Des 5e Trophées de l’œnotourisme engagés !

Au cœur de Lyon, entourées de dix vignobles, au sein du Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes, s’est tenue la cérémonie de remise des Trophées de l’œnotourisme.

18 lauréats pour 9 catégories composées d’un prix « offre exceptionnelle » (pour les propriétés d’envergure) et d’un autre « offre remarquable » (pour les propriétés plus confidentielles) représentant la quintessence de l’offre oenotouristique française, ont été récompensés pour leurs initiatives.


Catégorie Séjour à la propriété
Le domaine des Granges Longues, en Savoie, remporte l’offre remarquable, plongeant le visiteur dans une immersion locale par des accords mets et vins composés de produits exclusivement locaux et un hébergement entre lac et montagnes.
Le Château de Ferrand à Saint-Emilion propose un écrin immersif à ses visiteurs, de la restauration à l’hôtellerie en passant par les visites et les dégustations. Il est même possible pour les convives de descendre à la cave choisir le millésime de leur choix pour accompagner leur dîner.

Catégorie Vignobles en famille
Concilier jeune public et monde du vin n’est pas toujours évident, aussi l’offre proposée par le Château Bernateau, Saint-Emilion, a décroché l’offre exceptionnelle. Entièrement cultivé en agriculture biologique, la visite fait la part belle à la pédagogie et la sensibilisation auprès des enfants, terminée par une dégustation de jus de raisin aux côtés de leurs parents.
Le Château Hourtin-Ducasse en Haut-Médoc se distingue pour l’offre remarquable, avec la visite des vignes autour d’un jeu de piste pour rassembler parents et enfants, ont conquis le jury.

Catégorie Initiatives créatives et originalité
Le Château de Saint-Martin innove avec une offre au parallèle original entre les vins et les spiritueux, avec la « Vino Spirit Expérience ». Ce musée interactif et sensoriel dédié aux spiritueux du monde entier en plein cœur du domaine viticole provençal emporte l’offre exceptionnelle, tandis que le domaine des Tabourelles gagne le trophée de l’offre remarquable grâce à « Troglo Dégusto », où vous dégusterez les cuvées de ce domaine ligérien (41) accompagnés de produits du terroir au cœur d’anciennes carrières d’extraction du tuffeau, signature du val de Loire, aux accents arty.

Catégorie Pédagogie et valorisation de l’environnement
Le Château de Lancyre, au nord de Montpellier et sur les premiers contreforts des Cévennes, s’est engagé dans un inventaire de la biodiversité présente dans ses vignes, et transmet cette connaissance acquise grâce à une visite libre au sein des vignes, ponctuées de panneaux explicatifs sensibilisant le visiteur à son environnement, suivie d’une dégustation au domaine.
Le trophée de l’offre exceptionnelle est décerné à la Maison Martell, la plus ancienne des grandes maisons de Cognac, fondée en 1715, qui cultive ses 450 hectares de vignes sans pesticides, et dédie une partie de ses parcelles à la recherche variétale.

Catégorie Art, Culture et Savoir-Faire
Le Château Saint-Esprit, situé à Draguignan, cultive l’esprit artistique de la famille jusqu’au bout des vignes, et de la nuit. Avec des soirées guinguettes tous les mercredis de juin à septembre, des performances live de peintres, sculpteurs ou musiciens, la vie au rythme du vin bat son plein.
La Cave Ambacia, à Amboise, décroche le trophée de l’offre remarquable, avec sa visite composée d’une première partie sensorielle et olfactive abordant les terroirs, cépages et méthodes de vinification, puis une oenothèque dans laquelle reposent des vins remontant à 1974, et enfin d’une dégustation de 5 vins accompagnés d’accord ad hoc.

Catégorie Promotion d’un terroir
Le musée du vin de Champagne et d’archéologie régionale propose une offre exceptionnelle au travers de ses collections mais aussi des nombreux dispositifs interactifs et ludiques, plongeant le visiteur dans les secrets de la viticulture champenoise.
A l’autre bout de la France, la cave d’Irouléguy œuvre avec passion pour faire découvrir son terroir basque, qu’elle souhaite voir devenir une destination recherchée tant pour ses paysages que désormais, son vin.

