté

Vous êtes en vacances au mois d’août et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction la rive droite bordelaise !

Château Fleur de Lisse
Fleuron des Vignobles Jade appartenant à la famille Teycheney, le château Fleur de Lisse a achevé en 2021 un grand projet de réhabilitation et d’extension des installations, à vocation œnotouristique. La winery très moderne est désormais destinée à recevoir les visiteurs, se doublant d’une boutique, d’un bar à vin, ainsi que de nombreux ateliers dégustation, assemblage, cuisine… Nouveauté 2023 : château Fleur de Lisse se découvre en famille avec le nouveau parcours de visite « Raconte-moi la vigne et le vin ».

33330 Saint-Hippolyte – 05 33 03 09 30 – vignoblesjade.com

Château de Ferrand
Ce Grand Cru Classé de Saint-Émilion cultive depuis de nombreuses années un grand sens de l’hospitalité, et les récents travaux autour du réceptif, conduits par les designers Patrick Jouin et Sanjit Manku, ont encore permis à la propriété de franchir un palier, tout comme l’offre d’hébergement, absolument remarquable. Cet été, l’exposition « L’Humble Bic », en partenariat avec le Musée de la création franche, met en lumière des créations d’artistes réalisées au stylo Bic. Pour rappel, Pauline Bich, la fille de l’inventeur de cet ustensile mythique, est la propriétaire du château avec son mari Philippe Chandon-Moët.

33330 Saint-Émilion – 05 57 74 47 11 – chateaudeferrand.com

Couvent des Jacobins
Ce Grand Cru Classé niché au cœur du village de Saint-Émilion propose un bel éventail d’expériences immersives renouant avec le passé du vignoble, à la découverte de la géographie de l’appellation. Visite en tuk-tuk dans les vignes, événements culturels (Ciné à Couvent, Couvent Comedy Club) complètent la très large offre de visites et dégustations. Nous aimons les millésimes anciens proposés à la vente par la propriété, qui permettent de se familiariser avec le potentiel de garde de ces grands vins de terroir.

33330 Saint-Émilion – 05 57 24 70 66 – couvent-jacobins-saint-emilion.com

Château La Fleur de Boüard
Avec l’arrivée récente de nouveaux actionnaires, cette propriété de 30 hectares créée en 1998 par Hubert de Boüard et sa famille a redynamisé son offre œnotouristique, via l’ouverture d’une boutique rénovée qui fait aussi table d’hôtes, mettant en avant les vins du domaine et les produits locaux, une offre d’hébergement renforcée (bientôt une douzaine de chambres au total) et une nouvelle visite des chais particulièrement immersive grâce à une animation son et lumière.

33500 Néac – 05 57 25 25 13 – lafleurdebouard.com

Vignobles Jean-Louis Trocard
Implantée depuis 15 générations sur la rive droite du vignoble bordelais, la famille Trocard possède plusieurs propriétés dont le château La Croix des Moines, le château Croix de Rambeau et le château Porte Chic. L’offre de visite, résolument familiale, est basée sur l’interactivité avec les enfants comme avec les adultes : explication de la vinification avec expérience chimique, quiz sur le vin, jeu des arômes et dégustations à l’aveugle pour les enfants et les parents.

33570 Les Artigues-de-Lussac – 05 57 55 57 90 – trocard.com

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Le festival des épicuriens, Lyon Tasting revient en octobre !

Célébrez la 6ème édition de Lyon Tasting, les 7 et 8 octobre, au cœur du prestigieux Palais de la Bourse de Lyon, pour un moment chaleureux et plein de découvertes autour du vin et de la gastronomie !

Programmation
8 ateliers ludiques (gratuit sur inscription) autour des appellations des vignobles de la vallée du Rhône (Inter Rhône). Ils sont l’occasion parfaite de découvrir l’ensemble du vignoble ou d’en approfondir votre connaissance par la thématique qui vous inspire le plus.

5 master classes prestigieuses pour parfaire ses connaissances œnologiques.

