Suntory, un centenaire fringant !

Le grand groupe de spiritueux japonais fête son 100ème centenaire avec brio en lançant 4 nouvelles éditions limitées. De quoi renforcer une gamme déjà bien fournies en pépites maltées, tourbées ou non.

Vu de France, on a du mal à imaginer ce que peux représenter la Maison Suntory dans l’histoire des spiritueux japonais. Un précurseur ? Une référence ? Un faiseur de tendances ? Eh bien c’est tout cela à la fois. L’histoire commence en 1923 avec la fondation par Shinjirō Torii d’une distillerie de whisky de malt au pied du mont Tennozan, non loin de Kyoto. La célèbre distillerie Yamazaki. Dès les origines, sa volonté sera de célébrer la nature japonaise. Une nature généreuse, dotée de tous les arguments pour produire de grands whiskys. Au fil du temps, Suntory va véritablement créer une culture de consommation des spiritueux avec l’ouverture de centaines de bars à whisky dans toute l’archipel au cours des années 1950. S’ensuivront la fondation de la distillerie Chita en 1972 (whisky de grain) puis celle de Hakushu il y a tout juste 50 ans en 1973. De là, Suntory impulsera une nouvelle dynamique avec son opération Chopsticks visant à populariser les accords mets-whisky auprès des consommateurs. Eh puis, ce sera l’inévitable distillerie Hibiki, désormais vénérée par les amateurs du monde entier pour la qualité absolument merveilleuse de ses blends. Lors d’une réception donnée à Paris en ce mois de juin, le Chief Blender de Suntory, M. Shinji Fukuyo, a présenté les dernières actualités de la Maison. Avec à la clé, de grandes émotions de dégustation.

Des whiskies rares et identitaires
A anniversaire exceptionnel, lancements exceptionnels. Ce ne sont donc pas 1 ou 2 mais bien 4 nouvelles cuvées qui viennent d’être révélées. Parmi elles, le Yamazaki 12 ans (250€) et le Yamazaki 18 ans d’âge Mizunara. Ce dernier offre une vision différente du whisky iconique, maintes fois primé à travers le monde. Alors que sa version classique associe différents types de fûts de chêne, notamment américains et japonais (mizunara), une part clé de l’élevage est réalisée dans des ex-fûts de sherry qui lui donnent toute sa puissance enrobante et son aromatique exceptionnelle (fruits secs, café, chocolat noir, pointe fumée). La version du centenaire joue l’approche mono-origine en termes de fûts. Uniquement des fûts de chêne mizunara, si difficiles à travailler. Un bois typique du Japon, utilisé par la maison Suntory depuis 1949, bien avant qu’il ne devienne très à la mode depuis quelques années. Intéressant quand il est utilisé sur des vieillissements prolongés, ce bois confère ici beaucoup de suavité au Yamazaki 18 ans. Pointe d’agrumes confits, notes très épicées, légère sucrosité, le whisky intrigue par son côté plus mystérieux, moins immédiat. Très droit, doté de fins amers, il évoque des notes de pudding anglais. Une pépite rare que seuls une poignée d’amateurs fortunés pourront s’offrir (2200€ les 70cl tout de même). Autres nouveautés, le Hakushu 12 ans d’âge (250€) et le Hakushu 18 ans d’âge Peated Malt (1750€). Ce dernier n’intègre que des malts moyennement et fortement tourbés. On pourrait s’attendre à un monstre de puissance, très clivant. Il n’en est rien. La tourbe est étonnamment intégrée, plus suggérée qu’imposante. Une version légèrement plus intense en la matière que le classique 18 ans mais que les amateurs ne manqueront pas non plus d’encaver. De futures éditions collector !

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Château Clarke, quinqua classe

Cette propriété de Listrac-Médoc célèbre les 50 ans de son acquisition par le Baron Edmond de Rothschild. Aujourd’hui figure de proue du groupe Edmond de Rothschild Héritage, elle affiche ses ambitions en inaugurant de nouvelles installations.

En 1973, Château Mouton-Rothschild devient le premier – et le seul à ce jour – domaine à faire modifier le classement de 1855 en passant du statut de 2ème Grand Cru Classé à celui de Premier. À la même époque, Lafite-Rothschild prospère déjà sur le toit du monde. Le Baron Edmond de Rothschild, incarnant la troisième branche de la famille (et accessoirement actionnaire de Lafite), veut construire son propre projet viticole. De grandes propriétés médocaines lui tendent les bras, mais son ambition est de partir d’une feuille blanche ; il jette alors son dévolu sur le château Clarke, en appellation Listrac-Médoc, et sur la propriété voisine en appellation Moulis, Château Malmaison. Clarke est alors un vignoble quasiment à l’abandon, malgré sa riche histoire remontant au moins au XIIème siècle et façonnée au XVIIIème par Anthony Clarke, qui lui a donné son nom.

