Les appellations Savoie et Roussette de Savoie fêtent leurs 50 ans

Reconnues en AOC en 1973, les appellations Savoie et Roussette de Savoie célèbrent cette année un demi-siècle d’existence. L’occasion de rassembler les acteurs de la filière, vignerons metteurs en marché, prescripteurs autour d’une grande dégustation au château de Tresserve, sur les rives du lac du Bourget, et de faire le point sur l’évolution du vignoble ces dernières décennies.

En un demi-siècle, le vignoble savoyard a beaucoup évolué, en surfaces et en volumes. Après avoir fortement diminué après la crise du phylloxera, les deux guerres et l’exode rural, il est menacé désormais par l’urbanisation qui grignote les surfaces dans un secteur à forte pression démographique. Dans les années 70, il représentait environ 60 000 hl, une production qui avait doublé pour atteindre 120 000-130 000 hl au début des années 2000, ramenée entre 105 et 115 000 hl lors de la dernière décennie. Il a également été marqué par le recentrage sur les cépages locaux. « Depuis 50 ans, le vignoble a su se redéployer, notamment sur les coteaux. Dans les années 70-80, on produisait surtout du gamay, qui a toujours été présent en Savoie, mais également des cépages internationaux comme le pinot noir et le chardonnay, qui étaient plus faciles à travailler et s’adaptaient mieux au bas de coteaux où se situait à l’époque une grande partie de la production, se souvient Michel Bouche, directeur du syndicat et de l’interprofession des vins de Savoie de 1984 à 2019. Les viticulteurs se sont réappropriés les coteaux, porteurs de qualité, surtout à partir des années 90, et ils ont renoué avec des cépages d’ici comme l’altesse, la jacquère et la mondeuse, les cépages les plus plantés depuis 20 ans. Quant à la marsanne (appelée localement le bergeron), à Chignin, elle a connu un développement exponentiel de quelques hectolitres à 5000 aujourd’hui. » Des secteurs comme Ayze, qui n’ont longtemps fait que des mousseux, ont peu à peu vinifié le gringet en vins tranquilles et l’ont fait connaître hors Savoie.

Des cépages endémiques différenciants
On redécouvre progressivement la jacquère (40 % de l’encépagement) qui a eu un temps mauvaise presse, à l’époque où elle était produite à gros rendements, « mais également parce que les consommateurs n’aimaient pas les vins légers à la fin du XXe siècle, précise  Michel Bouche. On a compris que la jacquère et la mondeuse pouvaient donner d’excellents vins quand on les laissait mûrir et sans avoir besoin de chaptaliser. » Les cépages endémiques semblent bien s’adapter au changement climatique. Sur une vingtaine plantés dans la région, une demi-douzaine sont exclusivement locaux (mondeuse noire, mondeuse blanche, persan, altesse, jacquère, gringet), ce qui favorise la différenciation. Sept cépages « anciens » sont aussi en expérimentation : douce noire, dousset (ou jacquère noire), hibou noir, petite Sainte-Marie, bia blanc, mondeuse grise, pinot gris (ou malvoisie). Par ailleurs, 20 % des surfaces sont désormais certifiées en agriculture biologique sans compter les conversions, mais au-delà de cette tendance, Laurent Cavaillé, président de l’interprofession, rappelle que « les pratiques ont beaucoup évolué ces dernières années, visant à préserver les sols et à protéger la biodiversité ».

Une dynamique « blancs » en région et plus loin
La commercialisation a également évolué. Auparavant, les vins savoyards étaient très majoritairement consommés en région, d’abord par les Savoyards mais également par les touristes en station. « Ils sont toujours bus principalement ici, mais grâce à des viticulteurs précurseurs qui ont su élaborer des vins de grande qualité, ils ont été repérés par des prescripteurs comme les restaurants gastronomiques, des sommeliers et des journalistes, et ont ainsi pu sortir de la fondue-raclette » précise Michel Bouche. Les plus grandes cuvées ont commencé à « s’exporter » sur les grandes tables notamment parisiennes et même à l’export qui atteint désormais 7 %. Michel Bouche se souvient qu’un ancien président de l’interprofession disait qu’il n’y avait pas besoin d’aller vendre sur d’autres marchés puisque l’on exportait sur place avec les touristes.

