C’est l’été, on va déguster !

La saison des manifestations vigneronnes est ouverte. Direction Gigondas et Nyons, avec deux bons plans pour allier tourisme et découverte des vins. 

À taaaable !!!!
Pour les amateurs, le lundi 17 juillet à Gigondas, c’est « the place to be » ! Ils sont nombreux à grimper jusqu’à la place du village pour assister à l’évènement estival « Gigondas sur table ». On y déguste, on y mange, on se photographie aussi, le cadre est des plus instagramable au pied des Dentelles de Montmirail…

Côté vins, il y a le choix. Le ban et l’arrière-ban des vignerons et négociants de Gigondas servent leurs cuvées. Il faut être patient et se serrer les coudes, ils sont une quarantaine. À leurs côtés, 6 chefs et artisans donnent la réplique avec des produits locaux, tout aussi savoureux. Chaque année, un invité d’honneur se glisse parmi eux. Les vignerons de l’appellation Montlouis-sur-Loire trouveront-ils le chemin ? Parions que leur chenin aiguisera les papilles !

De 20h à 23h30
50 €
04 90 37 79 60
Réservation obligatoire sur www.billetweb.fr/gigondas-sur-table

Du vin et de l’huile aussi 
C’est une première pour les deux AOC drômoises. L’appellation Côtes du Rhône Villages Nyons (AOC depuis 2020) s’associe avec l’huile et les olives (AOC depuis 1994) dans un festival, le vendredi 21 juillet. Les vignerons du Nyonsais (Mirabel-aux-Baronnies, Nyons, Piégon et Venterol) installent leur bar à vin, à tapas et à huile à Piegon. Sur la place de la belle vendangeuse (une sculpture monumentale de 30 mètres, taillée à même la colline, représentant la vigne) se dérouleront démonstrations culinaires de chefs et masterclass vin et huile (sur réservation). Un marché nocturne avec des artisans d’art, des jeux pour enfants et des animations musicales vous transporteront jusqu’au bout de la nuit.

À partir de 18h
06 86 86 33 62
www.nyons.vin

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Le Chambertin de la maison Delaunay élu meilleur rouge de l’année par l’IWC

Lors de son édition 2023, l’International Wine Challenge de Londres a choisi ce grand cru de Bourgogne comme meilleur rouge de l’année.

Créée il y a sept ans, elle accumule déjà les récompenses. La maison Edouard Delaunay, située dans les Hautes-Côtes de Nuits, en Bourgogne, vient de remporter le prix du meilleur vin rouge de l’année à l’International Wine Challenge (IWC) 2023. Le lauréat ? Un Chambertin grand cru de 2020. Le pinot noir se distingue parmi d’autres rouges du monde entier, avec un total dépassant les 97 points sur 100.

Un honneur pour Laurent Delaunay, propriétaire de cette maison. « Quel bonheur que de voir élu un Grand Cru de Bourgogne, où ma famille produit du vin depuis des générations ! », se félicite le négociant. Au total, 7 de ses vins ont reçu un prix lors du concours : Chambertin Grand Cru, Puligny-Montrachet 1er Cru Les Referts, Pommard 1er Cru Les Chaponnières, Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Saint-Georges, Charmes-Chambertin Grand Cru, Corton-Charlemagne Grand Cru et Gevrey-Chambertin 1er Cru Aux Combottes.

Primé depuis 2020
La maison Edouard Delaunay, surnommée « maison phénix », attire l’attention pour ses vins autant que son histoire. « Il est difficile de croire au succès que nous avons eu en si peu de temps, car le domaine n’est revenu dans les mains de notre famille qu’en 2017. Ce soir, nous avons l’impression d’avoir fait un nouveau grand pas en avant, non seulement pour redonner au domaine la gloire de son apogée au XIXe siècle, mais aussi pour asseoir la réputation grandissante d’Edouard Delaunay en Bourgogne. »

La maison a également été distinguée par l’IWC en 2020 (prix du meilleur vinificateur en rouge pour le maître de chai de la maison Christophe Briotet), 2021 (meilleur vinificateur en blanc) et 2022 (meilleur vinificateur en rouge).