S’entourant des meilleurs techniciens et consultants, le Baron Edmond de Rothschild s’emploie à redresser le vignoble et à sublimer l’identité de ce terroir atypique, une sorte d’enclave de la rive droite en plein Médoc avec sa veine argilo-calcaire plutôt propice au merlot – voire au cabernet franc – qu’au cabernet-sauvignon. Un grand effort de restructuration est lancé, qui s’étire jusqu’au début des années 1990 mais est encore en cours aujourd’hui pour toujours mieux s’adapter aux évolutions climatiques. « Nous sommes constamment sur une réflexion d’amélioration de notre encépagement et de la meilleure façon d’exprimer la spécificité de nos terroirs », expliquent de concert Boris Bréau, directeur général de Edmond de Rothschild Héritage, et le directeur technique Fabrice Darmaillacq. « Clarke a la particularité d’être l’un des terroirs les plus froids du Médoc, ce qui est un avantage par rapport aux étés très chauds que l’on rencontre de plus en plus. Aujourd’hui, les 55 hectares de Château Clarke sont à dominante de merlot (70%, le solde en cabernet-sauvignon) mais nous envisageons de replanter du cabernet franc. Et la part de production de blanc n’est pas anodine, puisqu’elle couvre une superficie de 4,5 hectares pour notre ‘Merle Blanc’ que le Baron avait eu l’idée de relancer dès 1992 ».

Ci-dessus : Fabrice Darmaillacq et Ariane de Rothschild

Au total, les 55 hectares de vignes de Château Clarke s’intègrent dans un ensemble de 200 hectares, comprenant zones boisées et écopâturages. Plus largement, le groupe familial compte 145 hectares de vignes dans le Médoc, en ajoutant celles de Malmaison et celles du château Odilon, en appellation Haut-Médoc, acquis à la fin des années 1970. Il faut y ajouter, sur la rive droite, le château des Laurets et le château de Malengin, deux propriétés en Nouvelle-Zélande (Rimapere et Akarua) et enfin trois partenariats internationaux, en Afrique du Sud (Rupert & Rothschild), en Argentine (Flechas de Los Andes) et en Rioja (Macán, avec Vega Sicilia). Tous ces vignobles sont placés depuis 2015 sous la bannière Edmond de Rothschild Héritage, qui réunit les activités non bancaires du groupe, notamment l’hospitalité (à Megève), les exploitations fermières (céréales, élevage, laiterie) et une pépinière.

Dans cette galaxie, le château Clarke occupe forcément une place à part, ne serait-ce que parce que le Baron Edmond de Rothschild y était profondément attaché. Consciente de ce statut très particulier, Ariane de Rothschild, qui préside la holding familiale, a souhaité impulser un renouveau de la propriété à travers de grands travaux qui se sont étalés sur les trois dernières d’année et qui viennent de se conclure, la semaine dernière, par l’inauguration des nouvelles installations. C’est l’architecte bordelais Alexandre Rougier qui est à la manœuvre de ce grand projet qui, en parallèle de l’optimisation du vignoble, entend « projeter Château Clarke sur les 50 prochaines années ». Un nouveau site de vinification pour Château Malmaison, reprenant quasiment à l’identique mais de façon rehaussée la configuration du bâtiment précédent, sous lequel a été creusé un nouveau chai à barriques ; une nouvelle cuverie pour Château Clarke (inaugurée pour les vendanges 2022), avec 45 cuves inox de 50 à 160 hl ; et enfin une nouvelle salle de dégustation avec vue panoramique sur le vignoble constituent les aménagement principaux. Le chai historique de Clarke a lui aussi été rénové, avec un espace adjacent pour l’élevage du Merle Blanc. En d’autres termes, tout a été pensé pour permettre à ce fringant quinquagénaire qu’est Château Clarke de briller à sa juste mesure dans l’univers des grands vins médocains.

