Trois cuvées à ne pas rater à Gaillac

Saluées lors du concours des vins de Gaillac, ces trois cuvées mettent en avant des cépages emblématiques de Gaillac. Marine Fournial, œnologue et technicienne de la maison des vins de Gaillac présente ces bouteilles, qui incarnent, chacune à leur façon, une spécificité de l’appellation.

Château l’Enclos des Roses – Premières côtes Blanc Sec, Millésime 2021
Le domaine, Château l’Enclos des Roses, situé sur la rive droite du Tarn est l’un des plus éloignés de Gaillac, au nord de l’appellation. Les vignes, labellisées HVE, prennent racine dans un sol argilo-calcaire. Aurélie Balaran en a la responsabilité avec son père Jean-Marc Balaran. La famille est également propriétaire du domaine d’Escausses.

« Ce vin, en monocépage mauzac, est issu des parcelles classées Premières côtes. Il s’agit de l’une des catégories de l’AOC Gaillac », détaille Marine Fournial. Après des vendanges manuelles, et un tri effectué sur pied, un pressurage sur raisin entier est effectué. Il s’ensuit, une pré-macération à froid. Les moûts sont ensuite mis en fût. L’élevage sur lies, avec bâtonnage, se déroule durant dix mois. « Cette vinification, explique l’oenologue, permet de donner de la rondeur à la cuvée, qui en bouche produira des arômes de fruits secs, de fumée ou encore des notes grillées. »

Château Balsamine – Un ange passe Méthode ancestrale, Millésime 2022
La propriété, Château Balsamine, située à Gaillac même est relativement jeune, la première vinification ne date que de 2007. Le domaine a été fondé par un couple, Christelle et Christophe Merle. Le vignoble, en label HVE, est situé sur les premiers coteaux de l’appellation, sur un sol argilo-calcaire.

Ce vin pétillant est également en monocépage mauzac. « La cuvée est vinifiée selon la méthode ancestrale, qui est différente de la méthode champenoise. Après des vendanges à la main, le moût du raisin est vinifié, puis le vigneron choisit d’arrêter la fermentation quand il a atteint le taux de sucre qu’il souhaite. Ensuite, ce moût est mis en bouteille avec des levures. La deuxième fermentation se fait ainsi en bouteille. » Ici Christelle et Christophe Merle présentent une cuvée extra dry. « En bouche, les arômes de poire et de pomme verte sont très présents, détaille Marine Fournial. Ce sont des arômes typiques du mauzac qui ressortent beaucoup en bulle. »

Domaine du Grand Chêne – Insolence Emoi Rouge, Millésime 2021
Le vignoble du Grand Chêne, labellisé HVE, est situé à Senouillac, à quelques kilomètres au nord de Gaillac. Il est installé sur un sol argilo-calcaire. A sa tête, se trouve Aristide Lacombe, fils et petits-fils de vigneron. Les ceps de cette cuvée, 100% duras, se trouvent à 210 mètres d’altitude. Une fois la récolte effectuée, la vinification est un peu particulière.

« Le moût va macérer dans une cuve en béton avec les pellicules, puis la fermentation alcoolique se déroule de façon thermo-régulée, explique Marine Fournial. Grâce à un process éco-énergétique, breveté par le domaine, une machine récupère la chaleur produite lors de la fermentation pour produire de l’eau chaude qui sera utilisée pour le nettoyage du chai. Puis, l’élevage se poursuit quelques mois en cuve. »

En bouche, cela donne des « notes de poivre, d’épices, typiques du duras, précise l’oenologue. Mais également des arômes de fruits rouges comme la fraise et de fruits noirs comme le pruneau. Les tanins sont fondus mais présents. »

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[Bourgogne] La Maison Drouhin acquiert deux domaines

La propriété beaunoise annonce l’achat du Château de Chasselas, dans le Mâconnais, ainsi que du domaine Rapet, en Côte de Beaune.

Les maisons traditionnelles de Bourgogne, historiquement tournées vers le négoce, privilégient de plus en plus l’achat de vignes – difficultés d’approvisionnement en raisins oblige. Un mouvement de fond qu’illustre à nouveau la Maison Joseph Drouhin, fondée en 1880 et depuis devenue référence en Bourgogne.