L’IWC, c’est quoi ?
Comme son nom l’indique, l’International Wine challenge (IWC) est un concours de vin récompensant des cuvées de toute la planète. Créé en 1984, il se déroule à Londres, et ses organisateurs le définissent comme le « plus rigoureux, le plus impartial et le plus influent au monde.» Concernant la rigueur et l’impartialité, il est vrai que les vins sont tous dégustés à l’aveugle, et passent par plusieurs séries de dégustations avant décision.

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Flâner à Beychevelle

Ce ne sont pas les glaneuses de Varda mais les flâneries de Beychevelle. C’est tous les jours, l’entrée est gratuite et trois expositions sensibles, sinon magnifiques, attendent les visiteurs.

De tous les châteaux médocains, Beychevelle est celui à l’accès à l’estuaire le plus grandiloquent. D’où son surnom, de « petit Versailles du Médoc », pour un jardin sublime partant de la majestueuse façade pour se perdre dans la Gironde. Un paradis pour la faune, notamment les abeilles, et pour la flore. Et ce parc offre désormais quelque chose de supplémentaire : « Cette année, les jardins s’habillent d’œuvres et de sculptures, unies pour les magnifier. Elles se confondent dans un paysage bien établi pour ne faire qu’un ensemble harmonieux », souligne Philippe Blanc, le directeur du château Beychevelle, ce Grand Cru Classé 1855 propriété des groupes Castel et Suntory.
Trois artistes ont été choisis pour intégrer les lieux, trois artistes locaux dans l’idée de révéler la nature. Remi Denjean d’abord, dessinateur et architecte qui déstructure ou revisite le matériau des barriques pour inspirer la détente et la rêverie. Mier Soleilhavoup ensuite, photographe devenu sculpteur, maniant le bois, la fibre, le fer, épousant pour l’occasion les sequoias bicentenaires du parc d’où résulte un jeu d’ombres. Franck Espagnet enfin, sculpteur-assembleur, qui invite le visiteur de Beychevelle à lever les yeux pour apercevoir des oiseaux ici et là. Le parc est ouvert tous les jours de 9 h à 18 h. Il suffit ensuite de se laisser guider par « les couleurs des roseraies, l’odeur des glycines, le son des abeilles et du vent qui souffle entre les branches des sequoias et des cyprès, le charme des allées, la grâce des cygnes à la démarche lente et assurée », dixit les gardiens du lieu.  

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Collection Pays d’Oc 2023 : la soirée estivale réussie de l’IGP !

Après 3 ans d’absence, elle était de retour ! La soirée de présentation de la nouvelle Collection printemps/été 2023 s’est déroulée hier soir et a réuni plus de 250 personnes autour des nouveaux ambassadeurs du syndicat. Retour sur une soirée estivale réussie.

Commencée les 12 et 13 avril au siège de l’IGP Pays d’Oc, au domaine de Manse (Lattes) l’aventure Collection 2023 s’est achevée hier par la soirée grand public de présentation des cuvées ambassadeurs de l’année. Rappelons que le jury avait retenu 34 vins dont 18 blancs, 8 rouges et 8 rosés, dans la plus grande salle de dégustation d’Europe.


Co-organisé par Terre de Vins et le syndicat des producteurs de l’IGP, l’évènement a encore une fois été un succès pour promouvoir l’identité « vins de cépages », où 58 sont autorisés par le Label. “Une terre de liberté qui permet aux milliers de domaines de s’exprimer lors de la vinification” nous a confié le Président du syndicat Jacques Gravegeal. Le résultat s’est ressenti hier.