Dégustation
Une verticale des millésimes suivants a permis de juger du potentiel ainsi que de l’évolution des vins de Château Clarke : 1982, 1986, 1990, 1996, 2003, 2005, 2009, 2010, 2016, 2018.
On voit un gain de précision à travers le temps, mais aussi des affirmations de style différentes, notamment influencées par les différents consultants impliqués dans l’élaboration des vins – successivement Émile Peynaud, Michel Rolland puis Eric Boissenot.
Le 1982 est riche d’une portée symbolique, car il est le premier millésime dont le Baron Edmond de Rothschild était réellement fier. 1990 épate par sa vitalité encore intacte. 2005 est très sérieux dans sa droiture et sa gaine de tannins finement dessinée. 2009 et 2010 constituent un joli duo, l’un plutôt sur la gourmandise, l’autre sur la tonicité. 2016 s’avère encore plein de jeunesse, d’éclat, sur un fruit explosif. 2018, enfin, est un millésime très abouti, combinant du crémeux, de la densité, des tannins très fondus et une belle longueur – encore à attendre pour laisser l’élevage se fondre totalement.

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Marie Wodecki sacrée Meilleur jeune sommelière de France 2023

Le concours du Meilleur jeune sommelier de France s’est déroulé en Corse, à Bastia, les 11 et 12 juin. Après de nombreuses épreuves diversifiées et intenses, Marie Wodecki s’est démarquée et succède à Clément Delécluse.

Dédié aux sommeliers âgés de moins de 26 ans ce concours a été créé en 1979 pour mettre les jeunes talents à l’honneur. Ils étaient dix demi-finalistes en lice à leur arrivée à Bastia : Valentin Calichon, Aude Charrol, Augustin Belleville, Audrey Brugière, Maxim Plumier, Paul Finck, Marie Wodecki, Louis Leconte, Clément Sommier et Dorine Launay.

La première journée a départagé les trois finalistes qui se sont affrontés ce lundi 12 juin lors d’épreuves de haut vol. Dans les starting-blocks, Aude Charrol (Château de la Gaude), Louis Le Conte (Anne-Sophie Pic) et Marie Wodecki (Le Crillon). Trois beaux profils qui ont montré leurs aptitudes et leurs connaissances de l’univers de la sommellerie et du vin.

Lauréate de ce concours, Marie Wodecki s’est dit « très émue et remercie Xavier Thuizat ainsi que toute l’équipe du Crillon, qui l’ont accompagnée et soutenue lors de ce concours. » Un prix pour lequel elle avait déjà été finaliste en 2021, aux côtés de Clément Delécluse, et qui vient couronner son palmarès puisqu’elle a remporté le Trophée des terroirs du Sud-Ouest et le Challenge Château Gassier en 2020, le Trophée Chapoutier en 2021, et a été finaliste au Ruinart Sommelier Challenge en 2022.

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Crozes-Hermitage milite pour le chambrage des vins

« Des Lendemains qui chambrent ». L’appellation Crozes-Hermitage, en Vallée du Rhône, a ainsi lancé un appel pour inciter à chambrer les vins rouges, c’est-à-dire les amener à la température idéale de service et donc de dégustation.

Quand c’est trop froid, rien ne sort; quand c’est trop chaud, tout ressort, on pourrait résumer ainsi l’expérience organisée par l’appellation Crozes-Hermitage en vallée du Rhône Nord qui a voulu pointer l’importance de la température de service sur la perception des vins rouges au nez et en bouche. Il s’agit de servir au consommateur le vin à bonne température pour respecter l’intention et l’équilibre voulu par le vigneron et donc préserver le plaisir de la dégustation. L’appellation l’a donc expliqué dans un manifeste signé par 130 vignerons et une cinquantaine de chefs et sommeliers de renom, insistant sur « son rôle de susciter un sursaut. En restauration comme à domicile, une certaine culture du service des vins rouges s’est en effet perdue, abimant l’effort du vigneron et galvaudant le plaisir du consommateur ».

L’objectif est donc de remettre le chambrage à l’ordre du jour. Si autrefois, il signifiait conserver la bouteille dans la chambre qui était à 16-17 °C, à l’heure des appartements et maisons surchauffées à 19-21°C, il faut plutôt l’entendre par emmener le vin à la température optimum de dégustation qui se situe dans une fourchette de 14 à 18 °C.

La variation des perceptions
L’appellation a fait appel pour la démonstration à deux scientifiques : le chercheur en neurosciences Gabriel Lepousez et le biologiste et professeur au Muséum national d’histoire naturelle Marc-André Selosse. « Chaque vin a un équilibre différent qui se reprogramme selon la température de la pièce, en fonction de ce que l’on mange et de ce que l’on attend du vin » estime le premier. « Par ailleurs, l’agitation des molécules augmente la température et le risque d’oxydation ménagée [dont le vinaigre est le stade ultime].  D’où l’importance de la conservation dans une cave fraîche pour limiter ce risque en amont mais également sur table » complète le second. 

