La Bourgogne en ordre de bataille pour réduire ses émissions de CO2

En présentant son plan d’action, l’interprofession est entrée dans la phase concrète de son plan Objectif Climat.

Comment le monde du vin peut-il lutter, lui aussi, contre le réchauffement climatique ? Depuis plusieurs années, les interprofessions sont en première ligne, en Champagne, à Bordeaux comme en Bourgogne. Ainsi le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) a présenté la semaine passée un plan d’action pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

« Une baisse de 60 % d’ici à 2035 nous paraît être un objectif atteignable », a introduit François Labet, président du BIVB. Pour l’atteindre, ses équipes ont commencé, en 2021, par effectuer le bilan carbone de la filière ; puis ont lancé, fin 2022, une série de concertations avec les producteurs. Des réunions qui ont abouti à un plan de bataille. « Nous avons identifié neuf grands thèmes, et la part de chacun dans le bilan carbone de notre filière », indique Jean-Philippe Gervais, directeur du pôle technique du BIVB. Ainsi le thème emballage représenterait environ 30 % des émissions du vignoble, le thème mobilité 26 %, le thème viticulture 11 %, et le thème cuverie 5 %.

Des efforts à mesurer
Pour chacun de ces thèmes, des actions concrètes ont été définies. Elles sont 103 au total. Exemples :« alléger la bouteille » ou encore « éco-concevoir les emballages ». Aux producteurs, désormais, de les appliquer ou non. « Le BIVB aura un rôle d’appui et d’accompagnement », précise Jean-Philippe Gervais. Le BIVB prévoit d’ailleurs d’embaucher sous peu un animateur dédié à Objectif Climat.

François Labet le reconnaît : le plan entre désormais « dans sa phase la plus difficile : celle de l’application concrète » et va nécessiter « d’importants efforts de sensibilisation » . L’interprofession s’attelle désormais à « élaborer un outil de mesure des résultats, afin de rendre compte des initiatives de notre vignoble à l’extérieur, et notamment aux clients, qui attendent beaucoup de la Bourgogne ».

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Les grands rosés de Provence mis en pages

En 200 pages, la « Saga des grands rosés de Provence » (éditions de La Martinière) raconte l’incroyable ascension du vignoble provençal à travers l’histoire des familles historiques et des grands domaines.

L’autrice, Françoise Parguel, a voulu raconter la formidable ascension des rosés de Provence en à peine quatre décennies et l’histoire des grandes familles et des noms prestigieux qui ont construit leur renommée. « Je voulais faire un beau livre avec de magnifiques photos pour parler de ce cas d’école qu’est la Provence, ce vignoble qui a inventé une couleur et fait sa révolution qualitative en passant d’un petit vin d’été sympathique noyé dans des glaçons entre pétanque et barbecue à une révolution de palais. Il existait déjà des livres plus techniques ou touristiques, mais je voulais l’écrire comme une saga. » Pour l’autrice – d’abord journaliste avant de bifurquer dans la communication, le conseil et le marketing au début des années 90 –, il ne s’agissait pas de faire l’inventaire des domaines mais d’évoquer plutôt les familles fondatrices (les Ott, Farnet-Matton, Sumeire), les grands groupes arrivés au XXIème siècle tels Pernod-Ricard, Roederer, Chanel, LVMH, et des entrepreneurs et visionnaires comme Sacha Lichine, Valérie Rousselle, Brad Pitt, Lord Bamford , Philippe Austruy…