Catégorie Restauration dans le vignoble
Le domaine de Fontenille situé à Lauris dans le Vaucluse régale ses visiteurs grâce à ses deux restaurants au cadre enchanteur remportant l’offre exceptionnelle : la gastronomie au Champ de Lune et la cuisine de terroir à la Cuisine d’Amélie, sur les terrasses sud de la bastide.
Le domaine Bourgeois à Sancerre incarne une histoire familiale dédiée à la viticulture et aux arts culinaires, avec deux frères, Arnaud au domaine et Jean-Marc, Chef. Ce dernier s’inspire des saveurs du sauvignon pour créer des accords mets et vins typiques et savoureux.

Catégorie Architecture et Paysages
Le Château de Saint-Aubin – Prosper Maufoux mise tout sur l’art de vivre à la bourguignonne, et sur la beauté discrète de ses paysages. Pour son patrimoine, la maison a décidé de jouer l’effet de contraste entre la restauration de ses bâtiments historiques et la création d’une cuverie à l’architecture ultra-moderne.
Le Château de l’Engarran à Lavérune, dans l’Héraut, remonte son histoire patrimoniale, datant de 1740, en emmenant le visiteur entre jardins et bâtisses, et en faisant revivre un élément architectural du domaine sur chacune des étiquettes.

Catégorie œnotourisme d’affaires et événements privés
Le Château Kirwan, Margaux GCC, s’affirme comme une propriété familiale dédiant la structure de sa propriété à l’œnotourisme d’affaire. Salle panoramique, petit office, l’Orangerie et ses 220 mètres carrés, l’offre de restauration : le Château décroche le trophée de l’offre remarquable pour la beauté et l’adaptabilité de ses lieux, capables de satisfaire tous les besoins professionnels.
Le Domaine Riberach à Bélesta (66), s’est fait remarquer par son offre hôtelière avec spa, salle de séminaire et boutique-hôtel ainsi que ses deux restaurants, dont un étoilé. Et une particularité remarquable : les chambres sont situées dans l’ancienne cave du domaine.

Photos ©Grégoire Desrousseaux

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[PRIMEURS] Pichon Comtesse, TrotteVieille, La Gaffelière… et les autres

Beau « tir groupé » de sorties primeurs entre hier après-midi et ce matin, avec la mise en marché du millésime 2022 de quelques stars de la rive gauche comme de la rive droite. On fait le point sur les prix.

Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande – 2ème Grand Cru Classé (Pauillac) : 240 € TTC
Château Pédesclaux – 5ème Grand Cru Classé (Pauillac) : 46,80 € TTC
Château Haut-Bages Libéral – 5ème Grand Cru Classé (Pauillac) : 45,60 € TTC
Château Marquis de Terme – 4ème Grand Cru Classé (Margaux) : 48 € TTC
Château La Lagune – 3ème Grand Cru Classé (Haut-Médoc) : 49,20 € TTC
Château Lagrange – 3ème Grand Cru Classé (Saint-Julien) : 55,40 € TTC
Château Saint-Pierre – 4ème Grand Cru Classé (Saint-Julien) : 63,80 € TTC
Château Gloria (Saint-Julien) : 43,70 € TTC
Château Haut-Marbuzet (Saint-Estèphe) : 43,70 € TTC
Château TrotteVieille – Premier Grand Cru Classé (Saint-Émilion Grand Cru) : 86,40 € TTC
Château Fleur Cardinale – Grand Cru Classé (Saint-Émilion Grand Cru) : 46,20 € TTC
Château Fonroque – Grand Cru Classé (Saint-Émilion Grand Cru) : 44,90 € TTC
Château Grand Corbin Despagne – Grand Cru Classé (Saint-Émilion Grand Cru) : 36 € TTC
Château La Confession – Grand Cru Classé (Saint-Émilion Grand Cru) : 32,40 € TTC
Château La Gaffelière (Saint-Émilion Grand Cru) : 79,20 € TTC
Château Rouget (Pomerol) : 53,50 € TTC
Château Mazeyres (Pomerol) : 40,90 € TTC
Château Le Bon Pasteur (Pomerol) : 60 € TTC
Château Le Chemin (Pomerol) : 50,40 € TTC

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10 ans de Coravin : la petite histoire d’une success story à l’Américaine…

2023 célèbre les dix ans de Coravin. A l’occasion d’un déjeuner au Royal Champagne, nous avons rencontré son fondateur, Greg Lambrecht, qui nous a raconté son incroyable success story. Outre le Coravin Timeless, destiné aux vins tranquilles, ce fut aussi l’occasion de se pencher sur son Coravin Sparkling lancé en 2021 et de s’interroger sur ses atouts et ses inconvénients.

