Collection Pays d’Oc 2023, un cocktail d’experts pour la sélection

La collection Pays d’Oc 2023 sera en dégustation dès 18h, ce jeudi 6 juillet, au domaine de Manse à Lattes. 34 vins ont été sélectionnés par un jury hautement qualifié. Mais que représentent les vins du Pays d’Oc pour un expert comme Nathan Menou, membre du jury, co-gérant du N°5 Wine bar, à Toulouse (établissement élu à trois reprises meilleur bar à vin du Monde) et lauréat du prix spécial « Vin au verre » du Tour des Cartes Occitanie 2021.

Nathan Menou a dégusté, en avril dernier, plus de 200 vins en IGP Pays d’Oc pour élire la Collection 2023. Au quotidien confronté à la dégustation et à l’achat de vins pour son établissement, Terre de Vins lui a posé quelques questions.

Les vins de l’IGP Pays D’Oc représente un excellent rapport qualité-prix

Nathan Menou

Quelles sont les plus values des vins du Pays d’Oc ?
L’IGP Pays D’oc est un véritable terrain d’expérimentation pour les vigneronnes et vignerons qui souhaitent s’adapter aux modes de consommation. Que ce soit en terme de conduite “viticulturale” ou dans la dynamique de vinification, les vignerons ont la liberté d’exprimer la dimension variétale d’une grande palette de cépages originaux, qu’ils soient rares, modestes ou résistants. Ces pratiques peuvent être également une véritable réponse à l’évolution climatique. Enfin, l’Occitanie est une toile où le vigneron peut exprimer l’identité même d’un terroir via le cépage même.

Quels sont les avantages pour la restauration ?
L’IGP Pays d’Oc est une organisation où la star est le cépage. Il y a toujours une part de mystère autour de la compréhension du vin. Pour le client, ces cuvées mono variétales permettent d’offrir une bonne lecture des cépages, et facilitent donc leur identification. Outre cet aspect, les vins de l’IGP Pays D’Oc représentent un excellent rapport qualité-prix.

Comment s’est passée l’expérience comme membre du jury ?
J’ai adoré cette expérience de juré ! Que ce soit dans l’identification des profils millésimes présentés ou dans l’appréciation de la versatilité des différents cépages face aux différents terroirs, c’est toujours une excellente expérience à vivre. Pouvoir goûter et échanger avec d’autres professionnels issus de différents secteurs (restaurateurs, sommeliers, œnologues) autour d’une passion commune est un véritable luxe. Ce qu’il faut retenir, c’est que l’on en apprend à chaque dégustation, c’est un grand moment d’humilité.

Quelques coups de cœur de la Collection 2023 ?
Personnellement j’ai adoré les vins de Camille Ournac, du domaine Coudoulet. C’est un vigneron attentionné et un travailleur acharné. Il arrive à trouver le parfait équilibre entre la technique et l’expression du terroir. Que ce soit avec son Pinot Gris ou son Pinot Noir, Camille arrive à prend le meilleur des cépages sur leurs terroirs respectifs.

La grande découverte de cette dégustation a été “Entre Nous” du domaine Valensac. Un Petit Verdot languedocien plein d’élégance. Une aromatique identitaire entre fruits noirs et épices, un équilibre porté par une bouche dont les tanins à la fine granulométrie accompagnent la fraîcheur de la finale.

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Noah, Jacquet, Clinton… On a dégusté pour vous des cépages interdits

Ce lundi 3 juillet, le domaine Armand Heitz, en Bourgogne, organisait une dégustation de vins issus de cépages interdits depuis 1934, afin de d’attirer l’attention sur leur intérêt agronomique. Déroutant.