Ne manquez pas le grand défi que lance Terre de vins en collaboration avec le site de vente en ligne Chateaunet. Un concours (gratuit sur inscription) où les participants devront déguster à l’aveugle plusieurs vins et deviner par exemple le cépage majoritaire, la région d’origine, le millésime, et pour les plus talentueux, le domaine !

Gastronomie Lyonnaise avec le Bistrot Lyon Tasting
Lyon Tasting est l’occasion rêvée pour goûter de nombreuses et belles cuvées, mais également pour ravir ses papilles. Nous avons voulu mettre à l’honneur Lyon, la capitale de la gastronomie, en proposant le Bistrot Lyon Tasting afin de partager déjeuner de saison, traditionnel, généreux et authentique organisé en partenariat avec le lycée des métiers de l’hôtellerie, de la gastronomie et des métiers de bouche : le Lycée François Rabelais Lyon Dardilly. Choisissez votre repas, installez-vous à notre table afin de partager un moment convivial entre épicuriens et profitez des conseils avisés de nos vignerons pour un parfait accord mets & vins.

Réalité virtuelle et dégustation libre
La Région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) offre aux visiteurs un espace dédié à la réalité virtuelle autour d’une expérience immersive. 4 thèmes seront proposés pour redonner une place centrale à la Région, découvrir le vin et le vignoble lyonnais.

Enfin, une dégustation libre avec la Région AURA se tiendra tout au long des deux jours de festivités, les représentants des Organisme de défense et de gestion (ODG) des différents appellations de la Région se succéderont pour présenter leurs vins et leurs spécificités.

Lyon Tasting, 6e édition, top départ ! Vous pouvez dès à présent réserver vos places ici :

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Nouvelle gouvernance chez Delamain

Après la venue du Groupe Bollinger en tant qu’actionnaire – minoritaire puis majoritaire – et la rénovation des locaux en lieu et place de Jarnac-Charente, la maison Delamain opère un remaniement de sa direction.

Comme pour le bon cognac, les choses se font progressivement au sein de la maison Delamain. Le goût du temps par le vieillissement long et le temps du goût par cette institution maître dans l’art de l’assemblage ont donné ses lettres de noblesse. Alors que la maison fondée en 1824 s’apprête à célébrer son bicentenaire, des changements s’opèrent au sein de la gouvernance. Charles Braastad, descendant de la famille Delamain et actuel directeur général, va prendre le poste de maître de chai derrière Dominique Touteau qui s’approche de la retraite. Charles Braastad cumulera le poste de directeur général adjoint. C’est Éric Le Bouar qui, à partir de ce 1er septembre, prendra la direction générale. Aujourd’hui directeur des fusions acquisitions du Groupe Bollinger, il a dans le passé travaillé pour le groupe Pernod Ricard en France, aux États-Unis et en Amérique Latine. « Cette nouvelle gouvernance permettra d’assurer une parfaite transmission des savoir-faire qui font l’excellence artisanale de la maison et d’accélérer son développement en France et à l’international », soulignent Etienne Bizot et Gérard Bouleau, respectivement PDG et DGD du Groupe Bollinger. Pour en revenir au poste de maître de chai, véritable gardien du temple de la maison Delamain, Dominique Touteau partira après 30 années de service dont 26 ans aux côtés de Charles Braastad. C’est une passation en douceur. 

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Old Vine Registry répertorie les vieilles vignes du monde entier !

Le Old Vine Registry, lancé en juin 2023, est le premier registre en ligne consacré aux « vieilles vignes » de la planète.

Consultable par tous, collaboratif et en ligne, cette base de données sur les vieilles vignes – Old Vine Registry.org – est une première. Jancis Robinson MW et son équipe ont posé les bases de ce projet, il y a déjà 15 ans, à partir de leur documentation et leurs archives.

Alder Yarrow, blogueur vin en Californie a travaillé sur l’architecture de la base de données :  on peut chercher par pays et appellation, mais aussi par nom du domaine, cépage, âge de la vigne… Le résultat est un outil simple d’emploi, qui peut intéresser les professionnels comme les particuliers.

