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Rattrapage des ventes sans raffermissement des cours pour les C?tes-du-Rh?ne

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Le Viti-Tunnel prot?ge aussi la vigne du gel

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Des cavistes aux vignerons, Nathalie Viet quitte le syndicat des cavistes professionnels

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La nouvelle cuv?e du champagne G.H Mumm affiche la couleur

Ce n’est pas la premi?re fois que la maison r?moise joue la carte de la transparence. Derni?re n?e de la

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Gel : l’IGP Pays d’Oc appelle à garder espoir

Quelques jours après le CIVL (association des producteurs et du négoce des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France, qui représente un tiers de la surface du vignoble languedocien), l’IGP Pays d’Oc (qui représente la moitié de la production du Languedoc-Roussillon) a à son tour communiqué sur l’épisode de gel qu’a traversé le vignoble. Pas de chiffres sur les pertes mais des perspectives de relance.

“Par son intensité et son ampleur, la vague de gel a fortement impacté notre vignoble à différents niveaux selon les secteurs”, constate-t-on à l’IGP Pays d’Oc tout en réservant à plus tard une évaluation plus précise des pertes engendrées par le gel (en espérant aussi et surtout que les calamités climatiques s’arrêtent là).

La moitié de la production du Languedoc-Roussillon

Né en 1987, à l’initiative du négociant sétois Robert Skalli et de Jacques Gravegeal (alors président des Jeunes Agriculteurs de l’Hérault et aujourd’hui président historique de Pays d’Oc), l’IGP Pays d’Oc peut être produite dans toute l’ex-région Languedoc-Roussillon.

Ses créateurs l’avaient bâtie pour être un vaisseau de conquête à l’export, champion français des vins de cépages. Le succès, notamment, des vins rosés, qui sont actuellement le moteur de sa croissance, a équilibré sa balance commerciale et sa visibilité sur le marché domestique au tournant des années 2000-2010.

A l’heure actuelle, l’IGP Pays d’Oc représente chaque année plus ou moins la moitié des 12 à 14 millions d’hectolitres produits dans les quatre départements du Gard, de l’Hérault, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Cette moyenne variable et plutôt dans la partie basse de la fourchette, autour de 12 millions d’hectolitres, en 2019 et 2020, devrait battre un nouveau record à la baisse en 2021, mais dans des proportions que l’IGP Pays d’Oc se laisse le temps d’évaluer.

Continuer à travailler les marchés pour préparer la relance

“La récolte 2021 est certes largement amoindrie mais cette calamité ne doit pas nous faire perdre de vue l’objectif de notoriété sur lequel nos structures pourront s’appuyer pour rebondir dès la récolte 2022”, précise-t-on à l’IGP Pays d’Oc.

Déjà animateur d’un Club des Marques pour soutenir la promotion et la commercialisation de l’IGP par ses producteurs et négociants, l’IGP Pays d’Oc a créé en 2020 le Club CHR (Café, Hôtel, Restauration) « pour conquérir les restaurants de nos territoires (…) et [former] l’ensemble des prescripteurs du CHR aux valeurs qualitatives de nos cépages sous signe de qualité ». Cet axe stratégique de développement pour les vins de Pays d’Oc était identifié depuis plusieurs années, l’IGP Pays d’Oc et Terre de Vins s’étaient ainsi associé pour une édition du Tour des Cartes en 2017.

Cette année, il prend un sens tout particulier avec la crise sanitaire et le besoin des producteurs et des distributeurs de vins de se soutenir mutuellement. L’effort de promotion, de communication et de formation des vins de Pays d’Oc se traduira dans un premier temps en région et en particulier sur le littoral méditerranéen, pour tirer le meilleur profit de la saison estivale. “Plus que jamais, nous aurons besoin de l’appui des consommateurs qui devront privilégier la carte locale qui s’inscrit durablement dans les comportements d’achat. Le vin est fondamentalement imprégné dans la culture française et c’est ce qui nous donne la force de continuer”, conclut le Président Jacques Gravegeal.