La famille célèbre pour son Clos des Mouches a jeté son dévolu sur deux nouvelles propriétés, pour un total avoisinant les 20 hectares. Le domaine Rapet d’une part, avec ses 8,6 hectares situés en appellation Saint-Romain. Un village de la Côte de Beaune réputé pour ses vins frais et minéraux, issus de terroirs calcaires bénéficiant de l’une des altitudes les plus importantes de la Bourgogne viticole.

Association avec un groupe hôtelier dans le Mâconnais
De l’autre, le château de Chasselas, dans le Mâconnais. La propriété reprise et développée par Jean-Marc Veyron la Croix et Jacky Martinon en 1999 se distingue notamment pour ses saint-vérans de qualité (7,5 hectares dans l’appellation), ainsi que pour son offre oenotouristique haut de gamme, qui a déjà fait l’objet d’une mention dans nos pages.

« Nous nous réjouissons qu’une entreprise familiale bourguignonne prenne le relais, pour écrire un nouveau chapitre de l’histoire du Château de Chasselas débutée au XIVe siècle », confient les désormais ex-propriétaires. Ici, la reprise s’effectue en partenariat avec le groupe hôtelier Millésime, « qui achète les bâtiments pour les convertir en hôtel dont l’ouverture est prévue en 2025 », annonce la maison Drouhin.

Le domaine Joseph Drouhin couvre désormais toute la Bourgogne du nord au sud, de Chablis au Mâconnais sur près de 100 hectares. Il se compose de plus de 60 appellations dont 14 Grands Crus et 20 Premiers Crus.

Du nouveau à Beaune aussi
La Maison Joseph Drouhin a également investit dans un futur établissement en face des Hospices de Beaune : Maison 1896, qui doit ouvrir cet automne. Cet hôtel sera géré par David Fink, fondateur et président du groupe californien Mirabel. Le lieu comprendra un restaurant, le Slanted Door, avec aux manettes le chef américain Charles Phan, spécialiste de la cuisine vietnamienne.

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Le chenin s’invite en Île-de-France

Le domaine La bouche du roi, fondé en 2017 dans les Yvelines, est le premier à proposer un chenin produit en région parisienne. Nous l’avons dégusté, et le résultat est plein de promesses.

Curieuse l’idée de replanter des vignes en Île de France ? Pas tant que ça lorsqu’on se souvient que la région était la première en termes de surfaces viticoles plantées au XVIIIème siècle avec près de 40 000 hectares de vignes. Bien évidemment, la plupart des vins alors produits n’étaient pas très bons, des « guinguets » plutôt acides et peu alcoolisés qui permettaient toutefois de s’aviner à peu de frais dans des lieux de convivialité qu’on appellera guinguettes ! Quelques crus surnageaient toutefois dans cet océan de médiocrité avec des vignobles particulièrement réputés notamment celui de Suresnes. Décimé par le phylloxera, ce vignoble a quasiment entièrement disparu, sauf quelques exceptions folkloriques comme les vignes du Clos Montmartre à Paris. Mais réchauffement climatique oblige, certains jeunes vignerons ont imaginé que les meilleurs terroirs des alentours de Paris pourraient certainement donner des résultats probants. C’est ainsi qu’Adrien Pelissié et Julien Brustis ont jeté leur dévolu sur 25 hectares argilo-calcaires à quelques encablures du château de Versailles. Les 2 compères ont déjà de l’expérience dans le domaine viticole, Adrien ayant repris le domaine familial et Julien étant œnologue et ingénieur agronome, passé par les châteaux Latour Martillac et Angélus.

Un premier millésime réussi
Les deux associés ont planté différents cépages rouges (pinot noir, cabernet franc et merlot) et blancs (chardonnay, sauvignon et chenin). En tout, leur domaine se compose de 19 parcelles d’un seul tenant située à 144m d’altitude. Et force est de constater que le chenin se plaît bien sur ce village de Davron. Produit en agriculture biologique, les raisins sont récoltés à la main, leur élevage est réalisé dans des fûts de 300 et 400 litres pendant 7 mois. Au nez, le vin est suave, porté par de jolies notes citronnées et un léger élan floral. La bouche présente pour sa part une matière élégante dotée d’une belle minéralité. Une belle intensité de fruits jaunes flatte les papilles. De très fins amers et une finale sapide et énergique donnent un relief très droit à la finale allongée. A l’aveugle, bien malin celui qui saurait retrouver l’origine de ce vin. Ce dernier n’a pas à rougir car il est vraiment d’une jolie qualité. Reste à voir le profil du vin sur des millésimes plus froids, 2022 ayant été particulièrement chaud et ensoleillé. Le prix (27€ la bouteille) n’est pas hors de propos. Il permet en tout cas de goûter une bouteille originale et inattendue et de se réapproprier une partie de l’histoire viticole régionale.