Ils faisaient partie du quotidien de nos grands-parents, ils sont désormais rarissimes. Les cépages dits « hybrides producteurs directs » ont inondé la France la première moitié du XXe siècle avant leur interdiction, puis leur arrachage massif. Leurs noms vous diront sûrement quelque chose : Noah, Clinton, Isabelle, Herbemont, Othello, et Jacquez (ou Jacquet). Six variétés créées « par croisements entre espèces de vignes européennes et américaines, ce qui leur confère une résistance aux maladies telles que le mildiou, l’oïdium et le phylloxéra», esquisse Armand Heitz, qui a réuni dans son domaine bourguignon des vins issus de ces cépages afin de les faire déguster à la presse. Avec un objectif en tête : « Nous aimerions les remettre au goût du jour, car ils représentent une opportunité dans un contexte de réduction des pesticides. » Intéressant techniquement certes, mais gustativement ? Nous avons dégusté :

Hervé Garnier/ Cuvée des Vignes d’Antan / 2022
Un rouge 100 % Jacquet. Le vigneron ardéchois et fondateur de l’association Mémoire de la vigne signe ici une cuvée qui impressionne par sa robe dense, au grenat sombre. Le nez est intense et particulièrement floral. En bouche la texture est très plaisante, à la fois ample, juteuse et sapide, et l’on retrouve une aromatique complexe, ou les fleurs et quelques jolies notes végétales (cacao cru) dominent. Un plaisir, même si l’acidité mériterait d’être un peu plus fondue et l’aromatique mieux définis.

Gilbert Bischeri / Coteaux d’Aujac cuvée cépages oubliés / 2022
Rouge. 70 % Clinton, 10 % Carignan, les 20 % restant étant composés de nombreux autres hybrides résistants. L’ensemble provient du conservatoire de Gilbert Bischeri, dans les Cévennes, lieu magnifique ou les grappes s’épanouissent sur des treilles en châtaignier. Un vin à l’aromatique généreuse, même si un brin de verdeur durcit légèrement la finale. Le profil est typique des hybrides producteurs directs, c’est à dire « foxé », mot qui désigne un arôme puissant, insolite et un peu entêtant, ne laissant personne indifférent : certains y retrouvent des nuances de fraise des bois, cassis ou rhubarbe confite, d’autres le kiwi trop mûr, le cuir ou le sirop d’érable. Très beau vin pour ceux qui aiment ce style.

Noah / domaine Armand Heitz / 2022
Blanc, 100 % Noah. Les grappes proviennent des environs de Nantes. Une parcelle « qui n’a vu aucun produit chimique de la saison, et n’a nécessité aucun travail, hormis un peu de débroussailleuse en été », témoigne Mathieu Bodin, directeur technique du domaine Armand Heitz, pour qui « c’est tout l’intérêt de ce type de cépages résistants. » Le nez, très léger, laisse place à une attaque franche et à une texture charnue. L’aromatique reste discrète même si l’on perçoit les fruit blancs et quelques notes miellés. L’ensemble est droit, équilibré, et doté d’une belle longueur.

Conclusion : aucun défaut dans ces vins, beaucoup de qualités, mais quelques caractéristiques déroutantes, voire clivantes. Ce qui ne réfrène en rien Armand Heitz : « L’idée n’est pas de remplacer le chardonnay demain, mais d’expérimenter, de retrouver de la diversité dans un contexte où les maladies et les pesticides posent de plus en plus de problèmes. » Dans l’absolu, vous trouverez difficilement ces cuvées : leur production, si elle est tolérée dans le cadre familial, reste interdite à la vente.

Pourquoi a-t-on interdit les hybrides producteurs directs ?
Noah, Clinton, Isabelle, Herbemont, Othello, et Jacquez auraient représenté jusqu’à un tiers du vignoble français, car les vignerons y voyaient bien des intérêts : résistance aux maladies, absence de greffage, rendements importants… Pourquoi l’Assemblée Nationale les a-t-elle interdits, brutalement, en 1934, avant d’inciter à leur arrachage total une vingtaine d’années plus tard ? Les théories sont nombreuses : la lutte contre la surproduction est souvent évoquée, de même que le désir de montée qualitative des vins français. L’aspect sanitaire également. « À l’époque, on insinuait que leur fort taux de méthanol [l’alcool frelaté, ndlr], rendait fou ou aveugle. Ce qui est faux », tranche Armand Heitz, argument à l’appui : « des études ont depuis prouvé qu’on trouvait moins de méthanol dans ces vins que dans un cidre fermier ».