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Pas besoin d?analyses pour d?terminer les Valeurs Nutritionnelles Energ?tiques d?un vin

S’il n’y a pas d’obligation d’?tiquetage du Nutri-Score sur les ?tiquettes de vin, les achete

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Gel : au moins 2 milliards d’euros de manque à gagner pour la viticulture

Un tiers au moins de la production viticole française « sera perdu » à cause de l’épisode de gel, ce qui représente « à peu près deux milliards d’euros de chiffre d’affaires en moins » pour la filière, a déclaré mercredi à l’AFP la FNSEA.

« Avec mes collègues, nous avons fait le tour de tous les bassins de production, avec les interprofessions, les chambres d’agriculture, les coopérateurs, les vignerons indépendants », a indiqué Jérôme Despey, viticulteur dans l’Hérault et secrétaire général de la FNSEA. Cette estimation est une consolidation de remontées professionnelles, a-t-il expliqué.

La semaine dernière, la France a connu un épisode de gel très sévère qui a touché les vignobles, mais aussi les vergers et certaines cultures. C’est « probablement la plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle », selon le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie.

« C’est une période très difficile pour le monde agricole », a souligné Jean-Marie Barillère, président du Cniv, qui réunit les interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique.

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ZRP (Zéro Résidu de Pesticides) : le label qui annonce la couleur

Le label ZRP (Zéro Résidu de Pesticides) est un nouveau label qui a été créé en 2018. Répondant de façon bien identifiée aux interrogations du consommateur, il serait moins contraignant que le bio, et monte en puissance dans la viticulture.

Gilles Bertrandias, Directeur des Paysans de Rougeline, explique qu’en 2014, « les consommateurs ne comprenaient pas le concept de l’éco-serre dans laquelle étaient produites des tomates. 5 allégations sur le mode de production écologique, c’était trop. On a donc travaillé sur une seule allégation : le zéro résidu de pesticides. Les fraises ont été le premier produit et on est arrivé à un fort pourcentage de produits vendus ». Puis, quelques acteurs de la filière agricole se sont montrés intéressés et, en septembre 2017, sept entreprises productrices de fruits et légumes décident de travailler, « en élargissant le champ d’application ». Cela débouchera, en février 2018, sur la création du collectif Nouveaux Champs dont Gilles Bertrandias est le président, et du label « Zéro Résidu de Pesticides » (ZRP).

Fonctionnement

Julie Sabourin, responsable qualité et technique, nous explique le principe : « il existe un cahier des charges (voir ici) qui contrôle un grand nombre d’exigences pour la conduite de la vigne, le chai, la structure d’embouteillage et la commercialisation. On se concentre sur la conduite de la vigne et la contamination croisée (on peut maîtriser le traitement de sa vigne mais avoir des contaminations par le voisinage). La démarche qui prévaut utilise les produits qui présentent le moins d’innocuité. De ce fait, on a une liste noire de produits, les plus rémanents et ceux dont les profils sont très néfastes (tous les produits CMR) ».

Évidemment, des contrôles sont effectués sur le produit vendu. Le premier niveau d’analyse se fait lors des vinifications puis des assemblages. Le deuxième niveau se fait sur le vin en bouteille. Ce qui est recherché est « la plus petite valeur mesurable par un labo ». L’absence de résidus est déterminée par un résultat inférieur à la Limite de Quantification, qui est la plus petite valeur quantifiable par les laboratoires avec une précision « acceptable » (document Santé 11945/2015, Commission Européenne). À l’heure actuelle, les performances des instruments de mesure conduisent pour la majorité des résidus à une limite de quantification de 0,01 mg/kg. Pour le vin, 300 molécules sont répertoriées et analysées, avec une grille d’analyse adaptée au vin.

Quelles garanties sont données sur ces analyses, qui les fait ? « Nouveaux Champs ne fait pas d’analyses. Ce sont des laboratoires indépendants qui sont tous accrédités COFRAC (COmité FRançais d’ACcréditation) : 4 laboratoires sont concernés pour la vigne, et Il n’y a pas de mise en marché sans que tous les lots fassent l’objet d’une analyse et qu’au moins une bouteille soit analysée ». Et si une seule molécule dépasse le seuil admis, le produit n’obtient pas le label ZRP.