Visites guidées au domaine à réserver sur www.la-bouche-du-roi.com

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David Arnaud, nouveau président du Syndicat des Côtes de Bourg

Le vigneron de Teuillac, propriétaire du Château Tour des Graves, a été élu le 28 avril dernier à la tête du Syndicat des Côtes de Bourg. Il succède à Stéphane Donze, vigneron au Château Martinat, qui restera toutefois associé à la gouvernance de l’appellation en tant qu’invité permanent du bureau.

(Source : communiqué)

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Champagne Emeline De Sloovere : une coiffe qui décoiffe !

En Champagne, la réflexion sur les coiffes n’a de cesse de progresser. Le problème de la coiffe classique ? Elle est composée d’un complexe aluminium/plastique difficile à recycler. Certains expérimentent la coiffe 100 % aluminium, totalement recyclable, comme la Maison Ruinart qui en a paré sa cuvée Blanc Singulier présentée la semaine dernière. D’autres, on l’a vu à la fin de l’année dernière, sortent les premières coiffes en papier. Emeline De Sloovere, vigneronne sur les coteaux sud d’Epernay, lance une nouvelle solution originale…

Pour l’heure, la coiffe en papier n’est pas encore complètement au point et pose encore des problèmes au niveau de la pliure. Les volumes disponibles ne permettent pas non plus de satisfaire tous ceux qui souhaiteraient s’en équiper. Consciente de l’enjeu environnemental, une jeune vigneronne a décidé de créer un nouveau type de coiffe jouant cette fois-ci non seulement sur le matériau mais aussi sur le minimalisme. La règlementation européenne stipule que le bouchon des bouteilles doit être recouvert, mais elle ne précise pas dans quelle proportion. Avec la disparition de l’obligation d’apposer la vignette CRD, Emeline De Sloovere a donc décidé d’utiliser un « timbre collerette en papier » qui se présente sous la forme d’une simple bandelette. « Nous avons déjà une démarche tournée vers le respect de la nature pour la partie viticole et dans la vinification. Sur la partie Cave à Manger nous travaillons avec des produits de notre jardin ou de notre verger quand la production le permet. Cela me paraissait donc normal d’avoir aussi le moins d’impact possible lors du processus final : l’utilisation de bouteilles allégées et le choix d’une bande de papier au lieu d’une coiffe. » Côté règlementation, les autorités semblent avoir donné leur feu vert. « J’ai contacté la DGCCRF, ils m’ont donné une autorisation orale. »

Force est de constater en regardant le flacon d’Emeline, que la sobriété de l’habillage ne fait que renforcer son élégance. On peut ensuite débattre sur la question des codes du champagne. La coiffe métallique est un élément historique. Même si les autres vins effervescents l’ont imitée, ce sont les Champenois qui l’ont inventée, et lorsque l’on voit une bouteille recouverte d’une coiffe métallique, le premier mot qui vient à l’esprit reste « champagne ». Elle participe ainsi à l’imaginaire collectif magique du produit. La coiffe que l’on déchire constitue également une étape du rituel de l’ouverture de la bouteille de champagne.

En revanche, il est vrai que son rôle se limite aujourd’hui à l’apparat, alors qu’elle avait autrefois une véritable utilité. Au XIXe siècle, alors que la technique du remuage n’était pas encore complètement au point, on trouvait souvent des lies collées au niveau du col. Le manchon de la coiffe servait à les dissimuler. En dehors de l’argument légitime de son aspect traditionnel et décoratif, il n’y a donc plus aucune raison de la rendre obligatoire et elle pourrait bien un jour tout bonnement disparaître. D’ailleurs, certaines maisons pour souligner le fait qu’elles ont eu recours pendant l’élevage sur lie à un tirage liège, emploient pour le bouchon d’expédition une agrafe qu’elles mettent en valeur en utilisant une coiffe en plastique transparente. Celle-ci n’a déjà plus rien à voir avec les codes initiaux du champagne.