Laurent Cavaillé confirme cette évolution et cette « dynamique de progrès » : « Aujourd’hui, les professionnels comme les sommeliers « s’éclatent » avec les vins de Savoie et la diversité des cépages et des terroirs ; les jeunes sommeliers raffolent de leur originalité et de leur potentiel de fraîcheur. De plus, dans le contexte du changement climatique, nos vins sont de ceux, de plus en plus rares, qui conservent des degrés d’alcool permettant de préserver des équilibres entre l’alcool et l’acidité. »  Le vignoble, majoritairement blanc à 72 %, profite aussi de la dynamique de la couleur et des effervescents pour les crémants de Savoie, la huitième et dernière appellation reconnue en 2014. L’interprofession s’attache à renforcer les circuits les plus rémunérateurs car le vignoble, souvent en forte pente et nécessitant davantage de main d’œuvre, engendre des coûts de production plus élevés. Outre la restauration et l’export, elle vise à doper la vente directe en s’appuyant sur la montée en puissance de l’offre œnotouristique. Celle-ci s’est professionnalisée depuis une dizaine d’années (une douzaine de territoires labellisés Vignobles & Découvertes), et de surcroît profite désormais de l’attractivité de la montagne l’été.

Vignoble savoyard en quelques repères
2000 ha en production dont 1650 en appellation régionale AOP Savoie, 290 ha en Roussette de Savoie pouvant bénéficier d’une dénomination complémentaire (Frangy, Marestel, Monterminod, Monthoux), 60 ha en Seyssel
4 départements : Savoie (80 % de la production), la Haute-Savoie, l’Ain et l’Isère.
105 000 hl produits en 2022
72 % de blancs (dont 60 % en AOP Savoie, 10 % en Roussette de Savoie, 2 % en Seyssel), 20 % de rouges, 5 % de rosés, 3 % de vins effervescents
185 opérateurs dont 175 domaines, 2 caves coopératives, 8 maisons de négoce
45 % des vins commercialisés en GD, 38 % en CHR-Cavistes, 10 % en vente directe, 7 % à l’export

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Rencontre à Lyon entre l’association des Rosés de Terroirs et prescripteurs

Sur le thème « qu’en pense la nouvelle génération ? », l’Association Internationale des Rosés de Terroirs (AIRT), créée en 2020 à l’initiative du cru Tavel et présidée aujourd’hui par Philippe Guigal, fédérant 42 vignerons, a réuni à Lyon des prescripteurs (cavistes, agents, sommeliers) pour une dégustation de cuvées illustrant la particularité de ce segment et son immense potentiel.

Caractérisation d’un vin rosé et d’un terroir
Que reste-t-il du rosé, dès lors qu’il n’est plus question de rosé piscine, de rosé pamplemousse, ou de rosé de Provence ultra-clair ? La quintessence du rosé, c’est-à-dire un vin, qui au même titre qu’un grand blanc ou rouge, a la capacité de traduire son terroir, de présenter un fort potentiel de garde et une capacité d’accords gastronomiques d’une amplitude et d’une qualité prononcées.
Pour Etienne Portalis, vigneron au Château Pradeaux (AOC Bandol), l’idée est de « montrer que le rosé c’est du vin, qui dit vin dit vigneron, qui dit vigneron dit terroir. Comme les autres, il y a des effets millésimes, parfois le vin nous plaît, parfois moins, parfois on le boit trop jeune… Les gens le comprennent sur un rouge, mais pas sur un rosé. Or on peut exprimer le terroir par toutes les couleurs de vin. C’est cela que l’on veut mettre en lumière, qu’il y a des rosés non standardisés, au potentiel incroyable. Quant à la différence entre rosé de terroir et rosé de gastronomie, elle est assez simple : le vin de terroir vient avant tout de la vigne. Le rosé de gastronomie peut être retravaillé lors de la vinification ».
Des vignerons aux prescripteurs, en passant par les formateurs, tout le monde est d’accord : les vins rosés représentent un levier de discours différent sur le vin, doté d’un fort enjeu de développement et de reconnaissance, fondé sur un potentiel évident, souligne Géraldine Gossot, directrice de l’Université du vin de Suze la Rousse.

Pouvoir et obligations des prescripteurs
Agents, cavistes et sommeliers s’accordent sur la responsabilité qu’ils ont en matière d’éducation et de sensibilisation auprès du grand public.
Yannick Benas, agent chez Maisons et Domaines, représentant notamment le Château de Pibarnon et Miraval, ou encore Frédéric Schaaf, caviste, sont convaincus de l’importance de la formation et de la sensibilisation, tant sur la notion de terroir que sur la diversité du rosé.
Même son de cloche chez les sommeliers, notamment chez Gaëtan Bouvier, meilleur sommelier de France 2016, et chez Antoine Petrus, MOF Sommelier. Gaëtan rappelle que le potentiel des rosés ne date pas d’aujourd’hui, en témoigne ses initiatives précédentes, comme par exemple la carte des rosés de Provence et la carte des rosés de sommelier créées au Majestic à Cannes, au début de sa carrière, couronnées de succès. Mais surtout, il apprécie cette démarche qui « remet le sommelier en humilité face au vin. C’est un produit très connoté mass market, alors que c’est un des vins les plus difficiles à vinifier, et qui nous oblige ou nous permet de revenir à la compréhension technique du vin, c’est hyper intéressant ».