“Notre chardonnay s’est parfaitement adapté à notre terroir”
Cette année, ce sont les vins blancs qui ont été mis à l’honneur par le jury de dégustation, composé de professionnels du vin et de la gastronomie. Les membres ont notamment élu la cuvée Scène n°9 Chardonnay 2022 du domaine Ricardelle de Lautrec, un cépage septentrional qui peut s’adapter au terroir languedocien « pour donner un vin blanc frais, vif et long en bouche » estime Maëly Beziat, la responsable commercial du domaine.

Autre temps fort de la soirée, les 3 speed tasting organisés l’IGP et animés par Noëlle Bardou. Des “Master Class” qui ont également tenu leur promesse, celle de mettre en avant les spécificités et l’originalité de l’IGP, notamment le rosé star de l’été où on pouvait déguster Les Terres de Paraza « C’est la Vie » un Cinsault 2022, Les Salins du Midi « Saint Louis » un Grenache 2022 et Alma Cersius « Le Chant des Grillons » un Syrah 2022 suivi de la nouvelle vague des rouges frais où ont été présentés le Cellier des Demoiselles « Vieux Carignan » 2022, le Domaine la Combe Blanche « Cinsault d’Enfer » 2021 et le Domaine de Causse « Aphrodite », Syrah 2020 et enfin l’atelier sur les cépages insolites autorisés à la production avec Les Vignobles Foncalieu « Sillages », Alvarinho 2022, Anne de Joyeuse « Rhabdodon Priscus », Mauzac 2022, Les Vignobles de Vendéole « Le Rosé de Vendéole », Pinot Gris 2022 et le Domaine de Valensac « Entre nous selon Valensac », Petit Verdot 2021.


Sur fond de musique jazzy avec Little Guinguette et de petits mets finement préparés, les amatrices et amateurs de vins ont pu découvrir toute l’immensité du talent des producteurs des vins de l’IGP Pays d’Oc.


Photos ©Olivier Meynard

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L’appellation Duché d’Uzès fête ses 10 ans

584 hectares de superficie en production, répartis sur 77 communes, avec 44 opérateurs, 10 697 hectolitres dont 53% de vin rouge, 30% de blanc et 17% de rosé. Voici en quelques chiffres l’AOC Duché d’Uzès, qui célèbre ses 10 ans. Cela vaut bien une rencontre avec son président Michel Souchon.

Quel chemin a été parcouru depuis ces 10 années ?
De plus en plus de vignerons font partie de l’AOC. La superficie est de  584 hectares identifiés, sur des parcelles qui sont les mieux situées avec des profils correspondant au cahier des charges. Le potentiel qui peut être encore classé est de 3 000 hectares. Mais nous n’utiliserons pas la totalité. Il faut caler la production sur la capacité de commercialisation.

Quels sont les marchés de l’AOC ?
Surtout de la vente directe aux caveaux, la CHR, les petits distributeurs, un peu d’export, environ 10 %. C’est une branche à développer, on y travaille avec des actions de communication vers le Royaume Uni, la Belgique. Chaque vigneron développe ses marchés, vers les USA, le Japon… Nos vignerons sont dynamiques et engagés dans la démarche de l’appellation, pour faire des vins de qualité, notamment des blancs.

Justement, les blancs représentent 30 % de la production. Est-ce un bon point au regard de la consommation actuelle ? Incitez-vous les nouvelles plantations ?
Effectivement, nous avons pris de l’avance ! L’évolution est notoire avec +42 % en volume depuis 10 ans. Nous allons plus loin. Conscients que nous avons un terroir à blancs, nous avons fait évoluer notre cahier des charges. A partir de cette récolte, il y aura obligation d’un troisième cépage. Avec le viognier et le grenache existants, s’ajoutent le rolle, la marsanne et la roussanne, à hauteur de 20 %, utilisés ensemble ou séparément.

Nous sommes intransigeants. Tous les lots passent en commission de labellisation et sont dégustés.

Les certifications sont telles notoires ?
Sur 44 opérateurs, 21 sont en bio, ce qui représente 45 % des surfaces, avec les conversions. Au total, ils sont 90 % a être engagés dans une démarche environnementale, avec HVE ou Terra Vitis. Il faut noter également qu’il n’y a aucune irrigation sur quasiment toute l’aire, faute d’accès. Il n’y a donc pas de débat.