La pose est pour l’instant assez artisanale, mais elle ne devrait pas être très difficile à automatiser. « Cette bande a été conçue par mes soins, du dessin à la réalisation de l’habillage. Toutes les bandes sont apposées à la main ce qui multiplie par trois le temps imparti à cette tâche. Mais je pense que le jeu en vaut la chandelle. »

Cette initiative coïncide aussi pour Emeline avec le lancement de sa propre marque « Champagne Emeline De Sloovere », présentée pour la première fois il y a quelques mois à Wine Paris. Des cuvées dont la vinification est aussi minimaliste que sa coiffe (très peu de SO2, dosage en Extra Brut…) ! Elles s’appuient sur les 8 hectares de la famille répartis entre les Coteaux sud d’Epernay, la Vallée de l’Ardre, la Vallée de la Marne et la Côte des blancs, pour proposer des assemblages presqu’exclusivement composés de chardonnay et de meunier.

https://www.champagne-deslooverepienne.fr/61754dc522f443001697316c

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Trophées Cognac vignoble engagé : voici les noms des 50 finalistes

Le palmarès des premiers Trophées Cognac vignoble engagé sera proclamé le 29 juin 2023 à Jonzac (17). En attendant, découvrez, dans chacune des six catégories, les candidats qui ont passé la barre des présélections

Pour une première, le chiffre est honorable ! Pas moins de 70 candidats se sont présentés aux Trophées Cognac vignoble engagé, un événement organisé par Terre de vins, en partenariat avec le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) et les journaux « Sud Ouest » et « Charente Libre ». Connaissant la légendaire discrétion des Charentais, la moisson est bonne…

Les viticulteurs, distillateurs et négociants soucieux de partager leurs bonnes pratiques environnementales avaient jusqu’au 14 mai pour se faire connaître. Voici quelques jours, les équipes de « Terre de Vins » ainsi que deux expertes des questions de développement durable au BNIC ont procédé à un récolement et à un premier examen des dossiers. Cinquante candidatures ont passé la barre des présélections et ont été soumises au jury. En voici la liste, dans chacune des catégories.

Biodiversité

Ce trophée récompense la contribution à la biodiversité (pratiques culturales, aménagements au vignoble et dans les installations, réduction durable de l’usage des pesticides, etc.). Dans cette catégorie, quatre candidats seront primés. Sont en lice :

Distillerie Rémy Piron à Angeac-Champagne (16) ;
SCEA Mas de la Pierre Blanche, exploitation viticole à Foussignac (16) ;
EARL Brillet, exploitation viticole à Mosnac-Saint-Simeux (16) ;
Domaine de la Hache de bronze, exploitation viticole à Graves-Saint-Amant (16) ;
Domaine des Doussaints, exploitation viticole à Val-d’Auge (16) ;
SAS Le Palin, exploitation viticole à Chassors (16) ;
Vignoble Février, exploitation viticole à Macqueville (17) ;
SCEA Brard-Blanchard, exploitation viticole à Boutiers Saint-Trojan (16) ;
Cognac Courtin & Fils, exploitation viticole à Saint-Preuil (16) ;
Domaine Quintard Frères, exploitation viticole (cognac Du Frolet) à Chadenac (17) ;
SCEA Des Ouches, exploitation viticole à Clion (17) ;
Domaine Montansier (famille Jobit), exploitation viticole à Graves-Saint-Amant (16) ;
Clos de Nancrevant, exploitation viticole à Chaniers (17) ;
Domaine Boinaud, exploitation du négociant Boinaud à Angeac-Champagne (16) ;
Maison Hardy, négociant à Cognac (16) ;
Domaines Francis Abécassis, négoce à Claix (16) ;
Distillerie de la Gasconnière, bouilleur de profession à Ozillac (17).

