Devenez l’ambassadeur de votre région

Les Trophées de l’œnotourisme, organisés par Terre de Vins, couronnent les propriétés viticoles pour l’excellence de leur service oenotouristique dans huit catégories différentes. Pour l’édition 2024, les inscriptions sont lancées.

8 catégories
Les Trophées se divisent en huit thématiques : Architecture & paysages, Art, culture & savoir-faire, Le vignoble en famille, Œnotourisme d’affaires & événements privés, Pédagogie & valorisation de l’environnement, Séjour & Restauration à la propriété et deux coups de cœur du jury s’ajoutent avec : Initiatives originales & innovation et Promotion d’un terroir

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 1er décembre 2023 via un questionnaire en ligne, en suivant ce lien. N’attendez plus pour déposer votre candidature !

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Qui sont les domaines bordelais les plus actifs sur les réseaux sociaux ? 

Prenant la suite de MyBalthazar, l’agence en conseil en marketing et communication spécialisée dans l’univers du vin, du champagne et des spiritueux SOWINE a dévoilé son premier classement SOWINE DIGITAL INDEX dédié au vignoble bordelais. Plus de détails.

Le digital est aujourd’hui un levier majeur de visibilité, de communication et un appui commercial indéniable pour les marques, dont celles du secteur des vins et spiritueux. Pour mieux comprendre les enjeux, stratégies d’investissement et performances en la matière, l’agence SOWINE a passé au crible, grâce à sa technologie DIGITAL DASHBOARD, les performances annuelles sur les réseaux sociaux de plus de quatre cents marques et domaines de vin bordelais. Sur la base de plus de 25 millions de données collectées entre le 1er août 2022 et le 1er août 2023, elle a dévoilé son Top 100 sur chacune des plateformes Facebook, Instagram, LinkedIn, X (ex-Twitter), Vivino et Youtube.

Trio gagnant 
« Comme pour toute stratégie de communication, la pertinence éditoriale, la constance des messages et la cohérence globale sont les vecteurs d’une bonne performance social media, expose Sylvain Dadé, directeur associé. Il est intéressant de constater que le niveau de maturité et de professionnalisme s’élève encore cette année à Bordeaux. » Parmi les marques et domaines les plus présents cette année dans ce classement, trois se distinguent en se plaçant concomitamment dans le Top 10 de plusieurs plateformes : Cos d’Estournel (3e sur Instagram, 7e sur Facebook, 7e sur LinkedIn, 8e sur Twitter et 11e surYouTube), château Malartic-Lagravière (4e sur Twitter, 6e sur LinkedIn et 10e sur Youtube) et château Pichon Comtesse (5e sur Twitter, 12e sur LinkedIn, 15e sur Instagram). « En multipliant les points de contacts, ces trois acteurs bénéficient d’une visibilité conséquente, précise un communiqué de SoWine en date du 28 septembre. L’usage des réseaux sociaux comme canal de communication prioritaire est de plus en plus global et multi-plateformes, y compris pour les marques à forte réputation de Bordeaux. » Outre la visibilité qu’elle génère, cette présence sur les réseaux sociaux est aussi une façon d’interagir en direct avec les clients et consommateurs.

Réseau par réseau
A la loupe, Instagram est une nouvelle fois la plateforme sur laquelle la concurrence est la plus forte. La forte présence des marques iconiques du vignoble bordelais est à souligner sur ce réseau, Château Margaux en tête cette année, suivi de château Haut-Brion et de Cos d’Estournel. Quant à eux, château Ausone et château Cheval Blanc figurent au rang des 1ers grands crus classés à avoir ouvert le plus récemment leur page Instagram. Pour l’heure, parmi les plus grands noms bordelais, seuls Petrus et château Latour font toujours le choix de l’abstinence sur ce réseau.

Facebook passe désormais au deuxième plan pour la majeure partie des domaines, avec un nombre de publications et un sponsoring média en baisse. À contre-courant de ce mouvement, formant le trio de tête, château Gruaud Larose, château La Gaffelière et château Brown, également suivis par d’autres comme Cos d’Estournel, château Phélan Ségur ou château Cazebonne, maintiennent leur présence sur Facebook, et émergent nettement sur cette plateforme à tendance baissière, mais qui n’en reste pas moins un important carrefour d’audience. 