Au delà de ces premières impressions, il apparait que les notes de fond et l’acidité émergent davantage dans un vin à 22°C, les notes primaires, l’amertume et l’astringence dans un vin à 10°C. « Quant aux tanins, on passe avec la hausse de température du dur au caressant, souligne Marc-André Sélosse. Certains composés comme le menthol, activé par le froid, peuvent également modifier la perception en apportant de la fraîcheur. « Les perceptions sucrées ou amères sont plus faibles à basse température, renchérit Gabriel Lepousez. Les arômes boisés, vont apparaître plus massifs, plus expressifs à haute température. A contrario, les basses températures vont renforcer la texture, la dureté ».

Un message pédagogique
L’accompagnement est aussi déterminant : un vin avec une entrée froide va apparaître plus fruité, et un vin à 18-20° passera mieux avec un plat chaud, même si il apparait plus riche. Et tout cela dépend également de la culture de dégustation variant selon les pays : si un rouge est en général servi frais en Allemagne, il est sur table à 23-24°C en Espagne. Par ces températures estivales dans l’Hexagone à plus de 25-30°, mieux vaut servir le vin un peu plus frais car il va vite remonter de quelques degrés dans le verre.

Il est donc indéniable que la température de service peut modifier les équilibres que le vigneron s’est attaché a élaborer. L’appellation a donc choisi « cet axe de communication pédagogique pour inciter les vignerons à  aborder la discussion avec les cavistes et les restaurateurs, commente Olivier Ringler, directeur commercial et marketing de la cave de Tain. C’est peut-être aussi un moyen de rajeunir notre clientèle qui consomme des bières fraîches comme les vins blancs ». « Nous voulons faire de la pédagogie en nous appuyant sur un savoir scientifique, précise Jacques Grange, co-président de l’appellation. Nous sommes avant tout des vins de bistrot mais ce n’est pas une raison pour mal le servir. Les amateurs de bistronomie qui ont en moyenne entre 18 et 35 ans ne vont certes pas dans les étoilés où le service du vin est en général irréprochable mais quand le vin est bien servi et est à son optimum, ils y reviennent ».  L’objectif est également de faire rebondir le débat au-delà de l’appellation.

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[PRIMEURS] Pichon Baron, Beau-Séjour Bécot, Rauzan-Ségla et Giscours dégainent

Récapitulatif des sorties primeurs de la fin de semaine dernière et de ce début de semaine, avec quatre belles références (une de la rive droite, trois du Médoc) qui ont annoncé le prix de leur millésime 2022.

La fin de semaine dernière s’est terminée en fanfare et celle-ci s’annonce elle aussi mouvementée sur le front des sorties primeurs. Château Pichon Baron, 2ème Grand Cru Classé 1855 (Pauillac), donne le coup d’envoi ce lundi matin avec une sortie à 188 € TTC (note Terre de Vins : 98/100). À titre de comparaison, le 2021 est actuellement aux alentours de 150 € TTC, le 2020 à 175 € TTC et le 2019, qui a gagné beaucoup de valeur depuis sa sortie en primeurs, est à 200 € TTC. Toujours dans le Médoc, on a noté vendredi la sortie du château Rauzan-Ségla, 2ème Grand Cru Classé 1855 (Margaux), au prix de 117,60 € TTC. « Rauzan » est une très belle réussite du millésime, notée 96-97/100 par Terre de Vins. Château Giscours, 3ème Grand Cru Classé 1855 (Margaux), sort pour sa part au prix de 69,70 € TTC, une très bonne affaire selon la rédaction de Terre de Vins qui a attribué au millésime 2022 la note de 95-96/100.

Sur la rive droite, le château Beau-Séjour Bécot ne cesse de confirmer sa trajectoire ascendante. Le Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, noté 97-98/100 par Terre de Vins, sort au prix de 80 € TTC, ce qui en fait un excellent achat en primeurs dans la galaxie des « stars » du plateau calcaire. À noter que le « petit frère » de BSB, Joanin-Bécot en appellation Castillon-Côtes-de-Bordeaux, sort au prix de 19,90 € TTC, un remarquable rapport qualité-prix (note Terre de Vins : 94-95/100).