L’histoire n’est pas sans rappeler celle de Steeve Jobs concevant son premier ordinateur dans son garage. Greg Lambrecht est tombé amoureux du vin alors qu’il n’avait que seize ans. « J’habitais la Californie, et la barbe que je portais me vieillissait. Mes amis m’ont emmené dans la Nappa Valley. Mon rôle était d’entrer le premier dans les wineries pour vérifier que la voie était libre. Je me souviens être allé chez un vigneron et avoir été ébloui au point de rester une heure avec lui à discuter. Mes amis qui attendaient mon signal étaient persuadés que j’avais été arrêté ! ». Greg s’oriente toutefois vers l’industrie médicale. « J’ai voyagé dans beaucoup de pays. Les chirurgiens sont de grands amateurs de vins. Ils m’offraient souvent une bouteille, avec toujours cette même remarque : c’est le meilleur vin de ma région, mais il est trop jeune pour être bu, attendez au moins cinq ou dix ans, ce qui me frustrait beaucoup. J’avais envie de les déguster à la fois maintenant, dans cinq ans et dans dix ans. » 

Spécialisé dans la vente d’aiguilles chirurgicales qui servent à injecter la chimiothérapie aux patients, il a alors l’idée de les utiliser pour extraire le vin des bouteilles sans les ouvrir, tout en y ajoutant de l’argon pour éviter qu’elles ne s’oxydent. Ce nouvel outil dont il bricole la première version dans son sous-sol en 1999 n’a d’abord pas vocation à être commercialisé. Mais ses amis émerveillés par le procédé l’encouragent à créer sa propre entreprise. Le produit ne sera lancé sur le marché qu’en 2013. Entre temps, Greg Lambrecht a expérimenté pas moins de 23 prototypes ! Aujourd’hui, environ un million d’exemplaires ont été vendus, avec comme premier marché les Etats-Unis et comme second marché la France. « Depuis notre fondation, les Coravins ont été impliqués dans le service de 250 millions de verres de vins à travers le monde ! »

Il faut dire que cette technologie est extraordinaire. Nous avons pu déguster une bouteille de Château de Génibon (Côte de Bourg) 2000, dont Greg s’était servi deux verres en 2004 (il note à chaque fois la date des différents services au dos). Presque vingt ans après, le vin ne présente aucun défaut. On peut ainsi boire seul sans avoir peur de gâcher le reste du flacon, et en ayant le plaisir de déguster la cuvée aux différentes étapes de son vieillissement. Au lieu de proposer une seule bouteille sur un repas à ses amis, on est aussi en mesure d’affiner ses accords mets/vins et d’accompagner chaque plat d’une cuvée différente. « J’ai chez moi la plus large carte de vins au verre des Etats-Unis avec 8000 références ! ».

Le Coravin Sparkling : une technologie un peu différente
Greg a voulu également s’attaquer à la question des vins effervescents. La technique qu’il a imaginée est très différente. Le bouchon est cette fois retiré. On réappose un stoppeur tout en réinjectant non pas de l’argon mais du CO2. Cette fois on ne peut empêcher, le temps du service, l’introduction d’une grande quantité d’oxygène. Et il ne faut pas se leurrer, le fait ensuite de réinjecter du CO2 ne chassera nullement cet oxygène. La durée de conservation garantie (4 semaines) est donc plus courte. Au bout de ce laps de temps, le vin ne reste sans doute pas parfaitement identique, mais force est de constater qu’il n’est pas si évident de distinguer une cuvée débouchée trois semaines plus tôt, d’une cuvée débouchée à l’instant même. 