LinkedIn se positionne de plus en plus comme une plateforme stratégique pour les marques et domaines du Bordelais. Les précurseurs continuent de bénéficier de leur historique et de leur courbe d’expérience : château Lagrange, présent depuis 2020, conserve ainsi sa position de leader sur la plateforme, suivi sur le podium des châteaux Cazebonne et Phélan Ségur. Des progressions spectaculaires sont aussi à noter parmi des propriétés qui ont plus récemment investi la plateforme : château Troplong Mondot (+46 places), château Cantenac Brown (+56 places) et château de Rayne Vigneau (+102 places), ce dernier ayant publié autant de contenu sur LinkedIn que sur Instagram au cours des douze derniers mois.

YouTube reste le terrain de jeu favori de propriétés souhaitant diffuser en vidéo un contenu de marque valorisant au service de leur storytelling. Maître en la matière, le château de Reignac est secondé sur le podium par château Anthonic qui fait une entrée fracassante (+28 places) et le château Smith Haut Lafitte, habitué des podiums. D’autres grands noms comme Cos d’Estournel, château Cheval Blanc, château Margaux ou château Palmer font partie du Top 15 cette année, alors que dans le Top 25 se positionnent des marques et domaines bénéficiant d’une notoriété moins affirmée, qui trouvent avec YouTube une plateforme moins concurrentielle qu’Instagram ou Facebook.

Rebaptisé X, l’ancien réseau Twitter est quant à lui toujours moins utilisé par les marques et domaines que les autres plateformes social media. Seules 26 propriétés bordelaises ont tweeté plus d’une fois par mois en moyenne au cours des douze derniers mois, à l’exception de quelques-unes, qui continuent à tweeter avec régularité, à l’image de château des Annereaux, de château Croix de Labrie et de château La Levrette, qui constituent le podium cette année.

Enfin, Vivino fait la part belle aux noms emblématiques, avec le château d’Yquem en tête, secondé par le château Lafite Rothschild (n°2) et le château Mouton Rothschild (n°3).  

Désormais, « il reste à savoir si de nouvelles plateformes comme TikTok feront de nouveau bouger les lignes dans les mois à venir », Sylvain Dadé. A guetter de près.

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Pas de champagne pour les voleurs !

Les fêtes de fin d’année approchent, et chacun commence à réfléchir à la bouteille de champagne qui accompagnera le réveillon. Les voleurs aussi ! Un commando, nous apprend le Parisien, s’est emparé de deux remorques de Moët & Chandon avant que la police ne le contraigne à abandonner son butin.

Voler une cargaison de champagne, ce n’est pas ce qu’il y a de moins encombrant, mais les voleurs ce 11 novembre n’ont pas eu froid aux yeux. Profitant du personnel réduit chez Moët & Chandon en ce jour férié, ils ont dérobé deux remorques chargées de flacons pour une somme estimée à la bagatelle de 600.000 euros. C’était sans compter la prudence de la maison qui les avait équipées de traceurs GPS. Une course poursuite digne de James Bond s’est ainsi engagée sur la Nationale 4 en Seine-et-Marne, où les policiers ont dû faire preuve de sang froid, face à des cambrioleurs décidés à ne pas lâcher l’affaire. Les chauffards n’ont pas hésité à tenter de rentrer dans les voitures de police, en donnant des coups de volant. Le premier camion a pu être intercepté, mais les malfrats ont pu s’échapper grâce à la BMW qui escortait le convoi, en sautant en marche. Un policier a dû sprinter pour rattraper le 38 tonnes, sauter dans l’habitacle et arrêter le véhicule qui continuait à rouler sans chauffeur. Quant au deuxième camion, il est parvenu à semer les policiers et a été retrouvé abandonné. Il est à peu près certain qu’on a affaire à une bande organisée compte tenu du professionnalisme des voleurs et du fait que pour pouvoir liquider ensuite une pareille cargaison, il faut nécessairement être en lien avec des receleurs. C’est en tout cas ce qu’a confié à France 3 Champagne-Ardenne, la direction départementale de la sécurité publique. Outre l’identité des truands via d’éventuelles traces ADN, l’enquête devra déterminer comment les voleurs étaient au courant de la présence de la cargaison.

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Des Côtes-du-Rhône Villages Nommés à promouvoir

Inter Rhône organisait à Paris début novembre un diner à quatre mains confié à Adrien Cachot, cuisinier parisien finaliste de Top Chef en 2019, et le chef étoilé de La Mirande à Avignon, Florent Piétravalle pour mettre sous les projecteurs des prescripteurs les Côtes-du-Rhône Villages Nommés, traduisez les Côtes-du-rhône Villages en nom de commune, entre Villages et Crus.