De son côté, Antoine Petrus part du postulat que « le marqueur de tout grand vin, c’est le terroir, et qu’en termes de prescription, on peut tout faire. Un jour, aux Etats-Unis, on me propose un accord extraordinaire entre du rouget et un rosé âgé. Le sommelier en parlait comme d’un Montrachet de la DRC. C’est là que nous avons un rôle à jouer : sur le rosé, on a un boulevard. Encore accessible, avec une grande diversité de cépages et une identité propre à chaque terroir : un rosé de Loire sera forcément différenciant d’un rosé italien ou de Bandol. Alors pourquoi pas des cartes de rosés par terroir, villages, comme pour les vins de Champagne ? C’est uniquement notre passivité qui dessert le rosé. Qu’il soit pâle ou foncé, c’est le vin, avec le champagne, qui peut tenir tout un repas, dans tous ses extrêmes. Arrêtons les clichés de la saisonnalité, de la couleur soi-disant attendue. Le rosé doit être le vin de demain.»

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Hommage à Jean-Michel Cazes : « Cela ne me plaît pas du tout d’être un grand sage »

Au cours des douze dernières années, Terre de Vins a souvent croisé la route de Jean-Michel Cazes, l’homme de Château Lynch-Bages qui s’est éteint hier à l’âge de 88 ans. Il s’était même prêté à l’exercice de l’entretien « sur le divin », se livrant de façon plus intime sur son extraordinaire parcours. Morceaux choisis d’un échange riche et chaleureux, à l’image de cette personnalité inestimable.

Le vin est souvent une filiation. C’est le cas chez les Cazes. Ton grand-père, ton père, ton fils… As-tu senti le fardeau de l’héritage ? La responsabilité à porter ?
Mon grand-père était un homme très travailleur, d’origine très modeste, qui est arrivé dans le métier sur le tard. Il est devenu viticulteur à presque 60 ans ! Mon père a fait partie d’une génération très durement frappée par la crise et la guerre. Je n’ai pas de ressenti dynastique. Nous avons eu beaucoup de chance d’arriver au bon endroit, à un moment favorable. Mon père a été très malmené par la vie. Il a peu connu autre chose que les difficultés dans le domaine du vignoble. C’est par hasard que je suis arrivé en 1973, quand l’économie du vin commençait à frémir, pour s’écrouler en 74… Avec le recul, je m’aperçois que c’était le moment où le vignoble de Bordeaux a commencé à redresser la tête. J’ai eu beaucoup de chance.

On dirait qu’aujourd’hui tu as atteint une forme de sagesse…
Cela ne me plaît pas du tout d’être un grand sage. Je ne me sens pas « grand sage ». Que j’aie des idées sur la manière de faire notre métier, ça je veux bien ! Je suis d’une formation scientifique, attaché à la rationalité. J’aime la technique. Je suis sensible à la recherche et à la connaissance des processus. Je ne crois pas du tout à l’inspiration éthérée et aux coups de génie. Faire du vin, c’est une question de goût, certes, mais pour arriver il faut bien comprendre quels sont les processus. C’est beaucoup de sa- voir. J’aime discuter avec des scientifiques et des œnologues.

Le vin peut-il encore t’émouvoir ?
Le vin pour moi ne vient pas tout seul. Je ne suis pas ému par un vin sur le coin d’une table à 11 heures du matin. Une grande bouteille de vin avec des gens qui s’y intéressent et qui produisent de l’échange, là, ça m’émeut. Une très bonne bouteille dans certaines circonstances laisse des traces, des souvenirs. Un jour, j’étais invité par Pascal Delbecq à Ausone (Saint-Émilion, NDLR). Il nous avait invités à déjeuner. Il nous sert du vin rouge. Et il nous fait boire un Ausone 41 (dans les années 1990)… à l’apéritif ! Ce n’était plus du vin, c’était de la dentelle. C’était splendide. Un verre à boire quand vos papilles sont encore en forme. Il avait raison. Georges Duhamel disait que le vin, c’est comme la lampe d’Aladin : quand on l’ouvre, un génie en sort. Toute la culture du vin tourne autour de ça.

Selon toi, le vin est-il un art ?
Non, je ne crois pas. Anthony Barton dit : « Le vin est sûrement un objet d’art mais il est le seul qu’il faut détruire. » Je ne pense pas que cela soit un art. C’est le résultat d’un artisanat. Et suivant les pays où l’on se trouve, on boit les vins de manière très différente. Dans certains pays, on met l’accent sur la découverte. Moi, lors d’une dégustation avec 15 vins différents, je n’éprouve aucun plaisir. Et mettre des notes n’a aucun intérêt. Il faut se concentrer sur deux ou trois vins au cours d’un repas.