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Trois bonnes raisons de participer à la soirée Good Wines Only

Ce mercredi 21 juin (18h-23h), Terre de Vins et les Crus Bourgeois du Médoc convient à nouveau les amateurs à la guinguette La Belle Saison, rive droite, pour une soirée conviviale alliant vin, gastronomie et musique. Pourquoi vous ne pouvez tout simplement pas la manquer ? Réponse.

Pour découvrir la variété médocaine
Pas moins de 70 domaines seront présents lors de cette soirée festive, ambassadeurs d’un large panel d’appellations d’origine contrôlées (Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe) et représentant les trois niveaux hiérarchiques du classement (Cru Bourgeois, Cru Bourgeois Supérieur, Cru Bourgeois Exceptionnel). Cette soirée est l’occasion rêvée de se livrer à une dégustation comparative de ces vins rouges à travers des terroirs, encépagements, modes de vinification et styles variés, agrémentée des explications des propriétaires ou représentants des propriétés.

Pour découvrir des vins qualitatifs et engagés
Faire la promesse « Good wines only » est un engagement fort. Et il n’est pas fait à la légère. Pour intégrer le classement des Crus Bourgeois, comprenant 249 domaines et révisé tous les cinq ans, les propriétés doivent satisfaire à des conditions définies par un cahier des charges strict, dont une dégustation à l’aveugle et, pour les niveaux Supérieur et Exceptionnel, l’examen de la conduite du vignoble et de la stratégie de promotion et commercialisation. Un sticker d’authentification apposé sur les bouteilles garantit l’appartenance à la famille des Crus Bourgeois et renvoie vers des contenus grâce à un QR Code (vidéos, réalité augmentée pour se projeter dans le vignoble médocain…). En plus de ce test d’entrée garant d’une qualité avérée, la famille des Crus Bourgeois a pris un virage responsable allant au-delà de la préoccupation environnementale, vers une vision plus globale de développement durable basée sur les aspects environnementaux, sociaux et économiques, avec en perspective le classement 2025.

Pour profiter d’une soirée sous le signe de l’épicurisme et de la convivialité
Quel assemblage plus réussi que celui de la dégustation de vin, de mets et de belles sonorités ? Trois artistes de talent seront présents pour animer la soirée en ce jour de Fête de la musique : le DJ bordelais Nicolas Outin, la franco-américaine Lee-Ann Curren et le groupe de swing et jazz bordelais Rix And Wonderland.

Pour savourer ce moment dans le cadre bucolique de la guinguette La Belle Saison, au grand air avec vue sur la Garonne, ne tardez plus à réserver vos places !

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Valorisation et expérimentation du matériel végétal au Conservatoire du Vignoble Charentais

Cette année, le Conservatoire du Vignoble Charentais célèbre ses 25 ans. Sébastien Julliard, directeur de l’institution, nous explique le rôle de ce conservatoire et nous délivre le programme de la journée anniversaire du 20 juin.

Comment a été pensé ce conservatoire il y a 25 ans maintenant ?
A l’origine, Jean Louis Rouquayrol, ancien directeur de l’Institut de Richemont, qui a eu l’idée originale de créer le Conservatoire, était parti de trois constats. Le passé viticole des Charentes était très important et avant la crise phylloxérique la surface viticole représentait près de 280 000 hectares (contre un peu plus de 80 000 ha actuellement), et une grosse partie du vignoble était concentré sur les îles charentaises (Ré et Oléron principalement) et l’Aunis (secteur de La Rochelle). À ce jour, bon nombre de ces surfaces ont disparu, mais il restait des variétés ensauvagées au fil du temps qu’il fallait sauvegarder. Aussi, dans les Charentes, les musées existants étaient principalement axés sur le produit cognac, mais il y avait peu de choses sur la plante en tant que telle. Enfin, au niveau de la formation, il fallait un site dédié aux cépages. Ce sont ces trois constats qui ont mené à la création du Conservatoire du Vignoble Charentais, le 4 mai 1998, sous forme d’Association Loi 1901. Nous avons encore ce statut). Parmi les premières actions marquantes du conservatoire, nous pouvons notamment citer la mise en place de la collection ampélographique (qui regroupe maintenant plus de 200 accessions) et les prospections de variétés anciennes, initialement prévues pour 3 ans… et qui durent encore en 2023.