L’interprofession a noué depuis 2021 un partenariat avec le chef avignonnais de La Mirande, Florent Piétravalle qui partage avec les vignerons le souci de la préservation des ressources du terroir local. Il propose ainsi des recettes en accord avec les 22 AOP de cette catégorie. En 2022, 22 cartes postales gourmandes et pédagogiques étaient envoyées par mail à 1500 prescripteurs. En 2023, c’est un dîner qui sert de messager aux vignerons et au chef, associé pour l’occasion à un autre talent de la cuisine, Adrien Cachot.

Une soif de blancs
La catégorie regroupe donc 22 Villages qui peuvent afficher leur nom sur l’étiquette, répondant à un cahier des charges plus strict, notamment avec des rendements de 42 hl/ha maximum. Parmi les plus anciens de la catégorie, Gigondas, Vacqueyras, Rasteau, Cairanne, ayant depuis accédé au Cru, mais également Laudun, le prochain sans doute à passer en cru en 2024 ou 2025, Visan, Roaix, Sablet et Séguret. Le plus grand avec sans doute le terroir le plus homogène est Plan de Dieu avec plus d’un millier d’hectares et une production avoisinant 42 000 hl  (85 % des grandes surfaces disposent d’au moins une référence), loin devant Visan, Laudun, Valréas et Sainte-Cécile. Les plus petits en surface sont Rousset-les-Vignes (18 ha) et Saint-Pantaléon-les-Vignes (22 ha). Une dizaine de ces villages sont produits dans les trois couleurs, Chusclan élabore rouges et rosés, Saint-Gervais seulement du rouge et du blanc, les autres uniquement du rouge. « Les derniers ayant accédé à la catégorie (Nyons, Vaison-la-Romaine, Saint-Andéol, Sainte-Cécile et Suze-la-Rousse) se sont vu refuser le blanc par l’Inao qui demande un volume minimum de producteurs et de production mais tous les villages qui le réclament devraient pouvoir produire des blancs dans l’appellation, estime Denis Alary, co-président de la section Promotion d’Inter Rhône. A commencer par les appellations qui bénéficient de terroirs un peu plus en hauteur ».  Sablet et Séguret sont actuellement les villages les plus réputés dans cette couleur.

©F. Hermine

En promo
« Beaucoup de ces appellations sont méconnues malgré un cadre de carte postale. Leurs fêtes de villages sont pourtant souvent liées aux vins, regrette Florence Quiot, l’autre co-présidente. La deuxième édition du Live des Côtes-du-Rhône, organisé entre fin mai et début juin à Avignon, vise à mieux les faire connaître du grand public dans une ambiance conviviale et familiale, avec en prime le président du négoce, Samuel Montgermont à la guitare ». Le bar à vins de la Maison des Vins pendant le festival d’Avignon donne aussi l’occasion aux visiteurs de découvrir ces Villages Nommés. Pour les prescripteurs, Inter-Rhône a mis en œuvre, cette année à Avignon pendant Découvertes en Vallée du Rhône et cet automne à Lyon, un événement dédié, le Village des Villages où les vignerons présentaient leur appellation avec dégustations et masterclasses.

Côtes-du-Rhône Villages Nommés en chiffres :
Chusclan, Gadagne, Laudun, Massif d’Uchaux, Nyons, Plan de Dieu, Puyméras, Roaix, Rochegude, Rousset-les-Vignes, Sablet, Saint-Andéol, Sainte-Cécile, Saint-Gervais, Saint-Maurice, Saint-Pantaléon-les-Vignes, Séguret, Signargues, Suze-la-Rousse, Vaison-la Romaine, Valréas, Visan

* Production : Rendement moyen à 34 hl/ha pour une superficie de production en 2021 de 8381 ha et 287 031 hl
* Rouges 95,6 %
* Rosés 0,6 %
* Blancs : 3,8 %
* Commercialisés à 37 % à l’export

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Les vins oxydatifs secs d’Europe à Be Ranci !

Les vins oxydatifs secs de France et d’Europe tiennent salon à Perpignan ce lundi 13 novembre 2023 : 80 domaines qui cultivent l’oxydation avec patience et l’élèvent avec art ! L’association pour la promotion des Rancios Secs du Roussillon organise Be Ranci!, les 4emes Rencontres Européennes des Vins Oxydatifs Secs et c. 