En limitant à moins de 4 bars la pression, soit un niveau inférieur à celui de la pression d’une bouteille de champagne y compris avec les pertes occasionnées à l’ouverture (-30%), le Coravin Sparkling évite une regazéification du vin. Il y a ainsi peu d’échanges et le gaz contenu dans le champagne reste, pour l’essentiel, celui obtenu naturellement par la seconde fermentation. Pour ceux qui auraient quelques craintes d’échanges gazeux importants avec le champagne, sachez qu’un système de mise sous pression isobare est déjà utilisé lorsqu’il s’agit de transvaser les bouteilles de 75 cl de champagne vers certains formats spéciaux comme les mathusalems. Dans le cas du Coravin, la contrepartie de cette pression plus basse appliquée est peut-être une effervescence légèrement moins abondante lors de la seconde ouverture. A ce niveau cependant, la plupart des dégustateurs ne peuvent s’en apercevoir. Comme le souligne Greg Lambrecht, l’impact du choix du verre est dans ce domaine plus impactant « Une coupe avec peu d’aspérités réduira davantage l’effervescence« . 

Lancé en pleine pandémie, alors que le secteur de la restauration qui constituait la cible première du produit était en pleine crise, le Coravin Sparkling connaît un certain succès, puisqu’il représente aujourd’hui 10 % des ventes, un chiffre comparable à la part des vins effervescents sur le marché du vin.  La pénurie de personnel et la réduction des plages d’ouverture que les restaurants ont connu au moment de la reprise lui a largement bénéficié. « Lorsque l’on sait que l’on va fermer trois jours, on hésite toujours davantage à ouvrir une bouteille de champagne pour un service au verre, notre technologie permet d’être sûr de pouvoir en commercialiser le contenu intégralement ».

Le prix du Coravin Sparkling est de 449 euros avec quatre recharges et deux bouchons. La boîte de 6 recharges vaut 46 euros, une capsule étant capable de préserver sept bouteilles. Cela signifie que son utilisation revient à environ 1 euro par bouteille. Le bouchon est adaptable sur les bouteilles comme les magnums, y compris ceux munis de bagues carrées, à l’exception de deux ou trois marques.

https://www.coravin.fr/shop/category/all

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[Bouteille à moins de 10€] Les 18 bizuts 2022 : le vin des copains

La cave de Tutiac, située dans le Blayais au nord de Bordeaux, sur la rive droite de l’estuaire, est une cave coopérative qui réunit 500 vignerons travaillant sur 5400 ha sur les deux rives de la Garonne, sur 16 AOC.  Autant dire un poids lourd, mais attention, un poids lourd agile qui a toujours un coup d’avance avec l’adoption du label ZRP (Zéro Résidus Pesticides) par exemple pour une partie de la production et des produits qui collent au marché. 

Sur ce dernier registre, voici « les 18 bizuts ». Une fois qu’on a dépassé la question du nom (« les Bizuts »), on découvre l’objectif des 18 jeunes vignerons qui ont « voulu faire un vin qui leur ressemble et qui rassemble » : un vin de copains quoi. Un de plus ? Si on peut trouver facilement sur le marché beaucoup de vins qui se prétendent « vin de copains », parfois un peu rustiques ou parfois transparents, on peut dire que celui là a une belle originalité. L’assemblage est travaillé. Quatre cépages classiques sont convoqués pour la surprise : cabernet sauvignon, merlot, cabernet franc et malbec. Du sûr, non pas pour faire un Bordeaux, mais pour … un IGP Atlantique : cela « correspond mieux à l’esprit » et aux intentions de l’équipe des 18 Bizuts.

Le jus retrouvé.

L’extraction est calculée et maîtrisée, « lente et douce ». On a donc un beau jus, coloré et tannique. Pour autant, le vin n’est pas accrocheur, et reste souple, un tantinet sur l’onctuosité, agrémenté d’une sucrosité résiduelle (modérée), sur des saveurs de myrtille et de mûre déjà repérées au nez. De la présence certes, mais de la buvabilité. Le bon compromis est trouvé et le vin est bien calibré. Le copain qui portera cette bouteille à partager ne décevra pas : une garantie. Tutiac réjouit avec ce vin bien pensé.

Une cave engagée

À l’occasion de la 5eme cérémonie des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé qui se tenait lundi soir à la Cité du Vin, la Cave Tutiac a vu son engagement de longue date récompensé par la Médaille d’argent dans la catégorie Nature & Respect.