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Grande Dégustation Pays d’Oc, une Collection de rosés

J-2 avant la soirée présentation Collection Pays d’Oc 2023, qui se tiendra le jeudi 6 juillet au domaine de Manse à Lattes, Terre de Vins revient sur ce territoire de vins rosés, de plus en plus ancrés dans l’esprit du consommateur hédoniste.

« Le Pays d’Oc est la première IGP productrice de vins rosés en France »
Territoire de vins rouges bus et reconnus de tous, le Pays d’Oc est également une IGP régionale taillée pour la production de vins rosés de qualité. Beaucoup parmi les 20 000 vignerons de l’IGP Pays d’Oc élaborent une cuvée de rosé, de la plus simple dédiée à l’apéritif aux plus gourmandes taillées pour la gastronomie.

Les vins rosés occupent 30 % de la production de l’IGP, loin derrière celle du vin rouge et juste devant celle du vin blanc. 16 cépages y sont autorisés, seuls ou en assemblage, et si les cépages bordelais merlot et cabernet-sauvignon dominent la production dans les vins rouges, ce sont les cépages sudistes et méditerranéens qui arrivent en tête dans la production des vins rosés. Grenache noir, cinsault et syrah forment donc le podium avec plus de 1,2 million d’hectolitres produits.

Terre de rosés aux cépages connus mais également un territoire où l’on autorise et produit des vins rosés issus de cépages rares et modestes avec le caladoc, le marselan ou le muscat de Hambourg. À noter que les plus admiratifs de la Bourgogne peuvent produire un rosé 100 % pinot noir, l’élégance aux notes languedociennes ! Le Pays d’Oc est la première IGP productrice de vins rosés en France.

52 échantillons pour une sélection de 8 vins rosés
Rassemblés les 12 et 13 avril derniers, le jury de 19 dégustateurs experts composé de professionnels du vin et de chef comme Clément Gely (restaurant VR à Montpellier) ont dégusté 52 échantillons de vins rosés pour une sélection de 8 cuvées Collection, la crème de la crème des « rosés » de l’IGP.

Cuvées à ne pas rater :
Cœur de cuvée de la Jasse 2022 – Domaine de la Jasse
Syrah, grenache et caladoc pour ce rosé de bistronomie. La Jasse s’inspire des Champenois avec la presse tête de cuvée de raisins rouges à pulpes blanches. Une extraction douce et lente d’exception récompensée au concours mondial de Bruxelles, en plus de figurer dans la Collection Pays d’Oc 2023 !

Le Rosé de Vendéole 2022 – Les Vignobles de la Vendéole
Dans le plus atlantique des secteurs languedociens, à l’ouest de Carcassonne, les Vignobles de la Vendéole élaborent ce charmant rosé 100 % pinot gris, un condensé d’agrumes et de fruits rouges. Loin de ses terres de prédilection, le pinot gris est autorisé dans le cahier des charges de l’IGP Pays d’Oc, une façon de plus de laisser s’exprimer le vigneron dans son travail d’artisan.

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[Publi-info] Le Domaine Achillée lance sa première cuvée NFT sur la marketplace Romane

Wine in Block, en collaboration avec le Domaine Achillée annonce le lancement d’un drop NFT exclusif pour la cuvée des “vendanges tardives” le 21 juin 2023. Les amateurs de vin auront la chance de découvrir une cuvée unique exclusivement vendue en NFT, conservée avec soin depuis la récolte en 2017, et de bénéficier d’une traçabilité accrue grâce à cette alliance audacieuse.  Ce drop est le premier d’une longue série, Achillée appartenant au collectif Liane, qui réunit des vignerons indépendants en biodynamie ayant aussi à coeur d’innover dans leur distribution et qui a choisi Wine in Block comme partenaire.

NFT : UN LIEN UNIQUE ENTRE L’ACHETEUR ET LE DOMAINE VITICOLE
Achillée, réputé pour ses vins secs d’exception, dévoile une cuvée peu ordinaire : les premières « vendanges tardives ». En 2017, suite à des gelées inattendues, les raisins ont été récoltés tardivement, offrant une teneur en sucre remarquable. Ce phénomène naturel a conduit à une fermentation spontanée qui s’est arrêtée, donnant naissance à la première cuvée légèrement sucrée du Domaine Achillée.