Ce projet a bénéficié du soutien financier de la société californienne Jackson Family Wines. Il est destiné à évoluer et grandir avec les contributions des professionnels du vin, puisqu’un simple formulaire en ligne permet de proposer un vignoble de vieilles vignes.

Pour le registre, le critère de « vieille vigne » est d’avoir au moins 35 ans, âge moyen où les vignes sont arrachées dans le monde. Cet âge est aussi celui retenu par d’autres organismes qui travaillent sur les vieilles vignes dans le monde, tels que The Old Vine Conference, le Old Vine Project, en Afrique du Sud,  Barossa Valley’s Old Vine Charter en Australie.

L’intérêt de recenser les « vieilles vignes » est multiple : elles sont porteuses d’un plus riche patrimoine génétique, plus adaptées à leur environnement, plus intéressantes en terme d’expression du terroir : en ces temps de bouleversements climatiques, ces qualités sont précieuses. Cela permet aussi de mieux les valoriser, on sait que l’argument « vieilles vignes » est un atout marketing auprès du consommateur.

Au lancement du registre, plus de 160 vignes françaises sont recensées sur toutes les régions. Brigitte Chevalier, du domaine de Cébène, en appellation Faugères s’est impliquée dans ce projet à travers la Old Vine Conférence (l’association qui porte le projet, dont le but est de protéger et promouvoir les vieilles vignes).

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Fédération des crémants : l’effervescence venue d’Alsace 

Le Syndicat des producteurs de crémant d’Alsace (SPCA) démissionne de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNPEC). L’effervescence qui anime le monde des crémants se poursuit, après que l’ensemble des coopératives alsaciennes et un négociant majeur avaient déjà quitté leur syndicat régional (SPCA).

Lors de son conseil d’administration du 17 juillet, le Syndicat des producteurs de crémant d’Alsace (SPCA) a pris la décision de quitter la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNPEC). Une décision sans doute bien pesée puisque le Syndicat avait été créé en 1973 par les Alsaciens, en vue d’obtenir de l’INAO, Institut national de l’origine et de la qualité, la définition des trois premières appellations de crémant de Loire, crémant de Bourgogne et crémant d’Alsace en 1975 et 1976. Il avait même été à l’origine de la Fédération nationale en 1982. Charles Schaller, le président du syndicat alsacien (SPCA) explique la décision dans un communiqué : « Certains font usage de leur pression pour tenter d’aboutir à des facilités qui ne sont pas en phase avec les valeurs qualitatives que le Conseil d’administration du Syndicat des producteurs de crémant d’Alsace souhaite véhiculer et auxquelles il aspire à l’unanimité de ses membres. » En d’autres termes, les Alsaciens ne sont pas d’accord avec les orientations de la Fédération, à savoir l’éventualité d’utiliser la machine à vendanger et la possibilité de passer de 12 à 9 mois la durée minimum d’élevage. Le syndicat alsacien s’est en effet battu pour rendre les textes communautaires européens sur l’élaboration des crémants aussi indiscutables que possible, en faisant remplacer « l’arrivée des raisins entiers au pressoir » par la mention « récolte manuelle ». Les Alsaciens étaient aussi à l’instigation de l’agrément des sites de pressurage et poursuivaient leur marche qualitative et leur différenciation des vins issus de méthode Charmat ou gazéifés.  « L’erreur serait fondamentale, on ne va pas arriver au Cinquantenaire des crémants en renversant la vapeur mais plutôt en générant de la valeur » précise Olivier Sohler, directeur du Syndicat (SPCA).

Un syndicat amputé de ses coopératives
Il a plusieurs années que l’entente n’était plus cordiale dans le monde du crémant. L’Alsace s’était opposée à ce qu’une promotion internationale des crémants soit financée au prorata des volumes, sachant qu’en tant que premier producteur (30 millions de bouteilles sur les 12 derniers mois) elle devrait payer pour les sept autres appellations. Quelques semaines avant la décision du Syndicat de quitter la fédération nationale, l’ensemble des caves coopératives alsaciennes et un négociant majeur, Arthur Metz, plus proches dans l’esprit de la Fédération nationale que de leur vignoble régional, ont déjà démissionné du Syndicat des producteurs alsaciens.  Ces opérateurs majeurs représentent 40 à 50 % des volumes de crémant d’Alsace. Le Syndicat régional est donc largement amputé, mais il compte encore 515 membres, vignerons ou négociants. Gageons qu’il saura « poursuivre la mission qu’il s’est fixé en prônant le maintien d’une haute valeur qualitative de l’appellation ».