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François Lurton, du sauvignon dans les veines

Homme infatigable, François Lurton et son frère Jacques ont voué une grande partie de leur vie à ce cépage si iconique qu’est le sauvignon blanc. Aujourd’hui encore, François court le monde pour produire des cuvées identitaires sur de grands terroirs calcaires.

Dire qu’il est tombé dedans quand il était petit comme Obélix n’est pas loin de la réalité. Originaire de l’Entre-deux-mers, François Lurton a côtoyé ce cépage depuis sa plus tendre enfance. Son père, André Lurton qui fut l’un des principaux artisan de la création de l’appellation Pessac-Léognan, le travaillait évidemment. Avec son frère Jacques, François va vouloir expérimenter de nouvelles approches pour ce cépage. Ce sont eux qui vont tester des vinifications en grands contenants mais aussi des vinifications sous bois. A condition d’être parfaitement maitrisées, au risque sinon de prendre le dessus sur une aromatique identitaire, celles-ci peuvent s’avérer extrêmement qualitatives. Leur expertise en la matière deviendra rapidement un passeport pour aller conseiller des vignerons dans d’autres vignobles français comme Sancerre mais aussi au-delà des frontières, de l’Afrique du Sud à l’Australie en passant par la Nouvelle-Zélande et le Chili. L’un des moments phare de leur carrière sera la création en 1997 d’une marque dédiée au sauvignon blanc. Les fumées blanches sont un vin de cépage dont François a fait un succès planétaire avec une production de plusieurs millions de bouteilles (les chiffres officiels ne sont pas communiqués). Et force est de constater que ce vin de négoce, sourcé aux quatre coins du vignoble français, est un modèle de qualité pour des volumes si importants. François Lurton est un magicien qui parvient à magnifier ce cépage pas si facile.

Une collection de vins, mais pas uniquement
Parmi les différentes cuvées dont François Lurton est le chef d’orchestre, Humo blanc s’avère très plaisant. Né dans la vallée de Lolol au Chili, ce vin offre un nez très délicat, oscillant entre notes de melon et de fruits blancs. Très fin en bouche, souple, il flatte le dégustateur d’une acidité très fine. Un vin équilibré et consensuel.

Dans la même région, le Clo de Lolol 2021, en assemblage avec 20% de chardonnay, démontre toute l’ampleur que peut offrir le sauvignon. Un vin tapissant, d’une très belle acidité pimpante en bouche conférant au vin un toucher de bouche d’une grande pureté. Pour ces cuvées chiliennes comme pour les autres, François Lurton rappelle qu’il est absolument fondamental qu’elles naissent en altitude afin de garantir de grandes amplitudes thermiques entre jour et nuit, condition essentielle pour une maturité optimale du cépage. En Espagne, dans l’appellation Rueda, François donne naissance à un sauvignon tout simplement exceptionnel, le Campo Eliseo Harmonia. Le millésime 2020 est une superbe réussite, un vin d’une élégance rare marqué par de fines notes de pêche, de mangue fraîche et doté d’une chair pulpeuse d’un grand équilibre. Et si François continue inlassablement de prospecter pour identifier de nouveaux terrains de jeu (il s’intéresse particulièrement à l’Auvergne actuellement sur des altitudes supérieures à 500 mètres), c’est du côté des spiritueux et apéritifs qu’il s’amuse avec son épouse, mais toujours autour du sauvignon blanc ! Ainsi est né sorgin, un gin à base de vin de sauvignon, ainsi que Léonce, un vermouth là aussi issu d’une base sauvignon, très friand (notes d’agrumes, d’épices douces) et équilibré. Un pas de côté pour un homme qui aura voué sa vie à faire rayonner le sauvignon dans le monde. Chapeau !

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18 lauréats pour la 5e édition des Trophées de l’Œnotourisme

ARCHITECTURE & PAYSAGE
PROSPER MAUFOUX AU CHÂTEAU DE SAINT-AUBIN – Bourgogne – OFFRE EXCEPTIONNELLE
CHÂTEAU DE L’ENGARRAN – Languedoc-Roussillon – Offre Remarquable

ART, CULTURE & SAVOIR-FAIRE
CHÂTEAU SAINT-ESPRIT – Provence – OFFRE EXCEPTIONNELLE
CAVES AMBACIA – Vallée de la Loire – OFFRE REMARQUABLE