Son rôle a-t-il évolué au fil des années ?
Assez rapidement l’activité du Conservatoire s’est tournée vers la valorisation et l’expérimentation du matériel végétal, et ce pour les trois filières charentaises : vins charentais, pineau des Charentes et bien sûr cognac. On peut notamment citer plusieurs éléments marquants de l’évolution du Conservatoire. En 2008 la création de l’Ampélopole, notre bâtiment technique et scientifique. En 2014, le début d’un programme avec la filière Cognac autour de la réduction des intrants et de l’adaptation au changement climatique. L’année suivante les premières hybridations, réalisées pour le compte de l’INRA. En 2016 les premières hybridations dans le cadre du programme Martell (création de variétés à résistance polygénique contre mildiou et oïdium et adaptées au changement climatique). Deux ans plus tard, la création d’un centre de Traitement à l’eau chaude des plants de vigne, en partenariat avec le syndicat des pépiniéristes de la région de Cognac, afin de lutter contre la Flavescence dorée. Toujours en 2018, la plantation des premières parcelles d’expérimentation de porte-greffes potentiellement adaptés au changement climatique, en partenariat avec la maison Hennessy. L’année dernière, le lancement d’un programme avec la maison Rémy Martin pour la création de variétés avec une résistance au black rot. Également le lancement d’un atelier pilote de distillation permettant de distiller des faibles volumes de vins (3 litres) dans des conditions très proches des alambics grands modèles. En parallèle à ce développement, le Conservatoire du Vignoble Charentais s’est tissé un réseau de partenaires important, au niveau local bien sûr, mais également de manière très forte au niveau nationale, avec des partenariats étroits avec l’INRAE Bordeaux et de Montpellier, l’IFV, Montpellier SupAgro, Bordeaux Sciences Agro… Le tout fédéré dans le cadre du réseau national des partenaires de la sélection vigne France (CTNSP) regroupant les principaux acteurs de la sélection Française (40 organismes) autour de l’INRAE et de l’IFV.

Enfin, le 20 juin, vous inaugurez une serre, pouvez-vous nous en dire davantage ainsi que sur le programme de cette journée ?
Cette journée se déroule en deux temps. D’une part, il s’agit de fêter notre 25ème anniversaire, nous aurons donc des interventions de collègues scientifiques qui viendront aborder des sujets traités dans les Charentes par le Conservatoire. Loïc Le Cunff (UMT Genovigne Montpellier) interviendra sur les variétés résistantes en France, intérêt de la génétique dans la création et la sélection. Olivier Yobregat (IFV) sur l’ntérêt de la diversité variétale et intravariétale de la vigne vis-à-vis du changement climatique. Elisa Marguerit (INRAE BX et BSA) sur les porte-greffes, une piste d’adaptation au changement climatique. Suite à cela nous inaugurerons notre serre Insect Proof, destinée à conserver nos meilleures variétés à l’abri de contaminations par des maladies émergentes (exemple : Xylella fastidiosa). C’est une serre qui nous permettra de conserver une centaine de variétés. La maille du filet insect proof de cette serre est de l’ordre de 300 microns. Cette inauguration se fera en présence de Jean Pierre Raynaud, vice-président de la région Nouvelle-Aquitaine en charge de l’Agriculture. Cette serre, d’un montant de 150 000 €, a reçu le cofinancement de la région Nouvelle-Aquitaine, des fonds européens LEADER ete la Fondation Jean Poupelain. Au-delà de tous ces éléments, l’idée de cette journée est avant de réunir nos partenaires autour d’un thème qui nous passionne… le matériel végétal.

©L. Mabille

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Un gin rose pour aider la lutte contre le cancer du sein

Pour la seconde fois, un groupe de 4 amis a décidé de produire un gin rose dans le but de collecter des fonds pour une association venant en aide aux femmes atteintes d’un cancer du sein.

Tout est parti d’un drame personnel. Mathieu Gouret a perdu sa compagne en 2016, décédée d’un cancer du sein. En mémoire de celle-ci, l’association Madame S a été créée dans le but de pouvoir mener des actions caritatives en lien avec cette maladie. Avec 3 amis (Steven Pereira, Cédric Brement et Rémy Rousseau), Mathieu a décidé de produire en 2022 un gin de manière totalement bénévole dont les ventes iraient en totalité à l’association. La couleur rose s’est évidemment imposée d’elle-même en écho à l’opération octobre rose qui sensibilise chaque année au cancer du sein. 1800 bouteilles ont pu être vendues l’an passé générant 21 000€ reversés à Madame S. Cet argent a été ensuite donné en totalité à une autre Association, Ma parenthèse. Celle-ci permet à des femmes malades notamment de cancers du sein de pouvoir être accueillies avec leur entourage dans un même lieu de vie.