Empreinte

Ce trophée récompense la gestion des ressources et la diminution de l’empreinte environnementale (gestion des ressources en eau et en énergie, des déchets et sous-produits, éco-conception, bilan carbone, etc.). Ici, quatre candidats seront primés. Sont en lice :

SARL Terra-Cognac, exploitation viticole à Chadenac (16) ;
SCEV du Logis de Barbe, exploitation viticole à Criteuil-la-Magdeleine (16) ;
SARL Duluc, exploitation viticole à Bellevigne (16) ;
SCEA du Chemin Boisné, exploitation viticole à Gimeux (16) ;
SCEA Renaud de Champ-Contre (cognac Raison personnelle), exploitation viticole à Angeac-Champagne (16) ;
Maison Bache-Gabrielsen, négociant à Cognac (16) ;
Distillerie de La Salle, bouilleur de profession à Cherves-Richemont (16) ;
Distillerie de La Tour, bouilleur de profession à Pons (17).

Vivre ensemble

Ce trophée, à dimension sociétale, valorise la gestion de l’humain : bonne gestion des ressources humaines avec un souci du bien-être des collaborateurs, bonnes relations avec les voisins et au sein de la collectivité, bien-être des habitants, mise en place d’actions en faveur de la transmission du savoir ou de l’attractivité du territoire, etc. Sont en lice :

Famille Marquizeau, exploitant viticole à Givrezac (17) ;
SARL La Gerbaude (domaines des cognacs Camus), à Saint-Laurent-de-Cognac (16) ;
Samuel Berthonnaud, viticulteur à Germignac (17) ;
SCEA Champ du Frêne, exploitation viticole à Saint-Fraigne (16) ;
Vignoble Pelletant (Domaine de la Chevalerie), à Saint-Amant-de-Nouère (16).

Initiatives collectives

Cette catégorie est réservée aux actions de collectifs engagés pour l’environnement. Les candidats venaient de la filière mais aussi du monde institutionnel ou associatif. Quatre seront récompensés. Sont en lice :

Apiviti, association œuvrant à la création de couverts mellifères, basée à Mosnac-Saint-Simeux (16) ;
Boinaud, Hennessy, Martell et Rémy Martin, collectif de négociants réunis dans l’expérimentation d’un mode alternatif de distillation, candidature présentée par le Syndicat des maisons de cognac (SMC) à Cognac (16) ;
Vitibio, association fédérant les viticulteurs en agriculture biologique, basée à Saint-Jean-d’Angély (17)
Revico, prestataire industriel spécialiste du traitement écologique des vinasses, à Saint-Laurent-de-Cognac (16) ;
Mairie de Barret, municipalité où une commission « agriculture et environnement » veille à la bonne cohabitation des habitants (16) ;
Ephysis, collectif regroupant sept bouilleurs de profession engagés dans des pratiques vertueuses, basé à Saintes (17).

Prix spécial de l’innovation

Ce trophée récompense une démarche de recherche et de développement (ou une innovation technologique individuelle ou collective) liée à l’environnement. Il convient qu’elle soit utile au bien commun, à l’ensemble de la filière cognac et du territoire. Les candidatures pouvaient émaner de toute la Nouvelle-Aquitaine. Une seule sera distinguée. Sont en lice :

Praysbee, machiniste agricole, spécialiste de la pulvérisation, à Cognac (16) ;
Grégoire, machiniste agricole, spécialiste des machines à vendanger, à Châteaubernard (16) ;
Green Shield, recherche et développement en biotechnologie, à Cognac (16) ;
Naotec, machiniste agricole, spécialisé dans la taille mécanisée des vignes, à Pons (17) ;
Durepaire, transformateur de végétaux, fournisseur de pellets ou granulés, à Verdille (17) ;
W Platform, conseil en agronomie et prestations numériques, à Bordeaux (33) ;
Teknika Engineering, machiniste agricole, spécialiste de la pulvérisation, à Saint-Emilion (33).

Prix spécial Ecosystème Cognac

Il sera remis à un acteur ou à un collectif de la filière cognac vue sa globalité (tonnellerie, chaudronnerie, packaging, verrerie, transports, pépinière, embouteillage, etc.). Ici, un seul candidat sera primé pour son action en faveur de l’environnement. Sont en lice :

Maison Linea, desing et packaging à Cognac (16) ;
Leroy, tonnellerie à Cognac (16) ;
Bernadet, décorateur sur verre à Cognac (16) ;
Taransaud, tonnellerie à Merpins (16) ;
Vicard, tonnellerie à Cognac (16) ;
Eco in Pack, éco-conception et packaging à Cognac (16) ;
Vitibio Services, soutien à la viticulture à Châteaubernard (16).