Et si le vin était une œuvre d’art ? Ou une peinture ?
J’aime Goya, j’aime beaucoup de choses. Et justement, je trouve que le vin n’est pas une œuvre d’art. Le vin est un support d’émotion mais il ne me fait pas penser à une sculpture, un tableau, ou une musique. Quand certains pratiquent la musique en pensant à tel ou tel vin, je ne comprends pas. Un bon vin va évoquer des souvenirs, des idées, des personnages. Là, je suis tout à fait convaincu.

Le vin participe-t-il de l’érotisme ?
On décrit souvent le vin en utilisant des mots qui s’appliquent aux femmes mais ce n’est pas trop ma tasse de thé. Un vin doit-il d’ailleurs être décrit ? Cela se perçoit, cela se ressent. Chacun son rôle. Je ne suis ni écrivain, ni sommelier. Je suis viticulteur. Je sais ce que j’aime. Au sujet des parfums, je me demande même parfois si c’est du flan ! Je sens le bouquet mais aller aussi loin dans l’analyse des odeurs…

Tu donnes de toi l’image d’un sage clairvoyant. T’indignes-tu parfois ?
Je n’ai pas lu le livre d’Hessel. Je préfère construire les choses plutôt que de m’indigner. L’indignation, si elle reste une posture, n’est pas très efficace. J’aime autant intervenir de façon concrète. Donner un coup de poing sur la table ne sert à rien. Comment, plutôt, modifier le cours des événements ? Par exemple, l’évolution de ma campagne depuis trente ans ne me plaît pas. À mon petit niveau, j’essaie de faire des choses. Avec la prospérité du vignoble se sont créées des barrières. Il est de notre devoir d’essayer de les réduire. Il ne faut pas perdre de vue qu’on vit en communauté. Je regrette que nos entreprises se développent un peu en marge. Je ne suis pas Gandhi mais nous avons des responsabilités globales à l’échelon local. J’essaie de bien m’intégrer dans le paysage. On rend un peu de ce que la terre nous apporte.

Lynch-Bages, Ormes de Pez, Michel Lynch, Ostal Cazes… Tu es un homme riche. À quoi te sert l’argent ?
J’ai le sentiment de la fragilité de notre métier. La prospérité actuelle est une assurance contre des difficultés qui peuvent intervenir. Notre métier est soumis à des aléas, climatiques bien sûr. Il peut aussi se produire des accidents. Il peut y avoir des risques technologiques, sans parler d’une pollution à la centrale de Braud-et-Saint-Louis (en Blayais, de l’autre côté de l’estuaire de la Gironde, NDLR) par exemple. Le jour où j’ai connu le choc pétrolier de 1974, personne n’imaginait que le baril allait passer à 30 dollars. Le commerce de Bordeaux a été en faillite. Demain, il peut y avoir autre chose.

C’est ton côté fourmi qui s’exprime ?
Oui, c’est mon côté fourmi. C’est aussi mon expérience. Mon père, assureur, n’avait aucune confiance dans le vin. L’argent sert aussi à le réinvestir, le remettre dans l’outil technique et culturel. Avec de nouveaux chais, on refait ce que les anciens ont fait en 1840 en construisant tous les châteaux que la terre entière nous envie. Aujourd’hui, on a les moyens d’en remettre une nouvelle couche. Il ne faut pas hésiter ! On construit pour les générations futures. Et il faut investir dans l’université scientifique. On ne se mobilise pas assez pour soutenir la recherche. L’argent, investi dans la recherche, sert aussi à faire progresser une région toute entière, sans accumuler.

La vigne, c’est aussi la transmission et un certain rapport au temps. La mort, tu y penses ?
Non. Je n’y pense pratiquement pas. Et je ne fais pas de métaphysique…

Que boira-t-on le jour de tes obsèques ?
Je serais très content qu’ils fassent un bon repas. C’est ce que je préfère dans les enterrements : c’est la réunion qui suit ! Ils boiront un lynch-bages 1959. Ce vin a survécu magnifiquement bien. C’est le type même de vin que j’aimerais laisser à mes enfants et petits-enfants…

Propos recueillis par Rodolphe Wartel. Photos Alain Robert.

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[Coup de cœur] Moja Negra 2019 du domaine Coste Ubesse

Il existe encore de discrets domaines à découvrir dans le terroir prestigieux du Pic Saint-Loup et Coste Ubesse en fait partie. Coup de cœur avec la cuvée Moja Negra 2019, une petite pépite que Terre de Vins a beaucoup appréciée.

Coste Ubesse l’inconnu
Étirés sur un coteau exposé au nord, les 3 hectares de vignes regardent le Pic Saint-Loup et l’Hortus. A la sortie de Saint-Mathieu de Tréviers et en direction de Sommières, le chai, intégralement conçu en bois, bénéficie de la fraîcheur de la forêt environnante. Le domaine offre un impressionnant panorama sur la montagne et la falaise calcaire, quelle chance !