Comment devenir Ranci ? 
Les vins oxydatifs secs résultent du temps (d’élaboration et de vieillissement), de l’exposition à la suroxydation (soleil, absence d’ouillage…). Ils en tirent une certaine puissance, un goût spécifique et identifiable de curry, noix, café, caramel, figue sèche fenugrec (dû à une molécule odorante commune, le sotolon). Ce processus d’oxydation puise ses racines au plus profond dans le temps, autour du bassin méditerranéen : les vins de l’antiquité gréco-latine, vinifiés en dolium (« jarres » de terre) devaient avoir un goût tenant du vin oxydatif, les textes anciens comme les recherches historiques tendent à le prouver.  

Le rancio sec, le phénix du Roussillon !
Cette famille des vins oxydatifs secs est née de l’envie, en Roussillon, de ne pas laisser disparaître ce rancio sec, un produit singulier, de production domestique. En 2004, une association voit le jour, regroupant des producteurs « historiques », rejoints par des vignerons qui reprennent aussi ce savoir-faire local très ancien. Il consiste en une vendange en surmaturité, un élevage en barrique, en milieu oxydatif et une suroxydation (chocs thermiques, soleil). La même année, l’association Slow Food classe le rancio sec du Roussillon en Sentinelle (produit menacé ou en voie d’extinction, à soutenir). Le rancio sec obtient en 2011 deux IGP ; IGP Côte Vermeille et IGP Côtes Catalanes. Son élaboration est réglementée, autorisant tous les cépages du Roussillon. 27 vignerons du Roussillon présenteront leurs rancios secs à Be Ranci !

En 10 ans, de l’ombre au soleil  
En 2014, l’association des producteurs de vins rancios secs du Roussillon organise le premier salon Be Ranci, puis 2016, 2018, 2019 et 2023. Cette 4eme rencontre, le 13 novembre permet de découvrir ces vins atypiques et enthousiasmants.

L’intérêt pour ces vins singuliers, qui revendiquent fièrement leur oxydation, va croissant : les producteurs sont passés de 10 à 45 en Roussillon en 10 ans. Les amateurs aussi augmentent, particuliers et professionnels. Les restaurateurs de renom l’inscrivent à leur carte. Le parrain de cette édition 2023 est le chef Josep Roca, El Celler de Can Roca, 2 fois élu meilleur restaurant du monde, 3 étoiles guide Michelin depuis 2009, Prix National de la Gastronomie en 2006 pour la meilleure carte de vins de l’Académie Internationale de Gastronomie, meilleur sommelier d’Espagne 2005 et 2011. 

L’aura du vin jaune du Jura
Le plus renommé des vins oxydatifs secs, le vin jaune du Jura, est considéré comme l’un des meilleurs vins blancs du monde (déclare en 1926 Curnonsky, le « prince des gastronomes ») et le reste toujours.  Ce vin de voile est longuement élevé en barrique sans ouillage, ce qui permet le développement d’une « flore », un voile de levure. Elle favorise son oxydation biologique et le développement de caractères aromatiques particuliers. Il est unique avec un cépage, le savagnin, une bouteille, le clavelin (62 cl), produit sur les appellations : Château-Chalon, Arbois, l’Etoile et Côtes du Jura. Il rentre dans la recette iconique du patrimoine culinaire français : la poularde de Bresse au vin jaune et aux morilles, interprétée par les plus célèbres chefs français. On trouve aussi de l’élevage sous voile dans d’autres régions françaises en Gaillac, Alsace, Loire. Deux domaines du Jura et une quinzaine de toute la France seront présents à Be Ranci !

En Espagne, les vins oxydatifs, tout un univers
La palette des vins oxydatifs espagnols est le fruit d’un processus d’élevage extrêmement rigoureux et de siècles d’expérience… et leur diversité est exceptionnelle ! « La famille des vins oxydatifs en Espagne regroupe deux types ; les oxydatifs traditionnels, la grande référence étant les rancios secs de Catalogne, (vi ranci) et les vins sous voile, ceux de Jerez étant les plus réputés. » ainsi commence le chapitre consacré à l’Espagne dans le livre La nouvelle épopée des vins oxydatifs secs (sous la direction d’Alain Pottier, éditions Trabucaire).  

L’Andalousie offre le plus large panel d’oxydatifs, avec des styles et des variantes d’élevages complexes et subtils, jouant entre voile « flor » et « solera » (réserve perpétuelle avec ajout de jeune vin chaque année) … Jerez, Manzanilla et Montilla-Moriles sont les vins classiques de l’Andalousie. La Catalogne est aujourd’hui l’un des principaux producteurs et gardien des oxydatifs traditionnels, les Vi Ranci, et le salon lui rend hommage en présente un beau panel. Mais l’intérieur aussi, Aragon, Navarre, Alicante, Rueda en Castille Léon et l’Andalousie en produisent aussi ! Deux douzaines de producteurs espagnols seront présents à Be Ranci !