Des objectifs plus ambitieux
Face à ce premier succès, l’opération a été reconduite cette année (toujours entièrement bénévolement) en partenariat avec la maison Villevert qui a créé ce second batch de gin à base de raisin. L’aromatique associe une infusion naturelle d’hibiscus donnant cette couleur intensément rose au produit mais aussi du poivre timut et du poivre de Madagascar. 3 600 bouteilles vont être commercialisées avec un objectif de collecte de 45 000€. Lancé au début du mois de mai, ce gin rose peut être acheté dans de nombreux établissements qui ont accepté d’accompagner ce projet. Leur liste est disponible sous forme d’une google map sur la page Facebook de La confrérie du gin créée par Mathieu et Steven. Un bel élan de solidarité.

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Terroirs & Vignerons de Champagne : le chiffre d’affaires bondit de 37% en 2022

Il flottait ce vendredi à l’Assemblée générale du groupe Terroirs & Vignerons de Champagne comme un parfum de victoire, celle, un an après, d’avoir réussi le pari de la plus grande fusion jamais opérée en Champagne. TEVC constitue désormais une extraordinaire locomotive pour le vignoble, disposant de trois marques (Nicolas Feuillatte, Castelnau, Abelé 1757) agissant sur tous les segments du marché, que ce soit en France ou à l’international, dans les catégories des produits de prestige accessibles comme du luxe le plus artisanal.

Le groupe TEVC formé depuis la fusion entre la CRVC et le Centre Vinicole Nicolas Feuillatte, a réuni ce matin son assemblée générale. Les résultats affichés sont brillants alors même que les ajustements causés par la fusion, l’inflation, la nécessité de contingenter les ventes suite aux petites récoltes de 2020 et 2021, mais aussi le ralentissement du marché français, pouvaient laisser craindre quelques difficultés. La présidente Véronique Blin a ainsi constaté : « Alors que les ventes avaient déjà bondi de 22 % à l’exercice précédent, notre chiffre d’affaires a de nouveau progressé de 37 % en s’établissant à 284 millions d’euros contre 207 millions l’année dernière, on remarquera la belle part à l’export à hauteur de 40 %. Avec 53 millions d’euros, notre valeur ajoutée franchit un cap historique confortant la stratégie de création de valeur appliquée sur tout le groupe. En termes de résultat net, en affichant plus de 12 millions d’euros, nous sommes bien au-delà de ce que nous escomptions en année 1 de post fusion. Il est inférieur à celui de l’an dernier, certes, mais meilleur que celui de 2019, dernière année de référence comparable. Avec un ratio de 4,4 % sur le chiffre d’affaires, nous jouissons d’une belle rentabilité. » Il faut noter également la réussite sur le plan social de cette fusion. L’engagement pris par le groupe de maintenir l’emploi a été plus que respecté, puisque les effectifs de TEVC ont progressé de 340 à 352 CDI du 31 décembre 2021 au 31 décembre 2022 !

Si on se penche davantage sur le détail, on soulignera que la stratégie de la maison qui a décidé en France de limiter mais surtout de prémiumiser et rationnaliser davantage ses ventes en GD au profit des Cafés hôtels restaurants, semble porter ses fruits. Nicolas Feuillatte a vu ainsi progresser de 5% son chiffre d’affaires rien que sur le marché des cavistes pour atteindre 3,5 millions d’euros. En 2022, les équipes d’Abelé 1757 et Nicolas Feuillatte ont réussi à convertir plus de 300 nouveaux clients du CHR, avec de beaux référencements pour Abelé 1757 au Negresco à Nice ou encore au Ciel de Paris, ce restaurant situé au 56ème étage de la Tour Montparnasse. La marque Castelnau, sur ce même créneau, a quant à elle gagné 100 nouveaux clients. Côté export, on observe une croissance impressionnante du marché américain, en hausse de 43 %. Aux Etats-Unis, Nicolas Feuillatte a dépassé pour la première fois le million de bouteilles, conservant sa place de numéro 3. Le groupe enregistre aussi de bons résultats en Allemagne, où TEVC bénéficie désormais, grâce à sa filiale, d’une équipe de commerciaux intégrés. Les ventes sur ce marché ont été multipliées par deux ! 