Une douzaine de partenaires
Le livre, présenté cette semaine dans les locaux de Moët-Hennessy à Paris, ne se veut « ni enquête journalistique, ni storytelling ». Il  raconte la création des crus classés de Provence, la naissance du rosé pétale de rose de Régine Sumeire, évoque le travail du Centre du Rosé, suit l’évolution du vignoble, le développement des labels environnementaux, des nouvelles marques de négoce, de l’œnotourisme à travers les témoignages d’une douzaine de domaines partenaires. « Chacun avait déjà un peu raconté son histoire dans la presse spécialisée ou dans les numéros vins des magazines mais il n’y avait pas encore d’ouvrage parlant de cette révolution du rosé, du pourquoi et du comment ces acteurs provençaux ont réussi à prendre la place de leader sur leur créneau, un peu à l’instar du modèle champenois » commente Françoise Parguel. Le livre est illustré par le photographe aixois Camille Moirenc et par des images d’archives témoignant des histoires des châteaux et des marques. Bien sûr, il manque quelques grands domaines et acteurs du vignoble qui n’ont pas pu ou voulu faire partie de l’aventure entre ces pages. Mais la Provence ne cessant de bouger et d’évoluer, l’autrice peut toujours réfléchir à un tome 2.

©F. Hermine

« La Saga des grands rosés de Provence », de Françoise Parguel, éditions de La Martinière – 200 pages (40 €)

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Tour de France 2023, de vignes en villes

Cette année, le Tour de France cycliste parcourra 3 404 kilomètres à travers la France et ses vignobles. Partant d’Espagne le 1er juillet, le 110è Tour de France traversera notre pays en diagonale vers le nord-est pour s’achever en Alsace juste avant l’ultime étape aux Champs Elysées parisiens.

Pour ses 120 ans, célébrés précisément le 1er juillet 2023 à l’ouverture de la course, le Tour de France cycliste a choisi le Pays Basque espagnol, du côté de Bilbao et Saint-Sébastien. L’occasion aussi, 31 après le grand départ de Saint-Sébastien en 1992 de se souvenir de Miguel Indurain en route pour la deuxième de ses cinq victoires. Pas de vignes pour le départ, mais le vignoble de Rioja n’est pas si loin et le plus populaire des vins espagnols sera surement sur quelques tables d’admirateurs pendant les premiers jours du tour. A moins qu’il ne fasse chaud et qu’ils préfèrent se rafraichir avec le favori de l’été, le Txakoli, un blanc léger à peine perlant, comme celui de la bodega Txomin Etxaniz à Getaria.

40 villes étapes
Sur un total de 40 villes étapes, 12 nouveaux sites font leur entrée dans le Tour en 2023, dont trois qui parleront directement aux amateurs de vins, Vulcania en Auvergne, Belleville-en Beaujolais et Poligny dans le Jura. Dès le 3ème jour, les coureurs traverseront la frontière pour gagner Bayonne et les vignes de Jurançon apparaitront sur leur passage le mercredi 5 juillet lorsqu’ils auront 165 km à parcourir entre Pau et Laruns. Pour être vraiment baigné dans le vignoble, il faudra attendre le vendredi 7 juillet quand les coureurs s’élanceront de Mont-de-Marsan vers Bordeaux, et le lendemain entre Libourne, aux portes de Saint-Emilion et Pomerol, et Limoges. C’est à Libourne que s’est distingué le grand Jacques Anquetil, qui survola un contre-la-montre en 1957, deux jours avant son premier sacre sur les Champs-Elysées.

D’Auvergne en Beaujolais et en Savoie
Entre le 11 et le 12 juillet, ce sont les vignes d’Auvergne qui seront à l’honneur, puisque le Tour découvrira pour la première fois le col de la Croix Rosier et fera un grand retour après 35 ans d’absence dans le Puy-de-Dôme, avant de séduire coureurs comme amateurs de vin dans les collines du Beaujolais. Après le repos du 17 juillet, ce sera au tour de la Savoie et de la Haute-Savoie de jouer les voisins pendant trois jours. Certes, on ne verra pas beaucoup de vignes car le vignoble ne couvre que 2050 ha, mais les jolies pentes qui produisent Vins de Savoie, Apremont, Chignin-Bergeron et autre Crémant de Savoie ne seront pas loin. De même que les coteaux du Bugey en arrivent vers Bourg-en-Bresse. Les dernières étapes passeront par Poligny, capitale du Comté arrosée par les Côtes du Jura et les Arbois avant d’approcher un autre pays de vin et de fromage, Le Markstein alsacien, au plus près des vignes de Guebwiller, et pas loin de Munster.