©A.S. Thérond

De l’Italie jusqu’à la Grèce ! 
En Italie, on produisait traditionnellement du vin de style oxydatif pour une consommation familiale. Quelques appellations continuent à le faire. En Sicile, le Marsala, D.O.C. depuis 1984, a une origine et une renommée bien plus ancienne. Il peut être blanc ou rouge, sec ou demi doux, classifié suivant l’affinage et le degré l’alcool. C’est un vin fortifié, fait en méthode soléra. Les « authentiques » Marsala secs, évoquent le Jerez et s’accordent avec les fromages bleus (gorgonzola..) et les pates dures (peccorino..) .

En Sardaigne ; le Vernaccia di Oristano, est un cépage sarde, élevé sous voile, à la saveur fine et subtile, au grand potentiel de garde, qui accompagne bien des douceurs à base d’amande. Un vin rare en voie de disparition. Et la Malvasia di Bosa D.O.C venant de raisins Malvaisa di Sardegna, en vendanges tardive est élevée sous voile. 

En Grèce, berceau du vin antique, on produit un vin licoreux, doux, fortifié, vieilli en solera, parfois exposé au soleil, donnant un vin de dessert rouge appelé Mavrodaphni, très identitaire du vignoble grec. 

Ces pays méditerranéens produisent des vins oxydatifs plus confidentiels, à découvrir avec une demi-douzaine de producteurs sur le salon Be Ranci .

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Pauillac s’offre un nouvel hôtel-restaurant

L’hôtel de France et d’Angleterre fait peau neuve pour devenir l’hôtel 4 étoiles Best Western Premier, bien nommé Des Vignes et des Anges. Ce nouvel établissement met naturellement l’accent sur le vin qui a fait connaître la presqu’île médocaine dans le monde entier.

La première pierre date de 1796 mais l’intérêt est ailleurs, à savoir dans la réouverture de cet établissement qui fait face au port de plaisance de Pauillac. L’objectif affiché Des Vignes et des Anges est d’épouser le patrimoine viticole hors du commun du Médoc. L’hôtellerie-restauration de luxe doit aller de pair avec tous les grands crus classés du territoire, autant de caprices architecturaux que nulle autre région du monde ne peut se targuer. En sus de la piscine, des chambres haut-de-gamme et du Bistrot, l’établissement mise sur l’oenotourisme avec une offre « 48 heures à Pauillac ».  Au programme la route des vins, de Mouton-Rothschild à Pédesclaux, de Pontet-Canet à Latour, en poussant un peu ce sera Saint-Julien et Margaux au sud, Saint-Estèphe au nord. Toutefois, la directrice de ce nouvel écrin, Catherine Parinaud, n’oublie pas les forêts et les plages du Médoc tout comme le plus long estuaire d’Europe piqué de ses carrelets fouettés par les embruns. Les lecteurs de Terre de Vins y seront sensibles, en marge sans doute de la formule Oenotourisme (à partir de 294€) avec une nuit en chambre double, une dégustation de deux verres de vins au bar, un petit-déjeuner gourmand, une visite privée d’une propriété viticole prestigieuse et l’accès à l’espace bien-être/remise en forme… Cette nouvelle adresse est la bienvenue à Pauillac et plus largement dans le Médoc.

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Un œnotourisme forcément durable pour Terra Vitis

L’association Terra-Vitis à l’occasion de ses 25 ans a organisé à Paris une conférence sur l’œnotourisme en lien avec ses valeurs de développement durable. Il en est ressorti quelques pistes de réflexion pour ses 1924 adhérents mais aussi à diffuser plus largement. 

« L’œnotourisme durable résonne avec la démarche Terra Vitis et une vision pérenne du vignoble, annonce d’emblée Anne-Laure Ferroir directrice de l’association. D’ailleurs, les trois quarts des touristes cherchent en priorité une offre verte ». Ce que confirme France Gerbal-Médalle, docteure en géographie de l’œnotourisme et consultante Vignobles Territoires Destinations qui précise que ces œnotouristes sont « d’abord en quête d’extra temporalité. Bien sûr, il y a toujours l’effet wouaouh quand ils arrivent dans un chai à barriques mais ils cherchent aussi à rencontrer le vigneron, à découvrir ses vins, le patrimoine, à échanger ou simplement à retrouver leurs racines. Il faut néanmoins garder en tête que les touristes sont en horaires décalés. Un apéro vigneron n’est pas aux horaires de bureaux, il commence à 19h et se termine souvent après 23h, même s’il est prévu jusqu’à 21h ». 