L’AOC est partenaire de La Maison Dance CDCN d’Uzès et les vignerons ont donné un spectacle. La culture est au cœur de l’appellation ?
Oui, également avec la manifestation Le vin Côté Cours, chaque année en mai, nous voulons montrer le travail des vignerons, le patrimoine de nos villages et la gastronomie autour de la truffe.

Des projets à venir ?
La compagnie bachique fête ses 20 ans en fin d’année. Ses membres, et les personnalités intronisées chaque année, œuvrent au développement de la notoriété des vins Duché d’Uzès aux quatre coins de France mais aussi à l’étranger. Et puis, la Guinguette pour la soirée d’anniversaire, au Jardin de l’Évêché, le jeudi 27 juillet.

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Maximilien Bernardeau nommé chef de caves de Laurent-Perrier

Succédant à Michel Fauconnet et avant lui encore à Alain Terrier, Maximilien Bernardeau vient d’être nommé chef de caves de la Maison Laurent-Perrier. Il continuera à reporter à Michel Fauconnet. C’est en Champagne la deuxième annonce de nomination de chef de caves de la semaine, après la Maison Vranken qui a désigné Pierre-Hubert Crozat.

Maximilien Bernardeau est titulaire d’une licence en biologie cellulaire et physiologie végétale. Il a obtenu son DNO en 2008 à l’Université de Diijon avant de travailler pour la société Sofralab en tant qu’œnologue conseil en Champagne où il a d’abord exercé dans l’Aube de 2008 à 2014 puis dans la Marne depuis 2014. Il a rejoint la Maison Laurent-Perrier en janvier 2023 et à compter d’aujourd’hui, il occupera la fonction de chef de caves et responsable des vins du groupe Laurent-Perrier. Celui-ci rassemble les maisons Laurent-Perrier à Tours-sur-Marne, Salon et Delamotte au Mesnil-sur-Oger, et Champagne de Castellane à Epernay. Il est la propriété de la famille Nonancourt, les deux filles de Bernard de Nonancourt, Alexandra et Stéphanie, veillant depuis son décès en 2010 à la destinée de l’entreprise. La Maison Laurent-Perrier fondée en 1812 exploite un domaine viticole d’un peu plus de 150 hectares qui représente environ 10 % de ses approvisionnements.

Terre de vins aime : Laurent-Perrier Alexandra Rosé 2012, un champagne mûr, puissant, avec des arômes généreux de sablé de sarrasin, de tarte à la mirabelle saupoudrée de cannelle, d’ananas rôti, d’orange confite et une touche de caramel au beurre salée très addictive. On ose la vinosité, mais dans le grand style, avec éclat. (300€) A découvrir dans la dégustation des rosés du magazine de juillet !

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Domaines Barons de Rothschild Lafite en passe de racheter William Fèvre

Artemis Domaines qui a fusionné voici quelques mois avec le groupe Henriot notamment propriétaire de Bouchard Père & Fils, avait déjà annoncé entamer des négociations exclusives pour céder le champagne Henriot au groupe TEVC (Nicolas Feuillate). A présent, c’est William Fèvre, le domaine chablisien qu’avait acquis la famille champenoise, qu’elle s’apprête à vendre aux Domaines Barons de Rothschild Lafite, des négociations exclusives venant également de débuter. L’objectif d’Artemis Domaines ? Se concentrer sur le développement de Bouchard Père & Fils en Bourgogne et de Jacquesson en Champagne.