A vos écrans
Le Tour de France cycliste est une occasion de découvrir ou de retrouver des paysages spectaculaires. Les amateurs de tourisme et de vins le savent. Le Tour de l’an dernier, qui traversait quatre pays européens sur 3 349,8 km, a réuni près de 150 millions de téléspectateurs en Europe, dont 8,44 millions en France, un record depuis 2011, sans parler des 19,1 millions de vidéos vues sur France.tv.

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Les bonnes vibrations de l’AOP Languedoc !

Avec sa nouvelle campagne de communication lancée dès l’été 2023, l’AOP Languedoc vise à accompagner son succès commercial et toucher de nouveaux consommateurs, en France comme à l’international. Un visuel inédit dans l’univers du vin, un thème fort, la vibration, un budget conséquent d’1 milliard d’euros : tout est réuni au service du « vin vibrant, vin vivant » de l’AOP Languedoc en 3 couleurs. 

Ce changement dans la communication arrive pour être en adéquation avec la « succes story » de l’AOP Languedoc. Reconnue par décret en 2007, agrandie en 2011, elle couvre 10 000 hectares, 531 communes sur 4 départements, de Collioure aux portes de Nîmes, et ajoute en 2022 des mesures agro-environnementales à son cahier des charges. Les chiffres parlent  :  « plus de 37 millions de bouteilles commercialisées en 2022, un équilibre en France et export (3 marchés clés hors Europe : USA, Chine et Canada), une distribution équilibrée avec un positionnement-prix sur le segment « premium accessible » l’appellation progresse en volume et en valeur.

Les différents acteurs de la filière ont travaillé collaborativement, durant un an, pour aboutir à cette identité et l’ont présenté en collectif en ce début d’été : Jean-Benoît Cavalier, président de l’ODG Languedoc, Gilles Gally, président de l’UEVM et coprésident de la section interprofessionnelle AOP Languedoc du CIVL, Stéphanie Daumas, directrice de l’ODG de l’AOP Languedoc, et Olivier Legrand, délégué général du CIVL, représentant les interprofessions du Languedoc, et Anne-Laure Boras (Domaine du Nouveau Monde) et Anaël Payrou (Cellier des Demoiselles) représentant les vignerons, étroitement associés à la démarche depuis le début. Ils disent « c’est une communication qui nous ressemble, qui doit susciter l’envie chez le consommateur, en recruter de nouveaux…nous sommes allé chercher au plus profond, nous voulons retranscrire la vibration de la garrigue dans la bouteille, parler aux 5 sens… ». 

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Clarissa et Leslie Kellen : Blaye pour port d’attache

C’est une double histoire d’amour : pour le vin et pour cette cité-citadelle perchée sur l’estuaire. Le nom et leurs prénoms suffisent à comprendre que Clarissa et Leslie Kellen ne sont pas d’ici.

Leur patrie d’origine est l’Afrique du Sud où Leslie devient d’abord avocat. « Je déteste mon métier », raconte-t-il. Il cherche une autre histoire à écrire et sa tasse de thé… c’est le vin. Leslie devient dirigeant d’un domaine vinicole du côté de Stellenbosch. « Mais il y a les vins français et les autres », aime-t-il dire. Et justement, lors d’un voyage en France pour trouver une résidence secondaire, Leslie et Clarissa atterrissent à Blaye. Ils achètent la magnifique Villa Saint-Simon pour proposer des bed & breakfast ainsi qu’une galerie d’art. Nous sommes en 2000, ils ne repartiront plus. « Ce fut un véritable coup de cœur pour la ville, il y a une énergie et encore un grand potentiel à développer avec une bonne politique de la ville », confie Leslie. « Cette citadelle, cette ambiance, cette ouverture sur l’estuaire, le cosmopolitisme, le climat, l’architecture des maisons, Blaye continue de nous séduire », ajoute Clarissa. Les années passent et la galerie d’art se fait un nom.