L’attrait des labels
Si la dernière étude d’Atout France date de 2016 avec une évaluation de 10 millions d’œnotouristes (dont 60 % de Français), il semble que la tendance se soit accélérée après le Covid. Pour Jérôme Isnardi, co-fondateur et directeur de Rue des Vignerons, « la mise en avant sur le site des domaines ayant été récompensés pour leur démarche environnementale comme avec les Trophées Terre de Vins de l’Œnotourisme génère en moyenne 20% de réservations en plus et 20% d’achats au caveau en plus. En Champagne et à Bordeaux, les labels environnementaux ont encore plus d’impact ». Rue des Vignerons enregistre d’ailleurs un accroissement des questions des vignerons eux-mêmes sur l’intérêt de ces labels. Et de rappeler qu’en 2015, sur le site, l’aspect développement durable arrivait en 8e-9e critère de choix tandis que l’étude 2023 montre qu’il arrive désormais en 4e position derrière le lieu, les disponibilités et les avis. « Les clients sont très attentifs à cet aspect et nous avons eu par exemple des remontées sur le fait que des tomates étaient servies en table d’hôtes en décembre alors que le domaine prétendait travailler avec des produits locaux ».

©F. Hermine

La qualification de l’offre est en cela déterminante. Les labels Vignobles & Découvertes insistent régulièrement sur cet aspect. Interloire l’a également mis en place pour déterminer la qualité de l’accueil avec 65 items pour 350 caves. « Aujourd’hui 70% des domaines sont engagés dans une démarche environnementale, plutôt 85% dans ceux qui font de l’œnotourisme, précise Christian Vital en charge de l’œnotourisme à l’interprofession ligérienne. Les visiteurs sont attentifs à une démarche écoresponsable du chai mais également à la gestion de l’eau, de l’énergie, aux activités autour de la nature, à la biodiversité… ». 

Jouer le maillage local
« L’essentiel est de proposer des activités en cohérence avec les enjeux environnementaux, surenchérit Anne-Laure Ferroir. Mieux vaut proposer sur un domaine une balade à pied ou en vélo qu’en quad ou en voiture, et surtout tenter de créer des réseaux, un maillage avec ses voisins pour disséminer les idées et diversifier l’offre ». C’est le choix qu’a fait Diane Losfelt au Château de l’Engarran près de Montpellier en associant le vin au patrimoine historique de la propriété mais également en travaillant sur un réseau local. « Pour faire venir des visiteurs, mieux vaut ne pas être seul et collaborer avec d’autres producteurs, centres d’intérêts, ou avec les collectivités territoriales. Nous avons donc édité une brochure qui mettait aussi en avant le château des Evêques de la mairie et le domaine de Biar, un hôtel-restaurant qui propose de l’équicoaching, Dommage que ces collaborations soient longues à mettre en place », reconnait la vigneronne. Les retombées de l’œnotourisme ne se font pas forcément au domaine ; elles sont plus larges. « Quand un touriste vient en train ou en avion dans la région, il ne repart pas avec une caisse de vin mais il se souvient du domaine par l’expérience, le charme du chai, des paysages. En cela, la mise en avant du statut culturel du vin se révèle primordiale », estime France Gerbal-Medalle qui rappelle que les chemins de Compostelle ou la Via Domitia ont aussi contribué à diffuser cette culture. 

Savoir s’entourer
« L’œnotourisme est un atout notable dans des périodes difficiles : cet été, la clientèle classique était peu présente mais le fait de proposer autre chose comme du yoga dans les vignes ou une exposition des arts de la table nous a permis de sauver un tiers du chiffre d’affaires du caveau ».  Mieux vaut avoir des échanges de qualité avec un vigneron qui s’organise pour cela plutôt que de le voir courant entre deux portes. « Bien sûr, les consommateurs estiment que c’est une chance de rencontrer le vigneron, c’est un réel bénéfice de la visite mais tous ne savent pas communiquer ou n’ont pas toujours le temps de le faire. Il faut donc avoir du personnel qualifié et bien formé pour ça » rappelle Christian Vital. Rien de tel en effet que le propriétaire pour fournir des anecdotes sur son vignoble et ses vins mais « il faut donner de sa personne, être très présent, parler anglais au minimum, et on ne peut pas travailler 7 jours sur 7, reconnait Diane Losfelt. Il faut donc savoir embaucher des gens compétents et motivés à condition de faire une étude financière au préalable pour dimensionner l’offre et connaître sa rentabilité ». L’œnotourisme est aussi une question d’organisation : les propriétaires des domaines sont en général présents sur les événements majeurs mais ils ne sont pas de toutes les visites. Ils peuvent néanmoins proposer une offre plus valorisée en leur présence ou lorsque leurs équipes prennent davantage de temps comme pour des groupes. L’acteur espagnol Antonio Banderas, propriétaire d’un vignoble à 2 heures de Madrid, met en ligne le calendrier des jours où il est présent au domaine et ces jours-là, les visites sont vendues plus chères. Nous cherchons encore le calendrier de Brad Pitt, George Lucas et Patrick Bruel …