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[Nos circuits œnotourisme #12] Bouches-du-Rhône, 13 en vignes

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Pour ce premier circuit provençal, direction les Bouches-du-Rhône !

Domaine du Vallon des Glauges
Niché au cœur des Alpilles, au pied du mont Menu, un havre de paix dans un domaine entièrement rénové au milieu des vignes et des oliviers. De mai à septembre, un bar à vin permet de profiter du panorama un verre à la main (à partir de 4 €), pour goûter la production provençale qui sera certifiée bio cette année mais également les autres vins des domaines Oddo de Sicile et d’Afrique du Sud accompagnés de tartines et de planches apéritif (le soir, du mardi au vendredi). Visite commentée avec 5 vins (à partir de 18 € sur réservation).

13430 Eyguières – 04 90 59 81 45 – vallondesglauges.com

Château Bonisson
La belle bâtisse du XVIIIe abrite un centre d’art contemporain, avec quatre salles d’expositions sur deux étages, qui accueille 3 ou 4 artistes par an. Il est en libre accès (et gratuit) au public les après-midi du jeudi au dimanche (les tableaux géométriques de Léon Wuidar sont exposés jusqu’en septembre 2023). Victoire fait goûter dans le caveau voûté en pierre ses vins bio en Coteaux d’Aix-en-Provence mais également le miel et l’huile d’olive de la propriété. L’été, la terrasse à l’italienne, avec un beau panorama sur les vignes et les chênes centenaires, accueille des concerts.

13840 Rognes – 04 42 66 90 20 – bonisson.com

©DR

Château de Fonscolombe
Ce Relais & Châteaux 5 étoiles avec sa cinquantaine de chambres (à partir de 305 €), classé monument historique, a été entièrement rénové avec un restaurant, l’Orangerie, prolongé d’une belle terrasse dans un parc arboré ponctué de bassins et statues (le restaurant gastronomique La Table de l’Orangerie n’est ouvert que l’été). Le chef Marc Fontanne y privilégie les produits en circuit court y compris pour les vins, majoritairement du Sud, dont ceux de la propriété en IGP Bouches-du-Rhône et bio, proposés au verre (9 €) ou à la bouteille (40 €). Concerts aux beaux jours avec dégustation de vins.

13610 Puy-Sainte-Réparade – 04 42 21 13 13 – fonscolombe.fr

Château du Seuil
Avec ses nouveaux chais et son caveau lumineux doté de deux terrasses pour la dégustation, Le Seuil a retrouvé de sa superbe. On peut emprunter un sentier de découverte longeant les vignes et les bois pour découvrir en une dizaine de panneaux les cépages, les essences d’arbres… Le château, entouré de jardins à la française, ne se visite que pour les portes ouvertes début juin et les journées du Patrimoine en septembre. Concerts aux beaux jours, visite commentée et dégustation de 5 vins avec charcuterie-fromages (30 € sur réservation). L’occasion de goûter le Grand Seuil rouge 2018, un grenache-syrah tout en épices et en finesse (25,20 €).

13540 Aix-en-Provence – 04 42 92 15 99 – chateauduseuil.fr

©F. Hermine

Château Gassier
Le « sentier des vignes » qui part de la cave et offrant environ deux heures de balade, est jalonné d’une douzaine de panneaux ludiques et pédagogiques expliquant les paysages, la faune et la flore, le vignoble, les cépages, le bio… pour arriver à la table de pique-nique sous les arbres avec une vue sur la Sainte-Victoire à faire pâlir d’envie un certain Cézanne. En libre accès ou en participant à un jeu de piste avec énigmes (à partir de 8 personnes – 30 €). La pause déjeuner peut être organisée par le domaine (23 € avec vin) qui propose en saison de nombreuses activités (cinéma en plein air, nuit des étoiles, soirées concerts, brunch, apéro sunset…).