INITIATIVES CRÉATIVES & ORIGINALITÉ
CHÂTEAU DE SAINT-MARTIN – Provence – OFFRE EXCEPTIONNELLE
TROGLO DEGUSTO – DOMAINE DES TABOURELLES – Vallée de la Loire – OFFRE REMARQUABLE

ŒNOTOURISME D’AFFAIRES & ÉVÉNEMENTS PRIVÉS
CHÂTEAU KIRWAN – Bordeaux – OFFRE EXCEPTIONNELLE
DOMAINE RIBERACH – Languedoc-Roussillon – OFFRE REMARQUABLE

PÉDAGOGIE & VALORISATION DE L’ENVIRONNEMENT
MARTELL & CO – Cognac – OFFRE EXCEPTIONELLE
CHÂTEAU LANCYRE – Languedoc-Roussillon – OFFRE REMARQUABLE

RESTAURATION DANS LE VIGNOBLE
DOMAINE DE FONTENILLE – Vallée du Rhône – OFFRE EXCEPTIONNELLE
DOMAINE FAMILLE BOURGEOIS – Vallée de la Loire – OFFRE REMARQUABLE

SÉJOUR A LA PROPRIÉTÉ
CHÂTEAU DE FERRAND – Bordeaux – OFFRE EXCEPTIONNELLE
DOMAINE DES GRANGES LONGES – Savoie – OFFRE REMARQUABLE

VIGNOBLE EN FAMILLE
CHÂTEAU BERNATEAU Bordeaux OFFRE EXCEPTIONNELLE
CHÂTEAU HOURTIN-DUCASSE Bordeaux OFFRE REMARQUABLE

PROMOTION D’UN TERROIR
MUSÉE DU VIN DE CHAMPAGNE ET D’ARCHÉOLOGIE RÉGIONALE – Champagne – OFFRE EXCEPTIONNELLE
LA CAVE D’IROULEGUY – Sud-Ouest – OFFRE REMARQUABLE

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[PRIMEURS] Les Carmes Haut-Brion montrent la voie

Réussite exceptionnelle du millésime 2022 et star sans cesse montante du vignoble bordelais, le château Les Carmes Haut-Brion (Pessac-Léognan) dévoile son prix en primeurs. D’autres sorties du jour se révèlent également intéressantes.

« La dégustation révèle une qualité de tanins aiguisés, conjugués à la signature argilo-calcaire du terroir et à la maturité de la vendange : trois facteurs de tension, de pureté et de puissance. Farandole de fruits d’été : mûre, cassis, figue violette, à l’aération iris et jacinthe, une pincée de muscade, fine salinité et éclat poivré en finale. 70 % de grappes entières et un élevage sur mesure : 70 % de fûts neufs, 20 % de foudres de 18 hl, le solde en amphore ». Tel est le commentaire de la rédaction de Terre de Vins (signé Sylvie Tonnaire) pour le millésime 2022 du château Les Carmes Haut-Brion, avec la note de 98-99/100 et un coup de cœur au passage. Amateurs, fourbissez vos armes ou du moins votre portefeuille, car la star montante de Pessac-Léognan vient de sortir en primeurs au prix de 149 € TTC. L’augmentation est sensible par rapport aux prix de sorties (alors hors taxe) du 2021 (92,50 € HT) et du 2020 (91 € HT), mais l’attractivité du cru ne cesse de se confirmer année après année et il reste encore « accessible » compte tenu de sa cote actuelle.

Les autres sorties du jour :

Château Malartic-Lagravière blanc – Cru Classé de Graves (Pessac Léognan) : 63,80 € TTC
Château Malartic-Lagravière rouge – Cru Classé de Graves (Pessac Léognan) : 47 € TTC
Château d’Armailhac, 5ème Grand Cru Classé 1855 (Pauillac) : 55,90 € TTC
Château La Tour Figeac, Grand Cru Classé (Saint-Émilion) : 43,20 € TTC

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Saint-Émilion : Bélair-Monange déploie ses ailes

Le Premier Grand Cru Classé de la famille Moueix inaugurait hier, après quatre ans de travaux, son nouveau chai juché sur le plateau calcaire de Saint-Émilion. Une prouesse architecturale et technique à la mesure des ambitions de la propriété.