Seulement 235 bouteilles de cette cuvée rare ont été produites et soigneusement conservées depuis 2017. Cette cuvée sera uniquement disponible sous forme de NFT. En choisissant d’intégrer la technologie NFT de Wine in Block, Achillée démontre son engagement à rester à l’avant-garde de l’industrie viticole tout en préservant les traditions. Les NFT offrent une solution moderne pour authentifier les vins et assurer leur qualité en évitant leur déplacement physique. Grâce à cette innovation, les consommateurs peuvent désormais acheter et posséder ces cuvées rares avec une garantie absolue de leur provenance et de leur intégrité.

MISE EN VENTE SUR LA PLACE DE MARCHÉ  ROMANE
Romane, la place de marché de Wine in Block dédiée au vin, est plus qu’une simple plateforme d’achat car elle offre également des fonctionnalités et des expériences exclusives. En plus de pouvoir acheter des cuvées de vin, les utilisateurs peuvent associer des expériences uniques à chaque cuvée, telles que des dégustations au domaine ou la possibilité de rejoindre le membership du domaine.

«Romane, c’est le lien de confiance et l’outil de dialogue entre un domaine et ses clients. Achillée avec Romane « droppe » une cuvée rarissime, qui nous fait découvrir son histoire et son patrimoine. Nous sommes fiers d’inaugurer notre plateforme NFT dédiée aux vins avec ce domaine reconnu pour son engagement environnemental, son ancrage dans le terroir Alsacien et la qualité de ses vins » Sylvie Busca, CEO Wine In Block

Le nom évocateur de Romane, imprégné de luxe et de raffinement, transcende les barrières linguistiques et évoque un sentiment de sympathie. Cette place de marché met un point d’honneur à faciliter l’adoption du vin et à rendre l’expérience utilisateur aussi accessible que possible. L’UX de Romane est conçue de manière à offrir une expérience fluide, avec des fonctionnalités telles que des filtres de recherche avancés, des descriptions détaillées et des visuels attrayants pour chaque cuvée. Les utilisateurs bénéficient d’informations détaillées sur les différents drops, les caractéristiques des vins, les NFT associés et les éditions disponibles à l’achat. Ils peuvent également accéder à des informations sur les domaines, les vignerons et les cuvées, ce qui leur permet d’explorer pleinement l’univers fascinant du vin.

PARTENARIAT AVEC LE COLLECTIF LIANE
Liane, lancée il y a quelque temps, est une plateforme novatrice dédiée à la vente de cuvées spéciales et créatives. Ces vins d’exception sont élaborés en utilisant des techniques telles que la vinification en barrique ou en amphore, et proviennent de différents vignobles pratiquant la biodynamie.  Liane a réussi à convaincre plusieurs domaines viticoles de se lancer dans ce projet, mais étant spécialisée dans la sélection et la mise en valeur des cuvées, a décidé d’externaliser la gestion technique de sa plateforme. C’est ainsi que Wine in Block intervient en prenant en charge l’ensemble des opérations sur la plateforme Romane. Le premier drop de Liane, mettant en avant Achillée, est donc un exemple parmi d’autres à venir.

« Nous avançons avec la certitude que la tradition et les nouveaux modèles se marient. Liane réunit des vignerons engagés, qui aiment leurs terres et leurs raisins, et vous les partage avec Romane. » Pierre Dietrich, Fondateur de Liane et propriétaire Achillée

Alors que les NFT sont principalement associés à la vente de grands crus prestigieux, Achillée est convaincu que cette technologie est tout aussi pertinente pour les vins biodynamiques et naturels. Les vins en biodynamie et naturels d’Achillée sont réputés pour leur authenticité, leur respect de l’environnement et leur expression unique du terroir alsacien. En intégrant la technologie NFT, le domaine souhaite offrir une expérience novatrice et immersive à ses clients, tout en valorisant l’histoire et la qualité exceptionnelle de ses vins.