Au milieu des années 2010, le couple sud-af passe la vitesse supérieure en créant La Petite Cave, un bistrot et une cave attenante contenant 330 références. « Nous sommes ravis de cette création, nous avons des bourgognes, des vins d’Afrique du Sud, des vins d’Italie, du Portugal, etc. et de toute la France, à commencer bien sûr par Blaye et Bourg », souligne Leslie qui a même créé un classement des vins de ces deux appellations (kellenclassification.com). Nouvelle étape en 2016 avec l’achat de deux petits hectares de cabernet sauvignon et de sauvignon blanc. Cette ancienne propriété de Gérard Depardieu et de Bernard Magrez est relancée avec l’appui du consultant Christian Prud’homme (Yquem, Opus One…) et les vins d’Étalon Rouge sont de très belle facture. La dernière fierté du couple Kellen est d’être référencé au prestigieux Hôtel Chelsea à New York, célèbre pour avoir hébergé Milos Forman ou Jack Kerouac, Chopin, Dylan ou Andy Warhol. Mais désormais, la beauté sauvera le monde à Blaye et nulle part ailleurs.  

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[Publi-Info] Allumer les bougies du vin

L’expérience olfactive du vin ou du champagne est désormais enrichie grâce à Constantin Valianos, créateur de l’entreprise « Les Bougies du Vin« . Il transforme des bouteilles recyclées en bougies parfumées inspirées des arômes de célèbres cépages. Les bouteilles vides sont coupées et poncées à la main, utilisant leur fond comme bougeoir, rempli de cire de soja. Cette initiative écoresponsable lutte contre le gaspillage et préserve la beauté de ces bouteilles.

Fabriquées à la main à Bordeaux, ces bougies sont 100% naturelles : mèches en bois de hêtre français, cire de soja européenne, parfums élaborés sans subastances CMR ni phtalates à Grasse, France. Leurs senteurs sont si authentiques qu’elles rappellent l’ouverture d’une bouteille de vin.

Le Chardonnay évoque des fleurs blanches, du jasmin et une touche de vanille. Le Merlot dégage des arômes de mûre, de prune, de fruits confits et de vanille. Le Sémillon/Sauvignon, lui, dévoile un bouquet de raisins blancs, coing et miel. Le Rosé rappelle la rose fraîche avec un léger côté feu de bois qui rappelle la barrique.

 Une expérience sensorielle à consommer sans modération !

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Une cuvée de Gaillac en faveur de SOS Méditerranée

Vigneron à la retraite, Alain Boullenger a décidé de reverser une importante partie de la vente de ses dernières cuvées à l’association SOS Méditerranée.

Agir, même à sa petite échelle. Depuis le mois de février 2023, le vigneron à la retraite Alain Boullenger a mis à disposition de SOS Méditerranée son stock de bouteilles de Gaillac. L’association conserve ainsi 70 % du montant de la vente des vins. L’idée a germé il y a un an : « Plutôt que de continuer à faire des salons, je me suis dit qu’on pouvait en faire profiter des associations. » Il contacte SOS Méditerranée fin 2022. « Ils ont tout de suite été intéressés. » Le vin qui leur est destiné est un 2016 en  AOC Gaillac Rouge, résultat d’un assemblage de braucol, de prunelard et de syrah. L’ancien vigneron du domaine de Castel de Brames a mis ainsi de côté, pour l’association, 1 000 bouteilles de cette cuvée, qui a remporté une distinction lors du concours des vins de Gaillac. Depuis le début des ventes, à l’occasion d’événements de l’association, près de 200 flacons ont été vendus soit près de 1 400 €.