Cela faisait quelque temps que les visiteurs de passage à Saint-Émilion bouillonnaient d’impatience, avides de découvrir ce qui se tramait tout là-haut sur le plateau. Hier soir, ils ont pu voir. Christian Moueix, Président des Établissements Jean-Pierre Moueix et Edouard Moueix, Directeur-Général, ont enfin dévoilé les nouveaux chais du château Bélair-Monange, Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion. Une réalisation signée par les architectes Jacques Herzog et Pierre de Meuron, aboutissement d’un projet né en 2015, dont le premier coup de pioche a été donné en 2019 et qui se dévoile enfin au grand jour – même si le millésime 2022 a déjà été vinifié dans ces nouvelles installations techniques.

Le château Bélair-Monange constitue une fusion entre Château Bélair, acquis par la famille en 2008, et de Château-Magdelaine, acquis en 1952. Ces deux propriétés faisaient partie du cercle des Premiers Grands Crus Classés de Saint-Émilion dès le classement d’origine, en 1955. Le nom de Bélair-Monange a été choisi, lors de la fusion, en hommage à Adèle Monange, mère de Jean-Pierre Moueix et première femme de la famille arrivée de Corrèze à Saint-Émilion en 1930. l’ensemble constitue aujourd’hui un ensemble de 30 hectares, dont 26 de vignes situées sur un terroir majuscule.


L’ambition de la famille Moueix de hisser au plus haut les vins de Bélair-Monange passait par la nécessité de se doter d’un outil technique ad hoc. Pour ce faire, le choix des architectes s’est porté sur Jacques Herzog et Pierre de Meuron, architectes bâlois (Prix Pritzker 2001) qui ont déjà construit le chai de Dominus Estate dans la Napa Valley (1997) et le Réfectoire des Vendangeurs au Château La Fleur-Pétrus à Pomerol (2002). La gageure était de s’intégrer, en accord avec les Bâtiments de France, dans le cadre du paysage viticole classé par l’UNESCO au Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1999. Le nouveau chai de Bélair-Monange, associant béton, chêne et autres matières nobles, s’intègre dans une notion de minéralité en adéquation avec la nature du plateau calcaire de Saint-Émilion, réalisant ainsi « le rêve de Jean-Pierre Moueix ».

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Domaine Méo-Camuzet : un millésime 2021 de belle facture

Le célèbre domaine de Côtes de Nuits présentait il y a quelques jours ses 2021 embouteillés. Sur un millésime moins éclatant que ceux qui l’ont encadré, Jean-Nicolas Méo a réussi à trouver la juste mesure entre matière veloutée et gourmandise de fruits.

La discrétion de Jean-Nicolas Méo est proportionnelle à la notoriété du domaine familial dont il s’occupe avec sa sœur. Relativement peu disert, l’homme a tout de même tenu à présenter à plusieurs journalistes ses cuvées sur le millésime 2021. Ce dernier fut éprouvant pour tous les vignerons de la région, entre intempéries climatiques notamment un épisode de gel très marqué et foyers de maladie. Un millésime où les volumes n’ont pas été importants et où la concentration des baies est sans commune mesure avec certains des derniers millésimes. Pour autant, comme le rappelle Jean-Nicolas, « cela marque le retour à une forme de classicisme ». Et celle-ci n’est pas pour nous déplaire. Avec son grand talent de vinificateur (et il en fallait sur ce 2021), Jean-Nicolas a réussi à sortir des jus très bien définis, suaves et gourmands. Bien évidemment, la dégustation montre des vins plus élégants qu’intenses mais leur charme n’en est pas moins intéressant.

Une gamme homogène

Constituant historiquement des volumes importants pour le domaine (jusqu’à 50% de la production), la part du négoce a été réduite ces dernières années. Plusieurs cuvées continuent toutefois d’être produites comme ce Nuits-Saint-Georges d’un juteux délicieux ou ce Chambolle-Musigny précis et d’une belle allonge. Côté vins du domaine, on ne peut que saluer la qualité du Corton Les Perrières, magnifique expression de ce grand cru qui a bénéficié d’une peu de rafles entières pour le densifier. La bouche est d’une grande rondeur, d’une vraie plénitude. Le toucher de bouche est délicat et soyeux. Un vin qui se déguste aujourd’hui très bien. A l’instar du Clos Vougeot à l’intensité aromatique remarquable ou du Vosne-Romanée premier cru Aux Brulées. Ce dernier incarne la force tranquille. Doté d’une grande puissance, il y associe un toucher de bouche comme poli, particulièrement élégant. Jean-Nicolas précise que « sur ce type de millésime, l’élevage a été déterminant. La grande recette en Bourgogne, c’est d’attendre. Les vins qui manquaient de corps en début d’élevage se sont progressivement enrichis ». Des vins aériens, dentelés, qui vont offrir un grand plaisir de dégustation pendant une bonne dizaine d’années. 