Jean-Luc Saumade, le vigneron, reprend les vignes de son père en 2014, et décide de les convertir immédiatement à l’agriculture biologique, épaulé par Philippe Reboul son associé. Des gestes précis, beaucoup de travaux manuels dans les parcelles et une place de plus en plus grande pour l’agroécologie, voici le quotidien de ce vigneron installé après une carrière dans l’audiovisuel.

Côté vinification, Jean-Luc Saumade se dirige vers des vinifications peu interventionnistes où les fermentations sont uniquement réalisées avec les levures indigènes.

Moja Negra, du grand art
Un vin rouge profond et aérien. Le breuvage offre un nez parfumé sur les épices, la garrigue et la tapenade d’olives noires. La bouche est intense, fraîche et puissante. Un vin qui laisse longtemps après ses saveurs méditerranéennes.

Accord met-vin : Un compagnon idéal sur les plats en sauce du sud de la France, daube de taureau et épaule d’agneau confite.

Domaine Coste Ubesse – Cuvée Moja Negra 2019 – AOP Pic Saint-Loup – 19,00 € TTC

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Adieu à l’immense Jean-Michel Cazes

Jean-Michel Cazes, propriétaire du château Lynch-Bages et grande figure du monde du vin, vient de s’éteindre à l’âge de 88 ans. Au-delà du Médoc et de Bordeaux, ce sont tous les amateurs qui sont en deuil.

Il aurait dû pleuvoir ce 28 juin 2023 sur la région bordelaise. On ne choisit pas le temps, pas davantage le départ des gens que l’on aime. Jean-Michel Cazes est mort. Un monument s’en va, laissant derrière-lui une vie immense, une vie plurielle.

Jean-Michel Cazes est d’abord indissociable d’un territoire, le Médoc, son Médoc. Il faut s’imaginer à l’origine un bayou, un immense marécage enserré entre l’océan Atlantique et le plus grand estuaire d’Europe, la Gironde, où viennent se perdre les fleuves Garonne et Dordogne dans une eau café au lait. Les mains de l’homme dont ses descendants ariégeois ont transformé cette région et sa renommée se mesure désormais en 75 cl, la contenance d’une bouteille de vin qui se débouche dans le monde entier, et ce depuis quelques siècles.

Sa terre porte aussi une histoire mouvementée, de crises en âges d’or, de l’élaboration empirique du vin à la recherche de la perfection, des grandes bouteilles aux petites mains qui forment une sociologie médocaine singulière. Jean-Michel Cazes connaissait cette histoire par cœur car c’est aussi la sienne. Quand il revient au bercail début des années 1970, le vin bordelais traverse une nouvelle tempête. Son père, André, hésite à vendre la propriété familiale : Château Lynch-Bages, grand cru classé de Pauillac. Le retour de Jean-Michel l’en dissuade. Ayant fait un bout de chemin en tant qu’ingénieur dans une importante société d’informatique (IBM), il va avoir deux temps d’avance pour aborder la mondialisation des vins de Bordeaux. Il maîtrise l’informatique et parle anglais. Le savoir-faire du Médoc, Jean-Michel va le faire savoir. Avec son vin du 45ème parallèle, il va inlassablement traverser les fuseaux horaires. Au pays des grands crus, situons-le comme le chaînon manquant entre les Anciens et les Modernes.

Il avait enfin un autre atout dans son jeu, Jean-Michel Cazes était aussi à l’aise dans les salons mondains qu’au bar du village : c’était un conteur, un homme de l’oral, accessible. Un don et une qualité qui donnent envie de boire ses paroles comme son vin. Dès la fin des années 1980, Lynch-Bages connaît une renommée mondiale, de New York à Pékin. Portée par un visage avenant, la propriété va connaître l’une des plus belles ascensions parmi les Grands Crus Classés 1855 si ce n’est la plus belle.

Ainsi la marque s’est construite pendant les Trente Glorieuses du vin. Jean-Michel Cazes a tenu avec brio son rôle d’ambassadeur, brandissant une bouteille sur la muraille de Chine, organisant des fêtes mémorables sous un chapiteau ou confiant un flacon à l’astronaute Patrick Baudry. Parallèlement, un grand groupe d’assurances a mandaté Jean-Michel Cazes pour développer un portefeuille de propriétés (AXA Millésimes), de Pauillac à Sauternes en passant par la vallée du Douro ou le vignoble de Tokaj en Hongrie. En découvrant ce volet de sa vie, on comprend davantage Lynch-Bages dans la capacité de son propriétaire à créer des aventures humaines. 