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Grande Dégustation Pays d’Oc IGP, des blancs qui ont la cote

Ce jeudi 6 juillet, dès 18h au Domaine de Manse (34), la plus grande IGP de France présente sa nouvelle Collection 2023. Un évènement co-organisé avec Terre de Vins qui met à l’honneur les vins du Pays d’Oc. Et cette année, ce sont les vins blancs qui ont la cote.

La liberté d’expression n’est pas un vain mot”. Tels sont les mots de Jacques Gravegeal, Président du syndicat des producteurs de vins de l’IGP Pays d’Oc. Une liberté qui s’exprime dans le nombre de cépages autorisés par le cahier des charges de l’IGP, avec un total de 58. Les grands gagnants de cette liberté sont indéniablement les vins blancs où 24 cépages y sont inscrits, loin devant les autres couleurs.

Si les vins rouges et rosés ont leur pinot noir, les vins blancs ont le droit au riesling et au gewurtraminer, des vins (toutes couleurs confondues) qui plaisent à l’export avec 48% de la production qui part à l’étranger.

Les cépages septentrionaux de Bourgogne et de Loire, avec respectivement le chardonnay et le sauvignon, sont ceux qui se plaisent le plus dans les terres du Pays d’Oc. Mais les consommateurs que nous sommes pourront également se régaler avec d’autres cépages savoureux, également loin de leur terre de naissance, comme le colombard (sud-ouest), le chenin (Loire) ou l’alvarinho (Portugal).

Une collection de 18 vins blancs
Réunis les 12 et 13 avril dernier dans la plus grande salle de dégustation d’Europe, les dégustateurs du jury ont dégusté près de 104 échantillons de vins blancs et ont sélectionné 18 cuvées ambassadrices, fraîchement élues au rang de Collection.

Longtemps considéré comme (uniquement) un territoire de vins rouges et de rosés, le Pays d’Oc se transforme et se révèle être un lieu où le vin blanc à toute sa place dans les palais des consommateurs.

Les domaines sélectionnés seront ambassadeurs de l’IGP Pays d’Oc lors des actions de promotion organisées par l’Interprofession.

Cuvées à ne pas rater :
Scène n°9 chardonnay” 2022 – Domaine Ricardel de Lautrec
C’est le domaine qui monte actuellement, notamment avec l’arrivée de la biodynamie et de cuvées certifiées “Vins méthode Nature”. Ricardel de Lautrec nous offre ici un subtile chardonnay, gourmand, élégant et qui plaira au plus grand nombre.

Conseil” 2022 – Domaine Serre de Guéry
En plein Minervois, Serre de Guéry est un domaine qui produit de jolis blancs. Extraordinaire pour le sud de la France, le gewurztraminer est cultivé sur une parcelle calcaire, un challenge selon les vignerons du domaine. Rose et litchi, le caractère variétal est bien là.

Pourquoi s’en priver dans la Collection 2023 ?

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Une maison commune aux filières Gascogne, Floc et Armagnac

Les trois filières du Sud-Ouest, Armagnac, Côtes-de-Gascogne et Floc de Gascogne font désormais vitrine et bureaux communs dans un nouveau pôle d’information, animation et formation, la Maison Gascogne-Armagnac, à Eauze dans le Gers.

L’armagnac et le floc étaient au centre ville d’Eauze, les Côtes-de-Gascogne route de Cazaubon, voilà les instances réunies depuis quelques mois dans un bâtiment flambant neuf route de Manciet à la sortie d’Eauze. Ils font également locaux partagés avec les Vignerons Indépendants, l’UARVG (Union des Associations pour la Restructuration du Vignoble Gersois), l’antenne Gascogne-Adour de la Chambre d’Agriculture et l’office de tourisme d’Artagnan Pays d’Armagnac. « Cela permettra aussi un partage de compétences avec une boîte aux lettres et une animatrice en commun, précise Olivier Goujon, directeur du BNIA. Le projet était en discussion depuis 34 ans; il était temps et nous avons été unanimes sur le fait de renoncer à la vente de bouteilles ». Pas de boutique donc hormis quelques livres et autres souvenirs mais un grand espace de découverte. La nouvelle maison Gascogne-Armagnac a bénéficié d’une enveloppe  de 2,4 M€ répartis entre les filières avec la participation de la Région, du Gers, de la commune d’Eauze et de l’Etat. Trois niveaux pour une surface totale de 1500 m2 avec notamment deux grandes salles de réunions-séminaires d’une centaine de mètres carrés chacune, une grande cuisine, deux terrasses dont un grand roof top avec vue sur vignes… de quoi travailler dans des conditions optimum.