Trois marques d’une très belle complémentarité
Cette assemblée générale a été l’occasion, pour le directeur marketing David Cerval, de préciser aux adhérents le positionnement de chacune des trois marques que compte désormais le groupe. Celles-ci apparaissent parfaitement complémentaires. Sur le plan des approvisionnements, Nicolas Feuillatte, forte de ses 5000 vignerons, est l’incarnation de l’ensemble du terroir champenois. Castelnau qui en compte 1000 a un ancrage très fort dans la vallée de la Marne. Abelé 1757, la seule Maison de négoce du portefeuille, représente 32 vignerons et vingt terroirs sélectionnés. « En termes de stylistique, chez Nicolas Feuillatte, c’est d’abord le travail sur les vins de réserve qui sert de matrice. Chez Castelnau, la maison accorde une place prépondérante au vieillissement sur lie (cinq ans rien que pour le Brut sans année). Enfin, chez Abelé 1757, l’identité repose sur la signature chardonnay. Après, si on devait résumer en une phrase : Nicolas Feuillatte, c’est depuis 10 ans la marque préférée des français (16% du marché !), Castelnau est un champagne d’ « auteures », dont les vins sont pilotés depuis des décennies par des femmes qui lui ont donné une expression toute particulière, quant à Abelé 1757, c’est la maison mythique, avec plus de 260 ans de tradition. » 

Chaque marque a ses occasions de consommation. Nicolas Feuilllatte correspond aux instants du quotidien que l’on cherche à sublimer, par exemple lorsque le vendredi soir entre amis, on décide de faire d’un beau moment un moment extraordinaire en sortant une bouteille. Castelnau est davantage centré sur des événements prémédités, comme un dîner dans un restaurant choisi. Abelé 1757, la marque la plus premium, est davantage consacrée aux grandes célébrations traditionnelles, un mariage etc… Chaque maison a aussi sa cible de clients. Nicolas Feuillatte par exemple est la marque de la désobéissance, celle qui a osé se lancer il y a moins de cinquante ans pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, l’une des plus grandes maisons de Champagne. Elle est très tournée vers la jeunesse, les 25/30 ans en quête d’une marque qui leur ressemble.

La RSE, toujours au cœur des préoccupations du groupe
Dernier point central abordé lors de l’Assemblée générale, celle de la RSE, évidemment au cœur des préoccupations du groupe. L’année dernière TEVC a multiplié les initiatives, notamment dans le domaine des économies d’énergie, à travers l’installation de pompes à chaleur au centre vinicole de Chouilly, et la mise à l’étude d’une installation exploitant les ressources de la géothermie chez Castelnau à Reims, en profitant de la proximité de la nappe phréatique.

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Nuits-Saint-Georges, dégustation effervescente à la Verrière avec Louis Bouillot !

Louis Bouillot dévoile les secrets de ses Grands Crémants de Bourgogne. Visite en immersion et dégustation sous une verrière Art Nouveau vous sont proposées toute l’année !

La Verrière offre aux visiteurs le plaisir de plonger dans l’esprit du 19e siècle qui a vu naître la Maison Louis Bouillot (1877) et les bulles de Bourgogne.

Nous vous proposons, une découverte en immersion pour percer le secret des Crémants de Bourgogne. Un parcours en 6 étapes visuelles et sonores de 25 mn, suivi par une dégustation commentée dans le jardin d’hiver.

Quatre formules sont proposées selon le temps et le budget dont vous disposez. Réservation conseillée.

L’art de l’assemblage : 5 Crémants de Bourgogne – 12 € par personne – 20 min

Temps & Terroirs : 5 Crémants de Bourgogne millésimés – 15 € par personne – 20 min

La Grande Dégustation : 10 Crémants de Bourgogne & gougères – 25 € par personne – 1 heure| Sur réservation

Passion Collection : 5 Crémants de Bourgogne d’exception millésimés servis dans des verres en cristal de Baccarat, accompagnés de gougères – 45 € par personne – 1 heure | Sur réservation

LA BOUTIQUE

La boutique présente dans une ambiance feutrée et chaleureuse les vins et les objets liés à l’univers de Louis Bouillot. Véritable écrin des collections, où se trouve l’ensemble des cuvées, les créations et les éditons limitées.

Expéditions en France et à l’étranger, selon les contraintes réglementaires de chaque pays.

Information et réservation                                                        
Louis Bouillot, La Verrière
2, rue de la Berchère
21700 Nuits-Saint-Georges
Tél. +(0)3 80 60 18 77 | laverriere@louis-bouillot.com

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