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Trophées Bordeaux Vignoble Engagé : l’édition de la maturité

La 5ème cérémonie des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé se tenait hier soir à la Cité du Vin pour célébrer un engagement toujours plus accru de la filière en faveur d’une viticulture responsable. Au total, ce sont 17 propriétés qui ont vu récompensées leurs actions vertueuses.

Ce qui était une promesse il y a 5 ans est aujourd’hui une confirmation. Après une nouvelle édition réussie, les Trophées Bordeaux Vignoble Engagé sont pleinement installés dans le paysage viticole bordelais et montrent plus que jamais l’exemple. Initiés par Sud Ouest, le CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) et Terre de vins, les trophées ont célébré leurs noces de bois en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de la Gironde, la Région Nouvelle-Aquitaine, le Crédit Agricole Aquitaine, H&A Location, l’ISVV et Portocork. Le coup d’envoi de la soirée à été donné avec la conférence intitulée “La RSE, outil d’attractivité pour les métiers de la vigne et du vin” animée par Rodolphe Wartel, directeur général de Terre de vins, en compagnie de Marie-Catherine Dufour (Directrice du service technique du CIVB), Stéphanie Peres (Chercheuse en économie et directrice adjointe au transfert et aux relations avec la filière pour l’ISVV), Pierre Cazeneuve (Propriétaire du Château Paloumey) et Serge Melchior (Grands Chais de France). Une heure durant, il a donc été question de RSE, outil qui a replacé le social, le sociétal et l’environnemental au cœur de l’entreprise, apparaissant aujourd’hui comme « un enjeu fort et indispensable pour rendre les entreprises plus équilibrées et par conséquent, plus compétitives » dixit Marie-Catherine Dufour qui avec le CIVB, encourage cette dynamique grâce au label « Bordeaux cultivons demain ».

« Bordeaux n’a pas à rougir »
Après ces passionnants échanges, la cérémonie tant attendue est arrivée, introduite par Rodolphe Wartel qui a évoqué « une édition de la maturité » avant de rappeler que « Bordeaux n’a pas à rougir et à même une longueur d’avance » concernant l’engagement de ses vignerons sur cette thématique du développement durable. Derrière lui, l’écran géant décrivait le chemin parcouru en 5 ans avec plus de 1 300 dossiers étudiés, 500 finalistes et 84 lauréats. C’est Allan Sichel, président du CIVB qui, après avoir clamé sa « fierté de voir perdurer l’engagement de très longue date la filière bordelaise« , à ouvert le bal de ce palmarès 2023 récompensant 17 propriétés à travers 5 catégories : Empreinte, Nature & Respect, Vivre Ensemble, Faune & Flore, Innovation & Avenir et 2 prix spéciaux : Coup de cœur du jury pour la démarche collective et Trophée du vigneron de l’année. Pendant une heure et demi, l’ensemble des lauréats se sont relayés sur scène pour recevoir des mains des partenaires la récompense de leurs engagements vertueux. Ce sont, cette année, les propriétés de petites tailles qui ont suscité l’adhésion du jury puisqu’elles raflent l’immense majorité d’un palmarès ou Château d’Arche est le seul grand cru classé en 1855 à figurer. La remise des prix s’est conclue dans le sourire avec l’attribution du Trophée de la vigneronne de l’année à Noémie Tanneau du Château St-Ferdinand, qui avec son parcours extraordinaire et sa joie de vivre communicative à illuminé un auditorium Thomas Jefferson qui affichait complet pour l’occasion. Au lendemain du succès de la première Randonnée Vignoble Engagé, cette soirée événement à scellé pour de bon la place de la filière bordelaise comme locomotive environnementale.


Photos Adrien Viller

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