Les premiers Trophées Cognac vignoble engagé seront décernés le jeudi 29 juin 2023 à Jonzac (Charente-Maritime), au Centre des congrès de la Haute-Saintonge.

Vous pourrez les suivre en direct sur ce lien dès 18h.

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La Caisse d’Épargne crée « Vitibanque »

La banque à l’écureuil a annoncé le lancement de cette filière spécifiquement dédiée au milieu viticole. Objectif : structurer son expertise en la matière et attirer davantage de vignerons.

Une banque dédiée aux vignerons ? Pas encore, mais la Caisse d’Épargne compte se rapprocher du concept. Avec la création d’une filière spécialisée baptisée « Vitibanque », l’Écureuil rassemble ses experts du monde viticole au sein d’une même entité, a annoncé la direction, mercredi 31 mai au sein de son agence de Beaune. « Il s’agit d’une part d’un observatoire, réunissant nos experts en la matière, et de l’autre de lieux de vie, d’échange et d’affaires », esquisse Nicolas Balerna, directeur banque de détail de la Caisse d’Épargne. Une nouveauté lancée « dans une dizaine de régions », et qui concernera « toutes les agences à potentiel viticole ».

Reproduire l’expérience bourguignonne
La banque coopérative souhaite ainsi proposer aux professionnels de la viticulture « des offres complètes, qui correspondent à la totalité de leurs besoins », détaille Romain Coissard, directeur du marché pro viticulture de la Caisse d’Epagne Bourgogne-Franche-Comté. « Cela inclut des services sur-mesure, comme des crédits vendanges, un financement spécifique à l’élevage des vins, ou des réponses aux problématiques de transmission de propriétés ou de transition environnementale ». Et d’ajouter que « nous sommes en mesure de proposer une gestion de l’ensemble du patrimoine des vignerons, personnel comme professionnel, car dans ce métier il y a une grande porosité entre les deux. »

La Caisse d’Épargne espère ainsi reproduire dans d’autres régions son expérience bourguignonne. Dans ce vignoble, la banque « travaille avec plus de 600 producteurs et bénéficie d’une croissance à deux chiffres dans la profession », chiffre Romain Coissard, qui précise qu’en la matière, « 99 % de nos clients nous viennent par recommandation ».

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[Coup de cœur] Torus 2018, de chez Alain Brumont

On ne s’étonne plus de la qualité des vins d’Alain Brumont comme on ne présente plus ce vigneron-héros de Madiran qui a transpercé tous les fuseaux horaires, remonté les fleuves et enjambé les plaines avec ses quilles de tannat.

La nouveauté à l’endroit de cette cuvée est ailleurs, ou plutôt ici, dans le piémont pyrénéen, si ce n’est là-bas pour d’autres. Peu importe l’origine, la boussole, les coefficients, la carte et le territoire de l’amateur, Alain Brumont avance désormais l’idée de la transmission. C’est la nouveauté : elle s’appelle Antoine Veiry. N’applaudissons pas, ce n’est pas le genre du pays. Le beau-fils reste une promesse, une éternelle promesse de l’aube qui s’apparente davantage à une pression qu’à une couronne de lauriers. Avec son accent trempé qui sent les crampons et le camphre, cette glace qu’il faut briser pour qu’il se livre à peine, Antoine Veiry sait de quoi le choix d’Alain Brumont relève : travail, travail et peut-être aussi du travail. Cette notion sous-entend une forme d’humilité et le plein de sincérité à l’image de ce Torus racé, tactile et pur. C’est une parfaite entrée en matière, dans la matière Brumont-Veiry avant d’attaquer les sommets de Montus ou le col Bouscassé. Ce Madiran facile se compose de tannat – forcément -, de cabernet sauvignon et de cabernet franc.

On remarquera la bouteille bourguignonne pour l’occasion et nous suivrons à la lettre les conseils de la maison pour accompagner ce Torus 2018 d’une volaille rôtie, d’un bout de porc noir de Bigorre – forcément itou – ou d’une épaule d’agneau confite. Après une dernière piste de ski ou pendant une pétanque ? À loisir.  

Alain Brumont (32)
Torus 2018AOC Madiran12,50€

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La Cité du Vin fête son anniversaire au cinéma

Le musée bordelais, qui célèbre demain jeudi 1er juin, les 7 ans de son ouverture au public, organisait hier soir à l’UGC Ciné Cité Bassins à Flot de Bordeaux une projection « hors les murs » pour la première fois, avec un film bien connu des amateurs de vin.