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Château Siran relance ses étiquettes illustrées

Alain et Brigitte Miailhe, les parents de l’actuel propriétaire Edouard Miailhe, avaient lancé en 1980 l’idée d’illustrer chaque millésime du château Siran à Margaux, par une étiquette sur laquelle l’œuvre d’un peintre, commandée pour l’occasion, serait apposée. Le thème se veut emblématique de l’année et est imposé par le commanditaire : c’est la règle. Puis la série s’était arrêtée en 2005. Quinze années se sont écoulées et le principe d’une étiquette illustrée est réapparu pour le millésime 2020, impulsé par Edouard Miailhe et son épouse Séverine. 

Pour le millésime 2021 c’est le peintre Peter Soriano qui a été choisi. Le thème est celui du rapport de l’homme à l’espace. 2021, c’est le lancement du tourisme spatial avec deux acteurs commerciaux (Bezos et Branson). Ce sont les 200 jours de Thomas Pesquet dans l’ISS mais aussi l’exploration de la planète Mars avec la mise en orbite de la sonde Hope et l’atterrissage de deux rovers sur le sol martiens. 

C’est donc un dessin joyeux qui apparait sur le haut de l’étiquette. Peter Soriano est franco américain et sa famille avait tissé des liens, aux Philippines, avec celle du château Siran depuis plusieurs générations. Il a exposé au Museum of Fine Arts de Boston et à la Morgan Library et Museum de New York. Outre la peinture, l’artiste travaille sur l’impact du changement climatique et de ses conséquences, notamment celle de la fonte des glaces : d’où son œuvre récente « Ilulissat, Disko Bugt » exposé à Portland et à Reykjavik.

La trentaine d’œuvres originales qui ont illustré les étiquettes peuvent se voir dans le musée des collections du château, à coté des assiettes Vieillard typiques de l’histoire bordelaise, des pots Jacquots, des tonnelets en faïence ou des Bacchus.

2021 raffiné à Siran
Marjolaine Defrance, Directrice Technique et Œnologue du château, signale « l’assemblage est atypique car la proportion de cabernet sauvignon est supérieure à ce qui se fait habituellement ici». Mais surtout elle insiste sur le travail « tout en douceur sur les extractions et sur les macérations qui se sont faites à des températures plus basses qu’à l’ordinaire ». Tout cela pour protéger le fruit et éviter l’écueil de cabernets trop durs : c’était le risque du millésime. 

A la dégustation, force est de constater que ce risque a été bien maîtrisé, au point qu’on pense d’abord à des merlots. Le nez est subtil, gourmand, sur des notes de petits fruits rouges. Floral aussi avec des arômes de fleurs de sureau auxquelles s’ajoute une touche de vanille. Un vin sur la finesse et l’élégance, dans le style margalien.

Elisabeth 2, la reine du Royaume Uni décédée en l’année dernière, sera le thème du millésime 2022.

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Cognac Courvoisier connu et reconnu

L’incontournable maison de cognac trônant à l’entrée de Jarnac-Charente vient d’être adoubée par le « label » Butterfly Mark, une certification dans l’univers du luxe saluant les marques pour leur développement durable, les pratiques sociétales et de gouvernance.