Ateliers et atmosphères
Derrière la grande porte vitrée, les visiteurs découvrent un bel espace lumineux évoquant les différentes productions du vignoble. La maison est ouverte pour l’instant tous les jours de la semaine de 9h a 17h (sauf sur des plages plus larges lors des animations estivales). Elle propose dans l’année une dégustation gratuite sur réservation à 11h tous les jours sur des thèmes variés comme les vins blancs, le floc en cocktail, l’armagnac et cet été des ateliers découvertes les vendredis à 10h30 (10€/pers.). Des accueils en groupe peuvent être organisés sur réservation avec dégustations commentées avec quizz et accompagnées de produits locaux (foie gras, magret ou croustade). La nouvelle Maison gersoise se fait connaître par des flyers distribués aux offices de tourisme de la région, par un site dédié lamaisongascogne-armagnac.fr , via les réseaux sociaux, Facebook et Instagram.

Photos ©F. Hermine

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La Bourgogne en ordre de bataille pour réduire ses émissions de CO2

En présentant son plan d’action, l’interprofession est entrée dans la phase concrète de son plan Objectif Climat.

Comment le monde du vin peut-il lutter, lui aussi, contre le réchauffement climatique ? Depuis plusieurs années, les interprofessions sont en première ligne, en Champagne, à Bordeaux comme en Bourgogne. Ainsi le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) a présenté la semaine passée un plan d’action pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

« Une baisse de 60 % d’ici à 2035 nous paraît être un objectif atteignable », a introduit François Labet, président du BIVB. Pour l’atteindre, ses équipes ont commencé, en 2021, par effectuer le bilan carbone de la filière ; puis ont lancé, fin 2022, une série de concertations avec les producteurs. Des réunions qui ont abouti à un plan de bataille. « Nous avons identifié neuf grands thèmes, et la part de chacun dans le bilan carbone de notre filière », indique Jean-Philippe Gervais, directeur du pôle technique du BIVB. Ainsi le thème emballage représenterait environ 30 % des émissions du vignoble, le thème mobilité 26 %, le thème viticulture 11 %, et le thème cuverie 5 %.

Des efforts à mesurer
Pour chacun de ces thèmes, des actions concrètes ont été définies. Elles sont 103 au total. Exemples :« alléger la bouteille » ou encore « éco-concevoir les emballages ». Aux producteurs, désormais, de les appliquer ou non. « Le BIVB aura un rôle d’appui et d’accompagnement », précise Jean-Philippe Gervais. Le BIVB prévoit d’ailleurs d’embaucher sous peu un animateur dédié à Objectif Climat.

François Labet le reconnaît : le plan entre désormais « dans sa phase la plus difficile : celle de l’application concrète » et va nécessiter « d’importants efforts de sensibilisation » . L’interprofession s’attelle désormais à « élaborer un outil de mesure des résultats, afin de rendre compte des initiatives de notre vignoble à l’extérieur, et notamment aux clients, qui attendent beaucoup de la Bourgogne ».

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Les grands rosés de Provence mis en pages

En 200 pages, la « Saga des grands rosés de Provence » (éditions de La Martinière) raconte l’incroyable ascension du vignoble provençal à travers l’histoire des familles historiques et des grands domaines.