Alter Egaux
Avant de contacter SOS Méditerranée, premier organisme auquel il a pensé, Alain Boullenger a tenté l’expérience avec Alter Egaux, association installée comme lui dans le Tarn, qui vient en aide aux migrants. Les drames en Méditerranée, « cela touche tout le monde », martèle Alain Boullenger. « Dans les années 70, il y avait les boat people. On a tous donné quelque chose pour affréter des bateaux pour les Vietnamiens. Maintenant, cela se passe devant nos portes et on laisse les gens mourir », témoigne en colère le vigneron.

J’ai toujours voulu aider, et là, je pouvais faire quelque chose 

Alain Boullenger

Espagnols, Polonais et Marocains dans le vignoble
« Historiquement, le vin est lié aux échanges, on le vend partout, nos cépages viennent d’ailleurs », poursuit-il encore, soucieux d’expliquer les liens de la vigne avec les populations étrangères. « Mes parents étaient Picards. Quand je suis arrivé dans le Tarn en 1969, ce sont les Espagnols qui nous aidaient à la vigne. Puis, il y a eu les Polonais, les réfugiés italiens au moment de Mussolini. Des réfugiés chiliens sont aussi venus travailler après 1973. » Cette histoire se poursuit encore aujourd’hui. « Dans le vignoble de Gaillac, ce sont les Marocains qui taillent. S’ils n’étaient pas là, on ne s’en sortirait pas. » Une fois les 1 000 bouteilles vendues, il n’y aura plus de stock. « J’espère que d’autres vignerons prendront le relais. Je vais y travailler. Je vais trouver. »

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Trophée Cognac vignoble engagé : le palmarès a fière allure !

Les 18 prix ont été décernés ce jeudi 29 juin à Jonzac (17). Les profils des lauréats sont divers. Ces Viticulteurs, distillateurs et négociants, mais aussi entrepreneurs, élus et associatifs, sont tous investis dans la transition environnementale du pays du cognac

Collectif ! Voilà le maître-mot de notre filière”, s’est enthousiasmé Christophe Veral, président du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), jeudi soir à Jonzac (Charente-Maritime).

Collectif, comme une équipe de rugby, un groupe composé de joueurs aux profils divers mais réunis par le même élan”, a insisté Jacques-Olivier Pesme, directeur du Centre de recherche sur le vin de l’université de Colombie-Britannique (Canada), “grand témoin” de la cérémonie des premiers Trophées Cognac Vignoble Engagé, ce 29 juin 2023 au centre des congrès de la Haute-Saintonge.

70 candidatures et 50 finalistes en lice dans 4 catégories et 2 prix spéciaux : la première édition a tenu toutes ses promesses. Elle souligne les efforts d’une filière toujours plus impliquée dans la transition environnementale au pays du cognac.


L’événement était organisé par Terre de vins et le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), en partenariat avec les quotidiens “Sud Ouest” et “Charente Libre” (Groupe Sud Ouest). En voici le palmarès, établi par un jury de 13 professionnels.

Catégorie « Biodiversité »

Ces trophées, parrainés par le Crédit Agricole (caisse Charente-Périgord et caisse de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres), récompensent les pratiques culturales ou commerciales novatrices, les aménagements au vignoble et dans les installations, la réduction durable de l’usage des pesticides, etc. Sont primés :


SCEA Mas de la Pierre Blanche. À Foussignac (16), Léo Bujeaud, 24 ans, dirige l’une des premières exploitations certifiées CEC au pays du cognac. Il s’essaye aujourd’hui à la vitiforesterie.

SCEA Brard-Blanchard. Ici, à Boutiers Saint-Trojan (16), cela fait cinquante ans que la famille défend les atouts d’une viticulture bio, plus proche de la nature, et vend des vins, pineaux et cognacs élégants et fruités.

Maison Hardy. Il y a dix ans, la société à Cognac (16), filiale de la coopérative Unicoop, fut parmi les premières PME du négoce à assembler, élever et commercialiser un cognac biologique.

Domaines Francis Abécassis. Le négociant et viticulteur à Claix (16), connu pour sa marque ABK6, a fait de la viticulture raisonnée une priorité. Il a beaucoup réduit les intrants.