Pour ceux qui ont eu la chance de le rencontrer, lové dans son bureau de la place de Bages, Jean-Michel offrait un café et pouvait discuter de François Mauriac ou du Che, de Picasso ou de gin to’. Curieux de nature et cultivé de fait, il charmait son monde. Ces derniers temps, à un jet de pierre de son capharnaüm, des grues se croisaient et se décroisaient, des sonneries de chantier retentissaient, des Fenwick s’agitaient. Jean-Michel enfilait un casque pour suivre le nouveau Lynch-Bages. Les enfants de Jean-Michel Cazes ont progressivement pris les commandes dans les années 2000. C’est sous leurs impulsions que le nouveau Château Lynch-Bages est sorti de terre.

Jean-Michel Cazes nous quitte à 88 ans, dans la sérénité qu’il méritait. Nous adressons nos sincères condoléances à son épouse Thereza, ses enfants Kinou, Marina, Catherine, Jean-Charles ainsi qu’à tous ses proches. 

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La France toujours reine du rosé

Il n’y a pas toujours de bonnes raisons de faire cocorico mais cette fois, on peut chanter le rosé sur tous les tons comme le confirme le dernier rapport de l’Observatoire mondial du rosé, fruit de la collaboration entre FranceAgriMer et l’interprofession des vins de Provence .

La France garde un leadership à ce jour incontesté et caracole en tête des pays producteurs et consommateurs de rosé. Elle se taille la part du lion pour la production mondiale avec 35% devant l’Espagne à 20%, les Etats-Unis a 10% et l’Italie a 9% mais également dans la consommation mondiale avec un tiers du total loin devant l’Allemagne (12%) et les États-Unis (11%). En prime, elle garde également la main sur les exportations en valeur (derrière l’Espagne en volume). De quoi donc se réjouir dans un contexte mondial plutôt en retrait après une croissance ininterrompue de plusieurs années, crise sanitaire aidant.

Un consommation hétéroclite selon les pays
Si la consommation semble marquer le pas (de 19,9 à 19,4 M hl entre 2019 et 2021), un repli bien moindre que l’ensemble des vins tranquilles, il n’en est pas de même sur tous les marchés. Certes, on enregistre un tassement dans les pays leaders et matures comme la France (où le rosé représente quand même une bouteille sur trois consommée soit la part la plus importante de tous les marchés), les États-Unis et l’Italie. Mais la croissance se maintient en Belgique, en Europe centrale et orientale, en Scandinavie et en Asie-Océanie, et on assiste même à un re décollage en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Une production à la hausse
La production qui a fait un bond en une décennie de 18,36 M hl à près de 23 M hl continue d’augmenter ce qui a généré un différentiel de 3 M hl avec la consommation, en retrait. Après un fléchissement dû à la récolte 2019, elle semble repartir néanmoins à la hausse. Elle reste concentrée pour les deux tiers autour du trio France-Espagne-Etats-Unis. Mais elle apparaît en forte progression, souvent à plus de 50%, dans des pays de l’Hémisphère sud comme le Chili et la Nouvelle-Zélande et en Europe de l’Est (Hongrie, Roumanie, Bulgarie).

La France, le plus grand exportateur et faiseur de tendance
Les échanges des vins rosés sont également au beau fixe avec environ la moitié franchissant au moins une frontière avant d’être consommés. Sur le podium des importations, toujours la France même si on constate une légère baisse depuis le record de 2017, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni. Sur celui des exportations en volume, l’Espagne qui pèse plus du double de la France sur la deuxième marche devant l’Italie. Les exportations de vins espagnols vers l’Hexagone constitue d’ailleurs le flux le plus important au monde (près d’un quart des exportations mondiales à 2,4 M hl).

Côté valeur, L’Hexagone (45% de la valeur mondiale) domine le classement mondial devant l’Italie avec des rosés bien valorisés contrairement à l’Espagne, au Chili et à l’Afrique du Sud qui vendent surtout des entrées de gamme et du vrac. Ce sont aux Etats-Unis et au Canada que les rosés sont le plus valorisés à 3,20-3,50€ départ cave, ainsi qu’au Danemark et en Suède. Sur le marché américain où les les consommateurs se réorientent vers les rosés secs au détriment des traditionnels zinfandel californiens sucrés, la France reste leader en volume, s’imposant comme « faiseur de tendance ».

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Les 1ers vins labellisés « Volcanic Origin » en 2024

Depuis sa création en 2019 à Clermont-Ferrand, l’association Vinora travaille sur la caractérisation des terroirs volcaniques. Elle finalise le cahier des charges de la future dénomination « Volcanic Origin » dont le nom vient d’être déposé. La présentation des premières bouteilles certifiées est prévue pour début 2024 sur le salon Wine Paris.