Les chardonnays plantés sur le calcaire du kimméridgien de Chablis produisant de magnifiques vins secs aux saveurs de silex, de pomme verte et d’agrumes. Ils ont depuis longtemps conquis le monde. William Fèvre, un domaine créé en 1959 par une famille qui cultivait la vigne depuis 250 ans, figure parmi les locomotives de cette appellation de légende. La maison représente 72 hectares dont 15,9 classés en Premier Cru et 15,2 en Grand cru, ce qui en fait le plus grand propriétaire en grands crus. Les Domaines Barons de Rothschild Lafite, déjà très bien établis dans le Bordelais et à l’étranger (Chili, Chine, Argentine), mais encore absents de la Bourgogne, ne pouvaient rêver meilleure porte d’entrée. Du côté d’Artémis Domaines, le choix de vendre William Fèvre qu’avait racheté le groupe Henriot en 1995 résulte d’abord de la volonté de se concentrer en Bourgogne sur le développement de Bouchard Père & Fils, l’une des plus vieilles maisons de négoce de Beaune (1785) propriétaire de 130 hectares de vignes. Artemis Domaines qui a reçu plusieurs offres a choisi de se tourner vers Domaines Barons de Rothschild Lafite en raison du caractère familial du groupe « figure de l’excellence viticole française depuis plus de 150 ans ». De son côté, Saskia de Rothschild souligne : « Nous serions honorés de pouvoir écrire un nouveau chapitre de l’histoire du Domaine William Fèvre à Chablis dont le terroir iconique, avec des parcelles en Grand Cru, Premier Cru et Chablis Village, l’histoire d’une production de grands vins blancs depuis des générations et le fort investissement dans le développement durable nous convainquent de poursuivre notre chemin viticole vers le nord. Les vins de Chablis sont magiques et nous rêvons d’apprendre de ce territoire, terroir et écosystème dont nous admirons le développement et aimons l’approche vigneronne et familiale. » Tout est dit !

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La Maison des Vignerons pour fédérer les IGP gardoises 

La Maison des Vignerons s’installe dans ses nouveaux locaux: IGP Gard, IGP Cévennes et IGP Pont du Gard voisinent avec l’Institut Coopératif du Vin (ICV) qui propose ses services à l’ensemble des acteurs de la vigne et du vin en France.

Les logos sont présents côte à côte sur le bâtiment. Décidé il y a 3 ans, il a été réalisé avec un budget de plus de 600 000 €, compte100 m2 de stockage et 75m2 de bureau. C’est une première pour une IGP de d’avoir son propre équipement, « la certitude de finir propriétaire de son foncier…source d’économie à terme« , explique Danny Pérégrine, le directeur de la Fédération Gardoise des Vins IGP. « Un bel outil de promotion pour faire face à un marché profondément changé« , présente Denis Verdier, le président de la Fédération Gardoise des Vins IGP . « Contre l’inquiétude, l’action et la promotion » prône-t-il en se basant sur les données économiques et sociales.

La génération Z,  à séduire
Une étude de Vin & Société, réalisée avec Wine Intelligence en 2022, apporte le socle pour décider de la stratégie. La consommation mondiale de boissons alcoolisées augmente légèrement (+1,4 entre 2000 et 2022), mais la consommation de vin tranquille baisse, seuls les bulles sont en progression. La consommation de vin est très différente suivant les générations : la génération babyboom et au-delà, constituent la première catégorie, acheteurs et consommateurs, en volume et valeur. La génération Z (les jeunes et futurs consommateurs) ont une consommation de vin occasionnelle et consomment plus régulièrement de la bière (artisanales, sans alcool).

Le Gard a des atouts pour les toucher ; département touristique important, avec ses deux appellations reliées au patrimoine de l’Unesco : IGP Cévennes, dans le parc National des Cévennes, lGP Pont du Gard, Grand Site de France et parmi les moment le plus visités de la région. Le pont devient le cadre d’une animation oenotouristique phare de l’été : « Les vignerons sur le pont », dans sa 8eme édition.