L’autrice, Françoise Parguel, a voulu raconter la formidable ascension des rosés de Provence en à peine quatre décennies et l’histoire des grandes familles et des noms prestigieux qui ont construit leur renommée. « Je voulais faire un beau livre avec de magnifiques photos pour parler de ce cas d’école qu’est la Provence, ce vignoble qui a inventé une couleur et fait sa révolution qualitative en passant d’un petit vin d’été sympathique noyé dans des glaçons entre pétanque et barbecue à une révolution de palais. Il existait déjà des livres plus techniques ou touristiques, mais je voulais l’écrire comme une saga. » Pour l’autrice – d’abord journaliste avant de bifurquer dans la communication, le conseil et le marketing au début des années 90 –, il ne s’agissait pas de faire l’inventaire des domaines mais d’évoquer plutôt les familles fondatrices (les Ott, Farnet-Matton, Sumeire), les grands groupes arrivés au XXIème siècle tels Pernod-Ricard, Roederer, Chanel, LVMH, et des entrepreneurs et visionnaires comme Sacha Lichine, Valérie Rousselle, Brad Pitt, Lord Bamford , Philippe Austruy…

Une douzaine de partenaires
Le livre, présenté cette semaine dans les locaux de Moët-Hennessy à Paris, ne se veut « ni enquête journalistique, ni storytelling ». Il  raconte la création des crus classés de Provence, la naissance du rosé pétale de rose de Régine Sumeire, évoque le travail du Centre du Rosé, suit l’évolution du vignoble, le développement des labels environnementaux, des nouvelles marques de négoce, de l’œnotourisme à travers les témoignages d’une douzaine de domaines partenaires. « Chacun avait déjà un peu raconté son histoire dans la presse spécialisée ou dans les numéros vins des magazines mais il n’y avait pas encore d’ouvrage parlant de cette révolution du rosé, du pourquoi et du comment ces acteurs provençaux ont réussi à prendre la place de leader sur leur créneau, un peu à l’instar du modèle champenois » commente Françoise Parguel. Le livre est illustré par le photographe aixois Camille Moirenc et par des images d’archives témoignant des histoires des châteaux et des marques. Bien sûr, il manque quelques grands domaines et acteurs du vignoble qui n’ont pas pu ou voulu faire partie de l’aventure entre ces pages. Mais la Provence ne cessant de bouger et d’évoluer, l’autrice peut toujours réfléchir à un tome 2.

©F. Hermine

« La Saga des grands rosés de Provence », de Françoise Parguel, éditions de La Martinière – 200 pages (40 €)

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Tour de France 2023, de vignes en villes

Cette année, le Tour de France cycliste parcourra 3 404 kilomètres à travers la France et ses vignobles. Partant d’Espagne le 1er juillet, le 110è Tour de France traversera notre pays en diagonale vers le nord-est pour s’achever en Alsace juste avant l’ultime étape aux Champs Elysées parisiens.

Pour ses 120 ans, célébrés précisément le 1er juillet 2023 à l’ouverture de la course, le Tour de France cycliste a choisi le Pays Basque espagnol, du côté de Bilbao et Saint-Sébastien. L’occasion aussi, 31 après le grand départ de Saint-Sébastien en 1992 de se souvenir de Miguel Indurain en route pour la deuxième de ses cinq victoires. Pas de vignes pour le départ, mais le vignoble de Rioja n’est pas si loin et le plus populaire des vins espagnols sera surement sur quelques tables d’admirateurs pendant les premiers jours du tour. A moins qu’il ne fasse chaud et qu’ils préfèrent se rafraichir avec le favori de l’été, le Txakoli, un blanc léger à peine perlant, comme celui de la bodega Txomin Etxaniz à Getaria.

40 villes étapes
Sur un total de 40 villes étapes, 12 nouveaux sites font leur entrée dans le Tour en 2023, dont trois qui parleront directement aux amateurs de vins, Vulcania en Auvergne, Belleville-en Beaujolais et Poligny dans le Jura. Dès le 3ème jour, les coureurs traverseront la frontière pour gagner Bayonne et les vignes de Jurançon apparaitront sur leur passage le mercredi 5 juillet lorsqu’ils auront 165 km à parcourir entre Pau et Laruns. Pour être vraiment baigné dans le vignoble, il faudra attendre le vendredi 7 juillet quand les coureurs s’élanceront de Mont-de-Marsan vers Bordeaux, et le lendemain entre Libourne, aux portes de Saint-Emilion et Pomerol, et Limoges. C’est à Libourne que s’est distingué le grand Jacques Anquetil, qui survola un contre-la-montre en 1957, deux jours avant son premier sacre sur les Champs-Elysées.