Le projet a commencé en 2019, en amont du premier salon professionnel Vinora en Auvergne, avec l’ambition de référencer le parcellaire et les zones d’appellations sur terroirs volcaniques, grâce à une approche scientifique et géologique. La seconde étape touchait la dégustation et a commencé à montrer des caractéristiques organoleptiques aux vins issus de terroirs volcaniques, avec une souplesse marquée, une certaine salinité et des notes fumées. La troisième étude de caractérisation est en cours.

Lieux-dits et climats pour modèle
En prenant pour modèle les lieux-dits des crus du Beaujolais et les climats bourguignons, l’association Vinora lance avec le syndicat des Côtes d’Auvergne une cartographie sur plus de 350 hectares, qui s’étendra au-delà de son territoire des Côtes d’Auvergne et des Côtes du Forez. Elle portera ainsi sur des parcelles de Côte de Brouilly, d’Alsace grand cru Rangen de Thann, de Languedoc Pézenas et d’IGP Ardèche. En France, on estime que les terroirs d’origine volcanique représentent 1 à 2 % de la production. Dans le monde, ce serait 2 %.

Rayonnement international
« Nous tenons vraiment à défendre l’utilisation du mot volcanique qui commence à être usurpé, à cause de l’engouement pour ces vins » explique Jean-Baptiste Deroche, président de Vinora. L’association Vinora a déposé la dénomination « Volcanic Origin » auprès de l’INPI, Institut national de la propriété intellectuelle, car l’ambition est de promouvoir non seulement les terroirs français, mais aussi ceux du reste du monde. Les termes « Volcanic Origin » sont compréhensibles en anglais comme en français, mais ils seront de toutes façons bientôt déposés sous la forme francophone « Origine Volcanique ». Le label sera une garantie pour les acheteurs et consommateurs, ainsi qu’un outil de reconnaissance validé scientifiquement pour les vignerons.

Un cahier des charges précis
Le cahier des charges, en cours de finalisation, précise que les raisins doivent provenir de vignobles reconnus volcaniques (projections du volcan, coulée, colluvions issus de l’érosion) et de roches volcaniques (basalte, trachybasalte, andésite, trachyandésite, trachyte, rhyolite, dacite) ou volcano-sédimentaires (scories, « pouzzolane », pépérite, pierre ponce), voire volcano-sédimentaires de proximité (boues volcaniques ou lahard, colluvions de pente à faible remaniement). La certification devrait être confiée à l’organismes certificateur Bureau Veritas. « Les premiers vins labellisés seront sans doute auvergnats, car l’étude que nous avons lancée avec l’Institut français de la vigne et du vin et Vinora permettra d’affiner le cahier des charges du label. De nombreuses communes nous ont fait part de leur volonté de participer (…). À terme, le vignoble des Côtes d’Auvergne pourrait doubler (700 hectares contre 350 aujourd’hui) et favoriser la création de 35 nouvelles exploitations et d’une centaine d’emplois environ » déclare Gilles Vidal, président du syndicat des Côtes d’Auvergne.

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Grande Dégustation Pays d’Oc IGP, des rouges d’exception

Plus que quelques jours avant la présentation de la Collection Pays d’Oc IGP qui se tiendra au domaine de Manse à Lattes. Pour rappel, c’est le grand événement de l’année, co-organisé par le syndicat Pays d’Oc et Terre de Vins, qui révèlera une collection de vins de cépages du Pays d’Oc. Revenons sur ce territoire propices à l’élaboration de grands vins rouges.

Le Pays d’Oc est un terrain de jeu idéal pour les producteurs de vins. Né en 1987 avec la création des vins du Pays d’Oc, cette IGP prend sa succession en 2009 pour dépendre désormais de l’INAO, une marque de reconnaissance de la qualité des vins. Aujourd’hui, près de 20 000 producteurs (vignerons, caves coopératives et négociants) sont installés aux quatre coins de son territoire.

Avec plus de 120 000 hectares, l’IGP est une terre de vins de cépages où 58 sont autorisés à la production, de quoi laisser s’exprimer les vigneronnes et vignerons de la plus grande IGP du sud de la France. Une ouverture d’esprit récompensée lors de la Grande Dégustation de la Collection Pays d’Oc.

Sur les 3 zones d’influences (plaines, coteaux, altitude), réparties du Gard à la Côte Vermeille, ce sont les vins rouges qui dominent la production des vins avec plus de 45 % des bouteilles élaborées. Merlot, cabernet-sauvignon et syrah y sont les cépages les plus cultivés.

Loin derrière ces mastodontes dont certains sont les plus cultivés au monde, le syndicat autorise également d’autres variétés insolites pour la région, nous pensons au petit verdot, à la négrette, au portan et au gamay. Pas étonnant que l’IGP soit leader à l’export en France, 25 bouteilles se vendent dans le monde à chaque seconde !