Des événements et actions estivales
Le plan d’action estival des IGP gardoises vise à présenter ses vins à plus de 10 000 dégustateurs durant l’été, à travers différents événements dans différents endroits du département :

« les vignerons sur le pont » : 6 soirées sur la rive droite du Pont du Gard, 24 – vignerons, un concert, et un son et lumière sur le Pont du Gard.
La fête des vins à Anduze, 22 et 23 juillet ; 26 domaines dans le parc des Cordeliers, des produits locaux des Cévennes, de la vente directe
La fête des vins de Saint Ambroix, le 6 août, 15 domaines au cœur de la ville, un banquet vigneron…

Ces événements oenotouristiques mettent le vin en scène en convivialité et en plein air pour toucher tant le public local et régional que les touristes… et cette convoitée génération Z.

Des IGP en GIEE « nature »
Les IGP gardoises ont innové en créant leur Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental, GIEE, labellisé pour la première fois en 2020, sur la thématique « Abeilles, Arbres Rivières des Cévennes » (GIEE – AARC EN VIGNE). C’est un regroupement d’acteurs professionnels pour réfléchir et agir face au réchauffement climatique: des formations, des expérimentations et des mises en pratique comme la plantation de haies, couvert végétaux, agroforesterie…

« Le bilan des 3 ans d’actions environnementales est positif« , témoigne Jérôme Pépin, du domaine Mas Lander à Bagard. Certifié bio, il a suivi des formations, bénéficié de la dynamique de groupe, qui conduit à « comprendre ce qu’il se passe, la perte de biodiversité, les sols dégradés… pour remettre en place un écosystème et mesurer l’impact sur les vins; un pH plus bas, une plus grande complexité aromatique… »

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[La bouteille à moins de 10€] La Récamière du Domaine Monin

C’est toujours un plaisir de mettre un coup de projecteur sur l’appellation Bugey, 470 hectares seulement mais étendue sur une soixantaine de communes du département de l’Ain. Les principaux cépages sont le chardonnay, l’altesse, le gamay, la mondeuse et… le pinot noir, sujet de notre coup de cœur à l’adresse de la cuvée La Récamière.

Nous sommes au Domaine Monin, propriété historique de l’appellation reprise en main par Charles Varin-Bernier en 2015. Parmi la très belle gamme du Domaine Monin, cette cuvée a pris naissance sur des sols argilo-calcaires et les vignes ont plus de 35 ans. La vinification et l’élevage sont des plus traditionnels avec un passage dans des barriques mais anciennes. L’idée est de préserver la délicatesse du pinot noir, son caractère fruité sinon pur. Le nez invite déjà l’amateur à cette notion de finesse et de noble rusticité. Des parfums de griotte se mêlent à des notes torréfiées de boîte à cigares. L’attaque est vive, racée, cet assemblage parcellaire est riche de digestibilité. Les tanins sont souples, ils tapissent le palais sans bling-bling. Sa belle acidité lui assure tension, équilibre et sans doute quelques années de garde. Le Domaine Monin conseille vivement cette Récamière sur de l’agneau, de la volaille fermière de Bresse ou encore des fromages crémeux comme le Brie de Meaux, le camembert de Normandie. Du poisson cru lui va également à merveille et même la côte de veau… Vive Bugey !

Domaine Monin (01)
Pinot Noir La Récamière 2022
AOC Bugey
9,40 €

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Mission UNESCO : Séverine Couvreur succède à Pierre-Emmanuel Taittinger

Après sept années à la tête de la Mission Unesco, Pierre-Emmanuel Taittinger cède la présidence à Séverine Couvreur, vigneronne à Rilly-la-Montagne et déjà engagée depuis 2015 au sein de l’Association. Nous avons pu l’interroger sur son parcours et ses projets.