D’Auvergne en Beaujolais et en Savoie
Entre le 11 et le 12 juillet, ce sont les vignes d’Auvergne qui seront à l’honneur, puisque le Tour découvrira pour la première fois le col de la Croix Rosier et fera un grand retour après 35 ans d’absence dans le Puy-de-Dôme, avant de séduire coureurs comme amateurs de vin dans les collines du Beaujolais. Après le repos du 17 juillet, ce sera au tour de la Savoie et de la Haute-Savoie de jouer les voisins pendant trois jours. Certes, on ne verra pas beaucoup de vignes car le vignoble ne couvre que 2050 ha, mais les jolies pentes qui produisent Vins de Savoie, Apremont, Chignin-Bergeron et autre Crémant de Savoie ne seront pas loin. De même que les coteaux du Bugey en arrivent vers Bourg-en-Bresse. Les dernières étapes passeront par Poligny, capitale du Comté arrosée par les Côtes du Jura et les Arbois avant d’approcher un autre pays de vin et de fromage, Le Markstein alsacien, au plus près des vignes de Guebwiller, et pas loin de Munster.

A vos écrans
Le Tour de France cycliste est une occasion de découvrir ou de retrouver des paysages spectaculaires. Les amateurs de tourisme et de vins le savent. Le Tour de l’an dernier, qui traversait quatre pays européens sur 3 349,8 km, a réuni près de 150 millions de téléspectateurs en Europe, dont 8,44 millions en France, un record depuis 2011, sans parler des 19,1 millions de vidéos vues sur France.tv.

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Les bonnes vibrations de l’AOP Languedoc !

Avec sa nouvelle campagne de communication lancée dès l’été 2023, l’AOP Languedoc vise à accompagner son succès commercial et toucher de nouveaux consommateurs, en France comme à l’international. Un visuel inédit dans l’univers du vin, un thème fort, la vibration, un budget conséquent d’1 milliard d’euros : tout est réuni au service du « vin vibrant, vin vivant » de l’AOP Languedoc en 3 couleurs. 

Ce changement dans la communication arrive pour être en adéquation avec la « succes story » de l’AOP Languedoc. Reconnue par décret en 2007, agrandie en 2011, elle couvre 10 000 hectares, 531 communes sur 4 départements, de Collioure aux portes de Nîmes, et ajoute en 2022 des mesures agro-environnementales à son cahier des charges. Les chiffres parlent  :  « plus de 37 millions de bouteilles commercialisées en 2022, un équilibre en France et export (3 marchés clés hors Europe : USA, Chine et Canada), une distribution équilibrée avec un positionnement-prix sur le segment « premium accessible » l’appellation progresse en volume et en valeur.

Les différents acteurs de la filière ont travaillé collaborativement, durant un an, pour aboutir à cette identité et l’ont présenté en collectif en ce début d’été : Jean-Benoît Cavalier, président de l’ODG Languedoc, Gilles Gally, président de l’UEVM et coprésident de la section interprofessionnelle AOP Languedoc du CIVL, Stéphanie Daumas, directrice de l’ODG de l’AOP Languedoc, et Olivier Legrand, délégué général du CIVL, représentant les interprofessions du Languedoc, et Anne-Laure Boras (Domaine du Nouveau Monde) et Anaël Payrou (Cellier des Demoiselles) représentant les vignerons, étroitement associés à la démarche depuis le début. Ils disent « c’est une communication qui nous ressemble, qui doit susciter l’envie chez le consommateur, en recruter de nouveaux…nous sommes allé chercher au plus profond, nous voulons retranscrire la vibration de la garrigue dans la bouteille, parler aux 5 sens… ». 

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