C’est « Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch, grand passionné de vin, mettant notamment en scène Pio Marmaï, qui a été projeté à l’occasion de cette soirée événement. Bien que l’action du film se déroule dans les vignes de la Bourgogne – où la Cité des Climats et des vins vient d’ouvrir -, le choix de ce film était une évidence pour Véronique Lemoine, scientifique à la Cité du Vin, tant il met en en lumière « les relations entre les hommes et le vin », mission que partage l’édifice bordelais dont la nouvelle exposition permanente fait la part belle au 7ème art.

Le cinéma protagoniste de la nouvelle exposition permanente
Si le cinéma était « déjà présent de façon modeste » dans le parcours de visite, il a été définitivement introduit dans la nouvelle exposition du lieu disponible depuis février. Une série documentaire intitulée « Des Vignes et des Hommes », permet notamment aux visiteurs de découvrir des vignobles et des vignerons du monde entier. La Cité organise aussi depuis plusieurs années des « Cinés Gourmands » durant lesquels un chef vient réinterpréter un film projeté à travers plusieurs accords mets-vins. Ce mariage entre vin et cinéma est apparu comme une évidence aux yeux de Véronique Lemoine pour qui « le cinéma est un art qui reflète parfaitement notre relation au vin, ce dernier étant un acteur dans d’innombrables scènes et beaucoup plus bavard que ce que l’on pourrait croire ». La responsable scientifique appuie son propos en citant une étude ayant analysé « les plus grands succès du cinéma français » qui démontre la présence du vin dans « 92 % d’entre eux »

Une soirée concert pour conclure la semaine
Après la projection, Mélanie Paris, responsable de la programmation culturelle à la Cité du Vin à donné rendez-vous pour l’autre moment fort de cette semaine anniversaire : « la Cité du Vin se relâche ». Vendredi 2 juin, en partenariat avec le festival Relache et le collectif Allez Les Filles, la Cité organise une soirée concert accompagnée de dégustations de vins qui vient conclure une semaine festive pour ce lieu unique dans le paysage (œno)touristique bordelais.

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[Cairanne] La tête en l’air, les pieds sur terre

Dans la famille Aubert on demande Charles. Issu d’une longue lignée de vignerons, le pilote d’hélicoptère prépare sa reconversion en créant le Château de Serre-Blanc.

Face aux Dentelles de Montmirail et au clocher de Cairanne, la vue est vaste et belle. Charles Aubert la savoure tous les jours depuis qu’il s’est offert en 2022, les terres qui leurs font face. Pilote d’hélicoptère dans l’armée de l’air, basé à Orange, le trentenaire survole régulièrement le territoire. Toujours en activité, il prépare son retour à la terre natale, conjuguant ses deux passions. « Avant de reprendre les domaines de mon père, j’ai souhaité m’installer tout seul. J’ai passé un Bac pro et une licence oeno à Suze-la-rousse ».

En rachetant les 17 hectares en AOC Cairanne, certifiés AB, du domaine Eyverine, il suit ses aspirations qui le mènent vers la biodynamie et l’œnotourisme*. Les plans des futurs cave et caveau écoresponsables, sont conçus pour s’intégrer dans l’environnement et optimiser les vinifications. L’ancienne maison sera rénovée en gîte. Bref, une belle vitrine en devenir pour l’appellation.

Le rachat incluait les stocks du millésime 2021 vendus pour partie en vrac. Le dessein de Charles Aubert est de développer la bouteille via sa marque « Château de Serre-Blanc », en ciblant les circuits traditionnels et l’export. Le matériel de communication est prêt, le logo reprend l’aigle et les sarments de vigne. Chaque bouteille sera numérotée et poinçonnée, à la façon d’une signature de bijoutier. Dans cet univers premium, deux cuvées en rouge et une en blanc attendent patiemment leur commercialisation en cuve et barrique. Le blanc 2022, assemblage de grenache et roussanne, expose ses fleurs et fruits blancs, tilleul, acacia dans une finale légèrement amère. L’élevage en barrique et demi-muids de la roussanne apporte un joli beurré, toasté.

*premières manifestations les 22 et 23 juin

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