Catégorie « Empreinte »

Ces trophées, parrainés par les Chambres d’agriculture de Charente et de Charente-Maritime, récompensent la gestion des ressources et la diminution de l’empreinte environnementale. Sont primés :


SARL Terra-Cognac. L’exploitation viticole à Chadenac (16) que gère Freddy Jeannaud a réduit sa consommation d’eau en quinze ans. Elle est très impliquée dans le tri et la valorisation des sous-produits de la vigne.

SARL Duluc. Guillaume Duluc, viticulteur à Bellevigne (16), veille lui aussi à une consommation raisonnée : il récupère l’eau de pluie dans de grandes cuves de 500 hectolitres.

Maison Bache-Gabrielsen. Le négociant à Cognac (16) a lancé l’an passé un cognac VSOP bio nommé « 5.5 », dont le flacon écoconçu peut être collecté, lavé et réutilisé en collaboration avec la start-up Eco in Pack.

Distillerie de La Salle. Le bouilleur de profession à Cherves-Richemont (16) a mis au point un dispositif de préchauffage des vins à distiller et des brouillis moins énergivore.

Catégorie « Initiatives collectives »

Ces trophées, parrainés par le BNIC, distinguent les actions de collectifs engagés pour l’environnement. Les candidats venaient de la filière mais aussi du monde institutionnel ou associatif. Sont primés :


Apiviti. L’association basée à Mosnac-Saint-Simeux (16) œuvre à la création de couverts mellifères qui aident les abeilles à passer le printemps.

Boinaud, Hennessy, Martell et Rémy Martin. Ces négociants ont uni leurs efforts dans l’expérimentation d’un mode alternatif de distillation dite « à la vapeur ». Leur candidature était présentée par le Syndicat des maisons de cognac (SMC) à Cognac (16)

Vitibio. Créée il y a vingt ans, cette association basée à Saint-Jean-d’Angély (17) fédère les viticulteurs en agriculture biologique et les accompagne dans leurs démarches administratives, commerciales et techniques.

Mairie de Barret. La municipalité près de Barbezieux (16) est attachée à la bonne entente entre les viticulteurs et les riverains. Elle a créé une commission « agriculture et environnement » veillant à la bonne cohabitation des habitants.

Prix spécial « Innovation »

Ce prix, parrainé par la communauté de communes de Haute-Saintonge, récompense une démarche de recherche et de développement (ou une innovation technologique individuelle ou collective) liée à l’environnement. Il convenait qu’elle soit utile au bien commun, à l’ensemble de la filière cognac et au territoire. Les candidatures pouvaient émaner de toute la Nouvelle-Aquitaine. Le vainqueur est :

Praysbee. Le machiniste agricole installé à Cognac (16) a conçu une rampe de pulvérisation (Wulp Viti) dont les buses délivrent ce qu’il faut de produits phytosanitaires et réduit leur dérive atmosphérique. Le dispositif, bon marché, s’installe facilement sur les tracteurs.

Prix spécial « Ecosystème cognac »

Ce prix, parrainé par l’Agglomération de Grand Cognac, récompense un acteur de la filière cognac vue sa globalité (tonnellerie, chaudronnerie, packaging, verrerie, transports, pépinière, embouteillage, etc.). Est distingué : Bernadet. Le décorateur sur verre à Cognac (16) est reconnu pour la qualité de ses sérigraphies et la maîtrise de la personnalisation des flacons. « Nous préférons la notion de développement durable à celle de la performance globale », dit le patron Jean-Pierre Bernadet.

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Retour vers le passé pour les 30 ans du Hameau Duboeuf

Premier œnoparc d’Europe, né en 1993 de la volonté de Georges Duboeuf de diffuser à la fois la culture viti-vinicole du Beaujolais et du Mâconnais et la culture de l’œnotourisme, fête ses 30 ans cette année. Pour l’occasion, un nouveau spectacle immersif a été spécialement créé.