Séverine Couvreur, comment êtes-vous tombée amoureuse de la Champagne ?
Je suis Parisienne. Mais justement, une Parisienne, cela n’a pas vraiment d’attaches, ce qui a rendu pour moi cette adoption d’autant plus facile, même si du côté de mon père j’ai des cousins vignerons dans les Graves.  J’ai découvert la Champagne par mon mari qui à l’époque ne souhaitait pas reprendre l’exploitation. Nous allions le weekend chez mes beaux-parents et je suis d’abord tombée amoureuse de Reims. Certaines villes, après avoir été détruites, ont choisi d’être rebâties à l’identique. Reims a su au contraire se réinventer avec cette incroyable architecture Art Déco. Ensuite, en allant voir leur domaine viticole à Rilly-la-Montagne, j’ai été éblouie par les coteaux. Ils ont aussi des vignes en Bourgogne et ma belle-mère n’a d’yeux que pour cette région, considérant que la Champagne a été très abîmée et n’a pas pu conserver autant son patrimoine historique et ses vieilles pierres. Mais, si vous allez là-bas, vous n’aurez pas cette incroyable mer de vignes, nous avons des endroits où elle s’étend à perte de vue, où elle vous encercle littéralement. J’adore cette sensation, de même que lorsque l’on se balade sur la Montagne, ces moments où l’on débouche de la forêt pour découvrir d’un coup ces panoramas viticoles grandioses, comme à Fleury-la-Rivière, avec la Marne qui sillonne en contre-bas. Autant la Bourgogne est une région facile à aimer, autant la Champagne est plus austère et nécessite un apprentissage. Elle se mérite, il faut en connaître l’histoire pour mieux savoir apprécier l’héroïsme de ces hommes qui ont continué à vouloir y vivre. Il en va de même des Champenois, qui peuvent être un peu abrupts au premier abord, mais qui sont en réalité très accueillants et avec lesquels les relations qui se tissent n’ont rien de superficiel. Cette envie des Champenois de partager, je l’ai notamment découverte lorsqu’avec mon mari nous nous sommes reconvertis comme vignerons et que nous avons suivi pendant un an la formation d’Avize. J’y ai fait des rencontres extraordinaires.

Qu’est-ce qui vous a conduit à prendre rapidement des engagements collectifs en Champagne ?
J’ai découvert que le métier de vigneron est solitaire. C’était très différent de ce que j’avais connu avant, en école de commerce puis en travaillant dans le conseil, où tout ce que l’on fait est toujours précédé d’une réflexion collective. J’éprouvais le besoin d’échanger. C’est ce qui m’a amené à intégrer le groupe des jeunes vignerons puis le conseil d’administration du Syndicat général des vignerons. Cela m’a permis de parcourir l’ensemble de l’Appellation, de dépasser les frontières de la Marne et d’aller également dans l’Aube et l’Aisne. En 2015, j’ai enfin rejoint le Conseil scientifique de la Mission Unesco. Mon grand regret est de ne pas avoir pu rencontrer Pierre Cheval, qui est décédé la veille de ma présentation.

Où en est aujourd’hui le travail de la Mission Unesco ?
Il y a une vraie montée en puissance de la Mission. Elle était encore très locale il y a deux ou trois ans. Aujourd’hui, il y a une reconnaissance à l’échelon national et international de la rigueur avec laquelle elle gère son inscription. Le travail qu’elle a effectué sur les énergies renouvelables par exemple, en collaboration avec les collectivités et les élus, fait école. Les ministères se sont emparés des différents documents de concertation locale que nous avons produits comme les chartes sur l’éolien, les chartes sur la méthanisation, les chartes sur le photovoltaïque… Nous devons cela aussi à la qualité de notre Conseil scientifique qui réunit énormément de compétences et est particulièrement impliqué. Nous venons d’ailleurs de regagner des galons avec l’entrée d’Amandine Crépin, notre directrice, au Comité des biens français, chargé d’accompagner les dossiers d’inscription.

Pouvez-vous nous livrer un projet qui vous tient à cœur pour votre prochain mandat ?
Je rêve que l’on puisse à terme accueillir, comme la Bourgogne l’a fait en son temps, la chaire UNESCO. Pour cela, il nous faut travailler avec l’université de Reims. Il s’agirait de monter un beau projet de recherche transversal en collaboration avec d’autres sites inscrits. L’une des thématiques pourrait être l’impact du réchauffement climatique sur les paysages culturels et les dangers qu’ils font peser pour leur préservation.

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