8 rouges entrent dans la Collection 2023
La première session de la sélection Collection s’est déroulée les 12 et 13 avril dernier au siège de l’IGP Pays d’Oc. Elle a réuni 19 dégustateurs experts dont Charles Fontès (Directeur de la Réserve Rimbaud à Montpellier) ou l’oenologue Sylviane Lepâtre. Sur les 59 échantillons de l’année, le jury a retenu 8 vins rouges.

Cuvées à ne pas rater le 6 juillet à la Grande Dégustation :
Vieux carignan” 2022 – Cellier des Demoiselles.
Un joli vin, frais et gourmand, issu de vieilles vignes de carignan. En plein cœur de l’Aude et sur un sol argilo-calcaire, ce vin est le reflet de sa région. Après une récolte à la main, les vieux carignans reçoivent une macération carbonique typique dans le secteur. Nez de fruits rouges et de garrigues, bouche fine et élégante pour ce vin sélectionné dans la Collection.

Entre nous selon Valensac” 2021 – Domaine de Valensac
Loin de ses terres médocaines, le petit verdot se plaît dans le Pays d’Oc. Âgées de presque une trentaine d’années, les vignes offrent un vin aux tanins poudrés, très agréables en bouche. 2021 fût un millésime difficile, une année particulière qui a contraint le domaine à assembler des raisins de maturité très hétérogène mais qui n’a pas perturbé le domaine. Résultat parfait, entre équilibre et fraîcheur pour cette cuvée sélectionnée dans la Collection.

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Les Vins de Bourgogne ont un nouveau directeur

L’expérimenté Sylvain Naulin dirigera le BIVB à partir du 17 juillet. Il succède à Christian Vannier.

De la Loire à la Bourgogne. Sylvain Naulin, jusqu’ici directeur général d’InterLoire (interprofession des vins du Val de Loire), va prendre la tête du BIVB (Bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne). Cet ingénieur agronome, au parcours très tourné vers l’économie et le juridique [lire plus bas], prendra ses fonctions le 17 juillet. C’est lors de l’assemblée générale du BIVB, ce mardi 27 juin à Beaune, que la nouvelle a été officialisée. « Je n’ai jamais caché mon intérêt pour la Bourgogne », a souligné celui qui a déjà travaillé à Mâcon pour les services de l’État. « J’aime cette région à titre personnel, et à titre professionnel les défis sont nombreux. Aujourd’hui la Bourgogne va bien, a du succès. Et l’idée est de poursuivre sur cette voie. Ce qui implique, sur le plan économique, de gérer les variations de prix dans un contexte de récoltes aux quantités de plus en plus irrégulières, et sur le plan technique de poursuivre le travaux sur la durabilité du vignoble. » Parmi les dossiers qui l’attendent, trônent au sommet celui des vendanges 2023, ainsi que la mise en œuvre du plan Objectif Climat, visant à réduire les émissions de CO2 de la filière.

Un changement attendu : Christian Vannier, actuel tenant du poste, fait valoir ses droits à la retraite. Le passage de relais a été l’occasion pour la profession de remercier chaleureusement son directeur sortant. « Sans lui de nombreux projets d’ampleur n’auraient pas vu le jour », a déclaré François Labet, président du BIVB, évoquant la Cité des Climats et vins de Bourgogne ou encore Qanopee. Emu par les longs applaudissement à son endroit, Christian Vannier a une dernière fois pris la parole devant les professionnels, félicitant le « sens du collectif  bourguignon », ainsi que « cet idéal du vigneron de Bourgogne d’avoir son vin de parcelle à lui, à rebours de l’idée marketing du vin qui plaît à tout le monde ».

Sylvain Naulin : un CV de Bordeaux à la Bourgogne
1996  diplôme d’ingénieur agro à Bordeaux
1996-2002  professeur d’économie au lycée viticole de Belleville-sur-Saône (69)
2002-2005 responsable de cellule à la direction départementale de l’agriculture (désormais direction départementale des territoires) à Mâcon.
2005-2009 Chargé de mission « Relations internationales vin » au ministère de l’agriculture
2009-2016 Secrétaire général adjoint au comité européen des entreprises vin (CEEV), à Bruxelles
2016-2023 Directeur général d’InterLoire
2023-…  Directeur général du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne, en 2023.

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Sylvain Naulin devient le nouveau Directeur Général des Vins de Bourgogne

Officiellement présenté à l’occasion de l’Assemblée Générale du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), le 27 juin, Sylvain Naulin prendra ses fonctions de Directeur Général le 17 juillet.

Il succède à Christian Vanier, arrivé en 2017, qui fait valoir ses droits à la retraite. En prenant ses fonctions, il compte prolonger les nombreuses actions de l’Interprofession pour défendre et promouvoir les vins de Bourgogne. (source communiqué)

Interview à retrouver prochainement

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