Bio ou ZRP ?

Pour Julie Sabourin, « la démarche ZRP offre plus de souplesse que la certification en agriculture biologique. On n’impose pas une conversion de 3 ans ». Toutefois, elle tient à préciser que « les producteurs pensent qu’ils peuvent obtenir le label ZRP en moins de 3 ans, mais cela dépend d’où ils partent. S’ils ont déjà réfléchi à la démarche et appliqué quelques principes, il est envisageable d’obtenir le label en moins de 3 ans. La transformation des itinéraires s’est engagée bien avant. C’est une démarche qui s’inscrit dans un temps long. Le label arrive sur un terrain préparé ». Ce que confirme le Directeur Marketing et Communication des vignerons de Buzet, Sébastien Bourguignon : « Une entreprise qui n’est pas dans une démarche respectueuse des sols n’arrivera pas à obtenir ce label ». Comme pour le bio, le produit peut être plus cher mais « c’est une démarche qui apporte une plus-value. C’est un plus pour le viticulteur ».

Sur cette question délicate, Gilles Bertrandias n’est pas polémique : « On n’oppose pas le Bio à ZRP. Même si nous proposons une approche un peu différente, sur le champ des pesticides, il y a un front commun. L’intérêt commun est qu’il y a un peu plus d’agriculture qui se transforme. L’agriculture bio ne traite pas que le sujet des pesticides », elle a un champ plus large. Avec ZRP, « on ne traite que la partie protection des cultures, on s’interdit tout ce qui est chimie. Sur le socle de la certification HVE on va amener un plus avec ZRP, on va être plus exigeant sur la partie pesticides. Le Bio est sur un engagement de moyens, pas de résultat (pas d’analyse de résidus) alors que ZRP s’engage sur le résultat. Le Ministère de l’agriculture reconnait notre démarche dans le cadre de la certification environnementale de niveau 2. ZRP est un label privé qui s’appuie sur une certification d’État ».

Dans le monde viticole, l’utilisation du label ZRP est plus récent et n’est donc pas au même stade de développement que pour les fruits et légumes. Ainsi, c’est seulement 8 producteurs qui sont labellisés. Parmi ceux-là, on citera les Vignerons de Tutiac (4000 ha), Uby (vignoble du Gers) ou les vignerons de Buzet (2000 ha) pour lesquels seulement une partie de la production est labellisée ZRP, en ayant conscience que ce label ZRP est très bien perçu et compris par les consommateurs, de plus en plus sensibilités à la question des résidus de pesticides dans le vin.

Ce label fera vraisemblablement des émules à l’étranger. Gilles Bertrandias se félicite : « notre label a beaucoup fait parler. On a des acteurs internationaux qui nous sollicitent ». Mais on ne peut faire de copier-coller, la législation de chaque pays étant différente. Gilles encourage néanmoins ses interlocuteurs étrangers : « Faites comme nous, structurez un collectif d’adhérents, et on vous aidera. On peut travailler sur du développement avec des gens comme nous mais on n’ira pas labelliser des productions qui ne sont pas françaises. On peut espérer que ce modèle soit transposable, à quelques nuances près. Il y a un intérêt que les modèles soient convergents et on y veille. On a des échanges avec des producteurs suisses, roumains, canadiens, et espagnols… »

Et si vous souhaitez évaluer la capacité de votre entreprise à rejoindre le collectif Nouveaux Champs (ZRP) suivez le lien : https://www.nouveaux-champs.fr/auto-evaluation/

Si ZRP fait l’impasse sur certains aspects du bio dont la démarche est plus globale, sa mise en œuvre paraît plus simple, et l’obligation de résultat des analyses permet d’axer le message sur un aspect particulièrement bien compris du consommateur : la garantie d’une qualité sanitaire du produit et par voie de conséquence la contribution du label à préserver sa santé.

Collectif Nouveaux Champs
Chemin de Cazeaux
47213 Marmande Cedex
Quentin Gibert
Responsable du développement commercial : q.gibert@nouveaux-champs.fr
https://www.nouveaux-champs.fr/

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