Plongée dans une bacchanale du 19è siècle
Le Hameau Duboeuf est adossé à la maison Georges Duboeuf, mais aussi et surtout autour et sur le site de la gare de Romanèche-Thorins, lieu symbolique dans l’histoire des vins du Beaujolais.
C’est donc tout naturellement que le hameau a décidé de réaménager entièrement la gare elle-même pour en faire le point de départ d’un voyage immersif nommé « L’Impérial », à destination des folles soirées du 19ème siècle.

Le départ se fait autour du wagon-promenoir de Napoléon III, symbolisant la rencontre entre l’empereur et sa femme Eugénie avec la reine Victoria d’Angleterre et son époux le Prince Albert. Le wagon ainsi que la salle qui l’héberge se pare d’animations vidéos vous propulsant dans l’univers du Second Empire et plus précisément en août 1855, date de ladite rencontre, à l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris.
Une fois l’ambiance de l’époque inspirée, le spectateur est prêt pour partir en soirée et revivre une nuit au cabaret avec les airs d’opérettes les plus connus de l’époque, d’Offenbach à Frou-Frou. Particularité : les chanteuses sont des statues, collection de la famille Duboeuf, qui s’animent pour l’occasion grâce aux techniques de mapping.

L’occasion de (re)visiter le Hameau Duboeuf
Réparties sur quatre sites, 30 000m2 et 40 thématiques retracent 2000 ans d’histoire de la vigne et du vin. Les collections permanentes du Hameau sont extrêmement riches : du matériel agricole en passant par une impressionnante collection d’affiches qui fait réfléchir sur l’évolution de la consommation d’alcool, autant qu’elle amuse.

La muséographie a été conçue pour intégrer tous les publics au travers d’expériences variées : le cinéma propose un survol du Beaujolais en nacelle pour revivre les sensations éprouvées par deux abeilles qui vous guident ; un escape game propose de résoudre « l’énigme du Hameau » ; la dégustation des vins de la maison se fait au son du limonaire ; le restaurant propose une carte de saison et locale et la boutique un choix de cuvées qui dépasse les frontières du Beaujolais et de la maison Duboeuf.

Le Hameau Duboeuf à Romanèche-Thorins – ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h
tarif hameau-gare-jardin adulte 22 € / enfant 7-15 ans 12 € / gratuit moins de 7 ans

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Les lauréats des 1ers Trophées Cognac Vignoble Engagé sont …

EMPREINTE
Exploitation viticole : SARL TERRA-COGNAC
Exploitation viticole : SARL DULUC
Négoce / Bouilleur de profession : MAISON BACHE-GABRIELSEN
Négoce / Bouilleur de profession possédant une exploitation viticole : DISTILLERIE DE LA SALLE

INITIATIVES COLLECTIVES
Association / ONG : APIVITI
Négoce : COLLECTIF DES MAISONS DE COGNAC BOINAUD – HENNESSY – MARTELL – REMY MARTIN
Collectif Filière Cognac : VITIBIO
Institutionnel : MAIRIE DE BARRET

VIVRE ENSEMBLE
Exploitation viticole : FAMILLE MARQUIZEAU
Négoce : SARL LA GERBAUDE – DOMAINES CAMUS
Exploitation viticole : SAMUEL BERTHONNAUD
Exploitation viticole commercialisant en bouteille : SCEA CHAMP DU FRENE

BIODIVERSITE
Exploitation viticole : SCEA MAS DE PIERRE BLANCHE
Exploitation viticole commercialisant en bouteille : SCEA BRARD BLANCHARD
Négoce / Bouilleur de profession possédant une exploitation viticole : COGNAC HARDY
Négoce / Bouilleur de profession possédant une exploitation viticole : DOMAINES FRANCIS ABÉCASSIS

PRIX INNOVATION
Entreprise privée hors filière Cognac PRAYSBEE

PRIX ECOSYSTEME
Ecosystème Cognac BERNADET

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