13114 Puyloubier – 04 42 66 38 74 – chateau-gassier.fr

©DR

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Tour des Termes est racheté

La famille Anney cède le Château Tour des Termes, historique Cru Bourgeois Supérieur de Saint-Estèphe. L’acquéreur est le Dr Eddie O’Connor, entrepreneur irlandais dans le secteur des énergies renouvelables.

C’est une page qui se tourne et une autre qui s’ouvre dans l’histoire de ce Château Tour des Termes, bien connu des amateurs des vins racés de Saint-Estèphe. Propriété de la même famille depuis 5 générations, Christophe Anney a pris la décision d’assurer une « transition en douceur ». Il restera pour le moment à la direction de ce Cru bourgeois aux côtés de Julien Brustis, nommé Directeur Général. Cet agronome et œnologue natif du Bordelais est notamment passé pat le Domaine La boche du Roi et la Winerie à Paris.

Concernant Dr Eddie O’Connor, il réalise son rêve après une carrière dédié aux énergies renouvelables (éoliennes, énergie solaire…) ainsi qu’à la décarbonisation de l’approvisionnement en énergie à l’échelle de la planète. « J’ai toujours voulu posséder un vignoble à Bordeaux, la plus grande région viticole du monde, confie-t-il. En nous appuyant sur ce qui a été réalisé par Christophe et sa famille, nous avons l’intention de créer un vignoble durable dans une vision d’avenir qui s’adaptera le mieux possible au réchauffement climatique ».

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Trois crémants de Bordeaux pour votre été

Suite au Concours national des crémants qui s’est tenu en mai dernier dans huit villes de France, dont Bordeaux, nous avons dégusté une sélection de cuvées bordelaises médaillées. Découvrez nos trois coups de cœur blancs à prix doux pour accompagner vos apéritifs, barbecues et desserts fruités. 

En apéritif
Jean Schieber Crémant blanc brut (8 €)
Assemblage de sémillon, cabernet franc et muscadelle, ce crémant de Bordeaux joue la carte de la vivacité, bienvenue pour faire frétiller les papilles en apéritif. Après un nez mêlant les zestes d’agrumes et les arômes pâtissiers, le palais se développe tout en fraîcheur, entre des bulles fines dansant en nombre et une vivifiante tension, ponctuée par une finale aux tonalités subtilement iodées. A déguster pour lui-même, ou avec des mets de la mer tels que des huîtres, des plateaux de fruits de mer, des crustacés, des tartares de poissons…

Avec un barbecue
Louis Vallon Blanc de Noirs (11,80 €)
Alliance de merlot et cabernet franc vendangés manuellement, Louis Vallon blanc de noir déploie une belle présence au nez et en bouche, portée par des arômes de fruits d’été juteux à noyaux (pêches, abricot) et une touche d’amande. En bouche, ce crémant marie du corps et de la vivacité soutenue par une bulle légère et virevoltante. Un équilibre réussi qui en fait le compagnon idéal de viandes blanches au barbecue, comme des blancs de poulet par exemple, mais aussi de noix de saint-Jacques au safran à la plancha.

Avec des desserts fruités
Premius Crémant blanc brut (6,50 €)
Né de vendanges précoces de sémillon, cabernet franc et muscadelle, Premius Crémant blanc brut se dévoile à la fois généreux et frais. Charmeur, avec sa belle aromatique complexe combinant des arômes fruités (citron vert, orange, mangue), floraux et pâtissiers, il se dévoile en bouche entre opulence et fraîcheur. Les notes briochées et compotées sont complétées par des accents fruités tonifiants de citron vert, pomme Grany et poire, la bulle est fine, et une légère pointe d’amertume finale vient dynamiser l’ensemble. Un joli rapport qualité-prix qui excellera notamment en dessert, avec par exemple des gourmandises comme des salades de fruits, un sabayon ou un crumble.

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