L’historique maison jarnacaise a toujours soigné son image de marque. Courvoisier a sa vision, son style et sa philosophie. Qui plus est depuis que cette institution de la Place du cognac est entre les mains du groupe japonais Beam Suntory. Également propriétaire dans le bordelais des Grands Crus Classés 1855 les châteaux Lagrange et Beychevelle (avec le groupe Castel pour ce domaine), Beam Suntory a pour habitude d’avoir un temps d’avance eu égard au développement durable comme aux pratiques sociétales et de gouvernance. C’est un secret de polichinelle que les salariés se sentent bien dans ces « maisons ». Butterfly Mark, ce label anglais créé par Positive Luxury, salue cet état d’esprit d’entreprise. « C’est un véritable honneur pour nous que de recevoir le Butterfly Mark, une distinction qui illustre notre engagement pour le développement durable et la contribution à un mouvement positif pour la planète », déclare Richard Costa-Savelli, Directeur Général de la Maison Courvoisier. « Nous appliquons les valeur-clés de Courvoisier, à savoir le collectif et la fraternité, et ce, à chaque étape de nos processus, comme la protection de notre territoire à Jarnac, et un engagement sans faille pour la biodiversité et le développement durable. » Ce label ausculte notamment l’impact de l’entreprise sur le climat, la nature et l’eau. « La Maison Courvoisier accorde une grande importance au développement durable, à la biodiversité et à ses partenaires. Positive Luxury est fier de pouvoir certifier Courvoisier avec le Butterfly Mark, témoignant de l’engagement de la marque à incorporer des pratiques durables à chaque étape de ses opérations. L’engagement sans faille de Courvoisier pour un développement durable est évident dans ses initiatives environnementales », explique Diana Verde Nieto, Co-fondatrice de Positive Luxury. Parmi les bons points, ont été soulignés le respect des droits de l’homme et du travail au sein des installations de production ou encore le soutien à la collectivité avec la fondation Courvoisier qui s’est engagée à donner 1 million de dollars sur 5 ans pour soutenir les petits entrepreneurs noirs américains issus de minorités. Enfin, peut-on aussi citer l’engagement de la maison jarnacaise auprès de l’ONF.

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[Publi-Info] GROUPE ALAIN CHALAGUIER, l’imprimeur engagé

A l’heure où l’époque du tout jetable semble encore faire de la résistance dans l’inconscient collectif, l’imprimerie CHALAGUIER en Languedoc s’engage depuis longtemps dans une production plus responsable.

Le groupe CHALAGUIER n’a pas seulement choisi de faire évoluer les habitudes, le choix du papier, du format des étiquettes, de l’encres, de la colle, des machines ; avec leur studio de création c’est bien dès la conception que toutes les étapes de fabrication sont décomposées pour réduire les déchets, les émissions de CO2, l’énergie consommée et l’eau utilisée à la production des étiquettes.

Pour aller encore plus loin, l’imprimerie CHALAGUIER s’est engagée avec l’association nationale Réseau Consigne qui a pour mission d’encourager le développement du réemploi des emballages, de soutenir le développement de nouvelles structures partout en France en conseillant les porteurs de projet qui bénéficient du partage d’expérience des membres du réseau.

L’imprimerie CHALAGUIER est ainsi partenaire d’Oc’Consigne, dont l’ambition est de réintroduire localement la pratique du réemploi dans l’Est de l’Occitanie à 150 km autour de Montpellier. Oc’Consigne conseille les professionnels pour concevoir des emballages et des étiquettes à colle hydrosoluble adaptés au réemploi des emballages en verre. Pour être complet dans la démarche Oc’Consigne dispose et propose un réseau de collecte volontaire des contenants et une offre de service de lavage de verre avec revente des emballages lavés, la boucle est bouclée !

Le groupe CHALAGUIER, une histoire de famille en Languedoc
En 1951, André CHALAGUIER artisan-imprimeur rachète l’imprimerie créée en 1831 par la famille RAMBAL. Pendant 30 années, il va faire évoluer l’activité et s’adapter aux nouvelles techniques de l’Offset.

Alain CHALAGUIER, son fils, reprend l’entreprise familiale en 1981 et renforce l’activité de l’imprimerie dans l’impression d’étiquettes, avec au cœur de l’entreprise la création d’un bureau de design.

En 2007 et toujours en place, l’équipe s’étoffe avec la troisième génération de la famille CHALAGUIER, Aurélia et Adrien intègrent l’entreprise, engagent la construction de 1000 m2 supplémentaires et accroissement la politique d’investissement avec de nouvelles machines plus performantes.

De 2013 à 2021, le groupe CHALAGUIER a poursuit son développement et ses investissements, renouvellement du parc machine et achat d’une machine pour découpes originales, 50 Groupes d’Impression en Typographie, Offset, Flexographie et Sérigraphie permettant d’imprimer tous les supports adhésifs et toujours son atelier offset traditionnel pour la fabrication d’étiquettes à colle et tout dérivé de l’imprimerie générale.

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